< Question biblique tirée du livre d’Amos

Q : Quel est le thème principal du livre d’Amos ?

R : Le livre d’Amos traite des raisons et des conséquences du jugement qui s’abat sur ceux qui mènent une vie de plaisirs loin de Dieu. Le livre d’Amos possède beaucoup de « saveur », probablement grâce à Amos lui-même. Dieu s’est servi du parcours et de l’expérience de ce jeune homme pieux issu de la campagne pour délivrer un message que toutes les brebis de Dieu, en ville comme à la campagne, avaient besoin d’entendre.

Q : Dans le livre d’Amos, quel est le plan général de l’ouvrage ?

R : Le livre d’Amos est un livre de jugement. En voici un plan simple.

1-2 Le jugement approche

3-6 Les raisons du jugement

7-9:10 Cinq visions des conséquences

9:11-15 La restauration après le jugement

Q : Dans le livre d’Amos, sa vision de la souffrance diffère-t-elle de celle de Job et de Daniel ? Le critique biblique Bart Ehrman écrit : « Et dès lors que l’on ajoute l’Ancien Testament à tout cela, les choses deviennent complètement confuses. … Le livre d’Amos insiste sur le fait que le peuple de Dieu souffre parce que Dieu le punit pour ses péchés ; le livre de Job insiste sur le fait que les innocents peuvent souffrir ; et le livre de Daniel indique que les innocents souffriront effectivement. Tous ces livres sont différents,… » (Jesus, Interrupted, p. 12)

R : Non, l’esprit critique d’Ehrman y voit une exclusion qui n’existe pas. Amos n’a jamais dit que les gens souffraient uniquement à cause de leurs péchés ; Amos parlait d’une situation spécifique de son époque. Job montre effectivement que les gens souffrent pour des raisons sans rapport avec leurs propres péchés ou ceux de leur entourage, et Daniel montre effectivement que le peuple de Dieu souffre parfois aux mains des incroyants précisément parce qu’il suit Dieu. Ils disent certes des choses différentes, mais celles-ci ne sont pas incompatibles. Les différentes faces d’une sculpture ont un aspect différent, mais il s’agit de la même sculpture. De même, la vérité offre des perspectives différentes selon le point de vue adopté, mais ces perspectives sont complémentaires, et non incompatibles.

Q : Dans Am 1,1, quand le livre d’Amos a-t-il été écrit ?

R : Amos 1, 1 indique qu’il a été écrit deux ans avant le tremblement de terre, qui s’est produit sous le règne d’Ozias. (C’est deux ans avant la rédaction d’Ésaïe 6.) Il a été rédigé vers 762 av. J.-C. Selon *The Bible Knowledge Commentary : Old Testament*, p. 1426, des découvertes archéologiques à Hatsor et à Samarie attestent d’un tremblement de terre vers 760 av. J.-C. L’ouvrage *735 Baffling Bible Questions Answered*, p. 203, indique qu’il a été rédigé entre 780 et 760 av. J.-C.

Q : Dans Am 1,1, ce tremblement de terre était-il simplement une tradition légendaire ?

R : Non. Tous les tremblements de terre n’ont pas été consignés. Les tremblements de terre étaient fréquents dans cette région. Par exemple, les fouilles archéologiques menées à Qumrân montrent qu’un tremblement de terre destructeur s’est produit en 31 av. J.-C., et pourtant aucun auteur antique n’a rapporté cet événement.

Mais nous avons trouvé des preuves de ce tremblement de terre : selon *The Bible Knowledge Commentary : Old Testament* (p. 1 426), le *New International Bible Commentary* (p. 895) et le *Believer's Bible Commentary* (p. 1 113), des découvertes archéologiques à Hatsor et à Samarie attestent d’un tremblement de terre vers 760 av. J.-C.

Q : Dans Am 1, 2 et 3, 8, est-ce que c’est le Seigneur qui rugissait depuis Sion (Jérusalem) pour prononcer ces jugements, ou bien s’agissait-il des paroles d’Amos ?

R : Le mot hébreu utilisé ici pour « rugir » peut désigner le rugissement d’un lion ou le bruit du tonnerre. Il pourrait s’agir de deux aspects d’une même réalité. Lorsque Dieu a prononcé ces paroles de jugement par la bouche d’Amos, cela impliquait une promesse : que tout cela s’accomplirait. Dieu a rugi par la bouche d’un inconnu et a complètement redessiné la carte du Moyen-Orient.

