<

Question biblique tirée d’Ésaïe


Q : Dans Ésaïe 1-66, quels sont les termes les plus importants ?

R : En voici un grand nombre.

Termes clés

Ésaïe 1 à 39

Ésaïe 40 à 66

Reste de l’Ancien Testament

Le Saint d’Israël

12

13

6

Importance du futur temple du Seigneur

6

5

7+

vision 35



68

scie 48




Maison de Jacob

5

2

9

La sainteté de Dieu 6




Seigneur du sabbat 62




Malheur (« oy / hoy ») 22




Paix

11

15

305

Joie

13

19

148

Pierre




Lumière




Buisson épineux

1

1

0

enfant/enfants




Salut

8

18

89

Chants du serviteur

0

4

0

Le thème de la branche 4




Thème du réconfort

1

13

nombreux


Q : Dans le livre d’Ésaïe, quels versets font référence à Jésus ?

R : Les citations du livre d’Ésaïe dans le Nouveau Testament sont plus nombreuses que celles de tous les autres livres de l’Ancien Testament réunis. Si vous croyez que le Nouveau Testament est la parole infaillible de Dieu, alors tous ces versets sont d’Ésaïe. Les versets suivants du livre d’Ésaïe sont cités ou évoqués dans le Nouveau Testament en rapport avec Jésus.

Versets d’Ésaïe

Versets du Nouveau Testament citant « Ésaïe »

Ésaïe 1:9

Romains 9:29 « C’est exactement ce qu’Isaïe avait prédit »

Ésaïe 6:9

Luc 8, 10 et suivants (anonyme)

Ésaïe 6, 9-10

Matthieu 13, 14-15 « La prophétie d’Ésaïe s’accomplit »

Ésaïe 6, 9-10

Marc 4, 12 (anonyme)

Ésaïe 6, 9-10

Luc 8:10 (anonyme)

Ésaïe 6, 9-10

Actes 28, 25-27 « Le Saint-Esprit avait raison lorsqu’Il s’est adressé à vos pères par l’intermédiaire du prophète Ésaïe »

Ésaïe 6:10

Jean 12:39-40 « Car, dit encore Ésaïe : »

Ésaïe 8:14

Romains 9, 33 « Comme il est écrit »

Ésaïe 8:14

1 Pierre 2:6, 8 « Car il est écrit dans les Écritures » … « et »

Ésaïe 8:17, 18

Hébreux 2:13 [Jésus] « Et encore »

Ésaïe 9:1-2

Matthieu 4:14-16 « comme l’a dit le prophète Ésaïe »

Ésaïe 10, 22-23

Romains 9:27-28 « Ésaïe s’écrie au sujet d’Israël »

Ésaïe 11:10

Romains 15:12 « Ésaïe dit »

Ésaïe 13, 10 ; Joël 2, 31

Matthieu 24, 29 (allusion anonyme)

Ésaïe 13, 10 ; Joël 2, 31

Marc 13:24 (allusion anonyme)

Ésaïe 22:13

1 Corinthiens 15:32 (anonyme)

Ésaïe 22:22

Apocalypse 3:7 (allusion anonyme)

Ésaïe 25:8

1 Corinthiens 15:54 « la parole qui est écrite »

Ésaïe 28:16

Romains 10:11 « C’est exactement ce que dit l’Écriture »

Ésaïe 28:16

Romains 9, 33 « Comme il est écrit »

Ésaïe 28:16

1 Pierre 2:6-7 « Car il est écrit dans l’Écriture »

Ésaïe 29:10

Romains 11:8 « comme il est écrit »

Ésaïe 29:13

Matthieu 15:7-9 « Ésaïe a prophétisé à juste titre à votre sujet »

Ésaïe 29:13

Marc 7:6-7 « Ésaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites »

Ésaïe 29:14

1 Corinthiens 1:19 « Car il est écrit »

Ésaïe 40:3

Matthieu 3:3 « dont a parlé le prophète Ésaïe »

Ésaïe 40:3

Marc 1:2-3 « comme il est écrit chez le prophète Ésaïe »

Ésaïe 40:3

Jean 1:23 « selon les paroles du prophète Ésaïe »

Ésaïe 40:3-5

Luc 3:4-6 « comme il est écrit dans le livre des paroles du prophète Ésaïe »

Ésaïe 40, 6-8

1 Pierre 1:24-25 « Car »

Ésaïe 40:13

Romains 11:34 (anonyme)

Ésaïe 40:13

1 Corinthiens 2, 16 (anonyme)

Ésaïe 42, 1-4

Matthieu 12:17-21 « afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète Ésaïe »

Ésaïe 42:7

Luc 4:18-19 « le rouleau du prophète Ésaïe… »

Ésaïe 49:6

Actes 13:47 « C’est ce que le Seigneur nous a ordonné »

Ésaïe 49:8

2 Corinthiens 6:2 « Car Il [Dieu] dit »

Ésaïe 49, 8-9

Luc 4:17-21 « On lui remit le rouleau du prophète Ésaïe »

Ésaïe 52:5

Romains 2:24 « comme il est écrit »

Ésaïe 52:15

Romains 15:21 « Comme il est écrit »

Ésaïe 52:11

2 Corinthiens 6:17 (sous-entendu) « dit le Seigneur »

Ésaïe 53:1

Jean 12:38 « la parole du prophète Ésaïe »

Ésaïe 53:1

Romains 10:16 « Car Ésaïe dit »

Ésaïe 53:4

Matthieu 8:17 « prononcées par le prophète Ésaïe »

Ésaïe 53:7-8

Actes 8:32-33 « en lisant le prophète Ésaïe… ce passage de l’Écriture »

Ésaïe 53:9

1 Pierre 2:22 (anonyme)

Ésaïe 53:12

Marc 15, 28 « Ainsi s’accomplit l’Écriture qui dit : »

Ésaïe 53, 12

Luc 22:37 « Cette Écriture doit s’accomplir en moi »

Ésaïe 54:1

Galates 4:27 « Car il est écrit »

Ésaïe 54, 13

Jean 6:45 « Il est écrit dans les Prophètes »

Ésaïe 55:3

Actes 13:34 « Comme Il [Dieu] l’a dit »

Ésaïe 56:7

Matthieu 21, 13 (anonyme)

Ésaïe 56:7

Marc 11:17 « N’est-il pas écrit ? »

Ésaïe 56:7

Luc 19:46 « Il est écrit »

Ésaïe 59:7

Romains 3:17 (anonyme)

Ésaïe 59, 20-21

Romains 11:26-27 « Comme il est écrit »

Ésaïe 61:1-2

Luc 4:17-19 « On lui remit le rouleau du prophète Ésaïe… »

Ésaïe 64:4

1 Corinthiens 2:9 « comme il est écrit »

Ésaïe 65:1

Romains 10:20 « Et Ésaïe dit avec assurance : »

Ésaïe 65:2

Romains 10:21 « Mais quant à Israël, il [Ésaïe] dit »

Ésaïe 66:1

Matthieu 5:34 (allusion anonyme)

Ésaïe 66:1

Actes 7:48-50 « Comme le dit le prophète »

Ésaïe 66:24

Marc 9:44, 46, 48 (anonyme)

Il existe bien sûr d’autres passages messianiques qui ne sont pas mentionnés dans le Nouveau Testament.

Parmi les manuscrits de la mer Morte, le Grand Rouleau d’Ésaïe est très intéressant dans la mesure où il comporte onze endroits où figure ce qui semble être une lettre grecque « Tau » (ou « Chi ») couchée, à côté de passages messianiques. Cela s’explique peut-être par le fait que « Chi » était la première lettre du mot grec signifiant « Christ ». Cela ne prouve toutefois pas une influence chrétienne, car le terme « Christ » était déjà reconnu par les Juifs avant l’époque de Jésus comme la traduction grecque de « Messie » ou « l’Oint ». Ces onze passages sont Ésaïe 32, 1 et suivants ; 42, 1 et suivants ; 42, 5 et suivants ; 42, 19 et suivants ; 44, 28 ; 49, 5-7 ; 55, 3-4 ; 56, 1-2 ; 56, 3 et suivants ; 58, 13 et suivants ; 66, 5 et suivants.


Q : Dans le livre d’Ésaïe, les visions et les oracles sont-ils classés par ordre chronologique ?

R : Bien que cela soit possible, il n’y a aucune raison de le supposer. C’est probablement Ésaïe, vers la fin de sa vie, ou quelqu’un d’autre qui les a classées par thème. Voir également la question suivante.


Q : Dans le livre d’Isaïe, quel est le plan général de cet ouvrage ?

R : Voici un plan simple et général de la structure du livre d’Isaïe.

Isaïe 1-12 : Les décrets du Roi en trois parties

. Ésaïe 1-5 : La cour se réunit : les accusations de Dieu contre Juda et ses projets pour ce peuple

. . Ésaïe 1 : Le procès et les trois calamités : nationale, religieuse et sociale

. . Ésaïe 2-4 Votre choix : marcher dans la lumière de la bénédiction ou vous cacher dans la poussière ou sous la malédiction

. . . Ésaïe 2, 1-4 : le poème sur Sion

. . . . Ésaïe 2:5-9 Appel à la miséricorde du Seigneur

. . . . . Ésaïe 2:10-22 Ou bien se cacher dans les rochers pour échapper à sa colère

. . . . Ésaïe 3:1-9 Voilà à quel point la colère sera grave

. . . Ésaïe 3:10-26 Voici comment Dieu jugera

. . Ésaïe 4:2-6 Poème sur Sion

. . Ésaïe 5 Le chant de mon Bien-Aimé et la destruction de la vigne stérile

. Ésaïe 6 La mission d’Ésaïe

. Ésaïe 7-12 Émanuel – Dieu avec nous

Ésaïe 13-27 : Le jugement du Seigneur sur tous

. Ésaïe 13-23 : Le jugement de Dieu sur les nations

. Ésaïe 24-27 Dieu juge le monde (Petite Apocalypse)

Ésaïe 28-39 L’espérance issue du jugement

. Ésaïe 28-33 Malheur au peuple désobéissant de Dieu

. Ésaïe 34-35 Les projets futurs de Dieu pour le monde

. Ésaïe 36-39 Interlude historique : le livre d’Ézéchias

Ésaïe 40-66 : Réconfort et restauration

. Ésaïe 40-44 : La consolation et la nature de Dieu

. Ésaïe 45-48 : Cyrus et Babylone, et le départ de Babylone

. Ésaïe 49-55 : Le Libérateur de Dieu et la délivrance d’Israël

. Ésaïe 56-59 : La responsabilité et l’échec de l’homme

. Ésaïe 60-66 : Les promesses certaines de Dieu pour l’avenir

Ou encore, le Commentaire de Keil-Delitzsch sur l’Ancien Testament, vol. 7, partie 2, p. 128, indique qu’il y a dix parties et neuf discours dans chacune d’elles. Ces parties sont les suivantes : 1-6, 7-12, 13-23, 24-27, 28-33, 34-35, 36-39, 40-48, 49-57, 58-66.

S’il est possible que les visions et les oracles soient classés par ordre chronologique, rien ne prouve qu’il en soit ainsi. Les chapitres 1 à 6 d’Ésaïe se situent toutefois probablement au tout début du ministère d’Ésaïe. Ésaïe 6 a peut-être été prononcé après Ésaïe 1-5, ou, plus probablement, il s’est produit avant ceux-ci et constitue un flash-back. Ésaïe 1-5 sert à montrer les raisons pour lesquelles Dieu avait besoin d’un prophète comme Ésaïe, puis Ésaïe 6 présente l’appel. Soit Ésaïe lui-même, vers la fin de sa vie, soit quelqu’un d’autre a peut-être classé les chapitres du livre d’Ésaïe par thème.


Q : En résumé, de quoi traitent les chapitres 1 à 12 d’Ésaïe ?

R : On pourrait y voir principalement l’avertissement de Dieu à Israël. D’autres pourraient y voir la colère farouche de Dieu ; d’autres encore, la consolation de Dieu ; d’autres, notre joie dans le Seigneur ; et d’autres enfin, notre espérance en Dieu. Mais chacune de ces interprétations, prise isolément, passe à côté de l’essentiel de la première partie d’Ésaïe : les chapitres 1 à 12. Nous pouvons plutôt y voir la progression des sentiments de Dieu : de l’avertissement à la colère, puis au pardon, à la consolation et enfin à la joie. Nous pouvons discerner les raisons de certaines de ces étapes, mais pour d’autres, les seules raisons que nous voyons résident dans la nature même de Dieu et dans son amour profond et immérité à notre égard.

Enfin, les chapitres 1 à 11 se concentrent sur la manière dont Dieu traite Juda et sa capitale, Jérusalem (Sion). Les chapitres 13 à 23 se concentrent sur la manière dont Dieu traite le monde. Le chapitre 12 sert de transition, résumant la manière dont Dieu traite Israël et la louange qui en découle sur toute la terre.


Q : D’après Ésaïe 1, 1, à quelle époque Ésaïe a-t-il vécu ?

A : Le chapitre 6 d’Ésaïe, qui date du début de la carrière d’Ésaïe, se situe « l’année où mourut le roi Ozias », en 740/739 av. J.-C. Ozias fut succédé par Jotham, Achaz et Ézéchias, puis par Manassé en 687 av. J.-C. Ésaïe mentionnant la mort de Sennachérib, il était probablement encore en vie lors de cet événement, qui eut lieu en 681 av. J.-C.

Le livre pseudépigraphique juif intitulé « L’Ascension d’Isaïe » rapporte qu’Isaïe fut tué en étant scié en deux sous le règne de Manassé. Le Guide de la Bible d’Asimov, p. 547, qualifie cet épisode de « martyre d’Isaïe » et précise qu’il a été rédigé vers l’an 100 après J.-C. Hébreux 11, 37 indique que certains croyants de l’Ancien Testament furent sciés en deux, et Asimov suggère qu’il pourrait s’agir d’une référence à Isaïe.


Q : Dans Ésaïe 1:1, qui était Amoz, le père d’Ésaïe ?

R : Nous ne savons rien de lui. Le Guide de la Bible d’Asimov, p. 527, mentionne une tradition rabbinique selon laquelle Amots était le frère du roi Amatsia, ce qui ferait d’Isaïe un descendant de la lignée royale. Cependant, The Expositor’s Bible Commentary, volume 6, p. 4, indique que cette tradition juive selon laquelle Amots était de sang royal ne peut être corroborée.


Q : Dans Ésaïe 1:1, quelle partie de l’Ancien Testament avait déjà été écrite à l’époque d’Ésaïe ?

R : Probablement de la Genèse à 2 Samuel, très certainement le Livre de Job et les Psaumes.


Q : Dans Ésaïe 1:1, quelle est la signification de la mention des rois ?

R : Cela nous montre qu’Ésaïe a vécu à une époque particulièrement douloureuse pour les personnes pieuses. La plupart des rois de Juda étaient mauvais. L’un des rares bons rois mentionnés, Ozias, a eu l’orgueil de brûler lui-même de l’encens dans le temple, alors que seuls les prêtres étaient autorisés à le faire. En conséquence, Dieu l’a frappé de la lèpre jusqu’à sa mort. Quelles que soient les circonstances, Ésaïe a su continuer à servir Dieu fidèlement, et nous devrions en faire de même.


Q : Dans Ésaïe 1:1, Ésaïe a-t-il eu une seule vision de Dieu, ou plusieurs visions ?

R : Ésaïe a eu plusieurs visions. Voici le début de certaines de ces visions et de ces oracles (uniquement verbaux) : chapitres 1, 2, 6, 7, 13, 15, 19, 21, 22, 23, 37:21, 38:4, 39:5. Mais malgré les avertissements négatifs contenus dans certaines de ces visions, il faut garder à l’esprit que le livre véhicule le même message que le nom d’Ésaïe, Yeshaiah en hébreu, qui signifie « Yahvé est le salut ».


Q : En quoi Ésaïe 1, 1-31 s’apparente-t-il à un procès ?

R : Juda et Jérusalem sont d’abord comparés, de manière défavorable, à des animaux, puis les accusations portées contre eux sont énoncées. Cela présente des similitudes avec Deutéronome 32, 1-43 en ce qui concerne les accusations portées contre eux. C’est toutefois un peu inhabituel que Dieu soit à la fois le plaignant et le juge. Enfin, Ésaïe 1, 24-31 s’apparente à un jugement, mais il y a ici une grande surprise. Le verdict ne concerne pas la manière dont Dieu va les punir, mais plutôt la manière dont Il va les purifier et les restaurer, tout en punissant les malfaiteurs. Cependant, ce passage ne précise pas ce que Dieu leur fera subir pour les purifier. Ésaïe 1, 24-31 est en quelque sorte un « avant-goût » qui sera pleinement développé dans Ésaïe 40 à 66.


Q : Dans Ésaïe 1, 2, puisque les enfants de Dieu se sont rebellés et que Dieu est un bon père, les chrétiens peuvent-ils être de bons parents si leurs enfants s’égarent ?

R : Oui. Les parents ont une grande responsabilité et une grande influence sur leurs enfants. Cependant, en fin de compte, c’est l’enfant, et non le parent, qui choisit de suivre Dieu ou non.


Q : Dans Ésaïe 1:3, pourquoi Israël ne connaissait-il pas Dieu, puisque rien ne se produit sans que Dieu ne le permette ?

R : Dieu nous accorde une certaine liberté, et Il permet des choses qui L’attristent.


Q : Dans Ésaïe 1, 5-7, comment cette destruction s’est-elle accomplie ?

R : Il y a deux situations, et les deux correspondent.

La première, moins importante, concerne les arbres abattus et la désolation autour de Jérusalem après que les Syriens (Araméens) et le royaume du Nord se furent alliés pour combattre le royaume du Sud. La seconde (et la réponse la plus probable) remonte à 701 av. J.-C., lorsque Sennachérib avait conquis le royaume du Nord et semblait sur le point de conquérir également le royaume du Sud.


Q : Dans Ésaïe 1:5, dans quelles circonstances la discipline ne fonctionne-t-elle pas ?

R : La réponse comporte deux aspects à prendre en compte.

1. Une application erronée : la discipline ne fonctionne pas si :

1a. Elle est trop légère pour avoir un effet dissuasif

1b. La personne sanctionnée ne comprend pas du tout pourquoi cette sanction est infligée.

1c. Une discipline incohérente ou dont la sévérité dépend de l’humeur du parent peut être perçue comme capricieuse et incompréhensible au regard de la gravité de la punition.

1d. Enfin, une sanction trop sévère par rapport à la faute commise peut certes être efficace, mais elle peut entraîner d’autres effets indésirables.

2. Correctement appliquée : même une discipline parfaitement appliquée de manière parfaitement cohérente n’est pas garantie de produire l’effet souhaité. Il appartient à la personne sanctionnée de se soumettre et de ne pas endurcir son cœur. La discipline est une action extérieure. Elle ne peut pas changer le cœur ; elle ne peut qu’inciter la personne à changer.

La discipline ne fonctionne pas toujours ; cela dépend de la personne qui la subit. Ésaïe demande dans Ésaïe 1:5 : pourquoi, si vous allez être battus à nouveau, insistez-vous pour vous rebeller encore ?


Q : Dans Ésaïe 1:8, que signifie le fait que la fille de Sion soit réduite à « une cabane dans un champ de concombres » ?

R : Cette habitation modeste et isolée contraste fortement avec Ésaïe 5:8, où les maisons sont rattachées les unes aux autres, comme dans un immense manoir. Les riches propriétaires terriens de Judée seraient réduits à l’état de paysans pauvres vivant au jour le jour une fois que l’Assyrie et la Babylonie en auraient fini avec eux.

Soit dit en passant, le concombre est une variété de melon, et il existe une certaine incertitude quant aux légumes que ce mot hébreu englobe.


Q : Quel est le rapport entre Ésaïe 1:9 et Romains9:29 ?

R : Romains9:29 cite Ésaïe 1:9 pour montrer que, tant au sens spirituel que physique, les personnes d’origine juive qui croient en Dieu constituent un reste représentant un très faible pourcentage des Israélites d’avant l’exil. À titre d’information, dans la plupart des manuscrits, il y a un espace entre Ésaïe 1:9 et 1:10. Il s’agissait d’une ancienne manière d’indiquer qu’il s’agissait d’une nouvelle section.


Q : Dans Ésaïe 1, 11-17 et Jérémie 6, 20, pourquoi Dieu critique-t-il les sacrifices, les rassemblements et même la prière, alors qu’Il les a Lui-même prescrits dans la Torah ?

R : Ce n’est pas là une religion qui touche le cœur de Dieu. En réalité, il est question ici d’un concept dont beaucoup refusent d’admettre l’existence : la « religion vaine ». L’expression traduite par « Je ne peux le supporter » dans Ésaïe 1, 13 ne rend pas tout à fait la force de l’hébreu. Une meilleure traduction serait peut-être « Je ne peux pas le supporter ». Quoi qu’il en soit, dans Ésaïe 1:14, Dieu dit qu’Il déteste ces choses. À la fin du verset 12, Dieu affirme que cette religion hypocrite n’est qu’un « bruit sur la chaussée ».

Ésaïe1:14 ne dit pas qu’ils ont toujours été un fardeau pour Dieu, mais plutôt « ils sont devenus un fardeau ». Les sacrifices hypocrites sont pénibles pour Dieu. Ésaïe n’est donc pas totalement opposé aux sacrifices offerts à Dieu ; cependant, le langage fort qu’il emploie ici montre que Dieu s’oppose aux sacrifices hypocrites de ceux qui ne souhaitent pas réellement Le servir. De plus, les méchants peuvent se servir de la religion et des sacrifices uniquement pour dissimuler leur méchanceté.


Q : Dans Ésaïe 1:15, Dieu, qui sait tout et entend tout, n’écoute-t-il pas les prières de chacun ?

R : Non. Ésaïe 1, 15 dit que lorsque des personnes qui ne se sont pas repenties de leur méchanceté prient néanmoins Dieu de manière hypocrite, Dieu choisit de ne pas entendre ni répondre à leurs prières. Ésaïe 1:15 dit de manière métaphorique que lorsqu’ils lèvent les mains vers Dieu, leurs mains sont couvertes de sang, non pas celui des sacrifices d’animaux, mais celui des meurtres. En hébreu, il existe différents mots pour désigner le sang, et ce mot se traduit plus précisément par « sang versé », et non par le sang circulant naturellement dans le corps.

Divers péchés personnels, tels que l’idolâtrie, la fornication, etc., sont mentionnés tout au long du livre d’Ésaïe, mais Ésaïe 1:17 évoque des « péchés sociaux » : ne pas rechercher la justice, ne pas corriger l’oppresseur et ne pas défendre les orphelins et les veuves.


Q : Dans Ésaïe 1, 18, comment devrions-nous prendre le temps de raisonner avec Dieu ?

R : Nous n’avons rien à enseigner ni à faire savoir à Dieu, mais raisonner avec Lui nous aide à recevoir Son enseignement. Nous ne devons pas fuir les grands concepts ou les questions difficiles, mais plutôt les présenter patiemment au Seigneur. L’un des avantages est que Dieu vous guidera vers les réponses ; un autre avantage est l’entraînement de votre esprit à raisonner sur les choses de Dieu. Mais le « bénéfice » le plus important est peut-être simplement le privilège de passer ce temps avec Dieu.


Q : Dans Ésaïe 1:18, cela suggère-t-il un pardon des péchés indépendant du Christ ?

R : Non. Ce passage ne précise pas la manière exacte dont Dieu pardonnera leurs péchés, mais indique seulement qu’Il le fera. Voir également la question suivante.


Q : Dans Ésaïe 1:18, comment Dieu pourrait-Il pardonner les péchés, puisque le Christ n’était pas encore venu ?

R : Dieu enseigne que le péché n’est pardonné que par le Christ, selon le Nouveau Testament, mais un Dieu qui existe en dehors du temps peut pardonner le péché par le Christ quand Il le souhaite. Dieu n’est soumis à aucune contrainte. Pour les personnes ayant vécu avant le Christ, les chapitres 9 et 10, versets 1 à 4, de l’épître aux Hébreux montrent que leurs péchés ont été « recouverts » jusqu’à la mort du Christ, et qu’ils sont pardonnés en Christ. Ésaïe 6, 7 et d’autres passages disent simplement « expiés » et « pardonnés » au lieu de « recouverts pour l’instant et pardonnés plus tard », et ce pour deux raisons que nous pouvons discerner.

1. Dans l’Ancien Testament, Dieu ne donne que des indices dans Ésaïe 53 et à d’autres endroits, et non un enseignement clair, sur la manière dont Il accomplirait ce pardon. Le fait que leurs péchés fussent pardonnés était la seule chose dont ils devaient se soucier.

2. Dieu a une perception du temps différente de la nôtre. Nous considérons souvent les événements qui ne se sont pas encore produits comme des possibilités futures. Dieu peut les considérer comme des certitudes qui se sont « déjà produites », simplement à un moment ultérieur dans l’immense « bande vidéo » tridimensionnelle que nous appelons « la vie sur terre ».


Q : Dans Ésaïe 1, 21-23, qu’y a-t-il d’intéressant dans le style littéraire d’Ésaïe à cet endroit ?

R : Ésaïe maîtrisait de nombreux types de poésie hébraïque. Dans Ésaïe 1, 19b-20a, il a utilisé un jeu de mots : soyez obéissants et mangez des bienfaits du pays, ou désobéissez et soyez dévorés par l’épée. Mais ici, dans Ésaïe 1, 21-23, il adopte le style d’une élégie, comme quelqu’un s’exprimerait lors d’un enterrement. Ce qui est intéressant, c’est que ce « discours funèbre » n’est pas destiné à une personne décédée, mais à une ville et à ses habitants qui se sont détournés de Dieu. Ils n’ont pas encore été tués, mais il est intéressant de prononcer un discours funèbre alors que les personnes dont on pleure la perte sont encore en vie parmi l’auditoire.


Q : Dans Ésaïe 1, 21, pourquoi certains endroits comptent-ils tant de personnes injustes et de meurtriers ?

R : Bien que nous ne connaissions pas tous les habitants de Jérusalem, d’une manière générale, nous pouvons distinguer au moins six raisons pour lesquelles une ville peut compter de nombreux méchants.

1. L’absence de justice, ou une justice incohérente dans la punition des malfaiteurs.

2. L’absence d’enseignement pieux.

3. Il n’y a pas de dirigeants politiques et religieux pieux que le peuple puisse respecter et qui soient capables de montrer l’exemple.

4. Les croyants ne prient pas pour leur peuple (1 Samuel12:23 ).

5. Les personnes pieuses elles-mêmes ne se détournent pas de leurs propres voies mauvaises (2 Chroniques7:14 ).

6. Effondrement des familles. Un jour, une personne travaillant dans l’aumônerie pénitentiaire a eu l’idée d’acheter des cartes de la Fête des Mères pour les distribuer aux détenus afin qu’ils écrivent des messages à leurs mères. Elle a également demandé à Hallmark s’ils seraient disposés à faire don de cartes. Hallmark a fait don d’une grande quantité de cartes, qui ont été distribuées, et le programme a remporté un franc succès. Puis, environ un mois plus tard, ils ont fait de même pour la Fête des Pères. Ce fut un échec total ; la plupart des détenus n’étaient pas intéressés. Apparemment, la plupart d’entre eux n’avaient pas de figure paternelle dans leur vie.


Q : Pourquoi Ésaïe 2, 1-4 est-il très similaire à Michée 4, 1-3 ?

R : Michée a prophétisé sous le règne d’Ézéchias, selon Jérémie 26, 18. Michée et Ésaïe étaient donc contemporains, et l’un des prophètes a peut-être entendu l’autre prononcer ces paroles, ou bien ils les ont peut-être tous deux entendues de la bouche d’un prophète anonyme, peut-être Joël. Cela a peut-être d’abord été dit par Michée ou par un prophète anonyme, peut-être Joël, puisque Joël 3, 10 présente également des parallèles. L’une des raisons est que ce passage mentionne « les derniers jours » ; or, si Ésaïe n’utilise ce terme nulle part ailleurs, celui-ci occupe une place prépondérante dans les prophéties de Michée.


Q : Dans Ésaïe 2:2, quand Ésaïe a-t-il dit que les derniers jours auraient lieu ?

R : Ésaïe n’a pas précisé quand elles surviendraient ni donné beaucoup de détails. Peut-être Dieu ne l’avait-Il pas révélé à Ésaïe. Il existe plusieurs « jours du Seigneur ». Un jour de jugement allait bientôt survenir, lorsque Dieu se servit des Assyriens pour faire venir le jugement, détruire Israël et punir Juda. Mais en fin de compte, d’après la description et les connaissances ultérieures révélées à l’humanité dans le Nouveau Testament, cela se situera pendant le Millénium. Vous trouverez plus de détails sur la ville et le temple à cette époque dans Ézéchiel 40 à 43.


Q : Dans Ésaïe 2,2.4 ; 11,9 ; 25,6-7 ; 27,13 ; 30,29 ; 56,7 ; 57,13 ; 65,11.25 ; 66,20, ainsi que dans Ézéchiel 40 à 43, pourquoi pensez-vous qu’Ésaïe insiste sur l’importance du temple du Seigneur au cours du Millénium ?

R : Ésaïe et Ézéchiel ont beaucoup prophétisé au sujet du Millénium.


Q : Dans Ésaïe 2:4, pourquoi Dieu devra-t-il, dans les derniers jours, régler les différends entre les peuples ?

R : Il ne les réglera pas à ce moment-là, car Il les aura déjà réglés. Une fois que le Messie aura commencé Son règne sur terre, Il n’aura plus besoin de régler aucun différend, désaccord ou guerre. La seule exception se situera à la fin du Millénium, lorsque Satan séduira les nations, comme le mentionne Apocalypse 20:7-10.


Q : Dans Ésaïe 2:4, de quel type de charrues disposaient-ils à cette époque ?

R : Ils ne disposaient pas de socs de charrue comme les agriculteurs des époques suivantes. En effet, le fer n’étant pas aussi abondant, ils utilisaient une pointe en fer fixée sur une poutre en bois.


Q : Dans Ésaïe 2:4 et Michée 4:3, les gens transformeront-ils leurs épées en socs de charrue, etc., ou transformeront-ils leurs socs de charrue en épées dans Joël 3 ?

R : La transformation d’instruments pacifiques en instruments de guerre dans Joël 3 a lieu pendant la Grande Tribulation, avant le retour de Jésus dans la gloire. La transformation d’instruments de guerre en instruments pacifiques dans Ésaïe 2:4 et Michée 4:3 a lieu pendant le Millénium, lorsque Jésus viendra régner.


Q : Dans Ésaïe 2:6, pourquoi est-il question d’enfants ?

R : Il n’est pas question de « petits enfants » ; cela désigne plus probablement les fils et les filles des étrangers. En d’autres termes, ils font cause commune avec les païens à des fins religieuses.


Q : Dans Ésaïe 2:6-9 et Michée 5:10-14, pourquoi Dieu a-t-il abandonné la maison de Jacob ?

R : L’expression « maison de Jacob » peut désigner à la fois Israël et Juda. Une dizaine de raisons sont avancées. (Les Philistins se trouvaient en réalité à l’ouest d’Israël ; les « voies de l’Orient » mentionnées au verset 6 constituent donc une raison distincte.) Ils avaient abandonné Dieu et pourtant, comme nous le dit plus loin Jérémie 7, le peuple s’attendait toujours à ce que Dieu le protège.

Aux États-Unis, nous chantons souvent un chant intitulé « God Bless America ». Mais un panneau d’affichage a été installé, posant une question importante : « L’Amérique bénit-elle Dieu ? » Si un pays se détourne de Dieu, peut-il s’attendre à ce que Dieu le protège ?


Q : Dans Ésaïe 2, 6, en quoi est-ce insensé qu’ils consultent des devins ?

R : La divination, ou l’art de prédire l’avenir, est une pratique occulte interdite qui consiste à tenter de prédire l’avenir. Ils n’ont pas besoin de payer des devins pour qu’ils leur prédisent faussement l’avenir, car Ésaïe leur dit en toute sincérité ce qui va se passer, et il le fait gratuitement. En se rendant chez des devins, ils s’attirent eux-mêmes la culpabilité et s’exposent à un avenir funeste, marqué par la conquête et la captivité.


Q : Dans Ésaïe 2, 9 et suivants, pourquoi Ésaïe demande-t-il à Dieu de ne pas leur pardonner ?

R : Cela pourrait signifier « ne leur pardonnez pas ! », ou bien « vous ne leur pardonnerez certainement pas ». Quoi qu’il en soit, la plupart de ces gens ne se repentaient pas, et il n’y avait aucune lueur d’espoir qu’ils le fassent un jour. Ésaïe se faisait l’écho du cœur de Dieu, qui ne pardonnerait pas à ceux qui ne se repentaient pas. Cependant, Dieu pardonne à ceux qui se repentent et se tournent vers Lui pour obtenir le salut.


Q : Dans Ésaïe 2, 20, qu’y a-t-il d’étrange concernant l’or et l’argent mentionnés ici ?

R : Ces métaux précieux, transformés en idoles sans valeur, deviendront la « propriété » de créatures sans valeur, les taupes et les rats. Un idolâtre n’est pas plus fort que son idole inanimée, et tout aussi impuissant.


Q : Dans Ésaïe 3:4, pourquoi des enfants et des nourrissons seront-ils leurs dirigeants ?

R : Il y a deux réponses : la prophétie et son accomplissement immédiat.

La prédiction : Ésaïe 3:1-3 indique que les réserves de nourriture, d’eau et de dirigeants avisés seront retirées. Cela fait référence à un mauvais gouvernement, où les dirigeants accordent plus d’importance à leur enrichissement personnel qu’au bien du pays. Ce jugement peut s’appliquer non seulement à Israël et à Juda, mais aussi à toute nation qui s’est détournée de Dieu. De plus, lorsqu’Achaz devint roi, il n’avait que vingt ans, ou vingt-cinq selon la Septante.

L’accomplissement immédiat : en période de paix et d’indépendance, un roi régnait jusqu’à un âge avancé. Par conséquent, son fils ne devenait roi qu’à un âge relativement plus avancé. Contrairement à cela, 2 Chroniques 36, 1-11 indique que

Joaaz avait 23 ans et ne régna que trois mois

Jojakim avait 25 ans et régna 11 ans

Jojakin avait 8 ans (erreur du copiste, il en avait en réalité 18) et régna pendant 3 mois et dix jours

Sédécias avait 21 ans et régna pendant 11 ans

Ils étaient tous jeunes car leur prédécesseur avait été destitué si rapidement.

Ésaïe dit que, puisqu’ils se complaisaient dans l’influence des enfants d’étrangers (Ésaïe 2:6), ce seraient des enfants qui régneraient sur eux, comme le mentionne Ésaïe 3:4.


Q : Dans Ésaïe 3:4, pourquoi le peuple accepterait-il d’avoir des dirigeants immatures ?

R : Peut-être que tant qu’ils voient que le dirigeant agit dans leur intérêt, ils se moquent de ce qui arrive au pays ou de l’exemple que ce dirigeant va donner.


Q : Dans Ésaïe 3:7, pourquoi quelqu’un refuserait-il d’être leur dirigeant ?

R : Il s’agit d’une prophétie étrange, car normalement, les gens aspireraient tellement à devenir roi qu’ils seraient prêts à mener des batailles et à assassiner d’autres personnes pour y parvenir. Les Écritures n’expliquent pas pourquoi la situation est si différente ici, mais nous pouvons en discerner trois raisons.

Aucun avantage : Rares sont ceux qui souhaiteraient assumer la responsabilité d’être dirigeant s’il n’y avait absolument aucun avantage à le faire.

Culpabilité : lorsqu’une nation s’égare, les dirigeants ressentiraient peut-être davantage de culpabilité en se soumettant qu’ils n’en ressentiraient s’ils n’étaient pas dirigeants.

Conséquences néfastes : la prochaine armée envahissante, qu’elle soit assyrienne, égyptienne ou babylonienne, pourrait décider de tuer les anciens dirigeants et leurs familles. C’est peut-être là la raison principale.


Q : Dans Ésaïe 3:12, s’agissait-il d’une réprimande vis-à-vis du fait que des femmes (littéralement « des filles ») règnent sur eux ?

R : Avoir une femme comme souveraine était une bonne chose si cette femme était la juge Débora. Mais il y avait de quoi s’inquiéter si cette femme était Jézabel ou Athalie. Une femme païenne pouvait être considérée comme une « fille d’un dieu étranger », tout comme un homme païen pouvait être considéré comme un « fils d’un dieu étranger ». Lorsqu’il existe des dynasties royales stables et en temps de paix, les rois vivent jusqu’à un âge avancé, et le roi qui leur succède est généralement assez mûr. Lorsque les rois sont fréquemment capturés ou tués, l’un des symptômes de cette instabilité est que ce sont souvent des femmes et des jeunes qui règnent. Achaz est devenu roi alors qu’il n’avait que vingt ans, ou vingt-cinq selon la Septante. D’autres devaient donc l’aider à régner.

Ésaïe 3, 13-15 s’en prend aux princes et aux dirigeants masculins de Jérusalem. Ésaïe 3, 16-17 s’en prend aux filles hautaines de Sion.


Q : Dans Ésaïe 3, 14 ; 5, 1, 7 ; Psaume 80, 8-18 ; Jérémie 2, 21 ; 12, 10 ; Ézéchiel 15, 6-8 ; Osée 10, 1, que signifie la métaphore selon laquelle les dirigeants détruisent la vigne de Dieu ?

R : Concrètement, n’importe qui pouvait se promener et constater que les riches et les dirigeants avaient dépossédé les pauvres de leurs terres pour agrandir leurs propres domaines. Rappelez-vous que Jézabel fit tuer Naboth à cause de sa vigne. Mais spirituellement, la vigne désigne ici le peuple de Dieu et l’œuvre de Dieu. Ils ont détruit l’œuvre de Dieu et celle de ses serviteurs à leurs propres fins et pour leur propre profit.

Aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi certaines personnes défendent avec tant de vigueur les opérations de changement de sexe chez les enfants, qui ne sont peut-être pas en mesure de saisir toutes les conséquences. C’est comme s’ils étaient pressés de prouver que le genre n’est rien d’autre que ce qu’un médecin peut en faire.


Q : Dans Ésaïe 3:14, comment un responsable chrétien peut-il être un bon gardien de la vigne de Dieu, ou un mauvais gardien ?

R : Il y a au moins cinq éléments à prendre en compte.

La première consiste à déterminer s’il cultive la vigne de Dieu par son accompagnement pastoral, son enseignement de qualité et son amour pour les gens, ou s’il la détruit ou la néglige.

Deuxièmement, se comportent-ils parfois comme des loups féroces (Actes 20, 28-31), que ce soit par leurs enseignements pernicieux, leur soif de pouvoir, leurs abus sexuels ou leur cupidité financière ?

Troisièmement, se rendent-ils compte à qui appartient ce vignoble ? Il ne leur appartient pas, mais à Dieu. Sont-ils là pour s’élever eux-mêmes, ou pour édifier le troupeau ?

Quatrièmement, se rendent-ils compte de l’importance de la tâche à laquelle ils sont appelés, comme le dit Hébreux 13, 17 ?

Cinquièmement, sont-ils des serviteurs qui ne se comportent pas en maîtres sur le troupeau, mais qui assurent néanmoins une direction claire (et parfois désagréable), comme le dit 1 Pierre 5, 2-4 ?


Q : Dans Ésaïe 3, 14-16, quelle responsabilité avons-nous pour empêcher les riches de s’enrichir aux dépens des pauvres ?

R : Il n’y a rien de mal à gagner de l’argent, ni à être riche par des moyens honorables, comme l’étaient Abraham et Job. Mais que ce soit par des lois injustes, des tribunaux partiaux ou du vol pur et simple, il est mal de s’enrichir aux dépens des pauvres.


Q : Dans Ésaïe 3, 15, en quoi le fait d’appeler Dieu « le Seigneur des armées » est-il un peu effrayant ?

R : Le mot « armées » signifie « armées » et une traduction tout aussi valable est « le Seigneur Dieu des armées ». Dieu peut diriger les armées des Assyriens, des Babyloniens et d’autres peuples comme bon lui semble. Et Dieu les menace de jugement en dirigeant ces armées contre eux.


Q : Dans Ésaïe 3:16, que signifie « caracoler et sautiller » ?

R : Cela signifie qu’elles avaient une démarche affectée, avec des pas courts et sautillants ou une précision forcée. Elles agissaient ainsi par orgueil.


Q : Dans Ésaïe 3:16, 18, comment les femmes « faisaient-elles tinter les bracelets à leurs chevilles » ?

R : La réponse se trouve dans Ésaïe 3:18. Les femmes portaient des chaînes aux chevilles, ornées de bijoux.


Q : Dans Ésaïe 3:18-23 et 1 Pierre 3:3-5, à partir de quel moment le fait d’être bien habillé, à la mode, franchit-il la ligne qui mène au péché ?

R : Être raisonnablement soigné et s’habiller avec modestie est tout à fait acceptable, mais lorsque vous ne donnez pas aux pauvres, parce que vous n’en avez pas les moyens si vous souhaitez maintenir votre niveau de vie, alors vous avez un problème. Lorsque ce que vous portez, et ce que les autres portent, est plus important à vos yeux que les choses de Dieu, alors la mode peut devenir une idole. D’un autre côté, les vêtements écarlates étaient un luxe à l’époque, et une épouse et une mère vertueuse qui fait l’aumône aux pauvres, tout en s’habillant elle-même et sa famille d’écarlate, était également louable, comme l’enseignent Proverbes 31, 20-21.


Q : Dans Ésaïe 3:18, pourquoi mentionne-t-on des colliers ressemblant à la lune ?

R : Il s’agissait de parures ou de colliers en forme de croissant de lune, très répandus avant l’islam, appelés « saharonim » en arabe. Ils portaient souvent le nom du dieu de la lune, Sin.


Q : Dans Ésaïe 4:1, quand sept femmes demanderont-elles à un seul homme de les épouser ?

R : Cela pourrait sembler être une bonne nouvelle pour les hommes, mais ce n’est pas le cas. Après les combats et les ravages de la guerre, il ne restait plus grand monde en vie. Plus récemment, il y a eu la guerre de la Triple Alliance (1864-1870), un conflit sanglant au cours duquel environ 1,2 million de personnes ont péri, victimes à la fois de la guerre et du choléra. Le Paraguay a perdu entre 60 et 90 % de sa population masculine. Les alliés ont tenté d’exterminer tous les hommes âgés de plus de dix ans, et il ne restait plus qu’environ 20 000 hommes. Le Paraguay a donc, pendant une période temporaire, autorisé la polygamie. À peu près à la même époque, lors de la guerre de Sécession, de 1861 à 1865, environ un million de personnes ont trouvé la mort. Il y aura apparemment également une pénurie d’hommes vivants à la fin des temps, juste avant le retour du Messie, comme le mentionne Ésaïe 4:2-6. Cela est illustré dans Matthieu 24:4-30.

Ésaïe 4:1 ne dit pas réellement que la polygamie sera généralisée. Il indique plutôt que de nombreuses femmes se disputeront un seul homme.


Q : Dans Ésaïe 4:1, pourquoi une femme de cette époque considérerait-elle comme une honte de ne pas être mariée ?

R : Les Écritures ne le précisent pas, mais elle ne pouvait pas fonder une famille de manière honorable sans être mariée. Les Écritures affirment que le célibat est tout à fait acceptable et ne disent jamais qu’il est honteux de ne pas être mariée (Ésaïe 54, 1-5 ; Matthieu 19, 11-12 ; 1 Corinthiens 7, 25-38). Cependant, certaines femmes, à cette époque future précise, pour des raisons non précisées, considéraient le mariage comme un moyen de se débarrasser de leur déshonneur. Leur déshonneur ne tenait peut-être pas au célibat, mais aux activités auxquelles on les soupçonnait de se livrer tant qu’elles n’étaient pas mariées.


Q : Dans Ésaïe 4:2 ; 11:1-4, le « Rebout » est-il Jésus ?

R : Oui. Le « Germe » participera à la sanctification du peuple, Dieu lavant leurs souillures. De plus, le mot désignant le « Germe » (nasr) est très similaire au mot « Nazaréen », et Jésus a grandi à Nazareth.


Q : Dans Ésaïe 4:3, quand tous les habitants de Jérusalem seront-ils saints ?

R : Cela se produira dans l’avenir, pendant le Millénium.


Q : Dans Ésaïe 5, 1-7, quel est le sens de la parabole concernant le propriétaire et la vigne ?

R : Le chant d’Ésaïe est une allégorie présentant Dieu comme le propriétaire d’un vignoble qui a préparé un beau vignoble, la maison d’Israël et de Juda. Or, ce vignoble n’a produit aucun fruit pour son propriétaire. Dieu prophétisait ainsi que, tout comme un vignoble inutile n’est plus entretenu mais détruit, Israël et Juda seraient détruits.

Ésaïe maîtrise de nombreux styles, et *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 6, p. 47, indique qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre littéraire en hébreu, qui perd malheureusement une grande partie de sa beauté à la traduction. Ésaïe 5, 1-7 n’est pas seulement un chant triste, mais il est d’autant plus triste qu’il commence par un chant joyeux évoquant ce que Dieu accomplit dans sa vigne. La fin des vendanges était généralement l’occasion de festivités. Les grands buveurs apprécieraient ce sujet. Mais ensuite, le contraste entre ce que Dieu a fait pour le peuple et la réaction décevante de celui-ci est déchirant. Ce chant est assez inhabituel en ce sens que son message principal s’articule autour de deux demandes et de deux questions, aux versets 3 et 4. La réponse quant à ce qu’il convient de faire semble à la fois évidente et sévère. Il arrive un moment où il vaut mieux détruire la vigne autrefois agréable et en créer une nouvelle.


Q : Dans Ésaïe 5, 1-7, Dieu se réjouit lorsque les gens se repentent, mais à quel point un peuple doit-il être mauvais avant que Dieu ne dise : « C’est trop grave ; je vais faire détruire cette nation » ?

R : Cela ne repose peut-être pas uniquement sur la gravité du péché, mais également sur d’autres facteurs.

1) La gravité du péché. Sodome et Gomorrhe ont été détruites, et non les peuples qui les entouraient, en raison de la gravité de leur méchanceté. Certaines personnes peuvent commettre des actes très graves. David a commis l’adultère et un meurtre ; mais après avoir été corrigé, il s’est repenti. La femme d’Osée l’a quitté et est retournée à la prostitution. Mais à travers Osée, Dieu a manifesté Sa tendre miséricorde et Son pardon. Saul de Tarse était très méchant, faisant tuer des chrétiens, mais au lieu de le détruire, le Christ est apparu à Saul, et celui-ci, qui allait bientôt devenir Paul, s’est repenti.

2) La volonté des gens de se repentir. Y a-t-il un espoir que le peuple se repente ? Les Ninivites étaient extrêmement violents, et aux yeux des hommes, il semblait n’y avoir aucun espoir. Mais Dieu voyait les choses différemment, et les Ninivites se repentirent, du moins pendant un certain temps, à la prédication de Jonas. Cependant, dans le cas de Ninive, il y eut une épidémie en 765 av. J.-C., une éclipse solaire le 15 juin 763 av. J.-C., une autre épidémie en 759 av. J.-C., puis Jonas vint en 758/757 av. J.-C.

3) Les prières des croyants. Samuel dit : « Quant à moi, loin de moi l’idée de pécher contre l’Éternel en cessant de prier pour vous. Et je continuerai à vous enseigner la voie bonne et droite. » 1 Samuel 12, 23. 2 Chroniques 7, 14 dit : « Et si mon peuple, sur lequel mon nom est invoqué, s’humilie, prie, cherche ma face et se détourne de ses mauvaises voies, alors je l’exaucerai depuis les cieux, je lui pardonnerai son péché et je guérirai son pays. »

4) Aucune prière n’est vaine. Nos prières peuvent être vaines si nous ignorons le cri des pauvres, selon Proverbes 21:13. Une personne juste vient en aide aux pauvres, selon le Psaume 41:1 et Proverbes 29:7. D’autres choses peuvent également entraver nos prières.

5) Les croyants ne se sont pas endormis. En tant qu’enfants de la lumière et du jour, les chrétiens doivent se réveiller de leur sommeil, comme le dit Éphésiens 5, 13-14. Nous devons être vigilants pour rester concentrés sur notre mission et attentifs à ce qui se passe autour de nous, plutôt que de dormir, comme le met en garde 1 Thessaloniciens 5, 6-7. Alors que le navire était sur le point de couler, Jonas dormait dans la cale, comme le rapporte Jonas 1, 5. Dans Juges 16, 19, Samson dormait sur les genoux de Dalila juste avant que les Philistins ne s’emparent de lui. Laodicée n’était ni chaude ni froide, comme le mentionne Apocalypse 3, 14-16.

Cypien de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) a écrit : « Prions avec ferveur et gémissons en adressant sans cesse nos supplications. Car sachez, bien-aimés frères, qu’il n’y a pas si longtemps, on m’a également reproché cela dans une vision, à savoir que nous étions endormis dans nos prières… » Épîtres de Cypien, Lettre 7, chap. 5, p. 286

6) Les croyants continuent de prêcher la repentance. Nous devons sortir et prêcher la Parole, comme Paul l’exhorte Timothée dans 2 Timothée 4, 2. Il est merveilleux de prêcher l’amour de Dieu, mais dans la Bible, depuis Jonas et les autres prophètes jusqu’à Jésus-Christ, en passant par l’Apocalypse, on prêche davantage sur la nécessité pour les hommes de se repentir que sur l’amour de Dieu. Jésus a dit : « Malheur à vous quand tous les hommes diront du bien de vous » (Luc 6, 26). Pour chaque fois que vous avez parlé à quelqu’un de l’amour de Dieu, combien de fois lui avez-vous dit de se repentir ?

7) Le moment choisi par Dieu pour accomplir ses desseins : Dieu a élevé Pharaon à une position de pouvoir. Dieu a détruit l’armée de Pharaon dans Exode 14, 23-28, mais uniquement au moment parfaitement choisi par Dieu.

8) Probablement d’autres facteurs dont nous n’avons pas conscience.

Nous ne connaissons donc pas les desseins de Dieu, mais d’un point de vue pratique aujourd’hui, nous devons nous demander jusqu’où un pays doit aller avant que Dieu ne dise : « Oubliez la repentance et la recherche de la protection de Dieu, il n’y aura que la destruction. »

(Les citations sont tirées de la Berean Standard Bible)


Q : Dans Ésaïe 5:2, pourquoi quelqu’un défricherait-il un vignoble pour en retirer les pierres à l’aide d’une houe, plutôt qu’avec une charrue ?

R : Le texte hébreu mentionne ici une houe, ce qui suggère une manière plus lente et plus méticuleuse de prendre soin avec amour d’une parcelle de terre. Il faudrait utiliser une houe plutôt qu’une charrue si le terrain était trop vallonné.


Q : Dans Ésaïe 5:4, en quoi certaines choses ressemblent-elles à des « fruits puants » ?

R : Il ne s’agit pas simplement de raisins sauvages ; le texte hébreu littéral est « fruits puants ». L’idée de mauvais raisins se retrouve également dans Jérémie 2:21 (vigne sauvage) ; 24:2 (mauvaises figues) ; et 29:17 (encore des mauvaises figues). Non seulement ils sont sans valeur, mais ils dégagent une mauvaise odeur et, si vous les mangez, laissent un goût de pourri dans la bouche.

Les fruits puants sur le plan spirituel sont des choses qui devraient être bonnes, utiles et agréables. Mais, étonnamment, elles se sont révélées mauvaises, sans valeur et nauséabondes. Un responsable chrétien qui a déraillé, ou une organisation chrétienne qui a déraillé, peut, spirituellement parlant, sentir bien plus mauvais que de ne rien avoir du tout.

À titre d’exemple, après la Seconde Guerre mondiale, des missionnaires chrétiens issus d’Églises presbytériennes et d’autres confessions œuvraient au Japon. Ils ont invité le théologien presbytérien libéral Paul Tillich à prendre la parole. Ce dernier s’est exprimé, exposant ses opinions critiques sur de prétendues erreurs dans la Bible, et le renouveau naissant au Japon s’est arrêté net.


Q : Dans Ésaïe 5:7, quels sont les jeux de mots (calembours) présents ici ?

R : Les mots « justice » et « effusion de sang » se disent mishpat et mispah en hébreu. La justice et la détresse se disent « sedaqah » et « se’aqah » en hébreu. Le « Expositor’s Bible Commentary », volume 6, p. 48, indique que certains ont tenté de traduire à la fois le sens et le jeu de mots. G.H. Box, dans son ouvrage *The Book of Isaiah*, a traduit ce passage ainsi : « Il cherchait la mesure – mais voici le massacre ! Il cherchait la justice – mais voici le tumulte ! »


Q : Dans Ésaïe 5:8-23, quels sont les six malheurs et quel est le lien entre eux ?

R : Voici les six malheurs, bien que le dernier comporte deux parties.

Ésaïe 5, 8-10 : Malheur aux riches propriétaires fonciers qui tentent d’accaparer toutes les terres. Leur vie est entièrement consacrée à amasser des richesses et à maximiser leurs profits, sans se soucier de ceux qui pourraient en pâtir.

Ésaïe 5, 11-17 : Malheur aux grands buveurs qui boivent du matin au soir. C’est l’alcool qui les fait se lever le matin. En réalité, leur seule raison de vivre est le plaisir et la jouissance. Il leur faut bien dépenser leur argent quelque part.

Ésaïe 5, 18-19 : Malheur à ceux qui disent que Dieu ne fera rien. Ils espèrent peut-être que Dieu ne fera rien, ou qu’il ne prêtera pas attention à leurs mauvaises actions. Ils ne ressentent aucune culpabilité pour le malheur précédent.

Ésaïe 5:20 : Malheur à ceux qui nient la différence entre le bien et le mal. Il y a beaucoup de gens comme cela aujourd’hui. Ce n’est pas seulement que Dieu ne fera rien, mais Dieu ne veut même pas que quoi que ce soit soit fait.

Ésaïe 5:21 : Malheur à ceux qui se croient sages et qui, de ce fait, ne veulent pas apprendre des autres. Ils ne vivent que pour rechercher la connaissance et, peut-être, pour la montrer aux autres.

Ésaïe 5:22-23 : Malheur à ceux qui tirent fierté de leur ivresse, et aux juges qui laissent les méchants en liberté en échange d’un pot-de-vin. Tant sur le plan personnel que social, ils ont volontairement renoncé à tout bon jugement et à toute sagesse. À première vue, cela semble être le contraire du malheur précédent, mais en réalité, les deux peuvent aller de pair.

La conséquence, dans Ésaïe 5:26, est que Dieu sifflera pour appeler les Babyloniens, un peu comme on appelle un chien, et ceux-ci deviendront les instruments du jugement de Dieu.


Q : Dans Ésaïe 5:8, qu’y avait-il de mal à relier maison à maison, un peu comme des appartements ou un grand manoir ?

R : Les Écritures ne le précisent pas, mais cela pourrait s’expliquer par deux raisons.

1. Les riches propriétaires terriens, qui détenaient le monopole des emplois, pouvaient opprimer les travailleurs, comme le montre Jacques 5, 1-6.

2. Même sans cela, Dieu n’apprécie pas que Son peuple jouisse de la prospérité sans Lui en être reconnaissant.


Q : Dans Ésaïe 5:10, de quel montant s’agit-il ?

R : En termes modernes, cela revient à dire qu’un vignoble d’environ dix acres ne produira qu’environ 6 gallons de vin. Bien entendu, cela n’a rien d’étonnant si l’on tient compte des insectes et des champignons végétaux, sans parler des dégâts causés par d’autres personnes.


Q : Dans Ésaïe 5:12, cette mention négative des instruments lors des festins est-elle une critique de toute utilisation d’instruments de musique mécaniques ?

R : Non. Tous les chrétiens s’accordent sur deux points.

1. Certaines formes de musique, dans d’autres religions, ainsi que dans la musique rock et le rap profanes aux paroles vulgaires, violentes ou suggestives, sont impies. Les chrétiens doivent tout particulièrement s’abstenir d’écouter de la musique impie.

2. Personne, pas même les membres de l’Église du Christ, n’est opposé à une certaine utilisation d’instruments mécaniques en dehors de l’église.

Espérons qu’aucun parent malavisé de l’Église du Christ ne dise jamais : « Vous pouvez écouter toute la musique profane que vous voulez, même avec des paroles discutables, mais je ferais mieux de ne pas vous surprendre en train d’écouter de la musique qui glorifie Dieu ! » Si les responsables de l’Église du Christ n’autorisent pas les instruments mécaniques à l’église, mais que l’on peut utiliser ces instruments pour louer Dieu en dehors de l’église, pourquoi ne pas cesser d’aller à l’église ? Au lieu de cela, réunissez-vous simplement et louez Dieu librement ; et si votre réunion a lieu un dimanche matin, cela ne pose aucun problème.

La seconde moitié d’Ésaïe5:12 montre que le problème ne résidait pas tant dans les instruments que dans le fait qu’ils ne tenaient aucun compte des œuvres du Seigneur. David et d’autres adoraient Dieu avec des instruments de musique à de nombreux endroits dans le livre des Psaumes. Même les saints utilisent des lyres au Ciel.


Q : Dans Ésaïe 5:13, pourquoi le peuple serait-il parti en exil à cause d’un manque de connaissance ?

R : La mémoire humaine est une chose merveilleuse, mais étrange. Nous pouvons facilement nous souvenir de choses pendant plus de 70 ans si nous avons des répétitions pour rafraîchir notre mémoire. Pourtant, je trouve ma mémoire très utile, car lorsque ma femme me demande d’aller au magasin pour acheter cinq choses, je me souviens généralement d’au moins trois ou quatre. Les personnes qui grandissent à l’église et fréquentent le catéchisme peuvent apprendre beaucoup sur la Bible ; mais si elles quittent l’église, elles peuvent oublier en une dizaine d’années ce qu’elles savaient autrefois. Vous pouvez vous souvenir de ce qui vous est précieux et important.


Q : Dans Ésaïe 5:14, comment le Shéol s’agrandit-il ?

R : Le Shéol désigne la tombe, ou l’endroit où vont tous les morts. Cette expression poétique signifie que sa population allait augmenter. Quels que soient l’appétit et la convoitise dont ils faisaient preuve sur terre, ils vont se heurter à un appétit plus grand que le leur : la mort. Et la faim de la mort, c’est eux.


Q : Dans Ésaïe 5:15, pourquoi mentionne-t-on les humbles (ou un « homme de basse condition ») ?

R : Cela ne signifie pas « méchants », mais plutôt que ces personnes seront vaincues et occuperont toutes une position inférieure. Imaginez ce que ce serait si, dans notre pays, personne n’était orgueilleux, mais que tout le monde fût humble parce qu’asservi. Est-ce difficile à imaginer pour nous ? C’était difficile à imaginer pour eux aussi, au début du ministère d’Ésaïe.


Q : Dans Ésaïe 5, 16, quel est le rapport entre la sainteté et la justice ?

R : La réponse comporte deux aspects.

Dieu est saint, en ce sens qu’Il est mis à part ; Il détruit le péché en Sa présence. Il est juste en ce sens qu’Il punit et récompense avec justice. Or, outre la sainteté et la justice, il existe une troisième dimension : Son amour miséricordieux, qui a expié nos péchés par le sacrifice de Jésus-Christ sur la croix.

Nous sommes le peuple saint de Dieu, et bien que nous ne soyons pas sans péché, nous devons nous efforcer de l’être. Nous devons lutter pour être saints, puisque Dieu est saint. Nous devons agir avec justice, et nous n’avons pas à craindre le châtiment juste que Dieu inflige aux méchants, car « l’amour parfait bannit la crainte », selon 1 Jean 4:18.


Q : Dans Ésaïe 5, 16, le fait d’envoyer des gens en enfer exalte-t-il Dieu ?

R : En réalité, oui. S’il est vrai que cela ne montre pas le côté aimant et bienveillant de Dieu, cela révèle à la fois le côté juste de Dieu en tant que juge et la colère de Dieu. Comme l’a dit un jour Norman Geisler : « L’enfer est la plus glorieuse de toutes les doctrines chrétiennes, car elle prouve que l’homme est véritablement libre. » En d’autres termes, l’homme s’est vu accorder suffisamment de responsabilité et de liberté pour que Dieu lui permette même de commettre des actes méritant l’enfer.

Il y a ici un point concernant l’exaltation de Dieu qu’il ne faut pas négliger. Exalter Dieu ne signifie pas le présenter sous un jour trop favorable et ne montrer que la vérité de Sa bonté et de Son amour. Exalter Dieu signifie présenter une image complète, à la fois de la bonté et de la sévérité de Dieu (Romains11:22 ).


Q : Que signifie ce passage en Ésaïe 5, 18-19 ?

R : Malheur à ceux qui disent vouloir que Dieu vienne bientôt, mais qui commettent des actes injustes. En d’autres termes, ils devraient faire attention à ce qu’ils demandent.


Q : Dans Ésaïe 5, 21, en quoi consiste exactement le problème de se croire sage à ses propres yeux ?

R : Même s’il n’y avait aucune autre raison pour laquelle Dieu n’apprécie pas cela, cela suffirait à justifier son désagrément. Cependant, il existe de nombreuses autres raisons. Imaginez que vous rencontriez un élève de l’école primaire qui penserait tout savoir et en serait fier. Les connaissances d’un élève de l’école primaire sont plus proches de celles d’un adulte que ne le sont les nôtres de celles de Dieu.

Proverbes 30, 8-9 montre également que lorsque les gens pensent avoir tout ce qu’il leur faut, ils ont tendance à renier Dieu en disant : « Qui est l’Éternel ? »


Q : Dans Ésaïe 5, 22-23, que signifie cette métaphore des « champions dans l’art de mélanger les boissons fortes » ?

R : C’étaient des experts dans l’art de préparer des boissons alcoolisées ; ils étaient fiers de leur savoir-faire, et les autres admiraient leur talent. Prenez garde à ce dont vous êtes fiers, et à ce pour quoi les autres vous admirent.


Q : Dans Ésaïe 5, 23, comment les gens justifient-ils les méchants en échange d’un pot-de-vin ?

R : On pourrait penser que les avocats de la mafia et certains avocats pénalistes ont un verset de la Bible spécialement écrit pour eux. Dans les affaires judiciaires, les décisions d’achat, les fusions, la politique et d’autres situations, les gens peuvent laisser le coupable s’en tirer à bon compte, lui accorder une peine légère et rejeter la responsabilité sur une autre partie, ou faire porter la responsabilité à une seule partie alors qu’elle était partagée.


Q : Dans Ésaïe 5:24, comment les gens peuvent-ils mépriser la parole de Dieu ?

R : Ils peuvent le faire de diverses manières.

Ignorer : Certains font simplement fi de ce que dit la Bible. À leur décharge, ils ont au moins l’honnêteté de ne pas suivre la Bible.

Se moquer de ce que dit la Bible, en agissant de manière provocante à sa guise.

Redéfinir les mots. Ainsi, une personne peut prétendre suivre la Bible, tout en affirmant que les passages auxquels elle ne veut pas croire ne sont que figuratifs ou culturels. Cela peut paraître convaincant, car certains passages de la Bible sont effectivement figuratifs ou ne s’appliquent qu’à une époque donnée. Pour savoir si quelqu’un s’efforce sincèrement d’interpréter correctement la Bible, il faut voir s’il cherche à comprendre l’intention de l’auteur d’origine.

Réduire : Certains chrétiens libéraux affirment que la Bible n’est pas la parole de Dieu, mais qu’elle contient la parole de Dieu. Ce qu’ils entendent par là, c’est que si vous êtes d’accord avec une partie de la Bible, cette partie devient la parole de Dieu pour vous. Si vous n’êtes pas d’accord avec une partie, vous n’êtes pas tenu de la suivre.

Compléter : Certains, notamment les catholiques et certaines sectes, affirment que la Bible est bonne mais insuffisante. Ils estiment qu’il est nécessaire de disposer d’autorités et d’enseignements supplémentaires placés sur un pied d’égalité avec la Bible.

Substitution : Certains de ceux qui prétendent compléter ou ajouter à ce qui figure dans la Bible substituent en réalité leur tradition à ce que Dieu a enseigné. Jésus a donné un exemple des pharisiens agissant ainsi avec leur tradition du « Corban » dans Marc 7, 9-13.


Q : Dans Ésaïe 5, 26, pourquoi Dieu lèverait-il une bannière (un drapeau) ici ?

R : Il s’agirait d’un signe visible de loin, signifiant « venez ici ». En d’autres termes, Dieu attirerait de puissantes armées, composées d’Assyriens et de Babyloniens, contre le pays d’Israël.


Q : Dans Ésaïe 5:26 et Zacharie 10:8, est-il inconvenant que Dieu « siffle », comme l’affirme le musulman Ahmad Deedat ?

R : En réalité, dans Ésaïe5:26 , il ne s’agit pas de « siffler » mais de « siffler comme pour appeler », comme lorsqu’on appelle une personne ou un animal à venir. Ésaïe5:26 dit : « [Il (Dieu)] siffle pour ceux qui sont aux extrémités de la terre. » De même, Zacharie 10:8 dit : « Je [Dieu] sifflerai pour qu’ils se rassemblent. » Il n’est pas indigne de Dieu d’appeler quelqu’un et que celui-ci doive venir et faire ce qu’Il lui ordonne.


