< Question biblique sur Aggée

Q : Que savons-nous de ce prophète et de son livre dans le livre d’Aggée ?

R : On ne sait rien d’Agée, si ce n’est ce qui est mentionné dans son livre, à savoir que son nom signifie « festif » ou « fête » et que lui et Zacharie sont mentionnés dans Esdras 5:1 ; 6:14. Puisque le nom d’Agée signifie « festif », il se peut qu’il soit né un jour de fête juive. On trouve des allusions à Aggée dans Zacharie 8:9 et Hébreux 12:26.

Seuls environ 50 000 Juifs sont revenus en 538 av. J.-C. Ils ont commencé à construire le temple pendant quelques années, puis se sont arrêtés. Et aujourd’hui, 18 ans plus tard, le temple n’était toujours pas achevé. Le premier message, prononcé lors de la fête de la nouvelle lune (Nombres 10:10), exhortait le peuple de Dieu, qui avait perdu sa vision. Dans le livre d’Aggée, nous apprendrons certaines choses sur Dieu et sur les hommes, mais l’enseignement de la vérité n’est pas le sujet principal de cet ouvrage. Le sujet principal est que le peuple, et nous-mêmes, sommes censés changer.

Aggée et Zacharie étaient contemporains et il est intéressant de comparer les styles de ces deux prophètes. Le style d’Aggée est en général simple, structuré et direct, contrairement à celui de Zacharie, qui est symbolique et inspirant. Mais Dieu utilise divers types de styles. H.A. Ironside, dans *The Minor Prophets* (p. 221), qualifie Aggée et Zacharie de « flèches polies issues du carquois du Seigneur, dont la mission était de ramener vers Lui les cœurs de ceux qui avaient ce privilège ».

Q : Quel est le point principal du livre d’Aggée ?

R : Le livre d’Aggée traite de « ce qui n’est pas idéal ». Il comporte deux sous-thèmes principaux. Premièrement, le peuple s’appliquait à construire ses maisons, mais avait négligé de bâtir le Temple de Dieu. Contrairement aux prophètes d’avant l’exil, Aggée, dans son message, ne les réprimande pas pour les terribles fautes qu’ils commettent. Il les réprimande pour ne pas faire ce qui est juste. Ils étaient absorbés par les soucis de ce monde tout en négligeant le bien.

Deuxièmement, ils ne devaient pas être déçus que 50 000 Juifs pauvres ne puissent pas construire un temple aussi beau que celui que Salomon avait édifié avec son or et ses quelque deux millions et demi de sujets. Nous devrions nous réjouir si nous obéissons à Dieu en nous conformant à sa volonté, sans nous attarder sur de simples ornements extérieurs.

Q : Dans le livre d’Aggée, quel est le plan général de l’ouvrage ?

R : Le livre d’Aggée peut être étudié à trois niveaux : a) la construction de la maison de Dieu, b) le retour vers Dieu, ou c) les moments où les choses ne vont pas pour le mieux. Le chapitre 1 met l’accent sur les moments où le peuple de Dieu ne donne pas le meilleur de lui-même, et le deuxième chapitre montre que nous devons rester encouragés lorsque les résultats ne semblent pas optimaux.

Aggée est le deuxième livre le plus court de l’Ancien Testament (après Obadiah), et son plan est très simple. Aggée a transmis quatre messages.

Ag 1, 1-15 Premier message – Cessez de tergiverser et construisez la maison de Dieu dès maintenant (29 août 520 av. J.-C.)

Ag 1, 1-11 : Méditez sur la discipline que Dieu inflige à son peuple qui tergiverse

Ag 1, 12-15 : Le reste du peuple de Dieu a répondu par l’obéissance

Ag 2, 1-9 : La gloire de la maison de Dieu (17 octobre 520 av. J.-C.)

Ag 2, 1-4 : Certes, le temple n’est plus aussi beau qu’autrefois

Ag 2, 5-9 L’Esprit de Dieu demeure, mais une fois encore, Dieu ébranlera les cieux et la terre

Agg 2, 10-19 Dieu peut même bénir ce qui est souillé (18 décembre 520 av. J.-C.)

Agg 2, 10-15 La sainteté n’est pas contagieuse ; l’impureté, oui ; il n’y a aucun espoir naturel pour ce peuple

Agg 2, 16-19 La promesse solennelle de Dieu de renverser cette situation avec son peuple

Ag 2, 20-23 Renverser les malédictions (18 décembre 520 av. J.-C.)

Ag 2, 20-22 Renversement des nations étrangères

Ag 2, 23 Zorobabel, descendant de Jojakin, et le sceau

Q : D’après Ag 1,1, quand le livre d’Aggée a-t-il été écrit ?

R : D’après ce qui est écrit dans Agée 1, ce serait en 520 av. J.-C. La datation précise est une caractéristique des écrits babyloniens et perses, tels que la Chronique babylonienne, qui date avec précision chaque événement. Aggée a vécu sous la domination babylonienne et perse ; c’est donc selon le calendrier babylonien, et non selon celui de l’Ancien Testament, qu’il date les événements, en tant que personne ayant vécu sous leur domination. Le livre d’Aggée se distingue également par la mention de pièces de monnaie frappées, que Darius avait découvertes grâce au royaume de Lydie.

Q : Dans Ag 1,1, quels étaient les événements mondiaux à cette époque ?

R : 538 av. J.-C. Environ 50 000 Juifs ont été autorisés à rentrer chez eux lorsque Cyrus a conquis la Babylonie.

538 av. J.-C. Les Juifs travaillèrent à la reconstruction du temple pendant deux ans, puis cessèrent les travaux.

-530 av. J.-C. Cyrus mourut au combat.

530-522 av. J.-C. Cambyse II régna sur la Perse. C’était un tyran qui dirigea mal l’empire. Tout était paisible dans l’Empire perse (pax Persiaca), à l’exception de l’Égypte rebelle, que Cambyse partit soumettre en marchant sur la Palestine à la tête de son armée.

522-521 av. J.-C. Cambyse mourut dans des circonstances mystérieuses et une révolte éclata en Perse. Artaxerxès était un imposteur qui régna pendant sept mois. Il est appelé « Pseudo-Smerdis » par les Grecs et les historiens d’aujourd’hui. C’est lui qui rédigea la lettre mentionnée dans Esdras 4, 7-23, ordonnant l’arrêt des travaux.

522/521-486 av. J.-C. Darius Ier Hystaspis devint roi après avoir tué l’imposteur. Il combattit les Scythes et les Grecs, et fut vaincu à Marathon en 490 av. J.-C.

520 av. J.-C. Aggée et Zacharie prononcèrent leurs premières prophéties

519-518 av. J.-C. L'armée perse traverse la Palestine et conquiert l'Égypte

486-465/464 av. J.-C. Xerxès Ier (assassiné) (le même qu’Assuérus dans Esdras 4:6 et Esther). Esther était sa reine.

464-424 av. J.-C. Artaxerxès Ier. Il fut appelé Artaxerxès Ier par les Perses afin d’effacer le souvenir de l’imposteur Artaxerxès. Néhémie était son échanson.