Q : Dans Amos 1, 3-2, 6, Proverbes 30, 15-31 et Proverbes 6, 16-19, pourquoi utilise-t-on des suites numériques, telles que « trois… voire quatre » ?

R : Il s’agissait d’un procédé littéraire hébreu parfois appelé « échelle numérique ». C’est une belle expression qui facilite la mémorisation et qui montre que ce n’est pas le nombre exact, « 3 » ou « 4 », qui importe, mais plutôt le contenu des points évoqués.

Q : Dans Am 1,3, ont-ils littéralement battu Galaad avec du fer ?

R : Galaad était la région où vivaient les Israélites à l’est du Jourdain. Les Araméens les ont anéantis dans 2 Rois 13:1-9, en particulier au verset 7. Un traîneau de battage était un traîneau muni de pièces de fer sur le dessous pour séparer le grain de la balle. Certains commentateurs y voient une métaphore illustrant à quel point ils ont anéanti les Gileadites. D’autres pensent qu’ils ont littéralement tué certains Gileadites en leur passant dessus avec des traîneaux de battage.

Q : Dans Am 1, 4, 7, 10, 12, 14 ; 2, 5, pourquoi le feu sur le mur du palais est-il mentionné de manière si proéminente ?

R : C’est ainsi que la ville a été détruite. Les remparts n’étaient pas construits avec du métal ni des barres d’armature. Les briques contenaient de la paille et certaines parties étaient renforcées avec du bois.

Q : Dans Am 1, 5, qu’est-ce que la maison d’Éden ?

R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.

Ce n’est pas la réponse : il s’agissait d’une métaphore. L’utilisation du terme « Éden », faisant référence au jardin d’Éden, était une métaphore poétique désignant Damas, le « jardin » de la Syrie. Cependant, pourquoi ce nom serait-il une métaphore et pas d’autres ?

La réponse : Le mot hébreu beth et le mot araméen bit signifient « maison ». La ville de Bit-Adini n’a pas été localisée par les archéologues, mais elle était mentionnée dans les annales akkadiennes. Elle se trouvait près de Damas et fut conquise, mais non détruite, par les Assyriens en 855 av. J.-C. Nous n’en savons pas davantage à son sujet à l’époque d’Amos. D’un autre côté, il pourrait simplement s’agir d’une référence générale aux environs de Damas.

Q : Dans Am 1,8, pourquoi les Philistins ont-ils péri en tant que peuple ?

R : Les Babyloniens ont détruit la nation philistine lorsqu’ils ont conquis la Palestine. Cependant, Zacharie 9, 5-6 mentionne quelques-uns qui ont survécu.

Q : Dans Am 1, 9, qu’ont fait de mal les Phéniciens ?

R : Il n’est pas dit qu’ils étaient violents, mais qu’ils vendaient les Israélites comme esclaves. Les Phéniciens étaient connus pour être des marchands d’esclaves, selon Homère dans l’Odyssée 4.288 et suivants ; 15.473 et suivants.

Q : Dans Amos 2, 6 ; 8, 6, pourquoi était-ce répréhensible non seulement de vendre les pauvres, mais aussi de les vendre pour une paire de sandales ?

R : Si les esclaves coûtaient si peu cher, c’est qu’il devait y en avoir en abondance. Bien que l’esclavage fût autorisé dans l’Ancien Testament, les esclaves étaient censés être affranchis tous les sept ans, comme le prescrit Deutéronome 15, 12-18. Jérémie 34, 8-21 montre que les Israélites ne respectaient pas cette règle.

C’est une chose de désobéir à la loi de Dieu, c’en est une autre que la société l’enfreigne si fréquemment qu’elle en a fait une pratique institutionnalisée.

Q : Dans Amos 2:6, pourquoi Dieu permettrait-il que les justes soient vendus comme esclaves ?