Q : Dans Ésaïe 5, 27-28, cette armée fait-elle référence aux Babyloniens ou à une armée de l’Apocalypse ?

R : Il s’agit principalement de l’armée babylonienne de l’époque.


Q : Dans Ésaïe 5:29, que signifie l’expression « ils l’emportent, et personne ne peut la sauver » ?

R : Certaines traductions indiquent que la proie est emportée « en toute sécurité ». Cela ne signifie pas que la proie était en sécurité. Cela signifie que le prédateur a emporté la proie morte loin des autres. Les jeunes lions dont il est question ici ne sont pas des lionceaux, mais des lions dans la fleur de l’âge.


Q : Dans Ésaïe 6:1, Ésaïe était-il physiquement présent, ou avait-il une vision ?

R : Bien qu’Ésaïe ait pu être physiquement transporté dans un autre lieu, ces versets ne le mentionnent pas. Ils parlent simplement de ce qu’Ésaïe a vu ; il a donc très probablement eu une vision. La NIV Study Bible, p. 1025, indique également qu’il s’agissait probablement d’une vision.


Q : Dans Ésaïe 6:1, à quoi ressemblait la culture à l’époque d’Ésaïe ?

R : C’était une époque décevante. C’était une période de prospérité, du moins au début, mais cette prospérité leur avait fait perdre de vue Dieu et leur besoin de Lui.

Ozias est mort en 740/739 av. J.-C. Au cours des cinq dernières années, Tiglath-Pileser III d’Assyrie menait une campagne de conquêtes. De nombreux rois de Juda étaient mauvais, même si certains étaient bons et suivaient les commandements de Dieu. Ozias n’était ni l’un ni l’autre. Il servait Dieu et lui obéissait, jusqu’à ce que son orgueil prenne le dessus, comme le montre 2 Chroniques 26, 16-21. Mais bien que le roi (avec un « r » minuscule) fût mort, le Roi (avec un « R » majuscule) était toujours vivant et assis sur son trône.


Q : Dans Ésaïe 6, 1, s’agit-il d’un flash-back ?

R : Bien qu’il puisse s’agir d’un flash-back sur la mission d’Ésaïe, antérieure aux chapitres 1 à 5, rien n’impose que ce soit le cas. Dieu a donné à la plupart des prophètes la parole à prêcher sans leur accorder de vision céleste. Dieu aurait pu utiliser Ésaïe pour prophétiser, et après qu’Ésaïe eut obéi à cette mission, Dieu lui a accordé une vision céleste et une mission céleste.

De même, dans Amos 7, 14-15, ce n’est qu’à la fin du livre qu’Amos revient sur le moment où Dieu l’a appelé à être prophète.


Q : Dans Ésaïe 6, 1, est-ce le Père ou le Fils qui est assis sur le trône ?

R : Les Écritures ne le précisent pas, et les chrétiens ont des avis divergents, mais nous pouvons observer les faits suivants.

Dans Apocalypse 5, 1-8, une figure divine assise sur le trône se distingue de Jésus-Christ.

Isaïe a vu la gloire de Jésus selon Jean 12, 41. Jean a dit cela dans le contexte d’Isaïe 6, 10 et 53, 1.


Q : Dans Ésaïe 6, 1-13, pourquoi ce passage se trouve-t-il inséré au milieu d’Ésaïe 1-12 ?

R : Bien que les Écritures ne le précisent pas, on peut constater qu’Ésaïe 6 constitue en quelque sorte le point culminant d’Ésaïe 1 à 12. Les chapitres 1 à 5 d’Ésaïe sont plutôt généraux et constituent une trame de fond, tandis que les chapitres 7 à 12 sont d’ordre moral et historiquement spécifiques. Dans Ésaïe 7 à 11, l’arbre est abattu, mais dans Ésaïe 11, 1 et Ésaïe 6, 13, il reste une souche qui est encore vivante.


Q : Dans Ésaïe 6, 1, pourquoi Ésaïe se trouvait-il dans le Temple ; était-il prêtre ?

R : Il existe trois réponses possibles.

a) Ésaïe aurait pu être prêtre ou Lévite, mais ce verset ne confirme ni ne réfute cette hypothèse.

b) Ésaïe aurait pu se trouver dans la cour commune du Temple, où tous les Juifs pouvaient se rendre.

c) Dieu a conduit Ésaïe dans l’enceinte du Temple au cours d’une vision.


Q : Dans Ésaïe 6,2, combien y avait-il de séraphins à six ailes ?

R : Ésaïe ne le précise pas. Cependant, si les séraphins sont identiques aux quatre êtres vivants à six ailes mentionnés dans Apocalypse 4, 6-9, il y en avait quatre.


Q : Dans Ésaïe 6,2, les séraphins sont-ils ici identiques aux chérubins d’Ézéchiel 1,5-25 ; 9,3 ; 10,1-22 ; 41,18 et aux quatre êtres vivants d’Apocalypse 4,6-9 ?

R : Les chrétiens ont deux points de vue.

Non. La Bible n’aurait utilisé qu’un seul mot s’il s’agissait des mêmes êtres. La Bible utilise deux mots, nous devrions donc en faire de même. Voir le Commentaire de Keil-Delitzsch sur l’Ancien Testament, vol. 7, partie 1, p. 191. C’est le point de vue de Scofield, selon l’ouvrage « 1001 questions bibliques répondues », p. 338.

Oui. Il s’agit d’êtres si inhabituels, et rien dans aucune des deux descriptions n’est incompatible avec les autres descriptions. De plus, les chérubins d’Ézéchiel 41, 18 apparaissaient avec un visage humain et un visage de jeune lion.


Q : Dans Ésaïe 6:5, pourquoi Ésaïe a-t-il réagi ainsi ?

R : Ésaïe n’est pas ravi de voir Dieu ; au contraire, il est submergé par une terreur absolue ! Il sait qu’il est un homme aux lèvres impures, vivant au milieu d’un peuple aux lèvres impures. Mais contrairement aux autres, il le confesse et l’admet.

Ce chapitre est une curieuse juxtaposition de grande beauté et de grande terreur. D’autres exemples de personnes ayant réagi vivement à la vue du Seigneur se trouvent dans Job 42, 5-6 ; Pierre dans Luc 5, 8 ; et Jean dans l’Apocalypse 1, 17.


Q : Dans Ésaïe 6, 3, pourquoi la louange « Saint » est-elle répétée trois fois ?

R : Il y a deux réponses.

a) En hébreu, on exprimait le superlatif d’une chose en répétant le mot. Il suffit de poser la question aux habitants de Walla Walla, dans l’État de Washington. « Walla » est un mot amérindien signifiant « eau », et Walla Walla était un lieu où il y avait beaucoup d’eau. Mais dans Ésaïe 6, le mot « saint » a été répété trois fois.

b) Cela pourrait être une indication subtile de la Trinité divine : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, comme l’ont noté Eusèbe de Césarée (318-325 apr. J.-C.), Athanase d’Alexandrie (après Nicée), Grégoire de Nysse, Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.), les Constitutions apostoliques, Jérôme de Stridon, Cyrille d’Alexandrie (vers 444 apr. J.-C.), le Commentaire de Keil-Delitzsch sur l’Ancien Testament, vol. 7, partie 1, p. 193, et d’autres l’ont enseigné. Jean Calvin et le « Bible Knowledge Commentary : Ancien Testament », p. 1044, ne partagent toutefois pas cet avis.


Q : Dans Ésaïe 6, 6-7, pourquoi un séraphin a-t-il porté un charbon ardent aux lèvres d’Ésaïe ?

R : Commençons par un peu de contexte, puis nous passerons à la réponse. Le livre d’Ésaïe recèle de nombreuses surprises. Dans Ésaïe 1-2, le peuple est jugé devant le tribunal de Dieu, et après le verdict vient la déclaration : « pardonné ». Ésaïe disait qu’il était un homme aux lèvres impures, vivant parmi un peuple aux lèvres impures. Alors pourquoi un séraphin porte-t-il un charbon ardent à ses lèvres ? Pour les brûler ? Non, pour les purifier. Puisque le mot « séraphin » vient de « serap », qui signifie « brûlant » ou « celui qui brûle », il n’y a aucun problème à ce qu’un séraphin prenne un charbon ardent. La réponse se trouve dans Ésaïe 6, 7-8. Elle comporte deux points.

Ésaïe 6, 7 – Pour ôter l’iniquité d’Ésaïe ; Ésaïe a confessé qu’il était un homme aux lèvres impures. Nous ne savons pas s’il s’agissait d’un langage grossier, de paroles décourageantes ou de sarcasme, mais quoi qu’il en soit, cela le rendait peu apte à être un prophète transmettant la parole de Dieu. Notez qu’Ésaïe n’a pas parlé, ou n’a pas été autorisé à parler, tant que ses lèvres n’avaient pas été purifiées.

Ésaïe 6:8 – Pour faire de cet homme aux lèvres impures le porte-parole de Dieu afin qu’il proclame un message urgent et important.

Si vous estimez avoir un défaut qui vous rendrait inapte à un domaine du service de Dieu, vous avez peut-être raison. Mais même dans ce cas, Dieu peut non seulement vous pardonner, mais aussi vous purifier. En fait, Dieu peut même vous appeler à bien servir d’une manière pour laquelle vous n’étiez auparavant pas apte !


Q : Ésaïe 6:8-9 marque-t-il le début du ministère prophétique d’Ésaïe, ou, si ce n’est pas le cas, pourquoi a-t-il prononcé des prophéties avant cela, dans Ésaïe 1 à 5 ?

R : Il arrive qu’une personne vienne à Christ à un moment donné, puis vive plus tard une expérience « au sommet d’une montagne » qui approfondit considérablement sa relation avec Lui et son ministère. Bien que les chapitres 1 à 5 d’Ésaïe aient donné un aperçu général du ministère ultérieur d’Ésaïe, rien n’empêche Ésaïe d’avoir prophétisé ces choses avant d’avoir eu sa vision et avant que Dieu ne lui ait demandé de prêcher ce message dans Ésaïe 6, 8-9. Il faut parfois vivre une expérience terrifiante pour affiner notre concentration, comme cela a été le cas pour Ésaïe.


Q : Dans Ésaïe 6, 9-10, que demande Dieu à Ésaïe de proclamer ici ?

R : Il s’agit d’un ordre très étrange. Il est demandé à Ésaïe de dire au peuple de NE PAS comprendre, d’avoir le cœur endurci et d’être aveugle spirituellement ! Cependant, dans Ésaïe 6, versets 9-10, Dieu n’énonce pas l’objectif, mais plutôt le résultat.

Le message proclamé par Ésaïe était simple. En effet, dans Ésaïe 28, 9-10, on reprochait à Ésaïe de n’être bon qu’à enseigner aux enfants de maternelle. La leçon à en tirer est que si nous veillons à ce que notre message reste simple, les gens auront plus de chances de le comprendre et de s’en souvenir. Les auteurs des Évangiles, eux, s’en sont souvenus, puisque ce passage est cité dans Matthieu 13, 14-15 ; Marc 4, 10-12 ; Luc 8, 10 ; et Jean 12, 39-41.


Q : Dans Ésaïe 6, 9-11, puisque Ésaïe avait été appelé par Dieu et qu’il accomplissait l’œuvre de Dieu à la manière de Dieu, quel succès Ésaïe pouvait-il espérer pour son ministère ?

R : On pourrait naïvement penser qu’il serait certainement couronné de succès. Cependant, Dieu a dit au prophète, dans Ésaïe 6, 9-11, que le peuple, dans son ensemble, ne se repentirait pas. D’autres prophètes se sont également vu dire qu’ils devraient lutter, sous peine de ne pas connaître grand succès, comme on le voit dans Jérémie 1, 18-19 et Ézéchiel 2, 4-7.


Q : En Ésaïe 6, 10, qu’y a-t-il d’intéressant dans ce verset ?

R : Ésaïe, maître des styles, utilise ici un chiasme. Il parle du cœur, des oreilles et des yeux, puis des yeux, des oreilles et du cœur.


Q : Dans Ésaïe 6, 11-13, que dit-on exactement ici ?

R : Le peuple restera insensible jusqu’à ce que ce châtiment dévastateur se produise. Ésaïe ne se demande pas combien de temps il faudra avant que cela commence, car le cœur du peuple était déjà endurci. La question d’Ésaïe porte plutôt sur le temps qu’il faudra pour que ce jugement prenne fin, ce qui laisse entendre à quel point il sera sévère. À titre d’aparté, il existe une différence fondamentale entre les Juifs/Israélites (avant l’exil) et les Juifs (après l’exil). Les Israélites se tournaient fréquemment vers l’idolâtrie, ce que les Juifs n’ont jamais fait. Ésaïe5:13 indique que le peuple de Dieu serait exilé en raison de son manque de connaissance.


Q : Dans Ésaïe 6, 12-13, quelle est la signification de la réponse de Dieu à Ésaïe ?

R : Ésaïe devait prophétiser jusqu’à sa mort ou jusqu’à ce que le jugement survienne. Cependant, il resterait un reste du peuple après le jugement.


Q : Dans Ésaïe 6, 13, qu’est-ce qu’un térébinthe ?

R : Le térébinthe est un arbre au port étalé, mesurant moins de 25 pieds de haut. Son nom scientifique est Pistacia terebinthus, de la variété palaestina.


Q : Dans Ésaïe 6:13, en quoi les Israélites et les Juifs ressemblaient-ils à un chêne et à ses glands ?

R : Un chêne peut être abattu, mais sa souche peut donner naissance à de nouvelles pousses. Les glands qui donnent naissance à un autre chêne peuvent survivre même si la plante mère meurt.


Q : Dans Ésaïe 6:13, combien y a-t-il d’espèces de chênes en Palestine ?

R : On dénombre environ 24 espèces du genre Quercus en Palestine. Parmi celles-ci, on trouve notamment l’ilex, le coccifera (chêne à kermès), le palaestina, le sessiliflora, le lusitanica, l’aegilops et le cerris.


Q : Dans Ésaïe 7, 1-17, quelle est la structure du texte ?

R : Il s’agit d’un chiasme.

7, 1-2 : La maison de David est menacée.

- 7, 3-6 : Les fils d’Ésaïe et les projets de l’alliance syro-samarienne

- - 7,7-9 La parole de réconfort du Seigneur

- - - 7,10-12 L’incrédulité des Israélites

- - 7:13-15 Le signe de jugement du Seigneur

- 7:16 Le fils de la Vierge, et l’alliance syro-samarienne sera détruite

7, 17 La maison de David sera détruite

À plus grande échelle, les chapitres 7 à 12 d’Ésaïe ont été appelés « le Cantique d’Emmanuel ».


Q : Dans Ésaïe 7, 2, qui est Éphraïm ici ?

R : Le nom de ce fils de Jacob est devenu celui de la plus grande tribu du nord. Il s’agissait d’un synonyme désignant l’ensemble du royaume du nord. Le roi assyrien Tiglath-Pileser III a vaincu les armées réunies de la Syrie (Aram) et de Samarie. Bien qu’il n’ait occupé que Damas et non Samarie, cette dernière a été anéantie en tant que force militaire.


Q : Dans Ésaïe 7:3, qui était Shear-Jashub ?

R : Il s’agissait du fils d’Ésaïe. Son nom signifie « un reste reviendra ».


Q : Dans Ésaïe 7:4, que dit précisément Ésaïe à Achaz de faire ?

R : L’expression en anglais « Calmez-vous et taisez-vous » signifie qu’Achaz devait rester calme et ne rien faire. Achaz avait le choix entre trois options : 1) s’allier à la Syrie et à la Samarie, 2) s’allier à l’Assyrie, ou 3) rester neutre. Ésaïe lui recommandait en substance d’opter pour la troisième solution, mais Achaz choisit la deuxième. En d’autres termes, il préféra la sécurité offerte par le roi d’Assyrie à celle que lui procurait Dieu. Comme l’écrit Barry G. Webb dans *The Message of Isaiah* (p. 64) : « Tout ce sur quoi nous comptons au lieu de faire confiance à Dieu finira par se retourner contre nous et nous dévorer. »


Q : Dans Ésaïe 7, 5-6, 9, quelle est la signification du fait de ne pas mentionner le roi Pékach par son nom (sauf dans Ésaïe 7, 1), mais de ne le désigner que comme « le fils de Remalia » ?

R : Il s’agit peut-être d’une marque de mépris, et ce pour deux raisons. Pékach n’était pas le roi légitime d’Israël. Il avait assassiné Pékachia pour s’emparer du trône (2 Rois15:23 -30). Dans 2 Chroniques 28, 6, Pékach a tué 120 000 habitants de Juda. Il a régné vingt ans, avant d’être à son tour assassiné par Osée, comme le rapporte 2 Rois 15, 30. De plus, le fils de Tabeel aurait pu usurper le trône à Damas. Ésaïe souligne qu’ils étaient d’une si faible importance qu’il ne mentionne même pas leurs noms. Tous deux seraient morts dans les deux ans.


Q : Dans Ésaïe 7:8, que prophétise Ésaïe au sujet de ces 65 ans ?

R : Ésaïe a prononcé cette prophétie vers 734 av. J.-C. En 734 av. J.-C., les Assyriens ont conquis la Philistie et la côte. En 732 av. J.-C., les Assyriens ont conquis Damas, la Transjordanie, la Galilée et Meguiddo. En 722 av. J.-C., environ 12 ans plus tard, le royaume du Nord fut conquis, la plupart des Israélites furent déportés et quelques autres peuples furent amenés en Israël. Cependant, en 669 av. J.-C. (65 ans après 734 av. J.-C.), le roi suivant, Esarhaddon, fit venir en Israël un nombre bien plus important de personnes.

En 701 av. J.-C., les Assyriens assiégèrent Jérusalem, mais Dieu délivra Jérusalem des Assyriens. Les chapitres 18 à 20 du deuxième livre des Rois fournissent davantage de détails à ce sujet. De manière définitive, Dieu a délivré son peuple par la mort expiatoire du Messie sur la croix.


Q : Dans Ésaïe 7, 8-9, quelle est la structure littéraire de ce passage ?

R : La structure est la suivante :

A1 : Car la tête de l’Aram, c’est Damas

- B1 : et la tête de Damas, c’est Retsin

-- C1 : D’ici soixante-cinq ans, Éphraïm sera anéanti en tant que peuple

A2 : La tête d’Éphraïm, c’est Samarie

- B2 : et le chef de Samarie est le fils de Remaliah

-- C2 : Si vous ne restez pas fermes dans votre foi, vous ne tiendrez pas du tout.

Outre le fait qu’il s’agisse d’une poésie bien écrite, un style comme celui-ci nous montrerait que des vers n’ont été ni ajoutés ni supprimés.


Q : Dans Ésaïe 7, 10-11, pourquoi a-t-on demandé à Achaz de demander un signe à cet endroit ?

R : Dieu a invité Achaz à lui demander un signe ou un miracle. Achaz a refusé d’en demander un, pensant probablement à Deutéronome 6, 16. Mais la demande d’Ésaïe ne visait pas à obtenir un signe prouvant que Dieu est le vrai Dieu, mais plutôt, à l’instar de celle de Gédéon, à confirmer qu’il s’agissait bien de la volonté de Dieu. Or, Achaz n’a pas jugé bon de demander, car il avait élaboré ses projets sans se soucier de la volonté de Dieu.

Au lieu de cela, Achaz a choisi de ne pas demander de signe, et c’est pourquoi aucun signe impressionnant ne lui a été donné à voir. En revanche, Dieu a permis un double accomplissement de cette prophétie. Le mot « femme » peut ici être traduit par « jeune fille » ou par « vierge ». La femme d’Ésaïe a donné naissance à un enfant qui a permis l’accomplissement immédiat de cette prophétie. Cette naissance ne semble toutefois pas présenter de caractère particulièrement miraculeux. Des siècles plus tard, Jésus allait naître d’une vierge.

On peut prouver que l’interprétation de ce mot comme signifiant « vierge » n’est pas une « invention chrétienne », car la traduction grecque de la Septante, rédigée plusieurs siècles avant Jésus-Christ, traduisait ce mot par parthenos, c’est-à-dire « vierge ». L’ouvrage sceptique *Le Guide d’Asimov sur la Bible*, p. 532, omet de le souligner, affirmant à tort que la vision chrétienne repose sur le mot traduit dans la version du roi Jacques. (Plus loin, à la page 781, Asimov affirme à tort que la traduction de ce mot par « vierge » remonte à Matthieu, alors que la Septante utilisait déjà ce mot bien avant.)


Q : Dans Ésaïe 7, 10-12, Achaz n’a-t-il pas voulu demander alors qu’on lui avait dit de le faire ?

R : À première vue, il semble qu’Achaz n’ait pas voulu pécher en mettant Dieu à l’épreuve. Cependant, Achaz ne suivait pas Dieu lorsque celui-ci, par l’intermédiaire d’Ésaïe, lui a ordonné de demander.

Achaz connaissait son propre cœur. Peut-être n’avait-il pas la foi nécessaire pour croire que Dieu agirait dans cette situation, et il se sentait mal à l’aise dans une situation où la foi était requise.

Si vous vous trouvez dans une situation similaire, rappelez-vous que c’est Dieu qui agit, et non pas vous.

Achaz croyait en Dieu intellectuellement. Cependant, à ce moment-là, il ne faisait pas confiance à Dieu pour le délivrer. Dans la parabole de Jésus sur les quatre types de sol, le Christ a mentionné ceux qui croiraient, mais qui se détourneraient lors des épreuves ou des persécutions. C’est là un exemple de piété extérieure et d’hypocrisie intérieure. Mais malheureusement, Achaz n’est pas le seul dans ce cas.


Q : Dans Ésaïe 7:13, en quoi Achaz lassait-il Dieu, et comment les gens peuvent-ils lasser Dieu aujourd’hui ?

R : Non seulement Achaz lassait Dieu, mais la maison de David, c’est-à-dire les rois de Juda, l’avait également lassé. Ils faisaient semblant de suivre Dieu, mais ils ne lui obéissaient pas dans leur cœur.

Aujourd’hui, Dieu peut se lasser des gens qui l’honorent des lèvres, mais dont le cœur est loin de lui (Matthieu 15, 8-9 ; Ésaïe 29, 13).


Q : Dans Ésaïe 7, 14 et Ésaïe 8, 8, le terme « Immanuel/Emmanuel », qui signifie « Dieu avec nous » ou « Dieu est avec nous », fait-il référence à Jésus-Christ ?

R : Oui, selon Matthieu 1, 20-23. De plus, les textes ougaritiques utilisent une expression similaire pour annoncer la naissance d’un membre de la royauté. Soit dit en passant, bien que « el » fût un élément courant dans les noms, le terme « Emmanuel » n’apparaît pas dans la Bible en tant que nom ou titre avant son utilisation ici. Tertullien, dans son ouvrage Contre Marcion, livre 3, chapitre 12 (207 apr. J.-C.), aborde également ce sujet.

À titre de note historique, l’un des premiers chrétiens à avoir utilisé ces passages à des fins apologétiques fut Irénée de Lyon dans *Contre les hérésies*, p. 452 (écrit vers 182-188 apr. J.-C.). Origène (225-254 apr. J.-C.) a également mentionné cet élément comme messianique dans *Contre Celse*, livre 1, chapitre 36, p. 411.


Q : Dans Ésaïe 7,14, puisque le Messie sera appelé Emmanuel, pourquoi a-t-il été appelé Jésus dans Luc 1,31 ?

R : Un chrétien chinois était très perplexe face à cette question, et voici la réponse qui lui a été donnée.

Lorsque vous êtes né, quel nom vous a-t-on donné ? C’était votre prénom chinois, n’est-ce pas ? Or, aux États-Unis, comment vos collègues vous appellent-ils ? C’est votre prénom anglais, n’est-ce pas ? De la même manière, le véritable « prénom de naissance » du Messie est « Jésus ». Cependant, Jésus est Dieu, et porte le titre d’« Emmanuel », c’est-à-dire « Dieu avec nous ».


Q : Ésaïe 7, 14-16 fait-il référence au roi d’Assyrie, à Ézéchias ou à Jésus ?

R : Il s’agit là d’un exemple de prophétie à double accomplissement. Tout d’abord, le mot hébreu signifiant « vous » est ici au pluriel. Cette prophétie fait probablement référence à quelqu’un de cette époque, sans doute le fils (conçu naturellement) d’Ésaïe, ainsi qu’à la naissance virginale de Jésus. Le mot « vierge » utilisé ici est intéressant. Il existe deux mots hébreux pour désigner une vierge. L’un d’eux (betulah) signifie uniquement « n’ayant jamais eu de relations sexuelles avec un homme », mais ce n’est pas le mot utilisé ici. Le mot employé (almah) a deux sens : « n’ayant jamais eu de relations sexuelles avec un homme » et, plus généralement, « jeune fille ». Pour prouver que ce second mot était également compris comme signifiant « vierge », la traduction grecque de l’Ancien Testament, appelée la Septante, a utilisé le mot parthenos, qui signifie uniquement « vierge ». L’Encyclopédie des difficultés bibliques, p. 267-268, souligne également que, sur les sept occurrences du mot hébreu « almah » dans la Bible, il désigne à chaque fois une jeune fille qui n’a jamais eu de relations sexuelles.

D’un point de vue historique, Tertullien, dans le chapitre 13 du livre 3 de ses « Cinq livres contre Marcion » (207 apr. J.-C.), a répondu à cette objection. Il déclare : « Ils sont toutefois réfutés par cette considération : rien de la nature d’un signe ne peut en aucun cas découler de ce qui est un événement quotidien, à savoir la grossesse et la maternité d’une jeune femme. Une mère vierge est à juste titre considérée comme ayant été proposée par Dieu en tant que signe… »


Q : Dans Ésaïe 7, 14-16, étant donné que les mots hébreux ha almah peuvent signifier aussi bien « la jeune fille » que « la vierge », pourquoi Matthieu1:23 affirme-t-il qu’Ésaïe 7, 14-16 parle d’une vierge qui aura un fils ? Cela ne s’est-il pas déjà accompli à l’époque d’Ésaïe ?

R : De nombreuses prophéties ont un double accomplissement. En particulier, Ésaïe 7, 14-16 utilise un mot hébreu, « almah », qui peut se traduire par « jeune fille » ou « vierge » ; c’est le même mot que celui utilisé pour désigner l’enfant Miriam, qui était les deux à la fois, dans Exode 2, 8. Il existait un autre mot hébreu pour désigner une « vierge », betulah (à l’instar du mot akkadien batultu), mais celui-ci n’a pas été utilisé ici. La prophétie a été prononcée en 735 av. J.-C., la Syrie a été détruite en 732 av. J.-C., et 12 ou 13 ans plus tard, la prophétie s’est accomplie lorsque les Assyriens ont détruit et déporté Israël.

L’une des raisons pour lesquelles le terme « betulah » n’a peut-être pas été utilisé est que, dans l’usage ancien, il ne désignait pas toujours une vierge. Par exemple, « betulah » désigne une femme mariée dans Joël 1, 8 et à plusieurs reprises dans Jérémie 25.

Cette prophétie faisait également référence à une naissance virginale. Pour prouver qu’elle était comprise de cette manière, la Septante, traduite plus d’un siècle avant la venue du Christ, a traduit ce mot par « parthenos », qui ne peut signifier que « vierge ». Par conséquent, bien que la traduction de la Septante n’ait pas pu rendre les deux sens, elle prouve que les traducteurs juifs acceptaient pleinement le sens de « vierge ».

De plus, l’ouvrage *Hard Sayings of the Bible*, p. 300-302, soulève trois points révélateurs :

a) « vous » est au pluriel. Cela signifie que le signe s’adresse à toute la maison de David, et pas seulement à Achaz.

b) Le mot « ‘almah » peut désigner soit une jeune fille, soit une vierge, mais il n’existe pas un seul cas où il désigne une femme mariée.

c) L’article défini devant « ‘almah » (ha’almah) devrait inciter à traduire cette expression par « la vierge / la jeune fille ».


Q : Dans Ésaïe 7, 14-16, l’accomplissement immédiat de cette prophétie pourrait-il être la naissance d’Ézéchias, le fils d’Achaz ?

R : Non, car Ézéchias était déjà né et avait environ dix ans au moment de la prophétie.


Q : Dans Ésaïe 7, 14, qui était la femme en travail à ce moment-là ?

R : Cette prophétie a un double accomplissement. L’accomplissement ultime est Marie, la mère de Jésus.

Il ne pouvait s’agir de l’épouse d’Ésaïe, car celle-ci avait déjà un enfant (Shear-Jashub) et n’était donc pas vierge ; de plus, l’enfant d’Ésaïe ne s’appelait pas Emmanuel. En revanche, cela pourrait faire référence à la femme fiancée qui allait devenir la deuxième épouse d’Ésaïe, car sa première épouse est vraisemblablement décédée peu après la naissance de Shear-Jashub.

Conclusion : Aujourd’hui, nous ne pouvons pas déterminer qui était cette femme dans l’accomplissement immédiat, si ce n’est que le fils n’était pas Ézéchias. Cependant, l’accomplissement ultime s’est réalisé avec Marie et Jésus, comme le dit Matthieu1:23 .


Q : Dans Ésaïe 7,15, cela vient-il étayer le concept d’un âge de responsabilité ?

R : Cela va dans ce sens, mais ne le prouve pas. Il existe un âge, qui peut varier d’un enfant à l’autre, à partir duquel ils distinguent le bien du mal. Le passage de l’épître aux Romains4:15 montre que le péché existe toujours, mais qu’il n’est pas considéré comme une transgression lorsque la personne n’était pas en mesure de savoir que c’était mal.

De nombreux chrétiens pensent que les bébés et les jeunes enfants qui meurent, n’ayant commis aucun péché intentionnel, iront au ciel par Jésus. Jésus reste nécessaire en tant que leur Sauveur pour purifier leur nature et pardonner leurs péchés involontaires.

Un autre point de vue consiste à dire qu’immédiatement après la mort, les personnes qui meurent sans avoir eu la connaissance nécessaire pour accepter ou rejeter Jésus se verront offrir la possibilité de prendre la même décision qu’elles auraient prise si elles avaient été en vie. On trouve un appui (mais pas une preuve) à cette thèse dans 1 Pierre3:19 -20 et 1 Pierre 4:5-6.

Un troisième point de vue est que, puisque les justes comme les injustes ressusciteront pendant le Millénium, ceux qui n’en ont pas eu l’occasion auparavant en auront alors une. Vous pouvez en savoir plus sur le Millénium dans Apocalypse 20:2-11.


Q : Dans Ésaïe 7:20, est-il inconvenant que Dieu soit qualifié de « barbier », comme l’affirme le musulman Ahmad Deedat ?

R : Ésaïe7:20 ne dit pas spécifiquement que Dieu est un barbier, mais, de manière métaphorique, Dieu fera en sorte que les Assyriens rasent la barbe des Israélites impies.

Il y a deux « aspects » à « prendre en compte ». 1) Un rasoir permet un rasage de près, et ils frôleraient de peu la mort avec le couteau assyrien tout près de leur peau. 2) Dans cette culture, raser la barbe d’un homme contre son gré constituait une insulte, comme l’indique 2 Samuel 10, 4. La nation serait humiliée par les Assyriens.


Q : Dans Ésaïe 7:21-25, que prophétise-t-on exactement ici ?

R : Cela fait référence à un changement climatique progressif en Israël. Sans irrigation, l’Israël d’aujourd’hui serait plus aride qu’il ne l’était à l’époque antérieure au Christ.


Q : Dans Ésaïe 8, 1-9, 4, quelle est la structure de cette section ?

R : La structure est assez complexe ; elle comporte quatre oracles et deux réflexions.

Prophétie d’une période de ténèbres

Ésaïe 8, 1-4 Premier oracle : prompt à piller, prompt à ravager

Ésaïe 8, 5-10 Deuxième oracle : un fleuve paisible ou un fleuve déchaîné

Ésaïe 8, 11-15 Troisième oracle : La pierre d’achoppement

Ésaïe 8, 16-18 Réflexion : Gardez précieusement les paroles de la prophétie et attendez avec espoir

Esaïe 8, 19-22 Réflexion : Ignorez les faux prophètes et écoutez la parole de Dieu.

Après cela, une prophétie annonçant un temps de lumière

Esaïe 9, 1 Réflexion : Finie la morosité : l’aube approche

Esaïe 9, 2-7 Quatrième oracle : Ceux qui marchaient dans les ténèbres ont vu une grande lumière

Q : Dans Ésaïe 8, 1, ce mot doit-il être traduit par « rouleau » ou par « tablette » ?

R : Le mot hébreu utilisé ici, gillayon, désigne simplement une grande surface d’écriture plane ; il pourrait donc être traduit de l’une ou l’autre manière. Il s’agissait probablement d’une grande pancarte.


Q : Dans Ésaïe 8,1-4, pourquoi Ésaïe aurait-il donné à son fils le nom de Maher-Shalal-Hash-Baz et fait inscrire ce nom ?

R : Ce nom, qui signifie « prompt à piller, prompt au butin », indique que toutes les richesses de Damas et de Samarie seraient emportées en Assyrie. Il s’agit du nom propre le plus long de la Bible. Il fit inscrire ce nom dans le temple comme s’il s’agissait d’un acte de propriété. Ésaïe, représentant Dieu, transfère officiellement la propriété des richesses de Damas et de Samarie à l’Assyrie. Les événements décrits dans Ésaïe 7 se sont apparemment déroulés avant qu’Achaz ne prenne la décision de soutenir Samarie et Damas, de demander l’aide de l’Assyrie contre elles, ou de rester neutre. L’oracle d’Ésaïe 8 s’est apparemment produit après qu’Achaz eut pris la décision de s’allier à l’Assyrie.

Parfois, les ennemis, et ce qui semble aujourd’hui être d’énormes problèmes à résoudre, disparaîtront rapidement sans que vous ayez à intervenir. Comment savoir quand il faut a) rester calme, c’est-à-dire ne pas réagir de manière excessive, et b) intervenir d’urgence pour régler un problème ? C’est là que nous avons besoin de la direction de Dieu. Mais au-delà de cela, nous avons également besoin de la paix de Dieu. Il y a quatre étapes à suivre face à toute crise ou crise apparente : 1) prier, 2) faire ce que Dieu attend de nous, 3) communiquer avec toute personne à qui nous devons parler, et 4) être en paix à ce sujet, en laissant les résultats entre les mains de Dieu. Comme l’a dit la reine Esther dans Esther 4, 16 : « Et si je péris, je péris ! »


Q : Dans Ésaïe 8:2 et 2 Rois 16:10-16, que savons-nous de cet Urie ?

R : Cet Urie était un prêtre, et non le soldat tué à l’époque de David. Il s’agissait apparemment d’un grand prêtre, car il a modifié le culte au temple afin d’y inclure les dieux païens de Damas sous le règne du roi Achaz de Juda. Vous pouvez en savoir plus à ce sujet dans 2 Rois 16, 10-16.


Q : Dans Ésaïe 8:3, qui est la prophétesse ? A-t-elle elle aussi prophétisé ?

R : Il s’agit de l’épouse d’Ésaïe. Même si elle a peut-être prophétisé, il est probable qu’elle ait été appelée « la prophétesse » simplement parce qu’elle était l’épouse du prophète.


Q : Dans Ésaïe 8:6, que sont les eaux de Siloé ?

R : Également appelée la source de Siloé, il s’agissait d’une source souterraine secrète au débit paisible qui alimentait Jérusalem en eau. Ce cours d’eau vital était opposé au déferlement violent de l’Euphrate. En hébreu, Josué 24, 15 désigne également l’Euphrate simplement par « le fleuve ». Ils « rejetèrent » Shiloah (ma’as en hébreu) et se réjouirent (mesos en hébreu) de la chute de Rezîn aux mains de leur allié, l’Assyrie.


Q : Dans Ésaïe 8:8, quel est le rapport entre le mot « Emmanuel » et Jésus ?

R : Emmanuel signifie ici « Dieu est avec nous », et le contexte est celui du désespoir, comme dans « Que Dieu nous vienne en aide ». Bien que ce verset ne nous apprenne rien de spécifique sur Jésus, cette répétition du mot issu de la prophétie messianique d’Ésaïe7:14 nous enseigne comment nous pouvons compter sur les promesses de Dieu. Les eaux puissantes de l’Euphrate font référence à la nation assyrienne, et peut-être aux Babyloniens, qui auraient failli noyer Juda « jusqu’au cou ».

Pourtant, comme l’indique *The Bible Knowledge Commentary : Old Testament*, p. 1051, « le mot Emmanuel assurait aux auditeurs que Dieu n’avait pas oublié son peuple de l’alliance et qu’il serait avec eux ».

En réalité, le mot « Emmanuel » est le mot clé d’Ésaïe 8:1-10. En lisant Ésaïe 8:1-8a, et en s’arrêtant au milieu du verset 8, on pourrait avoir l’impression que ce « déluge » de l’armée sera si violent que Juda sera anéanti à jamais. Pourtant, la promesse de Dieu concernant Emmanuel s’accomplirait, garantissant ainsi la survie de Juda. Ésaïe 8, 8b-10 offre un contraste saisissant avec les versets précédents. Ces nations envahissantes seraient anéanties. Curieusement, ce passage ne contient aucune promesse concernant le triomphe de Juda, mais seulement l’anéantissement des ennemis de Dieu ; et pour réaffirmer qui est à l’origine de cet anéantissement, Ésaïe 8, 10b déclare : « Car Dieu est avec nous. »


Q : Dans Ésaïe 8:12, comment savoir s’il s’agit ou non d’un complot ?

R : Certaines personnes s’appuient sur l’opinion générale. Si des personnes que vous respectez affirment qu’il s’agit d’un complot, vous pensez alors que c’en est un. Lorsqu’elles disent que cela ne peut pas en être un, alors ce n’en est pas un. Cette méthode est dépourvue de faits et de preuves. Et peut-être même que cela leur est indifférent.

Une meilleure approche consiste à examiner les preuves, non seulement par vous-même, mais aussi avec d’autres personnes.

1) Restez ouvert à l’hypothèse qu’il s’agisse d’un complot, tout comme à celle qu’il n’en s’agisse pas, aussi impopulaire que puisse être l’un ou l’autre point de vue. Restez également ouvert à la conclusion selon laquelle vous ne serez pas en mesure de vous prononcer avec certitude dans un sens ou dans l’autre.

2) Rassemblez tous les éléments de preuve, des deux côtés, et pas seulement d’un seul côté.

3) Écartez les éléments de preuve non valables. Par exemple, lorsqu’une personnalité publique respectée affirme qu’une chose est ou n’est pas d’une certaine manière, sans fournir la moindre preuve, vous pouvez écarter cette affirmation. Il arrive souvent que des experts compétents et respectés dans un domaine s’expriment avec autorité sur un sujet relevant d’un autre domaine, alors que leur autorité en la matière est totalement infondée. Veillez toutefois à appliquer un filtre cohérent. Les gens refusent parfois d’accepter des éléments de preuve qui contredisent ce qu’ils souhaitent croire, à moins qu’il ne s’agisse de preuves quasi irréfutables. En revanche, ils acceptent des éléments de preuve fragiles et des arguments bancals, dès lors qu’ils viennent étayer leur point de vue.

4) Examinez la cohérence des arguments. Par exemple, certains arguments (mais pas tous) en faveur de l’avortement pourraient tout aussi bien servir d’arguments pour justifier le meurtre de bébés quelques secondes avant leur naissance, voire après. Certains arguments (mais pas tous) en faveur de la position pro-vie pourraient tout aussi bien servir d’arguments contre la contraception, qu’il s’agisse de la méthode du rythme ou d’autres méthodes.

5) Ne présumez pas systématiquement que les intentions de la partie adverse sont motivées par le profit ou la malveillance. Parfois, il s’agit simplement de bêtise. Ou bien, il se peut que vous ayez tort. Ou encore, de manière plus subtile, il se peut qu’ils aient en grande partie tort, mais qu’une petite partie de ce qu’ils disent soit légitime.

6) Prenez une décision. Cependant, il arrive parfois qu’une décision ne soit ni l’un ni l’autre des extrêmes, qu’elle doive être très ferme dans un sens, ou qu’elle représente une troisième voie. Ou bien votre conclusion pourrait être que vous ne pouvez pas savoir.

Parfois, vous pouvez étudier, d’un point de vue psychologique, pourquoi certaines personnes croient à des mensonges tels que l’Holocauste n’a jamais eu lieu, que la Terre est plate, que l’homme n’a jamais marché sur la Lune, ou que Mahomet n’est jamais mort. (Certains musulmans ont cru cela au cours de l’histoire, mais ils représentent moins de 1 % de l’ensemble des musulmans.)


Q : Dans Ésaïe 8:14, en quoi Dieu est-il un sanctuaire ?

R : Bien qu’un sanctuaire soit un lieu saint, ce n’est pas là l’essentiel ici. Le Temple était un sanctuaire, et Dieu est un refuge, de sorte que lorsqu’une personne cherche refuge en Dieu comme en son sanctuaire, Dieu la protège. La dernière partie d’Ésaïe 8:14, qui fait référence à l’Éternel, est citée dans 1 Pierre 2:8 en référence au Christ.


Q : Dans Ésaïe 8,18, quand cette prophétie s’est-elle accomplie ?

R : Cette prophétie a connu à la fois un accomplissement direct du vivant d’Ésaïe, lorsque l’Assyrie a conquis Damas et Samarie, et un accomplissement futur.


Q : Dans Ésaïe 8, 19-20, en quoi consiste exactement le problème lorsqu’on demande conseil à des devins et à des spirites ?

R : Dieu a dit de ne pas le faire. On peut distinguer au moins trois raisons pour lesquelles Dieu aurait dit cela.

1. Un manque de confiance en la providence et en la direction de Dieu. Nous pouvons faire confiance à Dieu pour nous révéler tout ce que nous avons besoin de savoir, même si ce n’est pas toujours tout ce que nous souhaitons savoir.

2. Se fier à la divination ou aux esprits, c’est ne pas confier sa vie à Dieu. Se fier aux médiums et aux esprits nous expose également au monde démoniaque de l’occultisme.

3. Enfin, comme le peuple agissait ainsi, Dieu lui cachait Son visage (et Sa direction), selon Ésaïe 8:17.

Jérémie2:13 , dans le contexte de l’idolâtrie, dit : « Car mon peuple a commis deux maux : il m’a abandonné, moi, la source d’eau vive, et il s’est creusé ses propres citernes, des citernes fissurées qui ne retiennent pas l’eau. »

Ésaïe 8:19 peut être traduit par « chuchoter et marmonner », mais il peut également être traduit de manière moqueuse par « couiner et gémir ».


Q : Dans Ésaïe 8:19-20, cela concerne-t-il le mormonisme ?

R : Cela concerne tous ceux qui cherchent conseil auprès de l’occultisme et des morts, et pas seulement le mormonisme. Cependant, cela concerne les mormons d’au moins trois façons.

La « voyance par le verre » était une pratique occulte au XIXe siècle, consistant pour une personne à prétendre pouvoir trouver un trésor enfoui en regardant dans un verre. Cette pratique était si courante qu’à New York, une ordonnance avait été adoptée pour l’interdire. Joseph Smith, fils, dans le petit village de Palmyra, dans l’État de New York, a été reconnu coupable du délit de « voyance par le verre ». Des archives judiciaires ont été retrouvées qui le confirment.

La pierre de voyance. Après s’être adonné à la voyance par le verre, Joseph Smith a ensuite prétendu traduire le Livre de Mormon en regardant une pierre placée dans un chapeau.

Le Livre d’Abraham des mormons aurait été traduit de la même manière, à partir de papyrus égyptiens anciens. Nous disposons aujourd’hui de ces papyrus, et il va sans dire que la traduction de Joseph était un faux. Joseph a même rédigé un « Alphabet et grammaire égyptiens », dans lequel il a apparemment tenté d’enseigner aux autres sa version de l’« égyptien réformé ».


Q : Les versets Ésaïe 9:1 et Ésaïe 9:2 vont-ils ensemble, ou Matthieu 4:14-16 a-t-il eu tort de les regrouper ?

R : Ils vont de pair, car Ésaïe 9,1 constitue une transition entre les deux sections.

Ésaïe 9:1 est en réalité désigné sous le numéro Ésaïe 8:23 dans les Bibles juives modernes et dans la « New Jerusalem Bible ». Il est vrai qu’Ésaïe8:22 et Ésaïe 9:1 sont liés, car Ésaïe8:22 parle d’un peuple plongé dans les ténèbres, tandis qu’Ésaïe 9:1 annonce la fin des ténèbres.

Cependant, Ésaïe 8:22 évoque des personnes qui seront chassées dans les ténèbres, Ésaïe 9:1 affirme qu’il n’y aura plus de ténèbres pour Zabulon et Nephthali, et Ésaïe 9:2-7 explique comment le peuple qui était dans les ténèbres verra une grande lumière.

Il est intéressant de noter qu’Asimov tente de faire valoir qu’Ésaïe 9:1, où il est dit que ceux qui étaient dans la morosité verront celle-ci s’évanouir, ne concerne pas ceux qui étaient dans les ténèbres et qui ont vu une grande lumière dans le verset suivant.


Q : Dans Ésaïe 9, 1-2, comment s’est accompli le fait que la Galilée des nations serait honorée ?

R : Jésus a passé beaucoup de temps dans cette région, située à l’ouest de la mer de Galilée. L’expression hébraïque peut signifier « ombre de la mort » ou « terre des ténèbres ». Cette prophétie s’est explicitement accomplie selon Matthieu 4, 15-16. Soit dit en passant, Ésaïe 9, 1 dans les Bibles chrétiennes correspond à Ésaïe 8, 23 dans les Bibles juives, telles que le texte massorétique et la traduction moderne JPS. Néanmoins, le contenu est le même.

L’idée selon laquelle le Messie apparaîtrait d’abord en Galilée figure également dans le Talmud juif et le Midrash juif, selon le *Litteratur-blatt des Orients*, 1843, col. 776.


Q : Les versets Ésaïe 9:1, 6 et 7 pourraient-ils faire référence à Bahá'u'lláh, chef spirituel des bahá'ís, puisque Jésus ne portait pas le gouvernement sur ses épaules (Bahá'u'lláh et la nouvelle ère, p. 261-262) ?

R : Non, le pouvoir reposera sur les épaules de Jésus lors de son retour. Cela ne peut pas faire référence à Bahá’u’lláh pour les raisons suivantes :

a) Bahá’u’lláh n’a pas été appelé « Dieu puissant » (Ésaïe 9:6)

b) Bahá’u’lláh n’a pas brisé « le joug de leur fardeau » pour le peuple de Galilée « comme au temps de Madian » (Ésaïe 9, 4) ;

c) Bahá’u’lláh n’a pas non plus exercé de pouvoir, et les bahá’ís ne prétendent pas que Bahá’u’lláh reviendra.

d) Même si les bahá’ís pourraient souhaiter gouverner le monde, leur Maison internationale de justice n’a aucune pertinence en matière de politique et de gouvernement aux XXe et XXIe siècles.


Q : Dans Ésaïe 9:6, que signifie ici « Merveilleux » (pele’ en hébreu) ?

R : Tout d’abord, il s’agit ici d’un nom et non d’un adjectif ; la forme adjectivale est « pel’i ». Le mot hébreu a un sens plus large qu’en français. Ces deux formes peuvent signifier « exceptionnel », « distingué » ou « spectaculaire » (dans un sens positif ou négatif, comme dans 2 Samuel 13:2). Cela peut désigner quelque chose que seul Dieu peut accomplir, c’est-à-dire surnaturel. Nous disposons d’ailleurs d’une expression moderne qui se rapproche beaucoup de cet aspect de « pele’ » : « hors du commun ».

Lorsqu’un ange du Seigneur rendit visite à Manoah, le père de Samson, et que Manoah lui demanda son nom, l’ange lui demanda pourquoi il souhaitait connaître son nom, car celui-ci était « au-delà de toute compréhension » (en hébreu pil’i, « merveilleux ») dans Juges 13:18. Cela ne signifie pas que « merveilleux » était le nom d’un ange, mais plutôt que le nom de l’ange était tel que soit les gens n’étaient pas autorisés à le connaître, soit ils étaient incapables de le connaître.


Q : Dans Ésaïe 9, 6-8, s’agit-il d’une référence au Christ ?

R : Oui. « Christ » est le terme grec pour « Messie », et il s’agit sans aucun doute d’une prophétie messianique, car le Messie

a) gouvernera le peuple (Ésaïe 9, 6-7)

b) régnera sur le trône de David (Ésaïe 9, 7)

c) À partir de ce moment-là et pour toujours (Ésaïe 9, 7)

Le Guide sceptique de la Bible d’Asimov, p. 534, indique que ces phrases lyriques décrivant un roi idéal pourraient faire référence au couronnement d’un roi tel qu’Ézéchias. Cependant, Ézéchias était déjà né et avait environ 10 ans au moment de la prophétie d’Ésaïe 7-9. Il est intéressant de noter que, dans le Talmud, tractat Sanhédrin 94a, Bar-Kappara affirme que Dieu avait initialement voulu faire d’Ézéchias le Messie et de Sennachérib Gog et Magog, mais qu’Ézéchias n’en était pas digne.


Q : Dans Ésaïe 9, 6, comment Jésus a-t-il apporté la paix, alors que le monde n’est pas en paix aujourd’hui ?

R : Lors de sa première venue, Jésus nous a donné la paix dans nos cœurs. Ce n’est qu’à sa seconde venue que Jésus mettra fin aux combats et apportera la paix à ce monde. Bien sûr, en fin de compte, la paix régnera au ciel.


Q : Dans Ésaïe 9, 6, comment Jésus peut-il être appelé le « Père éternel » tout en respectant la vérité de la Trinité ?

R : Les modélistes et les pentecôtistes unitariens soulèvent souvent cette objection. Jésus est le père de notre salut, et le Père est en Jésus, mais ils restent distincts. L’Encyclopédie des difficultés bibliques, p. 268, indique que l’expression hébraïque abi’ad pourrait être traduite soit par « père éternel », soit par « père de l’éternité ». Quoi qu’il en soit, Ésaïe 9, 6 fait référence à un fils, c’est-à-dire à l’enfant qui naît. Bien sûr, tout comme je suis à la fois un fils et un père, le Fils peut être le père de notre vie éternelle sans être son propre père.

Le terme « éternel » fait référence au fait que Jésus existait avant le commencement des temps. Jésus est le Père dans le sens où Dieu le Père habite en Jésus, qui est le père de notre salut, Son règne paternel.


Q : Dans Ésaïe 9:6, puisque Jésus est « Dieu puissant », cela diffère-t-il de « Dieu tout-puissant » ?

R : Non. Les Témoins de Jéhovah l’expliquent dans *Raisonner à partir des Écritures*, 1989, p. 413-414 (mêmes numéros de page dans la version de 1985). « Cela signifie-t-il que, parce que Jésus-Christ est appelé prophétiquement “Dieu puissant” en Ésaïe 9:6, Jésus doit être Jéhovah ? Une fois encore, le contexte répond : Non ! Aucune des nations païennes idolâtres n’a créé un dieu avant Jéhovah, car personne n’existait avant Jéhovah. … Mais cela ne signifie pas que Jéhovah n’ait jamais fait exister quiconque puisse à juste titre être qualifié de dieu. (Ps 82:1, 6 ; Jean 1:1, NW). Dans Ésaïe10:21 , Jéhovah est désigné comme « Dieu puissant », tout comme Jésus l’est dans Ésaïe 9:6 ; mais seul Jéhovah est jamais appelé « Dieu Tout-Puissant ». – Genèse 17:1. » (italiques dans l’original) Ainsi, les Témoins de Jéhovah eux-mêmes, tout en niant que Jésus soit Jéhovah ou Dieu Tout-Puissant, enseignent que Jésus « est à juste titre qualifié de dieu ».

Les Témoins de Jéhovah affirment cela parce qu’ils refusent d’accepter un fait : il n’y a qu’un seul Dieu que nous devons suivre. Il n’y a qu’un seul Seigneur auquel nous devons obéir. Ils tentent de faire croire que Jésus est un deuxième dieu « puissant », de rang inférieur. Ils affirment que Jésus n’est pas un Dieu que l’on doit adorer ou à qui l’on doit adresser des prières, mais seulement de nom [et un titre vide de sens, qui plus est !]. Soit les gens ont un seul Dieu dans leurs lieux de culte, soit ils en ont plusieurs. Dans les Églises de Dieu, nous n’honorons que Dieu.

Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit sont des Personnes distinctes, mais ils forment un seul Dieu inséparable.


Q : Dans Ésaïe 9:6, l’expression « Dieu puissant » pourrait-elle réellement signifier simplement « héros divin » ?

R : Non, bien qu’un critique libéral l’ait pensé. Ce mot désignant « le Puissant » fait référence à Dieu dans Ésaïe 10, 21.


Q : Dans Ésaïe 9:6, existe-t-il des preuves que les Juifs considéraient cela comme une prophétie concernant le Messie ?

R : Oui. Le Midrash yéménite 349-350 et le Pereq Shalom, p. 101, montrent que certains Juifs considéraient ce passage comme messianique.


Q : Pourquoi Ésaïe 9, 8-10, 4 place-t-il ces versets de détresse et de malheur juste après ces versets de promesses ?

R : Prenons un peu de recul et examinons le passage dans son ensemble.

Ésaïe 7, 1-16 (promesse pour Juda et détresse pour Samarie) ; Ésaïe 7, 17-25 (détresse pour Juda) ; Ésaïe 8, 1-4 (promesse pour Juda et détresse pour Samarie) ; Ésaïe 8, 5-15 (détresse pour Juda) ; Ésaïe 8, 16-18 (l’attente de la promesse), Ésaïe 8, 19-22 (détresse), Ésaïe 9, 1-7 (promesse), Ésaïe 9, 8-21 (détresse). Les prophéties d’Ésaïe alternent entre promesse et détresse.

Cette partie d’Ésaïe peut presque être considérée comme un chant ou un poème, et le refrain qui la traverse se trouve en Ésaïe 5, 25 et suivants ; 9, 12 et suivants ; 9, 17 et suivants ; 9, 21 et suivants ; 10, 4 et suivants.

Pourtant, ces thèmes alternés ne constituent pas des « cycles », mais plutôt une spirale descendante. L’ensemble du passage évoque la décadence morale (9, 9.17) ; l’Assyrie allait les harceler (9, 12) ; puis la désintégration sociale (9, 20-10, 2) ; et l’effondrement national suite à la conquête assyrienne (10, 3-4).


Q : Dans Ésaïe 9,10, que signifie « Les briques sont tombées » ?

R : Cela fait probablement référence à un tremblement de terre survenu à l’époque du roi Jéroboam II (vers 786-746 av. J.-C.). Cet événement est également mentionné dans Amos 1, 1 et 4, 11. Au sens figuré, les dirigeants et la structure de la société s’effondreront et se désagrégeront eux aussi face aux Assyriens.


Q : Dans Ésaïe 9, 14-16, pourquoi Ésaïe fait-il référence à la tête et à la queue ?

R : Cette figure de style s’appelle un mérisme : on mentionne deux extrêmes pour désigner tout ce qui se trouve entre les deux. Les dirigeants laïques étaient mauvais, et les chefs religieux l’étaient également. Vers qui le peuple pouvait-il se tourner pour recevoir un enseignement, un exemple ou une autorité pieuse ? Le problème venait-il donc principalement des dirigeants laïques, des chefs religieux ou du peuple lui-même ? Dieu répond que c’est tout cela à la fois.


Q : Dans Ésaïe 9, 19, pourquoi le peuple est-il considéré comme du combustible pour le feu ?

R : Le peuple refuse de suivre Dieu et fait l’objet de la colère divine (Éphésiens 2, 3). Peut-être le peuple lui-même a-t-il franchi une « ligne du désespoir » (terme de Francis Schaeffer) et se rendra-t-il compte, lorsque les Assyriens puis les Babyloniens viendront, qu’il n’est rien d’autre que du combustible pour le feu. Nous sommes tous créés à l’image de Dieu et précieux à ses yeux. Cependant, ceux qui ne suivront jamais Dieu (les réprouvés) ne sont que du combustible pour le feu.

À titre d’aparté, la fausse religion qu’est l’hindouisme enseigne que le dieu du feu Agni « fait cuire les gens » après leur mort (Rig Veda 10.16.1-2, p. 49). Les hindous aspirent à rejoindre la flamme cosmique, où toute individualité est détruite.


Q : Dans Ésaïe 9:20, s’agit-il d’une référence au cannibalisme ?

R : Non, seulement au sens métaphorique. Il ne s’agit pas de cannibalisme, mais d’une autoconsommation à deux égards.

Sur le plan militaire, à l’époque d’Ésaïe, les Israélites du royaume du Nord combattaient souvent le peuple de Juda, comme le dit Ésaïe 9, 21.

Sur le plan spirituel, tant les individus que le peuple dans son ensemble se faisaient du mal, à eux-mêmes et à leurs enfants, par la persistance de leurs péchés.


Q : Dans Ésaïe 10, 1-3, comment les gens élaborent-ils des lois injustes ?

R : Voici ce qu’a déclaré un dirigeant influent : « Il est regrettable que les riches et les puissants détournent trop souvent les actes du gouvernement à des fins égoïstes. » Cette citation est celle du président américain Andrew Jackson (1767-1845) (tirée de The Great Quotations, p. 355).

La source de cette citation est intéressante. C’est Andrew Jackson qui a ordonné à l’armée américaine d’expulser de force les Cherokees de leurs terres, lors de ce qui fut plus tard connu sous le nom de « Piste des larmes », alors même qu’il existait un traité entre eux et le gouvernement des États-Unis leur permettant de rester sur ces terres. Lorsqu’on menaça d’intenter une action en justice à ce sujet devant la Cour suprême, Jackson se moqua de la justice (Proverbes19:28 ), en déclarant : « De quelle armée disposent-ils ? »

Dans de nombreux cas, les dirigeants ne se rendent pas compte qu’ils adoptent des lois injustes, ou bien ils oublient commodément la justice lorsque celle-ci ne revêt pas d’importance à leurs yeux.

Un deuxième exemple est celui où le gouvernement détourne la majeure partie de l’aide. Cela se produit au Moyen-Orient et en Afrique.

Un troisième exemple est celui des dhimmis (les non-musulmans vivant sous domination musulmane) qui devaient s’acquitter d’un impôt supplémentaire appelé la jizya. Son montant variait selon les époques. À son niveau le plus bas, il s’élevait à quelques dirhams pour une personne pauvre. Dans le pire des cas, il pouvait représenter 20 % des biens, ou 50 % à 80 % des récoltes annuelles. Pour plus d’informations, consultez le site https://swap.stanford.edu/was/20090719094909/http:/en.wikipedia.org/wiki/Jizya.

Un quatrième exemple est celui des « impôts de capitation » qui existaient autrefois aux États-Unis. Si vous étiez trop pauvre pour payer cet impôt, vous n’aviez pas le droit de voter. Cette injustice privait les pauvres de leur droit de vote.


Q : Dans Ésaïe 10, 1-3, si une loi est adoptée qui ne contredit pas la Bible, cette loi est-elle nécessairement acceptable ?

R : Non. On peut respecter la lettre de la loi tout en violant son esprit. On pourrait éviter d’enfreindre un commandement spécifique de l’Ancien Testament, tout en manquant néanmoins de suivre ce que dit la Bible concernant le fait de ne pas opprimer autrui.


Q : Dans Ésaïe 10, 5-15, quelle est la structure de ce poème ?

R : Elle s’apparente à un chiasme, à la différence près qu’il comporte deux parties parallèles (au lieu de symétriques).

10, 5 L’Assyrie : l’instrument du Seigneur au service de ses desseins

- 10,6-11 Les motivations différentes du Seigneur et de l’Assyrie

- - 10,6 Le Seigneur veut un châtiment juste

- - 10,7-11 L’Assyrie voulait conquérir le monde

- 10:12-14 Les différentes appréciations du Seigneur et de l’Assyrie

- - 10:12 Le Seigneur y voyait de l’orgueil et la recherche de la gloire personnelle

- - 10:13-14 L’Assyrie ne voyait que ses propres capacités et ses propres succès

10:15 L’Assyrie : un instrument du Seigneur tout-puissant


Q : Dans Ésaïe 10:5, comment Dieu a-t-Il pu utiliser l’Assyrie, alors que celle-ci était si méchante et cruelle ?

R : Non seulement Dieu pouvait utiliser les méchants Assyriens pour accomplir ses desseins, mais il utilise même Satan et les démons à cette fin. Le fait que Dieu soit pur et saint, tel qu’il est décrit dans la Bible, ne l’empêche pas d’agir en toutes choses dans le cadre de son plan (Éphésiens1:11 ).


Q : Dans Ésaïe 10:12, comment et pourquoi Dieu a-t-Il puni le roi d’Assyrie ?

R : Dieu a puni l’Assyrie d’au moins trois manières.

1. L’armée assyrienne a été anéantie.

2. Le roi d’Assyrie est mort.

La raison pour laquelle Dieu a puni l’Assyrie, après s’être servi d’elle pour accomplir Sa volonté, est que les Assyriens ne détruisaient pas dans le but d’accomplir la volonté de Dieu, mais pour servir leurs propres fins égoïstes et malveillantes. Dieu a puni leur méchanceté violente, mais Il s’est également servi de cette même méchanceté violente.

3. Le peuple assyrien fut vaincu, pour ne plus jamais se relever. Tous ne furent toutefois pas tués. Tatien, l’écrivain chrétien devenu par la suite un hérétique encratite, était assyrien. De plus, Dieu avait déclaré qu’un petit reste d’Assyriens serait épargné. Après leur destruction par les Babyloniens, les Scythes, les Mèdes et les Perses, les rares survivants continuèrent à vivre dans cette région. Finalement, les Assyriens se convertirent au christianisme. En 1915, lors du génocide assyrien, entre 250 000 et 300 000 d’entre eux furent tués par les Turcs et les Kurdes après que la Russie les eut abandonnés (en devenant communiste) et que les Arméniens eurent été vaincus. Aujourd’hui, ils sont environ entre 3,2 et 5 millions.

À titre d’information complémentaire, les lions étaient un symbole de l’Empire assyrien. Les Perses adoraient chasser les lions, et ceux-ci ont disparu du Moyen-Orient après l’arrivée au pouvoir des Perses.


Q : Dans Ésaïe 10, 13-14, qu’est-ce qui est inhabituel dans le style de ces versets ?

R : Ces versets sont délibérément rédigés dans le style d’une inscription de victoire assyrienne.


Q : Que dit Ésaïe 10, 14 au sujet de l’attitude des Assyriens ?

R : Les Assyriens étaient fiers de pouvoir s’emparer si facilement d’autant d’« œufs », c’est-à-dire de villes, grâce à leur seule puissance. Ils s’emparèrent des villes de Calno et d’Arpad en 738 av. J.-C., de Damas en 732 av. J.-C., de Samarie en 722 av. J.-C. et de Hamath en 720 av. J.-C. Dans Ésaïe 10, 10-11, les Assyriens considéraient les « idoles » de Jérusalem comme n’ayant pas plus d’importance que celles des autres villes.


Q : Dans Ésaïe 10, 15, en quoi une hache se dresse-t-elle contre celui qui la manie, à l’image des Assyriens qui se sont dressés contre Dieu ?

R : Tout comme il est vain, ingrat et ridicule qu’une hache inanimée se dresse contre celui qui s’en sert, il en allait de même pour les Assyriens, qui étaient des êtres vivants et non des haches, lorsqu’ils tentaient de s’opposer à Dieu. Pourtant, même les guerriers assyriens les plus puissants, revêtus des meilleures armures, ne pouvaient résister aux bactéries d’une épidémie. Ésaïe10:16 dit que Dieu « enverrait une maladie dévastatrice parmi les vaillants guerriers d’Assyrie ».


Q : Dans Ésaïe 10,16-34, quelle est la structure de ces versets ?

R : Il s’agit d’une section parallèle.

10, 16-23 Le Seigneur des armées jugera

- 10, 16-19 Dieu jugera l’Assyrie, ne laissant qu’un reste

- 10, 20-23 : Dieu jugera Israël et un reste reviendra

10, 24-34 Le Seigneur des armées agira avec puissance

- 10:24-26 Il protégera et préservera le reste d’Israël

- 10:27-34 Juger et détruire les Assyriens


Q : Que dit ici Ésaïe 10, 16-19 au sujet d’un feu ?

R : La métaphore précédente concernant les œufs d’oiseaux faisait référence à la rapidité et à la facilité des conquêtes assyriennes. Cette métaphore va encore plus loin : tout comme les conquêtes assyriennes se sont propagées rapidement comme un feu, leur destruction se fera par le feu du Seigneur.


Q : Dans Ésaïe 10, 17-18, quelles sont les deux façons d’interpréter cette métaphore ?

R : Voici les deux aspects.

Alors que les Assyriens s’approchent de Jérusalem, ils marchent vers un feu éclatant.

Les Assyriens pensent qu’ils s’avancent vers une gloire éclatante.


Q : Dans Ésaïe 10, 20-22, qu’est-il advenu des « dix tribus perdues » d’Israël ?

R : Tout comme le sel pur est « perdu » lorsqu’il est mélangé à de la boue, les peuples des dix tribus d’Israël se sont assimilés aux autres peuples du Moyen-Orient. En particulier, bon nombre des Israélites restés en Israël se sont mariés avec les étrangers qui y avaient été amenés, et sont devenus des Samaritains. Lorsque les Juifs sont revenus de Babylone, il y avait également des membres des dix tribus parmi les rapatriés.