445 av. J.-C. Néhémie vint à Jérusalem pour reconstruire les remparts de la ville

Q : Dans Aggée 1:2, est-ce l’apathie du peuple qui a empêché la construction du Temple, ou bien l’opposition étrangère, comme le dit Esdras 4:7-23 ?

R : Les deux facteurs ont joué un rôle. Voici la chronologie des événements.

1. En 538 av. J.-C., Cyrus promulgua un décret autorisant les Juifs à rentrer chez eux et à construire leur Temple.

2. En 536 av. J.-C., les Juifs ont commencé à poser les fondations du Temple.

3. Les ennemis de Juda (Samaritains, Ammonites, Arabes et autres) ont écrit une lettre au roi (nommé Artaxerxès, mais que les historiens modernes appellent Pseudo-Smerdis, 522-521 av. J.-C.). Celui-ci a promulgué un décret suspendant la construction.

4. En 520 av. J.-C. (Esdras 5, 1), Dieu se servit d’Aggée pour réprimander le peuple qui ne procédait pas à la reconstruction. Les Juifs se mirent alors à reconstruire.

5. Les ennemis contestèrent leur droit à la reconstruction.

6. Les Juifs rappelèrent dans une lettre adressée au roi Darius le décret antérieur du roi Cyrus, et après des recherches, ce décret fut retrouvé. Esther 1:19 et Daniel 6:8 indiquent que les lois des rois perses ne pouvaient être abrogées.

7. Le temple fut finalement achevé vers 516 av. J.-C.

Q : Dans Aggée 1:2, ils négligeaient de construire la maison de Dieu, et nous pouvons négliger la maison de Dieu aujourd’hui. 1 Pierre 2:5 dit que la maison de Dieu n’est pas un bâtiment, mais que c’est nous, son Église. Comment pourrions-nous négliger la maison de Dieu ?

R : Même si je pense que peu de chrétiens agiraient ainsi délibérément, nous pouvons le faire sans le vouloir. Une façon de le faire est de perdre notre zèle à construire quoi que ce soit. Mais une deuxième façon, peut-être plus courante, est de se concentrer tellement sur autre chose, que ce soit la musique, la construction de bâtiments ou même la connaissance, que l’obéissance à Dieu n’est plus notre priorité absolue.

Q : Dans Aggée 1, 1-3, en quoi le peuple agissait-il mal ?

R : Ce n’est pas qu’ils commettaient des actes mauvais, mais ils laissaient leurs propres préoccupations et ambitions passer avant le service de Dieu, comme le montre Aggée 1:4.

Q : Dans Aggée 1, 2-4, pourquoi pensez-vous que l’enthousiasme du peuple de Dieu s’essouffle parfois ?

R : Il peut y avoir au moins quatre raisons.

La perte de la foi en l’action de Dieu en eux pour réussir à atteindre cet objectif.

Un affaiblissement de leur amour pour Dieu et pour les autres, qui les motive à aller de l’avant. Ils estiment que cela ne vaut pas la peine de fournir les efforts, le travail acharné ou les sacrifices nécessaires pour atteindre cet objectif.

Ils ont perdu espoir et sont découragés par leurs progrès. Ils ne voient pas comment ils pourraient un jour atteindre l’objectif auquel ils pensent devoir parvenir.

Ils ont perdu leur vision : ils ont changé et souhaitent désormais se consacrer à un autre objectif, peut-être pour satisfaire leur propre ambition.

Q : Dans Ag 1, 2-4, pourquoi les gens tergiversent-ils en général ? Pourquoi tergiversent-ils lorsqu’il s’agit de faire la volonté de Dieu ?

R : La procrastination n’est pas le refus de faire quelque chose ; elle se justifie plutôt par le fait de remettre une action à plus tard, en attendant un moment plus propice. Souvent, il y a quelque chose qui semble plus agréable ou moins laborieux à faire dans l’immédiat ; et cela fait obstacle à l’accomplissement de tâches importantes. De nos jours, beaucoup de choses sont « urgentes » dans la mesure où elles sont soumises à des délais. Mais certaines choses sont très importantes sans être urgentes, car elles n’ont pas de délai. La brochure *La tyrannie de l’urgent* montre comment la tyrannie de l’urgent est l’ennemie de l’important.

Un deuxième type de procrastination est la « paralysie de l’analyse », c’est-à-dire le fait de retarder la prise d’une décision, en particulier une décision difficile à prendre. À une extrémité, il n’est pas bon de prendre des décisions hâtives sans disposer de données suffisantes, voire d’aucune donnée, sur lesquelles fonder cette décision. À l’autre extrémité, la procrastination est souvent justifiée en disant : « Je ne dispose pas de toutes les données ». En général, on ne disposera jamais de toutes les données ! Mais si vous disposez de suffisamment de données, au point que des données supplémentaires ne changeront probablement pas la décision, alors vous devriez vous décider dès maintenant.

Matthieu 6:33 nous invite à rechercher d’abord le royaume de Dieu. Parfois, les gens ne font pas ce que Dieu attend d’eux parce qu’ils estiment avoir quelque chose de plus important à faire. Mais rien n’est vraiment plus important que de servir Dieu.

Q : Dans Aggée 1, 2-4, quelles sont les excuses que les chrétiens pourraient invoquer pour remettre à plus tard leur engagement total envers Dieu ?

R : Voici dix justifications.

Je donne déjà la dîme. (mais voir Luc 21, 1-4 ; 2 Corinthiens 8, 2-3)

Ce n'est peut-être pas toujours très agréable. (mais voir 2 Corinthiens 1, 8-9 ; Philippiens 3, 14 ; 1 Corinthiens 3, 12-15 ; et 1 Corinthiens 9, 23-25)

Si je donnais tout à Dieu, ma famille mourrait de faim. (mais voir 1 Timothée 5:8 ; Proverbes 31:21-25)

Je ne progresserais peut-être pas autant dans ma carrière. (voir Hébreux 11:24-26 ; 11:37 ; 1 Timothée 6:9-10)

Cela pourrait mettre ma sécurité en danger. (voir 1 Rois 19:10 ; Abram et l’invasion des Élamites)

Je veux avoir l’assurance que ma famille sera en sécurité. (voir Ézéchiel 24:18 ; Job 1:2-3 vs 42:12-13)

Avant de connaître Dieu, je m’étais trop éloigné de la justice pour que Dieu puisse m’utiliser. (Paul)

Après avoir connu Dieu, je me suis trop éloigné de la volonté de Dieu. (voir Jonas, Pierre ; 2 Corinthiens 2, 5-10)

Actuellement, je ne suis pas si parfait que ça moi-même. (voir 2 Corinthiens 12:7-10)

Dieu ne me donne que ce dont j’ai besoin, et j’ai gaspillé une partie de ce qu’Il m’a donné. (voir Exode 34:1)

Cette semaine, honore Dieu d’une manière particulière. Trouve quelque chose que tu sais que Dieu veut que tu fasses, mais que tu repousses sans cesse, et commence à le faire dès maintenant. Ou bien, trouve une habitude que Dieu veut que tu abandonnes, mais que tu repousses sans cesse, et arrête de la pratiquer dès maintenant.