R : Probablement pour une raison similaire à celle pour laquelle Dieu a permis que des chrétiens obéissants, qui cachaient des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, soient capturés et envoyés mourir dans les camps de concentration nazis. Dieu permet souvent, même à ses enfants obéissants, de subir des préjudices et des injustices dans cette vie. En effet, Romains 8:36 mentionne que, parfois, le peuple de Dieu était tellement confronté à la mort qu’il ressemblait à des brebis destinées à l’abattoir. Pour une analyse approfondie de la manière dont Dieu peut discipliner son peuple par l’intermédiaire d’un peuple encore plus malfaisant, lisez le livre d’Habacuc.

Q : Dans Am 2,8, quelle est l’importance géographique des lieux mentionnés par Amos ?

R : Les prophéties décrivent un cercle partant de Damas (au nord-est), passant par Gaza et les Philistins (au sud-ouest), puis Tyr et les Phéniciens (au nord-ouest), Édom (au sud-est), Ammon (à l’est), Moab (à l’est), pour aboutir à Juda et Israël. C’est comme si Dieu décrivait un cercle, ou une spirale, partant des étrangers les plus éloignés, passant par les nations apparentées, pour aboutir à Juda et Israël.

Q : Dans Am 2,8, trouve-t-on d’autres exemples de « quasi-catastrophes » et d’une « méthode circulaire » servant d’avertissement au peuple ?

R : Remarquez qu’Amos a commencé par la nation la plus éloignée, sans lien de parenté étroit, et que ses auditeurs pouvaient même se réjouir que le jugement de Dieu s’abatte sur leurs ennemis. Mais ensuite, il s’est progressivement rapproché jusqu’à ce que l’on se demande : si toutes ces nations devaient être punies pour leurs péchés, comment Juda et Israël, qui étaient également méchants mais en pleine connaissance de cause, pourraient-ils y échapper ? La réponse est qu’ils n’y échapperaient pas. Aujourd’hui, les États-Unis s’inquiètent d’abord des terroristes islamistes, puis de la Chine en mer de Chine méridionale et à Taïwan, puis de la Russie et de l’Ukraine.

Q : Dans Am 2,8, quand Dieu fait-il tomber son jugement sur une nation ou un peuple ?

R : La réponse courte est : quand Il le souhaite. Mais certains facteurs peuvent entrer en ligne de compte, tels que l’ampleur des péchés commis par le peuple, la gravité de ces péchés et le temps dont il a disposé pour se repentir. Enfin, dans quelle mesure connaît-il la vérité, et a-t-il été averti ?

Q : Dans Amos 2:9-11 et 3:2, quelles sont les raisons que Dieu donne ici pour punir Juda et Israël autant, voire davantage, que les nations environnantes ?

R : Le comportement d’Israël était d’autant plus grave qu’il connaissait tout ce que Dieu avait fait pour lui. Puisqu’Israël voulait se comporter comme ceux qui ne connaissent pas Dieu, Dieu ne le traiterait pas mieux que ceux qui ne Le connaissent pas.

Amos 3, 2 dit que Dieu leur inflige ce châtiment non pas parce qu’ils ne le connaissent pas, mais parce qu’ils le connaissent et qu’ils lui tournent néanmoins le dos.

Q : Dans Amos 2, 14-16, pourquoi Dieu insiste-t-il sur le fait que les puissants tomberont ?

R : L’une des raisons pourrait être que les Israélites comptaient sur Dieu pour combattre à leur place. « L’Éternel est avec nous » était leur cri de guerre dans Nombres 23:21 ; Deutéronome 20:4 ; 31:8 ; Juges 6:12 ; Ésaïe 8:10 ; Sophonie 3:15, 17. Dieu avait promis de défendre son peuple obéissant dans les moments difficiles (Psaume 23, 4 ; 46, 7, 11) – mais rien de plus. Ce slogan était désormais dépassé ; Amos 5, 2 montre qu’ils seront abandonnés.

Q : Dans Am 3,2, la connaissance de Dieu est-elle une bonne chose ou non ?

R : Mieux connaître Dieu est une bonne chose, mais à condition de vouloir L’aimer et Le suivre. Comme le suggère Amos 3:1-2, une relation plus étroite implique davantage de responsabilités. Le Seigneur explique ici pourquoi Juda et Israël seront punis aussi sévèrement, voire plus sévèrement, que les nations qui les entourent. Une relation avec Dieu est plus importante que la connaissance.