C’est ainsi que les Juifs de retour devaient se considérer, à travers ce mot hébreu « sa’ar », qui signifie « reste » ou « survivants ». En tant que croyants dans un monde déchu, nous pouvons nous considérer nous aussi comme un reste.


Q : Dans Ésaïe 10, 24, pourquoi Sion (Jérusalem) ne devrait-elle pas craindre l’Assyrie, alors que celle-ci a par la suite assiégé Jérusalem lors d’un siège très difficile ?

R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

Jérusalem n’a jamais été prise ni détruite par les Assyriens.

De plus, ce passage a peut-être été rédigé après cet assiégement infructueux.

Quoi qu’il en soit, cette prophétie resterait éternellement vraie après cette époque.


Q : Dans Ésaïe 10,27, en quoi le joug des bœufs est-il inhabituel ici ?

R : Un joug était souvent une traverse en bois, ou un collier, servant à atteler les bœufs à une charrue. Habituellement, le bois frotte contre les bœufs et peut provoquer des saignements ou des contusions. Mais ici, l’image est inverse. Dieu libérera le bœuf (Israël et les autres nations conquises) du joug de l’asservissement à l’Assyrie.


Q : Dans Ésaïe 11, 1-3, cela fait-il référence au futur Messie et au Millénium ?

R : Oui. Non seulement les chrétiens l’affirment, mais c’est également ce qu’indique le Commentaire des Manuscrits de la Mer Morte sur Ésaïe (4Q161). Selon l’ouvrage *The Dead Sea Scrolls in English* (4e éd.), p. 321, le commentaire précise : « [Selon l’interprétation, cela concerne le Rejeton] de David qui se lèvera à la fin [des temps]… Dieu le soutiendra par [l’esprit de puissance et lui donnera] un trône de gloire, une couronne de [sainteté] et des vêtements aux couleurs variées… [Il mettra un sceptre] dans sa main et il régnera sur toutes les [nations]. Et Magog… et son épée jugera [tous] les peuples. »

Ce passage revêt également une dimension messianique selon le Targum d’Ésaïe et le Talmud babylonien.

Le New International Bible Commentary, p. 730, ajoute que, même si l’on ignore à quel moment précis de son ministère Ésaïe a prononcé les chapitres 11 et 12, la révélation de la « phase finale » contrasterait néanmoins fortement avec les situations effrayantes et impies auxquelles ils étaient confrontés à cette époque.


Q : Dans Ésaïe 11, 2-4a et 5, bien que ces versets fassent directement référence au Messie qui règne sur nous, en quoi cela concerne-t-il également les dirigeants idéaux d’un gouvernement ?

R : Ce passage évoque l’Esprit qui repose sur lui, ainsi que son caractère et sa sagesse. Il mentionne sa joie en l’Éternel et son jugement avisé sur les situations et les personnes. Sa base repose sur la justice et la fidélité. Il sous-entend également, bien que cela ne soit pas mentionné directement, le souci qu’il porte au peuple afin de le gouverner avec justesse.


Q : Dans Ésaïe 11, 1.4 ; Ésaïe 9, 18-19 ; et Ésaïe 10, 33-34, que signifient ces métaphores du bois ?

R : Ésaïe 9, 18-19 dit que Dieu brûlera les ronces, les épines et les fourrés du peuple d’Israël. Ésaïe 10, 33-34 mentionne que les branches seront coupées « avec une puissance redoutable », que les arrogants seront abattus et que les fourrés seront rasés. Ésaïe 11, 1 oppose à cela un rejeton qui jaillira de la souche de Jessé, qui était le père de David selon 1 Samuel 16. Les forêts peuvent représenter un chef et ses guerriers, un pays ou un peuple, ou plus généralement une autorité ainsi que les structures et les conventions d’une société. Les « fourrés de la forêt » seront défrichés, et à leur place se dressera le rejeton issu de la souche de Jessé.

Lorsque le Christ reviendra, Il « frappera la terre de la verge de Sa bouche » (Ésaïe 11:4). En d’autres termes, les ennemis de Dieu, qui semblent former une forêt entière, seront abattus lorsque le Christ viendra régner pendant le Millénium. L’étendue du règne du Christ ne se limitera pas à Israël, mais s’étendra à toutes les nations, y compris les ennemis de Dieu, et même au règne animal.


Q : Le passage d’Ésaïe 11, 1-10 pourrait-il faire référence à Bahá’u’lláh des bahá’ís, car une partie de celui-ci ne s’est pas encore accomplie ? Par exemple, l’extermination des méchants, le lion et le bœuf couchant ensemble, etc. (Quelques questions répondues, p. 62-66, et Bahá’u’lláh et la nouvelle ère, p. 266-267)

R : Non. Si le Christ a accompli certaines de ces prophéties lors de sa première venue, d’autres s’accompliront lors de sa seconde venue. La raison pour laquelle les bahá’ís déforment ce passage, qui ne fait pas référence à Bahá’u’lláh, est la suivante :

a) C’est Jésus, et non Bahá’u’lláh, qui était un descendant d’Isaï (Ésaïe 11:1, 10)

b) C’est Jésus, et non Bahá’u’lláh, qui « fera périr le méchant par le souffle de ses lèvres » (Ésaïe 11:4b). c) Avec Bahá’u’lláh, c’est le contraire qui s’est produit : de nombreux bahá’ís ont été frappés ; ce n’est pas Bahá’u’lláh qui a causé ces morts.

d) Le lion, le bœuf et les autres animaux ne se sont pas non plus couchés ensemble lorsque Bahá’u’lláh est venu (Ésaïe 11, 6-8).

e) L’Évangile de Jésus accomplit la prophétie selon laquelle « la terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel » (Ésaïe 11, 9). À l’heure actuelle, la plupart des habitants de la terre n’ont aucune idée de qui Bahá’u’lláh prétendait être.


Q : Dans Ésaïe 11, 1 et 10, en quoi le Christ est-il à la fois le rejeton et la racine de Jessé ?

R : De la même manière que le Christ est le premier et le dernier. Le Christ est la racine, le fondement vivifiant de notre foi et de notre espérance. Le Christ est également l’étendard vers lequel les gens peuvent se rallier pour trouver une protection salvatrice. Le Christ est le lion redoutable qui détruit les ennemis de Dieu, et il est aussi l’agneau vers lequel les gens voudront se tourner. Dans un arbre en bonne santé, même lorsque les branches et le tronc sont coupés, la racine reste vivante, et le tronc ainsi que les branches repousseront.


Q : Dans Ésaïe 11, 4, comment Jésus « rend-il la justice aux humbles de la terre » « avec équité » tout en « frappant la terre de la verge de sa bouche » ?

R : Jésus reviendra et mènera la guerre. Sa puissance dans la colère assurera la protection de Jérusalem.


Q : Dans Ésaïe 11:5, en quoi la justice est-elle « la ceinture autour de ses hanches » du Rejeton ?

R : Le Rejeton, c’est Jésus, et Sa justice a joué un rôle majeur dans le fait qu’Il soit notre Sauveur. Seul un homme pouvait être un médiateur représentant l’humanité. Seule une personne sans péché pouvait payer le prix et être le sacrifice expiatoire pour les péchés du monde entier (1 Jean 2:1-2).


Q : Dans Ésaïe 11, 6-8, quand ces animaux vivront-ils tous en harmonie ?

R : Cela se produira pendant le Millénium, c’est-à-dire le règne de mille ans du Christ mentionné dans Apocalypse 20:1-6. Ils n’auront aucune raison de craindre un quelconque danger les uns de la part des autres. Dieu a le pouvoir de modifier le régime alimentaire de n’importe quel animal comme Il le souhaite.


Q : Dans Ésaïe 11, 11, quand Dieu récompensera-t-Il le reste « une seconde fois » ?

R : Après que les Assyriens et les Babyloniens eurent tous deux soumis Juda, Dieu allait néanmoins rétablir les Juifs après l’exil de cette époque. De même, Dieu rassemblera à nouveau son peuple pendant le Millénium. Soit dit en passant, Pathros correspond à la Haute-Égypte (sud de l’Égypte), de Memphis au sud jusqu’à Assouan. Ici, le terme « Égypte » fait donc probablement référence à la Basse-Égypte (nord de l’Égypte). Les « îles de la mer » seraient Chypre, la Crète, la Sicile, la Sardaigne, la Corse et les nombreuses îles grecques. Les Juifs n’étaient pas exilés sur ces îles à l’époque d’Ésaïe. Cependant, vers 200 av. J.-C., des Juifs se trouvaient déjà sur ces îles.


Q : Dans Ésaïe 11:12, pourquoi la Bible parle-t-elle des quatre coins de la terre ?

R : Il s’agit simplement d’une expression, que l’on utilise encore aujourd’hui, pour désigner les points cardinaux.


Q : Dans Ésaïe 11:13-14, quand les Israélites rassemblés « fondront-ils sur les pentes des Philistins », « mettront-ils la main sur Édom et Moab » et rendront-ils les Ammonites « soumis à eux » ?

R : Les verbes utilisés ici impliquent une victoire militaire. Il existe au moins deux possibilités.

Avant que le Messie ne règne, les Juifs conquerront ces terres. La Philistie comprend le territoire de l’actuelle bande de Gaza. Édom et Moab se trouvent en Jordanie, et les Ammonites vivaient sur les terres aujourd’hui connues sous le nom de Jordanie et de Syrie.

Cette conquête aura lieu après l’avènement du Messie. Elle pourrait se produire à la fin du Millénium, lorsque Satan soulevera les nations contre Israël.

Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une promesse selon laquelle les choses qui les effraient et leur causent du stress aujourd’hui ne seront plus un sujet d’inquiétude. Obadiah 19-20 fait la même promesse.


Q : Dans Ésaïe 11:15, qu’est-ce que la « mer d’Égypte » ?

R : Il ne s’agit pas de la mer Méditerranée, mais bien de la mer Rouge. Le « golfe de la mer d’Égypte » (littéralement « langue ») s’explique probablement par le fait que la mer Rouge ressemble à une longue langue assez étroite s’avançant dans l’océan Indien. Par ailleurs, l’assèchement de l’Euphrate est également mentionné dans Apocalypse 16:12.


Q : Dans Ésaïe 11:16, pourquoi une route sera-t-elle tracée pour le reste du peuple de Dieu ?

R : Il n’est pas dit que des hommes l’aient construite pour le peuple de Dieu, mais plutôt que Dieu l’a utilisée comme voie de passage pour Son peuple. À l’époque romaine, l’une des principales raisons de l’expansion rapide du christianisme résidait dans l’excellent réseau routier romain, qui permettait des déplacements étendus et rapides.

Rappelez-vous qu’il existait peu de longues routes à l’époque d’Ésaïe. Après avoir conquis Babylone, Cyrus le Persan fit construire une route reliant Babylone à l’Égypte. Les deux seules autres routes reliaient Sardes et d’autres villes d’Asie Mineure à Babylone, Suse et d’autres villes perses.

Une autre interprétation est que cette route correspond à celle mentionnée en Ésaïe 35:8-10, destinée aux rachetés, probablement pendant le Millénium évoqué en Apocalypse 20:1-7.


Q : Dans Ésaïe 12:1, quelle sera la réaction des chrétiens lorsque le Millénium viendra ?

R : Ce sera un grand chant de louange, ce qui semble également être une manière appropriée de conclure cette section d’Ésaïe. Mais ce chant n’est pas seulement une célébration de la victoire passée de Dieu, c’est aussi un témoignage de Dieu destiné à toute la terre. Cette prophétie future et ce chant des chapitres 11 et 12 d’Ésaïe s’appliquent à l’époque d’Ésaïe, ainsi qu’à la nôtre, en nous montrant qu’il ne faut pas vivre dans la crainte, mais dans l’espérance. Ne vous arrêtez pas aux déceptions du moment présent et attendez avec impatience ces temps passionnants où Dieu agira sur la terre.


Q : Dans Ésaïe 12, 1-6, quelle est la structure de ce chant ?

R : Il s’agit d’un chant savamment construit, dont certains aspects ne transparaissent pas en français.

a1 Ésaïe 12, 1a Un homme

- a2 Ésaïe 12, 1b Témoignera que la colère de Dieu s’est transformée en réconfort

- - a3 Ésaïe 12:2 Il chantera un chant d’action de grâce

b1 La communauté des sauvés

- b2 Ésaïe 12:4b-5 Elle louera Dieu et proclamera aux nations

- - b3 Chanteront en raison des œuvres merveilleuses du Seigneur et de sa renommée qui s’étendent sur toute la terre

c1 Une femme

- c2 Ils crieront et s'écrieront

- - c3 Car le Saint est grand et se trouve parmi nous


Q : Dans Ésaïe 12:6, pourquoi s’agit-il d’un personnage féminin en hébreu ?

R : Les Écritures ne le précisent pas, mais nous pouvons en voir plusieurs raisons. Ésaïe 12:1 fait référence à un individu masculin, et à travers ces deux versets qui encadrent ce cantique, Dieu souligne que celui-ci s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes. De plus, ces chapitres s’inspirent du « thème de l’Exode », avec la grande œuvre de Dieu, les eaux, la « force et le chant » d’Exode 15, 2, etc. Miriam, la sœur de Moïse, était connue pour ses cris de louange adressés au Seigneur. La Torah ne mentionne aucun co-dirigeant masculin du culte ; il n’y avait que Miriam. Les hommes et les femmes faisaient partie intégrante de la louange individuelle et collective rendue à Dieu.


Q : Dans Ésaïe 12:2, quels sont les bienfaits du salut évoqués ici ?

R : Voici la structure.

En introduction, Dieu est notre salut.

Je me confierai donc en lui et je ne craindrai rien, car l’Éternel est ma force et mon chant.

En conclusion, Dieu est devenu mon salut.


Q : Dans Ésaïe 12:3, comment ceux qui se réjouissent puisent-ils l’eau des puits du salut ?

R : Dieu ne s’est pas contenté de nous sauver, il soutient également notre esprit. Nous pouvons venir à lui pour trouver réconfort et amour, que nous soyons dans la joie ou dans la tristesse. Jésus dit qu’il donne l’eau vive dans Jean 4, 10-14.


Q : Ésaïe 12, 3 corrobore-t-il le concept catholique des réserves de grâce ?

R : Non. Tout comme Dieu a soutenu les Israélites pendant l’Exode, Il suffit à nous soutenir grâce à Ses puits de salut infinis qui ne se tarissent jamais. Ne vous contentez pas de puits peu profonds et limités, d’une pureté douteuse, provenant d’êtres qui ne sont pas Dieu. Ésaïe 12, 2 dit que Dieu est notre salut, et non Marie ni personne d’autre. Nous respectons les croyants qui nous ont précédés, mais même eux ne voudraient pas que nous agissions d’une manière qui s’apparente à une adoration à leur égard.


Q : Dans Ésaïe 12, 5-6, quelles sont les deux raisons différentes pour lesquelles la louange jaillit de notre cœur ?

R : La première, dans Ésaïe 12, 5, tient à ce que Dieu a accompli, et à ce qu’Il a fait pour nous.

La seconde, dans Ésaïe 12, 6, est que le Dieu saint a daigné se trouver parmi nous.

Une troisième raison, qui n’est pas mentionnée ici, est ce que Dieu a promis de faire.


Q : Dans Ésaïe 13, 1, 20-22 ; 14, 14, cette destruction définitive de Babylone s’est-elle accomplie avant le Christ, ou s’accomplira-t-elle à l’avenir ?

R : Les chrétiens ont avancé cinq interprétations.

689 av. J.-C. – Événements historiques : les Assyriens ont saccagé Babylone en 689 av. J.-C., du vivant d’Ésaïe et avant l’empire babylonien.

612 av. J.-C. : accomplissement passé contre l’Assyrie : Le *New International Bible Commentary* (p. 731), la *NIV Study Bible* (p. 1037) et le *Bible Knowledge Commentary* : Old Testament, p. 1060, ainsi que l’ouvrage de S. Erlandsson, *The Burden of Babylon*, affirment que cela fait référence à l’Assyrie, car « roi de Babylone » était l’un des titres officiels du roi d’Assyrie après 689 av. J.-C., à l’époque du roi Tiglath-Pileser III. Cependant, si cela visait réellement l’Assyrie, qui contrôlait Babylone à cette époque, pourquoi y aurait-il alors une section distincte consacrée à l’Assyrie juste après ? Cette interprétation est donc hautement improbable. Voir *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 6, p. 98-100, pour plus d’explications sur les raisons pour lesquelles cela ne fait pas référence à l’Assyrie.

464 av. J.-C. Accomplissement passé contre Babylone : Babylone fut prise par les Perses et les Mèdes en 539 av. J.-C., bien que la ville n’ait pas subi de dégâts importants. Babylone est même devenue l’une des capitales de l’Empire perse. Cependant, Babylone s’est révoltée à plusieurs reprises, en 522, 521 et 464 av. J.-C. Après 484 av. J.-C., il semble que Babylone ait été détruite, car les archives babyloniennes s’interrompent brusquement. Il existe certes quelques archives postérieures à cette date, mais elles proviennent uniquement des gouverneurs et des fonctionnaires perses.

Accomplissement futur : Bien que Babylone ne soit plus habitée aujourd’hui, la prophétie ne s’est pas encore accomplie. Babylone sera reconstruite, puis détruite à la fin des temps, comme le décrivent les chapitres 17 à 19 de l’Apocalypse.

Accomplissement double : cette prophétie s’est déjà accomplie. La ville de Babylone est déjà détruite et ne sera plus jamais habitée. La Babylone de l’Apocalypse représente un faux système religieux, centré sur une ville aux sept collines (telle que Rome). Elle sera détruite à la fin des temps.


Q : Dans Ésaïe 13:2, pourquoi Babylone est-elle appelée ici « les portes des nobles » ?

R : Il s’agit d’un jeu de mots. « Bab » et « Elyon », ou Babylone, signifient littéralement « porte des dieux ». Ésaïe l’a plutôt appelée « les portes des nobles ».


Q : Dans Ésaïe 13:9, Dieu est-il cruel ?

R : Ne vous y trompez pas, le Jour du Seigneur est cruel. Dieu est animé d’une grande colère, mais il est également juste.


Q : Dans Ésaïe 13:17, pourquoi est-il dit que les Mèdes ne se souciaient ni de l’argent ni de l’or ?

R : Les Scythes, un peuple apparenté aux Mèdes, amassaient d’énormes trésors d’or. À l’inverse, les Mèdes et les Perses ne partaient pas en expédition pour piller comme le faisaient les Scythes. Les Mèdes et les Perses avaient pour objectif de vaincre les empires lydien et babylonien, et de forger leur propre empire. Au lieu de piller toutes les richesses de leurs peuples assujettis, comme le faisaient les Assyriens, les Mèdes et les Perses s’attachaient à fidéliser leurs sujets, même s’ils leur imposaient des impôts.


Q : Dans Ésaïe 14:1-17, cette prophétie concernant Jacob s’est-elle déjà accomplie ?

R : Non, les Juifs n’ont jamais réduit leurs ravisseurs en serviteurs à l’échelle dont parle Ésaïe. Cela se produira probablement au cours du Millénium mentionné dans Apocalypse 20, 1-7.


Q : Dans Ésaïe 14, 4, faudrait-il lire « ville d’or » ?

R : Ce mot hébreu est difficile à traduire, et certains l’ont interprété comme « ville d’or » en raison du mot araméen (et non hébreu) désignant l’or. Cependant, le rouleau de la mer Morte 1QIsa montre que les traducteurs ont probablement confondu les lettres d et r, ce qui explique pourquoi la Septante et la version syriaque lisent « ville d’or ». Il faudrait en réalité lire « l’arrogance/l’insolence a cessé ».


Q : Dans Ésaïe 14, 11-15, qui est ici « l’étoile du matin, fils de l’aurore » ?

R : Il existe trois interprétations.

Satan : Il s’agit d’une « double métaphore ». Littéralement, l’étoile du matin était ce qui semblait être une étoile brillante à l’horizon juste avant l’aube. Nous connaissons aujourd’hui cette « étoile » sous le nom de planète Vénus. Elle semble brillante, mais disparaît brusquement de la vue dès que le soleil se lève.

Dans Ésaïe 14, 1-11, la planète Vénus est ici une métaphore du roi humain malfaisant de Babylone, un homme qui, à l’instar des Assyriens, a conquis sans pitié et exilé des captifs au lieu de les laisser rentrer chez eux.

Mais dans Ésaïe 14:12-15, il ne peut s’agir d’un simple humain. Le roi de Babylone est plutôt une métaphore du véritable souverain qui se cache derrière le roi de Babylone, celui que l’on appelle Lucifer, Satan et le Diable. Nous pouvons apprendre d’Ésaïe 14:13-14 que le véritable « péché originel », c’est-à-dire celui de Lucifer, consistait à vouloir monter au ciel et être semblable au Dieu Très-Haut.

Parmi ceux qui défendent ce point de vue, on peut citer :

Les Cinq livres contre Marcion de Tertullien (207-208 apr. J.-C.), livre 5, chap. 17, p. 466

Le Commentaire sur Jean d’Origène (vers 227-vers 240 apr. J.-C.), chapitre 13, p. 304

« Démonstration de l’Évangile » d’Eusèbe de Césarée (318-325 apr. J.-C.), livre 4, chapitre 9

Les Épîtres de Grégoire le Grand (vers 540-604 apr. J.-C.), livre 5, épître 22, p. 172

La Bible d'étude de Charles Ryrie, p. 1054.

The Expositor’s Bible Commentary, vol. 6, p. 105

Le Commentaire biblique du croyant, p. 950

Le Commentaire biblique de Tony Evans, p. 645

Une déesse cananéenne (Ishtar selon W.F. Albright) : selon une interprétation moderne différente, il ne s’agirait pas ici de Satan, mais plutôt d’une divinité cananéenne associée à l’étoile du matin, qui vivait avec les autres dieux cananéens sur le mont Zaphon (Zaphon signifie « nord », comme dans Ésaïe 14:13). Le mont Zaphon était aux Cananéens ce que l’Olympe était aux Grecs. Dans le texte cananéen septentrional de Ras Shamra, l’étoile du matin tente de s’élever plus haut que les autres corps célestes pour défier El ‘Elyon, le roi des dieux.

Cependant, comme ces versets mentionnent « fils de » et « homme », il est peu probable qu’il s’agisse d’une déesse. De plus, Marduk était le dieu protecteur de Babylone, et non la déesse Ishtar. Quoi qu’il en soit, parmi ceux qui défendent ce point de vue, on peut citer :

J. Alec Motyer, *The Prophecy of Isaiah*, p. 144-145

*The New International Bible Commentary*, p. 732.

L’esprit de l’homme sans Dieu : Parmi ceux qui défendent ce point de vue, on trouve notamment :

*The Evangelical Commentary on the Bible*, p. 484-485

*The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 6, p. 100

Les deuxième et troisième points de vue : *The Message of Isaiah* de Barry G. Webb, p. 81, 83-84


Q : Dans Ésaïe 14, 9-11, que dit ce passage au sujet des morts ?

R : Ce langage métaphorique indique que les morts impies attendaient que le roi de Babylone vienne les rejoindre pour toujours.


Q : Dans Ésaïe 14, 12-16, pourquoi Lucifer est-il mentionné ici ?

R : Le terme hébreu utilisé ici est « celui qui brille », et le nom Lucifer signifie « celui qui brille » ; c’est pourquoi Jérôme, en traduisant la Vulgate, a inséré le nom de Lucifer à cet endroit. La Septante utilise l’expression « celui qui apporte l’aube » et la Peshitta syriaque mentionne le nom « Aylel ».


Q : Dans Ésaïe 14, 12-16, s’agit-il de Satan (Lucifer) ou d’un roi terrestre de Babylone ?

R : Cela fait presque certainement référence à Satan, également appelé Lucifer. L’orgueil et la cruauté dont il est question ici ne correspondent à aucun roi de Babylone, depuis l’époque d’Ésaïe jusqu’à nos jours. Voici la liste des rois de Babylone :

627-605 av. J.-C. Nabopolassar (Nabu-apal-usur)

605-août/septembre 562 av. J.-C. Nabuchodonosor II (Nabu-kudurri-usur). Il était puissant, mais pas très cruel comparé aux Assyriens.

562-560 av. J.-C. Evil-Merodach (Amel-Marduk)

Fils de Nabuchodonosor

560-556 av. J.-C. Nériglissar (Nergal-Sharezer)

Gendre de Nabuchodonosor

556 av. J.-C. (2 mois) Labashi-Marduk – À partir de cette époque, Babylone se sentit fortement menacée par la montée en puissance des Mèdes et des Perses

556-539 av. J.-C. Nabonide (Nabu-na’ia)

553-octobre 539 av. J.-C. Belshazzar (Bel-shar-usur) (corégent)

539 av. J.-C. Les Perses s’emparent de Babylone. Gubaru, un général perse, est proclamé roi de Babylone. Gubaru était en réalité un ancien gouverneur babylonien qui avait fait défection au profit des Perses et qui, par la ruse, avait feint de retourner à Babylone pour y commettre un acte de trahison.

522 av. J.-C. Babylone se révolte contre les Perses.

521 av. J.-C. Babylone se révolte à nouveau contre les Perses.

518 av. J.-C. Darius Hystaspe attaque Babylone

464 av. J.-C. Babylone se révolte une troisième fois contre les Perses, et on n’entend plus parler des Babyloniens par la suite, mais uniquement des Perses qui gouvernaient cette région.

Enfin, dans Luc 10, 18, Jésus fait allusion à Ésaïe 14, 12, à l’exception du mot « éclair » à la place de « porteur de l’aube » (Heosphoros) ; Jésus a donc identifié ce personnage comme étant Lucifer.


Q : Dans Ésaïe 14, 13-14, quelle est l’expression dominante ici ?

R : C’est l’expression « Je veux ». Comme quelqu’un l’a dit un jour, le « je » se trouve au cœur du péché. Cependant, ces versets sont « encadrés » par le verset 14,12, où Dieu déclare : « Tu as », et par le verset 14,15, où Dieu prononce : « tu veux ».


Q : Dans Ésaïe 14, 13, que signifie l’expression « aux confins du nord » ?

R : Le mot hébreu désignant le « nord » et « Zaphon » étaient identiques. Le mont Zaphon était une montagne en Syrie consacrée à Baal. Les fidèles croyaient que leurs dieux vivaient sur le mont Zaphon, tout comme les Grecs croyaient que leurs dieux vivaient sur le mont Olympe. Si Ésaïe 14, 13 pouvait simplement désigner le nord, il pourrait aussi bien signifier implicitement que le vrai Dieu est plus grand que tous les dieux censés vivre sur le mont Zaphon.


Q : Dans Ésaïe 14, 21, pourquoi les enfants meurent-ils à cause des péchés de leurs pères, alors qu’Ézéchiel 18, 2, 19-20 dit qu’ils ne devraient pas ?

R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Il n’est pas dit que les enfants portent la culpabilité de leurs pères. Toutefois, s’ils participaient aux mêmes péchés, ils porteraient la même culpabilité.

2. Ce n’est pas Dieu qui les massacrait. Dans cette vie, les méchants tuent souvent d’autres méchants ainsi que leurs enfants.

3. Ézéchiel 18 fait référence au fait que Dieu ne tue pas un fils à cause de la culpabilité liée au péché de son père.

4. Il arrive souvent, dans cette vie, que des personnes soient tuées injustement à cause des actes pécheresses d’autrui, comme le montre Ézéchiel 13:19.


Q : Dans Ésaïe 14:23, de quel animal s’agit-il ?

R : Il s’agit probablement d’un « butor », une espèce d’oiseau. Il existe une certaine incertitude quant à l’animal auquel le texte hébreu fait référence. Il pourrait s’agir d’un hibou, d’un hérisson, d’un porc-épic, d’un chacal ou, plus généralement, d’animaux du désert.


Q : Dans Ésaïe 14:23, qu’est-ce que « le balai de la destruction » ?

R : À l’instar d’un concierge ou d’une équipe de nettoyage, ce verset indique que Dieu va balayer les déchets ; non pas pour les recycler ou les réutiliser, mais bien pour les détruire.


Q : Dans Ésaïe 14:28, que signifie ici le mot « fardeau » ?

R : Il s’agissait d’un terme désignant une prophétie. On peut porter un fardeau pour quelqu’un d’autre, et le prophète portait un lourd fardeau (message) de la part de Dieu qu’il se devait de transmettre.


Q : Dans Ésaïe 14, 29-32, pourquoi les Philistins sont-ils mentionnés ici ?

R : C’est peut-être parce que, à la mort du roi assyrien, les Philistins, les Moabites et les Édomites se sont révoltés contre l’Assyrie en 715 av. J.-C. Ils ont également sollicité l’aide de Juda. Auparavant, le roi Ozias de Juda avait combattu les Philistins (2 Chroniques 26, 6-7). Le roi de Juda de l’époque, Achaz, était favorable aux Philistins, mais son successeur, Ézéchias, ne l’était pas.

Les cinq villes philistines — Gath, Ashdod, Ashkelon, Ékron et Gaza — constituaient une source de problèmes pour l’Assyrie. En 734 av. J.-C., Gaza refusa de payer le tribut et fut pillée. En 720 av. J.-C., les villes philistines s’allièrent à l’Égypte contre l’Assyrie. Le roi Sargon II vint et battit l’Égypte à Gaza, puis conquit Gath et Ashkelon. Les Assyriens s’emparèrent d’Ékron en 712 av. J.-C. et d’Ashdod en 711. Padi, le souverain d’Ékron, resta fidèle à l’Assyrie jusqu’à ce que la ville le destitue et l’envoie auprès d’Ézéchias pour y être emprisonné. Ashkelon se rebella en 705 av. J.-C., et finalement, les Assyriens, sous le commandement du roi Sennachérib lui-même, envahirent le pays, conquirent toutes les cités philistines en 701 av. J.-C. et contraignirent Ézéchias à libérer Padi.


Q : Dans Ésaïe 16, 1-2, quelle est la signification de la ville de Sela et des gués de l’Arnon ?

R : Sela était la capitale d’Édom, et non de Moab, et elle se trouvait à 50 miles au sud de la frontière entre Moab et Édom. Apparemment, de nombreux Moabites avaient fui vers le sud, de Moab vers Édom. Les Moabites envoyèrent un présent composé d’agneaux à Jérusalem (comme ils l’avaient fait dans 2 Rois 3:4) pour demander s’ils pouvaient eux aussi se réfugier à Jérusalem. Compte tenu de l’arrogance antérieure des Moabites mentionnée dans Ésaïe 16:6-8, offrir un présent pour demander l’accueil de leurs réfugiés devait être particulièrement humiliant pour eux. L’orgueil ne précède PAS la chute si l’on n’avait pas cet orgueil au départ.

Un autre point de vue, présenté dans *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 6, p. 113, est que Sela, normalement édomite, aurait pu être aux mains des Moabites à cette époque. Cependant, nous ne disposons d’aucune autre preuve à cet égard.

Un gué était un endroit en contrebas où l’on pouvait traverser une rivière, en l’occurrence l’Arnon, en Moab. Les réfugiés fuyant les armées assyriennes devaient le savoir.


Q : Dans Ésaïe 16:2 et Ésaïe 16:14, à quelle période ces versets font-ils référence ?

R : Ésaïe 16, 13 précise que les versets précédents du chapitre 16 ont été prononcés à une autre époque. D’un point de vue historique, nous savons que Tiglath-Pileser III a envahi Moab en 732 av. J.-C., la même année où il a saccagé Damas. Plus tard, le roi assyrien Sennachérib attaquera également Moab en 701 av. J.-C. Ainsi, bien que nous ne connaissions pas l’année de la première prophétie contre Moab, la seconde daterait d’environ 704 av. J.-C.

Près de 80 ans plus tard, Jérémie reprend cette même idée dans Jérémie 48, 29-38.


Q : Dans Ésaïe 16, 5, pourquoi Juda aurait-il refusé une offre d’aide à un autre peuple dans le besoin ?

R : Peut-être le roi Ézéchias a-t-il constaté que leurs offres d’amitié et leur volonté de se soumettre à son autorité n’étaient pas sincères. Seriez-vous prêt à donner de l’argent à un sans-abri qui vous dirait en avoir vraiment besoin… alors qu’il se tient non loin d’un magasin d’alcool ? Donnez avec discernement ; il est parfois préférable d’offrir de la nourriture ou autre chose plutôt que de l’argent.


Q : Dans Ésaïe 16, 7-9, qu’y a-t-il d’intéressant dans la liste des villes moabites qui figure ici ?

R : Bien que nous ignorions où se trouvaient certaines de ces villes, il semble que la liste suive un ordre du nord vers le sud. Ce serait la direction que prendraient les réfugiés moabites pour se rendre en Édom afin de fuir les Assyriens.


Q : Dans Ésaïe 16, 9 et 11, qu’y a-t-il de significatif dans les sentiments exprimés dans ces versets ?

R : Il s’agit ici d’une prophétie d’Ésaïe ; celui qui pleure pourrait donc être Ésaïe ou le Seigneur, mais cela fait très probablement référence aux sentiments des deux. Comme l’indique The Expositor’s Bible Commentary, vol. 6, p. 112 : « … il n’est pas interdit au lecteur de pleurer sur les conséquences des péchés du peuple. Et à sa grande stupéfaction, il découvre que la page inspirée est elle aussi mouillée des larmes du prophète lui-même ! Jérémie a pleuré pour Juda (Jr 9, 1), mais Ésaïe pour Moab ! »

Il existe une histoire, qui s’apparente davantage à une parabole, mettant en scène deux vieilles amies chrétiennes, qui vivaient désormais dans des villes différentes, et qui se sont retrouvées un jour. La première a demandé à la seconde qui était le pasteur de l’église où elles avaient l’habitude d’aller ensemble. La seconde a répondu : « Oh, nous l’avons renvoyé. » La première a demandé pourquoi. La seconde a répondu : « Parce qu’il prêchait que tous ceux qui rejettent Jésus comme leur Seigneur et Sauveur iront en enfer. » La première fut profondément choquée par ce licenciement et demanda : « Eh bien, que dit votre pasteur actuel ? » La seconde répondit : « Oh, il enseigne que quiconque rejette Jésus comme Seigneur et Sauveur ira lui aussi en enfer. » La première demanda alors : « Alors, quelle est la différence ? » La seconde répondit : « Le premier le disait avec une joie évidente dans la voix ; le second le dit les larmes aux yeux. »


Q : Dans Ésaïe 16, 14, pourquoi parle-t-on ici d’un « salarié » ?

R : Un serviteur de passage est rémunéré pour travailler sous contrat pendant une période déterminée. Bien sûr, les serviteurs de passage ne sont pas tant motivés par l’amour de la famille de leur maître, par la loyauté ou par la contrainte, mais plutôt par le gain financier. Moab est explicitement qualifié de simple serviteur de passage. Ses habitants se rangeront du côté qu’ils jugeront le plus avantageux pour leur propre profit.

Les Moabites ont envoyé un grand nombre d’agneaux à Jérusalem en guise de cadeau afin de persuader les Israélites d’accueillir leurs réfugiés. Était-ce par amour et admiration pour Juda ? Non, compte tenu de leurs siècles de combats contre Israël et Juda. Ézéchias n’était pas dupe.


Q : Dans Ésaïe 17:1-3, que s’est-il exactement passé à Damas et dans les villes de Syrie ?

R : Ésaïe a vécu longtemps, et ce passage a peut-être été rédigé avant 733 av. J.-C., ou bien avant 720 av. J.-C. Voici un bref aperçu de l’histoire jusqu’à cette époque.

Entre 1200 et 1050 av. J.-C., on ne dispose d’aucune information sur Damas et la Syrie, hormis les références bibliques.

En 841 et 838 av. J.-C., Salmanasar l’Assyrien envahit une grande partie du royaume d’Aram (la Syrie actuelle) de Hazaël, mais il ne parvint pas à conquérir Damas.

807-806 av. J.-C. Alors que les Assyriens étaient occupés à combattre les Mannéens/Arméniens, Damas attaqua Israël (2 Rois 10, 32).

805-802 av. J.-C. Le roi assyrien Adad-nirariIII assiège Damas.

796 av. J.-C. Les Assyriens assiègent Damas et se retirent après que Damas eut versé un lourd tribut.

Vers 735 av. J.-C. Damas, Tyr et Israël unissent leurs forces contre les Assyriens et tentent de contraindre Juda à se joindre à eux.

733-732 av. J.-C. Tiglath-PileserIII détruit toutes les villes de Syrie et s’empare (sans toutefois la détruire) de Damas, tuant son roi Radyan. Selon les Annales assyriennes, cela représentait 591 villes réparties dans 16 districts.

720 av. J.-C. Damas et quelques autres villes se joignent à Hamath, qui n’a jamais été conquise par les Assyriens, pour se rebeller. Sargon II écrase la révolte à Qarqar.

717 ou 711 av. J.-C. Tout comme Sargon avait réinstallé d’autres peuples en Israël, il installa à Damas des exilés provenant des villes de Papa, de Lullukna et d’autres localités.

On n’entend plus parler de Damas jusqu’aux environs de 333 av. J.-C., si ce n’est qu’elle comptait des gouverneurs assyriens en 694 av. J.-C. et vers 650 av. J.-C.

333 av. J.-C. Damas se rendit sans combat à Parménion, un général d’Alexandre le Grand.

En 1401 après J.-C., Damas fut entièrement réduite en cendres par un incendie.


Q : Dans Ésaïe 17:5-6, en quoi la vallée de Rephaïm est-elle significative ?

R : Cette vallée était vaste, fertile et située juste au sud-ouest de Jérusalem, en direction de Bethléem. David y a vaincu les Philistins à deux reprises (2 Samuel 5, 17-25). La vallée de Rephaïm constituait une source majeure de céréales pour Jérusalem. Imaginez les sentiments des habitants de Jérusalem lorsqu’une source essentielle de subsistance est conquise par l’ennemi.


Q : Dans Ésaïe 17, 10-11, pourquoi mentionne-t-on des « boutures de vignes exotiques » ?

R : Il s’agit probablement d’une allusion au culte du dieu araméen/syrien/babylonien Adonis, associé au printemps et à la renaissance.


Q : Dans Ésaïe 17, 10, quelles sont certaines des raisons pour lesquelles les gens oublient leur Sauveur ?

R : Les gens ont parfois la mémoire courte en matière de gratitude. Ils peuvent oublier leur Sauveur d’au moins cinq façons.

L’orgueil peut leur faire oublier qu’ils ont besoin d’être sauvés.

Il est important de réserver du temps à Dieu.

Les soucis de ce monde étouffent leur dévotion envers Dieu.

Le péché les empêche de jouir de la joie que Dieu leur procure.

La crainte de la persécution, ou de la perte de son emploi ou de son prestige.

Ésaïe 17, 10-11 dit que, puisqu’ils ont oublié Dieu leur Sauveur, Dieu « se souviendra » de leur retirer ses bénédictions. Aggée 1, 2-11 mentionne également comment le peuple a construit ses propres maisons lambrissées, en oubliant la maison de Dieu, et comment Dieu « les a aidés à s’en souvenir » en leur retirant la prospérité.


Q : Dans Ésaïe 17, 11, comment devrions-nous réagir lorsque de bonnes choses sont perdues à jamais ?

R : On peut perdre quelque chose pour de nombreuses raisons, mais dans ce cas précis, leurs chances de paix et de prospérité ont été perdues parce qu’ils ont oublié le Dieu du salut. Au lieu de perdre votre temps (en substance) à regretter ce qui aurait pu être, repentez-vous (si nécessaire), découvrez ce que Dieu attend de vous à présent, puis obéissez-Lui. Votre richesse sur terre, ainsi que votre vie sur terre, disparaîtront toutes tôt ou tard ; la question n’est pas de savoir « si », mais « quand ». Aimez donc Dieu, obéissez-lui et glorifiez-le autant que vous le pouvez, quelles que soient les circonstances et la période de votre vie dans lesquelles vous vous trouvez.


Q : Dans Ésaïe 18, 1-2, quelle est l’importance de l’Éthiopie dans ce passage ?

R : Le mot hébreu est « Cush », et le royaume éthiopien à cette époque ne désignait pas seulement l’Éthiopie, mais aussi les terres qu’il avait conquises au Soudan et en Somalie. L’Éthiopie n’est pas souvent mentionnée dans la Bible, mais elle occupe une place prépondérante à cette époque car elle régnait sur la majeure partie de l’Égypte et avait envoyé des émissaires à Ézéchias. Des sauterelles venaient du nord de l’Éthiopie, c’est pourquoi on l’appelait le « pays aux ailes vrombissantes ». À l’instar des sauterelles, une armée du qore (= roi) éthiopien Piye/Piankhi a conquis le sud de l’Égypte en 715 av. J.-C., jusqu’au delta du Nil. Son successeur, le qore éthiopien Shabaka/Sabako, a envoyé des émissaires en Juda pour demander l’aide d’Ézéchias contre les Assyriens en 705 av. J.-C. L’Éthiopie fut une épine dans le pied de l’Assyrie sous le règne du qore Tirhaka/Teharqa, qui régna de 690 à 664 av. J.-C. et était connu des historiens Manéthon, Strabon et Mégasthène.

Il existe un autre pays [ce qui prête à confusion] appelé Kush, à l’est de Babylone, mais l’expression « dont le pays est sillonné de fleuves » fait sans aucun doute référence à l’Éthiopie, et non au Kush situé à l’est de Babylone.


Q : Dans Ésaïe 18:5, faut-il lire « raisin vert » ou « fleur » à cet endroit ?

R : Le problème est que les spécialistes ne sont pas certains de la signification de ce mot hébreu rarement utilisé. Quoi qu’il en soit, puisque le processus va de la fleur au raisin vert puis au raisin mûr, le message reste le même : le Seigneur est un moissonneur qui récolte les raisins et les laisse aux oiseaux et aux autres animaux. La récolte pour laquelle les agriculteurs ont travaillé si dur sera détruite avant d’arriver à maturité.

Parfois, lorsque des personnes en rébellion contre Dieu tentent d’accomplir des choses par leurs propres moyens, Dieu les laisse réussir pendant un certain temps, mais à la fin, ce succès et ces avantages leur sont retirés. Pour citer un triste exemple, lorsque Muhammad Ali a commencé à souffrir de la maladie de Parkinson, il a déclaré que tous ses trophées de boxe n’avaient désormais plus aucune valeur à ses yeux. Un deuxième exemple triste est celui de Bernie Madoff : après avoir amassé des millions grâce à une chaîne de Ponzi escroquant des professionnels de la finance, l’un de ses fils s’est suicidé, et Bernie est mort en prison en 2021. Je suis convaincu, avec le recul, que sa liberté et la vie de son fils ne valaient pas le prix de ses gains mal acquis.


Q : Dans Ésaïe 19, 2-3, quand cette guerre civile entre Égyptiens a-t-elle eu lieu ?

R : Les Libyens de la XXIIe dynastie (945-712 av. J.-C.) ont combattu à la fois les Nubiens/Éthiopiens de la XXVe dynastie (770-712 av. J.-C.), les Saïtes, Égyptiens de souche de la XXIVe dynastie (724-712 av. J.-C.), ainsi que divers souverains de ce que l’on appelle la XXIIIe dynastie (vers 828-712 av. J.-C.). Les Éthiopiens ont conquis le sud de l’Égypte en 715 av. J.-C.


Q : Dans Ésaïe 19, 4-10, quand le Nil et les autres fleuves s’assécheraient-ils ?

R : L’Égypte dépendait du Nil pour sa survie, et ce passage indique que la source même de vie de l’Égypte se tarirait. Cela est vrai à au moins trois égards.

Chaque année, le débit du puissant Nil provient des pluies du centre de l’Afrique de l’Est qui alimentent le lac Victoria. Une baisse des précipitations dans le centre-est de l’Afrique signifierait une année de famine pour l’Égypte.

À long terme, les terres d’Égypte et du Sahara sont devenues plus arides.

Au sens figuré, la puissance politique de l’Égypte s’en trouverait considérablement affaiblie.


Q : Dans Ésaïe 19, 16-17, pourquoi l’Égypte va-t-elle être « humiliée » ici ?

R : Tout d’abord, posons-nous une autre question en lien avec celle-ci. Diriez-vous que l’Égypte est « ancienne » ? L’Égypte en tant que pays existait déjà à l’époque du pharaon Zoser/Dhozer, vers 3 000 av. J.-C. Puisque l’Égypte était déjà ancienne à l’époque de Moïse (1 447 av. J.-C.), comment la qualifieriez-vous aujourd’hui ? – Vous pourriez peut-être dire « très, très ancienne », ou, pour employer un terme plus approprié, « archaïque », c’est-à-dire ancienne à l’époque de l’Antiquité. Il y a rarement eu d’interruption dans la lignée des pharaons, mais cela a changé à l’époque d’Ésaïe, alors que le pays était sous domination étrangère, ce qui pouvait être considéré comme un déshonneur.

Mais l’une des raisons de l’importance de l’Égypte chez Ésaïe, au point qu’il y consacre deux chapitres, est que le pharaon d’Égypte (qui était en réalité le roi/Qore d’Éthiopie) avait envoyé des émissaires à Ézéchias pour conclure une alliance contre les Assyriens. Cela semblait être une formidable opportunité pour Juda, mais comme le laisse entendre Ésaïe, il s’agissait en réalité d’un piège insensé. Il y eut deux rébellions contre les Assyriens, et l’Égypte avait promis son soutien pour chacune d’elles. Elles eurent lieu de 713 à 711 av. J.-C., centrées autour d’Ashdod, puis de 705 à 701 av. J.-C. Dans les deux cas, l’Égypte manqua à sa promesse d’aide. En effet, lorsque le roi Yamani d’Ashdod s’enfuit d’Ashdod vers l’Égypte en 711 av. J.-C., les Assyriens menacèrent l’Égypte, à moins qu’elle ne leur livre Yamani ; l’Égypte céda donc et s’exécuta.

Lorsque les Assyriens assiégèrent Jérusalem, les Égyptiens envoyèrent une armée pour venir en aide à Juda contre Sennachérib. Cependant, les Assyriens vinrent à bout de l’armée égyptienne à Eltekah, au nord d’Ashdod.


Q : Dans Ésaïe 19, 17, quand et comment le pays de Juda a-t-il « semé la terreur en Égypte » ?

R : Les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, Alexandre le Grand de Macédoine, les Séleucides, les musulmans et les Turcs ont tous conquis l’Égypte en passant par la Palestine. La nation d’Israël a également combattu l’Égypte, bien qu’elle ne l’ait pas conquise.


Q : Dans Ésaïe 19:18, quand cinq villes d’Égypte ont-elles parlé la langue de Canaan ?

R : Tout d’abord, il n’est pas dit qu’elles parleront le « cananéen », mais plutôt la langue parlée en Canaan. L’Assyrien Esarhaddon a conquis la Basse-Égypte [le nord], y compris Memphis, en 671/670 av. J.-C. L’Assyrien Assurbanipal a conquis Thèbes, en Haute-Égypte, en 663 av. J.-C.

Après la chute de Jérusalem, de nombreux Juifs se sont réfugiés en Égypte. En effet, sous le règne des Perses, la forteresse principale d’Éléphantine/Yeb, dans le sud de l’Égypte, était gardée par des mercenaires juifs. L’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 579, mentionne également la colonie juive de l’île d’Éléphantine.

De plus, il existait d’importantes populations juives à Alexandrie, à Tahpanhès, à Memphis (Noph), à Pathros et à Migdol.

À l’époque de l’Église primitive, la tradition rapporte que Marc fut l’un des premiers à évangéliser l’Égypte. Lui et d’autres chrétiens connurent un tel succès qu’Alexandrie, en Égypte, devint l’un des quatre principaux centres du christianisme, au moins aussi important que Jérusalem.


Q : Dans Ésaïe 19, 18, quelle ville était appelée « la ville de la destruction » ?

R : Certains manuscrits hébreux, le Rouleau de la Mer Morte 1QIsa, le Targum et la Vulgate mentionnent le « soleil ». Cependant, la plupart des manuscrits hébreux indiquent « destruction » (haheres). Les deux mots en hébreu sont identiques, à l’exception d’un point placé sous le h dans le mot « soleil ». La ville égyptienne d’Héliopolis, ou « ville du soleil » car elle était à l’origine dédiée au dieu égyptien du soleil Râ, est très probablement celle à laquelle il est fait référence ici. Les Égyptiens appelaient cette ville à la fois « Anu/On » et « Pe-ra », c’est-à-dire « la maison de Râ ». Bien sûr, il pourrait également s’agir d’un jeu de mots, les deux sens étant envisagés. La ville d’On/Héliopolis fut détruite par les Perses, selon l’historien grec Strabon.

La plupart des manuscrits grecs de la Septante mentionnent « ville d’Asadek ». Ce nom serait par ailleurs inconnu, si ce n’est que « hassedeq » signifie « justice » en hébreu. À l’époque de Ptolémée Philométor, en 160 av. J.-C., c’est-à-dire à l’époque où la Septante fut rédigée, un temple de la justice fut construit à Héliopolis par Onias IV, fils de l’exilé juif Onias III. Ce temple juif resta en activité jusqu’à ce que l’empereur romain Vespasien ordonne sa fermeture en 71 apr. J.-C.


Q : Dans Ésaïe 19:19, quand y avait-il « un autel dédié à l’Éternel au centre du pays d’Égypte » ?

R : Ce verset prédit l’un des événements suivants, voire les deux :

Avant Jésus, de nombreux Juifs s’étaient installés en Égypte et y pratiquaient le judaïsme, notamment certains d’entre eux qui avaient traduit la Bible en grec.

Après la résurrection de Jésus, l’Égypte, Jérusalem et Antioche en Syrie ont constitué pendant un certain temps les trois principaux centres du christianisme.

Lorsque Onias IV s’enfuit de Jérusalem vers 160 av. J.-C., il obtint l’autorisation de construire un autel dédié à Dieu à Léontopolis, en Égypte. L’historien juif Josèphe fait allusion à ce verset lorsqu’il dit : « La principale raison pour laquelle il [le fils d’Onias, le grand prêtre] désirait agir ainsi était qu’il s’appuyait sur le prophète Isaïe, qui avait vécu plus de six cents ans auparavant et avait prédit qu’un temple serait certainement construit en Égypte en l’honneur de Dieu Tout-Puissant par un homme qui était juif. » Antiquités judaïques, livre 13, chap. 3.1, p. 269. (Voir également plus loin dans le chap. 3.1, p. 269)


Q : Dans Ésaïe 19, 20, comment un grand sauveur a-t-il sauvé l’Égypte ?

R : Cela peut être interprété de plusieurs façons.

Sur le plan spirituel, après l’époque du Christ, l’Égypte était un centre du christianisme. Athanase d’Alexandrie, dans son ouvrage *Sur l’Incarnation*, considérait que cette prophétie s’était accomplie à son époque, lorsque Alexandrie devint l’une des quatre villes les plus importantes du christianisme après l’édit de Milan en 313 après J.-C.

Sur le plan politique, un dirigeant égyptien. L’Égypte était divisée en cinq royaumes qui se livraient bataille. Ils furent finalement réunifiés sous Psammétique vers 670 av. J.-C., juste après la guerre civile. Le « Believer’s Bible Commentary », p. 953, soutient cette interprétation, ainsi qu’un accomplissement supplémentaire au cours du Millénium. (Psammétique Ier dut toutefois reconnaître la suzeraineté de l’Assyrie.)

Sur le plan politique, il s’agissait d’un dirigeant étranger : les Égyptiens accueillirent avec joie Alexandre de Macédoine. Ils le considéraient comme un libérateur bienveillant qui les avait affranchis de la domination perse.


Q : Dans Ésaïe 19:22, quand le Seigneur a-t-il frappé l’Égypte, et quand Dieu l’a-t-il guérie ?

R : Par le passé, l’Égypte avait été gouvernée par des peuples étrangers (les Hyksos, les Libyens, les Nubiens, etc.). Pourtant, l’Égypte avait toujours été un pays indépendant, et non une nation assujettie. Cela allait changer lorsque Nabuchodonosor conquit l’Égypte. Les Perses allaient eux aussi conquérir l’Égypte, bien que celle-ci se fût rebellée à plusieurs reprises sous leur domination.


Q : Dans Ésaïe 19, 23, quand la grande route reliant l’Égypte à l’Assyrie a-t-elle été construite ?

R : À l’époque d’Ésaïe, il semblait incroyable que les Égyptiens puissent vouloir se rendre pacifiquement en Assyrie, et inversement. L’Égypte et l’Assyrie étaient toutes deux sous la domination de l’Empire perse, bien que l’Égypte se soit souvent rebellée. Elles furent toutes deux réunies sous le règne d’Alexandre le Grand de Macédoine, et à l’époque romaine, d’excellentes routes reliaient une grande partie du Moyen-Orient antique.


Q : Dans Ésaïe 20, 2-3, pourquoi Dieu a-t-il ordonné à Ésaïe de se promener nu ? (C’est le musulman Ahmad Deedat qui a soulevé cette question.)

R : Tout d’abord, Ésaïe vivait dans sa propre culture, et non dans la nôtre. Ensuite, le Wycliffe Bible Dictionary, p. 477, précise que le mot hébreu utilisé ici désignait souvent des hommes vêtus uniquement de leur tunique intérieure, et non totalement nus.


Q : Dans Ésaïe 21, 1-10, quelle est la structure de cet oracle ?

R : Il s’agit d’un chiasme, une forme courante de poésie hébraïque.

21, 1b-2a La vision reçue

- 21, 2b : Une vision de la fin

- - 21, 3-4 Une vision d’horreur

- - 21, 5 Une scène de festin

- 21:6-9 La fin s'accomplit

21:10 Le récit de la vision


Q : Dans Ésaïe 21:1, qu’est-ce que « le désert près de la mer », puisqu’il n’y a pas d’océan près de Babylone ?

R : Il n’y a ni mer ni arbres poussant à l’état naturel près de Babylone, qui se trouvait à 300 miles du golfe Persique. Il s’agissait d’un nom assyrien désignant la Babylonie, car depuis Babylone (au centre de l’Irak) jusqu’à l’océan, en Irak et au Koweït, le paysage ne serait qu’un désert plat et dépourvu d’arbres s’il n’y avait pas d’irrigation.


Q : Dans Ésaïe 21,5, pourquoi les boucliers étaient-ils « huilés » à l’époque ?

R : Cela fait référence au fait d’appliquer de l’huile sur un bouclier pour l’empêcher de rouiller. Cela permettait également de donner un meilleur aspect au bouclier, car l’huile le faisait briller.


Q : Dans Ésaïe 21:7, les cavaliers sur des « ânes » (au pluriel) sont-ils Jésus, et ceux sur des « chameaux » (au pluriel) Mahomet, comme l’affirment certains musulmans ?

R : Non. Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Il s’agissait à l’époque de messagers venus annoncer la chute de Babylone. La seule signification particulière réside dans le fait que les cavaliers à dos de chameau étaient peut-être des éclaireurs, ceux à dos d’âne des civils, et les conducteurs de chars des militaires.

2. Les méchants Madianites chevauchaient eux aussi des chameaux, mais cela n’a pas plus de rapport avec le sujet que de parler de Mahomet ici.

3. Enfin, il y avait des cavaliers de chameaux (au pluriel) ; ainsi, même si l’un d’entre eux était Mohammed, cela signifierait qu’un autre cavalier de chameau viendrait après lui.

Il est inutile d’essayer de « filtrer le moucheron et d’avaler le chameau » en utilisant ce verset pour démontrer une cohérence avec l’islam alors que tant d’éléments de la Bible vont à l’encontre de l’islam, tels que la paternité de Dieu, la Trinité, le salut par la grâce, le Saint-Esprit, etc.


Q : Dans Ésaïe 21:11, pourquoi ce mot est-il traduit soit par « Dumah », soit par « Édom » ?

R : Les manuscrits massorétiques mentionnent « Dumah », qui est une ville d’Édom et signifie également « silence » en hébreu. La Septante indique « Édom ». Par ailleurs, « Udumu/Udumai » est le mot akkadien désignant Édom.

Quoi qu’il en soit, le terme « Séir » désigne dans tous les manuscrits le pays d’Édom. Pour compliquer les choses, il existait également en Arabie une oasis appelée Dumah el Jandal. Cependant, la Dumah mentionnée en Ésaïe 21:11 se trouve à Séir/Édom, deux noms équivalents selon Genèse 32:3. Plus tard, les Édomites se sont déplacés vers l’ouest, dans le sud de Juda ; cette région était appelée Idumée.


Q : Dans Ésaïe 21, 13, 16-17, où se trouvaient Dedan, Téma et Kédar ?

R : Ces trois lieux se trouvent au nord-ouest de l’Arabie saoudite actuelle, près d’Édom. Téma (aujourd’hui Teyman) est une oasis située entre les Dédanites au nord et les Kédarites, réputés pour leurs archers, au sud. Sargon II d’Assyrie a vaincu de nombreuses tribus arabes en 715 av. J.-C. Le roi qui lui a succédé, Sennachérib, était appelé « le roi des Arabes et des Assyriens » dans l’Histoire d’Hérodote 2.141. Voir également les Antiquités judaïques de Josèphe 10.1.4.


Q : Dans Ésaïe 21,13, l’expression « la charge contre l’Arabie » signifie-t-elle que « Dieu a imposé aux Arabes le devoir de transmettre Son message à l’humanité », comme l’affirme le musulman Ahmad Deedat ?

R : On dirait que Deedat affirme que la Bible dit qu’il pèse sur l’Arabie un fardeau qui n’incombe pas aux autres. Voyons cela. Ésaïe mentionne

« la prophétie contre Babylone » (Ésaïe 13, 1)

« la charge contre Moab » (Ésaïe 15:1)

« la prophétie contre Damas » (Ésaïe 17:1)

« la prophétie contre l’Égypte » (Ésaïe 19:1)

« la prophétie contre le désert près de la mer » (Ésaïe 21:1)

« la prophétie contre Duma » [en Édom] (Ésaïe21:11 )

« la prophétie contre l’Arabie » (Ésaïe21:13 )

« la prophétie contre la Vallée de la Vision » [concernant Jérusalem] (Ésaïe 22:1)

« la prophétie contre Tyr » (Ésaïe 23:1)

Le mot hébreu signifiant « oracle » était synonyme de prophétie lorsque Ésaïe prophétisait au sujet de ces lieux. Il semble « inhabituel », pour employer un euphémisme, que Deedat insiste autant sur Ésaïe21:13 sans même mentionner tous ces autres versets.


Q : Dans Ésaïe 21:16, que signifie « dans un an, comme le compterait un ouvrier à la journée » ?

R : Tout comme un ouvrier engagé pour un an ne travaillerait pas un jour de plus (gratuitement), cette prophétie s’accomplira avant qu’une année entière ne se soit écoulée.


Q : Les passages d’Ésaïe 21, 13-17 et d’Ésaïe 42, 10-11 font-ils référence à la bataille de Badr, au cours de laquelle quelques musulmans [prétendument] mal armés auraient miraculeusement vaincu les puissants hommes de Kédar [prétendument] (les Quraish) de La Mecque ?

R : Il s’agit là d’une interprétation optimiste de la Bible. Lors de la bataille de Badr en 624 après J.-C. (2 de l’Hégire), 300 ou 328 musulmans ont tué 70 Mecquois et en ont capturé 70 autres, tout en perdant 14 des leurs. Ce fut une victoire, mais pas un miracle comparable à celui de Josué ou à la traversée de la mer Rouge par Moïse. Je ne sais pas d’où lui vient l’idée que les pillards à dos de chameau de Médine étaient mal armés. Voir Sahih Muslim, vol. 3, n° 4394 (p. 975-976), Sahih Muslim, vol. 3, n° 4341, p. 951 ; vol. 3, n° 4360, p. 960-961 (17e jour du Ramadan, 2 de l’Hégire) ; Bukhari, vol. 5, livre 59, n° 462 (p. 323) ; Bukhari, vol. 4, n° 324, p. 206 ; Bukhari, vol. 5, livre 59, n° 292, p. 201.

Regardez à présent à nouveau Ésaïe21:16 , 17 ; il y est dit que d’ici un an, les survivants des archers, les guerriers de Kédar, seront peu nombreux. Un an après Badr, les Mecquois n’étaient pas vaincus, et encore moins anéantis. Cela fait plutôt référence aux Assyriens de l’époque d’Ésaïe qui attaquèrent les tribus du nord de l’Arabie en 715 av. J.-C.


Q : Dans Ésaïe 21,16-17, quand cette prophétie concernant Kédar s’est-elle accomplie ?

R : Kédar était une tribu bien connue d’Arabie, au nord de La Mecque, et les Assyriens ainsi que les Babyloniens tentaient eux aussi de contrôler l’Arabie. Kédar versait déjà un tribut à l’Assyrie dès 738 av. J.-C. Sargon II mena une campagne contre les tribus du nord de l’Arabie en 715 av. J.-C.


Q : Dans Ésaïe 22, 1-3, 13, pourquoi Dieu châtie-t-il Jérusalem ici ?

R : Il s’agit ici d’un péché différent de celui mentionné précédemment. Face à tous les désastres qui s’abattaient sur ces autres nations, les habitants de Jérusalem ne se souciaient, avec une grande insensibilité, que de leur propre salut. Alors qu’ils auraient dû songer à se repentir après tous ces désastres, ils faisaient la fête à la place. Certains pensent qu’ils célébraient peut-être également leur alliance avec Babylone.

William Booth (décédé en 1912), qui fonda avec son épouse Catherine l’Armée du Salut, fit un rêve une nuit. Il rêva d’une mer déchaînée par la tempête, et de personnes qui s’y noyaient, levant les mains et appelant à l’aide. Il rêva d’un grand bateau plat sur la mer, sur lequel des gens faisaient la fête et dansaient. De temps à autre, quelqu’un à bord du bateau sortait peut-être une personne de l’eau, mais dans l’ensemble, ils continuaient simplement à faire la fête tandis que ceux qui les entouraient se noyaient. De même, William Booth a également déclaré de manière prophétique : « Les principaux dangers auxquels sera confronté le siècle à venir seront la religion sans le Saint-Esprit, le christianisme sans le Christ, le pardon sans repentance, le salut sans régénération, la politique sans Dieu et le ciel sans enfer. »


Q : Dans Ésaïe 22:2, de quelle ville s’agit-il ?

R : Il s’agit de Jérusalem, puisqu’elle est appelée « la ville de David » dans Ésaïe 22:9.


Q : Dans Ésaïe 22:5, qu’est-ce que la « vallée de la vision » ?

R : Il s’agit d’un jeu de mots, car la vallée de Hinnom, également appelée Géhenne, située au sud-ouest de Jérusalem, est l’endroit où l’on déversait les ordures.


Q : Dans Ésaïe 22, 13, quel est le contexte de cette déclaration : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons ! » ?

R : Cela signifiait qu’ils avaient franchi le seuil du désespoir. Lorsqu’ils ont compris que leur destruction était inéluctable, ils ont décidé de profiter de la vie, puisqu’ils allaient tous mourir de toute façon.


Q : Dans Ésaïe 22, 15-19, qu’a fait de mal Shebna pour être ainsi mis en avant ?

R : Ici, Shebna était un fonctionnaire sous Ézéchias, chargé de la famille royale. Il semble qu’il ait été l’un des principaux instigateurs qui ont incité Ézéchias à se révolter contre l’Assyrie. Plus tard, Shebna et Éliakim, accompagnés de Joah, furent les trois personnes envoyées pour négocier avec Sennachérib (2 Rois 18, 18, 26, 37 ; 19, 2 ; Ésaïe 36, 3, 11, 22 ; 37, 2. Shebna occupe une fonction élevée en tant qu’intendant de la maison royale dans Ésaïe 22, 15-19. Cependant, dans Ésaïe 36, 3, 22, probablement rédigé deux ans plus tard, Shebna n’était plus qu’un scribe, tandis qu’Éliakim était l’intendant de la maison royale.


Q : Dans Ésaïe 22:16, en quoi était-ce répréhensible que Shebna se fasse construire un tombeau ?

R : Il y avait beaucoup à redire, s’il utilisait pour cela l’argent du trésor public. L’idée que quelqu’un travaille si dur pour se construire un grand tombeau peut paraître étrange à nos oreilles modernes, mais c’était courant au Moyen-Orient — il suffit de demander à n’importe quel pharaon. Le pape catholique romain Jules II s’est lui aussi fait construire un grand tombeau.


Q : Dans Ésaïe 22, 16, de quelles manières les croyants d’aujourd’hui peuvent-ils se forger un héritage, alors qu’ils devraient plutôt s’attacher à moissonner et à former des disciples pour le royaume ?

R : Il arrive parfois que les gens se soucient davantage de leur propre réussite matérielle que du royaume de Dieu. Il est bon de laisser un héritage à ses enfants et petits-enfants (Proverbes 13, 22), mais certains peuvent être tellement obnubilés par l’idée de laisser un héritage aussi important que possible qu’ils en perdent de vue le royaume de Dieu. Parfois, ils peuvent être tellement préoccupés par leur propre santé, ou celle de certains de leurs proches, qu’ils en perdent de vue le fait que des personnes viennent au Seigneur. Père, nous te prions de nous aider à nous en rendre compte lorsque cela nous arrive et de nous donner un cœur repentant.


Q : Dans Ésaïe 22:20-25, pourquoi Éliakim serait-il retranché ?