Q : Quel est le lien entre Aggée 1:2-4 et Jacques 4:17 ?

R : Jacques 4:17 dit que si une personne sait ce que Dieu veut qu’elle fasse et ne le fait pas, c’est un péché. Voici quelques raisons pour lesquelles les gens ont tendance à remettre les choses à plus tard.

Elles disent qu’elles sont trop fatiguées

Trop d’autres choses à faire

Si on ne peut pas le faire correctement, autant ne pas le faire du tout

Ils travaillent mieux sous pression

Manque de familiarité, sortie de notre zone de confort

On ne voit pas la date limite

Donnez-vous la permission, prenez l’initiative (Personne sur terre n’a donné à Aggée la permission de parler – sauf Aggée lui-même)

On ne voit pas les conséquences immédiates

Aucune responsabilité

On n’en a tout simplement pas envie. On n’y voit pas suffisamment de plaisir ou d’intérêt

Manque d’autodiscipline, c’est-à-dire faire ce que l’on sait être le mieux, que l’on en ait envie ou non.

Peur de l'échec

Q : Dans Ag 1, 3-4, pourquoi pensez-vous que Dieu a d’abord puni, puis expliqué, alors qu’il fait souvent l’inverse ?

R : En général, Dieu avertit un peuple rebelle ou ignorant, puis le punit s’il ne se repent pas. Mais il existe deux types de désobéissance : la rébellion et la procrastination. Le peuple savait déjà ce qu’il devait faire ; il n’était ni rebelle ni carrément réticent à le faire, mais il ne cessait de repousser l’échéance tout en s’occupant de ses propres projets. Dieu leur a infligé des conséquences négatives parce qu’ils savaient déjà ce qu’ils devaient faire. Dieu a adapté la punition à la désobéissance. Ils étaient trop occupés à s’atteler à leurs propres projets pour consacrer du temps à Dieu ; Dieu a donc veillé à ce que ces projets ne soient pas couronnés de succès.

Q : Dans Aggée 1,5,7 ; 2,15,18 (à deux reprises), comment pouvons-nous examiner attentivement nos voies ?

R : Nous pouvons commencer par prier pour demander à Dieu de nous montrer nos fautes cachées, ainsi que de nous rappeler celles qui ne le sont pas tant que ça. Nous pouvons faire le point pour voir si nos désirs, nos pensées et nos projets nous conduisent, nous et notre famille, vers Dieu et vers une vie plus à l’image du Christ, ou bien nous en éloignent. Nous pouvons nous demander s’il y a des choses importantes que nous négligeons au profit de choses insignifiantes. De manière générale, nous pouvons examiner attentivement la façon dont nous utilisons notre temps, la direction que nous prenons, nos priorités, notre argent et nos loisirs – ou encore où se trouve notre cœur.

Q : Dans Aggée 1:5-7, 11, 16-17, pourquoi Dieu choisit-il parfois de ne pas bénir son propre peuple ?

R : La réponse à cette question constitue la leçon principale du livre d’Aggée. Lorsque le peuple de Dieu ne l’honore pas comme il le devrait et ne lui obéit pas pleinement, Dieu organise les circonstances de manière à encourager son obéissance. Nous agissons souvent de la même manière avec nos enfants, à des fins disciplinaires. La discipline n’est pas toujours une punition physique. Le type de discipline que Dieu utilise ici est parfois appelé « discipline par les conséquences logiques ».

Q : Dans Ag 1, 9-11, qu’est-ce qui est inhabituel dans la structure de ce passage ?

R : Il s’agit d’un procédé littéraire appelé « chiasme ».

Aggée 1:9a-b Dieu les a disciplinés

-- Ag 1, 9c-e Parce que la maison de Dieu est en ruines

-- Ag 1, 10a À cause de vous

Agg 1, 10b-11 Dieu les a châtiés

Q : Pourquoi Ag 1,10-11 mentionne-t-il la rosée plutôt que la pluie ?

R : Pendant la saison de croissance estivale, d’avril à octobre, il ne pleuvait pas en Israël. Mais il y avait généralement beaucoup de rosée apportée par les vents venant de la mer Méditerranée. La rosée était donc essentielle aux cultures d’été. Dieu a envoyé une sécheresse (horeb) sans rosée, car son temple restait en ruines (hareb). Il a utilisé un jeu de mots pour ancrer dans la mémoire du peuple la raison de ce châtiment. Jacques 5, 16-18 dit que la prière d’un homme juste a un grand pouvoir, et donne l’exemple d’Élie priant d’abord pour qu’il ne pleuve pas, puis priant plus tard pour qu’il pleuve. La prière de ces gens pour la pluie n’a eu aucun effet, car ils n’étaient pas pleinement engagés envers Dieu. Jacques 1, 7-8 dit qu’un homme irrésolu ne doit pas s’imaginer qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur.

Q : Aggée 1:13 ; 2:4 disent : « Je suis avec vous, déclare l’Éternel. » Aggée 2:5 et 2:19 donnent également la même promesse de bénédiction. En quoi s’agit-il de la meilleure bénédiction qui soit ?

R : Élie connaissait la réponse, comme le montre 1 Rois 19, 11-13. Dieu lui a montré diverses manifestations de puissance dans la nature, mais Élie savait que la présence de Dieu ne résidait pas en elles ; et Élie a persévéré dans l’attente de la présence de Dieu. Lorsque nous ne nous contentons pas d’apparences extérieures spectaculaires, mais que nous persévérons dans l’attente de la présence de Dieu, Dieu sera là pour nous. La promesse que Dieu sera avec nous, d’une manière très proche et personnelle, est la meilleure promesse qui soit.

Q : Dans Aggée 1, 14, comment Dieu ranime-t-il l’esprit d’une personne ?

R : Dieu brise les liens qui opprimaient leur esprit. Il restaure leur foi, leur donne un cœur nouveau rempli d’amour, ravive leur espérance et leur donne une vision. Dieu utilise à la fois le renforcement positif et négatif, selon les besoins.

À l’époque d’Aggée, ils ont commencé à construire au bout de 23 jours. Cela leur a laissé le temps de s’organiser et de terminer la récolte des figues, des raisins et des grenades. Ils avaient peut-être l’impression de ne pas disposer de ressources suffisantes, mais Esdras 6, 8-9 indique que le roi Darius leur a même donné de l’argent ! Esdras 6, 15 précise que les travaux ont été achevés environ quatre ans plus tard.

Q : Dans Aggée 1:14, dans quels cas est-il acceptable d’accepter de l’argent de la part de non-croyants pour l’œuvre de Dieu, par opposition à l’interdiction d’accepter de l’argent de la part de non-croyants mentionnée dans 3 Jean 7 ?

R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.

Ce qui n’est pas la réponse : Aggée a prophétisé à l’époque de l’Ancien Testament, tandis que 3 Jean a été écrit sous la Nouvelle Alliance. Cependant, rien n’indique explicitement que ces préceptes aient constitué un changement.