Q : Dans Am 3,2, cela signifie-t-il que personne d’autre que les Israélites ne connaissait Dieu ?

R : Non. Tous ont au moins une petite part de révélation concernant Dieu, ne serait-ce qu’en observant la création, comme le montrent Romains 1, 19-20 et le Psaume 19, 1-6. De plus, Dieu s’est révélé à des non-Israélites, notamment à Abraham, à Ketura, à Adam, à Noé et à Hénoch. Jonas a prêché aux Ninivites, et les Égyptiens, les Moabites, les Édomites, etc., connaissaient le Dieu des Israélites.

Cependant, jusqu’à l’époque du Christ, personne d’autre ne possédait de la connaissance de Dieu dans la même mesure que celle que Dieu avait donnée aux Juifs, qui avaient reçu la Torah de Dieu. Les Juifs occupaient une place particulière, à la fois en tant que peuple élu et en tant que dépositaires des paroles mêmes de Dieu, comme le montre Romains 3:1-2.

Q : Dans Amos 3:3, que signifie ici « deux personnes marchant ensemble » ?

R : Deux personnes ne marchent pas ensemble sur un chemin si elles ne sont pas d’accord entre elles et si elles ne souhaitent pas se rendre à un endroit commun. Un aphorisme occidental au sens similaire dit : « Qui se ressemble s’assemble. » Même si vous ne souhaitez pas commettre vous-même un acte malfaisant particulier, si vous marchez toujours aux côtés de ceux qui le font, vous acceptez d’aller là où ils vont. Deux personnes ne marchent pas ensemble à moins d’être d’accord pour le faire.

Q : Dans Am 3, 3-6, quel est le point commun des sept exemples cités dans ces quatre versets ?

R : Dieu explique que leurs actions et leur cœur sont la cause du jugement. Aucune de ces choses ne se produit sans que la raison antérieure soit présente. De même, le châtiment d’Israël par Dieu n’aurait pas lieu ici non plus s’ils ne lui tournaient pas le dos. Pour l’instant, ils n’ont aucune intention de revenir, le jugement est donc inévitable. S’ils ne veulent pas suivre Dieu, alors ils n’ont plus besoin de vivre sur sa terre. À l’avenir, ils seraient tous exilés et seul un petit reste reviendrait.

Q : Dans Am 3,4, pourquoi un lion à la chasse rugit-il ?

R : Un lion ne rugit pas lorsqu’il traque sa proie, mais seulement lorsqu’il est sur le point de la capturer.

Q : Dans Am 3,6, Dieu est-Il à l’origine du mal ou des calamités ?

R : Le mot « mal » a deux sens :

Calamité / catastrophe / événements néfastes : oui, Dieu les provoque parfois.

Le mal moral : Non, Dieu n’est pas directement à l’origine du mal moral. Cependant, Dieu permet qu’il se produise, et Il le « canalise » même à Ses fins ; Il s’en sert, l’intégrant dans Son plan.

Les musulmans ne devraient pas s’étonner que le terme « mal » puisse désigner un préjudice, et pas seulement le mal moral. Ce terme est utilisé en ce sens dans leurs propres écrits, notamment dans le Sahih al-Boukhari, volume 3, livre 29, chapitre 7, n° 56, p. 35.

Q : Dans Am 3, 7-8, quelles catastrophes futures Dieu a-t-Il révélées par l’intermédiaire des prophètes ?

R : En voici plusieurs.

Noé était un prédicateur de la justice selon 2 Pierre 2:5. Il a eu cent ans pour prêcher pendant qu’il construisait l’arche.

La division des royaumes après la mort de Salomon : 1 Rois 11, 29-39 – 1 Rois 12, 15-20

La mort d’Abija, qui mettra fin à la dynastie de Jéroboam : 1 Rois 14, 1-16 – 1 Rois 14, 17-18 ; 15, 29

Mort d’Achab et de Jézabel et extinction de leur lignée. 1 Rois 21:17-24 – 1 Rois 22:29-37

La mort d’Achazia 2 Rois 9:30-10:11

La défaite de Moab 2 Rois 3

Répétition de la chute de la dynastie d’Achab 2 Rois 9:7-10

Juda serait exilé à Babylone 2 Rois 20:16-18, 2 Rois 21:10-15, 2 Rois 22:14-20 – 2 Rois 24-25, Jérémie 29:4-23.