R : Les spécialistes ne sont pas d’accord ; il existe deux points de vue.

a) Ésaïe 22, 24 suggère à certains qu’Éliakim pratiquait le népotisme, en plaçant des membres de sa famille à des postes sous ses ordres.

b) Il n’est pas dit qu’Éliakim ait commis une faute particulière. Il s’agit simplement d’une prophétie selon laquelle, lors des guerres contre les Assyriens et les Babyloniens, lui et sa famille subiront des préjudices.


Q : À quoi fait référence Ésaïe22:25 ?

R : Le « pieu » est Éliakim, fils de Hilkiah, selon Ésaïe 22:20. Il « sera un trône de gloire pour la maison de son père ». Pourtant, Ésaïe22:25 prophétise que ce « piquet » « cédera ; il sera coupé et tombera, et la charge qui repose sur lui sera abattue ». Éliakim s’est laissé influencer par le népotisme, c’est-à-dire qu’il a utilisé sa position comme un « système de soutien » au profit exclusif de sa famille et de ses amis.

Il se peut également que le cheville coupée fasse référence à la chute de la maison d’Éliakim, lorsque la plupart du peuple fut emmené en exil.

Ou les deux.


Q : Dans Ésaïe 23, 1-13, quelle est la structure de ce chapitre ?

R : Il s’agit de deux chiasmes très similaires.

Ésaïe 23, 1-7 : Lamentation sur la destruction

. Ésaïe 23, 1-3 Gémissez, puis taisez-vous, Tyr, ainsi que Tarsis et Chypre

. . Ésaïe 23, 4-5 Aie honte, Sidon

. Ésaïe 23, 6-7 Fuyez vers Tarsis et la côte de Tyr

Ésaïe 23, 8-13 : Les commandements de Dieu qui sous-tendent tout cela

. Ésaïe 23:8-9 Ce que le Seigneur a décidé pour Tyr

. . Ésaïe 23:10-12b Débordement : le Seigneur a décidé pour la fille de Sidon

. Ésaïe 23:12c-13 Voici : votre peuple ira à Chypre, en Chaldée [Babylone], en Assyrie et à Tarsis

Ésaïe 23:14-18 Le reste de ce chapitre est en prose, et non en vers.


Q : Dans Ésaïe 23, 1-18, pourquoi la ville de Tyr fait-elle l’objet d’une mention particulière ?

R : Les autres prophéties visent des pays, tels que Moab et Aram. Mais Babylone et Tyr n’étaient à l’origine que des villes puissantes qui ont donné naissance à des empires. Un empire militaire chercherait à combattre d’autres empires militaires. En revanche, un empire commercial serait davantage enclin à commercer avec d’autres empires qu’à les combattre.

Tyr était une ville antique ; selon les archéologues, elle aurait été fondée vers 2750/2700 av. J.-C., d’après Hérodote, par des colons venus de Sidon. Abraham vécut vers 2000 av. J.-C.

Tyr et Israël devinrent par la suite de bons amis et des partenaires commerciaux. Le roi Hiram de Tyr vendit du bois à Salomon pour la construction du temple (1 Rois 5, 1, 7-12) et fournit des marins pour la marine de Salomon (1 Rois 9, 26-27).

À l’instar, plus tard, de Rome, Venise et Gênes, la cité phénicienne de Tyr a exercé une influence considérable sur l’histoire mondiale. Tyr était la « ville-fille » de Sidon (Sidon était un fils de Canaan, selon Genèse 10:15), mais les Assyriens ont pratiquement détruit Sidon. Tyr fut construite sur une île au large du Liban actuel. Lorsque les Assyriens et les Babyloniens assiégèrent Tyr sans succès, une grande partie de la population de la ville « disparut » tout simplement. Nous savons aujourd’hui qu’ils émigrèrent vers l’île de Chypre (Kittim dans Genèse 10:4) et vers ce qu’on appelait « la côte d’Elissa », du nom d’une reine. Dans les deux cas, ils se fondirent dans la population locale. La côte d’Elissa correspond aujourd’hui à la Tunisie et au nord de l’Algérie. C’est là qu’ils fondèrent la ville de Carthage et l’Empire carthaginois. Celui-ci devint un empire et, bien qu’il fût avant tout un empire commercial, il chassa militairement les Grecs d’Espagne et de Sicile, et faillit vaincre Rome lors des guerres puniques. Bien que nous ne puissions l’identifier avec certitude, « Elishah » dans Genèse 10:4 pourrait bien correspondre à la côte d’Elissa.

Tarsis (mentionnée dans Genèse 10:4 et Jérémie 10:9 ; probablement Tartessos, dans le sud-ouest de l’Espagne) était une importante ville minière d’argent en Espagne, sous le contrôle des Phéniciens / Carthaginois. Elle se trouve à l’extrême ouest de la région méditerranéenne et c’est probablement là que Jonas tentait de s’enfuir.


Q : Dans Ésaïe 23, 1-18, en quoi les Phéniciens se distinguent-ils des autres nations mentionnées précédemment ?

R : Les autres nations ont été réprimandées pour leur méchanceté, notamment leurs conquêtes violentes. Les Phéniciens, qui se souciaient davantage de s’enrichir par le commerce que par la conquête, ont été réprimandés pour leur méchanceté et l’orgueil qu’ils tiraient de leur richesse. Leur religion pratiquait les sacrifices humains, mais ceux-ci n’étaient peut-être pas aussi répandus que chez les Cananéens.


Q : Dans Ésaïe 23, 1, 6, 10 et 14, quel est le lien entre Tarsis et Tyr ?

R : Les Phéniciens ont fondé Tarsis dans la lointaine Espagne, à l’ouest de Gibraltar, au IXe ou Xe siècle avant J.-C.


Q : Dans Ésaïe 23:2, 4, pourquoi Sidon [Zidon] est-elle mentionnée en relation avec Tyr ?

R : Les villes de Tyr et de Sidon n’étaient distantes que d’environ 25 miles, et ce sont les citoyens de Sidon qui ont fondé la ville de Tyr.


Q : Dans Ésaïe 23:8, que signifie « la ville qui couronne » ou « celle qui distribue les couronnes » ?

R : Les différentes villes de l’« Empire phénicien » étaient en réalité toutes indépendantes et avaient leurs propres rois, mais il semble que Tyr ait pu exercer une forte influence sur le choix du roi.


Q : Dans Ésaïe23:15 -17, quand a eu lieu cette captivité de Tyr qui a duré soixante-dix ans ?

R : À partir de 729 av. J.-C., les Tyriens acceptèrent de laisser les Assyriens nommer un gouverneur, et Tyr dut verser 150 talents d’or par an à l’Assyrie. La riche ville de Tyr prospérait grâce au commerce, mais les Assyriens lui interdirent toute activité commerciale à partir de 701 av. J.-C. environ, lorsqu’ils s’emparèrent d’Usse, près de Tyr. Cette situation prit fin lorsque l’Assyrie cessa d’exercer son contrôle sur le Levant, vers 630 av. J.-C. Cela représentait 71 années civiles, soit 72 années prophétiques (de 360 jours).

Mais les habitants de Tyr n’étaient ni inactifs ni ruinés. Carthage avait été fondée en 815/814 av. J.-C., et les habitants de Tyr pouvaient tout simplement s’y rendre, ainsi qu’à Chypre, à Tarsis ou dans d’autres cités phéniciennes ou carthaginoises, pour y faire du commerce.


Q : Quelle est la structure d’Ésaïe 24, 1-23 ?

R : Ce chapitre peut être considéré comme un chiasme.

Ésaïe 24, 1-7a relate ce que Dieu s’apprête à faire

. Ésaïe 24, 7b-13 relate la réaction et la complainte de ceux qui avaient autrefois « le cœur joyeux »

. . Ésaïe 24, 14-16a décrit la réaction des adorateurs de Dieu

. Ésaïe 24, 16b-18d évoque la panique des méchants

Ésaïe 24, 18e-23 évoque la destruction inévitable résultant du jugement de Dieu


Q : Dans Ésaïe 24, 1-4, quand la terre (ou le pays) sera-t-elle dévastée ?

R : Ésaïe 24, 1-7 montre qu’il s’agit là de quelque chose de bien plus vaste que les guerres régionales et les catastrophes de son époque. Les chapitres 24 à 27 d’Ésaïe ont été qualifiés de « Petite Apocalypse » ou d’« Apocalypse d’Ésaïe », car ces trois chapitres traitent de la fin des temps. À la fin, Dieu fera venir la destruction sur toute la surface de la terre.


Q : Dans Ésaïe 24, 5, puisque le peuple a modifié les ordonnances, cela signifie-t-il que l’Ancien Testament a été corrompu ?

R : Non. La parole de Dieu est inébranlable dans les cieux (Psaume 119:89, 91, 144, 160 ; 1 Pierre1:25 ) et elle ne s’éloignera jamais de la bouche du peuple de Dieu sur terre (Ésaïe 59:21). La parole de Dieu ne revient pas vers Lui sans effet (Ésaïe 55:11).

Pourtant, dans Josué 1:8, Dieu a ordonné à Josué de ne pas laisser les paroles de la Loi de Dieu s’éloigner de sa bouche. Par conséquent, bien que Dieu garantisse que Sa parole ne s’éloignera pas de la bouche de chacun, Josué (et chaque personne) a la responsabilité de ne pas laisser la parole de Dieu s’éloigner de sa propre bouche.

Dieu veillera à ce que Sa parole s’accomplisse sur la terre. Cependant, certaines personnes peuvent ignorer les lois de Dieu et établir leurs propres lois contraires à Dieu. Le fait que quelqu’un établisse de nouvelles lois ne signifie pas que les anciennes lois soient perdues.


Q : Dans Ésaïe 24:10, quelle ville est la « ville du chaos » ?

R : Cette expression est traduite par « ville de confusion » (KJV), « ville en ruines » (NIV) ou « ville du chaos » (BSB). Il ne s’agit pas du nom d’une ville, mais d’une description d’une ville. Toutefois, selon l’ouvrage de J. Alec Motyer intitulé *The Prophecy of Isaiah* (p. 201), il n’existe pas de traduction simple en anglais. La meilleure traduction est « ville sans forme ». Le même mot hébreu, tōhû (et non « tofu » !), est utilisé dans Jérémie 4:23 pour désigner la terre et les cieux sans forme. L’image évoque quelque chose réduit à de l’argile humide.

De quelle ville s’agit-il ? D’après les parallèles avec Apocalypse 18 et le fait que ces deux passages évoquent la fin des temps, cette ville est probablement Babylone dans l’Apocalypse.


Q : Dans Ésaïe 24, 14-16a, comment louer Dieu au cœur de la tempête ?

R : Ésaïe 24, 1-13 évoque une destruction terrible, mais même au cœur même du jugement que Dieu exécute, nous pouvons proclamer : « Viens, Seigneur Jésus ! » Nous pouvons être reconnaissants d’avoir été épargnés par la colère de Dieu. Pour des épreuves moins graves, comme lorsque Paul et Silas ont été battus et jetés dans la prison de Philippes (Actes 16, 22-34), ils ont tout de même chanté pour Dieu à minuit. Romains 8, 28 promet que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Ainsi, quoi qu’il arrive, nous pouvons chanter et louer, en nous émerveillant de la manière dont Dieu utilisera les événements négatifs, voire les catastrophes, pour sa gloire.


Q : Dans Ésaïe 24, 16b-20, de quelles manières les gens d’aujourd’hui sont-ils privés d’espoir ?

R : Certains élèves n’ont aucun espoir de faire une belle carrière.

D’autres n’ont aucun espoir de changement ou de sortir d’une situation misérable.

D’autres n’ont aucun espoir de s’en sortir.

D’autres n’ont aucun espoir ; ils sont convaincus que ce à quoi ils tiennent le plus va empirer.

D’autres n’ont aucun espoir de réparer les dommages physiques qu’ils se sont infligés par la drogue, l’alcool et la nicotine.

Ils ont tous une chose en commun : ils se concentrent sur leur situation et ne lèvent pas les yeux.


Q : Dans Ésaïe 24, 16b-20, comment partagez-vous l’Évangile avec des personnes, telles que de nombreux détenus, qui n’ont aucun espoir ?

R : Ils doivent lever les yeux vers Jésus, être sauvés et voir l’espérance certaine et impérissable qu’ils ont dans les cieux.


Q : Dans Ésaïe 24, 18, que sont les « fenêtres du ciel » ?

R : Cette même expression est utilisée dans Genèse 7, 11 et 8, 2, lorsque le déluge de Noé a commencé. Les anciens Hébreux reconnaîtraient probablement cette similitude.


Q : Dans Ésaïe 24, 21-22, quand « l’armée des cieux » sera-t-elle punie ?

R : Cela fait référence à la fin des temps et pourrait renvoyer à un passage parallèle dans Apocalypse 12, 7-12. Cela pourrait se produire à la fin de la Grande Tribulation ou au début du Millénium. Voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 303-304, pour plus d’informations sur le lien entre ce passage d’Ésaïe et le Millénium mentionné dans Apocalypse 20, 1-7.


Q : Dans Ésaïe 24, 23, comment le soleil et la lune seront-ils couverts de honte ?

R : Il s’agit d’un langage figuré signifiant qu’ils s’assombriront, comme s’ils étaient couverts de honte. Cela se produira pendant la Tribulation, lorsque les hommes auront des raisons de baisser la tête de honte pour avoir reconnu la main de Dieu de manière plus directe que jamais auparavant, tout en continuant néanmoins à rejeter Dieu.


Q : Dans Ésaïe 25, 1-27, 6, quels sont les quatre « échos » de ce chant de célébration ?

R : Voici les quatre échos, ou couplets du chant.

Ésaïe 25, 1-9 – Le salut du peuple après la destruction de la forteresse

Ésaïe 25, 9-12 – Moab sera humilié. (Le verset 9 sert de transition.)

Ésaïe 26 – Le peuple de Juda sera relevé

Ésaïe 27 – L’Éternel protège sa vigne

Le chapitre 25 lui-même ressemble à un tableau d’artiste aux couleurs vives.

Ésaïe 25:1-5 dépeint une toile de fond sombre et lugubre, marquée par une tempête de destruction terrible.

Ésaïe 25:6-9 dépeint le jour radieux qui suivra, avec un festin auquel tous les rachetés sont conviés, et où même les morts viendront se joindre à la fête.

Ésaïe 25, 9-12 décrit l’élimination de ceux qui combattent Dieu et son peuple.


Q : Dans Ésaïe 25, 1-2, en quoi cette destruction est-elle l’une des « merveilles » que Dieu a accomplies ?

R : Il est vrai que la destruction ne semble jamais merveilleuse aux yeux de celui qui est détruit ; demandez à n’importe quel criminel sur le point d’être exécuté. Pourtant, si un ennemi qui s’apprête à vous tuer est arrêté, c’est une chose merveilleuse pour vous. Cette destruction est en effet merveilleuse à deux égards.

La destruction des ennemis de Juda est merveilleuse pour Juda, dans la mesure où elle peut vivre en paix lorsque ceux qui veulent l’envahir sont détruits.

L’application de la justice est une chose merveilleuse, car toutes les grandes injustices qui ont été commises sur la terre seront enfin réparées.


Q : Dans Ésaïe 25:6, qu’est-ce que le « vin bien vieilli » (littéralement « vin sur lies ») ?

R : Il s’agit d’un vin vieilli, qui a apparemment meilleur goût que le « vin nouveau » qui n’a pas été vieilli. En général, il était d’abord fermenté puis conservé pendant une longue période. Il était filtré avant d’être bu, ce qui le rendait à la fois plus fort et plus limpide.


Q : Dans Ésaïe 25, 7b-8a, qu’est-ce que la « couverture » qui recouvre tous les peuples ?

R : Un terme plus approprié serait « linceul », comme celui qui recouvre un corps sans vie. L’image est ici saisissante : Dieu ôtera le linceul de la mort qui recouvre les hommes, et ceux-ci revivront.

Un commentaire (Keil-Delitzsch, partie 1, p. 440) affirme que le linceul d’Ésaïe 25, 7 symbolise l’aveuglement spirituel, tandis qu’Ésaïe 25, 8 symbolise la mort. Cependant, il n’est fait mention nulle part ailleurs dans Ésaïe 25 d’aveuglement, qu’il soit physique ou spirituel. On ne porte pas de linceul parce qu’on est aveugle. Ainsi, Ésaïe 25, 7 fait référence à un linceul de mort, ce qui est cohérent avec Ésaïe 25, 8.


Q : Dans Ésaïe 25, 11a, qui est le nageur dans cette métaphore ?

R : D’un point de vue grammatical, il existe trois possibilités.

a) Le nageur est Moab / les méchants.

b) Le nageur est Dieu.

c) Cela n’est pas précisé dans le texte hébreu.

Mais comme le nageur nage dans un tas ou un bassin d’ordures, cela semble désigner le méchant Moab, et non Dieu.


Q : Dans Ésaïe 25, 11a, en quoi cette métaphore s’applique-t-elle à certaines personnes aujourd’hui ?

R : Si une personne a une bouche impure, mène une vie impure et souffre d’« infections de l’âme », considérez-la comme quelqu’un qui tente de nager dans du fumier. Mais aussi répugnante que puisse être une personne, Dieu peut lui tendre la main et l’aimer suffisamment pour l’attirer à Lui et lui apporter le salut. Mais Dieu ne s’arrête pas là. Il la lave et la purifie également, par la sanctification.


Q : Dans Ésaïe 25, 11 et Ésaïe 26, 5, pourquoi Dieu tient-Il tant à humilier les orgueilleux ?

R : Les Écritures ne le disent pas, mais il peut y avoir au moins trois raisons complémentaires.

La gloire de Dieu : Dieu désire que tous Le glorifient, et l’homme déchu a tendance à se glorifier lui-même plutôt que Dieu.

Pour leur bien : il arrive parfois qu’une personne ait besoin d’être humiliée et mise à genoux avant de lever les yeux vers le ciel.

Pour le bien des autres : parfois, lorsqu’une personne est humiliée ou punie, les autres le remarquent et tirent des leçons de la punition infligée à cette personne.


Q : Dans Ésaïe 26, 1-21, d’une manière générale, que dit ce cantique au sujet de notre culte ?

R : Ésaïe 25, 1 est rédigé à la première personne du singulier (« je »), tandis qu’Ésaïe 26, 1 est à la première personne du pluriel (« nous »). Bien qu’il s’agisse avant tout d’un chant de louange, et accessoirement d’un chant d’action de grâce à Dieu et d’encouragement pour les autres, ces trois aspects en font un chant de célébration. Notre culte et nos offices pourraient être qualifiés d’« offices de célébration ». S’il y a certes un temps pour se lamenter, confesser nos péchés et demander l’intercession de Dieu, la célébration devrait néanmoins occuper une place centrale dans le culte.


Q : Dans Ésaïe 26:3, comment Dieu garde-t-il les gens dans une paix parfaite lorsque leur esprit est inébranlable ?

R : Dieu n’élimine pas nos difficultés, mais Il nous donne le réconfort, la force et l’aide nécessaires pour les surmonter. Cela ressemble à ce qu’on trouve dans Philippiens 4, 6-7, où il est dit que nous ne devons nous inquiéter de rien, mais que si nous présentons nos demandes à Dieu, alors la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera nos cœurs et nos pensées.


Q : Dans Ésaïe 26, 7-8, en quoi les chemins des justes sont-ils plats et lisses ?

R : Une façon de comprendre ces versets consiste à se concentrer sur le chemin. Un bon chemin est plat afin de ne pas faire trébucher les gens, de ne pas tourner en rond ni de mener dans la mauvaise direction.

Une autre façon de comprendre ces versets consiste à se concentrer sur les personnes qui trouvent le chemin à parcourir. Nous savons où nous allons et quel est le Chemin pour y parvenir. En marchant dans la voie de Dieu, nous n’avons pas à nous cacher ni à vivre dans la honte à cause de ce que nous faisons ou n’avons pas fait.


Q : Dans Ésaïe 26, 8-9, comment cultiver une attitude d’aspiration à Dieu ?

R : Voici quelques moyens d’approfondir votre amour pour Dieu.

Consacrez du temps à la prière, en vous réjouissant en Dieu et en le louant. Prier par sens du devoir et par autodiscipline est une bonne chose ; mais prier par plaisir est encore mieux.

Apprenez à attendre que Dieu vous guide, plutôt que de prendre les devants en espérant que Dieu vous suive.

Glorifiez Dieu sur terre par votre vie, tant par votre obéissance que par votre service.

Prêchez et enseignez afin que le nom de Dieu soit honoré sur terre.

Prenez soin des besoins matériels des autres ainsi que de leurs besoins spirituels.

Aimez Dieu par-dessus tout, et aimez votre prochain comme vous-même.

Souvenez-vous des promesses de Dieu concernant la vie éternelle, et les tentations et les souffrances de ce monde vous sembleront insignifiantes. (1 Pierre 1, 6-9 ; 1 Corinthiens 2, 9)


Q : Dans Ésaïe 26, 10, les méchants « ne voient-ils pas la majesté de l’Éternel », ou bien tout le monde contemplera-t-il la gloire de Dieu, comme le dit Ésaïe 40, 5 ?

R : Apocalypse 1:7 ; Philippiens 2:10 ; Ésaïe 40:5 ; et Ésaïe 45:23-24 montrent qu’à la fin, tout le monde verra Dieu. Ésaïe 26:10 dit que le méchant « ne voit pas la majesté de l’Éternel ». Le mot hébreu pour « voir/considérer » est chazah. Selon la Concordance de Strong, il signifie « regarder fixement, percevoir mentalement, contempler (avec plaisir) ; en particulier, avoir une vision de ». Il existe deux réponses complémentaires.

1. Les méchants ne contemplent ni ne considèrent le Seigneur, mais à terme, tous verront le Seigneur, qu’ils le veuillent ou non.

2. Les méchants ne reconnaissent pas le Seigneur pour l’instant, mais à la fin, tous verront le Seigneur.


Q : Pourquoi Ésaïe 26, 13-14 dit-il que les méchants qui sont morts ne ressusciteront pas et que leur souvenir disparaîtra ?

R : Ésaïe 26, 13-14 dit qu’ils ne vivront plus ; cela est vrai, ils seront en enfer et finiront par se retrouver dans l’étang de feu, la seconde mort.

On ne se souviendra pas d’eux sur terre, ni au ciel d’ailleurs.

Même s’ils ne ressusciteront pas, ils comparaîtront tout de même devant le Christ lors du jugement du Grand Trône Blanc, décrit dans Apocalypse 20, 12-13. Quoi qu’il en soit, ils seront précipités dans l’étang de feu, sans ressusciter, comme le mentionne Apocalypse 20, 15.


Q : Dans Ésaïe 26, 19, que dit ce passage au sujet de la résurrection ?

R : C’est l’un des versets qui montrent, contrairement à ce qu’affirment les critiques, qu’ils croyaient en une vie après la mort avant l’exil. Voir également Ésaïe 25:7b-8a. D’autres versets le démontrent également : Osée 13:14 ; Proverbes 14:32 ; Job3:13 -17, et Job19:26 -27. Bien entendu, cela n’inclut pas Daniel ni Ézéchiel, qui ont été écrits après l’exil.


Q : Dans Ésaïe 27:1-3, pourquoi le serpent Léviathan est-il puni ?

R : La réponse est simple si l’on comprend ce que représente le Léviathan. Il existe quatre interprétations du Léviathan dans Ésaïe.

1. Un dinosaure. Les peuples de l’Antiquité ont probablement parfois découvert des ossements de dinosaures.

2. Un grand animal aquatique, tel qu’un hippopotame, un crocodile ou une baleine.

3. Il représente la nation égyptienne.

4. Allégoriquement, Satan. Cette interprétation repose sur le parallélisme entre Ésaïe 26, 17-27, 2 et l’Apocalypse 12, 1-13.

La réponse la plus probable dans ce passage poétique est la combinaison des interprétations 2, 3 et 4.


Q : Dans Ésaïe 27:13, s’agit-il de la trompette mentionnée dans 1 Thessaloniciens4:17 ?

R : Bien que les Écritures ne le précisent pas, il pourrait s’agir de la même trompette, car toutes deux rassembleront le peuple de Dieu depuis des contrées lointaines. Dans Ésaïe 27:13, ils viendront à « Sion », qui pourrait en réalité désigner le Ciel dans ce contexte.


Q : Dans Ésaïe 28:1,4, quelle est la signification de l’expression « la fleur fanée de sa splendeur glorieuse, placée au sommet au-dessus de la vallée fertile » ?

R : Il s’agissait apparemment d’un motif courant par lequel Dieu leur disait qu’il ne fallait pas se vanter. Bien que nous ne soyons pas certains de la signification de ces mots pour les Israélites impies, cela pourrait faire référence à la gloire de leur histoire passée, toujours présente mais en train de s’estomper.


Q : Dans Ésaïe 28:4, qu’est-ce qu’une « figue mûre avant la moisson d’été » ?

R : Il s’agit du premier fruit qui apparaît, mûrissant avant la récolte principale.


Q : Dans Ésaïe 28:5, qu’est-ce qu’un « diadème » ?

R : Un diadème est une couronne, souvent sertie de diamants ou d’autres pierres précieuses.


Q : Ésaïe 28, 10-13 fait-il référence à l’arabe, puisqu’il est question de personnes à la langue balbutiante ?

R : Il s’agit là encore d’un vœu pieux. Le grec est plus éloigné de l’hébreu que ne l’est l’arabe. Cependant, Ésaïe 28:13 dit que la parole du Seigneur n’était pour eux que des règles, et beaucoup de gens perçoivent l’islam sunnite de la même manière : de simples règles à suivre, sans relation personnelle avec Dieu.


Q : Dans Ésaïe 28:11, quelle est la signification des « lèvres balbutiantes » et de « cette autre langue » ?

R : Les Juifs connaissaient le vrai Dieu depuis des siècles. Néanmoins, des peuples de nationalités récentes, parlant d’autres langues, enseigneraient aux Juifs, à l’avenir, qui est le vrai Dieu.


Q : Que signifie cela dans Ésaïe 28:13 ?

R : Il existe deux interprétations.

Règle après règle : la parole de Dieu n’est devenue pour ce peuple rien de plus qu’une succession de règles à respecter. Ils ont perdu le désir de se rapprocher de Dieu.

Un charabia : il s’agissait d’une moquerie à l’égard du bredouillement d’ivrognes de certains auditeurs d’Ésaïe. L’ouvrage *Hard Sayings of the Bible* (p. 305) défend ce point de vue et explique qu’il s’agit de la répétition de deux lettres de l’alphabet hébreu, un peu comme l’expression argotique anglaise « watch your p’s and q’s ». Il ajoute également une remarque intéressante : à l’origine, « watch your p’s and q’s » en anglais signifiait « surveillez vos pintes et vos quarts ».


Q : Dans Ésaïe 28:16, quel est le rapport entre la pierre angulaire et le Christ ?

R : Le Christ est la pierre angulaire de notre relation avec Dieu, comme le montre 1 Pierre 2:6.


Q : Dans Ésaïe 28:21, qu’est-ce que « l’œuvre étrange » ou la « tâche troublante » de Dieu ?

R : Cela fait référence à l’œuvre d’un Dieu bon, bienveillant et aimant qui détruit des peuples en raison des exigences de la justice et de la sainteté. Dieu ne souhaite pas que quiconque périsse (2 Pierre 3:9 ; Ézéchiel 18), mais puisqu’Il rend justice, Il jugera les hommes.


Q : Dans Ésaïe 29:1-2, 7, pourquoi Jérusalem est-elle appelée « Ariel » ici ?

R : Ésaïe faisait référence à Jérusalem en utilisant le nom figuratif d’« Ariel ». En hébreu, Ariel peut signifier « lion de Dieu », mais aussi « foyer de l’autel ». Le Believer’s Bible Commentary, p. 959, explique qu’Ésaïe laisse entendre que la ville qui était autrefois un lion de Dieu sera comme un autel en feu, et ses habitants, ses victimes.


Q : Dans Ésaïe 29, 1, quelle est la signification de ce verset ?

R : Ce verset plante le décor. Jérusalem est le centre des trois fêtes annuelles auxquelles tous les Israélites étaient censés se rendre ; on y observait également le faste des autres fêtes, ainsi que les sacrifices. Le cycle des rites religieux s’auto-perpétuait presque de lui-même, et il n’était même pas nécessaire de penser à Dieu. Pourtant, même s’ils célébraient toujours toutes ces fêtes que Dieu avait ordonnées, le fait de donner un autre nom à la ville suggérait que Dieu ne reconnaissait presque plus cette ville, en raison du manque de ferveur spirituelle qui y régnait, malgré toute cette effervescence religieuse. L’idée est que le « foyer de l’autel », au lieu de ne brûler que les animaux sacrificiels, s’étendra jusqu’à englober toute la ville.

Le verset 1 prépare le terrain pour le verset 2, où Dieu va briser leur attitude consistant à se contenter de répéter les mêmes gestes encore et encore. Alors aujourd’hui, allez-vous à l’église chaque semaine ? C’est très bien ! Mais préparez-vous votre cœur à écouter Dieu à l’église ?


Q : Dans Ésaïe 29, 1-2, quelles sont certaines des choses que les gens font aujourd’hui sans cesse, et pour lesquelles Dieu doit « briser la routine » afin de les amener à réfléchir à des choses plus importantes ?

R : Tout le monde a des habitudes, et celles-ci peuvent être bonnes ou mauvaises. Certaines mauvaises habitudes, comme se saouler ou se droguer chaque semaine, regarder du porno ou fumer, doivent être abandonnées. D’autres habitudes, comme aller à l’église, prier et étudier la Bible, sont de bonnes habitudes, mais elles peuvent être pratiquées soit avec sincérité, soit de manière mécanique. Nous avons besoin de temps pour nous asseoir simplement seuls avec Dieu et réfléchir à notre vie, à notre relation avec Lui et à notre service envers Lui. Sinon, nous risquons d’honorer Dieu de nos lèvres tandis que notre cœur est loin de Lui (Ésaïe 29:13).


Q : Dans Ésaïe 29:2, en quoi ce choix de mots est-il inhabituel ?

R : Le mot hébreu « autel-foyer » dans ce verset est un jeu de mots (un calembour) sur le mot hébreu signifiant « Ariel » dans les versets 1 et 2, qui fait référence à Jérusalem. Il signifie également « autel-foyer » dans Ézéchiel 43:15-16.


Q : Dans Ésaïe 29:4, cela pourrait-il faire référence au Livre de Mormon, comme l’affirment certains mormons ?

R : La voix « semblable à un esprit sortant de la terre » (un « esprit familier » dans certaines traductions) fait référence à des esprits occultes. À moins que les mormons ne souhaitent reconnaître un lien entre le mormonisme et l’occultisme, ou entre les habitants de Jérusalem qui pèchent en recourant à des médiums pour tenter de communiquer avec les morts, il n’y aurait aucun lien.

Cependant, Joseph Smith, Jr., le fondateur du mormonisme, a été condamné pour le délit de « voyance par le verre », qui était une pratique occulte. Peut-être les mormons ont-ils tout de même raison sur ce point, en établissant un lien avec le mormonisme.


Q : Dans Ésaïe 29:4, que signifie cela ?

R : Cela fait référence aux habitants de Jérusalem qui se sont égarés. Ceux qui communiquaient avec des médiums deviendraient eux-mêmes un peuple mort. Ils seraient humiliés comme la poussière et disparaîtraient comme les esprits avec lesquels ils tentaient de communiquer.


Q : Dans Ésaïe 29:7-8, quand cette délivrance miraculeuse de Jérusalem aura-t-elle lieu ?

R : Cela pourrait se rapporter soit :

a) La peste qui s’abattit sur l’armée assyrienne assiégeant Jérusalem, ou

b) à la destruction de la fin des temps, à la fin du Millénium ;

c) soit aux deux, et à d’autres événements encore.

La réponse se trouve tout à la fin du verset 8. Cela s’applique à tous ceux qui combattent le mont Sion (Jérusalem). Même si les Assyriens comptaient peut-être quelques soldats originaires d’autres pays, ce n’était en réalité pas une multitude de nations qui s’est dressée contre Jérusalem à l’époque assyrienne. Il ne s’agit donc peut-être pas d’une période particulière, mais plutôt de toutes les fois où une armée s’en prend au peuple de Dieu à Jérusalem. Bien sûr, les Babyloniens ont conquis Jérusalem à deux reprises, car Dieu les y avait envoyés. Les Romains ont pris Jérusalem d’assaut après des sièges en 70 après J.-C., puis à nouveau en 135 après J.-C., ce qui indique que la protection que Dieu leur accordait avait cessé d’être en vigueur après qu’ils eurent crucifié leur Messie.

Il est à la fois intéressant et triste de constater que la confiance du peuple en la protection de Jérusalem par Dieu a duré plus longtemps que la protection effective que Dieu leur accordait, en 70 après J.-C. De même aujourd’hui, si notre pays ne suit pas Dieu, peut-être que notre confiance en la protection de Dieu pour notre pays durera plus longtemps que la protection effective que Dieu accordera à notre pays.


Q : Dans Ésaïe 29, 10-13, que signifie « ne pas pouvoir lire le livre » ?

R : Pendant les 400 ans qui ont précédé le Christ, il y eut un silence prophétique de la part de Dieu. Certains ne suivirent pas le Messie parce qu’ils ne lisaient pas la parole de Dieu. D’autres, comme les pharisiens, lisaient certes la parole de Dieu, mais ils choisirent de ne pas reconnaître le Messie lorsqu’Il vint.


Q : Dans Ésaïe 29, 13, comment se fait-il que les lèvres de quelqu’un puissent s’approcher de Dieu, alors que son cœur est loin de Lui ?

R : Les gens peuvent adhérer à une religion pour toutes sortes de raisons. Une personne m’a confié qu’il avait rejoint l’Église mormone parce qu’il pouvait ainsi avoir plus d’une épouse. Il m’a également dit qu’il l’avait quittée lorsqu’il avait appris que cela n’était possible qu’au ciel, et non sur terre. J’ai entendu parler d’un fondamentaliste musulman qui était en réalité athée. Il a dit à mon ami qu’il pensait que c’était une bonne façon de vivre.

D’autres adhèrent à une religion, ou plus souvent y restent, par coutume, par tradition familiale ou par manque d’envie de rechercher la vérité.


Q : Dans Ésaïe 29:16 et Ézéchiel 16:34, en quoi certaines personnes d’aujourd’hui ont-elles les choses « à l’envers » ou « inversées » ?

R : Ce mot hébreu, à la fois imagé et concis, est « hepek ». Le pot n’a pas dit au potier ce qu’il devait faire, et il ne peut pas dire : « Ce n’est pas lui qui m’a fait. » De même, certaines personnes aujourd’hui veulent dire à Dieu ce qu’Il doit faire, comment Il doit agir, en raison de leur attitude tacite : elles pensent en savoir plus que Dieu. Lorsque vous pensez que Dieu a besoin de conseils ou d’aide, ou que Dieu ne suffit pas à Lui-même, alors vous devez vous arrêter et examiner votre attitude envers Dieu. Dieu a beaucoup de travail à nous confier, et Son peuple ne s’y emploie pas toujours avec diligence. Parfois, c’est parce qu’il est paresseux, et d’autres fois, c’est parce qu’il est occupé, s’éloignant pour vaquer avec zèle à d’autres occupations.


Q : Dans Ésaïe 29:22, s’agit-il de la personne de Jacob elle-même, ou des Israélites descendants de Jacob ?

R : Bien que cela s’applique à Jacob au ciel, le sens premier ici concerne ses descendants, les Israélites. Les promesses de Dieu faites à Abraham, Isaac et Jacob comportaient des aspects qui s’étendaient même à leurs descendants.


Q : Dans Ésaïe 29:22-24, comment les gens réagissent-ils lorsqu’ils échappent de justesse à une catastrophe ?

R : Cela s’est produit lorsque les Assyriens ont assiégé Jérusalem, mais après que 185 000 Assyriens eurent été miraculeusement tués, ceux-ci se sont retirés.

Les habitants de Jérusalem, comme la plupart des gens, sont rapidement passés d’un état de stress intense à un soupir de soulagement. Ils ont peut-être commencé à prendre le Temple plus au sérieux. De nos jours, les gens iraient peut-être plus souvent à l’église. Mais souvent, bon nombre d’entre eux retombent dans leurs anciennes habitudes. Lorsqu’une personne qui ne marche pas droit avec Dieu échappe de justesse à une catastrophe, on peut y voir une discipline, une délivrance et une raison de remercier Dieu. Mais il existe également une autre façon de voir les choses : Dieu vient simplement de leur offrir une opportunité. Cette catastrophe a brisé le cycle et le rythme qu’ils ne cessaient de répéter, comme le mentionne Ésaïe 29:1, et les a contraints à s’arrêter pour réfléchir à leur situation. À ce stade, une personne peut véritablement s’interroger sur l’état de sa relation avec Dieu, se rapprocher de Lui et Lui demander de la transformer afin qu’elle abandonne son péché.


Q : Dans Ésaïe 30:4, où se trouve la ville de « Hanès » ?

R : Hanès était une ville d’Égypte située à environ 55 miles (88 kilomètres) au sud de Memphis, sur la rive ouest du Nil, selon le Wycliffe Bible Dictionary, p. 751. Cependant, il précise également que, d’après un targum araméen (syriaque), certains érudits identifient Hanès à Tahpanhès, une forteresse de l’est de l’Égypte.

Le « Bible Knowledge Commentary : Old Testament », p. 1080, indique que l’emplacement de Hanès en Égypte est inconnu, mais qu’elle se trouvait probablement près de Zoan. Zoan est située près de la frontière nord-est de l’Égypte.


Q : Dans Ésaïe 30:10, comment se fait-il que les gens ne demandent aux prophètes que de leur dire ce qu’ils veulent entendre ?

R : Les gens souhaitent parfois se sentir bien dans leur peau et se sentir proches de Dieu, sans avoir à assumer la responsabilité d’obéir à Dieu. Dieu ne veut pas seulement votre temps, votre argent et vos capacités ; Dieu vous veut, vous.

2 Timothée 4, 2-5 nous met également en garde contre le fait que, dans les derniers jours, les gens s’entoureront d’enseignants qui prêchent ce qu’ils veulent entendre. Ce qui est surprenant, c’est que les personnes qui agissent ainsi ne l’admettent généralement pas consciemment, même à leurs propres yeux.

Comment savoir si nous sommes ainsi ? Paul nous ordonne, dans 2 Corinthiens 13:5, de nous examiner nous-mêmes. Si le vrai Dieu nous demandait de faire quelque chose que nous ne voudrions pas faire autrement, le ferions-nous ?


Q : Dans Ésaïe 30, 15-17, quand la prophétie concernant la fuite à cheval s’accomplira-t-elle ?

R : Cela s’est réalisé lorsque les Assyriens, puis les Babyloniens, ont envahi la Palestine.


Q : Dans Ésaïe 30:21, cela fait-il référence au Saint-Esprit donné aux chrétiens ?

R : Probablement oui. Depuis la Pentecôte, le Saint-Esprit habite en tous les croyants (Romains 8:9-16), mais avant la Pentecôte, il n’en était pas ainsi. Le Saint-Esprit n’était présent que chez certains croyants, tels que les prophètes, et il pouvait les quitter, comme l’Esprit de l’Éternel s’est retiré de Saül dans 1 Samuel 16:14, et comme l’Éternel a abandonné Samson (Juges16:20 ).


Q : Dans Ésaïe 30:22 et 42:17, devons-nous souiller et détruire toutes les images d’idoles ?

R : Ce verset indique que les croyants doivent souiller et détruire chacune de leurs idoles. Il ne fait pas référence aux idoles d’autrui, c’est-à-dire des non-croyants, et les Israélites n’ont jamais envahi l’Égypte ni d’autres pays dans le seul but de détruire des idoles. Le mot hébreu « pesel » désigne une image destinée à l’adoration d’une personne ou d’un animal. L’une des principales différences entre le culte païen et le culte israélite du vrai Dieu résidait précisément dans l’absence d’images.


Q : Dans Ésaïe 30:22, pourquoi est-il important de ne pas avoir d’images d’idoles chez soi ?

R : Cela est important pour au moins trois raisons.

1. Dieu n’aime pas les idoles et nous a interdit d’avoir des images d’autres dieux. Exode 20:4-5 mentionne les idoles, même indépendamment de l’interdiction d’avoir d’autres dieux. Cela suffit à justifier cette interdiction.

2. Cela donne l’apparence du mal. 1 Thessaloniciens5:22 nous invite à éviter toute apparence ou forme de mal. Dans 1 Thessaloniciens 5:22, le mot désignant l’apparence ou la forme est « eidos » en grec. Même si vous n’adorez jamais l’idole, le fait d’en exposer une dans votre maison revient à banaliser le péché d’idolâtrie, simplement en la gardant chez vous.

3. Ésaïe 30:22 dit que lorsque les Israélites souillaient leurs images taillées, Dieu leur accordait alors sa bénédiction.

Voir également la discussion sur Ézéchiel 5:11 pour plus d’informations.


Q : Dans Ésaïe 30:26, à l’avenir, la lumière du soleil et de la lune augmentera-t-elle, ou diminuera-t-elle comme le dit Ésaïe 24:23 ?

R : Les deux. Le soleil s’est assombri et la lune s’est changée en sang lors de la crucifixion du Christ. Cela se reproduira dans Apocalypse 6:12-13, puis à nouveau dans Apocalypse 8:12. Plus tard, le soleil brûlera les hommes par le feu, comme le mentionne Apocalypse 16:8. Ensuite, le royaume de la bête sera plongé dans les ténèbres, selon Apocalypse 16:10. Enfin, selon Apocalypse 22, 5, sous les cieux et la terre nouveaux, le soleil ne sera plus nécessaire.


Q : Dans Ésaïe 30, 33, où se trouve « Topheth » ?

R : Topheth se trouvait dans la vallée de Hinnom, au sud de Jérusalem. C’est là que se trouvait la Géhenne, qui servait également de métaphore pour désigner l’enfer.


Q : Dans Ésaïe 31:8, quand cette prophétie concernant l’armée assyrienne s’est-elle accomplie ?

R : Cela s’est produit lorsque l’armée assyrienne a assiégé Jérusalem, comme le rapporte 2 Rois 19, 35.


Q : Dans Ésaïe 32:6-8, comment certains laissent-ils « les affamés le ventre vide » et privent-ils « les assoiffés de boisson » ?

R : En substance, ils maintiennent les pauvres dans la misère afin qu’ils n’aient aucun moyen de s’en sortir. Cela peut se faire par le biais de frais élevés, en fixant de manière monopolistique les loyers à des prix élevés, en accordant des prêts à taux d’intérêt élevés et en les contraignant à n’acheter des biens qu’à des prix plus élevés.


Q : Dans Ésaïe 32, 6-8, qu’est-ce qui est intéressant dans la structure de ce poème ?

R : La structure est vraiment unique. La première strophe, au verset 6, qui traite des paroles et des actes, comporte six vers. La deuxième strophe, au verset 7, qui traite des complots malveillants, comporte quatre vers. La troisième et dernière strophe, au verset 8, qui traite des personnes généreuses, comporte deux vers.


Q : Dans Ésaïe 32, 9-10 ; Amos 6, 3-7, pourquoi peut-il être répréhensible d’être complaisant, ou détendu et insouciant ?

R : « Complaisant » signifie ici « insouciant ». Lorsque l’oppression sévit, Dieu ne veut pas que les gens restent indifférents au sort des autres et vivent dans l’aisance.


Q : Dans Ésaïe 32, 14, comment cela peut-il être détruit pour toujours, puisque Ésaïe 32, 15 dit que cela reviendra ?

R : Le mot hébreu « ad-‘olam » peut signifier « pour toujours », ou simplement « pendant très longtemps ». Au verset 14, il ne signifie manifestement pas « pour toujours », comme le précise le verset 15.


Q : Dans Ésaïe 32, 15-20, quand cela se produira-t-il ?

R : La période n’est pas précisée, mais cela se réalisera certainement sous le règne millénaire du Christ. Quant à savoir si cela se produira dans certaines régions de la terre avant le Millénium, la question reste ouverte.


Q : Dans Ésaïe 32, 16, comment « la justice […] habitera-t-elle le désert » et « la droiture […] résidera-t-elle dans les plaines fertiles » ?

R : Le contexte était l’exil d’Israël et l’exil imminent de Juda. Le jugement et la justice resteraient dans le pays. Après l’exil, ceux qui désiraient le jugement et la justice de Dieu reviendraient dans le pays.


Q : Dans Ésaïe 33:4, comment le butin est-il « rassemblé comme par des sauterelles » ?

R : Certaines traductions parlent ici de « chenilles ». Il ne s’agissait pas des chenilles des papillons et des phalènes, mais de chenilles redoutées. C’étaient les chenilles des sauterelles qui ravageaient les champs de cultures et laissaient la famine dans leur sillage.


Q : Dans Ésaïe 33:8, qui a rompu l’alliance ?

R : Dans 2 Rois 18, 13-18, Sennachérib avait accepté de laisser Jérusalem tranquille après avoir reçu le tribut qu’il exigeait, à savoir 300 talents d’argent et 30 talents d’or. Ézéchias avait même dû retirer l’or des portes du temple pour réunir suffisamment d’or afin de le payer. Par la suite, Sennachérib a rompu l’accord et est tout de même parti attaquer Jérusalem. Les habitants sont passés de la confiance en l’Égypte à la confiance en leurs richesses (ainsi qu’en la parole de Sennachérib), mais ni l’une ni l’autre ne leur a été d’aucun secours.


Q : Dans Ésaïe 33, 9, quelle est la signification de la mention du Liban, de Sharon, de Bashan et du (mont) Carmel ?

R : Ces quatre lieux comptaient parmi les plus beaux d’Israël, de Syrie et du Liban. Le Liban était réputé pour ses forêts ; Sharon et Bashan étaient des régions très fertiles, et le mont Carmel était la plus haute montagne de la région.


Q : Dans Ésaïe 34:4, quand le ciel sera-t-il enroulé comme un rouleau ?

R : Cela se produira pendant la Grande Tribulation, lorsque le sixième sceau sera ouvert, conformément à Apocalypse 6:14.


Q : Dans Ésaïe 34:5, comment l’épée de Dieu est-elle baignée/trempée dans les cieux ?

R : Cela signifie simplement que Dieu veillera à ce que la plupart des Édomites soient tués par l’épée. L’expression « enivrer une épée » ou « baigner une épée » signifie l’utiliser pour tuer tant de personnes qu’elle en est « baignée » de sang.

L’hébreu dit littéralement : « Mon épée est trempée dans les cieux. »

La Septante dit : « Mon épée a été enivrée dans les cieux. »


Q : Dans Ésaïe 34, 5-6 et Ézéchiel 35, 15 ; 36, 5, pourquoi l’Idumée est-elle mentionnée ?

R : L’Idumée était un nom ultérieur donné au pays d’Édom. Elle fut appelée Idumée pour la première fois vers le IVe siècle av. J.-C., près de 200 ans après la rédaction du livre d’Ésaïe. L’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 545, mentionne à juste titre qu’il s’agissait du nom utilisé à l’époque grecque et romaine et que la RSV a utilisé « Édom ». Cependant, Asimov omet de préciser que, dans ces quatre versets, le texte hébreu indique « Édom ». Seule la version King James utilise le nom anachronique d’Idumée. Bien sûr, la Septante, rédigée en grec, utilise également Idumée.


Q : Dans Ésaïe 34, 5-6, contre qui s’abattra l’épée du Seigneur ?

R : Dans Ésaïe 34, 5, elle s’abat sur des êtres « dans les cieux », et dans Ésaïe 34, 6, elle se tourne vers le combat sur la terre. Ce grand massacre sur terre commence à Édom et correspond à ce qui se produira lors du retour du Christ, décrit dans Apocalypse 19, 15, selon la New Geneva Study Bible, p. 1081.

Quant à la signification de ce combat dans les cieux, il existe deux interprétations, qui pourraient toutes deux être vraies.

Les panthéons d’idoles : l’épée de Dieu détruira le culte de ces faux dieux. « New Geneva Study Bible », p. 1081

La guerre dans les cieux mentionnée dans Apocalypse 12, 7-9.

Les idoles et la destruction des cieux et de la terre : le premier accomplissement est la destruction des dieux édomites, mais l’accomplissement ultime est la destruction des cieux et de la terre dans Apocalypse 21 (New International Bible Commentary, p. 744).


Q : Dans Ésaïe 34:10 et Ésaïe2:10 -21, quand a lieu ce Jour du Seigneur ?

R : Il s’agit du Jour du Seigneur de la fin des temps, mentionné dans le livre de l’Apocalypse.


Q : Dans Ésaïe 34, 10, quand la fumée d’Édom s’élèvera-t-elle pour toujours et à jamais ?

R : Cela pourrait faire référence à la fumée de Babylone qui s’élèvera pour toujours et à jamais, mentionnée en Apocalypse 19:3. D’une manière générale, la destruction des impies est éternelle.


Q : Dans Ésaïe 34, 13-15, de quels animaux s’agit-il ?

R : Le Tanakh juif et d’autres traductions indiquent que la plupart de ces animaux ne peuvent être identifiés avec certitude.

Si nous ne pouvons pas être certains de certains de ces noms aujourd’hui, une personne se trouvant dans le désert ne peut pas non plus être certaine de la nature des sons inquiétants qu’elle entend la nuit. Cette image désolée et obsédante des villes fantômes d’Édom est une illustration saisissante de la fin d’une nation qui était si étroitement liée aux Israélites, mais qui ne voulait rien avoir à faire avec le Dieu d’Israël.


Q : Le passage d’Ésaïe 35, 1-2 pourrait-il faire référence à Bahá’u’lláh, chef spirituel des bahá’ís, puisqu’il évoque la joie de la terre desséchée, ainsi que le Liban et le Carmel, où Bahá’u’lláh a passé les dernières années de sa vie ?

R : Non. Jésus s’est également rendu dans cette région ; par conséquent, la mention de ces lieux ne confère en soi aucune préférence à Bahá’u’lláh par rapport à Jésus. Contrairement à la prophétie d’Ésaïe 35, 1-2, rares sont ceux, au Liban ou en Israël, qui se sont réjouis « avec joie et en chantant » de la présence de Bahá’u’lláh dans cette région. Lorsque les Britanniques ont pris le contrôle de la région après la Première Guerre mondiale, les musulmans ont pour l’essentiel continué à vaquer à leurs occupations, les druzes ont continué à vaquer aux leurs, les Juifs sont entrés plus tard en Israël et des guerres acharnées (loin d’être des moments de réjouissance) ont opposé les deux camps ; or, je n’ai pas entendu parler de grandes réjouissances dans cette région depuis que Bahá’u’lláh s’y est rendu. Cela ne signifie en aucun cas que Bahá’u’lláh ait été à l’origine de tous les conflits et de toutes les souffrances dans cette région ; mais plutôt qu’en ce qui concerne la joie ou la souffrance sur le mont Carmel, Bahá’u’lláh n’avait aucun rapport avec cela.


Q : Dans Ésaïe 35:5-10, quand cette floraison du désert aura-t-elle lieu ?

R : De nombreux endroits désertiques en Israël sont littéralement en fleurs aujourd’hui, et ce malgré le fait que le pays soit aujourd’hui plus aride qu’à l’époque biblique. La raison de ce paradoxe réside dans l’irrigation.


Q : Dans Ésaïe 35:8, quelle route est la « Voie de la Sainteté » ?

R : Dans Ésaïe 35, 8-10, seuls les rachetés emprunteront cette voie, et non les méchants. Cela se produira très probablement pendant le Millénium.


Q : Dans Ésaïe 35:8, faut-il lire « les méchants insensés n’y circuleront pas » ou « les simples ne s’en égareront pas » ?

R : Il ne s’agit pas d’une variante manuscrite, mais plutôt de deux façons d’interpréter ces mots. L’expression « les insensés ne s’en égareront pas » signifie-t-elle que les insensés qui s’égarent ne s’y trouveront pas, ou que « même les insensés qui s’y trouvent ne s’égareront pas » ?


Q : Dans Ésaïe 36:1, de quelle année du règne d’Ézéchias s’agit-il ?

R : La question est quelque peu problématique, et il existe deux réponses qui s’excluent mutuellement.

Co-règne : les rois régnaient souvent conjointement avec leurs fils. Ézéchias a commencé son règne, en co-règne avec Achaz, la troisième année du roi Osée (vers 729 av. J.-C.), selon 2 Rois 18, 1. Ézéchias devint seul roi en 716 av. J.-C. Nous savons que l’attaque de Sennachérib fut annulée en 701 av. J.-C. ; supposons qu’il ait assiégé Jérusalem pendant deux ans, puisque les Babyloniens y passèrent 18 mois, comme le mentionne 2 Rois 25, 1-4. Cela représenterait environ 14 ans à compter du début du règne solitaire d’Ézéchias.

Erreur de copiste : il pourrait s’agir d’une erreur de copiste concernant un chiffre ; il faudrait lire « 24 ans » et non « 14 ». En hébreu, cela correspondrait à « arba aserim » au lieu de « arba ‘esreh », selon l’ouvrage de J. Alec Motyer, *The Prophecy of Isaiah*, p. 276-277.


Q : Comment le passage d’Ésaïe 36, 1-39, 8 s’intègre-t-il dans ce livre ?

R : La section d’Ésaïe 36-39, parfois intitulée « le Livre d’Ézéchias », est parallèle à 2 Rois 20, 12-19. Les chapitres 36 à 39 d’Ésaïe constituent une transition entre Ésaïe 1-35 et Ésaïe 40-66. Ils représentent à la fois le point culminant d’Ésaïe 1-35 et une préface à Ésaïe 40-66. Les chapitres 36 à 39 d’Ésaïe sont également presque identiques à 2 Rois 18, 13-20, 19. Il existe toutefois deux exceptions : Ésaïe 38, 9-20, le psaume de lamentation d’Ézéchias, est absent de 2 Rois, et 2 Rois 18, 14-16 indique qu’Ézéchias a versé un tribut à l’Assyrie, alors qu’Ésaïe omet ce détail. Soit 2 Rois s’est inspiré d’Ésaïe comme source, soit Ésaïe s’est inspiré de 2 Rois.

Les chapitres 1 à 35 d’Ésaïe traitent tous de la confiance en Dieu et de la marche à Sa suite. Mais la question posée par Rab-Shaké dans Ésaïe 36, 5 : « En qui placez-vous donc votre confiance ? », constitue le point central de cette section. À partir d’Ésaïe 36, Ézéchias est désormais mis à l’épreuve : après tous ces discours, que comptez-vous faire à présent ? Aujourd’hui, nous pouvons parler sans fin de Dieu et de la manière de le suivre, mais il y a de nombreux moments dans notre vie où nous sommes mis à l’épreuve : en qui allons-nous placer notre confiance pour nos finances, notre sécurité et nos craintes, notre famille, notre bonheur et notre joie, notre santé, ainsi que notre avenir et notre espérance ?


Q : Dans Ésaïe 36, verset 2 et suivants, en quoi l’endroit où le Rabshaké (commandant de campagne) les attendait est-il significatif ?

R : Rab-Shaké et Tartan étaient des titres de fonction, et non des noms propres. Rab-Shaké signifie littéralement « chef des échansons » (rappelez-vous Néhémie), mais il s’agissait en réalité d’une fonction importante. Or, cet endroit, « l’aqueduc de la piscine supérieure », est le même lieu où, 15 à 20 ans plus tôt, le roi précédent, Achaz, avait livré le pays à l’Assyrie.


Q : Dans Ésaïe 36, 4-5, comment savoir si nous comptons sur Dieu pour remporter la victoire dans nos vies ?

R : Il est intéressant de noter que c’est un commandant païen qui leur a demandé s’ils comptaient sur le Seigneur ou non. Pour nous, lorsque tout va bien, il est souvent difficile de savoir sur qui nous comptons. Mais lorsque les temps sont durs et qu’il existe un moyen plus facile de ne pas compter sur Dieu, alors nous pouvons le voir. Lorsqu’il existe un moyen plus facile de faire quelque chose, mais que cela implique des raccourcis éthiques, c’est également le moment pour tous de voir sur qui vous comptez. Le Rab-Shaké avait probablement été informé du ministère d’Ésaïe, ce qui explique sans doute pourquoi il a mentionné que Dieu avait envoyé les Assyriens.


Q : Dans Ésaïe 36, 7, pourquoi le Rabshaké a-t-il dit qu’Ézéchias avait supprimé les hauts lieux de Dieu ?

R : Le Rab-Shaké était un orateur hors pair, et une grande partie de ce qu’il disait était vrai et convaincant. Mais affirmer qu’Ézéchias avait supprimé les hauts lieux de Dieu était soit un mensonge, soit une déclaration faite par ignorance. Ézéchias avait en effet supprimé les hauts lieux et les autels religieux cananéens, conformément à l’ordre de Dieu. On pourrait penser que Rab-Shaké s’était simplement trompé. Cependant, au verset 10, Rab-Shaké a déclaré que Dieu lui avait ordonné de détruire Juda, alors qu’il ne croyait même pas au Dieu d’Israël ; vous comprenez donc qu’il mentait à cet égard.


Q : Dans Ésaïe 36:11, 13, le peuple de Dieu n’était-il pas uniquement appelé « Juifs » pendant et après l’exil ?

R : Non. Le terme « Juif » désigne une personne originaire du royaume du Sud dans 2 Rois 16:6 ;18:26 ,28 ; 25:25 ; 2 Chroniques 32:18 ; Ésaïe 36:11, 13 ; Jérémie 32:12 ; 34:9 ; 38:19 ; 40:11, 12, 15 ; 41:3 ; 44:1 ; 52:28, 30. Ils étaient appelés « Juifs » pendant l’exil dans les livres d’Esther et de Daniel.


Q : Dans Ésaïe 36:12 et 2 Rois 18:27, est-il absurde que la Bible affirme que des gens mangent et boivent des excréments humains ? (Le musulman Ahmad Deedat l’a catégoriquement affirmé, en utilisant d’autres termes).

R : Tenez compte de l’auteur de ces propos. Ces paroles sont prononcées par le général assyrien malfaisant, alors qu’il raillait les Israélites et le seul vrai Dieu. Je ne comprends pas pourquoi un érudit honnête oublierait de voir qu’il s’agit là des propos d’un idolâtre raillant Dieu et son peuple, et non de Dieu lui-même. Je ne sais pas quel pourcentage de musulmans affirmerait que les arguments de Deedat étaient honnêtes.


Q : Dans Ésaïe 36, 16, comment la tentation nous murmure-t-elle à l’oreille aujourd’hui : « Facilitez-vous la vie et capitulez » ?

R : Lorsque la voie de la facilité implique une activité illégale, un compromis moral, des raccourcis éthiques ou une déloyauté envers quelqu’un qui vous fait confiance. Lorsqu’elle implique de quitter un conjoint tombé malade, devenu handicapé ou défiguré, ou de revenir sur votre parole ou vos promesses. Cela peut consister à céder à la luxure ou à la cupidité, ou, dans ce cas précis, à céder à la peur. L’Assyrien disait en substance : « Aucun dieu ne nous a jamais arrêtés, et le vôtre n’y parviendra pas non plus. »


Q : Dans Ésaïe 36, 19 et 2 Rois 17, 31, où se trouvait Sepharvaïm ?

R : Aujourd’hui, nous ne savons pas où elle se trouvait. Elle était apparemment proche de Hamath et d’Arpad, dans le nord de la Syrie. Le géographe grec Ptolémée (Histoire, livre 5, chap. 18, 7) mentionne Sipharra comme la ville la plus au sud de la Mésopotamie. Il s’agit probablement de la même ville que la ville sumérienne de Sippara.


Q : Dans Ésaïe 36-37, où d’autre ce grand miracle du massacre de l’armée assyrienne est-il rapporté ?

R : L’historien grec Hérodote écrit que l’armée assyrienne fut envahie par une armée de souris (ou de rats). Non seulement les rats rongeaient les cordes des arcs et les lanières de cuir des boucliers, mais ils propageaient également la peste.

Hérodote, dans son ouvrage *Histoire*, livre 2, chapitre 141, p. 79, précise que cela s’est passé à Péluse, tandis que la Bible ne donne pas de précision, si ce n’est que l’armée assyrienne assiégeait Jérusalem. Hérodote, qui ne vivait pas en Juda, s’est peut-être trompé sur ce détail. D’un autre côté, Hérodote aurait pu avoir raison si, tandis qu’une partie de l’armée assyrienne assiégeait Jérusalem, une autre partie se déplaçait de la forteresse de Lakis, qu’elle assiégeait, vers la ville de Libna, après avoir appris que l’armée égyptienne/éthiopienne commandée par Tirhaka approchait. Vous pouvez lire un récit similaire dans les Antiquités judaïques de Josèphe, livre 10, chapitre 1.5.

Hérodote d’Halicarnasse a écrit entre environ 447 et environ 425 av. J.-C. Dans son ouvrage *Histoire*, livre 2, chapitre 141, page 79, il écrit : « Le roi [égyptien/éthiopien] suivant [après le roi aveugle Anysis], m’a-t-on dit, était un prêtre de Vulcain, appelé Sethôs. Ce monarque méprisait et négligeait la classe guerrière des Égyptiens, comme s’il n’avait pas besoin de leurs services. Parmi les autres humiliations qu’il leur infligea, il leur retira les terres qu’ils avaient possédées sous tous les rois précédents, à savoir douze acres de terres de premier choix pour chaque guerrier. Par la suite, donc, lorsque Sanacharib [Sennachérib], roi des Arabes et des Assyriens, fit entrer sa vaste armée en Égypte, les guerriers, tous sans exception, refusèrent de venir à son secours. Sur ce, le monarque, profondément affligé, pénétra dans le sanctuaire intérieur et, devant l’image du dieu, déplora le sort qui pesait sur lui. Tandis qu’il pleurait, il s’endormit et rêva que le dieu venait se tenir à ses côtés, l’exhortant à garder courage et à aller hardiment à la rencontre de l’armée arabe, qui ne lui ferait aucun mal, car lui-même enverrait ceux qui devaient lui venir en aide. Sethôs, s’appuyant donc sur ce rêve, rassembla les Égyptiens qui étaient disposés à le suivre ; aucun d’entre eux n’était guerrier, mais tous étaient des marchands, des artisans et des commerçants ; et avec eux, il marcha jusqu’à Péluse, qui domine l’entrée de l’Égypte, et y établit son campement. Alors que les deux armées se faisaient face à cet endroit, une multitude de souris des champs [souris ou rats] surgit pendant la nuit et dévora tous les carquois et toutes les cordes d’arc de l’ennemi, ainsi que les lanières servant à tenir leurs boucliers. Le lendemain matin, le combat s’engagea, et de nombreuses victimes tombèrent, car ils n’avaient aucune arme pour se défendre. On peut encore voir aujourd’hui, dans le temple de Vulcain, une statue en pierre de Sethôs, tenant une souris à la main, accompagnée d’une inscription qui dit en substance : « Regardez-moi et apprenez à vénérer les dieux. »

Ce texte est tiré de *Great Books of the Western World*, vol. 6, *Hérodote – Thucydide*. Publié en 1952. Le texte provient de la collection *Everyman’s Library*, traduite par George Rawlinson (1812-1902).

Voir également l’Encyclopédie Britannica (1956), vol. 11, p. 512-513, pour plus d’informations sur Hérodote.

Bérose était un astronome et historien influent, né à Babylone, qui a écrit entre environ 290 et environ 278 av. J.-C. Comme il a écrit environ 150 ans après Hérodote, on peut le qualifier de « nouveau venu ». Josèphe, dans ses *Antiquités judaïques*, livre 10, chapitre 4, p. 214, résume le récit d’Hérodote, en mentionnant une erreur commise par ce dernier, et conclut ainsi : « Et Hérodote nous livre en effet cette histoire ; mieux encore, et Bérose, qui a écrit sur les affaires de la Chaldée, fait mention de ce roi Sennachérib, précisant qu’il régnait sur les Assyriens et qu’il mena une expédition contre toute l’Asie et l’Égypte ; et il dit ceci : - ». Puis, au chapitre 5, page 213, il cite Bérose : « “Or, lorsque Sennachérib revenait à Jérusalem après sa guerre d’Égypte, il trouva son armée, commandée par son général Rabshaké, en danger [à cause d’une épidémie], car Dieu avait envoyé une maladie pestilentielle sur son armée ; et dès la toute première nuit du siège, cent quatre-vingt-cinq mille hommes, avec leurs capitaines et leurs généraux, furent anéantis. Le roi fut donc saisi d’une grande crainte et d’une terrible angoisse face à cette calamité ; et, craignant pour l’ensemble de son armée, il s’enfuit avec le reste de ses forces vers son propre royaume et vers sa ville, Ninive ; et après y avoir séjourné quelque temps, il fut attaqué par traîtrise et mourut de la main de ses fils aînés, Adrammélec et Seraser, et fut tué dans son propre temple, appelé Araske. Or, ces fils-là furent chassés par les citoyens à cause du meurtre de leur père, et ils se rendirent en Arménie, tandis qu’Assarachoddas [Esarhaddon] s’empara du royaume de Sennachérib. » Et ce fut là l’issue de cette expédition assyrienne contre le peuple de Jérusalem. »


Q : Dans Ésaïe 37:1-3, pourquoi le roi Ézéchias a-t-il déchiré ses vêtements à cet endroit ?