La réponse : le gouvernement babylonien avait détruit le temple et s’était emparé de l’or et des richesses qui s’y trouvaient. Le gouvernement perse rendait ce qui appartenait à l’origine aux Juifs.

Q : Dans Ag 2,2, en quoi le fait de s’adresser au « reste du peuple » plutôt qu’au peuple tout entier est-il significatif ?

R : Il y avait plus de 1,5 million d’Israélites à l’époque de Salomon, mais à cette période, seuls 50 000 Juifs étaient rentrés chez eux. Ils étaient nettement moins nombreux et disposaient de bien moins de ressources pour construire un temple. Un point essentiel est de savoir quelle serait leur attitude lorsque le temple refléterait cette réalité.

Le terme « reste » ne désigne pas une communauté élue, mais plutôt la fraction insignifiante de la population qui était revenue de Babylone.

Q : Dans Ag 2,1-4, comment se fait-il que, paradoxalement, le désir de réussir puisse parfois conduire à l’échec par la procrastination ?

R : Parfois, les gens tergiversent parce qu’ils préfèrent ne jamais essayer du tout plutôt que de risquer l’échec. Très franchement, certaines choses que Dieu veut que nous fassions, même si nous les accomplissons correctement, avec humilité et obéissance, en nous appuyant sur Dieu, resteront un échec – du moins aux yeux du monde.

Les gens de l’époque d’Aggée ont renoncé à déterminer eux-mêmes le moment propice pour réussir et, sous l’impulsion d’Aggée, ils ont commencé à construire malgré tout. La date du deuxième message, le 17 octobre 520 av. J.-C., le septième jour de la Fête des Tabernacles, est significative à deux égards. Premièrement, cela faisait exactement 440 ans, en 960 av. J.-C., que Salomon avait consacré le temple qu’il avait construit (1 Rois 6, 38 ; 8, 2). Deuxièmement, cela s’est produit un mois plus tard, ce qui leur a permis de constater déjà certains résultats. Esdras 3, 10-13 rapporte que, tandis que certains poussaient des cris de joie, d’autres pleuraient. Certains des rapatriés les plus âgés se souvenaient probablement de l’ancien temple.

Que le nouveau temple soit ou non un « succès » dépendait du fait que l’on se base sur des critères humains ou sur ceux de Dieu.

Q : Dans Aggée 2, 1-4, comment les gens réagissent-ils lorsque les choses ne se passent pas aussi bien qu’autrefois ?

R : Esdras 3, 10-13 indique que certains se réjouissaient, tandis que d’autres pleuraient. Si vous venez à l’église uniquement pour le « spectacle », tôt ou tard, soit vous serez déçu, soit vous vous retrouverez dans un lieu où tout n’est que mise en scène. Mieux vaut être authentique que spectaculaire.

Q : Ag 2, 1-4 montre-t-il une quelconque déception de la part de Dieu face au fait que ce temple n’était pas aussi beau que celui de Salomon ?

R : Absolument pas. Rappelez-vous que Salomon a également construit des temples dédiés aux idoles, alors que ce peuple-là n’en construirait aucun. Il vaut mieux construire un temple simple et pur pour Dieu que de construire un temple véritablement spectaculaire pour Dieu tout en construisant également un temple dédié aux idoles.

Q : Dans Aggée 2:1-4, il est parfois naturel de comparer différents ministères, mais quand ne faut-il pas le faire, et comment faut-il s’y prendre ?

R : Dans Jérémie 45, Baruch le scribe s’est montré fidèle au ministère de Jérémie. Jérémie fut un prophète influent au cours des siècles suivants, mais à son époque, nous n’avons trace d’aucune personne qui se soit repentie. Nous ne jugeons pas en fonction des résultats, des sommes d’argent récoltées ou de l’ostentation.

Mais nous pouvons et devons examiner s’ils sont solides dans la doctrine et la pratique, et s’ils accomplissent ou non ce à quoi Dieu a appelé les chrétiens.

Q : Dans Aggée 2:1-4, ce temple ne manquait de rien, mais il n’avait pas les magnifiques ornements du temple de Salomon. Comment certains chrétiens, en s’appuyant sur des « ornements » pour attirer l’attention sur l’Évangile, peuvent-ils perdre de vue l’Évangile lui-même ?

R : Les confessions et les organisations chrétiennes peuvent avoir deux types d’objectifs. Le premier type correspond aux objectifs que Dieu a prévus pour le groupe. Le second type correspond aux objectifs supplémentaires que les gens ont ajoutés. À l’époque de Salomon, les gens pouvaient être convaincus que l’Éternel était le vrai Dieu parce que Jérusalem possédait le plus grand temple, le plus bel mobilier et le plus d’or de tous les temples environnants. Toutes ces raisons étaient fausses pour se sentir en confiance. « Orner » le temple était un objectif noble, mais ce nouveau temple allait être « dépourvu » d’or, de hauteur majestueuse et d’autres apparats. Lorsque l’on contemple les cathédrales gigantesques et magnifiquement conçues d’Europe, antérieures à l’ère missionnaire du XVIIIe siècle, on se demande ce qui aurait pu être accompli de plus si l’argent et les efforts avaient plutôt été consacrés à la construction de la véritable Église de Dieu, c’est-à-dire à gagner davantage de personnes par l’évangélisation et la formation de disciples.

Nous pourrions penser que nous avons besoin d’ornements pour mieux servir Dieu, et ce serait le cas si nous devions servir par nos propres forces. Mais nous ne pouvons rien faire sans Christ (Jean 15:5). Comme Paul l’a appris dans 2 Corinthiens 12:10b : « Car c’est quand je suis faible que je suis fort. » (BSB)

Q : Dans Ag 2,4, pourquoi est-il significatif de dire à un prêtre nommé Josué d’être fort, et quel est le rapport avec la sortie d’Égypte mentionnée dans Ag 2,5 ? En quoi cet « ordre » est-il en réalité une précieuse promesse ?

R : Dieu utilise la même formulation que celle qu’il avait employée à l’égard de Josué dans le livre de Josué. Nous pouvons puiser du réconfort en nous souvenant de ce que Dieu a accompli pour nous et pour son peuple dans le passé. À première vue, Dieu se contentait de lui ordonner d’être fort, mais indirectement, Dieu lui disait qu’Il pouvait le rendre courageux comme le Josué d’autrefois, ainsi que Moïse et Aaron, qui ont libéré les Israélites de l’esclavage en Égypte et vaincu l’armée du Pharaon à eux seuls, sans l’aide de personne d’autre – c’est-à-dire, à l’exception de Dieu.

À titre d’aparté concernant Josué le grand prêtre, son père Jehozadak fut déporté à Babylone (1 Chroniques 6:15).

Q : Dans Ag 2,5 et Es 41,10, Dieu a dit au peuple de ne pas craindre. De quoi auraient-ils pu avoir peur ?

R : Bien qu’il y ait de nombreuses choses spécifiques dont ils auraient pu avoir peur, on peut distinguer au moins trois catégories.

La crainte des peuples environnants : les Samaritains, les Ammonites et les Arabes n’appréciaient pas qu’ils reconstruisent la muraille à l’époque de Néhémie, et ils n’auraient pas non plus souhaité la reconstruction du temple à l’époque d’Aggée.