Q : Am 3,7 montre-t-il qu’il doit toujours y avoir un prophète sur terre, comme l’a affirmé l’apôtre mormon Bruce McConkie dans son « Commentaire doctrinal du Nouveau Testament », vol. 2, p. 606 ?

R : Non. Personne n’a exercé la fonction de prophète pendant les quatre cents ans qui se sont écoulés entre la fin de l’Ancien Testament et Jean-Baptiste ; par conséquent, même les mormons ne peuvent affirmer cela sans se contredire.

Q : Dans Amos 3:7, quelle est la mission des chrétiens d’aujourd’hui en matière d’avertissement ?

R : Lorsque Dieu a permis que son peuple élu soit capturé, exilé et anéanti en tant que peuple, et lorsqu’Il a permis que son temple soit détruit, certains pouvaient se demander : « Où est Dieu dans tout cela ? » et « Dieu s’en moque-t-Il ? » Les prophètes de l’Ancien Testament ont transmis le message selon lequel Dieu a fait bien plus que simplement savoir à l’avance que cela arriverait ; Dieu a veillé à ce que ces catastrophes se produisent. Les prophètes avaient un rôle important : lorsque ces événements se produiraient à l’avenir, le peuple pourrait se souvenir des paroles des prophètes, en voir les conséquences et peut-être se repentir et revenir vers Lui.

Qui est censé remplir ce rôle crucial aujourd’hui ? Dieu a son Église, et il nous a donné pour mission d’être une voix prophétique, prêchant l’Évangile. L’Évangile n’est pas seulement une vision sombre et catastrophiste, mais il comporte un aspect « de jugement » : se repentir ou périr.

Q : Dans Am 3,12, quelle est ici l’utilité des morceaux déchiquetés d’un animal ?

R : Dire que les parties de l’animal sont « sauvées » reviendrait à donner un sens plutôt ironique au mot utilisé ici, comme l’indique le New International Bible Commentary, p. 902.

Il y aurait toutefois un tout petit aspect pratique positif pour le berger. Si un mouton venait à manquer, le berger serait tenu de dédommager le propriétaire, à moins qu’il ne puisse prouver qu’il a été déchiqueté par des bêtes sauvages, comme le précise Exode 22, 10-13. Dans Genèse 31:39, Jacob explique à Laban que lorsqu’un mouton était déchiqueté par des bêtes sauvages, c’était lui-même qui prenait en charge la perte au lieu d’apporter les restes à Laban.

Q : Dans Amos 3:14, en quoi Béthel et ses autels sont-ils significatifs ?

R : Béthel était un lieu particulier dédié au culte du Seigneur qui avait été « réaffecté ». Abraham y séjourna (Genèse 12, 8), juste après avoir eu la vision selon laquelle Dieu donnerait ce pays à ses descendants. C’est là que Jacob eut la vision des anges montant et descendant sur une échelle menant au ciel. La ville s’appelait alors Luz, mais Jacob la rebaptisa Béthel, ce qui signifie « maison de Dieu ». Dieu ordonna à Jacob de s’établir à Béthel (Genèse 35, 1-15). Débora, la nourrice de Rébecca, mourut et fut enterrée à Béthel.

Mais ensuite, lorsque Jéroboam se rebella contre Roboam, il comprit que, d’un point de vue politique, il ne serait pas bon pour les Israélites du nord de se rendre fréquemment à Jérusalem, dans le royaume du sud, pour y adorer Dieu. Jéroboam érigea donc deux autels, l’un à l’extrême nord, à Dan, et l’autre près de la frontière de Juda, à Béthel. Au lieu d’adorer l’Éternel, Jéroboam plaça des veaux d’or pour que le peuple les adore (1 Rois 12:32-13:4). Puis un homme de Dieu vint et prophétisa qu’un futur roi, Josias, mettrait à mort les prêtres de Baal sur les hauts lieux de Béthel, et qu’en signe de cela, l’autel se fendrait en deux. L’autel se fendit alors en deux. Mais plutôt que de prendre à cœur cet avertissement et ce miracle divin, on se contenta simplement de réparer cet autel idolâtre. Plus tard, cet autel fut détruit définitivement par le bon roi Josias (2 Rois 23, 15-16).