R : Se déchirer (et donc abîmer) ses vêtements était une pratique courante à l’époque pour exprimer un profond deuil, de la honte ou une offense. C’était également une réaction face au blasphème. Comme le montre Ésaïe 37, 3, Ézéchias s’est déchiré les vêtements à la fois en raison du sort qui l’attendait, lui et son peuple, et du déshonneur que les Assyriens, en ridiculisant Dieu puis en conquérant Jérusalem, allaient faire peser sur Dieu.

Ézéchias a peut-être estimé qu’il s’agissait d’une crise dont ils étaient eux-mêmes responsables. Auparavant, l’Assyrie avait combattu l’Égypte, traversant la Judée sans la déranger, car celle-ci était un vassal de l’Assyrie. Ésaïe avait conseillé à Achaz de rester neutre et de ne s’allier ni avec l’Égypte, ni avec Samarie et Damas. Mais Achaz n’écouta pas. Pourtant, même lorsque nous-mêmes ou nos parents sommes à l’origine de nos problèmes, Dieu reste désireux de secourir Ses serviteurs repentants, humbles et obéissants.


Q : Dans Ésaïe 37:9, pourquoi Tirhakah était-il appelé « roi d’Éthiopie » ?

R : Les Éthiopiens, également appelés Koushites, régnaient sur l’Égypte à cette époque, en 701 av. J.-C. Tirhakah était en réalité le commandant de l’armée, et il ne devint roi qu’en 690 av. J.-C. C’est un peu comme si, en racontant la vie du président George Washington, on incluait des événements antérieurs à son accession à la présidence.

Un bas-relief représentant Tirhakah a été découvert à Médinet-Habu.


Q : Dans Ésaïe 37:12, où se trouvent Gozan, Haran et Rezeph ?

R : Ils se trouvent tous dans le nord de l’Irak ou l’est de la Syrie.

Gozan correspond très probablement à Zuzan, en Arménie extérieure, sur les rives du Chaboras (Khabur), au nord-est de la Syrie. De même, le géographe Ptolémée mentionnait une région appelée Guzanitis dans cette même zone.

Haran est l’endroit où Abraham s’est arrêté, dans l’est de la Syrie.

Rezeph correspond très probablement à l’actuelle Rusafe, à environ 85 miles au sud de Haran.


Q : Dans Ésaïe 37:21, quelle est la signification de l’expression « Parce que vous avez prié » ?

R : C’est parce qu’Ézéchias a prié que Dieu est intervenu et a changé le cours de l’histoire. Dieu n’entend pas seulement nos prières, mais Il voit aussi nos larmes (Ésaïe 38:5). Bien sûr, un temps viendra où Dieu essuiera toutes nos larmes (Ésaïe 25:8 ; Apocalypse 21:4).

La prière a-t-elle changé le cours des choses parce que Dieu ne savait pas, parce qu’Il avait besoin de la puissance de prière d’Ézéchias, ou parce qu’Il ne l’avait pas prédestiné ? Non, en aucun cas. C’est plutôt grâce à la doctrine de la « congruence » : la prière d’Ézéchias correspondait à la volonté souveraine et prédestinée de Dieu, comme Dieu le savait déjà.


Q : Dans Ésaïe 37:29, pourquoi Dieu a-t-il parlé de mettre Son crochet dans le nez du roi d’Assyrie ?

R : Les Assyriens étaient connus pour enfoncer des crochets dans le nez de leurs captifs. Lorsqu’une personne a un crochet dans le nez, elle est contrainte, dans la douleur, de suivre la direction vers laquelle la personne tenant la corde la conduit. De la même manière, Sennachérib, roi d’Assyrie, sera contraint, contre son gré, de se retirer lorsque Dieu tirera sur le « crochet » de Sennachérib. Très vite, en 701 av. J.-C., Sennachérib dut se retirer, pour ne plus jamais revenir. Vingt ans plus tard, en 681 av. J.-C., il fut assassiné par deux de ses fils : Adrammélec et Seraser. Selon une note de bas de page figurant dans l’ouvrage de William Whiston intitulé *Les Antiquités judaïques de Josèphe*, livre 10, chapitre 1, note de bas de page p. 213, ces deux fils devinrent les chefs de deux familles éminentes en Arménie. La chronique babylonienne rapporte également que Sennachérib fut assassiné par ses deux fils.


Q : Dans Ésaïe 38, 1-39, 8, quand ces événements se sont-ils produits ?

R : La période remonte à « en ces jours-là ». Ésaïe 38, 6 indique que cela s’est passé avant Ésaïe 37, car il est dit que Jérusalem serait sauvée du roi d’Assyrie. Des sources historiques extérieures à la Bible montrent également que la visite de Mérodech-Baladan a dû avoir lieu avant que les Assyriens ne reconquièrent Babylone et n’attaquent ensuite Juda et Jérusalem. Ézéchias s’était allié à Mérodech-Baladan afin qu’ils se rebellent ensemble contre l’Assyrie. Les Assyriens mirent fin à la révolte de Mérodech-Baladan, puis Sennachérib vint en Juda.

Merodach-Baladan avait auparavant régné sur Babylone de 721 à 710 av. J.-C. (après s’être enfui en Élam), puis à nouveau pendant neuf mois, à compter de sa victoire sur les Assyriens à Kish en 703 av. J.-C. jusqu’à son élimination vers le milieu de l’année 702 av. J.-C. La maladie d’Ézéchias remonte à environ 701 av. J.-C., tout comme le siège de Jérusalem par Sennachérib, également en 701 av. J.-C.

Ésaïe 38, 1-8 correspond à 2 Rois 20, 1-11 et Ésaïe 39 correspond à 2 Rois 20, 12-19.


Q : Dans Ésaïe 38, 4-5, pourquoi Dieu a-t-il annulé cette prophétie ?

R : Lorsque Ézéchias a prié, Dieu lui a accordé quinze années supplémentaires. Un événement similaire s’est produit avec le prophète Nathan et David dans 2 Samuel 7, 3-6. Un événement similaire s’est produit dans Jonas 4, 2-3, bien que Jonas n’en ait pas été ravi.


Q : Dans Ésaïe 38, 2, pourquoi Ézéchias a-t-il tourné son visage vers le mur ?

R : Il existe deux interprétations, et il se peut que les deux soient vraies.

Le désespoir : Ézéchias était désespéré ; il ne voulait voir personne et, surtout, ne voulait pas que quiconque le voie dans un tel état d’abattement. Voir l’ouvrage d’Alec Motyer, *The Prophecy of Isaiah*, p. 297, pour plus d’informations à ce sujet.

Pour la prière : Ézéchias s’apprêtait à adresser une prière intense à Dieu, et il ne voulait pas que quiconque le voie ou le distrait. Voir *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 6, p. 236, pour plus d’informations à ce sujet.


Q : Ésaïe 38, 3 montre-t-il que les bonnes œuvres sauvaient à l’époque de l’Ancien Testament ?

R : Non, pas même à l’époque de l’Ancien Testament. Ézéchias a évoqué ses bonnes œuvres devant Dieu non pas pour demander à être sauvé, mais pour demander que sa vie soit prolongée. Cependant, cela ne prouve même pas que les bonnes œuvres d’Ézéchias auraient incité Dieu à lui accorder une vie plus longue. Cela prouve seulement qu’Ézéchias pensait que cela pourrait être le cas.


Q : Dans Ésaïe 38:8, quelle est la signification de ce miracle consistant à faire reculer le soleil ?

R : Il serait très simple de « faire » avancer le soleil : il suffirait d’attendre un peu. Mais si Dieu pouvait faire reculer l’ombre du soleil, Dieu pouvait également remonter le temps sur la vie d’Ézéchias. Il ne s’agissait pas d’un cadran solaire circulaire comme on en voit parfois dans un jardin, mais plutôt d’un obélisque qu’Achaz avait fait construire, muni d’un escalier qui s’avéra servir le même objectif. Il est ironique que ce signe se soit produit sur l’escalier qu’Achaz avait fait construire, alors qu’Achaz lui-même n’était pas disposé à demander un signe à Dieu dans Ésaïe 7, 11-12.

Ce signe était particulièrement opportun pour Ézéchias. Puisque Dieu pouvait faire reculer le temps indiqué par les marches, Il réinitialisait la vie d’Ézéchias pour lui accorder quinze années supplémentaires.

Certaines personnes souhaiteraient que Dieu remonte le temps d’une autre manière. Elles aimeraient pouvoir revenir en arrière pour ne pas avoir commis certains actes ou prononcé certaines paroles. Bien que Dieu ne défasse pas les choses de cette manière pour les hommes, Il peut « remettre les compteurs à zéro » en leur offrant une vie nouvelle en Christ et en leur pardonnant leurs péchés. Parfois, comme peuvent vous le dire nos frères et sœurs nés de nouveau qui se trouvent en prison, Dieu accorde son pardon, mais ils doivent tout de même assumer les conséquences de leurs actes passés.


Q : Dans Ésaïe 38, 12, quel est le sens de ces deux illustrations ?

R : Une tente peut sembler permanente, car on peut y vivre au même endroit pendant de nombreuses années. Mais lorsque l’on retire les piquets et que l’on démonte cette tente, cet élément permanent du paysage disparaît soudainement. De même, une fois que l’on a détaché une pièce de tissu d’un métier à tisser une fois que le tisserand a terminé, c’est irréversible ; on ne peut pas la remettre en place.

Dans nos vies, de nombreux événements, tels que la mort, sont irréversibles.


Q : Dans Ésaïe 38, 9-22, que pouvons-nous apprendre de la prière poétique d’Ézéchias ?

R : Tout d’abord, il est tout à fait acceptable de composer une prière sous forme de poème pour s’adresser à Dieu. Ensuite, après que Dieu eut annoncé à Ézéchias qu’il allait bientôt mourir, celui-ci eut beaucoup de mal à accepter la volonté de Dieu. Ézéchias se tourna vers le Seigneur et pria avec amertume, demandant à Dieu de changer cette situation et de lui accorder une vie plus longue.

Nous devons présenter toutes nos demandes à Dieu, mais nous devons accepter Sa volonté. C’est pendant cette période supplémentaire que naquit Manassé, qui fut le roi le plus impie que Juda ait jamais connu.


Q : Dans Ésaïe 38, 21 et 2 Rois 20, 7, en quoi un cataplasme de figues appliqué sur le furoncle a-t-il aidé Ézéchias à guérir ?

R : Tout d’abord, un furoncle dû à une infection staphylococcique peut être mortel, surtout en l’absence d’antibiotiques. Soit ce cataplasme était un moyen utilisé par Dieu pour accomplir ce miracle, soit il s’agissait simplement d’un traitement médical. Il s’agissait d’un traitement courant à cette époque, et ce cataplasme a probablement aidé de quatre façons.

1. Le cataplasme de figue contient du sucre, et ce nutriment favorisait une meilleure régénération des cellules de l’organisme.

2. Si le cataplasme était riche en sucre, comme une confiture ou une gelée, il aurait alors effectivement éliminé les bactéries à croissance rapide. De nos jours, à température ambiante, la gelée n’est pas aussi sensible à l’altération bactérienne qu’on pourrait le penser. Dans un environnement riche en sucre, les bactéries absorbent le sucre si rapidement par osmose que leurs parois cellulaires éclatent et qu’elles meurent.

3. De plus, d’autres composés présents dans le pansement auraient peut-être ralenti la croissance bactérienne et régulé le pH.

4. Enfin, si la plaie était d’abord nettoyée, puis recouverte d’un cataplasme, celui-ci protégerait la plaie de la saleté et des bactéries en suspension dans l’air.

Des cataplasmes étaient utilisés pour traiter les furoncles (infections staphylococciques) dans Pline 23:63 et Dioscoride 1:184, selon l’ouvrage de Barry G. Webb, *The Message of Isaiah*, p. 156. L’« Expositor’s Bible Commentary », vol. 4, p. 274, et vol. 6, p. 238, indiquent que l’usage médicinal des feuilles de figuier remonte au moins aux tablettes de Ras Shamra à Ougarit, datant d’environ 1400-1300 av. J.-C.


Q : Dans Ésaïe 37:38, qui est le dieu Nisroch ?

R : Le nom de cette idole n’est connu qu’à travers la Bible. Il pourrait s’agir d’un dieu par ailleurs inconnu, ou bien d’une erreur de transcription du nom du dieu Mardouk. Quoi qu’il en soit, il est ironique qu’Ézéchias se soit rendu au temple pour prier Dieu, et voyez ce qui s’est passé. Le puissant Sennachérib s’est rendu dans son temple pour prier son dieu, et voyez ce qui s’est passé.


Q : Dans Ésaïe 39, versets 2 à 4, quelle était la signification du fait qu’Ézéchias ait tout montré aux émissaires babyloniens ?

R : Les émissaires étaient venus pour conclure une alliance militaire contre les Assyriens. Ézéchias a peut-être été flatté par leurs compliments, mais il est plus probable qu’il était impatient de s’allier à une puissance capable de faire peser une menace sur l’Assyrie. La délégation babylonienne souhaitait sans doute connaître les ressources militaires et financières d’Ézéchias. Ce dernier, apparemment désireux de les impressionner, leur a montré les richesses qu’il avait amassées. Les Babyloniens s’en souviendraient sans aucun doute et souhaiteraient plus tard conquérir Juda.

Remarquez qu’il n’est jamais dit qu’Ézéchias ait prié Dieu pour savoir ce qu’il devait montrer à ces non-croyants. Même si un croyant suit Dieu avec obéissance, cela ne signifie pas qu’il ne puisse pas commettre des imprudences lorsqu’il ne demande pas à Dieu de le guider. Ézéchias montrait aux futurs ennemis de Juda ce qu’ils pourraient s’approprier.

Soit dit en passant, Ésaïe 39 est parallèle à 2 Rois 20, 12-19 et similaire à 2 Chroniques 32, 24-31.


Q : Dans Ésaïe 39, 6-7, les Babyloniens ont-ils envahi le pays par la suite parce qu’Ézéchias leur avait tout montré ?

R : Bien que nous ne puissions l’affirmer, cela a certainement pu être un facteur. D’une part, ils auraient peut-être fini par envahir Juda quoi qu’Ézéchias leur ait montré. D’autre part, ils étaient probablement d’autant plus désireux d’envahir Juda qu’ils savaient que le pays était suffisamment riche pour receler un tel trésor.

Jésus a dit de ne pas jeter vos perles aux cochons, de peur qu’ils ne les piétinent, puis ne se retournent et ne vous déchirent (Matthieu 7:6). Bien qu’Ézéchias n’ait pas pu bénéficier des paroles de Jésus, nous pouvons en tirer une leçon. Veillez à ne pas exposer vos biens précieux ni vos informations confidentielles à ceux qui pourraient plus tard s’en servir à leur avantage contre vous. Ézéchias s’est fié à sa richesse et à ses armes (avant l’arrivée de Sennachérib), les a exhibées devant les Babyloniens, et Dieu a dit : « Très bien, nous laisserons alors ces biens être remis aux Babyloniens. »


Q : Dans Ésaïe 39:8, Ézéchias a-t-il dit quelque chose de bien ou de mal ?

R : Cela révèle le cœur d’Ézéchias, et malheureusement, il y a du mauvais autant que du bon. Ézéchias se souciait de sa propre marche avec Dieu et de son rôle de roi. Ézéchias s’est soumis à la volonté de Dieu, et il était reconnaissant que Dieu ne se soit pas occupé personnellement de son péché ; pourtant, malheureusement, Ézéchias ne semblait pas très préoccupé par son héritage ni par ce qui se passerait après son départ.

Malheureusement, les chrétiens d’aujourd’hui peuvent eux aussi manquer de vision à long terme. Nous devons nous soucier de nos enfants et de notre héritage, en plus de notre relation personnelle avec Dieu.


Q : Dans Ésaïe 40, 1-44, 28, de nombreux passages soulignent qu’il n’y a qu’un seul vrai Dieu. Comment la Trinité peut-elle être vraie ?

R : Personne ne dirait que cela contredit le concept de la Trinité, à moins de ne pas avoir compris ce que la Bible a révélé au sujet de la Trinité. L’un des aspects essentiels de la Trinité est qu’il n’y a qu’un seul vrai Dieu, mais trois personnes distinctes. Le Père, le Fils et l’Esprit sont Dieu, mais ils forment un seul Dieu inséparable. Un Dieu inséparable ne contredit pas l’existence de trois personnes distinctes, pas plus qu’une montagne ne peut avoir trois sommets. Les chrétiens ont souvent utilisé Ésaïe 40-44 pour prouver la partie « un seul Dieu » de la Trinité. Reportez-vous à la discussion sur Matthieu 28:19 pour plus d’informations sur la Trinité.


Q : Les chapitres 40 à 66 d’Ésaïe constituent-ils un deuxième livre rédigé par un auteur différent et postérieur, qui vivait à Babylone ?

R : Non, consultez la discussion à la fin du livre d’Ésaïe pour des réponses détaillées sur les théories des « deux Ésaïe » et des « trois Ésaïe ».


Q : Dans Ésaïe 40, qu’y a-t-il d’intéressant dans la structure de ce passage ?

R : Ésaïe 1 à 39 comporte sept parties, chacune comprenant neuf discours. Ésaïe 40 à 66 comporte trois parties, chacune comprenant neuf discours. La huitième partie correspond donc à Ésaïe 40 à 48. Cette division est si nette que de nombreux érudits libéraux, qui nient l’existence de prophéties surnaturelles, affirment qu’un autre auteur a rédigé Ésaïe 40 à 66.

De plus, Ésaïe 1 à 39 traite principalement d’événements qui se sont déroulés avant la fin de la vie d’Ésaïe, tandis que les 27 derniers chapitres, de 40 à 66, sont davantage tournés vers l’avenir. L’Ancien Testament compte 39 livres et le Nouveau Testament 27.


Q : Le passage d’Ésaïe 40, 1-5a pourrait-il faire référence en partie à Jean-Baptiste et au Christ, et en partie au Bab et à Bahá’u’lláh, comme l’enseignent les bahá’ís dans *Bahá’u’lláh et la nouvelle ère*, p. 263-264 ?

R : Non. Leur explication est intéressante. Ils affirment que ce passage ne peut pas se référer uniquement à Jean-Baptiste et au Christ, car la guerre de Jérusalem n’est pas encore achevée et « son dur labeur a pris fin » (Ésaïe 40:2b). Cependant, cette guerre n’était pas non plus achevée à l’époque de Bahá’u’lláh. En l’absence de cet élément, rien dans ce passage ne suggère qu’il s’agisse du Báb et de Bahá’u’lláh. De plus, où le Báb a-t-il jamais dit : « Préparez le chemin du Seigneur » ? Il enseignait qu’il était la manifestation de Dieu et qu’une autre manifestation n’apparaîtrait pas avant mille ans.

Les bahá’ís affirment que Bahá’u’lláh signifie « gloire de Dieu » en arabe, et Ésaïe 40:5 utilise l’expression « gloire de l’Éternel », mais il est dit que toute l’humanité la verra ou le verra. Or, les bahá’ís affirment que ce titre fait référence à une personne, et non à ses lois ou à son organisation. Or, à la mort de Bahá’u’lláh, un pourcentage très, très faible de la population mondiale avait jamais entendu parler de lui. À moins qu’ils n’aient eu l’intention d’exposer son corps sans vie à la vue de tous, le monde entier ne verra pas celui qu’ils appellent « la gloire de Dieu ».


Q : Dans Ésaïe 40:2, le péché de Jérusalem a-t-il été expié indépendamment de l’œuvre du Christ sur la croix ?

R : Non, car Dieu n’a pas précisé ici comment les péchés étaient pardonnés. Les exilés de retour se repentiraient de l’idolâtrie de leurs ancêtres, et Dieu leur pardonnerait. Le mécanisme, à savoir la mort de Jésus sur la croix pour tous nos péchés, ne leur avait pas encore été révélé.

Le mot hébreu « saba’ », traduit ici par « servitude pénible », peut signifier des temps difficiles ou une situation de contrainte, mais ces épreuves ont un but. Il peut également désigner les combats d’une armée, comme le traduit la NASB 2020 et comme on le trouve dans Juges 8:6.


Q : Dans Ésaïe 40:3-4, quelle est l’image du « nivellement » évoquée ici ?

R : Avant qu’un roi du Moyen-Orient ne se rende dans une ville, une « équipe de reconnaissance » s’y rendait en premier lieu pour réparer les routes et aplanir le terrain autant que possible. Ou, pour le dire de manière plus moderne, pour « dérouler le tapis rouge ». Lorsque Dieu viendra (sous la forme de Jésus-Christ), le chemin sera préparé.

Aujourd’hui, essayons-nous de « préparer le chemin » pour que les non-croyants puissent écouter l’Évangile avec attention ? Cela peut passer par le dialogue avec eux, mais aussi par la formation d’autres croyants à dialoguer avec des non-chrétiens.


Q : Dans Ésaïe 40, 3-4, comment les gens pouvaient-ils savoir que cela faisait référence à Jean-Baptiste ?

R : Les gens ne connaissaient pas le nom du précurseur, mais ils comprenaient, d’après Ésaïe, que celui-ci appellerait le peuple à se préparer à la venue de Dieu lui-même.


Q : Dans Ésaïe 40, 6-8, quelles sont les trois choses dont il est question ?

R : Vous pouvez aborder ce verset de trois manières différentes.

L’humanité en général est comme une fleur qui semble nouvelle et fraîche pendant un certain temps, mais qui finit par se faner et se flétrir.

Chacun de nous ne vit sur terre que peu de temps ; notre vie d’aujourd’hui n’est qu’un bref prélude à notre vie éternelle.

Comparée aux hommes, la parole de Dieu demeure éternellement.


Q : Dans Ésaïe 40:11, qu’y a-t-il d’intéressant concernant le mot utilisé ici pour désigner l’« agneau » ?

R : Les mots peuvent avoir un sens courant et un sens argotique. Ce mot particulier désignant un « agneau », utilisé uniquement dans Ésaïe 40, 11 ; 65, 25 et 1 Samuel 7, 9, signifie simplement « agneau ». Mais le mot apparenté en araméen, qui signifie également « agneau », a un sens argotique de « jeune garçon ». Jésus a utilisé la forme féminine de ce mot lorsqu’Il a ressuscité la fillette de douze ans dans Marc 5, 41.


Q : Dans Ésaïe 40, 12, Dieu a-t-il des dimensions humaines, comme l’affirment certains enseignants du mouvement « Parole de foi » ?

R : Bien sûr que Jésus-Christ a des dimensions humaines, car non seulement il était un homme, mais il est toujours un homme. Cependant, Dieu n’est pas limité à des dimensions physiques. L’expression « il a mesuré les eaux dans le creux de sa main » ne signifie pas que Dieu est un violoniste maladroit parce que ses mains sont trop grandes. Au contraire, cette expression poétique montre l’ampleur de la puissance de Dieu. Le Psaume 139, 7-10 et Jérémie 23, 24 montrent que la main de Dieu est partout, car Il remplit les cieux et la terre. Cela ne serait pas possible si Dieu était limité aux seules dimensions humaines. Voir « Quand les adeptes de sectes posent des questions », p. 80, pour une réponse complémentaire.


Q : Dans Ésaïe 40, 12-14, pourquoi insiste-t-on sur le fait que Dieu n’avait besoin ni d’aide ni de conseil ?

R : À l’inverse, dans la mythologie babylonienne, Marduk a créé le monde, mais il n’a pu le faire qu’après avoir consulté le dieu Ea, le Tout-Sage. Les mythologies babylonienne et cananéenne considèrent toutes deux que le créateur a dû combattre un autre être avant de pouvoir créer.

De même, contrairement à cela, dans la mythologie sumérienne, après le déluge, les dieux avaient très faim ; en d’autres termes, ils dépendaient des sacrifices pour se nourrir. Mais Dieu n’a besoin d’aucun sacrifice ; en effet, s’Il avait besoin de manger, ceux-ci seraient bien trop insignifiants pour Lui.


Q : Dans Ésaïe 40, 12-14, Dieu n’a eu besoin d’aucune aide pour la création, mais de quelles manières les gens tentent-ils aujourd’hui d’« aider Dieu » ?

R : En réalité, Dieu nous a accordé le privilège de « L’aider », non pas parce qu’Il a besoin d’aide, mais parce qu’Il nous a invités, voire ordonné, à œuvrer pour amener les gens au Christ, à former des disciples et, de manière générale, à aimer et à aider les autres. Mais nous ne devons jamais penser que Dieu est obligé de se servir de nous. Et nous devons accomplir le ministère que Dieu nous a confié, et non d’autres choses en pensant que cela aidera Dieu.


Q : Dans Ésaïe 40, 13-14, cela montre-t-il que Dieu a un conseiller ?

R : Cela montre au contraire le contraire. Tout comme personne d’autre ne peut mesurer l’eau dans le creux de sa main, ni délimiter les cieux, personne n’a pleinement compris la pensée de Dieu ni donné d’instructions à Dieu. Ésaïe 41, 28-29 pose également, de manière rhétorique, la question de savoir où se trouvent les conseillers de Dieu, sur un ton dérisoire et ironique.


Q : Dans Ésaïe 40, 18 et 25, sommes-nous censés comparer Dieu à quelqu’un ou à une image ?

R : Ce verset répond indirectement par la négative, car il n’y a rien à quoi Le comparer. La seule raison de Le comparer à des idoles est simplement de montrer à quel point celles-ci sont sans valeur. Une image en deux dimensions ne peut être confondue avec une personne, mais il existe une similitude. Nous sommes créés à l’image de Dieu, bien que déchus, et il existe des similitudes entre Dieu et nous. Voir *When Critics Ask*, p. 270, pour une réponse différente mais complémentaire.


Q : Dans Ésaïe 40:22, qu’est-ce que le « cercle de la terre » ?

R : Le mot hébreu utilisé ici, khug, peut signifier soit « cercle », soit « sphère ». Ainsi, bien que la Bible soit cohérente avec l’idée que la Terre est une sphère, ce verset ne doit pas être utilisé pour tenter de prouver que les anciens savaient que la Terre était une sphère.

Cependant, il n’est pas du tout farfelu de penser que les peuples de l’Antiquité considéraient la Terre comme une sphère. Pythagore (vers 580/572-492/490 av. J.-C.) et son élève Philolaos (vers 500 av. J.-C.) pensaient que la Terre était une boule en rotation. Consultez http://www.skyscript.co.uk/copernicus.html pour plus d’informations. Héraclide (vers 388/380 – vers 310 av. J.-C.) pensait que le Soleil et toutes les planètes, à l’exception de Mercure et de Vénus, tournaient autour de la Terre en rotation. Aristarque de Samos (vers 310-230 av. J.-C.) affirmait que la Terre tournait autour du Soleil, selon Archimède. Aristarque pratiquait l’astronomie à Alexandrie. On le surnomme le Copernic de l’astronomie antique, car il enseignait que le Soleil était 20 fois plus éloigné de la Terre que la Lune, et qu’il devait donc être beaucoup plus grand. [En réalité, le Soleil est environ 400 fois plus éloigné de la Terre que la Lune.]. Séleucos (150 av. J.-C.) adhérait lui aussi à la théorie d’Aristarque.

Cependant, si la Terre tournait sur elle-même, elle devait se déplacer très rapidement ; or, le monde antique pensait pouvoir réfuter cette théorie, car sinon, tout s’envolerait. On pourrait dire que le monde antique n’a pas pris cette théorie suffisamment au sérieux. Voir http://www.perseus.tufts.edu/GreekScience/Students/Kristen/Aristarchus.html pour plus d’informations.


Q : Dans Ésaïe 40:22, en quoi les hommes sont-ils comparés à des sauterelles face à Dieu ?

R : Nous considérons les sauterelles comme des créatures éphémères, sales et pas très intelligentes, et tout cela s’applique lorsque l’on nous compare à Dieu. Nous sommes comme des sauterelles par rapport à Dieu pour au moins sept raisons.

1. La puissance de Dieu

2. La présence de Dieu partout

3. L’intelligence de Dieu

4. La vision que Dieu a du monde

5. Notre brève vie sur terre

6. Dieu peut traverser toutes les saisons

7. Il n’y a personne qui Lui ressemble

Peut-être vous viendront-elles d’autres raisons à l’esprit.


Q : Dans Ésaïe 40, 31, que signifie « espérer en l’Éternel » ?

R : Cela recouvre trois significations différentes.

Discerner : Avant de vous lancer tête baissée dans quelque chose, attendez d’abord de voir si Dieu souhaite réellement que vous le fassiez ou non. Reportez-vous à l’ouvrage « Now That’s A Good Question », p. 256-257, pour en savoir plus sur cette signification.

Faire preuve de patience : même pour les choses dont vous savez que Dieu les veut, il nous faut parfois attendre patiemment le moment choisi par Dieu, plutôt que d’essayer de forcer les choses avant l’heure.

Suivre : Même pour les choses dont nous savons que Dieu les veut dès maintenant, nous devons suivre la direction de Dieu plutôt que d’espérer que le Seigneur bénisse et suive notre propre initiative. L’écrivain chrétien chinois Watchman Nee déplorait que les croyants en oublient cela.

Soit dit en passant, le coureur olympique chrétien Eric Liddell aimait beaucoup lire Ésaïe 40, 30-31.


Q : Dans Ésaïe 40, 31, comment exactement le fait d’attendre l’Éternel renouvelle-t-il nos forces ?

R : Avant de répondre à cette question, il faut se demander ce qu’est exactement la force. Il existe quatre types de force, et ce verset peut faire référence à chacun d’entre eux.

La volonté : La force, c’est la force d’âme, ou la force de volonté. Elle englobe à la fois le courage d’accomplir ce que Dieu attend de vous, et la persévérance nécessaire pour continuer à le faire malgré les déceptions, l’opposition ou la souffrance. La force de volonté, c’est aussi la maîtrise de soi qui permet de s’abstenir de faire quelque chose, ou de cesser de faire ce que Dieu ne veut pas que vous fassiez. Les gens puisent souvent leur force de volonté dans leur entourage, dans le mouvement auquel ils adhèrent, etc. Mais ces circonstances peuvent changer. Ce verset nous dit que nous devons puiser notre force dans le Seigneur. Certains haltérophiles ne peuvent soulever des poids que quelques fois, tandis que les marathoniens disposent d’une force durable.

Cœur : La force s’acquiert également en se rapprochant de Dieu et en gardant son cœur dans le Seigneur. Elle vous donne la capacité de ne pas vous épuiser, de vous réjouir de la présence de Dieu et de Le servir, même dans les moments difficiles.

Connaissance et sagesse : La force de la connaissance consiste à connaître la vérité et à discerner les fausses voies. La sagesse consiste à appliquer cela à votre propre vie ou à conseiller les autres. On peut posséder la force de la connaissance sans les autres, mais ce n’est pas ce que Dieu souhaite pour nous. Nous devons être équilibrés et forts dans le Seigneur également dans les autres domaines. Une personne dont la jambe gauche serait aussi forte que celle d’un coureur olympique, mais dont la jambe droite serait celle d’un pantouflard, ne courrait pas très vite.

Santé physique : S’inquiéter pour quelque chose n’est pas seulement contraire à la Bible (Philippiens 4:6), mais cela vous nuit également sur le plan physique. Nous devons attendre le Seigneur et remettre les choses entre ses mains. Deuxièmement (et cela va de soi), si nous marchons avec le Seigneur, notre force physique s’en trouvera améliorée, car nous ne serons ni ivres ni sous l’emprise de la drogue, et nous arrêterons de fumer ou ne commencerons pas à le faire. Enfin, beaucoup de ceux qui ont suivi Dieu ont subi des blessures physiques à cause des tortures qu’ils ont endurées pour le Christ. Ainsi, même si sur terre les méchants peuvent affaiblir notre corps, nous aurons finalement des corps nouveaux et glorifiés dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre.


Q : Dans Ésaïe 41:1, 5 ; 42:4, 10, 12, pourquoi les îles revêtent-elles une importance particulière ici ?

R : Les îles sont plus isolées et un peu plus difficiles d’accès que d’autres lieux. Or, la superficie totale des îles de la mer Méditerranée est nettement supérieure à celle d’Israël et du Liban réunis. À titre de référence, Israël représente aujourd’hui 1,09 fois la superficie de l’État américain du New Jersey. Voici le détail.

Lieu / superficie

miles carrés

km²

Superficie par rapport à Israël

Israël

8 522

22 072

1,00

Israël + Liban

12 558

33 024

1,5

Égypte (environ)

388 392

1 005 929

45,6

Terres arables en Égypte

14 054

36 400

1,65

Îles de la Méditerranée

37 832

98 000

4,4


Q : Dans Ésaïe 41:2 et 41:25-28, qui est celui qui vient de l’Est, et comment a-t-il pu venir à la fois de l’Est et du Nord ?

R : Il s’agit d’un conquérant, envoyé par Dieu pour libérer son peuple exilé afin qu’il puisse rentrer chez lui. Il s’agit du roi Cyrus de Perse, mentionné nommément dans Ésaïe 44, 28 et Ésaïe 45, 1. Cyrus était le fils de Cambyse, issu du clan perse des Achéménides (Hakhamanis) de la tribu des Pasargades, et roi d’Anshan en Perse. Cyrus était également d’origine mède ; la princesse mède Mandane était probablement sa mère.

Ésaïe 41, 2 et 41, 25b indiquent qu’il viendra de l’est, c’est-à-dire du côté du soleil levant. Ésaïe 41, 25a précise qu’il viendra du nord. Un conquérant n’aurait pas conduit son armée directement à l’est d’Israël, car cette région est désertique. L’armée aurait plutôt pris la direction du nord en traversant la Mésopotamie, puis, après avoir contourné Damas, serait venue du nord pour pénétrer en Israël, avant de se diriger vers l’Égypte. Cyrus vint de l’est pour conquérir Babylone, puis se dirigea vers le nord et l’ouest pour conquérir la Lydie, avant de venir du nord vers Israël.

Le Talmud, Jean Calvin et d’autres ont estimé que cela faisait référence, au passé, à Abraham. Cependant, les nations n’ont pas été données à Abraham, et il n’a pas régné sur des rois.


Q : Dans Ésaïe 41, 5, comment des îles inanimées peuvent-elles avoir peur ?

R : Cette personnification fait référence à la peur des personnes vivant sur ces îles. Certaines îles sont des lieux plus reculés où vivent des gens.


Q : Dans Ésaïe 41, 5-7, pourquoi la futilité de la fabrication d’idoles est-elle mentionnée dans cette partie du livre d’Ésaïe ?

R : Cette anecdote s’inscrit parfaitement dans ce contexte, car les autres nations païennes craignent que Cyrus ne vienne les conquérir. Mais elles pouvaient tout de même garder courage, car elles étaient certaines de savoir exactement comment vaincre Cyrus : elles allaient fabriquer davantage d’idoles auxquelles prier ! Après tout, puisque cela avait fonctionné pour Jérusalem contre les Assyriens, cela devrait également fonctionner pour leurs idoles. Cependant, puisque Cyrus a conquis chaque parcelle de terre du Moyen-Orient au nord du désert d’Arabie, en quoi cela leur a-t-il été profitable ?


Q : Dans Ésaïe 41, 7 et suivants, pourquoi mentionne-t-on le fait de clouer l’idole au sol ?

R : Ésaïe fait ici preuve d’ironie et d’un certain humour. Ils prient des dieux dotés d’un pouvoir si grand que les humains ne doivent pas oublier de clouer l’idole au sol afin qu’elle ne se renverse pas pendant qu’ils implorent son aide puissante.

On pourrait objecter qu’ils priaient des divinités invisibles et que les statues n’étaient que des images. Cependant, les gens avaient une double perception de leurs idoles païennes. Ils croyaient que celles-ci se trouvaient sur le mont Olympe, qu’elles parcouraient le ciel dans un char tiré par le soleil, qu’elles vivaient dans l’Hadès ou ailleurs, mais en même temps, et de manière incohérente, ils croyaient que le métal ou le bois de la statue elle-même devait être vénéré. On peut observer cela aujourd’hui dans l’hindouisme, où une personne peut installer une petite statue d’un dieu hindou dans son placard et déposer du ghee (beurre clarifié) ou d’autres offrandes devant ce morceau de métal ou de bois.


Q : Dans Ésaïe 41, 9-14, ce mot hébreu désigne-t-il « vous » au singulier ou au pluriel ?

R : Bien que cela ne soit pas si facile à déterminer dans les traductions anglaises modernes, la version du roi Jacques et la version chinoise suivent l’hébreu. En hébreu, ce mot est au singulier.


Q : Dans Ésaïe 41, 14, pourquoi Dieu a-t-il qualifié Jacob de « ver » à cet endroit ?

R : Peut-être que les peuples de Juda et d’Israël se sentaient ici comme des vers parmi les nations, rongés par la crainte que l’Assyrie ne les écrase. Nous sommes tous très faibles comparés à Dieu et à sa puissance. Mais le sens d’Ésaïe 41, 14-16 n’est pas que Jacob soit devenu un ver insignifiant ; il s’agit plutôt de montrer que de ce ver insignifiant naîtra un Rédempteur qui sera une puissance dominante. Un ver est un « batteur » de la terre. Mais Ésaïe 41, 15 dit que de ce ver naîtra un batteur des montagnes et des collines.


Q : Dans Ésaïe 41, 19, de quels types d’arbres s’agit-il : le cèdre, le shitta, le myrte, l’olivier, le sapin, le pin et le buis ?

R : Sachant qu’un « olivier » était un arbre dont on tirait l’huile d’olive, les traducteurs modernes s’accordent à dire que les quatre premiers arbres sont « le cèdre, l’acacia, le myrte et l’olivier ». Les traducteurs ont des doutes quant à certains des trois derniers arbres. Des siècles avant Jésus-Christ, la Septante ne mentionnait que cinq arbres : « le cèdre, le buis, le myrte, le cyprès et le peuplier blanc ». Ils n’ont probablement pas cherché à traduire les noms d’arbres qu’ils ne connaissaient pas.

Mais l’essentiel est que ces arbres seraient des arbres naturels, offrant une ombre abondante. Aucun de ces arbres n’est un arbre fruitier, comme ceux que l’on pourrait planter dans le désert et irriguer pour leurs fruits.


Q : Dans Ésaïe 41, 22-24, quel est le sens de ce passage ?

R : Auparavant, dans Ésaïe 41, 7, Ésaïe soulignait que la puissance des idoles n’était rien dans le présent. Ces versets changent de registre et soulignent que leur pouvoir de prédire l’avenir n’est rien non plus. Selon le New International Bible Commentary, p. 747, des documents anciens font état de nombreuses prédictions formulées par des prophètes païens. Le « test décisif » serait un événement d’une importance capitale : la prise de pouvoir de Cyrus sur l’Empire babylonien.

Certaines personnes croient aujourd’hui en une « force supérieure » appelée « chance », dont le pouvoir se limite à prédire l’avenir. Mais croire en cela ne vous rend pas plus intelligent que ces personnes qui croyaient que leurs idoles pouvaient prédire l’avenir.


Q : Dans Ésaïe 41, 25, que signifie l’expression « quelqu’un viendra du nord » ?

R : Tout d’abord, deux éléments qui ne constituent pas la réponse, puis la réponse elle-même.

La Perse était considérée comme se trouvant au nord (Ésaïe 41, 25 ; Jérémie 50, 3 ; 51, 48). Elle se situe en réalité au nord-est, mais pour se rendre en Perse depuis Israël, il fallait d’abord se diriger tout droit vers le nord.

L’Assyrie et Babylone étaient également considérées comme situées au nord, dans Jérémie 1:14-15 ; 4:6 ; 6:1 ; 25:9 ; 46:10.

Ces nations ne venaient pas seulement du nord, mais aussi de l’est, et c’est probablement pour cette raison qu’il est également dit qu’elles venaient du « soleil levant ».

La réponse est que cela fait référence à la seconde venue du Christ, car celui qui vient du nord et de l’est est celui qui invoque le nom de Dieu. Jésus lui-même a cité Ésaïe 42 ; il a donc reconnu cette partie d’Ésaïe comme messianique.

Soit dit en passant, le mot désignant ici les princes/dirigeants, « seganim », n’apparaît dans la Bible qu’à cet endroit, ainsi que dans Jérémie 51:23, 28 et Néhémie 2:16. Il s’agit d’un emprunt à l’akkadien signifiant « gouverneur provincial ».


Q : Dans Ésaïe 42, 1-17, qui est le serviteur en qui Dieu trouve sa joie ?

R : Il s’agit du premier des chants du serviteur. Ce serviteur, l’Élu de Dieu, est le Messie, comme le montre Matthieu 12, 17-21.

Le serviteur ne peut pas simplement désigner un groupe de personnes, tel qu’Israël, en raison de toutes les caractéristiques individuelles énumérées qui lui sont propres. Il ne peut s’agir d’Ésaïe lui-même, car Ésaïe n’a jamais accompli ces choses. Le deuxième serviteur, qui est aveugle et sourd dans Ésaïe 42, 19, représente Israël ; c’est pourquoi certains ont pensé que le serviteur mentionné en 42, 1-7 désignait également Israël. Cependant, Matthieu 12, 17-21 montre qu’il s’agit du Messie. De plus, Jésus a mentionné Ésaïe 42, 7 en se référant à lui-même dans Matthieu 4, 13-16. Le Targum juif indique également qu’Ésaïe 42, 1-17 fait référence au futur Messie.


Q : Puisqu’Ésaïe 42, 1-4 et Matthieu 12, 18-21 indiquent que le Messie « ne criera pas, n’élèvera pas la voix, et ne la fera pas entendre dans les rues »… jusqu’à ce qu’Il établisse la justice sur terre, pourquoi Jésus a-t-Il proclamé haut et fort que les pharisiens, les scribes et les docteurs de la loi étaient des hypocrites, des guides aveugles, des sépulcres blanchis, etc. dans Matthieu 23 et Luc 11, 39-52 ?

R : On pourrait tenter d’interpréter cela comme signifiant que Jésus ne pouvait pas prononcer un seul mot lorsqu’il marchait dans la rue, mais c’est ridicule. Bien sûr, Jésus avait le droit de parler dans les rues, et il avait le droit de s’adresser aux foules dans Matthieu 23. Au contraire, contrairement aux attentes des Juifs, Jésus ne voulait pas soulever le peuple, ni pour attaquer autrui, ni même pour se défendre. Jésus parlait et réprimandait avec autorité, mais il ne lançait aucun cri de guerre, aussi tentant que cela ait pu être au moment de son arrestation.

Le premier des trois mots hébreux principaux d’Ésaïe 42:2, « nacah », recouvre une grande variété de sens, mais le mot suivant dans la Concordance de Strong, « nesa », est dérivé de « nacah » et signifie « emporter », « provoquer une insurrection » ou « prendre ». Les deux autres mots sont « tsa’aq », qui signifie « proclamer » ou « crier », et « shama », qui a une signification tout aussi large. Il ne s’agit manifestement pas simplement de « proclamer » dans ce contexte, car Ésaïe lui-même dit que le Messie proclamera diverses choses. Il faut considérer ces mots dans leur ensemble.


Q : Dans Ésaïe 42, 8-13, 18-24, en quoi Israël était-il un serviteur aveugle et sourd ?

R : À quoi sert un serviteur à la fois aveugle et sourd ? Israël en était arrivé là car, malgré tout ce qu’il avait reçu, il avait pris l’habitude tenace de ne pas répondre à Dieu. Il était désormais sourd aux paroles de Dieu et aveugle à sa volonté. Il n’était plus capable de recevoir les paroles et les commandements du Seigneur.


Q : Dans Ésaïe 42, 9, en quoi cela remet-il en cause ou modifie-t-il considérablement la théorie libérale des deux Ésaïe ?

R : La théorie des « deux Isaïe » affirme qu’un premier auteur, antérieur à l’exil, a rédigé Isaïe 1-39, et qu’un second auteur, plus tardif, après la fin de l’exil, plus de 150 ans plus tard, a rédigé Isaïe 40-66. Or, Isaïe 42, 9 indique explicitement que cette prophétie a été donnée avant que ces événements ne se produisent ; par conséquent, le second Isaïe (s’il a existé) serait un menteur délibéré.


Q : Dans Ésaïe 42, 11, l’expression « les villages habités par Kédar » fait-elle référence à la descendance d’Ismaël, comme l’affirme le musulman Ahmad Deedat ?

R : Bien que ce point n’ait, de toute façon, aucune importance pour les chrétiens, M. Deedat a raison sur ce point. Kédar était l’un des douze fils d’Ismaël, selon 1 Chroniques 1:29. Cependant, de nombreux musulmans commettent l’erreur de penser que tous les Arabes descendent d’Ismaël. En réalité, l’Arabie était loin d’être déserte à la naissance d’Ismaël. Saba (l’actuel Yémen) ne descendait pas d’Ismaël. D’un point de vue archéologique, il y avait à Bahreïn des peuples dont l’écriture était similaire à celle des Cananéens. Outre les Ismaélites, d’autres peuples vivaient en Arabie, notamment les six enfants d’Abraham et de sa concubine Ketura. Mais avant Abraham, il y avait déjà certains peuples sémites mentionnés dans Genèse 10, 21-32.


Q : Dans Ésaïe 42, 13, Dieu est-il un homme, puisque l’Éternel s’avance « comme un homme vaillant » et « comme un guerrier » ?

R : Non. Cela signifie simplement que Dieu est un guerrier et un champion.


Q : Dans Ésaïe 42:13 et Jérémie 25:30, est-il inconvenant que Dieu « rugisse », comme l’affirme le musulman Ahmad Deedat ?

R : Non, qui sommes-nous pour dire à Dieu ce qu’Il peut ou ne peut pas faire ? Le « rugissement » dans ces deux versets est un cri de guerre. Lorsque Jésus reviendra dans la gloire, Il vaincra les ennemis de Dieu.


Q : Dans Ésaïe 42, 14-17, en quoi le style renforce-t-il le texte à cet endroit ?

R : Ce passage compare la douleur de Dieu et sa libération soudaine et imminente à celle d’une femme en travail. L’Expositor’s Bible Commentary, vol. 6, p. 256, indique : « Cette profusion de consonnes gutturales et aspirées peut sembler disgracieuse, mais il s’agit d’un moyen de communication orale des plus efficaces. La longue période de gestation — représentant peut-être l’exil babylonien — est terminée ; et Dieu, qui semblait inactif, s’efforcera de faire naître son peuple ».


Q : Dans Ésaïe 42, 19, pourquoi Dieu dit-Il que son serviteur est aveugle et sourd ?

R : Jérémie 5, 20-21 véhicule un message similaire. Le serviteur de Dieu ici, c’est Israël, et Dieu réprimande son serviteur dans Ésaïe 42, 20. Dire qu’il est aveugle et sourd signifie qu’il ne prête pas attention. Certains chrétiens peuvent eux aussi être aveugles et sourds, aux yeux de Dieu, lorsqu’ils s’éloignent de leur désir de rester proches de Lui et de Lui obéir. Nous pouvons être tellement accaparés par d’autres choses qu’il ne nous reste plus de place pour Jésus.


Q : Dans Ésaïe 42, 19 ; Ézéchiel 12, 1-2 ; Lamentations4:14 , de quelles manières les gens peuvent-ils être aveugles et sourds ?

R : Physiquement, les gens peuvent être aveugles pour de nombreuses raisons : problèmes cérébraux, du nerf optique, de la cornée, parce qu’il fait trop sombre, etc. Il en va de même pour l’ouïe. Les gens peuvent également être sourds parce que le bruit de fond est trop fort.

De la même manière, les gens peuvent être aveugles et sourds spirituellement. Si le Saint-Esprit n’agit pas dans la vie d’une personne, celle-ci n’a aucun espoir de trouver Dieu. (Jean 16, 8-10 montre comment le Saint-Esprit agit dans le monde.) Tout comme les soucis et les craintes peuvent empêcher les gens d’entendre l’Évangile dans la parabole des quatre types de sol, les soucis et les craintes peuvent empêcher quelqu’un d’entendre le message de Dieu. Même la religion peut empêcher une personne d’écouter Dieu, comme le montre l’histoire incroyablement triste des pharisiens dans Jean 9. Jésus a dit aux pharisiens dans Jean 8, 37b : « Vous n’avez pas de place pour ma parole. » Puissions-nous ne jamais avoir une vie si remplie qu’il n’y ait plus de place pour la Parole de Dieu. Si tel est le cas, alors nous devrions essayer de vider un peu nos vies.


Q : Dans Ésaïe 43, 1, quelle est la différence entre le fait que Dieu nous appelle simplement et le fait qu’Il nous appelle par notre nom ?

R : Dieu n’a pas simplement lancé un appel général (« que celui qui le souhaite vienne »), mais un appel spécifique adressé à Jacob et, par extension, à ses descendants, la nation d’Israël. Quant à nous, Dieu nous appelle spécifiquement ; Il connaît chaque jour de notre vie avant même notre naissance, selon le Psaume 139, 16.


Q : Dans Ésaïe 43, 1-2, en quoi la peur domine-t-elle la vie de certaines personnes aujourd’hui ?

R : La peur glace nos cœurs et muselle notre témoignage. Elle nous empêche de faire ce que nous devons faire, et pousse les gens à commettre toutes sortes d’actes insensés qu’ils ne commettraient pas s’ils réfléchissaient de manière plus rationnelle et sereine. La peur peut dominer la vie d’autrui, et elle peut dominer la nôtre si nous la laissons faire.


Q : Dans Ésaïe 43, 1-2, que devrions-nous faire lorsque nous avons peur ?

R : Tout d’abord, Ésaïe 43, 4a nous enseigne que nous devons prendre conscience que nous sommes précieux aux yeux de Dieu.

Deuxièmement, Ésaïe 43, 4b dit que Dieu vous aime.

Troisièmement, priez pour que Dieu soit glorifié dans cette situation. Il pourrait être glorifié en vous protégeant, ou Il pourrait être glorifié en vous rappelant auprès de Lui.

Enfin, prenez conscience qu’il peut y avoir une tendance dangereuse à « céder à la panique ». Éloignez-vous du danger immédiat, si vous-même ou d’autres personnes y êtes exposés, mais réfléchissez ensuite mûrement à la meilleure ligne de conduite à adopter.


Q : Dans Ésaïe 43:3, où se trouve Saba ?

R : Il s’agit de la même ville que Saba, située dans l’actuel Yémen, ou de l’autre côté du détroit, en Éthiopie. Saba est également mentionnée dans Ésaïe 60, 6 ; Job 6, 19 ; 1 Rois 10, 1-13 ; Job 1, 15 ; Ésaïe 45, 14 ; Ézéchiel 23, 42 ; et Joël 3, 8.


Q : Dans Ésaïe 43:3, comment Dieu a-t-il donné l’Égypte, l’Éthiopie et Saba en rançon pour Israël ?

R : L’Empire perse devint le plus grand empire du Moyen-Orient et d’Europe jusqu’à cette époque. Dieu donna le territoire de l’Égypte à la Perse ainsi que le commerce avec l’Éthiopie et Saba en échange de la bienveillance des Perses envers Israël. Selon Hérodote (Histoire, livre 1, chap. 153, p. 35), Cyrus élabora des plans pour conquérir l’Égypte, qui fut conquise sous le règne de Cambyse, son successeur.


Q : Dans Ésaïe 43, 5-6, quand cette prophétie s’accomplira-t-elle ?

R : Cela s’est d’abord accompli lorsque les exilés sont revenus sous la conduite de Zorobabel, en 539-538 av. J.-C. Cela s’accomplira également à la fin des temps, lorsque tout Israël reviendra. Certains considèrent la création de l’État moderne d’Israël comme le début de l’accomplissement de cette prophétie.


Q : Dans Ésaïe 43, 7, pourquoi l’homme a-t-il été créé par Dieu ?

R : Votre objet de message, bien que bref, soulève une grande question. Il est très étrange que, quelques jours avant de lire votre question, j’aie donné un cours à l’école du dimanche à des garçons de CM2 sur ce sujet précis.

Puisque Dieu sait tout avant que cela n’arrive (Psaume 139, 16-17 ; Ésaïe 44, 7 ; 46, 10 ; 1 Jean3:20 , etc.), Dieu a vu qu’Adam et Ève chuteraient, Il a vu que nous pécherions contre Lui, et Il a vu le sacrifice douloureux que Jésus ferait. On pourrait penser que Dieu aurait dit : « C’est trop compliqué ; je ne vais pas me donner la peine de créer ces êtres humains. » Je pense que Dieu aurait été parfaitement en droit de le faire. Mais ce n’est pas ce qu’Il a fait ; pour une raison quelconque, Dieu a vu, au-delà de toute cette souffrance et de toute cette douleur, que cela en vaudrait la peine. Mais pourquoi donc (ou plutôt, au ciel) aurait-Il considéré que cela en valait la peine ?

La Bible nous en donne plusieurs raisons.

Les hommes et les femmes sont créés à l’image de Dieu (Genèse 1, 26-27). Or, nous considérons une image sur terre comme une représentation partielle en deux dimensions d’un objet en trois dimensions. De la même manière, nous sommes une représentation partielle et finie d’une partie du caractère de Dieu. Une partie de ce qu’implique le fait d’être à l’image de Dieu réside dans le fait que nous pouvons L’aimer, être des êtres moraux, disposer du libre arbitre (au sens propre du terme), apprécier la beauté et la vérité d’une manière dont les animaux sont incapables. Il existe une deuxième partie de ce qu’implique le fait d’être à l’image de Dieu, que j’aborderai plus tard, lorsque je parlerai de 1 Jean.

Nous sommes créés pour glorifier Dieu. (Ésaïe 43, 7 ; 62, 3)

Nous sommes créés pour vivre avec Dieu (2 Corinthiens 5, 4-5). Nous régnerons avec le Christ dans les cieux (Éphésiens 2, 6).

Dieu souhaite que nous existions afin de nous témoigner une miséricorde et une grâce incroyables. (Éphésiens 2, 7)

Nous sommes créés pour accomplir de bonnes œuvres (sur terre, mais peut-être aussi au ciel), que Dieu a préparées d’avance pour que nous les accomplissions. (Éphésiens 2, 10).

Pour être saints et irréprochables à ses yeux (Éphésiens 1, 4)

Pour être adoptés comme Ses fils (Éphésiens 1:5)

Nous avons été créés pour le plaisir de Dieu. (Hébreux 11, 6 et d’autres versets évoquent le fait que nous Lui plaisons.)

Actes 17, 28a dit que nous vivons, nous nous mouvons et nous existons en Dieu. De même, Colossiens 3, 3 dit que les croyants ont désormais leur vie cachée avec le Christ en Dieu.

Mais il y a aussi un autre aspect important. 1 Jean 4, 12-16 montre non seulement que nous vivons en Dieu, mais aussi que Dieu vit en nous. Nous avons été créés de telle sorte que l’Esprit de Dieu puisse réellement habiter en nous. Il y a certaines choses que vous pourriez penser que Dieu Tout-Puissant ne pourrait pas faire. Vous pourriez penser que Dieu n’est peut-être pas capable de ressentir la douleur, d’être blessé, de souffrir, etc. Bien sûr, Dieu Tout-Puissant a fait l’expérience de tout cela lorsque Jésus est venu sur terre pour mourir pour nos péchés. Mais comment Dieu Tout-Puissant peut-Il vivre directement nos joies et nos difficultés, ainsi que notre amour ? Il en est même capable. Pour ceux qui ont invité Jésus dans leur cœur, Dieu, par le Saint-Esprit, vient à nous et fait sa demeure en nous (Jean14:23 -27).

Jésus a comparé cette relation réciproque – nous en Dieu et Dieu en nous – à celle où Il est la vigne et nous les sarments, dans Jean 15, 1-8. Ainsi, en tant que croyant, lorsque j’ouvre les yeux le matin, ce n’est pas seulement « moi » qui regarde à travers mes yeux ; c’est aussi « Lui ». Cependant, le service de Dieu est une liberté parfaite ; j’ai toujours le choix, et la responsabilité, de choisir de vivre d’une manière qui Lui soit agréable et qui consiste à aimer les autres, ou de Le déshonorer et de ne penser qu’à moi-même. Il y a de la joie à Le suivre, mais il y a aussi des difficultés, alors que nous rayonnons pour Lui dans ce monde entaché par le péché.

Nous ne devons toutefois pas nous laisser envahir par l’orgueil. Nous ne sommes en aucun cas divins ; nous ne sommes que des vases. En tant que vases, nous ne sommes ni différents ni meilleurs que tous les autres non-chrétiens qui nous entourent ; c’est simplement que nous avons été choisis par la grâce de Dieu et qu’il nous a donné quelque chose de différent en nous. Nous avons pour mission d’offrir ce don extraordinaire aux autres, et Dieu comblera volontiers tous ceux qui le lui demandent, car Dieu aime une personne plus que vous ne pouvez l’imaginer, bien plus encore que cette personne ne peut s’aimer elle-même.

Par ailleurs, Dieu a également des desseins individuels pour chaque personne. Parfois, Dieu peut leur révéler une partie de leur dessein individuel ; et parfois, ils ne le découvrent qu’à leur mort. En ces temps sombres, Dieu a dit au peuple de Juda par l’intermédiaire de Jérémie : « Car je connais les projets que j’ai formés pour vous, déclare l’Éternel, des projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. Alors vous m’invoquerez, vous viendrez me prier, et je vous écouterai. Vous me chercherez et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. Je me laisserai trouver par vous, déclare l’Éternel. » (Jérémie 29, 11-14a)

Si vous n’êtes pas chrétien, j’espère sincèrement que vous chercherez le Seigneur. Si vous êtes chrétien, j’espère que vous continuerez à chercher le Seigneur afin de mieux savoir comment lui plaire, puis de le faire.


Q : Dans Ésaïe 43, 8-13, quel est le point principal ?

R : À ce stade, le chapitre passe d’un message de réconfort au défi d’une audience devant un tribunal. Mais contrairement à d’autres procès allégoriques dans Ésaïe, Israël n’est pas l’accusé, mais un témoin. Les païens prétendent que divers dieux sont dignes d’être adorés, mais leurs dieux ne les aident pas. Israël doit témoigner qu’il n’y a eu, qu’il n’y a et qu’il n’y aura éternellement qu’un seul Dieu, et qu’Il est leur Sauveur. Si nous nous disons chrétiens, mais que nous nous adonnons à la croyance en d’autres dieux, par exemple en pensant qu’il y a une part de vérité dans les dieux de l’hindouisme ou d’autres religions païennes, alors nous ne sommes plus témoins de cela.


Q : Dans Ésaïe 43, 14 ; 48, 14, 20, quelle est exactement la différence entre un Babylonien et un Chaldéen ?

R : À cette époque, ces termes étaient synonymes. Les Babyloniens amorites avaient conquis l’ancienne Sumérie et s’étaient mélangés aux Sumériens environ 1 000 ans avant l’époque d’Ésaïe.


Q : Dans Ésaïe 43, 14, pourquoi est-il question du navire des Chaldéens, alors que Babylone était une ville située à l’intérieur des terres ?

R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.

Ce qui n’est pas la réponse : comme les Chaldéens possédaient toutes les terres s’étendant de Babylone au golfe Persique, ils auraient pu décharger le navire près du golfe Persique et transporter les marchandises par voie terrestre jusqu’à leur capitale, Babylone.

La réponse : Babylone était située sur les rives du puissant fleuve Euphrate. L’historien grec Hérodote (Histoire, livre 1, chap. 194, p. 44) écrit que les Chaldéens disposaient de petits navires circulaires faits de peaux et dotés d’une armature en saule, qui naviguaient sur l’Euphrate et dans le golfe Persique. Les plus grands pouvaient transporter cinq mille talents de charge. Ces « bateaux fluviaux » pouvaient décharger les marchandises provenant de navires océaniques plus imposants qui arrivaient d’Égypte, d’Afrique, du sud de l’Arabie, de Perse ou d’Inde. Les Babyloniens disposaient également de navires de guerre qu’ils achetaient aux Phéniciens.


Q : Dans Ésaïe 43, 14-21, quelle comparaison Ésaïe établit-il ici ?

R : Sans le dire explicitement, Ésaïe compare le retour de l’exil à l’Exode d’Égypte. Dieu leur rappelle, dans Ésaïe 43, 16-17, que c’est Lui qui a fait traverser la mer Rouge aux Israélites et qui a noyé les chars et les chevaux égyptiens. Dieu a pris soin d’eux dans le désert, et Dieu prendra également soin d’eux lors de leur voyage de 600 à 900 miles, de Babylone jusqu’en Israël.


Q : Dans Ésaïe 43, 16 et le Psaume 8, 8, que sont les « chemins des mers » ?

R : Voyons laquelle des trois possibilités est la bonne.

(incorrect) Les courants océaniques : la Méditerranée et la mer Rouge ne connaissent pas de courants ; cela ne pourrait donc faire référence qu’aux courants des océans.

(incorrect) L’itinéraire d’un voyage en bateau ou d’un poisson vers une destination.

(correct) Un chemin sec à travers la mer Rouge.

Pour déterminer laquelle est correcte, veuillez noter ce qui suit :

Le verset 16 fait référence à ce que Dieu a accompli dans le passé, en « ouvrant un chemin dans la mer ».

Le verset 17 ajoute qu’Il a fait sortir les chars et les chevaux de l’armée et qu’Il les a anéantis.

Le verset 19 indique que, tout comme par le passé ils savaient que Dieu leur avait frayé un chemin à travers la mer puissante, à l’avenir Dieu leur ouvrira une voie dans le désert pour qu’ils reviennent de captivité. Par conséquent, les deux premières interprétations sont incorrectes et seule la troisième est correcte.

À titre d’information complémentaire, au moins deux Bibles d’étude et quatre commentaires proposent également cette troisième interprétation.


Q : Dans Ésaïe 43, 22-28, comment pouvez-vous encourager les autres à ne pas se lasser de Dieu ?

R : Cette partie du chapitre prend la forme d’une accusation, comme dans un tribunal, selon laquelle ils ont agi ainsi. Plus une personne accomplit des rituels extérieurs sans en saisir le sens profond, plus elle se sent lassée. Plus elle adore Dieu de manière hypocrite, sans le faire du fond du cœur, plus cela peut devenir pénible. Mais elle n’honore même plus Dieu en offrant des sacrifices. Les gens peuvent manifester leur lassitude envers Dieu de différentes manières. Aujourd’hui, beaucoup de ceux qui croient encore en Dieu et ne commettent pas de péchés graves ont cessé d’aller à l’église et de soutenir financièrement le ministère de Dieu. Ce n’est probablement pas parce qu’ils ont délibérément pensé avoir mieux à faire que de suivre Dieu, mais plutôt parce que le temps qu’ils consacraient à Dieu a été involontairement « évincé » par le temps consacré à d’autres choses. Alors que Satan mène une guerre contre les chrétiens par des menaces et des tentations, il le fait également par des distractions qui accaparent notre temps. Nous ne devons pas ignorer ses ruses (2 Corinthiens 2, 11).


Q : Dans Ésaïe 43, 25, comment se fait-il que Dieu, qui sait tout, ne se souvienne pas de nos péchés ?

R : Ce n’est pas que Dieu ne puisse pas se souvenir de nos péchés, c’est qu’Il choisit de ne pas s’en souvenir. Non seulement Il ne nous les rappellera plus, mais Il n’y pensera même plus Lui-même. Le Commentaire biblique de MacArthur, p. 812, mentionne qu’il s’agit là de l’un des sommets de la grâce dans l’Ancien Testament.

Soit dit en passant, le premier ancêtre qui a péché dans Ésaïe 43:27 fait probablement référence à Jacob, nommé en 43:28, l’ancêtre commun du seul peuple d’Israël et non des Madianites ou des Ismaélites.

De même, lorsqu’un frère ou une sœur dans la foi a péché, s’est repenti, a été réintégré et a réparé son tort si cela était possible, nous n’avons pas besoin de lui rappeler ce péché, ni à lui ni à quiconque d’autre.


Q : Dans Ésaïe 44, 1-28, quel est le point central de ce chapitre ?

R : De nombreux chapitres nous enseignent la doctrine et la connaissance de Dieu, mais ce chapitre, en outre, met également à nu le cœur de Dieu : les sentiments simultanés mais différents que Dieu éprouve envers Israël.


Q : Dans Ésaïe 44:2, quelle est la signification du nom « Jesurun » ou « Jeshurun » ?

R : Certaines personnes utilisent des surnoms, et Dieu lui-même utilise un surnom pour Israël. « Jeshurun » signifie « celui qui est droit » en hébreu. Ce terme n’était pas inconnu des Israélites, puisqu’il est également utilisé dans Deutéronome 32:15 ; 33:5, 26. Sa racine a une signification plus positive que celle de « Jacob », qui signifie « rusé ».


Q : Dans Ésaïe 44:4, de quels arbres s’agit-il ?

R : On pensait autrefois que le mot hébreu désignait un peuplier, mais on sait désormais qu’il s’agit d’un « ben », que nous connaissons sous le nom de moringa. Les moringas, originaires du nord de l’Inde puis répandus dans toute l’Asie du Sud, ont des feuilles d’un vert vif, poussent rapidement, résistent à la sécheresse et leurs graines peuvent contribuer à purifier l’eau. Le moringa est parfois surnommé « l’arbre de vie ». Une belle prestance, une croissance rapide, une résistance à la sécheresse et une capacité à purifier : toutes ces qualités sont également de bonnes caractéristiques pour la vie spirituelle d’un croyant !