La crainte que Dieu ne les accepte plus : le peuple avait été si désobéissant, plus de 70 ans auparavant, que Dieu l’avait exilé à Babylone. Seul un très faible pourcentage était revenu. Ils pouvaient se demander si Dieu les voulait encore. La promesse de Dieu d’être avec eux, telle qu’elle figure dans Aggée 1, 13 ; 2, 4 et Ésaïe 41, 10, leur était précieuse. Si un chrétien tombe aujourd’hui, il ou elle pourrait se demander si Dieu l’acceptera un jour à nouveau. La promesse faite à l’époque est toujours valable aujourd’hui. En effet, si quelqu’un se repent, c’est parce que le Saint-Esprit le convainc de se repentir, afin de l’accueillir à nouveau.

La crainte d’une force insuffisante en ces temps tumultueux : Dieu a dit aux Juifs qu’une fois encore, il ébranlerait les cieux et la terre, la mer et la terre ferme, dans Aggée 2:6. L’expression « une fois encore » rappelle Exode 19:18, où Dieu avait déjà ébranlé l’univers à l’époque de Moïse. Ésaïe 41:10 dit : « Ne crains rien, car je suis avec toi ; ne t’effraie pas, car je suis ton Dieu. Je te fortifierai, je t’aiderai, je te soutiendrai de ma main droite de justice. » (BSB)

Q : Dans Aggée 2:6-7, quand la terre et les cieux ont-ils été ébranlés ?

R : Lorsque le Christ est mort sur la croix, le soleil s’est obscurci (Matthieu 27:45-46 ; Marc 15:33 ; Luc 23:45), et il y eut un tremblement de terre (Matthieu 27:51-52). L’historien palestinien non chrétien Thallus (52 apr. J.-C.) a également rapporté qu’une obscurité avait accompagné la crucifixion de Jésus.

Outre ce tremblement de terre physique, la mort de Jésus, sa visite aux morts et sa résurrection ont certainement tout bouleversé dans les domaines spirituels.

Q : Dans Ag 2,7, qui est « celui que toutes les nations désirent » ?

R : Commençons par un peu de grammaire hébraïque, puis examinons trois points de vue.

Le mot hébreu pour « désiré » (hemdat) est au singulier féminin, tandis que « viendra » (ba’u) est au pluriel. Cependant, le pluriel de « désiré » est (hamudat), qui comporte les mêmes voyelles. À l’origine, l’hébreu s’écrivait sans voyelles.

Bien que «désirée» soit au féminin singulier, une construction similaire désigne Saül comme «le désir d’Israël» dans 1 Samuel 9:20, et l’idole masculine Tammuz comme «celui qui est désiré par les femmes» dans Daniel 11:37. Au pluriel, «Daniel» désigne «celui qui est hautement estimé» dans Daniel 9:23 et 10:11,19.

Voici maintenant les trois interprétations.

1. « Celui qui est désiré » est le Messie : les premiers chrétiens l’interprétaient ainsi. Puisque la forme féminine peut désigner Saül, Tammuz et Daniel, comme mentionné précédemment, rien n’empêche qu’elle fasse référence au Christ. Cela correspond parfaitement au contexte d’Aggée. Cela signifie que, bien que ce temple ne soit pas aussi beau que le précédent, il sera meilleur car Jésus entrera dans ce nouveau temple. À titre d’aparté, à l’époque de Jésus, le temple était appelé « le temple d’Hérode », non pas parce qu’Hérode avait construit un nouveau temple, mais parce qu’il avait financé la restauration de ce temple.

2. « L’élue » est la richesse ou le trésor des nations : cette interprétation est retenue en raison du nom féminin au singulier. La BSB adopte ce point de vue : « elles viendront avec tous leurs trésors. »

3. Les peuples viendront vers celui qui est désiré par toutes les nations : C’est également une possibilité valable.

Q : Dans Ag 2,7, pensez-vous que « celui que désirent les nations » soit une référence messianique ou non ?

R : Les spécialistes ont des opinions divergentes.

Oui : certains rabbins juifs et Jérôme (Lettre 53, chap. 8, p. 101, 394 apr. J.-C.) ont interprété cette expression comme messianique.

Non : selon d’autres commentaires, « celui que toutes les nations désirent » n’est probablement pas une référence messianique.

Les deux : « viendront » est un verbe au pluriel ; il pourrait donc s’agir de désirs ou de trésors au pluriel, mais cela pourrait aussi être délibérément ambigu et faire référence à la fois aux trésors et au Messie.

Q : Dans Ag 2,7, quand cette maison sera-t-elle remplie de gloire ?

R : Cela fait référence à Dieu le Fils, Jésus entrant dans le Temple lorsqu’il marchait sur cette terre, ou bien pendant le Millénium.

Q : Dans Ag 2,9, pourquoi pensez-vous que Dieu ait dit à propos de Jérusalem : « Je lui donnerai la paix » (shalom) ?

R : Jérusalem a toujours été le théâtre de conflits. Mais le Messie, le Prince de la Paix, allait instaurer la paix entre Dieu et l’homme à Jérusalem, sur la croix.

Q : Dans Ag 2, 3, 7 et 9, en quoi la gloire du Temple était-elle supérieure à celle du Temple de Salomon ?

R : Jésus est venu dans ce temple. Certains s’intéressent davantage aux choses matérielles « glorieuses » telles que l’or, tandis que Dieu semble s’intéresser davantage aux personnes qu’aux choses matérielles.

Q : Dans Aggée 2,9, comment Hérode le Grand a-t-il utilisé ce passage ?

R : Hérode le Grand a mentionné que le Temple était alors plus court de 60 pieds que celui de Salomon et qu’il n’était donc pas aussi beau. Il a tenu ces propos dans son discours pour persuader les Juifs de le laisser restaurer le Temple dans son état d’origine, afin que le Temple (et lui-même) aient davantage de gloire. (Josèphe, Antiquités judaïques, livre 15, chap. 11.1, p. 334.)

Mais ce n’est pas ce que Dieu voulait dire lorsqu’il a déclaré que ce temple aurait une plus grande gloire que celui de Salomon. Aujourd’hui, les tentatives non spirituelles visant à assurer le succès d’un ministère peuvent en réalité constituer une contrefaçon du véritable objectif de ce ministère.

Q : Dans Ag 2, 11-14, quel est le sens de la distinction entre ce qui est pur et ce qui est impur ?

R : On pourrait considérer la pureté comme la sainteté, et l’impureté comme la souillure. Une chose consacrée qui touche une chose ordinaire ne rend pas les deux consacrées. En revanche, une chose souillée qui touche une chose ordinaire rend les deux souillées. Dieu a alors dit à Aggée que, à ses yeux, toute la nation était souillée. Il y a au moins trois leçons que nous pouvons tirer de ce passage.

1. On ne peut pas commettre autant de bonnes actions que de mauvaises et s’attendre à ce que les choses s’équilibrent aux yeux de Dieu. Certains appellent cette vision erronée le « syndrome de Robin des Bois », car selon la légende, Robin des Bois pensait qu’une mauvaise action (comme voler quelqu’un) serait compensée par une bonne action (comme donner une partie du butin aux pauvres).