Ainsi, Satan n’a pas besoin de construire quoi que ce soit ; il lui suffit de détourner de sa vocation ce qui a été construit pour Dieu.

Q : Dans Amos 3, 14, qu’est-ce qui, aujourd’hui, s’apparente à Béthel et à ses autels ?

R : De nombreuses cathédrales en Europe ont nécessité un ou deux siècles de construction. Malgré le temps et les coûts engagés, au moins les gens savaient qu’il y aurait un lieu permanent pour adorer Dieu, construit pour résister au passage des siècles. Cependant, aujourd’hui, certaines églises et cathédrales ont été transformées en entreprises, voire en mosquées. Oui, les bâtiments sont permanents, mais leur vocation ne l’était pas.

Un deuxième exemple est celui de nombreuses confessions, qui avaient pour but initial de glorifier Dieu, mais qui ont soit changé, soit fait scission pour suivre leur propre programme, et ne prétendent plus suivre tout ce que Dieu nous demande d’observer dans la Bible. Par exemple, si la Bible dit que la pratique de l’homosexualité est mauvaise, et pourtant que les Églises épiscopales et méthodistes unies ont eu des pasteurs homosexuels, elles ressemblent à Béthel après qu’elle eut été détournée de sa vocation par Jéroboam.

De nombreux séminaires, tels que ceux de Harvard, Yale, Princeton et Dartmouth, étaient à l’origine de bons établissements destinés à former des pasteurs. Aujourd’hui, ils se sont éloignés de l’enseignement selon lequel la Bible tout entière est la parole de Dieu.

Chacun d’entre nous doit veiller sur lui-même. Dieu peut nous accorder des bénédictions sous forme d’argent, d’éducation et d’expérience professionnelle, qui peuvent être utilisées à des fins pieuses ou détournées pour servir des desseins maléfiques.

Q : Dans Am 4,1-3, quel est le sens de la métaphore des vaches ?

R : Bashan était une région de riches pâturages (Jérémie 50, 19 ; Michée 7, 14), où le bétail était bien nourri, voire gâté (Psaume 22, 12 ; Ézéchiel 39, 18). Ces femmes exigeaient le luxe et les plaisirs. Alors qu’elles exploitaient économiquement les autres, elles n’en avaient probablement même pas conscience. Peut-être qu’en raison de leur penchant pour l’alcool et de leurs habitudes de dépenses excessives, elles poussaient leurs maris à exploiter autrui pour maintenir le niveau de vie auquel elles s’attendaient. Il n’est pas fait mention ici d’immoralité sexuelle, mais ces femmes sont en quelque sorte l’opposé de la femme vertueuse décrite dans Proverbes 31:10-31.

Telles des bêtes choyées, ces femmes s’attendaient à ce que les autres répondent à leurs exigences. Peut-être étaient-elles les premières « Karens ».

Q : Dans Am 4,2, pourquoi pensez-vous que l’accent soit mis ici sur : « Le Seigneur Dieu a juré par sa sainteté » ?

R : Dieu affirme que cela va bel et bien se produire. Toutes les précautions qu’ils pourront prendre, tout l’argent et tout le pouvoir dont ils disposent, ne suffiront pas à empêcher que cela arrive.

Q : Dans Amos 4:4, pourquoi est-il dit d’aller à Béthel ou à Guilgal pour y pécher ?

R : La déclaration d’Amos devait choquer ses auditeurs, et c’était justement le but recherché. Considérez cela comme une invitation ironique à se précipiter vers leur jugement. Amos ridiculisait sarcastiquement leur culte. Malheureusement, les Israélites avaient l’habitude de se rendre à Béthel et à Guilgal pour adorer et honorer Dieu, depuis l’époque de Josué jusqu’à la construction du temple de Salomon. À présent, les Israélites se rendaient toujours à Béthel et à Guilgal, mais c’était pour faire des offrandes à de faux dieux, ou bien pour offrir à la fois à de faux dieux et au Seigneur, ce qui était tout aussi grave. Gilgal était toujours un lieu de sacrifice selon Amos 5,5 ; Osée 4,15 ; 9,15 ; et 12,11. Béthel et Dan étaient les deux lieux que Jéroboam avait établis pour l’adoration des veaux d’or. Un sacrifice est un terme générique désignant tout type de sacrifice, qu’il soit animal ou humain.