Q : Dans Ésaïe 44:8 et suivants, que peut apprendre un mormon de ce verset ?

R : De nombreux versets affirment qu’il n’y a qu’un seul vrai Dieu, mais celui-ci l’exprime d’une manière particulière. Nous croyons que Dieu est omniscient, mais même si vous n’étiez pas d’accord, vous devriez admettre que Dieu est au moins très intelligent, n’est-ce pas ? Et si Dieu était vraiment très intelligent, Il saurait s’Il avait un frère ou une sœur divin(e), n’est-ce pas ? Eh bien, dans Ésaïe 44:8, Dieu demande de manière rhétorique s’il existe un autre Dieu en dehors de Lui ; puis Il répond en disant que non, Il n’en connaît aucun.


Q : Pourquoi Ésaïe 44, 9, 11, 15-20 met-il l’accent sur la honte ici ?

R : La culture occidentale accorde une grande importance au bien et au mal, mais d’autres cultures, notamment celles du Moyen-Orient, accordent au moins autant d’importance à l’honneur et à la honte. Préférez-vous côtoyer quelqu’un qui a « raison » mais qui se moque de commettre des actes honteux, ou quelqu’un qui se trompe sur bien des points, mais qui s’efforce d’être une personne honorable ?

Il est ironique que les peuples païens croient qu’il est honorable d’adorer leurs dieux, mais Ésaïe affirme ici que a) cela leur apporte en réalité de la honte, et b) au fond d’eux-mêmes, ils peuvent facilement s’en rendre compte. En effet, le demi-dieu Hercule était connu pour ses douze travaux héroïques. Mais Diagoras de Mélos, un disciple de Démocrite, jeta une statue en bois d’Hercule dans le feu et dit : « Allons, Hercule, accomplis ton treizième travail et aide-moi à cuire les navets. » (Extrait du Commentaire de Keil-Delitzsch sur l’Ancien Testament, vol. 7, partie 5, p. 211.)

Ésaïe 44, 10 et 12 soulignent la honte qu’il y a à fabriquer ou à adorer une idole ; Ésaïe 44, 15-20 présente une triste satire montrant à quel point une personne devrait avoir honte de sa stupidité lorsqu’elle fabrique une idole. Mais la satire réside dans la description objective des faits, et non dans le ton. On pourrait y voir non pas un sarcasme moqueur, mais un sarcasme impassible.

Isaïe n’était pas le seul à l’avoir remarqué. Le célèbre poète romain Horace (65-27 av. J.-C.) dit quelque chose d’un peu similaire : « Autrefois, j’étais un figuier, un morceau de bois inutile. Un artisan, cependant, […] a préféré que je devienne un dieu… »


Q : Que dit Ésaïe 44, 12-17 au sujet du travail des hommes ?

R : Dieu reconnaît que les hommes peuvent travailler très dur, compte tenu de la force dont ils disposent. Mais ce travail peut être pénible s’il est consacré à des idoles futiles, qui ne se soucient pas d’eux, ne peuvent ni les aider ni donner un sens à leur labeur. Ésaïe 44, 12 souligne que la force des artisans s’épuise, car ils ont faim et se fatiguent à fabriquer l’idole de métal ou de bois. S’ils se fatiguent à fabriquer une idole, celle-ci est encore moins puissante qu’eux. Or, ceux qui espèrent en l’Éternel renouvellent leur force, selon Ésaïe 40, 28-31.

D’une manière étrange, Dieu est même souverain sur ce qui n’existe pas. Les dieux-idoles n’existent pas réellement, et pourtant ils ont tout de même du pouvoir ; leur pouvoir réside dans les personnes qui croient à leur supercherie. Ésaïe 44, 14 dit que l’idole en bois est issue de la hache de l’artisan, appliquée au bois, qui a poussé à partir de l’arbre issu de la pluie. En d’autres termes, l’existence de cette idole soi-disant puissante dépendait entièrement du fait qu’il pleuve ou non !


Q : Dans Ésaïe 43, 22-44, 23, en quoi cette rédemption spirituelle diffère-t-elle de la rédemption nationale décrite dans Ésaïe 42, 18-43, 31 ?

R : Ésaïe parle d’abord de la rédemption nationale, puis de la rédemption spirituelle. Voici une comparaison tirée de l’ouvrage de J. Alec Motyer, *The Prophecy of Isaiah*, p. 326.

Au niveau national

Sur le plan spirituel

Ils ont été exilés en captivité à cause de leur péché national – Ésaïe 42, 18-43, 31.

Ils étaient totalement pécheurs – Ésaïe 43, 22-24.

Répondre aux besoins nationaux – Ésaïe 43, 1-7

Répondre aux besoins spirituels – Ésaïe 43, 25-44, 5

Le Seigneur et Sauveur est le seul Dieu, et non les idoles. Ésaïe 43, 8-13

Le Seigneur et le Rédempteur est le seul Dieu, et non les idoles. Ésaïe 44, 6-20

Rachetés de Babylone. Ésaïe 43, 14-21

Rachetés du péché. Ésaïe 44, 21-23


Q : Dans Ésaïe 44, 25, comment pouvons-nous nous prémunir, et surtout prémunir les autres, contre l’excès de fausses connaissances, pour ainsi dire, qui circulent ?

R : Il semble qu’il y ait de plus en plus de fausses informations qui circulent. Vous devriez y opposer des informations véridiques, mais cela ne semble pas suffire à lui seul. Vous devez également « défendre le troupeau » et démontrer que ces fausses informations sont erronées. Une troisième approche, qui combine les deux premières, consiste à leur poser des questions sur leurs fausses croyances, comme Isaïe nous montre comment le faire ici.


Q : Dans Ésaïe 44, 27, quelle est la signification du fait d’assécher les fleuves ?

R : Trois éléments sont à prendre en compte.

Dans le passé, Dieu a asséché la mer Rouge pour Moïse, et le Jourdain pour Josué.

Dans un avenir proche, le roi perse Cyrus pourrait conquérir la ville de Babylone en détournant le fleuve vers le bassin de Sepharvaïm, ne laissant au fleuve qu’un niveau d’environ un pied. Selon Hérodote, l’armée perse aurait alors pu marcher sans encombre sur le lit du fleuve, sous les murs de Babylone. Cependant, contrairement à cela, Young affirme que des tablettes cunéiformes trouvées à Babylone montrent que le récit d’Hérodote ne correspond probablement pas à la réalité. Pour plus d’informations à ce sujet, voir l’ouvrage de J. Alec Motyer, *The Prophecy of Isaiah*, p. 355.

Dans un avenir lointain, l’Euphrate sera asséché pour les rois de l’Orient, comme le mentionne Apocalypse 16, 12.


Q : Dans Ésaïe 44, 28-45, 3 et 13, pourquoi Cyrus est-il mentionné ici ?

R : Les chapitres 44 à 45 d’Ésaïe constituent une prophétie qui nomme Cyrus. Dieu connaissait même le nom du libérateur des Juifs plus de 150 à 200 ans avant la naissance de Cyrus. Les libéraux et les sceptiques ont supposé qu’une véritable prophétie concernant l’avenir était impossible ; c’est pourquoi ils ont longtemps utilisé cette référence à Cyrus pour « prouver » que la dernière partie du livre d’Ésaïe avait été écrite après l’accession au trône de Cyrus. Cyrus a décrété que les Juifs pouvaient rentrer chez eux en 538 av. J.-C., un an après avoir conquis Babylone. Le Temple a finalement été reconstruit en 516 av. J.-C.

Cyrus est mentionné, bien que non par son nom, dans Ésaïe 41:2, 25. Mais comme l’indique The Expositor’s Bible Commentary, vol. 6, p. 270, le « nom de Cyrus a été gardé secret pour ce grand moment d’apogée poétique et prophétique ».


Q : Dans Ésaïe 45, 4-6, 18, 21-22 ; 46, 9, pourquoi ces versets sont-ils particulièrement adaptés pour être partagés avec les mormons ?

R : Au lieu de croire au mensonge selon lequel il existerait d’autres dieux comme les leurs régnant sur d’autres planètes, Ésaïe 46, 9 affirme qu’il n’y a personne d’autre comme notre Dieu. Notre Dieu est unique dans l’univers.


Q : Concernant Ésaïe 45,7 ; Ésaïe 14,7, j’ai écouté la présentation YouTube de Larry Wessels intitulée « Unpopular Bible Doctrines » (Doctrines bibliques impopulaires) et je l’ai trouvée suffisamment intéressante pour consulter le site web. J’ai parcouru et lu une partie du contenu de votre site web et j’ai survolé les questions concernant la création ou non du mal par Dieu. J’ai effectué une recherche sur la discussion relative à la Genèse sur votre site web – concernant la création du mal – et je n’ai PAS trouvé ce verset : Ésaïe 45:7 (Version du roi Jacques) : « Je forme la lumière et je crée les ténèbres ; je fais la paix et je crée le mal ; moi, l’Éternel, je fais toutes ces choses. » Moi aussi, je suis en quête de vérité, ce qui signifie que je suis un chrétien qui souhaite vraiment savoir ce que dit la Bible, même les passages impopulaires. Je suis donc intéressé par votre commentaire sur Ésaïe 45:7.

R : Ce mot hébreu, ra’, apparaît environ 640 fois dans l’Ancien Testament. À certains endroits, il désigne le mal moral, mais dans 275 cas, il signifie « malheur » ou « calamité ». L’ouvrage *Now That’s A Good Question*, p. 267-268, souligne qu’il existe sept mots hébreux différents traduits par « mal » en anglais. Même le mot anglais « evil » a deux sens : le mal moral et la catastrophe physique. Cela signifie que Dieu provoque parfois des catastrophes physiques. Bien sûr, dans notre monde déchu, Dieu permet que des catastrophes physiques se produisent ; mais ce verset dit en réalité que Dieu provoque lui-même ces catastrophes physiques. Quand on pense à la destruction de Sodome et Gomorrhe, au déluge de Noé ou au grand festin de l’Apocalypse, on comprend que Dieu peut apporter la mort tout autant que la vie. Nous aimons considérer Dieu comme l’être le plus aimant de l’univers — et Dieu l’est effectivement. Mais Dieu est également l’être le plus courroucé de l’univers, et nous devons nous en souvenir.

Tertullien, dans un texte rédigé en 207/208 après J.-C., a également évoqué ces deux types de mal. Il a établi une distinction entre le mal pécheresse (culpae) et le mal punitif ou châtiment (poenae) dans son ouvrage *Cinq livres contre Marcion*, livre 2, chapitre 14, p. 308.


Q : Dans Ésaïe 45, 7 ; Ésaïe 14, 7, comment un Dieu bon a-t-il pu « faire la paix et créer le mal » ?

R : L’ouvrage *Now That’s A Good Question*, p. 267-268, souligne qu’il existe sept mots hébreux qui sont souvent traduits par le mot anglais « evil » dans la version King James. La réponse est que ce mot désignant le mal signifie souvent une catastrophe physique, et pas seulement le mal moral.

L’hérétique Marcion, qui parlait grec et non hébreu, a tenté d’utiliser ce passage pour prouver que le Dieu de l’Ancien Testament était mauvais et qu’il s’agissait d’un Dieu différent de celui du Nouveau Testament. Les valentiniens et d’autres gnostiques ont rejeté les versets d’Ésaïe affirmant qu’il n’y a pas d’autre dieu, les qualifiant de mensonges proférés par le dieu démiurge maléfique de l’Ancien Testament.

Tertullien (écrivant en 207/208 apr. J.-C.) a répondu à cette question essentiellement de la même manière, en distinguant le mal pécheresse (culpae) du mal punitif ou de la punition (poenae) dans ses Cinq livres contre Marcion, livre 2, chapitre 14, p. 308.


Q : Dans Ésaïe 45, 9, en quoi certaines personnes sont-elles comparables à des tessons de poterie ?

R : Les petits morceaux de poterie brisée sont presque totalement inutiles, capables de blesser autrui, mais ils auraient pu autrefois être utiles. Certaines personnes sont comme des tessons de poterie : elles semblaient autrefois prometteuses, capables de venir à Christ et de servir Dieu, mais paraissent désormais totalement inutiles. Rappelez-vous toutefois que Dieu peut refaire les pots. Voir également la discussion sur Lamentations 4, 2.


Q : Dans Ésaïe 45, 9-11, que dit Dieu à travers ces métaphores du potier et des parents ?

R : Personne n’a jamais pu demander à son père ou à sa mère : « Pourquoi m’avez-vous créé ? » De même, un pot ne peut critiquer la raison pour laquelle le potier l’a fabriqué. De la même manière, Dieu peut nous façonner comme Il le souhaite, et nous n’avons d’autre choix que de l’accepter. L’application immédiate de ce principe concerne le roi Cyrus. Du point de vue de Cyrus, il était certain de sa raison d’être : étendre l’Empire médo-persan et, ce faisant, s’enrichir lui-même ainsi que les Perses. Mais Dieu avait une vision tout à fait différente. Cyrus a été créé avant tout pour décréter que les Juifs pourraient retourner dans leur patrie. Même s’il avait pu s’en rendre compte (ce qui n’était pas le cas), Cyrus n’aurait pas été en mesure de remettre en question les desseins de Dieu. De même, les Juifs, et nous-mêmes, ne pouvons pas remettre en question la raison pour laquelle Dieu nous a créés dans le but qu’Il s’était fixé.


Q : Dans Ésaïe 45, 13, comment Cyrus a-t-il pu permettre aux Juifs de retourner « sans prix ni récompense » alors qu’Ésaïe 43, 3-4 indique que l’Égypte, Kush et Saba ont été données en échange d’Israël ?

R : Bien que le pays ait été conquis, Cyrus n’était pas tenu de libérer les exilés juifs, et il n’y voyait aucune récompense (si ce n’est des sujets loyaux). Les Juifs n’ont rien eu à payer ; au contraire, les Perses leur ont fourni des provisions. Mais Dieu récompenserait les Perses en leur donnant en échange les terres de l’Égypte, de Kush et de Saba, bien que Cyrus ne s’y attendît pas.


Q : Dans Ésaïe 45, 18-25, quels sont les quatre rôles de Dieu mis en avant ?

R : Ce passage met l’accent sur le rôle de Dieu dans la création (45, 18), la révélation (45, 19), le salut (45, 20-22) et le jugement promis (45, 23-25), tout en établissant un lien entre eux.


Q : Dans Ésaïe 45, 19, Dieu laisse-t-il jamais les hommes le chercher en vain ?

R : Dieu ne laisse pas ceux qui le cherchent sincèrement le chercher en vain. Voici cinq points à prendre en considération.

1. Jésus a promis, dans Matthieu 7, 7-8, que ceux qui demandent et cherchent recevront et trouveront.

2. Cependant, personne ne cherche Dieu (Romains3:10 -11, qui cite le Psaume 53:1-3).

3. Pourtant, paradoxalement, David, qui a écrit le Psaume 53, dit qu’il a cherché Dieu.

4. Nous avons la responsabilité de chercher Dieu (Ésaïe9:13 , etc.)

5. La conclusion des points 2, 3 et 4 est que personne ne cherche Dieu de son propre chef. C’est plutôt Dieu qui attire les hommes à Lui (même à l’époque de l’Ancien Testament). Si le Père n’attirait pas les hommes, personne ne viendrait à Jésus (Jean6:44 ).


Q : Dans Ésaïe 45,20, qui sont les fugitifs, les survivants ou ceux qui ont échappé parmi les nations dont il est question ici ?

R : Il existe deux interprétations. La première est que ce sont les Israélites qui ont été exilés d’Israël et de Juda et dispersés parmi les nations par l’Assyrie, puis par Babylone. Cela concernerait à la fois les Juifs qui continuaient à suivre Dieu et ceux qui adoraient désormais des idoles. Une deuxième interprétation est que, puisque l’Assyrie a également exilé des peuples d’autres nations (que Cyrus a autorisés à rentrer chez eux), il s’agit de tous les exilés, tant juifs que païens. En dehors du seul vrai Dieu, leur seule force réside dans des idoles de bois sans vie auxquelles ils adressent des prières vaines.


Q : Dans Ésaïe 45, 21, quelle est la différence entre Dieu qui annonce les choses et les idoles ?

R : Alors que Dieu avait annoncé Cyrus par son nom environ 150 ans avant que cela ne se produise, les idoles païennes n’ont rien prophétisé. En réalité, le Cylindre de Cyrus indique que Mardouk a ordonné la prise de Babylone (par Cyrus) en guise de châtiment infligé à Nabonide et aux Babyloniens. Cependant, cela n’a été écrit qu’après que l’événement eut eu lieu ; auparavant, rien ne prouvait que Nabonide n’était pas assez pieux ou que Mardouk était mécontent de Babylone.


Q : Dans Ésaïe 46:1, qui sont Bel et Nebo ?

R : Bel était un autre nom de Marduk, également appelé Bel-Merodach, le dieu principal de Babylone. Bel est également mentionné dans Jérémie 51, 44. Le souverain babylonien Belshazzar a été nommé d’après Bel. Les souverains babyloniens Nabuchodonosor (Nabu-kudurri-usur), Nabonide (Nabu-na’ia) et Nabopolassar (Nabu-apal-usur) ont tous le mot « Nebo » dans leur nom. De nombreux commentaires indiquent que cette idole était différente de l’idole cananéenne appelée Baal, mais *The MacArthur Bible Commentary* (p. 816) et *The NIV Study Bible* (p. 1084) estiment que Bel était un autre nom de l’idole cananéenne Baal. Pour compléter ce tableau, la déesse babylonienne Ishtar était identique à la déesse cananéenne Astarté. Nebo était le fils de Marduk et le dieu de l’écriture.

Chaque année, ces deux dieux étaient portés en procession lors du Nouvel An babylonien, qui correspondait au jour de l’équinoxe de printemps. Nebo était chargé d’écrire le destin de chacun pour l’année à venir.

Hérodote mentionne qu’il existait deux statues d’or représentant Bel/Marduk à Babylone.

Le sens de ces versets est que le peuple devait choisir entre croire en une religion morte, celle de Bel et de Nebo, ou en le Dieu vivant. Il devait choisir de placer sa confiance en Bel, en Nebo et dans les Babyloniens, ou dans le vrai Dieu.


Q : Dans Ésaïe 46:2, quand les Babyloniens ont-ils tenté de mettre leurs idoles en sécurité ?

R : Cela ne s’est pas produit lorsque Cyrus s’empara de Babylone. C’est en réalité lorsque le roi assyrien attaqua et reconquit Babylone en 703 av. J.-C. que le roi rebelle babylonien Merodach-Baladan fit évacuer les dieux babyloniens. Il s’agissait ici de forcer une décision : un Juif devait choisir s’il faisait confiance aux idoles païennes telles que Bel (Marduk) et Nebo, ou au seul vrai Dieu. Malheureusement, les Babyloniens eux-mêmes étaient presque aussi sourds à leur message que l’étaient leurs dieux.


Q : Dans Ésaïe 46, 1-13, quel est le plan de ce passage ?

R : Voici une structure possible.

Ésaïe 46, 1-2 : Le fardeau du sauvetage des idoles

Ésaïe 46, 3-4 Dieu nous sauve, en nous portant comme son fardeau

Ésaïe 46, 5-7 : Les fardeaux inertes qui ont besoin d’être secourus n’ont aucun pouvoir salvateur

Ésaïe 46, 8-11 Dieu nous a créés

Ésaïe 46, 12 : Dieu nous a sauvés


Q : Dans Ésaïe 46:3, quel est le contraste mis en évidence ici ?

R : Ésaïe établit des contrastes en laissant sous-entendu ce qui est évident. Bel et Nebo, les deux divinités principales de Babylone, sont transportés par des bêtes de somme. À l’inverse, Dieu porte Son peuple. Les bêtes finissent par se fatiguer et s’épuiser. Dieu, lui, ne se fatigue pas. Même si le Cylindre de Cyrus a tenté par la suite d’en donner une image favorable, il était évident que les dieux babyloniens ne pouvaient pas sauver leur ville de la défaite. Ils s’inclinent devant leurs idoles, mais ce sont en réalité les idoles qui se courbent sous le poids de leur transport.

Les Babyloniens transportent leurs deux idoles principales pour évacuer la ville ; cela pourrait amener certains à s’interroger sur la puissance réelle de ces idoles. Mais Dieu a porté les Israélites tout au long de l’histoire. Avez-vous l’impression de porter Dieu avec vous, peut-être comme un fardeau, ou bien que c’est Dieu qui vous porte ?


Q : Dans Ésaïe 47, 1, pourquoi Babylone est-elle appelée « fille vierge » ?

R : Il pourrait s’agir d’un sarcasme. À une certaine époque, les Babyloniens avaient pour coutume que les jeunes filles célibataires devaient se prostituer dans le temple avant de se marier. Certains ont avancé que c’était parce que Babylone n’avait pas été conquise. Cependant, cela n’est pas vrai, car Mardoch-Baladan s’était révolté contre l’Assyrie, et les Assyriens avaient reconquis Babylone à la fois en 710 av. J.-C. (sous Sargon II) et en 702 av. J.-C. (sous Sennachérib).


Q : Dans Ésaïe 47:5,7, qui est la « reine des royaumes » ?

R : Il s’agit, au sens figuré, de la fière fille des Babyloniens, c’est-à-dire la ville de Babylone. À cette époque, Babylone était sans doute la ville la plus puissante du monde.


Q : Dans Ésaïe 47, 8-15, comment inciter quelqu’un à faire confiance à Dieu, alors qu’il place une grande confiance en autre chose ?

R : Il leur est difficile d’entendre que Dieu détient la réponse à leur vie, car ils pensent déjà l’avoir trouvée. Vous devez prier pour eux et leur en parler. Il y a deux aspects à cette démarche : le présent et l’avenir.

Dans l’immédiat : outre le fait de leur expliquer que Jésus est la réponse et le seul vrai Sauveur, il faut qu’ils prennent conscience que ce en quoi ils placent leur confiance est faux. C’est un peu comme si vous deviez les décoller d’un mur avant qu’ils puissent s’accrocher à un autre.

Plus tard : un pourcentage important de personnes appartenant à des sectes finissent par les quitter. J’ai entendu dire par le passé que ce chiffre avoisinait les 50 % chez les Témoins de Jéhovah. J’ai lu qu’environ un cinquième des personnes nées musulmanes aux États-Unis ne sont plus musulmanes. Ainsi, même si elles ne changent pas dans un avenir proche, elles pourraient se souvenir plus tard de vos paroles et, lorsqu’elles seront déçues par leur religion et se rendront compte qu’elle est fausse, elles se tourneront vers le Christ au lieu de simplement devenir cyniques et de sombrer dans l’agnosticisme ou l’athéisme.


Q : Dans Ésaïe 47:10, qu’y a-t-il d’important concernant la sagesse et la connaissance des Babyloniens ?

R : La majeure partie de l’astrologie occidentale et une grande partie de l’idolâtrie proviennent de Babylone. Les Babyloniens étaient fiers de leur sagesse, de leur astrologie et de leur magie.

Du côté positif, une grande partie des mathématiques provient également de Babylone. Ils utilisaient certaines techniques algébriques, notamment pour résoudre des équations du second et du troisième degré. Ils ne disposaient toutefois pas d’une véritable notation algébrique. Les Babyloniens étaient également versés en trigonométrie. Leur système numérique était en base 60. Si nous divisons un cercle en 360 degrés, c’est parce que c’est ainsi que les Babyloniens concevaient le cercle céleste.

En fin de compte, cependant, la force même des Babyloniens [tant militaire qu’intellectuelle] résidait dans leur dieu, selon Habacuc 1:11.


Q : Dans Ésaïe 47:10a, 11, qu’entend-on par « justice poétique » ?

R : Le même mot hébreu signifie « mal moral » dans Ésaïe 47:10a et « catastrophe » dans Ésaïe 47:11a. Si vous commettez des actes terribles, des choses terribles vous arriveront.


Q : Dans Ésaïe 48, 1-9, quelle était la différence entre le paganisme incrédule de Babylone et celui d’Israël ?

R : Les deux étaient mauvais, mais il existe une différence entre le mal et le mal hypocrite. Les Babyloniens tiraient leur fierté de leurs idoles, tandis que les Israélites tiraient leur fierté de Dieu, qu’ils ne suivaient toutefois pas exclusivement. Pour employer une métaphore matrimoniale, le royaume du Nord a abandonné son époux, tandis que le royaume du Sud a trompé le sien.


Q : Dans Ésaïe 48, 1-9, en quoi l’entêtement (ou devrions-nous dire la forte volonté) peut-il constituer un péché aussi grave aux yeux de Dieu ?

R : Imaginons que vous soyez gardien de but lors d’un match de football. Vous attrapez le ballon et le lancez dans votre propre but. Que se passerait-il, outre le fait que l’équipe adverse marquerait un point ? Eh bien, peut-être que votre entraîneur penserait que le ballon vous a glissé des mains, ou que vous étiez désorienté. Mais imaginons que, chaque fois que vous receviez le ballon, vous le lanciez dans votre propre but. Votre entraîneur vous retirerait du match et vous exclurait probablement de l’équipe, car vous auriez démontré que vous n’avez jamais vraiment fait partie de l’équipe. Vos coéquipiers, qui se donnaient à fond pour l’équipe, seraient très, très déçus par vous. En fait, ils seraient en colère contre vous, et non contre les joueurs de l’équipe adverse, car au moins ces derniers ont fait preuve d’honnêteté quant à leurs intentions. N’est-ce pas ce que font les croyants qui se disent chrétiens lorsqu’ils agissent obstinément contre Dieu ?

Dans Ésaïe 48, 1-2, Dieu ne s’adresse pas réellement à Israël ; en réalité, Il s’adresse à ceux qui se désignent eux-mêmes sous le nom d’Israël.


Q : Dans Ésaïe 48, 1-2 ; 49, 14 ; Lamentations 1, 7-8 ; 2, 1-2, 13, est-ce une bonne ou une mauvaise chose de considérer votre pays d’origine comme votre identité ?

R : Cela dépend de l’endroit que vous considérez comme votre foyer. Vous pouvez en abuser, en liant votre identité au fait d’être américain, texan, ou originaire du Japon, de Chine, de France, d’Allemagne ou de Grande-Bretagne. Mais si vous considérez que votre véritable foyer est le ciel, alors c’est une bonne chose. Les choses ne seront jamais tout à fait en ordre tant que nous ne serons pas rentrés chez nous. Si vous n’aspirez pas à rentrer chez vous, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche dans votre marche avec Dieu.

Mais d’un point de vue négatif, Ésaïe 48, 1-2 montre des personnes qui s’identifiaient à la « maison de Jacob » et au « nom d’Israël », se réclamant de la ville sainte, mais sans vérité ni justice.


Q : Dans Ésaïe 48, 1-2 ; 49, 14, concrètement, qu’est-ce qui constitue l’identité d’une personne, du moins à ses propres yeux ?

R : De quoi une personne parle-t-elle sans cesse ? Qu’est-ce qui la passionne lorsqu’elle s’exprime ? S’agit-il de son équipe sportive ? De son pays et de sa politique ? De son parti politique ? De ses investissements ? De ses relations personnelles ? Il n’y a aucun mal à aborder tous ces sujets, mais lorsqu’un d’entre eux prend le dessus, cela peut indiquer que l’identité que cette personne se forgt est trop étroitement liée à cet aspect.

Paul, anciennement Saul de Tarse, avait un point de vue très intéressant à ce sujet dans Philippiens 3, 5-11. Saul était sûr de lui et avait une bonne estime de soi, car il savait exactement qui il était — et Dieu l’a dépouillé de tout cela.


Q : Dans Ésaïe 48, 1-2 ; 49, 14, qu’est-ce qui constitue notre identité, telle que Dieu nous voit ?

R : Si nous ne sommes pas des enfants de Dieu destinés à aller au Ciel, alors rien d’autre n’a d’importance. Si Dieu nous aide à nous débarrasser de nos mauvaises habitudes, nous guérit, nous accorde la réussite financière, ainsi que de merveilleux amis et une famille formidable, mais que nous ne parvenons jamais à remettre notre vie entre les mains du Christ, alors nous sommes des perdants, et nos « victoires » n’ont aucune importance. Mais si nous acceptons Jésus comme notre Seigneur et Sauveur, même si nous sommes malades et pauvres, et que nos amis et notre famille nous abandonnent, nous sommes en fin de compte des vainqueurs. Il n’y a aucun mal à prier pour que ceux qui vous entourent obtiennent ces petites victoires, mais quelle importance cela a-t-il vraiment s’ils ne remportent pas aussi la grande victoire ?


Q : Dans Ésaïe 48, 1-4, Israël aurait-il dû observer le jugement prononcé contre Babylone, y voir un peu de lui-même et en tirer une leçon ?

R : Ésaïe met ici en évidence de nombreux parallèles. Ils auraient dû tirer les leçons du jugement prophétique et de son accomplissement contre Babylone, mais apparemment, la majorité des Israélites ne l’ont pas compris. Peut-être les Israélites étaient-ils tellement absorbés par leur propre identité en tant que « maison de Jacob » qu’ils ne pensaient pas avoir besoin d’apprendre.


Q : Dans Ésaïe 48, 1, 12, 16, 17-18, pourquoi met-on ici l’accent sur l’écoute ?

R : La manière de savoir si un peuple est le peuple de Dieu, c’est de voir s’il écoute Dieu et s’il lui obéit avec amour. Ce n’est pas tant ce que vous faites ou ce que vous dites qui compte, mais bien : écoutez-vous et obéissez-vous ?

Si vous demandez à la plupart des musulmans qui est Jésus, ils vous répondront qu’il était un prophète, né de la vierge Marie, qui n’a jamais péché. (À l’exception des musulmans ahmadis.) Mais à quoi sert un prophète si les gens ne prêtent aucune attention à ses paroles ? Demandez à un musulman s’il aimerait entendre les paroles du prophète Jésus.


Q : Dans Ésaïe 48, 1, 12, 16, 17-18, quelles sont les choses qui, aujourd’hui, nous empêchent d’écouter Dieu ?

R : Bien sûr, les idoles de métal et de bois n’écoutent pas Dieu, et plus les gens adoraient ces idoles, plus ils perdaient leur capacité (et leur désir) d’écouter Dieu. Nous pouvons également posséder des objets en métal et en plastique, tels que des téléviseurs, des ordinateurs, des iPad et des téléphones, que Satan utilise dans notre vie pour nous détourner de Dieu. Nous pouvons avoir des idoles que sont l’argent, l’influence, les amis, l’amour ou même la famille, qui nous rendent sourds à la voix de Dieu. Si quelque chose, ou quelqu’un, fait obstacle à votre écoute et à votre obéissance à Dieu, alors, dans la mesure du possible, éliminez cela de votre vie.


Q : Dans Ésaïe 48, 4, que sont les « tendons de fer » ?

R : Les tendons sont les structures qui relient les muscles. Métaphoriquement, des tendons de fer ne se déchireraient pas et offriraient une grande force s’ils étaient rattachés à des muscles de fer. Cela semblerait formidable, sauf que… quelle souplesse et quelle amplitude de mouvement auraient-ils ? L’entêtement peut s’apparenter à un tendon de fer dur et inflexible, qui ne se pliera ni ne bougera jamais, même lorsqu’il le devrait.


Q : Dans Ésaïe 48:8, quand vaut-il mieux pour quelqu’un de NE PAS entendre, comprendre et connaître la vérité ?

R : Lorsqu’il n’est pas déterminé à la suivre. Moins il en saura au jour du jugement, mieux il s’en portera. 2 Pierre 2, 20-22 dit qu’il aurait mieux valu pour certains ne pas connaître la voie de la justice plutôt que de l’avoir connue et de lui avoir tourné le dos.


Q : Dans Ésaïe 48, 12-13, quelle est la différence entre le fait que Dieu soit tout-puissant et le fait qu’Il soit souverain ?

R : « Tout-puissant » signifie que Dieu est capable de tout faire, du moins tout ce qui est réellement une « chose » et non une contradiction logique. « Souverain » signifie que Dieu détient le droit de propriété sur toute chose.


Q : Dans Ésaïe 48, 17-19, que révèle Dieu ici au sujet de son cœur ?

R : Imaginez un enseignant sur terre qui se donne corps et âme pour enseigner ce qu’il est très important que ses élèves sachent, et que ces derniers n’apprennent pratiquement rien, car ils ne se soucient pas d’apprendre, estimant que cela n’a pas de valeur. Quelle frustration ce serait pour un enseignant ! Dieu est ici notre enseignant, et Il exprime ici Sa frustration envers ceux qui se revendiquent comme Son peuple, mais refusent pourtant d’écouter.


Q : Dans Ésaïe 48, 20-22, pourquoi le peuple devait-il « fuir Babylone » et quitter le foyer qui lui était familier, et pourquoi devrions-nous parfois en faire autant ?

R : Ils avaient été emmenés en Babylonie et en Assyrie comme esclaves. Mais à cette époque, 70 ans plus tard, la Babylonie était un endroit où ils s’en sortaient financièrement, et certains prospéraient même. Cependant, ils n’y jouissaient pas d’une grande liberté, et ils pouvaient retourner chez eux, là où était leur place. Mais surtout, Babylone présentait la tentation de considérer comme importantes les choses auxquelles les Babyloniens accordaient de l’importance, notamment le culte des idoles et l’astrologie. Parfois, nous avons le choix entre poursuivre ce que nous connaissons, même si cela nous éloigne progressivement de Dieu, ou nous aventurer vers l’inconnu en suivant Dieu. Soyez toujours attentifs au commandement répété avec insistance dans ce chapitre : écoutez Dieu !

Dieu conclut enfin par une prophétie à double tranchant. Soit ils peuvent s’en aller dans la joie, guidés par Dieu (Ésaïe 48, 20), soit il n’y a pas de paix pour les méchants (Ésaïe 48, 22).


Q : Dans Ésaïe 49, 1-66, 24, quel est le plan de ce passage ?

R : Les chapitres 49 à 57 d’Ésaïe ont été qualifiés de « Livre du Serviteur souffrant ». D’une part, le style d’écriture d’Ésaïe semble émotionnel et spontané. Mais d’autre part, lorsqu’on y regarde de plus près, il est également très structuré. Voici un plan de l’ensemble de cette section.

Ésaïe 49, 1-6 : Le Serviteur pour Israël et le monde

. Ésaïe 49, 7-13 : Confirmation de la mission envers Israël et le monde

. . Ésaïe 49, 14-50, 3 : Sion a oublié, mais elle se souviendra

Ésaïe 50, 4-9 : Le Serviteur répond avec obéissance, mais il souffrira

. Ésaïe 50, 10-11 : L’obéissant face à l’obstiné

. . Ésaïe 51, 1-52, 12 : Sion reçoit l’ordre de répondre

Ésaïe 52, 13-53, 12 : Le Serviteur triomphe, portant nos péchés

. Ésaïe 54, 1-55, 13 Israël et le monde sont invités à être sauvés

. . Ésaïe 56, 1-66, 24 Sion répondra

Curieusement, ce dernier point est largement développé et occupe plus de place que toutes les autres parties réunies. On retrouve ce même schéma dans l’Apocalypse, d’abord avec les sept sceaux, puis les sept trompettes, et enfin les sept coupes de la colère de Dieu.


Q : Dans Ésaïe 49, de quoi Ésaïe parle-t-il ici ?

R : Il arrive parfois qu’un père doive s’entretenir avec ses enfants pour leur rappeler qui est le parent et qui détient l’autorité. De même, Dieu nous rappelle que c’est Lui qui, en dernier ressort, contrôle le cours de l’histoire, laquelle accomplira Ses desseins.


Q : Dans Ésaïe 49,1 ; 41,1, quelle est la signification des îles mentionnées ici ?

R : Bien que les Juifs devaient être dispersés à l’étranger, cela fait très probablement référence aux peuples païens. Le « Bible Knowledge Commentary : Old Testament », p. 1094, indique que les îles représentent les régions les plus reculées du monde.


Q : Dans Ésaïe 49, 3, qui est ici le serviteur « Israël » ?

R : Ésaïe 49, 1-3 est rédigé de manière à amener les lecteurs, par le suspense, à se demander : « Qui est-ce ? » Dans Ésaïe 49, 3, le serviteur est désigné sous le nom d’Israël, mais Ésaïe 49, 5 précise que ce serviteur avait pour mission de ramener Jacob/Israël vers Dieu. Il ne s’agit donc pas de la nation d’Israël, mais de celui qui ramènerait Israël vers Dieu. Il s’agit donc du Messie, Jésus-Christ.


Q : Ésaïe 49, 4 indique que le serviteur de Dieu ne verrait que très peu de fruits de son œuvre, du moins au début. Comment rester encouragés lorsque nous travaillons pour le Seigneur et que nous ne voyons que très peu de fruits ?

R : Jésus n’a vu que peu de résultats lorsqu’Il est venu et qu’Il a été crucifié. Vers la fin de Son ministère, Il n’avait plus de foules en Galilée, les chefs religieux complotaient pour Le tuer, et même Ses propres disciples L’ont abandonné. Mais après la résurrection de Jésus, beaucoup ont cru en Lui, comme le montre Actes 2, 41. Bien sûr, à la fin des temps, tout genou fléchira devant Jésus, comme le dit Philippiens 2, 10-11.

Pour nous, le véritable fruit consiste à glorifier Dieu et à être des moissonneurs, c’est-à-dire à amener des personnes à Christ. Cela implique également de défendre et de paître le troupeau. Il arrive parfois que des missionnaires, dans un nouvel endroit, passent sept ans ou plus sans voir plus qu’une poignée de croyants.


Q : Dans Ésaïe 49, 6, pourquoi Dieu a-t-il choisi les Juifs et non une autre race ?

R : Dieu aurait pu choisir n’importe quelle race, mais en réalité, Il n’a pas choisi une race, mais un homme, Abraham, et son petit-fils, Jacob. Ce verset nous rappelle que le serviteur, le Messie, n’était pas seulement destiné aux Juifs, mais aussi à tous les non-Juifs.

Reportez-vous à l’analyse de Genèse 12:1 ; 28:10-15 ; 32:22-32 pour plus d’informations.


Q : Dans Ésaïe 49, 12, où se trouve Sinim ?

R : Il existe deux interprétations. La première est qu’il s’agit d’Assouan, une ville située à l’extrême sud de l’Égypte. La seconde est qu’il s’agit de « Sin », l’ancien nom donné à la Chine. Dans les deux cas, il s’agit d’un lieu très éloigné.


Q : Dans Ésaïe 49, 15, quel est le message ?

R : Il n’y a guère de liens sur terre plus forts que la dépendance d’un enfant envers sa mère. Ses parents constituent en quelque sorte toute sa vie. C’est là une image de notre dépendance envers Dieu. Mais même si une mère venait à oublier et à abandonner son enfant, Dieu ne nous oubliera jamais.


Q : Dans Ésaïe 49, 16, comment les enfants de Dieu sont-ils inscrits sur la paume de ses mains ?

R : Si quelque chose est écrit sur la paume de votre main, vous le verrez chaque fois que vous regarderez vos mains. De même, nous ne sommes jamais hors de la vue de Dieu, hors de ses pensées, ni hors de sa sollicitude. Par ailleurs, le Christ a été cloué sur la croix, et les clous ont transpercé ce qu’on appelait ses « mains » (en réalité ses poignets).


Q : Dans Ésaïe 49, 19-21, qu’y a-t-il d’intéressant dans le texte hébreu à cet endroit ?

R : Il ne s’agit pas ici d’un hébreu fluide. Les phrases sont décousues, comme si Ésaïe parlait d’un sujet, puis s’interrompait avec enthousiasme pour développer un point particulier. Il est intéressant de constater que le livre d’Ésaïe est à la fois si logiquement structuré et si chargé d’émotion.


Q : Dans Ésaïe 49, 20-21, quel est le sens de la référence aux enfants ici ?

R : Il s’agit d’une métaphore assez saisissante évoquant une femme en deuil, solitaire, entourée de tous ses enfants — dont elle ignorait l’existence. Ces enfants représentent tous les peuples des nations qui ont écouté le message de Dieu et se sont joints à elle.


Q : Dans Ésaïe 49, 26, de quelles manières une personne, un peuple ou une nation peut-elle aujourd’hui se livrer à une conduite autodestructrice ?

R : Il arrive parfois qu’une personne éprouve une joie perverse après s’être mise en situation de destruction. Soit elle souhaite réellement être détruite, soit elle ne le souhaite pas, mais recherche plutôt le frisson de l’échapper. Ou bien elle pourrait, d’une certaine manière, rechercher l’angoisse de craindre d’être détruite. On pensait que Nixon avait un penchant autodestructeur. Pourquoi aurait-il tout enregistré ce qu’il faisait ? Certains adolescents peuvent avoir envie de marcher sur un pont ferroviaire ou de réaliser une cascade dangereuse, non pas parce qu’ils souhaitent se suicider – bien que cela arrive parfois –, mais pour le frisson qu’ils perçoivent à l’idée de survivre.


Q : Dans Ésaïe 50, 1-2a, pourquoi Dieu évoque-t-il l’acte de divorce, ses créanciers et le fait que son bras serait trop court pour sauver ?

R : Dieu ne s’adresse pas à « Sion », mais à ses enfants. Dieu s’exprime ici de manière ironique. Le bras de Dieu n’est pas trop court pour sauver, Dieu n’a pas de créanciers, et Dieu n’a pas rédigé d’acte de divorce. Le fond du propos est le suivant : puisque ces choses ne sont pas vraies, pourquoi tout le peuple de Dieu n’était-il pas là pour Lui ? Puisque Dieu n’a pas divorcé d’Israël, le fait qu’Il l’ait renvoyée n’était que temporaire, et non permanent.

Ces deux versets ne posent ni ne répondent à la question « Où était Dieu lorsqu’ils ont été capturés et exilés ? ». Dieu demande plutôt : « Où étaient les personnes qui étaient censées être là pour Lui ? Pourquoi personne n’a-t-il même pas demandé où était Dieu et pourquoi cela arrivait-il ? » La dernière partie du verset 50,1 montre que le peuple le savait déjà ; il s’était détourné pour se livrer à l’injustice.


Q : Dans Ésaïe 50,5-9, qu’est-ce que cela nous apprend au sujet du serviteur de Dieu ?

R : Avant même d’aborder Ésaïe 53, ce passage montre que le serviteur fidèle de Dieu serait frappé et que sa barbe serait arrachée de ses joues. Il enseigne également qu’il sera finalement justifié.


Q : Dans Ésaïe 50,8, que révèle le langage utilisé ici au sujet du serviteur souffrant de Dieu ?

R : Il s’agit d’un langage judiciaire, ce qui indique que le serviteur souffrant de Dieu, le Messie, sera faussement accusé.


Q : Dans Ésaïe 51,1-52,15, qu’est-ce qui caractérise ces deux chapitres ?

R : Les chapitres précédents décrivent le serviteur. Ces chapitres contiennent de nombreux impératifs, c’est-à-dire des ordres invitant les lecteurs à agir. On y trouve cinq injonctions à « écouter », trois à « se réveiller » et deux à « regarder ».

Nous devons veiller à prêter attention à ce que Dieu nous a enseigné. De même, lorsque nous prions pour les autres, nous devons également prier pour que Dieu attire leur attention, et pas seulement pour qu’ils apprennent la vérité.


Q : Dans Ésaïe 51, 1-2, qui était le rocher d’où ils ont été taillés ?

R : Ésaïe 51, 2 dit qu’ils doivent se tourner vers l’héritage spirituel de leurs ancêtres, Abraham et Sarah.


Q : Dans Ésaïe 51, 1-52, 15, de quelles manières les gens d’aujourd’hui entendent-ils sans pour autant prêter attention ni apprendre ce qu’ils sont censés apprendre ?

R : En voici quelques-unes.

Certains peuvent faire comme s’ils n’entendaient pas.

D’autres peuvent lire ou écouter, mais affirment toujours qu’il n’y a pas suffisamment de preuves pour tirer ne serait-ce qu’une conclusion provisoire — quelle que soit la quantité de preuves présentées.

Certains peuvent exiger des preuves irréfutables pour se prononcer dans un sens, et les preuves les plus fragiles pour se prononcer dans l’autre.


Q : Dans Ésaïe 51, 9, qui sont Rahab et le dragon ?

R : Rahab est le nom d’un monstre aquatique féroce et allongé ; aujourd’hui, on le comparerait à un crocodile. Au sens figuré, Rahab représente la « terre des crocodiles », longue et étroite, autrement dit l’Égypte. Ésaïe 30, 7 indique qu’il s’agissait d’un terme d’argot courant pour désigner l’Égypte. Ce verset rappelle le passé, lorsque Dieu a délivré les Israélites de « Rahab » en les faisant traverser la mer Rouge. Mais derrière tout cela se cache le dragon : Satan.


Q : Dans Ésaïe 51, 14, qui est celui qui est libéré ici ?

R : En hébreu, on lit littéralement « celui qui est enchaîné » ou « celui qui tremble ».


Q : Pourquoi Ésaïe 51, 15 et Jérémie 31, 35 et suivants utilisent-ils les mêmes mots ?

R : Il est possible que Jérémie, le prophète postérieur, ait repris les paroles d’Ésaïe. Mais dans son ouvrage *The Prophecy of Isaiah* (p. 412), J. Alec Motyer estime qu’il est plausible qu’un hymne ancien ait constitué la source commune des deux passages. Souvent, les éléments qui sont répétés dans la Bible revêtent plus d’importance que ceux qui ne sont qu’évoqués.


Q : Dans Ésaïe 51, 23, en quoi consiste la pratique consistant à « marcher sur quelqu’un » ?

R : Il s’agissait d’une pratique cruelle consistant à obliger les personnes vaincues, telles que les rois, les nobles et les soldats, à s’allonger par terre, puis à laisser les chefs et les soldats victorieux marcher sur elles. Bien entendu, si un nombre suffisant de personnes marchaient sur elles, elles ne survivaient pas. Les Assyriens, en particulier, avaient coutume de recourir à cette pratique.


Q : Dans Ésaïe 52:2, que signifie « secouer la poussière » ?

R : Se couvrir de poussière, soi-même et ses cheveux, était un geste de deuil, comme le montre Job 2:12.


Q : Dans Ésaïe 52:2, comment se débarrasse-t-on aujourd’hui de son deuil ?

R : Tout d’abord, lorsqu’un être cher meurt ou qu’une calamité survient, il est tout à fait normal de faire son deuil. En effet, la Bible contient de nombreux passages où les Israélites, Néhémie, Daniel et d’autres pleurent leurs propres péchés et ceux d’autrui. Vous pouvez être un bon chrétien tout en vous sentant parfois abattu, comme Paul dans 2 Corinthiens 1:3-11.

Mais rester constamment dans un état de dépression n’est pas ce que Dieu a prévu et n’est pas sain. Après une période de deuil appropriée, vous devez prendre du recul en levant les yeux vers le ciel. Dieu est aux commandes, et Romains 8, 28 promet que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment et qui sont appelés selon son dessein. Soyez reconnaissant pour ce que vous avez eu, pour ce que vous avez encore et pour ce que vous posséderez au Ciel.


Q : Dans Ésaïe 52, 5, de quelle manière les gens blasphèment-ils continuellement le nom de Dieu ?

R : Certaines personnes blasphèment le nom de Dieu, le traînant dans la boue aux yeux des autres de diverses manières.

Par leurs propos grossiers, les gens prennent le nom du Seigneur en vain. Cependant, ce n’est pas là le sens premier de ce verset.

Mépris : les non-croyants qui ont une certaine connaissance de Lui, ou du moins de ceux qui L’adorent, et qui traitent cette connaissance avec un manque de respect ou la prennent à la légère, blasphèment contre Dieu. Dans ce verset, les Babyloniens qui régnaient sur les Israélites Le considéraient simplement comme un dieu tribal parmi d’autres.

Une vie impie : si des personnes, qu’elles soient croyantes ou non, sont appelées par le nom de Dieu (c’est-à-dire les chrétiens) et qu’elles agissent et mènent une vie mauvaise, elles traînent alors le nom de Dieu dans la boue aux yeux des autres. Les croyants peuvent déshonorer le nom de Dieu en menant une vie impie qui pourrait inciter les démons à se moquer de l’œuvre de Dieu.

Enseignement faussement présenté comme vrai : Les croyants comme les non-croyants peuvent enseigner des choses qu’ils savent contraires à la vérité de Dieu, et ainsi déshonorer la parole du Seigneur. Jacques 3:1 met en garde contre le fait que peu d’entre nous devraient devenir enseignants, car les enseignants seront jugés avec une plus grande sévérité.

Enseigner aux autres à mépriser Dieu est une autre manière de blasphémer le nom de Dieu. Enseigner aux autres à ne pas faire confiance à Dieu, ou à remettre en question son amour ou sa justice, sont des moyens d’éloigner les gens de Dieu.

Bien sûr, blasphémer contre Jésus, ou contre Dieu dans ce sens, est différent du blasphème contre le Saint-Esprit. Le blasphème contre le Saint-Esprit, c’est lorsqu’un non-croyant, voyant ce qu’il sait être l’œuvre de l’Esprit de Dieu, affirme que cela vient de Satan et refuse d’y prendre part. Mes amis, si vous refusez systématiquement que le Saint-Esprit joue un rôle quelconque dans votre salut, vous ne serez pas sauvés.


Q : Dans Ésaïe 52, 11-12, à quel moment Ésaïe écrit-il ces paroles ?

R : Ésaïe 52, 11 dit « là », ce qui signifie que l’auteur se trouve en Juda. De manière plus évidente, tout cela est exprimé au futur. Ésaïe est mort avant que les Juifs ne soient exilés à Babylone. En revanche, Jérémie a vécu après le début de l’exil.


Q : Dans Ésaïe 52, 11, quand cette déportation a-t-elle eu lieu ?

R : Cette combinaison intéressante d’un ordre et d’une promesse s’est produite pendant l’exil. Ceux qui devaient transporter les vases sacrés hors de Jérusalem devaient se garder purs.

En effet, lorsque l’armée babylonienne s’empara de Jérusalem, elle emmena à la fois les Juifs et tous les objets de valeur à Babylone, en obligeant vraisemblablement les Juifs à les transporter.

Aujourd’hui, même si un chrétien est persécuté par autrui ou soumis à la discipline de Dieu, il ne doit en aucun cas toucher à quoi que ce soit d’impur. Lorsque Job fut éprouvé, il resta inébranlable et ne vit aucune raison de mener une vie moins vertueuse — et il en va de même pour nous.


Q : Dans Ésaïe 52:14, que signifie ici le terme « consterné » ?

R : Ce mot hébreu, « asamam », est un terme fort qui peut signifier « étonné », « émerveillé », « choqué » ou « bouleversé », mais dans ce contexte, « consterné » est une très bonne traduction. Les gens seront émerveillés par ce que le Fils de Dieu a enduré pour nous — puissions-nous, nous aussi, en être toujours émerveillés.


Q : Dans Ésaïe 52, 15, comment le serviteur souffrant « aspergera-t-il de nombreuses nations » ?

R : L’aspersion est ce que faisait un prêtre avec une partie du sang après un sacrifice animal. Mais le Messie asperge les nations, et ce sang est le sien.


Q : Dans Ésaïe 53, 1, ne s’agit-il pas d’une prophétie, puisqu’elle est au passé ?

R : Il s’agit d’une prophétie pour trois raisons.

1) S’il s’agissait d’un événement passé, à qui cela pourrait-il faire référence ?

2) D’autres prophéties sont également formulées au passé, la plus longue étant celle adressée à Jean dans la majeure partie du livre de l’Apocalypse.

3) Même certains Juifs eux-mêmes ont reconnu qu’il s’agissait d’une prophétie messianique dans le Targum Jonathan. Il est étrange que des personnes du XXIe siècle disent aux Juifs qui ont rédigé et étudié le Targum Jonathan que leur compréhension de l’hébreu et du « passé prophétique » (également appelé « parfait prophétique ») est totalement erronée.

Or, le sens d’Ésaïe 53, 1 est que peu de gens croiraient au Serviteur à sa venue, et ceux qui soulèvent cette objection font partie de ceux qui contribuent à réaliser cette prédiction.


Q : Dans Ésaïe 53, comment sait-on que cela fait référence au Messie ?

R : Le sujet de ce chapitre présente trois caractéristiques.

Une personne : le Messie était un homme de douleur (53, 3), d’une apparence particulière (53, 2) et sans enfants (53, 8).

Il a pris sur lui les péchés des autres en tant qu’offrande expiatoire (53, 10), a porté nos infirmités et nos souffrances (53, 4), a enduré l’opprobre comme s’il avait été frappé par Dieu (53, 4), a été transpercé et écrasé pour nos péchés (53, 5).

Il est mort, et pourtant nous verrons sa descendance : on lui a attribué une sépulture parmi les méchants et les riches (53, 9), mais nous verrons sa descendance (53, 10)

À l’inverse, le peuple juif n’a jamais prétendu être une offrande d’expiation (53, 10), intercéder pour les péchés d’autrui (53, 12), ni porter nos infirmités et nos douleurs (53, 4). Le peuple juif ne dirait pas de lui-même : « Le châtiment qui nous a apporté la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (53, 5 et suivants).

Historiquement, les Juifs ont reconnu qu’Ésaïe 53 faisait référence au Messie. Voici l’explication d’Ésaïe 53 dans le Targum Jonathan : « Mais il a plu au Seigneur de pardonner les transgressions de nous tous à cause de lui. […] Ils contempleront le royaume de leur Oint (ou Messie), ils multiplieront leurs fils et leurs filles […] et le rebelle sera pardonné à cause de lui. »


Q : Dans Ésaïe 53, 2-3, que confesse Ésaïe au sujet du peuple ?

R : Ésaïe confesse, au nom du peuple, qu’il n’accordait que peu de valeur à ses yeux à quelque chose qui avait une grande valeur aux yeux de Dieu. Il s’agit là d’un péché courant que les gens perçoivent et confessent rarement. L’aveuglement naturel n’est pas un péché, mais il s’agit ici d’un aveuglement que l’on s’impose à soi-même.


Q : Dans Ésaïe 53, 3 ; 41, 9 ; 42, 4 ; 49, 4 ; 49, 6, l’auteur pourrait-il parler de lui-même, comme l’affirme le Guide sceptique de la Bible d’Asimov, p. 550-551 ?

R : Non, rien ne prouve qu’Ésaïe pensait établir la justice sur la terre (Ésaïe 42, 4), ni qu’il estimait avoir peiné en vain (Ésaïe 49, 4), ni qu’il avait lui-même été donné pour être une lumière aux nations (Ésaïe 49, 6), ni qu’il accomplissait personnellement Ésaïe 53.


Q : Dans Ésaïe 53, 3, Jésus était-il méprisé des hommes, ou bien « grandissait-il en grâce auprès de Dieu et des hommes », comme le dit Luc2:52 ?

R : Les deux. Au début de son ministère, Jésus était « en grâce ». Lorsqu’il a proclamé être le Messie, il a été rejeté par de nombreux Juifs. Cependant, même lors de son procès et de sa crucifixion, Pilate a déclaré qu’il ne trouvait aucun motif de condamnation chez Jésus (Jean18:38 ) et les soldats romains ont manifesté un certain respect à son égard dans Luc23:47 . Pourtant, Jésus a été méprisé par les chefs religieux et politiques, et injurié lorsque lui et Barabbas se sont présentés devant la foule.


Q : Dans Ésaïe 53:3, quel est le temps verbal hébreu utilisé ici ?

R : Le texte massorétique, qui comporte des marques vocaliques, indique « il connaît bien ». Le Grand Rouleau d’Ésaïe, parmi les manuscrits de la mer Morte, ne comporte pas de marques vocaliques. Il pourrait donc être traduit par « il connaissait bien » ou « il sera fait connaître/annoncé ». Quoi qu’il en soit, le sens reste le même.


Q : Dans Ésaïe 53,4-5, avaient-ils raison ou tort de supposer que le serviteur avait été frappé et humilié par Dieu ?

R : Ésaïe 53, 1-3 indique qu’ils avaient tout à fait tort de mépriser ce que Dieu estimait. Mais ici, dans Ésaïe 53, 4-5, ils avaient à la fois tout à fait raison et terriblement tort ! Ils avaient raison de considérer les souffrances et l’humiliation du serviteur élu comme un châtiment de Dieu. Pourtant, ils passaient totalement à côté du fait que ce châtiment n’était pas pour ses péchés, mais pour les nôtres. Ce concept serait difficile à comprendre pour quelqu’un qui y serait confronté pour la première fois. C’est pourquoi Dieu leur a donné 1 450 ans pour « s’exercer » à ce concept à travers les sacrifices d’animaux.


Q : Dans Ésaïe 53, 4-5, les souffrances de Jésus ont-elles un rapport avec notre guérison physique ?

R : Pour ceux qui acceptent la Bible comme la parole de Dieu, le Nouveau Testament a interprété l’expression « par ses meurtrissures, nous sommes guéris » de deux manières complémentaires.

La réconciliation spirituelle avec Dieu : non seulement Dieu nous pardonne, mais Il nous purifie, nous sanctifie et nous prépare pour le Ciel, comme le montre 1 Pierre2:24 .

La guérison physique est également un accomplissement de cela, comme ce passage a été cité lorsque Jésus a guéri la belle-mère de Pierre et d’autres personnes, en Matthieu 8, 14-17. Cela ne garantit pas la guérison physique pour tous, comme ce ne fut pas le cas pour Paul dans Galates 4, 13-14, ni pour Timothée dans 1 Timothée 5, 23. Mais cela s’est en partie accompli lorsque Jésus a guéri physiquement des personnes.


Q : Dans Ésaïe 53, 5, de quelle manière Jésus a-t-il été blessé ?
R : D’un point de vue médical, il existe cinq types de blessures : les contusions (coups), les lacérations (flagellation), les blessures pénétrantes (couronne d’épines), les blessures perforantes traversant entièrement le corps (clous) et les blessures incisées (la lance). Jésus a subi toutes ces blessures.


Q : Ésaïe 53, 5 parle-t-il de « coups » ou d’un « coup » (au singulier) ?

R : Il devrait s’agir d’une « blessure », car le mot hébreu chabburah a une terminaison au singulier, et non au pluriel.


Q : Dans Ésaïe 53,7, qu’y a-t-il d’intéressant dans le choix des mots hébreux à cet endroit ?

R : Dans Ésaïe 53, 7, le mot désignant la brebis, « Rachel », est également le nom de l’épouse préférée de Jacob. Le mot désignant les tondeurs est « gozazeah », qui est apparenté à « gazah », qui signifie « couper » ou « séparer ». Le mot « gozazeah » peut désigner les nourrissons et les tout-petits qui ont été « séparés » de l’allaitement maternel. Ainsi, selon l’ouvrage *Messianic Prophecies from a Dead Sea Scroll* (p. 23), on pourrait interpréter Ésaïe 53:7 comme suit : « Rachel est restée silencieuse devant ses enfants séparés. »


Q : Dans Ésaïe 53, 7, en quoi Jésus n’a-t-il pas ouvert la bouche ?

R : Cela ne signifie pas que Jésus allait rester silencieux toute sa vie. Au contraire, Jésus allait garder le silence devant ses accusateurs, comme le rapportent Matthieu 27, 13-14 ; Marc 14, 60-61 ; 15, 4-5 ; Luc 23, 8-9. Un animal se rend docilement et sans se plaindre à l’abattoir par ignorance. Mais Jésus est allé à sa mort en pleine connaissance de cause.


Q : Dans Ésaïe 53, 9, Jésus est-il mort sur la croix aussi bien spirituellement que physiquement ?

R : Non. Jésus n’a pas perdu connaissance ni cessé d’exister. En effet, après sa mort et avant sa résurrection, il a prêché en pleine conscience, comme l’indiquent 1 Pierre3:19 et 4:6.


Q : Dans Ésaïe 53:9, comment Jésus s’est-il vu attribuer une tombe parmi les méchants ?

R : Ésaïe 53, 9 dit : « On lui a attribué une tombe parmi les méchants, et, dans sa mort, il a été placé auprès d’un homme riche. » Où enterrait-on habituellement les indigents et les criminels ? Le Sanhédrin utilisa plus tard l’argent rendu par Judas pour acheter une autre parcelle à cette fin. Jésus aurait probablement été enterré là où tous les autres morts étaient enterrés, puisque personne ne réclamait le corps, si ce n’est que Joseph d’Arimathée, un homme riche, a demandé le corps de Jésus.


Q : Dans Ésaïe 53:10, en quoi le fait de briser un innocent a-t-il plu à Dieu ?

R : Dieu le Père n’a pas pris plaisir à voir Dieu le Fils souffrir. Au contraire, le Père avait inclus cela dans Son plan afin de payer justement le prix de nos péchés.


Q : Dans Ésaïe 53, 10, faut-il lire « l’ont transpercé » ou « par la maladie » ?

R : Le texte massorétique indique « par la maladie », mais le Grand Rouleau d’Ésaïe précise « l’ont transpercé », ce qui signifie « transpercé gravement ou mortellement ». La Septante grecque utilise le terme « coup ». La première épître de Clément (96-98 apr. J.-C.), au chapitre 16, cite abondamment Ésaïe 53 et utilise le terme « meurtri », qui se rapproche davantage de « transpercé » que de « maladie ». La plupart des différences entre le texte massorétique et le Grand Rouleau d’Ésaïe dans Ésaïe 53 concernent les temps grammaticaux ou, sinon, de très légères différences orthographiques. Cependant, l’ouvrage *Messianic Prophecies from a Dead Sea Scroll*, p. 25, indique qu’en l’occurrence : « Étrangement, les mots ne se ressemblent pas du tout. On se demande comment ce changement a pu se produire. » Bien sûr, le texte massorétique reflète l’érudition juive après l’avènement du christianisme.


Q : Puisqu’Ésaïe 53, 10 dit : « Il verra sa postérité », cela signifie-t-il que Jésus était marié et avait des enfants, comme l’ont affirmé certains mormons ?

R : Non. L’hébreu ne comporte pas le mot « sa », et le terme « postérité » désigne ici une descendance spirituelle, et non une descendance biologique. Par exemple, tous les croyants peuvent considérer Abraham comme leur père. Pour prendre un exemple concret, Romains 4, 16 et Galates 3, 7 affirment tous deux qu’Abraham est le père de tous ceux qui croient, et nous pouvons nous considérer comme sa postérité. Jean-Baptiste, dans Matthieu 3, 9 et Luc 3, 8, a déclaré que Dieu pouvait susciter des enfants d’Abraham même à partir des pierres.


Q : Dans Ésaïe 53:11, comment le serviteur souffrant « par sa connaissance » justifie-t-il beaucoup de gens et porte-t-il leurs iniquités ?

R : Cela peut être interprété de deux manières.

Une clause objective liée à la clause suivante : « par la connaissance de lui » correspond à la manière dont « l’accentuation massorétique [juive], représentant bien sûr la compréhension traditionnelle juive, relie cette expression aux mots qui la suivent ». L’Expositor’s Bible Commentary, vol. 6, p. 304, propose cette interprétation comme une option. Ainsi, notre connaissance du serviteur souffrant, et/ou le fait de le connaître, procure la justification.

Proposition subjective en lien avec la proposition précédente : « par Sa connaissance ». En hébreu, la notion de « connaissance » ne se limitait pas à la simple connaissance des faits, mais englobait également la connaissance morale. Si un homme pécheur était mort pour nos péchés, cela n’aurait servi absolument à rien.

Bien sûr, si les deux sens sont valables et que l’hébreu peut être compris des deux façons, alors peut-être que les deux interprétations sont correctes.


Q : Dans Ésaïe 53, 12, lorsque le texte dit que Jésus « a livré sa vie jusqu’à la mort », le mot désignant la vie (ou l’âme) fait-il ici référence à une entité abstraite et mystique ou à sa simple vie physique ?

R : Le mot hébreu pour « âme », nephesh, peut signifier « âme » ou « vie ». Cela signifie que le corps de Jésus est mort physiquement et que Jésus a été mis au tombeau. Il faut se reporter à d’autres versets de la Bible, tels que 1 Pierre 3, 19-20, pour comprendre plus précisément ce qui s’est exactement passé et ce que Jésus a fait après sa mort et avant sa résurrection.


Q : Quel est le lien entre Ésaïe 54, 1-55, 13 et Ésaïe 53 ?

R : Ils montrent les résultats réjouissants des souffrances du serviteur décrites dans Ésaïe 53. Ésaïe 54 parle de l’agrandissement des tentes et Ésaïe 55 indique qui s’y trouvera. Ésaïe 54 évoque la famille (54, 1-5), le mariage (54, 6-10) et la ville (54, 11-17).


Q : Dans Ésaïe 54, 1 et suivants, 3 et suivants, que désignent « celle qui est désolée » et « les villes désolées » ?

R : Cela rappelle Sarah, stérile, au moment de la naissance d’Isaac. Lorsque les Juifs reviendraient de l’exil, bon nombre de villages seraient des villes fantômes ou ne compteraient que quelques habitants. Ils se réjouiraient car ces lieux seraient à nouveau peuplés.


Q : Dans Ésaïe 54, 7, comment et pourquoi un Dieu omniscient et très aimant a-t-il oublié et abandonné Israël l’espace d’un bref instant ?

R : Dieu ne les a pas oubliés au sens où il n’aurait pas eu connaissance de leur existence. Il a plutôt cessé de les protéger de la colère des Assyriens et des Babyloniens.