2. Nous pouvons souiller, mais seul Dieu peut purifier. La souillure se propage. L’Ecclésiaste 10:1 compare cela à une mouche morte dans du parfum. Les choses ou les personnes saintes ne rendent pas d’autres choses ou personnes plus consacrées. C’est Dieu qui rend les choses et les personnes saintes.

3. Dieu intervient souvent de manière collective contre une nation ou un peuple. Même s’il peut y avoir quelques justes au sein d’une nation, Dieu punit parfois la nation tout entière à cause des péchés de la majorité. Cela ne signifie pas que les justes soient coupables, mais dans cette vie, ils sont néanmoins pris dans les conséquences des péchés des autres.

Q : Dans Ag 2,15, ce temple a-t-il été construit vers 520 av. J.-C., ou vers 536 av. J.-C. comme le mentionne Esdras 3,8-13, ou encore sous le règne de Darius (521-486 av. J.-C.) comme le mentionne Esdras 4,24 ?

R : Toutes ces affirmations sont vraies. Les travaux ont commencé lorsque les Juifs sont revenus pour la première fois en 538 av. J.-C. Cependant, un décret a été promulgué pour les interrompre. Les travaux ont repris environ 18 ans plus tard, en 520 av. J.-C.

Voir l’analyse d’Aggée 1:1 pour la chronologie des rois, et celle d’Aggée 1:2 pour la chronologie des événements relatifs au temple.

Q : Dans Aggée 2:15, la formulation hébraïque est inhabituelle : elle dit littéralement « à partir de ce jour et par la suite ». Comment notre vie doit-elle être « à partir de ce jour et par la suite » ?

R : Le peuple se sentait probablement dans une période de déprime spirituelle, car seul un petit nombre était revenu, et le temple n’allait manifestement pas être aussi beau qu’auparavant. Il se trouvait également dans une situation financière difficile. Mais Dieu leur a promis qu’Il serait avec eux et qu’Il les bénirait à partir de ce jour « et par la suite ».

Comme le dirait un pasteur, quand quelqu’un vous demande comment vous allez, vous pouvez lui répondre : « Mieux qu’hier, moins bien que demain. » Nous devrions vivre dans l’espérance de devenir chaque jour davantage à l’image du Christ, remplis de la joie, de la paix et de la persévérance de Dieu.

Q : Dans Ag 2,10-19, pourquoi Dieu insiste-t-il sur le fait que la souillure est contagieuse et que la sainteté ne l’est pas ?

R : Comme l’a dit Donald Campbell : « Le travail et le culte ne sanctifient pas le péché, mais le péché contamine le travail et le culte. » Believer’s Bible Commentary, p. 1155. Si Dieu voulait encourager le peuple à revenir vers Lui, à première vue, cela semble produire exactement l’effet inverse. Au lieu de leur dire qu’ils sont entourés de choses saintes et qu’ils peuvent ainsi devenir progressivement plus saints, Dieu leur dit que le fait qu’une chose soit sainte ne rend PAS saintes les choses qui l’entourent.

Ce que Dieu fait, c’est leur dire qu’il ne faut placer aucun espoir dans un processus naturel et « progressif ». La seule issue à cela est que tout finisse par être souillé et ruiné. Mais en mettant cela au grand jour, cela montre que c’est Dieu, et Dieu seul, agissant souverainement dans sa grâce, qui fera resplendir sa sainteté et sa gloire en ce lieu, comme le dit Aggée 2, 5-10. Quant à la ruine, qu’elle soit financière ou spirituelle, Dieu promet ensuite que, même s’ils avaient été soumis à la main sévère de Dieu dans Aggée 1, 5-11, à partir de ce moment-là (en fait « vers le haut » en hébreu), Dieu les comblerait de bénédictions, selon Aggée 2, 15-19.

Q : Dans Ag 2, 23, quelle est la signification d’un anneau de sceau ?

R : Il y a plusieurs significations étroitement liées.

En général, un anneau à cachet symbolisait l’autorité du roi. Le pharaon retira son anneau à cachet et le donna à Joseph dans Genèse 41:42.

L’autorité divine de régner. Le Messie posséderait un anneau de sceau.

La promesse que le Messie viendrait

Le Saint-Esprit garantit notre héritage futur (Bible d’étude NIV, p. 1404). Voir Éphésiens 1:13-14.

Inversion de la malédiction qui pesait sur Jojakin : il avait été dit à Jojakin que même s’il était une chevalière à la main droite de Dieu, Dieu l’arracherait (Jérémie 22, 24-25). Zorobabel ne reçoit pas simplement une chevalière, mais il est dit qu’il est comme la chevalière de Dieu.

Q : Dans Aggée 2:23, le fait que Dieu remette le sceau à Zorobabel annule-t-il la malédiction prononcée contre la descendance de Jeconia et le retrait du sceau mentionné dans Jérémie 22:24-30 ?

R : La malédiction n’a pas été totalement annulée ni levée, mais elle a été inversée et atténuée. Voici d’abord ce qu’en disent certains auteurs juifs, puis la réponse.

Le Midrash Rabba dit : « […] ils ont fabriqué le veau d’or et méritaient d’être exterminés, et j’aurais pensé qu’Il les maudirait et les détruirait ; pourtant, à peine s’étaient-ils repentis que le danger fut écarté, et le Seigneur se repentit du mal (ib. XXXII, 14). Et il en va de même en de nombreux passages. Par exemple, Il a dit à propos de Jéconiah : « Aucun homme de sa descendance ne prospérera » (Jér. XXII, 30) et il est écrit : « Je renverserai le trône des royaumes, et je détruirai la puissance des royaumes des nations… » En ce jour-là, dit le Seigneur des armées, je te prendrai, ô Zorobabel, mon serviteur, fils de Shealtiel, dit le Seigneur, et je ferai de toi un sceau (Ag. II, 22 s.). Ainsi fut annulé ce qu’Il avait dit à son ancêtre, à savoir : « Aussi vrai que je vis, dit le Seigneur, même si Conia, fils de Jojakim, roi de Juda, était le sceau à ma main droite, je t’en arracherais quand même » (Jér. XXII, 24).
(Nombres Rabbah XX, 20) »

Le Midrash Pesikta Rabbati dit : « R. Josué ben Lévi, cependant, argumenta comme suit : la repentance annule entièrement le décret, et la prière en annule la moitié. On constate qu’il en fut ainsi pour Jeconiah, roi de Juda. Car le Saint, béni soit-Il, jura dans Sa colère : « Aussi vrai que Je vis, dit le Seigneur, même si Conia, fils de Jojakim, roi de Juda, était le sceau sur une main, je t’arracherais de là par Ma main droite » – notez, comme l’a dit R. Meir, que c’est par Sa main droite que Dieu a juré – (Jér. 22, 24). Et quel fut le décret prononcé contre Jéconiah ? Qu’il mourût sans enfant. Comme il est dit : « Écrivez : Cet homme est sans enfant » (Jér. 22, 30). Mais dès qu’il se montra repentant, le Saint, béni soit-Il, annula ce décret, comme le montre la référence de l’Écriture aux « fils de Jéconiah » – c’est-à-dire Assir – « Shealtiel, son fils », etc. (1 Chr. 3, 17). Et l’Écriture ajoute : « En ce jour-là […] je te prendrai, ô Zorobabel […] fils de Salathiel […] et je ferai de toi un sceau » (Aggée 2, 23). Voyez donc comment la repentance peut annuler tout le décret ! » (Pesikta Rabbati, Piska)

La réponse : Une malédiction peut être atténuée sans être annulée. Voici comment.

Il avait été promis à David que le Messie serait son descendant biologique : Jésus l’était par Marie

Jéchonias fut maudit : aucun de ses descendants ne s’assiérait jamais sur le trône de David (Jérémie 22, 24-30). Aucun ne régna en tant que roi. Joseph descendait de Jéchonias, mais Jésus, qui est notre roi, n’était pas biologiquement issu de Joseph.

De par sa naissance, aucun membre de la maison de Jéconiah n’aurait hérité du trône de David

Par adoption, Jésus, adopté par Joseph, a hérité du trône de David.

Il y a beaucoup de choses à prendre en compte ici. De par notre naissance, aucun d’entre nous n’est enfant de Dieu, ni n’a le droit d’entrer dans Son royaume. C’est par l’adoption que nous devenons enfants de Dieu et que nous faisons partie de Son royaume.

Il arrive parfois que nous soyons confrontés à une malédiction ou à de graves conséquences en raison de nos actes pécheresses. Mais si nous nous repentons et nous soumettons à Dieu, Il ne supprimera peut-être pas la malédiction ou la conséquence, mais Il pourra renverser la malédiction et la transformer en bénédiction.

Q : Dans Aggée 2:23, comment Zorobabel a-t-il été choisi pour l’avenir ?

R : Zorobabel était le gouverneur sous l’autorité duquel ce temple allait être reconstruit. Mais cela va bien au-delà de ce simple honneur. Matthieu 1:12-13, 16 montre que le descendant de Zorobabel, Joseph, devait être le père légal du Messie.

À titre d’aparté, le nom Zorobabel est un nom akkadien attesté, zer babili, qui signifie « descendant de Babylone ».

Q : Quels procédés littéraires Aggée a-t-il utilisés ?

R : Aggée n’en a pas utilisé beaucoup ; son message est simple et direct, contrairement à ceux de Zacharie, Salomon ou Ésaïe. Voici toutefois ce qu’il a utilisé.

Rime : Aggée 1:6 « hammistakker », « mistakker »

Aggée 1:10 « al-ken », « alekem »

Aggée 2:6 «’ahat», «me’at»

Chiasme : Aggée 1:9-11

Antithèse : Aggée 1:6 « Vous gagnez un salaire pour le mettre dans un sac percé. »

Style dialogique à la manière de Malachie. Aggée 1:4, 5, 9 ; 2:11-13

Répétition au sein de l’ouvrage : « Ainsi parle l’Éternel des armées » ou une expression similaire, 26 fois en 38 versets

Esprit : 3 fois dans Aggée 1:14

Paires de 2 ou 4 (mais pas de 3, 5 ou plus) :

Aggée 1:11 : champs et montagnes, vin et huile, hommes et bétail.

Aggée 2:2 : Zorobabel et Josué

Aggée 2:6 : le ciel et la terre, la mer et la terre ferme.

Aggée 2:21 les cieux et la terre.

Aggée 2:22 les trônes royaux et les royaumes des nations

Aggée 2:22 les chars et leurs conducteurs, les chevaux et leurs cavaliers.

Q : Dans le livre d’Aggée, quels sont certains des manuscrits les plus anciens qui existent encore aujourd’hui ?

R : Les manuscrits de la mer Morte : (vers 1 av. J.-C.) Il existe un exemplaire (en deux parties) d’Aggée parmi les manuscrits de la mer Morte.

4Q77 (=4QXIIb) contient Aggée 1:1-2 ; 2:2-4

4Q80 (=4QXIIe) contient Aggée 2:18-21

Nahal Hever est une grotte située près d’Engedi qui renferme un fragment des prophètes mineurs en grec (8 Hev XIIgr). Ce fragment a été rédigé entre 50 av. J.-C. et 50 apr. J.-C. Il a été caché pendant la révolte de Bar Kokhba contre Rome. Il s’agit d’une révision de la Septante, réalisée en Judée, et presque identique au texte massorétique.

Le rouleau de Wadi Murabb’at (Mur XII) était un « rouleau des Douze » datant d’environ 132 apr. J.-C. Il contient Aggée 1,1, 12-15 ; 2,1-8, 10, 12-23 ainsi que d’autres prophètes mineurs. Dans le livre d’Aggée, il est identique au texte massorétique à l’exception de deux mots.

Dans l’ensemble, les versets d’Aggée conservés dans les manuscrits de la mer Morte, à Nahal Hever et à Wadi Murabb’at, sont les suivants : 1,1-2, 12-15 ; 2,1-8, 10, 12-23. En d’autres termes, au moins une partie de chaque verset, à l’exception de 1,3-11 ; 2,9, 11.

Les manuscrits chrétiens de la Bible, datant d’environ 350 apr. J.-C., contiennent l’Ancien Testament, y compris le livre d’Aggée. Parmi ceux-ci figurent le Vaticanus (325-350 apr. J.-C.) et l’Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.), dans lesquels les livres des douze petits prophètes étaient placés avant celui d’Ésaïe. Le livre d’Aggée est complet tant dans le Vaticanus que dans l’Alexandrinus.

Le Sinaiticus (340-350 apr. J.-C.) contient également l’intégralité du livre d’Aggée.

Q : Quels auteurs anciens ont fait référence à Aggée ?

R : La Bible fait référence à Aggée dans Esdras 5,1 ; 6,14, et l’épître aux Hébreux 12,26 paraphrase Aggée 2,6. Il y a une allusion générale à Aggée dans Zacharie 8,9.

La Septante attribue les Psaumes 138, 146, 147, 147:12 et 148 à Aggée et à Zacharie.

Le psautier gallican latin (389 apr. J.-C.), utilisé par Alcuin de York, érudit de référence de Charlemagne, attribue les Psaumes 111, 112, 146 et 147 à Aggée et à Zacharie.

Dans les apocryphes, 1 Esdras 6, 1 ; 7, 3 ; 2 Esdras 1, 40 font référence à Aggée, et le Siracide (= Ecclésiastique) 49, 11 cite une partie d’Aggée 2, 23.

Les auteurs pré-nicéens qui ont fait référence ou allusion à des versets d’Aggée sont :

X L’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chap. 16, p. 147, ferait référence à Aggée 2:10, mais il s’agit d’une allusion si vague qu’elle n’est pas prise en compte ici.