Dieu est très patient, mais sa patience a une limite (1 Thessaloniciens 2, 16 ; Genèse 15, 16 ; Apocalypse 10, 6 ; Psaume 2, 5.12 ; Romains 2, 5). Lorsque le péché et la rébellion persistent, vient un moment où Dieu doit y mettre un terme.


Q : Dans Ésaïe 54, 9, en quoi cette promesse ressemblait-elle à celle des jours de Noé ?

R : Tout comme Dieu avait promis que les eaux ne submergeraient plus jamais la terre entière, Il ne réprimanderait plus jamais les Juifs après l’exil. Cela revêt une importance particulière car, après leur retour d’exil, Dieu les a laissés tranquilles pendant une période de 400 ans, marquée par l’absence de prophétie, jusqu’à la veille de la venue du Christ. Après le Christ, les Juifs n’ont plus jamais eu de prophète, ni reçu de réprimande de la part de Dieu. Même les nombreuses persécutions et l’Holocauste n’ont jamais été présentés comme étant l’œuvre de Dieu en raison de certains actes de désobéissance de leur part.


Q : Dans Ésaïe 54, 9, quand Dieu ne se mettra-t-il plus jamais en colère et ne réprimandera-t-il plus jamais Israël ?

R : Les événements décrits en Ésaïe 54, 9-17 se produiront pendant le Royaume millénaire.


Q : Dans Ésaïe 54, 16-17, pourquoi Dieu mentionne-t-il ici le forgeron et le destructeur ?

R : Le premier fabriquait des armes de guerre contre Israël et le second les utilisait contre Israël. Le jugement de Dieu ne s’abat pas seulement sur le second, mais aussi sur le premier.


Q : Dans Ésaïe 54:17a, cela s’apparente-t-il au mythe des dieux vikings Loki et Balder ?

R : Non, c’est une absurdité. Même si c’était le cas, d’un point de vue historique, le mythe viking est probablement apparu bien après la rédaction d’Ésaïe, vers 700 av. J.-C. Cela diffère considérablement de la légende viking selon laquelle toutes les plantes et tous les arbres (à l’exception du faible gui) s’étaient mis d’accord pour ne jamais faire de mal à Balder, en raison de sa bonté. Les autres dieux célébraient la bonté et l’invincibilité de Balder en lui lançant des lances, et chacune d’entre elles déviait pour l’éviter. Cependant, le dieu renégat Loki fit pousser du gui suffisamment long et solide pour en faire une lance, qu’il fabriqua. Loki la donna à un autre dieu, et celle-ci tua Balder. Il n’y a pas grand-chose de commun entre cette étrange démonstration à l’égard d’une personne et la promesse de Dieu selon laquelle les armes de guerre ne prévaudront pas contre un peuple.


Q : Dans Ésaïe 54, 17c, quel genre d’héritage nous a-t-on donné, et quel genre d’héritage pouvons-nous laisser ?

R : Le mot hébreu ne fait pas référence à quelque chose de futur que l’on pourrait recevoir par testament, mais plutôt à ce que l’on possède déjà. On nous a légué un pays pieux, des lois justes et équitables, et, pour certains, des parents qui nous ont bien éduqués. Nous pouvons transmettre un enseignement pieux et un exemple pieux : « Faites ce que je dis et ce que je fais. » Nous pouvons aider nos enfants à prendre des décisions sages.


Q : Dans Ésaïe 55, 1, comment cette « grande invitation » est-elle adressée aujourd’hui ?

R : C’est un banquet coûteux, bien qu’il soit gratuit pour tous les invités. Notre salut a coûté très cher, il a été payé par le sang de Jésus-Christ, mais il est gratuit pour nous. Le verset 2 dit qu’au lieu de dépenser de l’argent pour ce qui ne satisfait pas, nous devrions venir gratuitement à ce qui nous comble.


Q : Dans Ésaïe 55, 3, quelles sont les miséricordes certaines de David ?

R : Ésaïe 55, 3 met en évidence les promesses que Dieu a faites avec miséricorde à David, indépendamment du péché de ce dernier.


Q : Dans Ésaïe 55, 7, qu’y a-t-il de mal à avoir des pensées injustes, si l’on n’agit pas en conséquence ?

R : Elles sont tout à fait répréhensibles, car Jacques 1:14-15 dit que le désir, lorsqu’il est conçu, engendre le péché. Dans Job 31:1, Job a conclu une alliance avec ses yeux pour ne pas regarder une jeune fille avec convoitise. Jésus a dit dans Matthieu 5:28 que si un homme regarde une femme avec convoitise, cet homme a déjà commis l’adultère dans son cœur.


Q : Dans Ésaïe 55, 8-9, puisque les voies de Dieu sont bien plus grandes que les nôtres, et que nous sommes comme des sauterelles comparés à Dieu (Ésaïe 40, 22), comment pouvons-nous être capables de savoir quoi que ce soit sur Dieu ?

R : Dieu est bien plus sage et bien plus puissant que nous. Nous sommes capables de communiquer entre nous ; ne supposez donc pas que Dieu ne soit pas assez intelligent ou assez puissant pour être capable de communiquer avec nous. Si une personne n’a pas lu la Bible dans son intégralité, mais prétend néanmoins que nous ne pouvons rien savoir de Dieu, le problème ne réside peut-être pas dans la transmission du message, mais dans sa réception.


Q : Dans Ésaïe 55, 8-9, en quoi le fait de réaliser que les voies de Dieu sont plus élevées que les nôtres devrait-il influencer notre façon de penser ?

R : Comme l’a dit un bon enseignant de la Bible, nous ne devrions pas « nous offusquer de ce qui n’est pas expliqué ». Dieu ne nous a pas expliqué pourquoi Il fait tout ce qu’Il fait — et Il n’est d’ailleurs pas tenu de le faire. Parfois, nous pouvons supposer que nous comprenons la raison pour laquelle les choses se produisent, mais parfois, nous ne le pouvons pas. Notre responsabilité est de L’aimer et de Le suivre, et non de remettre en question les desseins de Dieu.


Q : Dans Ésaïe 55, 11, comment la parole de Dieu demeure-t-elle éternellement, alors que 2 Rois 22 indique que le livre de la Loi avait été perdu puis retrouvé sous le règne de Josias ?

R : Tout d’abord, deux éléments qui ne constituent pas la réponse, puis la réponse elle-même.

Certes, la parole de Dieu est inébranlable dans les cieux (Psaume 119, 89) et, depuis Ésaïe 59, 21, le peuple de Dieu disposerait toujours de Sa parole ; mais cela va bien au-delà de ce qui est évoqué ici.

La réponse : Avant même que la première Bible n’existe sur terre, et avant même que la terre ne soit créée, la parole de Dieu était déjà à l’œuvre pour accomplir Sa volonté dans cet univers. Dieu agit par le biais de la Bible, mais Il n’est en aucun cas limité à agir par le biais de Sa Bible — il suffit de demander à Abraham et à Hénoch. Le peuple de Dieu disposera toujours des conseils et des paroles de Dieu dont il a besoin. Nous devrions nous préoccuper davantage de notre désir d’écouter que de nous inquiéter du désir de Dieu de communiquer.

D’autres versets montrent que la parole de Dieu subsistera pour toujours : Ésaïe 40, 8 ; 1 Pierre 1, 23-25 ; Psaume 119, 91, 144, 160. Nous devons mettre notre espérance dans la parole de Dieu, comme le dit le Psaume 119, 74, 81.

La parole que Dieu adresse ici au peuple s’accomplira certainement. Ésaïe 40-55 semble former une section complète, et Ésaïe 55, 10-11, à la fin, réaffirme ce qui est dit en Ésaïe 40, 6-8 : la parole de Dieu demeure éternellement et s’accomplira.


Q : Dans Ésaïe 56, 3-7, cet enseignement concernant les étrangers et les eunuques contredit-il Exode 12, 43 ; Deutéronome 23, 1, 3, 7, 8 ?

R : Non, car les époques et les privilèges sont différents. Au temps de l’Exode et pendant la période du Temple et de l’Ancienne Alliance, Deutéronome 23, 1 stipule qu’un homme castré ne peut entrer dans l’assemblée. Ésaïe 56, 3-7 évoque une époque future où cela changera, soit pendant le Millénium, soit au Ciel. Bien sûr, à l’époque du Nouveau Testament, tous ceux qui suivent Jésus comme Seigneur sont les bienvenus en tant que croyants, quel que soit leur état physique.

Si vous avez agi à l’encontre de la volonté de Dieu pour votre vie, mais que vous vous êtes repenti et que vous êtes venu à Christ, alors vous êtes particulièrement bienvenu. Cependant, vous devez prendre conscience que vous n’êtes pas seul. Nous avons tous, d’une manière ou d’une autre et à un moment donné, agi à l’encontre de ce que Dieu voulait pour notre vie, mais si nous Lui confions notre vie, Dieu peut tout de même utiliser le temps qu’il nous reste.


Q : Ésaïe 56, 3 montre-t-il que l’homosexualité sera acceptable dans le royaume de Dieu ?

R : Pas du tout. Les homosexuels ne sont pas des eunuques, et Ésaïe 56, 3 mentionne les eunuques, pas les homosexuels. Les eunuques sont des hommes dont les organes sexuels ont été retirés, tandis que les homosexuels possèdent leurs organes sexuels, qu’ils utilisent de manière inappropriée.


Q : Dans Ésaïe 56:9, pourquoi Dieu invite-t-Il les bêtes sauvages à les dévorer ?

R : Vous savez que la pratique religieuse est mauvaise lorsque Dieu invite les bêtes à venir les dévorer. Il s’agit d’une métaphore signifiant que Dieu non seulement permet à d’autres pays et à des « bêtes » spirituelles de les détruire, mais qu’Il les envoie indirectement en guise de jugement.


Q : Dans Ésaïe 56:10, pourquoi les sentinelles sont-elles réprimandées ?

R : En l’absence de danger, le travail d’un gardien aveugle ou endormi ne se distingue pas de celui d’un gardien vigilant. Mais la vigilance d’une seule personne peut faire la différence entre la sécurité et le désastre lorsqu’il y a un danger. Dieu utilise ici cette métaphore pour désigner les sentinelles spirituelles, dont la mission était de discerner ce qui était bon et ce qui était spirituellement dangereux. Les sentinelles spirituelles (prêtres, Lévites et chefs religieux en général) seraient jugées pour ne pas avoir signalé le danger lorsqu’il était présent. Aujourd’hui, face à un enseignement hérétique, certains soi-disants dirigeants se contentent de dire qu’il est « discutable » ou « controversé », peut-être simplement pour rester en bons termes avec tout le monde.

Les chiens sont mentionnés ici de manière positive. Les chiens étaient des animaux très précieux car ils ont le sommeil léger et peuvent aboyer lorsque des étrangers approchent. Mais, d’un autre côté, un chien muet ne servait pas à grand-chose. Les dirigeants sont des chiens muets s’ils ne se soucient que d’eux-mêmes et ne donnent aucun avertissement.

Il est important de noter que ce ne sont pas les politiques des dirigeants qui sont ici critiquées, mais bien leur caractère. Lorsque nous élisons des dirigeants aujourd’hui, nous préoccupons-nous uniquement de leurs politiques et négligeons-nous leur caractère ? Ésaïe 56, 11-12 indique que Dieu se soucie également de leur caractère.


Q : Dans Ésaïe 56, 12, que dit ce passage au sujet du vin et des boissons enivrantes ?

R : Tout d’abord, cela endort les préoccupations que vous pourriez avoir pour les autres. Ensuite, cela vous fait baisser la garde, de sorte que vous ne vous rendrez plus compte des risques.


Q : Dans Ésaïe 57, 1, pourquoi un Dieu juste laisse-t-il périr les justes ?

R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Dieu laisse parfois les justes être tués, comme le montrent Ézéchiel 13:19 ; Romains8:36 ; et le Psaume 44:22. Même si Dieu nous laisse être tués, nous devons néanmoins lui rester fidèles (Daniel3:18 ; Apocalypse2:10 ).

2. Dieu veille toujours sur nous. Le Psaume 116, 15 dit : « Précieuse aux yeux de l’Éternel est la mort de ses saints. »

3. Ésaïe 57:1 répond à cela en affirmant que parfois Dieu « sauve » les justes en permettant qu’ils soient tués afin de les épargner du mal. Le mal, ici, peut être la peur, la douleur et l’angoisse face à cette situation effroyable. Le mal, ici, pourrait également être une tentation dépassant ce qu’ils pourraient supporter, qui les éloignerait de Dieu.

4. 1 Pierre 1, 4-7 nous rappelle que les brèves épreuves que nous traversons sur terre ne sont rien comparées aux richesses éternelles du Ciel. Amen !


Q : Dans Ésaïe 57:4, qu’est-ce qu’ils faisaient de mal ?

R : Non seulement ils adoraient des dieux païens en se livrant à des pratiques maléfiques, mais Ésaïe 57, 4 précise qu’ils se moquaient des croyants qui adoraient le vrai Dieu. Ils tiraient la langue aux gens, tout comme le font aujourd’hui les personnes mal élevées.


Q : Dans Ésaïe 57:5, ont-ils vraiment tué des enfants dans les vallées ?

R : Malheureusement, des Juifs impies ont bel et bien commis cet acte odieux. Ils ont appris cette pratique perverse des Moabites et des Cananéens, à qui l’on avait imprudemment permis de rester dans le pays.


Q : Dans Ésaïe 57:7, en quoi était-ce répréhensible de faire son lit sur une montagne ?

R : La deuxième pratique religieuse cananéenne la plus détestable était la prostitution rituelle. Le nom de l’idole Moloch (molek) signifiait « roi » (melek) ; ainsi, « aller vers le roi » signifie ici « aller vers Moloch ». J. Alec Motyer, dans son ouvrage *The Prophecy of Isaiah* (p. 474), exprime toutefois un avis différent concernant le mot « roi » utilisé ici.


Q : Dans Ésaïe 57:14, qu’est-ce qu’une pierre d’achoppement ?

R : Lorsqu’une personne souhaite se rapprocher de Dieu, une pierre d’achoppement est tout ce qui l’en empêche ou l’en dissuade. Si, à cette époque, la principale pierre d’achoppement consistait à adorer des dieux païens, une pierre d’achoppement peut être tout ce qui éloigne quelqu’un de Dieu.


Q : Dans Ésaïe 57, 15, Dieu réside-t-il dans les hauteurs, dans l’éternité, ou réside-t-il parmi les croyants, comme le dit Apocalypse 21, 3 ?

R : Les deux. De nombreux chrétiens considèrent que Dieu est à la fois en dehors du temps et au sein du temps. Jésus a marché sur cette terre au sein du temps ; il n’y a donc aucun problème à ce que Dieu soit au sein du temps. Pourtant, Dieu a promis la vie éternelle à son peuple avant même que le temps n’existe (Tite 1, 2).


Q : Dans Ésaïe 58:1, quand devons-nous dénoncer les péchés des gens ?

R : Nous sommes censés prêcher l’Évangile, et une partie essentielle de cette prédication consiste à parler aux gens de leurs péchés en général. La manière dont nous le faisons aujourd’hui peut certes recourir à des méthodes différentes de celles d’autrefois. Cependant, un appel de trompette était clair et sans ambiguïté, et votre prédication devrait l’être tout autant.


Q : Dans Ésaïe 58, 3-9, pourquoi Dieu n’a-t-il pas tenu compte de leur jeûne ?

R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.

Ce qui n’est pas la réponse : un commentaire affirme que Dieu n’écoutait pas parce qu’ils suivaient la religion cananéenne au lieu de la religion du seul vrai Dieu. Or, cela est incorrect, car dans Ésaïe 58:2, ils cherchaient toujours le vrai Dieu et sollicitaient ses conseils. On pourrait soutenir qu’ils pratiquaient un syncrétisme, en essayant de suivre à la fois la religion cananéenne et le Vrai Dieu, mais parmi les très nombreux chapitres où Ésaïe les met en garde contre l’adoration de faux dieux, Ésaïe 58 n’en fait pas partie.

La réponse : ils essayaient, de manière hypocrite, de suivre le Vrai Dieu. Ésaïe fait écho au cri du peuple qui se demandait pourquoi Dieu permettait qu’un tel désastre se produise alors qu’ils Le cherchaient bel et bien. Mais si vous jeûnez pour obtenir l’aide de Dieu tout en refusant de Lui obéir, pourquoi devriez-vous espérer des résultats de votre jeûne ?

Leurs cérémonies religieuses et leurs jeûnes n’ont pas amélioré leurs mauvaises relations avec les autres. Jésus a dit dans Matthieu 5, 23-24 que s’ils s’apprêtaient à offrir leur sacrifice et se souvenaient qu’il y avait un problème entre eux et leur frère, ils devaient laisser leur sacrifice de côté pour l’instant et se réconcilier d’abord avec leur frère.


Q : Dans Ésaïe 58, 5-8, que pense Dieu du jeûne et des autres pratiques religieuses qui ne se soucient pas des opprimés et des pauvres ?

R : Dieu dit que ce n’est pas là le jeûne qu’Il choisit. Jacques 1, 27 précise également que la religion pure devant Dieu consiste à prendre soin des orphelins et des veuves dans leur détresse, et à se préserver de la souillure du monde. Nous pouvons adorer à notre manière, comme bon nous semble. Ou bien, nous pouvons adorer comme Dieu le souhaite, et Il veut que nous nous préoccupions également des opprimés et des nécessiteux.


Q : Dans Ésaïe 58, 8-10, quel est le point central ?

R : Comme dans de nombreux autres passages, Ésaïe 58, 8-10 évoque la délivrance de Dieu et le rétablissement de la bénédiction. Cependant, Ésaïe 58, 8-10 souligne à quelle vitesse cela se produira lorsque ces hypocrites cesseront de l’être, pratiqueront la « vraie religion » mentionnée dans Jacques 1, 27 et viendront en aide aux autres.


Q : Dans Ésaïe 59, 4, comment sommes-nous censés réclamer la justice aujourd’hui ?

R : Les chrétiens doivent aspirer à la justice non seulement pour eux-mêmes, mais pour tous. La Bible indique très clairement que nous avons la responsabilité de réclamer justice pour les opprimés (Jérémie 7:6 ;22:16 ; Ésaïe1:17 ). De plus, nous devons prier « Que ton règne vienne », comme Jésus l’a fait dans le Notre Père, afin que la justice ultime de Dieu s’accomplisse.


Q : Dans Ésaïe 59, 12-15, quelles sont les étapes d’une véritable repentance ?

R : S’agit-il là d’une véritable repentance ? Comprendre et reconnaître ce que nous avons fait, et éprouver un véritable regret pour les conséquences de nos actes sur nous-mêmes et sur les autres ?

Non, cela ne constitue pas l’intégralité de la véritable repentance, mais seulement une partie. Elle implique également de confesser que nous avons péché contre Dieu, qui est saint, comme David l’a reconnu dans le Psaume 51, 4a. Elle implique également de s’engager à ne plus recommencer. Elle implique enfin de réparer le préjudice causé, lorsque cela est possible. Par exemple, si vous avez volé quelque chose, vous pouvez être sincèrement désolé, vous confesser à Dieu et ne plus jamais vouloir recommencer, mais vous devez également rendre ce que vous avez pris.


Q : Dans Ésaïe 59, 18 et 66, 6, que signifie « remboursement » ou « rétribution » dans ces versets ?

R : Le contexte de ces deux versets est celui de Dieu rendant pleinement aux malfaiteurs impénitents ce qu’ils ont fait de mal.


Q : Dans Ésaïe 60, 1-10, s’agit-il de Jérusalem restaurée pendant le Millénium ou de l’Église ?

R : Les dispensationalistes et autres prémillénaristes diront qu’il s’agit manifestement d’une référence aux Israélites pendant le Millénium. En revanche, les partisans de la théologie de l’alliance et autres amillénaristes ne voient aucun rôle pour Israël après la résurrection de Jésus ; ils diront donc qu’il s’agit de l’Église juste avant, pendant ou après le retour du Christ. (De nombreux amillénaristes ne croient pas à l’enlèvement).

Tous ces détails — les richesses de la mer, les chameaux, Madian, Épha, Saba (au Yémen), les troupeaux de Kédar (en Arabie saoudite), Tarsis (probablement le sud-ouest de l’Espagne), etc. — semblent quelque peu excessifs pour quelque chose qui n’a aucun rapport avec le monde physique, selon le point de vue des partisans de la théologie de l’alliance. Soit dit en passant, Épha était une branche de Madian selon Genèse 25:4 et 1 Chroniques 1:33.

En tant que païen et chrétien d’aujourd’hui, avez-vous davantage attendu avec impatience l’abondance des chameaux de Madian ou celle des chameaux de Saba ? Avez-vous enseigné à vos enfants de manière spécifique la signification des béliers de Nebaioth (probablement la Nabatée, dans le nord de l’Arabie) ? Ou bien, en tant que personne adhérant à la théologie de l’alliance, votre intérêt feint pour ces détails n’est-il qu’une mascarade ?

Selon la vision prémillénariste, au cours du Millénium, Dieu restaurera le temple juif, des offrandes seront présentées en souvenir, et l’on montrera comment aurait dû être la nation israélite, ainsi que les relations des autres nations avec les Israélites. Les nations qui avaient opprimé Israël existeront toujours à cette époque, et elles saisiront cette occasion pour bénir et servir Israël, qu’elles avaient autrefois opprimé.

Cependant, certaines parties de cette prophétie, telles que le fait que le soleil et la lune ne serviront plus de lumière (Ésaïe 60, 20), font référence à l’époque de la Nouvelle Jérusalem, du nouveau ciel et de la nouvelle terre.


Q : Dans Ésaïe 60, 6, pourquoi est-il dit que des étrangers apporteraient de l’or et de l’encens, alors que les mages ont apporté à Jésus de la myrrhe ainsi que de l’or et de l’encens ?

R : Lors de la première venue du Christ, ils ont apporté ces offrandes ainsi que de la myrrhe. Cependant, Ésaïe 60, 6 fait référence à l’époque qui suivra la seconde venue du Christ dans la gloire, et la myrrhe n’y est plus mentionnée. Le « Believer’s Bible Commentary » (p. 985, 1207) suggère que la myrrhe était également un symbole des souffrances du Christ, car elle était utilisée pour embaumer les corps des défunts.


Q : Dans Ésaïe 60, 9, pourquoi Tarsis est-il mentionné ici ?

R : Il s’agit probablement de Tarsis (Tartessus), située dans la lointaine Espagne, et non de Tarsis (Tarse), en Asie Mineure. Cette Tarsis, à l’ouest de Gibraltar, était la ville la plus occidentale qu’ils connaissaient.


Q : Dans Ésaïe 60, 11, quelle est la signification des portes ouvertes ?

R : Les portes sont esthétiques et procurent un sentiment de sécurité, car elles peuvent être fermées ou ouvertes. Cependant, ces portes sont toujours ouvertes, à la fois parce qu’il n’y a plus de danger et en raison du flux constant de dons.


Q : Dans Ésaïe 61, 1-9, quel est le thème abordé ?

R : Ésaïe 61, 1-9 est une illustration de la vie d’un croyant. Il s’agit d’un passage annonçant une bonne nouvelle aux pauvres, qui présente quinze contrastes. Voici trois types de contrastes et les versets où ils se trouvent.

Les deux facettes du caractère de Dieu :

2a. L’année de la grâce de l’Éternel et le jour de la vengeance de notre Dieu

8a. Dieu aime la justice, mais Il hait le vol et l’iniquité

Le temps pour nous de reconstruire :

4a. Reconstruire les ruines anciennes

4b. Restaurer les lieux dévastés depuis longtemps

4c. Renouveler les villes en ruines, dévastées depuis des générations

Comment Dieu nous transforme :

1a. Consoler ceux qui ont le cœur brisé

1b. Proclamer la liberté aux captifs

1c. Proclamer la liberté aux prisonniers

2b. Réconforter tous ceux qui sont dans le deuil

3. Consoler ceux qui pleurent à Sion

4. Une couronne de beauté au lieu de cendres

5. L’huile de la joie au lieu du deuil

6. Un vêtement de louange en lieu et place d’un esprit de désespoir

7a. De la honte à une double part d’aîné

7b. De l’humiliation à la joie

Notez que ces trois types de contrastes s’entremêlent. Lorsque Dieu nous transforme (verset 1), nous reconnaissons son œuvre et son caractère (verset 2), mais après avoir mûri et avoir reconstruit des choses pour Dieu, nous pouvons acquérir une meilleure compréhension de son caractère (verset 8). Il ne s’agit pas de devoir d’abord œuvrer à la reconstruction pour que Dieu nous sanctifie ensuite, ni de ce que Dieu nous sanctifie d’abord avant que nous ne reconstruisions, mais ces deux processus sont continus.


Q : Dans Ésaïe 61, 1-11, quand cette prophétie s’est-elle accomplie ?

R : Celui qui s’exprime ici est le Messie. Cela s’est en partie accompli lors de la première venue de Jésus, selon les paroles de Jésus rapportées en Luc 4, 16-21. Mais Jésus n’a pas lu l’intégralité du passage pour déclarer qu’il s’était accompli ; il n’en a lu que la première partie. Tout cela s’accomplira définitivement lors du retour de Jésus.


Q : Dans Ésaïe 61,1 et Ésaïe 63,7, 9, 10-14, qu’est-ce que cela révèle au sujet de la Trinité ?

R : Cela ne prouve pas la Trinité, mais cela met en évidence un aspect de la Trinité, à savoir la triple nature de Dieu et la collaboration des trois Personnes de la Trinité. L’Esprit (le Saint-Esprit) de l’Éternel Dieu (le Père) repose sur moi, l’Oint (le Messie, Jésus). Dans Ésaïe 63, on trouve le Père, l’Éternel en Ésaïe 63:7, l’Ange de sa présence (Jésus) en Ésaïe 63:9, et l’Esprit de l’Éternel en Ésaïe 63:10, 11, 14.


Q : Dans Ésaïe 61, 2 et suivants, que promet Dieu ici ?

R : Le mot hébreu naqam a une portée plus large que n’importe quel mot en français. Il désigne à la fois la restauration, la restitution et la vengeance. Il s’agit à la fois de rendre les bonnes choses à ceux qui y ont droit et les mauvaises choses à ceux qui les méritent. Cependant, le sens ici inclut sans aucun doute la vengeance, car le chapitre suivant aborde ce sujet en détail.


Q : Dans Ésaïe 61, 2, en quoi un chrétien peut-il vivre dans l’année de la grâce du Seigneur, par opposition à ne pas le faire ?

R : Tout d’abord, l’année de la grâce du Seigneur est déjà là ; c’est Jésus lui-même qui l’a instaurée ; et nous vivons à l’ère de la grâce (et non de la Loi). Vous n’avez donc rien à faire pour faire advenir l’année de la grâce du Seigneur ; Jésus a déjà tout accompli. Mais c’est à nous qu’il revient de choisir de nous en emparer et de vivre selon ce qui nous a été donné. À l’époque de l’Ancien Testament, lorsque l’exil prit fin, cela n’eut aucun impact pour la majorité des Juifs ; eux-mêmes et leurs descendants ne retournèrent jamais en Terre promise. De même, nous devons choisir de vivre nous aussi dans les promesses de Dieu. Vivons-nous en faisant confiance à Dieu, en nous appuyant sur Lui, en L’aimant et, enfin, en nous réjouissant en Lui, ou sommes-nous « ailleurs », cherchant frénétiquement ailleurs notre joie, notre raison d’être et notre épanouissement ? Ne soyez pas un chrétien qui est « ailleurs ».


Q : Dans Ésaïe 61, 3, qu’est-ce que « l’huile de joie » ?

R : Cette expression n’est utilisée qu’à deux autres endroits dans les Écritures : le Psaume 45, 7 et l’épître aux Hébreux 1, 9, qui cite le Psaume 45, 7. Dans tous les cas, cela fait référence à une qualité qui provient du Messie.


Q : Dans Ésaïe 61, 7, pourquoi Israël recevrait-il une double part de bénédiction ?

R : La seule autre occurrence où l’on parle d’une double part concerne le fils aîné. Celui-ci recevait une double part, c’est-à-dire deux fois plus que les autres fils, selon Deutéronome 21:17. Sion/Israël était considéré comme un fils aîné dans Exode 4:22-23. Bien sûr, lorsqu’ils se sont détournés de Dieu, ils ont reçu un double châtiment, comme le mentionne Ésaïe 40:2.


Q : Dans Ésaïe 62, 1-2, pourquoi Dieu se soucie-t-il tant de savoir si nous sommes justes ou non ?

R : Bien que les Écritures ne donnent probablement pas toutes les raisons auxquelles Dieu a pensé, nous pouvons en distinguer au moins trois :

C’est pour sa gloire que Dieu nous a créés, et nous le glorifions en le louant par nos paroles, nos actes et notre vie. Dans le même ordre d’idées, notre témoignage juste en faveur de Dieu fait honte à Satan.

Pour notre propre bien, tant dans cette vie que pour nous préparer à l’éternité.

Pour le bien des autres, afin d’être pour eux un bon témoignage. Nos vies sont une « lettre du Christ » adressée aux autres (2 Corinthiens 3, 2-3), et nous devons être saints, car nous devons « briller comme des lumières dans le monde » tout en « proclamant la parole de vie » (Philippiens2:15 -16).


Q : Dans Ésaïe 62, 2, quelle est la signification d’un nouveau nom ?

R : Un nom ou un titre influence grandement la façon dont les autres vous perçoivent, et la conception que vous avez de votre identité façonne en grande partie votre propre caractère. Le peuple de Dieu recevra un nom entièrement nouveau, qui n’est pas révélé ici. Aujourd’hui, nous portons le nom du Christ, et nous sommes appelés chrétiens. Loué soit Dieu de ce que nous portons ce nom, mais veillez à le porter dignement, dans l’honneur et non dans le déshonneur. Chaque chrétien est un témoin du Christ. J’espère sincèrement que vous soyez un bon témoin, plutôt qu’un mauvais, mais chaque chrétien est un témoin du Christ.


Q : Dans Ésaïe 62, 4-5, pourquoi Dieu se réjouit-il en nous ?

R : Le nom donné ici, Hephzibah, signifie « Ma joie est en elle ». Cela montre que nous pouvons avoir une relation pleinement restaurée avec Dieu. Les Écritures ne disent pas directement pourquoi Dieu se réjouit de nous, créatures fragiles, pauvres et pécheuses, mais elles nous donnent de nombreux indices. Nous avons été créés pour glorifier Dieu. 1 Jean 4 montre que Dieu vit réellement en nous. On peut supposer que le Saint-Esprit peut vivre notre vie avec nous. Enfin, Dieu est notre Père, et tout comme un bon père terrestre se réjouit de ses enfants, Dieu se réjouit encore davantage de nous.


Q : Dans Ésaïe 62, 6-8, que doivent surveiller aujourd’hui les sentinelles de Dieu ?

R : Concrètement, les sentinelles devaient surveiller les dangers et les ennemis qui s’approchaient de la ville qu’elles étaient censées protéger. Au sens figuré, nous devons veiller sur deux aspects négatifs et un aspect positif. Nous devons veiller et avertir les autres des dangers qui menacent le peuple de Dieu, ainsi que des ennemis qui s’approchent. D’un point de vue positif, nous devons attendre Dieu et observer son œuvre. En tant que croyants, nous sommes tous censés veiller et prier. Nous devons rester vigilants pour que les promesses de Dieu s’accomplissent.


Q : Dans Ésaïe 63, 1-2, quelles sont les deux questions qui seront posées ?

R : Ce sont « Qui est celui-ci ? » et « Pourquoi vos vêtements sont-ils rouges ? ». Il s’agit de Dieu lui-même. Ses vêtements sont rouges de la colère de Dieu ; rouges comme une préfiguration du sang de ceux qui haïssent Dieu. Bozra, aujourd’hui Buseirah en Jordanie, était la capitale d’Édom.


Q : Dans Ésaïe 63, 1, pourquoi Édom est-il mentionné ici ?

R : Il y a un sens direct et un sens général.

Au sens strict, le peuple d’Édom était composé des descendants d’Ésaü, frère de Jacob. Bien qu’ils fussent biologiquement proches du peuple de Dieu, ils haïssaient ce dernier. Édom signifie « rouge », ce qui est tout à fait approprié, car le sang de ceux qui haïssent le peuple de Dieu coulera.

Au sens large, Édom est ici une métaphore désignant tout individu, mais surtout toute nation ou organisation qui s’est dressée contre Dieu et le peuple de Dieu.


Q : Dans Ésaïe 63, 1-3, où trouve-t-on encore cette image de Dieu ou du Messie portant une robe trempée de sang ?

R : Dans l’Ancien Testament, on la retrouve également dans Joël 3, 13. Dans le Nouveau Testament, les raisins de la colère et le pressoir sont mentionnés dans Apocalypse 14, 17-20. C’est Jésus qui foule le pressoir de la fureur de la colère de Dieu dans Apocalypse 19, 13-16.

En dehors de la Bible, le commentaire juif Targum Palestina sur Genèse 49:11 dit : « Comme il est beau, le roi Messie ! Ceinturant ses reins et partant en guerre contre ceux qui le haïssent, il tuera des rois et des princes, et rendra les rivières rouges du sang de leurs victimes, et ses collines blanches de la graisse de leurs puissants ; ses vêtements seront trempés de sang, et lui-même sera semblable au jus du pressoir. »


Q : Dans Ésaïe 63, 3-4, que représente le Messie foulant le pressoir ?

R : Cela fait référence à la venue du Christ qui apportera la colère de Dieu, comme le montrent Apocalypse 14:19-20 ; 19:11-16.


Q : Dans Ésaïe 63, 3, n’y aura-t-il personne aux côtés de Jésus lorsqu’Il reviendra dans la gloire, ou les armées célestes seront-elles à Ses côtés dans l’Rev 19:14 ?

R : Les deux, car il ne s’agit pas d’un seul événement, mais de deux événements successifs. Ésaïe 63:3 ne fait pas référence à l’apparition du Christ dans la gloire, mais au Christ, seul, foulant le pressoir de la colère de Dieu juste avant cela. Personne n’a foulé le pressoir avec le Christ, et personne parmi les nations ne lui a apporté son soutien. Lorsque Jésus viendra, comme le décrit Apocalypse 19:14, les armées du ciel le suivront. Nous voulons être citoyens du ciel, et non de nations qui s’unissent contre Dieu.


Q : Dans Ésaïe 63:6 et Jérémie 51:57, pourquoi Dieu rendra-t-il les gens ivres, alors que l’ivresse est réprouvée dans Éphésiens5:18 et, implicitement, dans Ésaïe5:22 ?

R : Nous ne devons pas nous enivrer, que ce soit avec du vin, d’autres boissons alcoolisées ou quoi que ce soit d’autre. Cependant, Dieu les enivrera de Sa fureur, et Dieu peut le faire comme Il l’entend. Il n’est pas question ici d’alcool.

Peut-être seront-ils véritablement en état d’ivresse, que ce soit en raison d’un manque d’oxygène au cerveau ou pour d’autres raisons. Cependant, ce verset pourrait simplement être une métaphore : ils tituberont comme s’ils étaient ivres, à cause de leur grande détresse.


Q : Dans Ésaïe 63, 16 (à deux reprises) ; Ésaïe 64, 8 ; et Malachie 2, 10, qu’est-ce que cela révèle sur le fait que Dieu est notre Père ?

R : Ces quatre passages de l’Ancien Testament enseignent que Dieu est un Père pour les croyants. Cela ne signifie pas au sens sexuel, mais au sens métaphorique, dans la mesure où Il nous a créés et prend soin de nous. Cependant, cette proximité avec Dieu en tant que notre Père n’apparaît que dans ces quatre passages ; ce n’était donc pas un thème majeur de l’Ancien Testament. Dans le Nouveau Testament, en revanche, ce thème occupe une place bien plus importante.


Q : Dans Ésaïe 63, 9-11, que révèle ce verset au sujet de Dieu ?

R : Ce passage mentionne Dieu, « l’Ange de sa présence » qui les a délivrés, ainsi que le Saint-Esprit de Dieu. Il s’agit en réalité d’une référence à la Trinité.

Lorsque Dieu a conduit le peuple à travers le désert, celui-ci formait déjà une « foule hétéroclite ». Le mot « hétéroclite » signifie « varié », c’est-à-dire que certains sont de bonne qualité, d’autres de qualité médiocre et d’autres encore de mauvaise qualité. Il est facile de comprendre comment Dieu peut faire preuve de miséricorde envers les obéissants et punir les désobéissants. En revanche, il est plus difficile de tenter de comprendre comment Dieu agit face à un groupe hétérogène.


Q : Dans Ésaïe 63, 9, comment Dieu ressent-Il la détresse ?

R : Dieu ne ressent pas directement la souffrance ni la détresse. Mais lorsque Jésus a souffert, mourant sur la croix pour nos péchés, Il a certainement éprouvé de la détresse. Il sait exactement ce que c’est que de souffrir et de porter le poids de notre culpabilité. Dieu peut pleinement compatir à nos difficultés et au poids du péché.


Q : Dans Ésaïe 63, 10 et Éphésiens 4, 30, comment les hommes peuvent-ils attrister le Saint-Esprit ?

R : C’est ce qu’ont fait les Israélites dans le désert lorsqu’ils ont endurci leur cœur et se sont rebellés contre Dieu. Paul, s’adressant aux chrétiens, leur dit de ne pas attrister le Saint-Esprit ; cela signifie donc que les chrétiens peuvent attrister le Saint-Esprit. Lorsque nous désobéissons continuellement à Dieu, nous attristons le Saint-Esprit. Bien sûr, comme seul un être personnel possède des émotions, cela montre que le Saint-Esprit est un être personnel.


Q : Dans Ésaïe 63, 15-64, 12, quels sont les aspects essentiels de cette prière ?

R : Certains pourraient dire que cette prière commence au verset 7. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un mélange de prière de louange, de prière de confession et de prière de supplication pour obtenir de l’aide. Dans Ésaïe 64, 8, elle reconnaît que le peuple est impuissant, que Dieu est au-dessus de tout et qu’aucune condition n’est imposée à Dieu dans cette prière. Bien que la prière commence par une louange, elle loue Dieu pour son « désir ardent et sa compassion » dans Ésaïe 63, 15, et dès lors, ces trois éléments s’entremêlent. En fin de compte, il s’agit d’une prière de confiance destinée à être prononcée par un peuple qui savait qu’il méritait la colère de Dieu.

Cette prière est un magnifique chiasme.

Le Seigneur regarde d’en haut depuis sa demeure céleste ; sa compassion est retenue. Ésaïe 63, 15-16

- Nous sommes votre peuple, ô Dieu, même si nous ne nous comportons pas comme tel. Ésaïe 63, 17-19

- - Les nations tremblent lorsque Vous montrez Votre visage, ô Dieu. Ésaïe 64, 1-3

- - - Nul n’est semblable à Dieu. Il vient en aide à ceux qui placent leur espérance en Lui, mais n’ignorez pas Sa colère. Ésaïe 64, 4-5

- - Mais nous dépérissons à cause de notre péché, et, ô Dieu, Vous avez caché Votre visage. Ésaïe 64, 6-7

- Mais Vous êtes toujours notre Père ; regardez donc Votre peuple. Ésaïe 64, 8-9

La maison du Seigneur à Sion est en ruines ; allez-Vous encore vous retenir ? Ésaïe 64, 10-12


Q : Dans Ésaïe 63, 17, peut-on dire que Dieu les a fait s’égarer de ses voies et a endurci leur cœur ?

R : Non, Dieu n’a pas agi ainsi directement, mais Il a délibérément permis que surviennent les circonstances qui les ont mis à l’épreuve, et ils ont échoué à cette épreuve. Même s’ils ont échoué, Ésaïe implore ici la miséricorde de Dieu.

Dieu endurcit le cœur de ceux qui ont d’abord endurci le leur, comme ce fut le cas pour Pharaon. Dieu peut rendre le cœur d’une personne extrêmement dur, comme dans Romains 1:21-32. Dans ce verset, Ésaïe déplore que Dieu ait fait errer son propre peuple et ait endurci son cœur. Pour une personne ou un peuple qui oscille entre l’obéissance et le péché, s’il reste simplement du côté du péché, Dieu peut intervenir à son égard. Dans Apocalypse 3, 15-16, Jésus a dit à l’Église de Laodicée qu’Il aurait souhaité qu’elle soit soit froide, soit chaude, mais comme elle était tiède, Il allait la vomir de Sa bouche.

Voir également la discussion sur Exode 7:22 pour plus d’informations.


Q : Dans Ésaïe 64, 3, quelles sont les deux choses différentes que ce verset enseigne au sujet de Dieu ?

R : La première chose, la plus évidente, est que Dieu est puissant et capable d’accomplir de grandes choses. La seconde est que Dieu agit souvent de manière inattendue.


Q : Dans Ésaïe 64, 4 et Ésaïe 63, 11, en quoi le fait de se souvenir des jours d’autrefois renforce-t-il notre relation avec Dieu ?

R : Lorsque nous nous souvenons des grandes choses que Dieu a accomplies, cela nous donne la constance et la force de faire confiance à sa puissance et à sa fidélité. Cela nous donne de l’espoir pour l’avenir. Mais à un niveau plus profond, nous nous souvenons également de tout ce que nous avons appris sur le caractère de Celui que nous servons.


Q : Dans Ésaïe 64, 6 ; Ésaïe 1, 18 ; et Zacharie 3, 3-4, en quoi la vie des gens, et même leurs bonnes actions, ressemblent-elles à des haillons souillés et tachés ?

R : Lorsque vous regardez et sentez une personne portant des vêtements sales, vous ressentez tout simplement le besoin de vous éloigner d’elle. Même lorsque votre propre bébé a une couche sale, vous voulez la changer, mais ce n’est pas l’une de vos tâches préférées. Lorsque Dieu regarde une personne pécheresse – et nous sommes tous pécheurs –, Dieu éprouve un sentiment similaire. Mais désormais, en tant que croyants, nous sommes baignés dans le baptême du Christ et revêtus du Christ, et nous faisons la joie de Dieu.


Q : Dans Ésaïe 64, 7, pourquoi Ésaïe dit-il que personne n’invoque Dieu, d’autant plus qu’Ésaïe lui-même a invoqué Dieu ?

R : Dans le contexte immédiat, Ésaïe parle des Israélites désobéissants. Cependant, d’une manière générale, personne n’invoque Dieu à moins que Dieu ne l’attire. (Les calvinistes affirment que Dieu n’attire que certains, tandis que les non-calvinistes affirment que Dieu exerce au moins une certaine attraction sur chacun.)

Voir la discussion sur Ésaïe 45, 19 pour plus d’informations.


Q : Dans Ésaïe 64, 8, en quoi Dieu est-il un potier ?

R : Dieu est comparable à un potier cosmique à au moins six égards.

1. Il choisit l’argile qu’il utilisera pour façonner un vase selon ses desseins.

2. Il est le Créateur du vase.

3. Il remodèle le vase.

4. Le durcissement du vase

5. Il a le droit d’utiliser, de vendre ou de détruire le pot comme Il le souhaite.

6. Il fabrique toutes sortes de vases destinés à toutes sortes d’usages.


Q : Dans Ésaïe 64, 10-12, qu’est-ce que cela nous enseigne sur le moment où nous devons crier vers Dieu ?

R : Il s’agit d’une complainte sur les souffrances et l’exil du peuple. Non seulement Dieu a-t-Il permis qu’ils se trouvent dans des circonstances précaires, mais Il a également délibérément veillé à ce qu’ils y soient en raison de leur péché persistant. Ésaïe 64, 6-7 et 9 montre à la fois qu’ils méritaient ce sort et qu’ils le comprenaient et le reconnaissaient. Ils savaient qu’ils n’avaient aucun droit d’attendre quoi que ce soit de Dieu. Mais ils ont tout de même crié vers Dieu. Ils étaient repentants, ou du moins certains d’entre eux l’étaient, et il s’agit là d’un cri de miséricorde, non pas pour qu’Il leur accorde ce qu’ils méritaient.

Si quelqu’un est pris dans une spirale descendante du péché et qu’il estime (à juste titre) que Dieu aurait raison de simplement l’abandonner, il devrait tout de même implorer la miséricorde de Dieu. Dieu nous aime toujours et se réjouit de nous sauver. Priez pour que l’esclavage du péché soit brisé. Priez pour que Dieu les délivre d’au moins certaines des conséquences de leur désobéissance. Bien sûr, Dieu a déjà sauvé Ses enfants des pires conséquences de la désobéissance en ne les envoyant pas en enfer. Il est tout à fait légitime de demander à Dieu de les sauver d’autres conséquences de la désobéissance. Si Dieu le fait, tant mieux. S’Il ne le fait pas, considérez cela comme une discipline et supportez-la avec constance, en vous référant à Romains 8:28. Soyez disposé à témoigner aux autres de ce que vous avez fait et de la manière dont Dieu vous en a sauvé.


Q : Ésaïe 65, 1-5 fait-il référence aux païens ou aux Juifs ?

R : Aux deux. Ésaïe 65, 1 fait référence à Dieu se révélant à ceux qui ne le cherchaient pas, c’est-à-dire aux païens selon Paul dans Romains 10, 20. Mais cela s’est produit après que Dieu eut tendu les mains « toute la journée » à un peuple rebelle, et cela fait référence aux Juifs, comme le dit Paul dans Romains 10, 21.


Q : Dans Ésaïe 65, 2-7, comment Dieu a-t-Il tendu les mains à « un peuple obstiné » ?

R : Dieu a offert à Israël, qui ne se repentait pas, le salut et la délivrance, et Il leur a parlé par l’intermédiaire des prophètes ; pourtant, ils ont continué à marcher selon leurs propres voies (Ésaïe 65:2), ils ont provoqué la colère de Dieu (Ésaïe 65:3-5), et Dieu leur rendra la pareille (Ésaïe 65:6-7). Dieu a déclaré qu’Il ne les détruirait pas tous, car certains ont cherché Dieu (Ésaïe 65, 8-10), mais c’est à la majorité d’entre eux que Dieu a tendu la main.

Cela touche au cœur d’un concept du calvinisme appelé « l’absence de causes perdues », abordé par le calviniste Michael Horton et d’autres. Puisque Dieu est tout-puissant et omniscient, affirment-ils, rien de ce qu’Il fait n’échoue jamais ; et le fait qu’une personne à qui le salut est offert périsse parce qu’elle le refuse constituerait un échec de la part de Dieu. Mais lisez ce chapitre, et vous verrez un Dieu qui a « tendu [ses] mains » en vain à la plupart de ceux vers qui il les avait tendues. Comme le souligne le MacArthur Bible Commentary, p. 840-841, dans Ésaïe 65:7, Dieu agira par jugement, et non par délivrance, pour punir le péché de ceux vers qui il avait tendu ses mains.


Q : Dans Ésaïe 65, 3-5, comment certaines personnes aujourd’hui tentent-elles d’atteindre une sainteté de leur propre fait ?

R : Ces personnes faisaient des sacrifices dans des jardins, ce qui n’était pas un lieu autorisé. Les jardins étaient des lieux où les personnes qui adoraient des dieux de la fertilité pouvaient faire des sacrifices. Ces personnes faisaient des sacrifices sur des briques, alors que les autels devaient être construits en pierres. Et pourtant, par leurs actions, leur régime alimentaire, leur refus de fréquenter certaines personnes et leur refus de faire certaines choses, elles tentent de montrer à quel point elles sont spirituelles. Parfois, ce que certains considèrent comme de la sainteté n’est qu’un élitisme sacré. Mais avez-vous déjà demandé à Dieu : « Comment voulez-vous que je sois saint ? »

Un exemple de sainteté autoproclamée est le cas où des personnes font un don et souhaitent que leur nom soit mentionné en raison de ce don.

Autre exemple : le philosophe grec Pythagore, qui a fait progresser les mathématiques et la musique, interdisait à ses disciples de manger des haricots ; apparemment, les gens ne devaient pas être « musicaux » de cette manière. Aujourd’hui, les adeptes de la religion jaïniste ne sont pas censés manger après la tombée de la nuit ; en effet, une fois la nuit tombée, on ne voit plus aussi bien, et ils risqueraient de manger accidentellement un animal, comme une mouche ou un insecte, dans leur nourriture.


Q : Dans Ésaïe 65, 11 et suivants, qui sont les dieux de la fortune et du destin ?

R : Bien qu’il ait pu s’agir d’idoles spécifiques, nous ne connaissons aucune idole particulière de cette époque associée à la fortune et au destin. (On pourrait en trouver dans les trois sœurs de la mythologie grecque et dans al-‘Uzza, al-Lat et Manat de la mythologie arabe, mais celles-ci sont apparues plus tard.) Mais en général, les gens adoraient des idoles pour deux raisons : pour bénéficier de circonstances favorables dans cette vie, et pour obtenir une longue vie et parfois une bonne vie après la mort.


Q : Dans Ésaïe 65, 11a, quelles sont les deux manières différentes dont certaines personnes abandonnent le Seigneur ?

R : Ce n’est pas rare, et cela se produit d’au moins deux manières.

De manière explicite, les gens cessent de suivre Dieu parce qu’ils ont autre chose à suivre à la place, qu’ils considèrent comme l’amour de leur vie. Il peut s’agir d’une autre religion, de la richesse, de la renommée, de l’éducation et du savoir, d’une relation amoureuse ou de membres de la famille non croyants. Parfois, pour compenser, les gens tentent d’inventer leur propre voie vers la sainteté.

De manière implicite, les gens peuvent s’éloigner progressivement, lentement, faute de temps ou d’énergie pour suivre Dieu. Les soucis de ce monde, le fait de se préoccuper de choses autres que Dieu, peuvent tout simplement prendre le pas sur leur dévotion envers Lui.

Nous devons nous méfier de la première voie, mais nous devons nous méfier encore davantage de la seconde, qui est plus subtile.


Q : Dans Ésaïe 65, 15 et suivants ; Ésaïe 62, 2 et suivants, que pensent ces personnes appelées « Juifs » du fait que les serviteurs de Dieu reçoivent un autre nom par lequel ils seront appelés ?

R : C’est une bonne question à leur poser. Les chrétiens croient que ce changement s’est produit après la mort et la résurrection du Christ.


Q : Dans Ésaïe 65, 20, puisque les prémillénaristes affirment que cela se passe pendant le Millénium, comment les gens pourraient-ils mourir, même s’ils vivent jusqu’à 100 ans ?

R : Il y aura toujours des naissances et des décès pendant le Millénium. Cependant, ceux qui étaient croyants avant le Millénium ressusciteront et ne mourront plus ; ils régneront avec le Christ pendant mille ans. Pendant le Millénium, la malédiction de la mort sera inversée, mais pas encore levée.


Q : Dans Ésaïe 66, 1-2 ; Actes 7, 44-53, quelle mise en garde est formulée ici concernant la présence d’un temple ?

R : Ces versets ne s’opposent pas à la reconstruction du temple, mais plutôt au fait de se fier au temple sans se soucier d’avoir un cœur pur. Jérémie 7 aborde ce sujet de manière beaucoup plus détaillée. Étienne a également souligné ce point dans son premier sermon rapporté dans Actes 7, 44-53. (Ce fut également son dernier sermon.)


Q : Dans Ésaïe 66, 2, pourquoi Dieu estime-t-il ceux qui sont humbles, contrits d’esprit et qui tremblent devant sa parole ?

R : Trois notions sont ici combinées.

L’humilité : ceux qui ne sont pas orgueilleux sont disposés à apprendre, prêts à admettre leurs torts et à se laisser corriger, et disposés à changer lorsqu’ils sont réprimandés. Comme l’enseignait C.S. Lewis, une personne véritablement humble n’est pas quelqu’un qui passe son temps à penser « je suis inférieur ». Au contraire, une personne véritablement humble est celle qui, bien souvent, ne pense pas du tout à elle-même.

Contrits d’esprit : il s’agit d’une personne qui regrette ses erreurs, qui est disposée à les reconnaître et qui souhaite changer afin de ne plus les commettre.

Tremblant devant la parole de Dieu : combien de personnes tremblent aujourd’hui devant la parole de Dieu ? Dieu veut des personnes qui non seulement admettent humblement qu’elles n’ont pas les réponses à la vie, mais qui se tournent vers Lui et apprennent que Jésus est la réponse à la vie, tant sur terre que pour l’éternité.

Dans tous les cas, efforçons-nous d’être le genre de personne que Dieu estime.


Q : Dans Ésaïe 66, 2-4, 14, quelles sont les caractéristiques des deux groupes : ceux qui « tremblent devant la parole » et ceux qui refusent d’entendre la parole ?

R : À l’heure actuelle, ces deux groupes peuvent même paraître similaires aux yeux des observateurs humains. Mais avec le temps, le premier groupe grandira en sagesse et en intimité avec Dieu, car il se réjouit d’entendre la parole de Dieu. Le second groupe devient plus insensé et s’éloigne davantage, car il n’écoute pas. Si vous ne voulez pas croire en Dieu, vous êtes alors enclin à croire n’importe quoi.


Q : Dans Ésaïe 66, 3, quels types de sacrifices sont inacceptables aux yeux de Dieu ?

R : Les sacrifices comprennent les animaux, l’argent, d’autres biens, et même le temps que les gens consacrent à la pratique sincère de leur religion. Certains pourraient être surpris d’apprendre que certains sacrifices ne sont qu’un gaspillage, car Dieu n’accepte pas toujours les sacrifices. Il existe deux types de sacrifices impies qu’Il n’accepte pas.

Les sacrifices aux idoles sont des abominations, car Dieu dit ici qu’Il considère l’idolâtrie aussi gravement que le meurtre, puisque les deux étaient passibles de la peine de mort selon la Loi. 1 Corinthiens10:20 indique que les sacrifices des païens sont offerts aux démons, et non à Dieu, et que nous ne devons pas nous associer aux démons.

Les sacrifices des rebelles, même s’ils sont offerts au vrai Dieu, ne sont pas acceptés. Dieu ne veut aucun sacrifice de la part de celui ou celle qui choisit sa propre voie et se complaît dans les abominations, comme le dit la dernière partie du verset. Le Psaume 66, 18 montre que si quelqu’un chérit le péché dans son cœur, le Seigneur n’écoute pas sa prière. Jésus a dit dans Matthieu 5, 23-24 : « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel et que tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, réconcilie-toi d’abord avec ton frère, puis présente ton offrande. »

Quels que soient les sacrifices qu’une personne accomplisse, que ce soit à Dieu ou à des idoles, Dieu n’apprécie pas ces sacrifices si cette personne se complaît dans les abominations.


Q : Dans Ésaïe 66, 7-9, qui est l’enfant mâle dont il est question ici ?

R : Il faut d’abord déterminer qui est la mère. La mère est Sion, ou Jérusalem, selon Ésaïe 66, 8 et 10. Métaphoriquement, il pourrait donc s’agir des Juifs ou du peuple de Dieu. L’enfant mâle est ici généralement considéré comme le Messie. Le « Bible Knowledge Commentary : Old Testament », p. 1120, indique que la mère est Jérusalem, mais précise que la naissance désigne une courte période et ne précise pas qui est l’enfant mâle, bien qu’il mentionne qu’Ésaïe 66, 14-18 fait référence au Messie.


Q : Dans Ésaïe 66, 13, en quoi cette métaphore de Dieu est-elle inhabituelle ?

R : Les descriptions de Dieu dans la Bible sont presque toujours masculines. Les deux exceptions sont Ésaïe 66, 13 et Ésaïe 49, 15. Jésus se compare à une poule qui rassemble ses poussins dans Matthieu 23, 37 et Luc 13, 34.


Q : Dans Ésaïe 66, 20-21, pourquoi ce verset concernant les prêtres et les Lévites paraîtrait-il si étrange aux oreilles des Juifs ?

R : Le « ils » d’Ésaïe 66, 20 désigne les nations païennes auxquelles la gloire de Dieu a été révélée. « Ils » ramèneront « tous vos frères » en offrande de céréales. Les commentateurs divergent quant à savoir si le terme « frères » désigne les Israélites dispersés, les païens qui ont cru et sont devenus un seul peuple, ou les deux. Quoi qu’il en soit, certains de ceux qui viendront exerceront les fonctions de prêtres et de Lévites. Dieu n’a autorisé que les prêtres descendants d’Aaron et les descendants de Lévi à exercer les fonctions sacerdotales et celles du Temple. Mais ce verset promet qu’à l’avenir, Dieu désignera pour accomplir ces tâches des personnes qui ne sont ni de la lignée d’Aaron ni de celle de Lévi, ni même juives d’ailleurs. D’autres versets évoquent les récoltes d’autres nations qui seront apportées à Jérusalem. Cependant, Ésaïe 66, 20 précise que la « récolte » dont il est question ici, ce sont des personnes. Elles viendront exercer les fonctions sacerdotales, et Dieu s’en réjouira.


Q : Dans Ésaïe 66:23, le sabbat sera-t-il à nouveau observé ?

R : Ésaïe 66:23 prophétise un temps futur où toute l’humanité (et pas seulement les Juifs) se prosternera devant Dieu. Cela se produira probablement pendant le Millénium.


Q : Dans le livre d’Isaïe, quels sont les chiasmes présents dans cet ouvrage ?

R : Les chiasmes sont une caractéristique courante de la poésie hébraïque, dans laquelle le sens de chaque vers est symétrique, comme par exemple :

L’océan est vert,

… Le bateau est marron

……Les gens sont petits

…Dans le bateau sombre

Sur une mer émeraude.

Les chiasmes peuvent comporter 5, 7, 9 ou un nombre supérieur de vers impairs. Il existe également des chiasmes à nombre pair de vers, dans lesquels les deux vers du milieu se font écho.

Les chiasmes dans le livre d’Ésaïe comprennent Ésaïe 15, 1-16, 14 ; 21, 1-10 ; 22, 8-11 ; 22, 12-14 ; 23, 1-14 ; 24, 1-13 ; 26, 1-21 ; 27, 1-13 ; 29, 9-14 ; 32, 1-5 ; 37, 14-20 ; 38, 1-8 ; 38, 10-20 ; 41, 17-20 ; 42, 1-4 ; 42, 13-17 ; 43, 1-7 ; 43, 8-13 ; 43, 22-24 ; 43:25-44:5 ; 44:6-8 ; 48:17-22 ; 51:1-3 ; 51:7-8 ; 51:13-15 ; 55:1-13 ; 56:9-12 ; 59:14-20 ; 61:5-9 ; 63, 15-64, 12 ; 65, 1-66, 24 ; 65, 17-18b ; 65, 18c-20 ; 66, 5-14 ; 66, 18-24.

La « ligne » d’un chiasme peut parfois correspondre à plusieurs vers, comme c’est le cas du chiasme d’Ésaïe 19, 1-20, 6. La première ligne est constituée d’Ésaïe 19, 1-5, la ligne centrale d’Ésaïe 19, 16-25, et la troisième ligne d’Ésaïe 20, 1-6.

Un autre exemple est celui d’Ésaïe 22:1-14. Dans ce cas, ce chiasme en renferme deux autres : 22:8-11 et22:12 -14.

Ésaïe 30, 1-33 est un autre exemple de chiasme où chaque « ligne » est assez longue. Au sein de ce chiasme se trouvent deux autres chiasmes : 30, 18-26 et 30, 27-33.

Les lignes symétriques d’un chiasme ont une signification liée, mais pas toujours identique. Prenons un exemple tiré d’Ésaïe :

22, 15-16 : Le Seigneur s’oppose à Shebna

… 22, 17-19 : Les desseins du Seigneur concernant Shebna

…20-23a Les desseins du Seigneur concernant Éliakim

23b-25 L’avertissement du Seigneur à Éliakim

Ésaïe 58, 1-14 est un chiasme, mais au sein de la « ligne » centrale (58, 6-12), on trouve deux paires de lignes parallèles.

Motyer qualifie 35:1-10 de chiasme, mais celui-ci est assez difficile à discerner.

Ésaïe 25, 1-12 ; 31, 1-32, 20 et 40, 6c-8b sont trois exemples de symétrie de lignes qui ne correspondent pas à un chiasme.


Q : Concernant le livre d’Ésaïe, qu’en est-il des théories selon lesquelles Ésaïe aurait été rédigé par plusieurs auteurs ?

R : La théorie des deux Ésaïe, ainsi que ses variantes, a été défendue en 1789 par J.C. Doederlein (1745-1792) et d’autres, dont Duhm, qui proposait une théorie des trois Ésaïe. Ces théories apportaient une réponse au dilemme suivant : « Puisqu’ils ne pouvaient croire à l’existence de véritables prophéties dans la Bible, comment le livre d’Isaïe pouvait-il contenir autant de prophéties concernant les Babyloniens et les Perses qui se sont réalisées ? »

Toutes ces théories anti-surnaturelles ont en commun l’idée qu’Ésaïe 6 faisait partie de l’Ésaïe primitif, qui a écrit au VIIIe siècle, et qu’Ésaïe 40-66 n’était pas l’œuvre de cet Ésaïe primitif. Le rouleau de la mer Morte 1QIsa a été découvert avec l’intégralité du livre d’Ésaïe ; il comportait un espace vide séparant deux parties, mais cet espace se trouvait entre Ésaïe 33 et 34.

Cependant, outre le parti pris anti-surnaturel, ces théories des « multiples Isaïes » posent d’innombrables problèmes. La question suivante présentera les preuves externes, et celle d’après, les preuves internes.


Q : Dans le livre d’Isaïe, quelles sont les preuves externes concernant le nombre d’auteurs d’Isaïe ?

R : Certains critiques sceptiques ont tenté d’affirmer qu’il y avait plusieurs auteurs du livre d’Isaïe, tandis que les chrétiens évangéliques et les juifs conservateurs soutiennent qu’il n’y en avait qu’un seul. Concernant la théorie libérale, voici trois éléments de preuve négatifs, suivis des éléments de preuve positifs.

N1. Inconnu dans l’Antiquité. Les Juifs eux-mêmes n’avaient pas conscience de la possibilité qu’Isaïe puisse être l’œuvre de deux auteurs différents. Ils considéraient également les parties postérieures au chapitre 40 comme faisant partie d’Isaïe, comme le montrent Nahum 1, 15, Sophonie 2, 15 et le fils de Sirach dans l’Ecclésiastique 48, 22-25. Josèphe ne mentionne jamais deux Isaïe. Les Pères de l’Église primitive n’ont jamais entendu parler non plus de la théorie des deux Isaïe. S’il y avait eu deux Isaïe ou plus, quelqu’un à l’époque en aurait certainement entendu parler.

N2. Il s’agit uniquement d’un point de vue moderne, sceptique et libéral. Les spécialistes libéraux ont soutenu qu’Isaïe était l’œuvre de deux auteurs ou plus. D’une part, l’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 524, 547-550, affirme que la thèse selon laquelle Isaïe serait l’œuvre d’un seul auteur ne compte aujourd’hui aucun défenseur important. Apparemment, aucun spécialiste conservateur de la Bible n’a d’importance aux yeux d’Asimov. L’ouvrage savant *Expositor’s Bible Commentary*, volume 6, p. 6, indique qu’avant le XVIIIe siècle, le seul auteur à avoir suggéré que plusieurs auteurs avaient rédigé le livre d’Isaïe était le juif du XIIe siècle Ibn Ezra, qui citait un certain Moïse ben Samuel Ibn Gekatilla, lequel partageait ce point de vue. Ce n’est que plus d’un millénaire plus tard que quelqu’un a entendu parler ou imaginé qu’Isaïe avait été rédigé par plusieurs auteurs.

N3. Les théories libérales ne parviennent pas à s’accorder entre elles. Dès lors que l’on en arrive à une théorie faisant état de trois auteurs d’Isaïe ou plus, les théoriciens ne parviennent pas à s’accorder sur les passages attribués à tel ou tel pseudo-Isaïe, ni sur le nombre de ces pseudo-Isaïe. Cela rappelle en quelque sorte Marc 14, 55-56, lorsque de faux témoins tentèrent de calomnier Jésus et qu’aucun d’entre eux ne parvenait à s’accorder avec un autre.

P1. Ce que Jésus et les auteurs des Évangiles savaient d’Ésaïe — Jésus mentionne des versets qu’il attribue à Ésaïe dans Matthieu 13, 14 ; 15, 7 ; Marc 7, 6. Dans Luc 4, 17-20, on remit à Jésus un rouleau du prophète Ésaïe ; il en lut Ésaïe 61, 1-2 et déclara : « Aujourd’hui s’accomplit cette Écriture que vous venez d’entendre. » Jésus et les auteurs du Nouveau Testament ont abondamment cité ces deux parties d’Ésaïe, les attribuant souvent à Ésaïe, et ils n’ont jamais entendu parler de deux Ésaïe.

Jean12:38 affirme qu’Ésaïe est l’auteur d’Ésaïe 53, 1. Jésus, Paul et les auteurs du Nouveau Testament ont déclaré que les versets figurant au début, au milieu et à la fin du livre d’Ésaïe étaient d’Ésaïe.

Jésus n’avait pas connaissance d’une théorie faisant état de deux ou trois Ésaïe. Jésus et les auteurs des Évangiles ont déclaré que les passages suivants étaient l’œuvre du prophète Ésaïe :

Ésaïe 42, 1 Matthieu 12, 17-18

Ésaïe 40, 3 Matthieu 3, 3

Ésaïe 40, 3-5 Luc 3, 4

Ésaïe 53, 7-8 Actes 8:28

Ésaïe 53, 1 ; 6, 9-10 Jean 12, 38-41

P2. Actes 8:28-30 mentionne l’eunuque éthiopien en train de lire le prophète Ésaïe. Dans Actes 28:25-26, Paul cite la première partie d’Ésaïe, Ésaïe 6:9-10, en précisant qu’elle est d’Ésaïe. Dans Romains10:20 , Paul cite Ésaïe 65:1.