Méliton de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.) (implicite) mentionne l’« Ancien Testament » et en énumère les livres. Il ne cite pas individuellement les douze prophètes mineurs, mais les appelle « Les Douze ». Fragment 4 du Livre des Extraits, vol. 8, p. 759

Clément d’Alexandrie cite Aggée 1, 6 comme « Écriture ». Les Stromates (193-202 apr. J.-C.), livre 3, chap. 6, p. 391. Il cite également Aggée 1, 6 dans L’Instructeur, livre 2, chap. 3, p. 248

Clément d’Alexandrie (193-205 apr. J.-C.) : « Jérémie et Ambacum [Habacuc] prophétisaient encore à l’époque de Sédécias. Au cours de la cinquième année de son règne, Ézéchiel prophétisa à Babylone ; après lui, Nahum, puis Daniel. Après lui encore, Aggée et Zacharie ont prophétisé à l’époque de Darius Ier pendant deux ans ; puis vint l’ange parmi les douze. » *Stromates*, livre 1, chapitre 21, p. 328

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) fait allusion au « tremblement universel » du monde entier dans Aggée 2:6 et Hébreux 12:26, 27. Dans *Sur la monogamie*, chap. 16, p. 72

Origène (225-254 apr. J.-C.) cite Aggée 2, 6 comme provenant d’Aggée dans son ouvrage Contre Celse, livre 7, chapitre 30, p. 623

Cypiane de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) cite Aggée 1, 12 comme provenant d’Aggée dans les *Traités de Cypiane*, traité 12, troisième livre, chap. 20, p. 541.

Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) cite Aggée 1, 9 comme provenant du prophète dans les « Traités de Cyrille », traité 5, chapitre 6, p. 459. Ce sont les deux seules références à Aggée dans les écrits de Cyrille qui nous sont parvenus.

Après Nicée (325 apr. J.-C.)

Athanase d’Alexandrie (367 apr. J.-C.) (Implicite, car il mentionne les douze prophètes) : « Il y a donc, dans l’Ancien Testament, vingt-deux livres au total ; […] puis les Prophètes, les douze étant comptés comme un seul livre… » Lettre pascale d’Athanase n° 39, chap. 4, p. 552.

Éphrem le Syrien (350-378 apr. J.-C.)

Basile de Cappadoce (357-378 apr. J.-C.)

Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) mentionne les livres des Prophètes, tant ceux des Douze que ceux des autres. Michée 3, 8 comme dans Michée, Joël 2, 28 comme dans Joël, Aggée 2, 4 comme dans Aggée, Zacharie 1, 6 comme dans Zacharie. Conférences catéchétiques, conférence 16.29, p. 122

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.)

Le Livre syriaque des étapes (Liber Graduum) (350-400 apr. J.-C.) fait référence à Aggée 1, 6 dans la Memra 7, p. 78

Rufin (374-406 apr. J.-C.)

Jean Chrysostome (-407 apr. J.-C.)

Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres de l’Ancien Testament. Il aborde plus particulièrement la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, le Pentateuque, Job, Jésus fils de Nave [Josué], les Juges, Ruth, Samuel et les Rois (2 livres), les douze prophètes, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Esther, Esdras, Néhémie, Lettre 53, chapitres 7-8, pages 99-101.

Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.), hérétique pélagien

Augustin d’Hippone (388 – 28 août 430 apr. J.-C.)

Jean Cassien, semi-pélagien (419-430 apr. J.-C.)

Q : Dans le livre d’Hag, quelles sont certaines des différences de traduction entre l’hébreu et la Septante grecque ?

R : La première phrase correspond au texte massorétique, la seconde à la Septante, sauf indication contraire. Il n’y a que deux petites différences en 2,1 et 2,3 entre le texte massorétique et le wadi Murabb’at.

Aggée 1:1 « par » vs « par la main de »

Ag 1, 2 : « venant » (bo’) (textes massorétiques) vs « est venu » (ba’) (Septante)

Ag 1,1 « gouverneur de Juda » vs « de la tribu de Juda »

Ag 1,8 « apporter » vs « couper » (le mot hébreu sur lequel se base la Septante ne diffère que par une seule lettre)

Agg 1,9 « voici » vs « être »

Agg 1,9 « j’ai soufflé dessus » vs « je l’ai fait disparaître »

Ag 1,9 « Pourquoi » vs « C’est pourquoi »

Ag 1, 11 « sécheresse sur le pays » vs « épée sur le pays »

Ag 1, 11 « vos mains » vs « leurs mains »

Agg 1,12 « Alors » vs « Et »

Agg 1,12 « leur Dieu » vs « à eux »

Agg 1,13 « a transmis le message » vs « a parlé parmi les messagers »

Ag 1,14 « le reste du peuple » vs « le reste de tout le peuple »

Aga 1,14 « vint » vs « entra »

Agg 2:1 « à travers » (beyad) (textes massorétiques), contre « vers » (‘el) dans le rouleau de l’oued Murabb’at (An Exegetical Commentary, p. 17, et Benoit et al., Les Grottes de Murabba’at, 184.)

Ag 2, 2 « reste » vs « tout le reste »

Ag 2, 3 : « (’oto) » (textes massorétiques) contre « (’itto) » dans le rouleau du wadi Murabb’at.

Ag 2, 4 « Sois fort, ô Josué/Jésus » contre « Fortifie-toi, ô Josué/Jésus »

Ag 2, 4 : « Soyez forts… habitants du pays » vs « Fortifiez-vous… habitants du pays »

Agg 2, 5 « La parole que j’ai conclue avec vous lorsque vous êtes sortis d’Égypte, ainsi que mon Esprit » vs « mon Esprit »

Agg 2,6 « une fois de plus » vs « encore une fois » (Voir An Exegetical Commentary on Haggai, Zechariah, Malachi, p. 41-42.)

Ag 2, 9 « Seigneur Tout-Puissant » vs « Seigneur Tout-Puissant : et même la paix de l’âme, en héritage / pour sauver chacun / tous ceux qui ont posé les fondations pour élever ce temple ».

Ag 2, 14 « et il en est ainsi de toute œuvre » vs « et il en est ainsi de toutes les œuvres »

Ag 2,14 « souillés » vs « souillés, à cause de leurs fardeaux antérieurs / de leurs gains rapidement acquis, ils souffriront pour leurs travaux / leurs labeurs, et vous (pluriel) avez haï / avez haï ceux qui rendent la justice à la porte de la ville / aux portes ».

Ag 2, 22 « trône du royaume » vs « trônes des rois »

Ag 2, 22 « l’épée de son frère » vs « l’épée qui s’élève contre son frère »

Ag 2, 23 « Zorobabel, mon serviteur, fils de Shealtiel » contre « Zorobabel, fils de Salathiel, mon serviteur »

Agg 2, 23 « sceau » vs « cachet »

Bibliographie relative à cette question : la traduction hébraïque est tirée de la « Literal Translation » de Jay P. Green et la version de la Septante provient de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée « The Septuagint : Greek and English ». Le « Expositor's Bible Commentary » ainsi que les notes de bas de page des Bibles NASB, NIV, NKJV et NRSV ont également été utilisés.

Sauf indication contraire, les citations bibliques sont tirées de *The Holy Bible, Berean Standard Bible* (BSB), qui a été placée dans le domaine public : https://berean.bible