P3. Ce que les Juifs savaient d’Ésaïe : le livre apocryphe de l’Ecclésiastique 48, 24, rédigé au IIe siècle av. J.-C., cite Ésaïe 61, 3 en précisant qu’il s’agit d’un passage d’Ésaïe.

P4. Les premiers chrétiens : Justin le Martyr (qui a écrit vers 138-165 apr. J.-C.) est l’un des Pères de l’Église qui mentionne qu’Isaïe a écrit ce passage dans son Dialogue avec Tryphon le Juif, au chapitre 97.

Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.), dans la Première Épître de Clément, chapitre 16, cite (avec des explications) la quasi-totalité d’Ésaïe 53.

L’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.) fait également référence à des versets d’Isaïe.

Cyprien, évêque de Carthage de 248 jusqu’à son martyre en 258 apr. J.-C., cite à plusieurs reprises « Ésaïe » dans son Traité 12, le troisième livre. Dans les « versets » 5, 11, 20, 34, 59, 75 et 100, Cyprien cite comme passages d’Isaïe des passages du livre d’Isaïe situés après 40,1. Dans les « versets » 41, 53, 60, 113, 115 et 118, Cyprien cite comme « passages d’Isaïe » des passages du livre d’Isaïe situés avant 40,1.

Il est admis qu’Isaïe ait pu rédiger les derniers chapitres plus tard dans sa vie. C’est pourquoi l’Assyrie n’est pas mentionnée dans les derniers chapitres.

Conclusion : Nous pourrions continuer à rechercher d’autres références externes, mais la conclusion est la suivante : Jésus et les apôtres ont affirmé que ces paroles provenaient d’Ésaïe. Les athées modernes et les « chrétiens libéraux » n’ont aucune raison valable de prouver qu’il n’en était pas ainsi. Soit nous croyons ce que Jésus et les apôtres ont affirmé sans hésitation, soit nous rejetons leur enseignement. Voir The Expositor’s Bible Commentary, volume 6, p. 8-10, pour une analyse plus approfondie de l’unité du livre d’Ésaïe. Dans la question suivante, nous examinerons les preuves internes.


Q : Dans le livre d’Ésaïe, quelles sont les preuves internes concernant le nombre d’auteurs d’Ésaïe ?

R : Les preuves internes se trouvent dans le livre lui-même. Nous présenterons d’abord en toute honnêteté les éléments qui suggèrent l’existence de plusieurs auteurs, puis ceux qui suggèrent qu’il n’y en a qu’un seul.

M1. Le livre d’Ésaïe ne forme qu’un seul ouvrage, mais il se divise naturellement en deux parties, juste avant le chapitre 40.

M2. Différents chapitres traitent de thèmes distincts ; les chapitres 40 à 45, par exemple, parlent longuement de la nature de Dieu.

M3. Ésaïe mentionne les séraphins en Ésaïe 6:2, 6 et les serpents de feu (serpents « saraph ») uniquement en Ésaïe 14:29 et 30:6.

M4. Ce n’est que dans les derniers chapitres d’Ésaïe que Cyrus ou la Perse font l’objet d’une prophétie. Ce n’est que dans les premiers chapitres, probablement rédigés plus tôt, que l’Assyrie est mentionnée.

M5. Ésaïe 26, 10 dit que le méchant « ne voit pas la majesté de l’Éternel », tandis qu’Ésaïe 40, 5 dit que tous verront la gloire de Dieu. Cependant, le mot hébreu utilisé en Ésaïe 26, 10 signifie « regarder fixement » ou « contempler » ; ainsi, les méchants ne regardent pas l’Éternel, mais tous verront l’Éternel. Indépendamment du mot hébreu utilisé, Ésaïe 26, 10 parle de l’époque actuelle, tandis qu’Ésaïe 40, 5 évoque la fin des temps.

Il existe toutefois de nombreux arguments en faveur de l’unité du livre. L’explication la plus simple de ces cinq points est qu’Ésaïe a rédigé différentes parties à différentes périodes de sa vie.

S1. « L’Isaïe primitif » prophétise lui aussi au sujet de Babylone

Il est fait mention de l’exil du peuple de Juda par les Babyloniens dans Ésaïe 39, 5-8. Le pays serait dépeuplé à 90 % dans Ésaïe 6, 11-12. Les 39 premiers chapitres mentionnent Babylone dans 63 versets (Ésaïe 13-14, 23 ; 21, 1-10 ; 39, 1-8), tandis que les 27 derniers chapitres d’Ésaïe mentionnent Babylone dans 28 versets (chapitres 46 et 47).

Les libéraux et les sceptiques ont toutefois une réponse à cette preuve : les passages du « premier Isaïe » qui mentionnent Babylone ont dû être rédigés plus tard et insérés, comme le « soupçonne » le Guide de la Bible d’Asimov, p. 538. Il s’agit en réalité d’un argument non réfutable. En d’autres termes, quelqu’un pourrait utiliser l’« argument des insertions indétectables » pour affirmer que chaque œuvre littéraire jamais écrite l’a été par plusieurs auteurs.

S2. Tant l’Isaïe ancien que l’Isaïe postérieur prophétisent sur la fin des temps dans Isaïe 24-27 et Isaïe 63-66.

Cependant, les libéraux et les sceptiques, tels que le *Guide de la Bible* d’Asimov (p. 542), ont une réponse à cela : ils affirment que les chapitres 24 à 27 d’Isaïe n’ont pas été écrits par Isaïe.

S3. Des chiasmes dans les deux parties

L’ensemble du livre d’Isaïe regorge de chiasmes. Les chapitres 1 à 39 en comptent au moins 18, et les chapitres 40 à 66 au moins 23. À la lecture d’Isaïe, on observe des schémas plus complexes, mais ceux-ci gagnent progressivement en complexité et n’apparaissent pas brusquement au chapitre 40. Il est tout à fait normal que l’on constate une évolution progressive du style d’écriture chez une personne ayant vécu longtemps.

S4. Autres similitudes entre les deux parties. Comme le montrent *The Bible Knowledge Commentary : Old Testament*, p. 1030, et *When Critics Ask*, p. 265-267, il existe au moins dix passages similaires dans les deux parties :

(1:15 et 59:3,7), (1:29 et 57:4-5), (2:3 et 51:4), (10:1-2 et 59:4-9), (28:5 et 62:3), (29:18 et 42:7), (29:23 et 60:21), (30:26 et 60:19), (33:24 et 45:25) et (35:6 et 41:18).

Voici quelques-unes des similitudes entre Ésaïe 1-39 et 40-66, d’après l’ouvrage *When Critics Ask*, p. 265-267.

a) Les chapitres 1 à 39 mentionnent « le Saint d’Israël » 12 fois, et les chapitres 40 à 66 14 fois.

b) Le chapitre1:15 dit : « Vos mains sont couvertes de sang. » Et le chapitre 59:3 dit : « Car vos mains sont souillées de sang. »

c) Le verset 28:5 dit : « L’Éternel des armées sera une couronne de gloire, un diadème de splendeur pour le reste de son peuple. » Et le verset 62:3 dit : « Vous serez une couronne de gloire dans la main de l’Éternel, un diadème royal dans la paume de votre Dieu. »

d) Le verset 35:6 dit : « Car des eaux jailliront dans le désert, et des ruisseaux dans la solitude. » Et le verset 41:18 dit : « Je transformerai le désert en étang d’eau, et la terre aride en sources jaillissantes. »

S5. Ésaïe se distingue des autres prophètes en mentionnant la grande route de Dieu (11:16 ; 19:23 ; 35:8 ; 40:3 ; 62:10).

S6. Ésaïe se distingue également par sa mention du « Saint d’Israël ». Cette expression apparaît 12 fois dans Ésaïe 1-39, 14 fois dans Ésaïe 40-66, et seulement 6 fois dans le reste de l’Ancien Testament.

S7. L’instauration de la justice est une caractéristique propre à Ésaïe. On la retrouve aux versets 9, 7 ; 11, 4 ; 16, 5 ; 28, 6 ; 32, 16 ; 33, 5 ; 42, 1, 3-4 ; 51, 5.

S8. La paix est mentionnée dans Ésaïe 9, 7 ; 26, 3 ; 26, 12 ; 27, 5 ; 32, 17 ; 33, 7 ; 36, 21 ; 38, 17 ; 39, 8 ; 42, 14 ; 45, 7 ; 48, 18, 22 ; 52,7 ; 53,5 ; 54,10,13 ; 55,12 ; 57,2,11 ; 57,19,21 ; 59,8 ; 60,17 ; 62,1,2 ; 64,12 ; 66,12.

S9. La joie est mentionnée dans Ésaïe 9:3, 17 ; 12:3 ; 16:10 ; 22:13 ; 24:8, 11 ; 29:19 ; 32:13, 13 ; 35:2,10 ; 51:3,11 ; 52:9 ; 55:12 ; 60:15 ; 61:3,7 ; 65:14,18,19 ; 66:5,10.

S10. Le mot hébreu « na’asus », qui désigne un buisson épineux et qui est rarement utilisé, n’apparaît dans tout l’Ancien Testament qu’en Ésaïe 7:19 et 55:13.

S11. Si les chapitres 40 à 66 d’Ésaïe ont été écrits pendant l’exil, pourquoi y sont-ils si souvent question de rochers, de montagnes, de ruisseaux de vallée, etc. ?

S12. On s’attendrait à ce que les livres rédigés pendant ou après l’exil contiennent des termes babyloniens et araméens. Or, l’ensemble du livre d’Ésaïe ne comporte aucun terme araméen.

Enfin, le Wycliffe Bible Dictionary mentionne également la raison sous-jacente de la théorie du « deuxième Ésaïe » apparue au XVIIIe siècle. Les prophéties concernant Cyrus et Babylone étant si précises, les critiques libéraux y voient une « preuve » que les chapitres 40 à 66 d’Ésaïe ont été rédigés après que ces événements se sont produits, soit plus d’un siècle après Ésaïe. Cependant, si l’on pousse cet argument jusqu’à sa conclusion logique, la précision des prophéties messianiques d’Ésaïe 53 « prouverait » de la même manière que les chapitres 40 à 66 d’Ésaïe ont été écrits après la crucifixion de Jésus. Tant les Juifs en général que les manuscrits de la mer Morte en particulier démontrent la fausseté de cette affirmation.

Conclusion : Les chrétiens conservateurs reconnaissent volontiers que différentes parties du livre d’Ésaïe ont pu être écrites à différentes périodes de sa vie, et que divers chapitres mettent l’accent sur des aspects différents. Cependant, si quelqu’un cherche des preuves concernant le nombre d’auteurs du livre d’Ésaïe (en supposant que cette personne souhaite voir des preuves), de combien de preuves supplémentaires avez-vous besoin pour affirmer qu’il s’agit d’un seul et même auteur ?

Pour plus d'informations sur les incohérences de la théorie des deux Isaïe, veuillez consulter l'Encyclopédie des difficultés bibliques, p. 270-271, le Commentaire de la Bible : Ancien Testament, p. 1030-1031, ainsi que le Dictionnaire biblique Wycliffe, p. 857-858.


Q : Le livre d’Ésaïe a-t-il été rédigé par trois auteurs, comme l’affirmait le critique Bernhard Duhm ?

R : Bernhard Duhm a émis l’hypothèse que les chapitres 56 à 66 étaient l’œuvre d’un « troisième Isaïe » ayant vécu en Palestine ou en Égypte. Il a également affirmé que les chants du serviteur (Isaïe 42, 1-4 ; 49, 1-6 ; 50, 4-9 ; 52, 13-53, 12) étaient l’œuvre d’un deuxième Isaïe. L’Isaïe originel n’aurait même pas rédigé le reste de l’ouvrage, car nombreux sont ceux qui affirment qu’Isaïe n’est pas l’auteur des chapitres 13 à 14, 24 à 27 et 35 à 39.

Cependant, il n’est pas certain que Bernhard Duhm lui-même ait soutenu que les chants du serviteur étaient l’œuvre d’un second Isaïe. Peut-être qu’un pseudo-Bernhard a rédigé diverses parties de son commentaire et que l’éditeur s’est contenté de les rassembler. En fait, si vous analysez ses écrits de manière sélective, vous pourriez même découvrir deux ou plusieurs pseudo-Bernhards. Bien sûr, il m’est facile de dire cela, puisque Duhm a écrit en 1892 et n’est plus en vie pour se défendre. Il m’est également facile de l’affirmer tant que je n’ai pas à fournir de preuves solides.

Sérieusement, ces points de vue présupposent que Dieu n’aurait pu donner aucune information sur l’avenir. Puisqu’Ésaïe a mentionné Babylone de manière prophétique, cela a dû être écrit après la conquête de Juda par Babylone. Puisqu’Ésaïe a prédit Cyrus de manière prophétique, cela a dû être écrit à l’époque de Cyrus.

Il s’agit donc d’un raisonnement circulaire : puisque Isaïe mentionne Babylone et Cyrus, cela a donc dû être écrit à l’époque de Babylone et de Cyrus et ne serait donc pas prophétique.


Q : Des passages supplémentaires ont-ils été ajoutés à Ésaïe, de sorte que le livre n’ait atteint sa forme définitive qu’aussi tard qu’en 350 av. J.-C., comme l’affirme le Guide sceptique de la Bible d’Asimov, p. 525-526 ?

R : Non. Il n’apporte aucune preuve à l’appui d’une telle affirmation. Ce point de vue découle de la théorie des « multiples Isaïe », et il est étonnant de voir ce que des personnes par ailleurs intelligentes peuvent imaginer, sans aucune preuve.


Q : Dans le livre d’Isaïe, quels sont certains des manuscrits les plus anciens qui existent encore aujourd’hui ?

R : Les manuscrits de la mer Morte : (vers 1 av. J.-C.) 23 exemplaires distincts d’Isaïe. (The Dead Sea Scrolls Today, p. 30 ; The Dead Sea Scrolls in English, 4e éd. ; The Dead Sea Scrolls Translated : The Qumran Texts in English, 2e éd.). Cependant, le *Wycliffe Bible Dictionary*, p. 436-438, indique qu’il n’y avait que 18 exemplaires. Le *New International Dictionary of the Bible*, p. 261, précise qu’il existe au moins 12 manuscrits d’Isaïe rien que dans la grotte 4. Ces manuscrits sont les suivants :

1QIsa(a) – contient l’intégralité du texte d’Isaïe, à l’exception de quelques lacunes au bas des pages. Il est daté, d’un point de vue paléographique, de 125 à 100 av. J.-C., et de 207 à 107 av. J.-C. par datation au radiocarbone, selon *Responses to 101 Questions on the Dead Sea Scrolls*, p. 20. La datation au radiocarbone à l’aide d’un spectromètre de masse accéléré a en réalité été effectuée à deux reprises. Le laboratoire de Zurich a donné une datation comprise entre 201 et 93 av. J.-C., tandis que celui de Tucson a donné une datation comprise entre 202 et 114 av. J.-C., selon l’ouvrage *The Meaning of the Dead Sea Scrolls*, p. 31. Le *Wycliffe Bible Dictionary*, p. 252, présente une photographie de l’une des pages. Celle-ci a été datée par datation au radiocarbone par spectromètre de masse entre 202 et 107 av. J.-C. (*The Dead Sea Scrolls Today*, p. 18). La datation interne est de 125 à 100 av. J.-C. Vous pouvez voir une photographie de deux pages de ce rouleau (Ésaïe 49, 4-51, 13 et 51, 13-52, 12) dans le *New International Dictionary of the Bible*, p. 472 et 261.

1Q8 (= 1QIsa(b)) – (100 av. J.-C. à 100 apr. J.-C.) contient Ésaïe 7, 22-25 ; 8, 1 ; 10, 16-19 ; 12, 3-6 ; 13, 1-8, 16-19 ; 15, 3-9 ; 19, 7-17, 20-25 ; 20, 1 ; 22, 11-18, 24-25 ; 23, 1-4 ; 24, 18-23 ; 26, 1-5 ; 28, 15-20 ; 29, 1-8 ; 30:10-14, 21-26 ; 35:4-6 ; 37:8-12 ; 38:12-22 ; 39:1-8 ; 40:2-3 ; 41:3-23 ; 43:1-13, 23-27 ; 44, 21-28 ; 45, 1-13 ; 46, 3-13 ; 47, 1-14 ; 48, 17-22 ; 49, 1-15 ; 50, 7-11 ; 51, 1-10 ; 52, 7-15 ; 53, 1-12 ; 54, 1-6 ; 55:2-13 ; 56:1-12 ; 57:1-4, 17-21 ; 58:1-14 ; 59:1-8, 20-21 ; 60:1-22 ; 61:1-2 ; 62:2-12 ; 63:1-19 ; 64:1, 6-8 ; 65, 17-25 ; 66, 1-24, selon l’ouvrage *The Meaning of the Dead Sea Scrolls*, p. 414-417. L’ouvrage *Responses to 101 Questions on the Dead Sea Scrolls*, p. 20-21, indique qu’il est assez bien conservé à partir du chapitre 41. Il précise également qu’il est encore plus proche du texte massorétique que le 1QIsa(a).

Du 4Q55 (=4QIsa(a)) au 4Q68 (=4QIsa(o)), ainsi que le 4Q69a (=4QPapIsa(p)). Le 4Q62 (=4QIsa(h)) contient de petits fragments provenant de cinq manuscrits différents. Ceux-ci contiennent Ésaïe 1, 1-6, 10-16, 18-31 ; 2, 1-16 ; 3, 14-22 ; 4, 5-6 ; 5, 1, 13-28 ; 6, 3-8, 10-13 ; 7, 4-20 ; 8, 1-14 ; 9, 3-12, 17-20 ; 10, 1-10, 16-19, 23-33 ; 11, 4-16 ; 12, 1-6 ; 13, 1-19 ; 14, 1-13, 20-24, 28-32 ; 15, 1-9 ; 16 : aucun ; 17, 8-14 ; 18 : 1, 5-7 ; 19 : 1-25 ; 20 : 1-6 ; 21 : 1-16 ; 22 : 10-25 ; 23 : 1-18 ; 24 : 1-15, 19-23 ; 25 : 1-2, 8-12 ; 26 : 1-19 ; 27:1, 5-6, 8-12 ; 28:6-14, 16-18 ?, 22, 24 ? ; 29:1-9 ; 30:8-17 ; 31 : aucun ; 32 : aucun ; 33:2-8, 16-23 ; 34 : aucun ; 35:9-10 ; 36 : 1-2 ; 37 : 29-32 ; 38 : aucun ; 39 : 1-8 ; 40 : 1-4, 22-26 ; 41 : 8-11 ; 42 : 2-7, 9-12, 14-25 ; 43 : 1-4, 12-15, 16-24 ; 44 : 3-7, 19-28 ; 45 : 1-4, 6-8, 20-25 ; 46 : 1-3, 8-13 ; 47 : 1-6, 8-9 ; 48 : 6-8, 8-22 ; 49 : 1-15, 21-23 ; 50 : aucun ; 51 : 1-2, 8-16 ; 52 : 2, 4-7 ; 53 : 1-3, 6-8, 8-12 ; 54 : 1-11, 7-17 ; 55 : 1-7 ; 56 : 7-8 ; 57 : 5-8, 9-21 ; 58 : 1-3, 5-7, 13-15 ; 59 : 15-16 ; 60 : 20-22 ; 61 : 1-3, 3-6 ; 62 : aucun ; 63 : aucun ; 64 : 5-11 ; 65 : 1 ; 66 : 20-24

4Q69b (=4QIsa(r)) Ésaïe 30, 23

5Q3 (=5QIsa) Ésaïe 39, 3 ? Ou Ésaïe 41, 25 ? ; 40, 16, 18-19

Parmi les manuscrits de la mer Morte figurait également un commentaire sur Ésaïe (3Q4).

Dans l’ensemble, l’ouvrage *A Survey of Old Testament Introduction*, p. 25, indique que les deux exemplaires d’Ésaïe découverts dans la grotte 1 étaient identiques à la Bible hébraïque standard à 95 % du texte. (À titre de vérification, j’ai comparé trois passages d’Ésaïe et j’ai constaté une concordance de toutes les consonnes de 93,3 %, 95,1 % et 96 %, avec une moyenne globale de 94,6 %.)

Ainsi, dans l’ensemble, tous les versets d’Isaïe sont conservés parmi les manuscrits de la mer Morte.

Parmi les manuscrits de la mer Morte, le Grand Rouleau d’Isaïe est particulièrement intéressant dans la mesure où il comporte onze endroits où figure ce qui semble être une lettre grecque « Tau » (ou « Chi ») couchée, à côté de passages à caractère messianique. Cela pourrait s’expliquer par le fait que « Chi » était la première lettre du mot grec désignant le Christ. Cela ne prouve toutefois pas une influence chrétienne, car le terme « Christ » était déjà reconnu par les Juifs avant l’époque de Jésus comme la traduction grecque de « Messie » ou « l’Oint ». Ces onze passages sont Ésaïe 32, 1 et suivants ; 42, 1 et suivants ; 42, 5 et suivants ; 42, 19 et suivants ; 44, 28 ; 49, 5-7 ; 55, 3-4 ; 56, 1-2 ; 56, 3 et suivants ; 58, 13 et suivants ; 66, 5 et suivants.

Les manuscrits de la Bible chrétienne, datant d’environ 350 apr. J.-C., contiennent l’Ancien Testament, y compris le livre d’Ésaïe.

Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.), dans la 1re Épître de Clément, chapitre 16, cite (avec des commentaires supplémentaires) l’intégralité du chapitre 53 d’Isaïe tel qu’il figure dans la Septante.

Justin le Martyr (qui a écrit vers 138-165 apr. J.-C.) cite le livre d’Ésaïe plus que tout autre livre, à l’exception des Psaumes. Il en cite 209 versets, en totalité ou en partie : Ésaïe 1, 3, 7, 9, 16-20, 23, 27 ; 2, 3, 5 et suivants ; 3, 9-16 ; 5, 18-25 ; 6, 8 ; 7, 10-17 ; 8, 4 ; 9, 6 ; 11, 1 et suivants ; 14, 1 ; 18, 6 ; 19, 24 ; 26, 2 et 3 ; 27, 1 ; 29, 13 et 14 ; 30, 1 à 5 ; 33, 13 à 19 ; 35, 1 à 7 ; 39, 8 ; 40, 1-17 ; 42, 1-13, 16 ; 43, 10, 15 ; 44, 6, 9-20 ; 49, 6, 8 ; 50, 4, 6 ; 51, 4, 5, 10 et suivants, 13-15 ; 53, 1-12 ; 54, 1, 9 ; 55, 3 et suivants ; 57, 1-12 ; 58, 13, 14 ; 62, 10-12 ; 63, 1-6, 15-19 ; 64, 10-12 ; 65, 1-3, 8 et suivants, 9-12, 17-25 ; 66, 1, 5-11, 21, 24

Il a déclaré que bon nombre de ces citations (1,3 ; 3,9 et suivants ;5:18 , 20 ; 19,24 et suivants ; 52,2 ; 53 ; 57,1-4 ; 58,1-12 ; etc.) provenaient d’Ésaïe.

Le Vaticanus (325-350 apr. J.-C.) contient l’intégralité du livre d’Isaïe

Le Sinaïticus (340-350 apr. J.-C.) contient l’intégralité du livre d’Isaïe. Il commence à la page suivant la fin du 4e livre des Maccabées. Il se termine sur la même page que celle où commence Jérémie.

L’Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.) contient l’intégralité du livre d’Isaïe, qui a été placé après les douze livres des petits prophètes.


Q : Quels auteurs anciens ont fait référence à Isaïe ?

R : Les auteurs pré-nicéens qui ont cité ou fait allusion à des versets d’Isaïe sont les suivants :

Philon, le Juif d’Alexandrie (15/20 av. J.-C. – 50 apr. J.-C.), fait référence à quatre versets d’Isaïe : 1, 9 ; 5, 7 ; 48, 22 ; 54, 1.

Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) cite Ésaïe 1, 16-20. 1 Clément, chap. 8, p. 7. Il cite également Ésaïe 66, 2 au chap. 13, p. 8

Ignace d’Antioche (vers 100-117 apr. J.-C.) fait allusion à Ésaïe 5, 26 ; 49, 22 dans sa Lettre aux Smyrniotes, chap. 1, p. 86 (version grecque abrégée)

L’Épître de Barnabé (100-150 apr. J.-C.), chap. 4, p. 139, cite Ésaïe 5, 21 en disant : « L’Écriture dit ».

2 Clément (120-140 apr. J.-C.), chap. 2, p. 517, cite Ésaïe 54, 1. L'auteur cite également Ésaïe 29, 13, attribuant ce passage à Ésaïe, au chap. 3, p. 518.

Polycarpe (100-155 apr. J.-C.) cite le dernier quart d’Ésaïe 52, 5 dans sa Lettre aux Philippiens, chapitre 10, p. 35

Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) cite tout ou partie de 209 versets d’Ésaïe. Il cite Ésaïe 66, 1 comme provenant d’Ésaïe dans le *Dialogue avec Tryphon le Juif*, chapitre 23, p. 206. Il cite Ésaïe 49, 1-17 d’un seul tenant dans le *Dialogue avec Tryphon*, chapitre 50, p. 220

Hégésippe (170 apr. J.-C.) mentionne des passages du livre d’Ésaïe dans *Fragments de cinq livres de commentaires sur les Actes de l’Église*, p. 763

Mélétos/Méliton de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.) affirme, dans sa lettre à Onésime, que le livre d’Isaïe fait partie des livres de l’Ancien Testament. Dans *Sur la Pâque*, p. 72. Ce passage est conservé dans l’*Histoire ecclésiastique* d’Eusèbe, livre 4, chapitre 26.

Athénagoras (177 apr. J.-C.) fait référence à Ésaïe 41, 4 ; 44, 6 ; 43, 10, 11 ; 46, 1. Il mentionne également « Moïse, Ésaïe, Jérémie » et les autres prophètes. *Plaidoyer en faveur des chrétiens*, chap. 9, p. 133

Théophile d’Antioche (168-181/188 apr. J.-C.) cite Ésaïe 40, 22 comme provenant d’Ésaïe. Théophile à Autolycos, livre 2, chapitre 13, p. 100.

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite Ésaïe 7, 10-17 et déclare : « Le Saint-Esprit a donc soigneusement indiqué, par ce qui a été dit, Sa naissance d’une vierge et Sa nature, à savoir qu’Il est Dieu (car le nom Emmanuel l’indique). » Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chap. 21.4, p. 452

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite Ésaïe 7, 11 comme provenant d’Ésaïe dans *Contre les hérésies*, livre 3, chap. 21.6, p. 453

Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) cite Ésaïe 40, 11 en l’attribuant à Ésaïe. *L’Instructeur*, livre 1, chap. 5, p. 213

Tertullien (198-200 apr. J.-C.) fait référence à Ésaïe 58, 1-2 en l’attribuant à Ésaïe. *Réponse aux Juifs*, chap. 9, p. 164

Théodote, probablement montaniste (vers 240 apr. J.-C.), cite un quart d’Ésaïe 19, 20 comme une prophétie dans *Extraits de Théodote*, chap. 16, p. 45

Théodote, probablement montaniste (vers 240 apr. J.-C.), cite Ésaïe 40, 6 dans *Extraits de Théodote*, chap. 9, p. 44. Il cite également Ésaïe 2, 3 ; 19, 20 et 46, 6.

Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) cite Ésaïe 1, 16-19 comme étant d’Ésaïe. « Discours sur la Sainte Théophanie », chap. 10, p. 237.

Commodien (vers 240 apr. J.-C.) mentionne Ésaïe et la loi que Moïse, dans sa colère, a brisée en morceaux. « Instructions de Commodien », chap. 38, p. 210

Origène (225-254 apr. J.-C.) fait référence à Ésaïe, fils d’Amoz, et à la vision de Nahum. Homélies sur la Genèse. Homélie 11, chap. 3, p. 173

Novatien (250/4-256/7 apr. J.-C.) cite Ésaïe 7, 14 en y voyant une référence au Christ. Traité sur la Trinité, chap. 12, p. 621.

Un traité anonyme contre Novatien (250/4-256/7 apr. J.-C.), chap. 10, p. 660, cite Ésaïe 57, 1 et 11 comme étant d’Ésaïe.

Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) : « Dans Ésaïe… dans le Psaume 117… Également dans Zacharie… Également dans le Deutéronome… Également chez Jésus [Josué], fils de Nave. » Traités de Cyrille, Traité 12, chap. 2.16

Cypien de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) affirme que le Fils, le Christ, est né de la Vierge Marie. Lettres de Cypien, lettre 72, chap. 5, p. 380. Il fait également référence à Ésaïe 7, 14 dans la lettre 8, p. 288

Firmilien de Césarée, dans une lettre adressée à Cyprien (256 apr. J.-C.), cite Ésaïe 2, 2. Lettres de Cyprien, lettre 74, chap. 1, p. 390

Pontius (après 258 apr. J.-C.), en évoquant Philippe et l’eunuque, a déclaré que l’eunuque « lisait le prophète Isaïe ». *La Vie et la Passion de Cyprien*, chap. 3, p. 268

Dionysius d’Alexandrie (246-256 apr. J.-C.) affirme qu’Ésaïe 66, 3-4 et Ésaïe 43, 9 sont d’Ésaïe, dans l’Épître 11 à Hermammon, p. 107.

Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) : « Les prophètes et l’Évangile parlent clairement de deux avènements du Christ : le premier dans l’humilité, et le second, après celui-ci, dans la gloire. » Il cite ensuite Ésaïe 53, 2-3. *Dialogue sur la vraie foi*, première partie, chap. 25, p. 68

Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) cite Ésaïe 11, 2-3 comme étant d’Ésaïe. *Sur la création du monde*, p. 342.

Pierre d’Alexandrie (306 285-310/311 apr. J.-C.) cite Ésaïe 66, 24 en l’attribuant à Ésaïe dans *Les Épîtres canoniques*, canon 4, p. 270. Il cite également Ésaïe 66, 24 en l’attribuant au prophète. Ibid., canon 5, p. 271.

Méthode d’Olympe et de Patara (270-311/312 apr. J.-C.)

Lactance (vers 303 – vers 325 apr. J.-C.) : « Seigneur, qui était assis à la droite de Dieu, sinon le Christ, Fils de Dieu, qui est Roi des rois et Seigneur des seigneurs ? Et cela est démontré plus clairement par Ésaïe », *Les Institutions divines*, livre 4, chapitre 12, p. 110

Après Nicée

Eusèbe de Césarée, Hilaire de Poitiers, Athanase, Basile de Cappadoce, Cyrille de Jérusalem, Grégoire de Nazianze, Grégoire de Nysse, Didyme l’Aveugle, Rufin, Jérôme, Sozomène (allusion), Sulpice Sévère, le Concile de Carthage (393-419 apr. J.-C.), Épiphane de Salamine, Jean Chrysostome, Augustin d’Hippone, Jean Cassien, l’Histoire ecclésiastique de Socrate, et d’autres encore font référence à Ésaïe.

Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.) cite Ésaïe 40, 12 comme étant d’Ésaïe. Dans *Sur le Saint-Esprit*, livre 2, chap. 9.90, p. 126.

Pacien de Barcelone (342-379/392 apr. J.-C.) cite Ésaïe 1, 18 comme étant d’Ésaïe. Lettre 3, chap. 17.2, p. 59


Q : Quelles sont certaines des différences entre le texte massorétique et le Grand Rouleau d’Isaïe des Manuscrits de la mer Morte ?

R : Avant d’examiner le texte du Grand Rouleau d’Isaïe (1QIsa(a)), il convient de dire quelques mots sur les marges. À onze endroits, on trouve ce qui semble être une lettre grecque « Tau » (ou « Chi ») couchée, à côté de passages messianiques. Cela s’explique peut-être par le fait que « Chi » était la première lettre du mot grec désignant le Christ. Cela ne prouve toutefois pas une influence chrétienne, car le terme « Christ » était déjà reconnu par les Juifs avant l’époque de Jésus comme la traduction grecque de « Messie » ou « l’Oint ». Ces onze passages sont Ésaïe 32, 1 et suivants ; 42, 1 et suivants ; 42, 5 et suivants ; 42, 19 et suivants ; 44, 28 ; 49, 5-7 ; 55, 3-4 ; 56, 1-2 ; 56, 3 et suivants ; 58, 13 et suivants ; 66, 5 et suivants. Sauf indication contraire, le premier est le texte massorétique (MT) et le second est le Grand Rouleau d’Ésaïe (1QIsa(a)).

Ésaïe 2:9 « ne leur pardonnez pas » (MT) vs [absent] (1QIsa(a))

Ésaïe3:24 : « car » (MT) contre « par honte » (1QIsa(a))

Ésaïe7:14 , « toi » (deuxième personne du féminin ou peut-être troisième personne) contre « (masculin) » (1QIsa(a)).

Isaïe 8:2 « J’appellerai comme témoin(s) » (MT et 4QISa e) contre « et je le ferai attester » (1QIsa(a)).

Isaïe 11, 6 : « le veau et la bête de proie (le lion), ainsi que l’animal engraissé » (MT et 4QIsa c) contre « le veau et la bête de proie (le lion) paîtront ensemble » (1QIsa(a))

Isaïe 14:4 (mot inconnu dans le TM) contre « insolence/fureur » (1QIsa(a)) – une lettre de différence (d à r)

Ésaïe14:30 : « il tuera » (TM) contre « je tuerai » dans 1QIsa(a) et en latin.

Ésaïe 15:9 « [la ville de] Dimon » deux fois (TM) contre « [la ville de] Dibon » (1QIsa(a)) contre « [la ville de] Dimon » la première fois, la deuxième partie du manuscrit étant détruite. (1QIsa(b)) (Dibon est bien connu, mais Dimon ne l’est pas.)

Isaïe 21:8 « Et [comme] un lion, il rugit » (MT) contre « la sentinelle du lion » (1QIsa(a)).

Isaïe 23, 2-3 : « ils vous ont comblé » (MT, probablement 4QIsa a) contre « vos messagers » (1QIsa(a), apparemment 1QIsa(b) également) (deux lettres de différence).

Ésaïe 28:16 « il a fondé » contre « il fonde / est sur le point de fonder » (1QIsa(a) et la Septante)

Ésaïe 29, 5 : « vos étrangers » contre « votre arrogance » (1QIsa(a))

Isaïe 30, 5 : « étrangers » (MT) contre « ennemis » (1QIsa(a), Septante, Targum) (une lettre de différence)

Ésaïe 30, 16 : « devraient dire » (MT) contre « l’argile / le pot » (1QIsa(a))

Ésaïe 33:8 « villes » (MT) contre « témoins » (1QIsa(a))

Ésaïe 34, 5 : « s’enivrer » (MT) contre « être vu » (1QIsa(a))

Isa 37, 9 « pour apprendre » (MT) contre « pour faire demi-tour » (LXX et 2 Rois 19, 9)

Ésaïe 37:25 (absent) (MT) contre « dans des pays étrangers » (1QIsa(a) et 2 Rois)

Ésaïe 37:27 « champ » (MT) contre « ravagé/brûlé » (1QIsa(a) et 2 Rois)

Ésaïe 37, 28 : « Je sais que vous vous asseyez » (MT) contre « Je sais que vous vous levez et que vous vous asseyez » (Manuscrits de la mer Morte, Septante)

Ésaïe 38:11 « plus parmi les habitants du monde » (certains textes hébreux) contre « plus parmi les habitants du reste » (MT, Vulgate) contre « plus parmi les habitants du pays » (Targum) contre « plus » (LXX)

Ésaïe 38:14 « Éternel » (Ancien Testament de Bomberg, 1524-1525 apr. J.-C.) contre « Seigneur » (MT, Manuscrits de la mer Morte)

Ésaïe 38:15 « Il m’a parlé » (MT, Vulgate) vs. « Et je lui dirai » (Manuscrits de la mer Morte, Targum) vs. (absent) (LXX)

Ésaïe 38:16 « hâtez-vous » (MT) contre « faites honte » (LXX)

Ésaïe 40, 3 « Aplanissez dans le désert » (MT, Targum, Vulgate) contre « Aplanissez » (LXX)

Ésaïe 40, 6 « Et il dit » (MT, Targum) contre « Et j’ai dit » (Manuscrits de la Mer Morte, Septante, Vulgate)

Ésaïe 40:12 « les eaux » (MT, Septante, Vulgate) contre « les eaux de la mer » (Manuscrits de la mer Morte) contre « les eaux du monde » (Targum)

Ésaïe 41:14 « ver de Jacob, hommes d’Israël » (MT) contre « ver de Jacob, insecte d’Israël » (syriaque)

Ésaïe 41, 29 « sans valeur » (MT, Vulgate) contre « rien » (Manuscrits de la mer Morte, syriaque, Targum) contre (la première moitié du verset est absente dans la Septante)

Ésaïe 45:2 « J’aplanirai les reliefs / les endroits accidentés » (MT) contre « J’aplanirai les montagnes » (1QIsa(a), Septante) contre « Je piétinerai les murs » (Targum) contre « J’humilierai les grands de la terre » (Vulgate)

Isaïe 45, 8 : « afin qu’ils produisent le salut » (MT) contre « afin que le salut germe / jaillisse » (1QIsa(a)) (différence d’une lettre)

Isaïe 47, 13 : « prédire à partir de quoi » (MT) vs. « prédire quoi » (LXX, syriaque, comparez avec la Vulgate)

Isaïe 48:11 « Car pourquoi serait-il profané ? » (TM) vs « Car pourquoi mon nom serait-il profané ? » (LXX, latin ancien/italique)

Isaïe 49:5 « est rassemblé auprès de lui » (Qere du texte massorétique, manuscrits de la mer Morte, Septante) contre « n’est pas rassemblé auprès de lui » (Kethib du texte massorétique)

Isaïe 49:12 « Sinim » (TM) contre « Syène » (1QIsa(a)). Syène correspond à l’actuelle Assouan, mais Sinim est une localité inconnue.

Isaïe 49, 24 : « captifs du juste » (texte massorétique, Targum) contre « captifs du puissant/tyran » (1QIsa(a), syriaque, Vulgate) contre « captifs injustement » (LXX)

Isaïe 51, 16 : « plantant les cieux » (MT) contre « étendant les cieux » (syriaque) contre « fixant les cieux »

Isaïe 51, 19 « Comment puis-je vous consoler ? » (MT) contre « Comment peut-il vous consoler ? » (1QIsa(a)) (une lettre de différence)

Ésaïe 52:5 « les faire gémir » (TM) vs. « se moquer » (Manuscrits de la mer Morte) vs. « s’émerveiller et gémir » (LXX) vs. « se vanter » (Targum) vs. « les traiter injustement » (Vulgate)

Le texte : Voici un extrait détaillé d’Ésaïe 52, 14-53, 12. Sauf indication contraire, le premier texte est le texte massorétique, le deuxième est le « Grand Rouleau d’Ésaïe » issu des manuscrits de la mer Morte, et le troisième est la Septante grecque. Dans cette section, on compte 197 mots hébreux dans le texte massorétique, 207 mots hébreux dans le texte du Rouleau d’Isaïe, et la Septante grecque comporte 332 mots grecs. Il existe 55 différences entre le texte massorétique et le Grand Rouleau d’Isaïe, bien que certaines de ces différences correspondent à des mots hébreux plus anciens par opposition à des mots plus récents ayant la même signification. Il pourrait également s’agir de différences dialectales.

Ésaïe 52, 14 : « son défigurement » vs « mon défigurement » vs « sans gloire » (LXX)

Ésaïe 52:14 « fils des hommes » (également dans la LXX) vs « fils de l’homme »

Ésaïe 52:15 « ils fermeront » (futur) vs « ils auront déjà fermé » (passé avec le préfixe du futur) vs « ils fermeront » (LXX)

Ésaïe 52:15 « ils verront » (également dans la LXX) contre « ils ont vu »

Ésaïe 53:1 « sur/à qui » contre « à qui » (LXX également)

Ésaïe 53, 2 : « sec » – différence orthographique

Ésaïe 53:2 « majesté » (MT) vs. « majesté pour lui » (1QIsa(a)) vs. « beauté » (certaines versions de la Septante)

Ésaïe 53:2 « remarquer » vs « Le voir » vs « l’ont vu » (LXX)

Ésaïe 53:2 « nous le désirerons » vs « nous devrions le désirer » vs absent (LXX)

Ésaïe 53:3 « un homme » vs « et un homme » (également dans la LXX)

Ésaïe 53, 3 : « familier avec » vs « connaissant / ayant connu »

Ésaïe 53:3 « celui devant qui les hommes se cachent » (différence orthographique possible)

Ésaïe 53:3 « nous l’avons méprisé » vs « il était/est méprisé »

Ésaïe 53:4 « il connaissait bien » vs. « il sera annoncé / rendu connu » vs. « nous l’avons considéré » (LXX)

Ésaïe 53:4 (maladies / affections) (différence orthographique entre deux mots)

Ésaïe 53:4 « frappé » (MT) vs « et frappé » (1QIsa(a))

Ésaïe 53:4 « frappé par Dieu et affligé / tourmenté » (MT) vs « dans la souffrance et dans l’affliction / le tourment » (LXX)

Ésaïe 53:5 « transgression… coup » vs « transgressions… coups » (une lettre par mot) vs « péchés… meurtrissures » (LXX)

Ésaïe 53, 5 : « brisé… le châtiment » contre « et brisé… et le châtiment » contre « meurtri / rendu malade… meurtrissure » (LXX)

Ésaïe 53, 5 : « il a été brisé » contre « meurtri / rendu malade » (LXX)

Ésaïe 53:5 « ont été guéris » vs « seront guéris »

Ésaïe 53, 6 – aucune différence entre le texte massorétique et 1QIsa(a)

Ésaïe 53, 6 : « se sont égarés ; nous nous sommes tous détournés chacun vers sa propre voie, et l’Éternel l’a livré » (TM, 1QIsa(a)) vs. « se sont égarés ; chacun s’est égaré dans sa voie ; et le Seigneur l’a livré pour nos péchés » (LXX)

Ésaïe 53,7 : « opprimé » (différence orthographique probable d’une lettre) par rapport à « affliction »

Ésaïe 53:7 « et comme une brebis » vs. « comme une brebis » vs. « comme un mouton » (LXX)

Ésaïe 53, 7 : « il n’a pas ouvert » contre « il n’ouvrira pas » contre « ainsi, il n’ouvre pas la bouche »

Ésaïe 53,7 : « bouche » (différence orthographique probable) contre « bouche » (LXX)

Ésaïe 53, 8 : « oppression / prison » (MT et 1QIsa(a)) contre « humiliation » (LXX)

Ésaïe 53, 8 : « qui » (différence orthographique probable)

Isaïe 53, 8 : « Car » (différence orthographique probable)

Ésaïe 53, 8 : « mon peuple » (MT et Septante) contre « son peuple » (1QIsa(a))

Ésaïe 53,8 : « coup » vs « il a été frappé » vs « il a été conduit à la mort »

Ésaïe 53, 9 « il a fait / mis / donné » vs. « ils ont fait / mis / donné » vs. « je donnerai »

Ésaïe 53, 9 : « et avec » vs « et un temps [avec] » vs « et le » (LXX)

Ésaïe 53, 9 : « dans sa mort / son tombeau » (MT, 1QIsa(a)) vs « pour sa mort » (LXX)

Ésaïe 53, 9 : « bouche » (probablement une différence orthographique)

Ésaïe 53:10 « pour le rendre malade / par la maladie » vs. « l’ont transpercé (à mort) » (1QIsa(a)) vs. « coup » (Les mots « maladie » et « l’ont transpercé » ne sont pas du tout similaires en hébreu. Le sens de la Septante est ici très proche de celui de 1QIsa(a))

Ésaïe 53:10 « il prolongera » (mots hébreux différents)

Ésaïe 53, 11a : « âme » (l’hébreu ancien présentait apparemment une conjugaison génitive légèrement différente de celle de l’hébreu postérieur) vs « âme » (LXX)

Isaïe 53, 11b : « verra et sera satisfait » (MT) vs « verra la lumière et sera satisfait » (à la fois dans 1QIsa(a) et 1QIsa(b)) vs « pour lui faire connaître la lumière et le doter de discernement ; pour justifier le Juste qui sert bien les nombreux ; et il portera leurs péchés » (LXX)

Isaïe 53, 11c : « son serviteur » (MT) contre « mon serviteur » (1QIsa(a))

Ésaïe 53, 11d : « il » (différence orthographique probable entre le MT et 1QIsa(a))

Isaïe 53, 12a : « et pour » — mots hébreux différents dans le MT et le 1QIsa(a)

Ésaïe 53, 12b : « péché » (MT) contre « péchés » (1QIsa(a))

Ésaïe 53, 12c : « a intercédé en faveur des transgresseurs » (MT) contre « sera frappé pour leurs transgressions » contre « livré à cause de leurs transgressions » (LXX)

Ésaïe 56:12 « Venez, disent-ils, allons chercher du vin » (MT) contre « Venez, dites-vous, allons chercher du vin » (Manuscrits de la mer Morte, syriaque, Vulgate, Targum)

Ésaïe 57:11 « je suis resté silencieux, même pendant longtemps » (MT) vs. « je suis resté silencieux et j’ai fermé les yeux » (LXX, Vulgate)

Ésaïe 60, 19 : « Que la lune vous éclaire » (MT) contre « Que la lune vous éclaire pendant la nuit » (1QIsa(a), Septante, latin ancien/italique, Targum)

Ésaïe 61, 1 : « libération des ténèbres pour les prisonniers » (MT) contre « libération des ténèbres pour les aveugles » (LXX)

Isaïe 63, 9 : « Ce n’était ni une angoisse ni un ange » (MT) contre « Ce n’était ni un messager ni un ange » (LXX)

Ésaïe 64, 7 : « Vous nous avez livrés entre les mains de notre iniquité » (MT) contre « Vous nous avez livrés entre les mains de notre iniquité » (LXX, syriaque, latin ancien/italique, Targum)

Ésaïe 65, 7 : « vos péchés et ceux de vos ancêtres » contre « leurs péchés et ceux de leurs ancêtres » (LXX, syriaque)

Ésaïe 66, 2 : « toutes ces choses se sont produites » (MT) contre « toutes ces choses sont miennes » (LXX, syriaque)

Ésaïe 66, 18a : « Car je connais leurs œuvres » (MT) contre « Car je connais leurs œuvres » (LXX, syriaque)

Isaïe 66, 18b : « cela vient » (MT) contre « je viens » (LXX, syriaque, Vulgate, Targum)

Ésaïe 66:19 « pul » (TM) contre « Put » (= les Libyens) (certaines versions de la Septante)

Cliquez sur ce lien, www.BibleQuery.org/isa53.html, pour consulter le texte intégral du texte massorétique, du Grand Rouleau d’Ésaïe et de la Septante grecque.

Quant à savoir lequel est le plus fiable, on peut avancer des arguments dans un sens comme dans l’autre. D’une part, les manuscrits de la mer Morte remontent à l’époque du Christ. D’autre part, étant donné que ces manuscrits attestent de la grande exactitude du texte massorétique et que les scribes massorétiques ont apporté un soin extrême à la copie précise de la Bible, on pourrait soutenir que le texte massorétique est plus précis.

Voici un exemple tiré de l’ouvrage *The Meaning of the Dead Sea Scrolls* où le scribe de 1QIsa(a) a apparemment fait preuve de négligence. Voici le texte massorétique.

Ésaïe 16:8-9 « Car les champs de Heshbon et les vignobles de Sibmah dépérissent. *Les chefs des nations ont brisé ses branches de choix, qui s’étendaient jusqu’à Jazer et s’enfonçaient dans le désert ; ses rameaux s’étendaient et s’épanouissaient, franchissant même la mer. C’est pourquoi je pleurerai avec les lamentations de Jazer pour la vigne de Sibma.* J’arroserai… » vs « Car les champs de Heshbon et les vignobles de Sibma dépérissent. J’arroserai… » Il manque dans le rouleau 1QIsa(a) la partie comprise entre les astérisques (*).

Bibliographie relative à cette question : *Messianic Prophecies from a Dead Sea Scroll* (Prophéties messianiques tirées d’un rouleau de la mer Morte) de Catherine Geever, Margaret Heinle et Preston Heinle, qui présente le texte du rouleau de la mer Morte, les différences et une analyse de ces dernières. On a également utilisé la Bible interlinéaire de Jay P. Green, l’ouvrage de C.L. Brenton intitulé *The Septuagint Version: Greek and English*, ainsi que *The Dead Sea Scrolls & Modern Translations of the Old Testament* de Harold Scanlin.


Q : Dans le livre d’Ésaïe, quelles sont certaines des différences de traduction entre l’hébreu, la Septante grecque et d’autres traductions ?

R : De tous les livres de l’Ancien Testament, la traduction de la Septante du livre d’Ésaïe est probablement celle qui a été la moins bien réalisée. Voici quelques-unes de ces différences de traduction, tirées principalement du chapitre 6. Sauf indication contraire, le premier texte est le texte massorétique, et le second est celui de la Septante.

Ésaïe1:17 : « Réprimandez l’oppresseur » vs « Réprimandez l’opprimé »

Ésaïe1:29 : « ils auront honte » (de nombreux textes massorétiques, Septante, Vulgate) vs « vous aurez honte » (certains textes massorétiques, Targum)

Ésaïe 2:9b-10 : présent (4QIsa(a), 4QIsa(b), Septante) ; absent (Grand Rouleau d’Ésaïe)

Ésaïe2:12 « les orgueilleux et les hautains, et tout ce qui s’élève ; et cela sera abaissé » (TM) contre « tous ceux qui sont orgueilleux et hautains, et tout ce qui est élevé et imposant, et ils seront abaissés » (LXX)

Isaïe3:24 « au lieu de la beauté » (MT) contre « au lieu de la beauté, la honte » (Rouleaux de la mer Morte)

Ésaïe5:17 : « des étrangers en mangeront » (MT) contre « des agneaux s’en nourriront » (LXX)

Ésaïe 6, 2 : « Au-dessus de lui se tenaient les séraphins » (MT) contre « Et des séraphins se tenaient tout autour de lui » (LXX)

Isaïe 6,5 « Malheur à moi » (TM) contre « Malheur à moi, car je suis transpercé au cœur » (LXX)

Ésaïe 6:6 « s’est envolé vers moi » (MT) contre « m’a été envoyé » (LXX)

Ésaïe 6:7 « Votre iniquité est ôtée, et votre péché est couvert » (MT) contre « ôtera vos iniquités et purifiera vos péchés » (LXX) (voix active contre voix passive)

Ésaïe 6:8 « Allez pour nous » (MT) contre « Allez vers ce peuple » (LXX)

Ésaïe 6:9-10 « qu’ils entendent sans jamais comprendre ; qu’ils voient sans jamais percevoir. Endurcis le cœur de ce peuple ; engourdis ses oreilles et ferme ses yeux » (MT) contre « Vous entendrez sans cesse, mais vous ne comprendrez jamais ; vous verrez sans cesse, mais vous ne percevrez jamais. Le cœur de ce peuple s’est endurci ; ils entendent à peine de leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux » (LXX) (traductions tirées de la note de bas de page de la NIV)

Ésaïe6:10 « Endurcis le cœur de ce peuple… » (MT) contre « Car le cœur de ce peuple… » (LXX)

Ésaïe6:11 « dévasté, une désolation » (MT) vs « laissé dans la désolation » (LXX)

Isaïe6:12 : « La désolation au milieu du pays est grande » (MT) contre « Ceux qui resteront sur le pays se multiplieront » (LXX)

Isaïe6:13 « seront consumés » (MT) contre « seront la proie du pillage » (LXX)

Isaïe6:13 « le chêne qui, bien qu’abattu, conserve encore sa souche — la semence sainte est sa souche » (MT) contre « le gland lorsqu’il tombe de son enveloppe » (LXX)

Ésaïe7:14 : « Elle lui donnera ce nom » (MT) contre « Son nom sera appelé » (LXX et 1QIsa(a) des Manuscrits de la Mer Morte). La différence réside dans une seule consonne.

Ésaïe7:14 : « jeune femme » (‘almah) en hébreu (MT, manuscrits de la mer Morte) contre « vierge » (parthenos) dans la Septante grecque et « jeune femme » (neanis) dans les traductions grecques d’Aquila, de Symmachus et de Théodotion.

Isaïe 8:2 « Je fais attester » (MT) contre « je fais attester » (manuscrits de la mer Morte, Septante, syriaque)

Ésaïe 9:3 « Vous avez multiplié la nation et accru sa joie » (manuscrits de la mer Morte, Targum) par opposition à « Vous avez multiplié la nation sans accroître la joie » (MT, Vulgate, 1QIsa) par opposition à « Vous avez fait chuter la plupart du peuple dans votre joie » (LXX)

Ésaïe9:17 : « ne s’est pas réjoui de » (MT) contre « n’a pas eu pitié de » (Manuscrits de la mer Morte)

Ésaïe10:16 : « L’Éternel » (MT, Manuscrits de la mer Morte) contre « Le Seigneur [Adonaï] » (Ancien Testament de Bomberg, 1524-1525 apr. J.-C.)

Ésaïe 9:20 « son frère / son parent / son voisin » contre « son propre bras » (LXX) contre « le bras de son frère / de son parent / de son voisin » (LXX alexandrine)

Ésaïe 10:20 « bras » (MT) contre « descendance » (Targum)

Ésaïe10:27 : « le joug sera brisé/détruit parce que vous êtes devenus si gras » (MT, NRSV) vs. « le joug sera détruit à cause de l’onction » (MT, traduction littérale de Green) vs. « le joug sera brisé/détruit de vos épaules » (LXX)

Ésaïe10:30 « Élevez la voix, ô fille de Gallim ! » (MT, Targum, Vulgate) vs. « Écoutez-la, ô Anathoth » (LXX, syriaque)

Ésaïe10:34 : « avec un être majestueux » (MT) contre « avec des arbres majestueux » (LXX, Vulgate)

Ésaïe 11:6 « Le veau, le lion et l’agneau seront ensemble » (MT) contre « Le veau et le lion paîtront ensemble » (LXX)

Ésaïe11:15 : « détruiront la langue de la mer d’Égypte » (MT, Vulgate) contre « assécheront la langue de la mer d’Égypte » (LXX, syriaque, Targum)

Ésaïe 13:2 « Faites-leur signe d’entrer par les portes des nobles » (MT) contre « Dégainez vos épées, ô nobles ! » (LXX)

Ésaïe 14:4 (sens inconnu dans le texte hébreu MT) contre « insolence/fureur » (Manuscrits de la mer Morte, comparez avec la Septante, le syriaque, la Vulgate)

Ésaïe14:21 : « pères » (TM) contre « père » (syriaque)

Ésaïe14:30 « parmi les survivants, il tuera » (texte massorétique) contre « parmi les survivants, je tuerai » (Manuscrits de la mer Morte, Vulgate)

Ésaïe 15:1 « Ar [ville] a été pillée » (TM) contre « la ville de Moab a été pillée » (Peshitta)

Ésaïe 15:4 « Les hommes en armes de Moab poussent des cris/hurlent à pleine voix » (TM) contre « Les reins de la région de Moab tremblent/hurlent à pleine voix » (Targum, Vulgate, Septante, syriaque)

Ésaïe 15:9 « Dimon [lieu inconnu] » (MT, Targum) contre « Dibon [en Moab] » (Manuscrits de la mer Morte, Vulgate, comparez avec le syriaque) contre « Rimon » (LXX)

Ésaïe 16:9 « Ô Éléala [nom de lieu] » (MT) contre « Ô Dibon [nom de lieu] » (Manuscrits de la mer Morte, certaines versions de la Septante, Vulgate)

Ésaïe16:10 : « J’ai réduit au silence » (MT) contre « est réduit au silence » (LXX)

Ésaïe 17:2 « Les villes d’Aroër sont délaissées » (MT, Vulgate) contre « Elle sera délaissée pour toujours » (LXX) contre « Ses villes seront délaissées et désolées » (Targum)

Ésaïe 17:9a « rameau » (MT) vs « Amorites » (LXX) vs « dévasté » (Targum) vs « comme les charrues » (Vulgate)

Ésaïe 17:9b « une branche supérieure » (MT) contre « les Hivites/Évaéens » (LXX) contre « en ruines » (Targum) contre « blé/céréales » (Vulgate)

Isaïe 18:1 « navires à voile » (LXX, NEB) vs « ailes vrombissantes » (textes massorétiques)

Ésaïe 18:7 « d’un peuple grand et au teint lisse » (MT) contre « d’un peuple grand et au teint lisse » (Manuscrits de la mer Morte, Septante, Vulgate) contre « à un peuple grand et au teint lisse » (Targum)

Ésaïe19:14 : « déversé en son sein » (MT) contre « déversé en eux » (LXX, comparez les Targums)

Ésaïe19:18 : « ville de destruction » (la plupart des textes massorétiques) contre « ville du soleil » (certains textes massorétiques, le rouleau de la mer Morte 1QIsa, le Targum, la Vulgate) contre « ville de justice » (la plupart des LXX)

Ésaïe 20:2 « chaussure » (TM) contre « chaussures » (LXX, rouleau de la mer Morte 1QIsa)

Isaïe 21:8 « un lion a rugi » (TM) contre « le guetteur a crié » (Manuscrits de la mer Morte, syriaque)

Ésaïe 22:3 « s’est enfui de très loin » (MT) contre « s’est enfui très loin » (LXX, syriaque, Vulgate)

Ésaïe22:19 : « Je vous chasserai donc de votre charge, et de votre position, il vous précipitera » (MT) contre « Je vous chasserai donc de votre charge, et de votre position » (LXX) contre « Je vous chasserai donc de votre charge, et de votre position, je vous précipiterai » (syriaque, Targum, Vulgate)

Isaïe 23:2-3 « Sidon, que les marins ont enrichie/ravitaillée. Sur les grandes eaux est venu le blé du Shihor » (TM) vs. « Sidon, qui traverse la mer ; vos émissaires sont sur la mer/les grandes eaux. Le blé du Shihor » (un des manuscrits de la mer Morte)

Ésaïe23:10 : « Parcourez votre pays » (TM) contre « Labourez votre terre » (Manuscrits de la mer Morte, certaines versions de la Septante)

Ésaïe 25:11 « Et il étendra ses mains au milieu d’eux, comme celui qui nage bat des bras pour avancer. Et il abattra son orgueil par l’habileté de ses mains » (MT, traduction littérale de Green) vs. « Et il étendra ses mains, tout comme il abat l’homme pour le détruire ; et il abattra son orgueil à l’égard de ce sur quoi il a posé ses mains. » (LXX)

Ésaïe 26:19 « mon cadavre » (MT, Manuscrits de la mer Morte, Vulgate) vs. « leurs cadavres » (cf. syriaque, Targums) vs. « ceux qui sont dans les tombes » (LXX)

Ésaïe 26:19 « Vos morts revivront, mon cadavre ; ils se lèveront. Réveillez-vous et chantez, habitants de la poussière ; car la rosée des lumières est votre rosée ; et la terre rejettera les esprits des défunts. » (MT) vs. « Les morts se lèveront, et ceux qui sont dans les tombes seront ressuscités, et ceux qui sont dans la terre se réjouiront ; car la rosée qui vient de vous est pour eux une guérison : mais le pays des impies périra. » (LXX)

Ésaïe 27:2 « vignoble de vin rouge » (certains textes massorétiques, Vulgate) vs. « vignoble de délices » (certains textes massorétiques, Septante) vs. « vignoble de choix » (Targum)

Ésaïe 27:8 (sens hébreu incertain dans le texte massorétique) vs. « Par la guerre » (LXX)

Ésaïe 29:13 « Leur culte à mon égard n’est constitué que de règles enseignées par les hommes. » (TM) contre « Ils m’adorent en vain ; leurs enseignements ne sont que des règles enseignées par les hommes. » (LXX)

Ésaïe 33:2 « soit leur bras chaque matin » (TM) contre « soit [le/un/?] bras chaque matin » (LXX) contre « soit notre bras chaque matin » (syriaque, Targum, Vulgate)

Ésaïe 33:8 « les villes sont méprisées » (MT) vs. « ses témoins sont méprisés » (Manuscrits de la mer Morte) vs. « chassés de leurs villes » (Targum)

Isaïe 34:7 « des bœufs sauvages » vs « les puissants »

Ésaïe 35:8 « il y aura une grande route et un chemin » (MT) contre « il y aura une grande route » (Manuscrit de la mer Morte 1QIsa(a))

Ésaïe 36:5 « Je dis » (textes massorétiques) contre « Vous dites » (Manuscrit de la mer Morte 1QIsa(a), et 2 Rois 18:20).

Ésaïe 37:20 « l’Éternel est seul » (TM) contre « toi seul, ô Éternel, es Dieu » (Manuscrits de la mer Morte, 2 Rois 19:19)

Ésaïe 37:25 « creusé des puits » (TM) contre « creusé des puits dans des pays étrangers » (Manuscrits de la mer Morte, 2 Rois19:24 )

Ésaïe 37:27 « toits et champs en terrasses » (la plupart des manuscrits massorétiques) contre « toit » (certains manuscrits massorétiques, les Manuscrits de la mer Morte et certains manuscrits de la Septante)

Ésaïe 38:11 « habitent dans le lieu du repos » (la plupart des manuscrits massorétiques) contre « habitent dans ce monde » (quelques manuscrits hébreux) contre « les habitants du repos de la mort »

Ésaïe 40:3 « celui qui crie » contre « un qui crie »

Ésaïe 40:3 « dans le désert, une voie droite pour notre Dieu » (MT) contre « les sentiers de notre Dieu sont droits » (LXX)

Ésaïe 40:11 « et les porte dans son sein, les conduit doucement » (MT) contre « les conduit doucement » (LXX)

Ésaïe 41:2 « le juste » vs « la justice »

Ésaïe 41:2 « pied » contre « pieds, afin qu’il puisse marcher »

Ésaïe 41:25 « invoque mon nom » contre « ils seront appelés par mon nom » (Septante), « sur/par son nom » (Manuscrit de la mer Morte Q(a))

Ésaïe 43:28 « profanera » (TM) contre « a profané » (Septante)

Ésaïe 45:2 (sens inconnu dans le texte massorétique) vs. « montagnes » (Manuscrits de la mer Morte, Septante)

Ésaïe 45:8 « a fait pleuvoir » (har’ipa) (texte massorétique) contre « criez à haute voix » (hari’u) (rouleau de la mer Morte Q(a) et la Septante)

Ésaïe 45:24 « Chacun affirme à mon sujet » (texte massorétique) contre « on dira de moi » (différence de trois lettres dans le rouleau de la mer Morte Q(a)) contre « en disant » (différence de trois lettres, Septante)

Ésaïe 49:5 « rassemblés vers Lui » (Qere, manuscrits de la mer Morte, Septante) contre « non rassemblés » (Kethib)

Ésaïe 49:12 « Sinim » (TM) vs « Assouan [Égypte] » (Manuscrits de la mer Morte) vs « pays des Perses » (LXX)

Ésaïe 49, 24-25 : « des justes » (2 fois) (MT) contre « des féroces » (2 fois) (manuscrits de la mer Morte, Vulgate, syriaque) contre « du géant » (2 fois) (LXX)

Ésaïe 50, 11 « vous vous ceignez de tisons enflammés » (MT) contre « ceux qui allument des tisons enflammés » (syriaque) contre « vous attisez la flamme » (LXX)

Isaïe 51, 19 « Comment pourrais-je vous consoler ? » (MT) contre « Qui vous consolera ? » (Manuscrits de la mer Morte, Septante, syriaque, Vulgate)

Isaïe 52:5 « se moquent » (MT) vs. « gémissent » (Manuscrits de la mer Morte, Vulgate) vs. « hurlent » (LXX)

Ésaïe 52:14 « émerveillés devant vous » (MT, Septante) contre « émerveillés devant lui » (syriaque, targums)

Ésaïe 52, 15 « ainsi, il aspergera de nombreuses nations » (MT) vs « ainsi, de nombreuses nations s’émerveilleront de lui » (LXX)

Isaïe 53, 11 : « lumière » (MT) contre « lumière de la vie » (Manuscrits de la mer Morte, Septante)

Ésaïe 56, 5 : « Je lui donnerai un nom éternel » (MT) contre « Je leur donnerai un nom éternel » (Manuscrit de la mer Morte 1QIsa(a) et LXX)

Ésaïe 61, 1 : « les ténèbres pour les prisonniers » (MT) contre « les ténèbres pour les aveugles » (LXX)

Ésaïe 61, 1 (absent) (TM, Septante) contre « les morts sont ressuscités » (manuscrit de la mer Morte 4Q521).

Isaïe 66:19 « à Tarsis, à Pul » (TM) contre « à Tarsis, à Put [les Libyens] » (certains manuscrits de la Septante)

Bibliographie relative à cette question : la traduction hébraïque est tirée de l’ouvrage de Jay P. Green intitulé *Literal Translation*, et la version de la Septante provient de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée *The Septuagint : Greek and English*. L’*Expositor’s Bible Commentary*, l’*Introduction générale à la Bible* ainsi que les notes de bas de page de l’*NASB *, des Bibles NIV, NKJV et NRSV ont également été consultés.