Q : Dans Am 4,4, dans quelles circonstances, le cas échéant, devrions-nous faire preuve de sarcasme ou d’ironie dans notre témoignage ?

R : Soyez très, très prudent si vous utilisez ces outils, car tout ce que vous écrivez ou dites peut être copié ou répété, souvent hors de son contexte. Vous ne voulez pas passer pour quelqu’un de méchant ou de peu aimant.

Mais si une personne n’écoute pas ou refuse d’écouter vos avertissements, et ne veut même pas prendre en considération vos arguments, vous pourriez répondre par quelque chose comme : « Très bien, allez faire ce que vous dites. Vous savez que cela va très probablement mener à _____. Je comprends que c’est ce que vous voulez, n’est-ce pas ? » Ou encore : « C’est bien ce que vous dites, n’est-ce pas ? » (Donnez-lui l’occasion d’acquiescer.) « Alors, cela ne vous dérange pas que je dise aux autres que vous croyez ______ ? » (Si la personne répond que non, demandez-lui pourquoi.)

Q : Dans Am 4,6, que voulait dire Amos par « des dents propres » ?

R : Cette expression signifiait que leurs dents ne comportaient aucune particule de nourriture, car ils n’avaient rien à manger.

Q : Dans Am 4,6-11, quand devrions-nous dire aux gens que les catastrophes naturelles ou les guerres pourraient être un avertissement de Dieu ?

R : Certains verraient que Dieu a infligé ces épreuves aux Israélites, tandis que d’autres estimeraient que Dieu leur a simplement retiré Sa protection et les a livrés au désastre. Quoi qu’il en soit, ils n’auraient pas dû manquer de discerner la main de Dieu dans le fait qu’Il ait permis que ces événements se produisent.

Certains Juifs sont déçus, voire désabusés, à l’idée que, s’il existe un Dieu, Il ait permis que l’Holocauste se produise. Mais si les Juifs n’obéissaient plus à la Loi de l’Ancien Testament (sacrifices compris) et s’ils rejetaient le Messie, pourquoi auraient-ils dû s’attendre à ce que Dieu soit tenu de leur accorder une protection particulière ?

Lorsqu’un malheur frappe certaines personnes, nous ne devons pas penser qu’elles le méritent davantage que celles qui, autour d’elles, n’ont pas été touchées. Jésus a dit que les Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang à leurs sacrifices et ceux sur lesquels la tour de Siloé s’était effondrée, dans Luc 13, 1-5, n’étaient pas pires que les autres. Mais Jésus a également déclaré qu’il y avait là une leçon pour tout le monde : « Si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous de la même manière. »

Il arrive parfois que des malheurs s’abattent sur des serviteurs obéissants de Dieu, et ceux-ci, à l’instar de Job, n’ont aucune idée de la raison pour laquelle ces épreuves leur sont infligées. Au vu de tout ce qui lui est arrivé, à lui et à sa famille, il était évident qu’il ne s’agissait pas d’une simple coïncidence ou d’un hasard. Pourtant, Job n’y voyait toujours aucune raison.

Ce que nous ne pouvons pas tirer comme leçon des catastrophes naturelles ou des guerres :

1) Que les personnes touchées étaient pires ou plus mauvaises que celles qui ne l’ont pas été.

2) Que vous serez à l’abri si vous n’êtes pas aussi mauvais que ceux qui vous entourent.

3) Que toutes les conséquences du péché se produisent dans cette vie.

Trois choses que nous pouvons tirer des catastrophes naturelles ou des guerres :

1) Dieu permet que ces événements surviennent, qu’il s’agisse d’une nation ou d’une région, et ne promet aucune protection à ceux qui ne le suivent pas.

2) De plus, des malheurs arrivent même aux croyants obéissants, comme Job.

3) La vie ne se limite pas à la terre, et ce n’est qu’après la mort, au jour du jugement, que la justice sera rétablie.

Q : Dans Am 4,7, pourquoi Dieu provoque-t-il parfois l’injustice ?

R : Alors que certains pourraient considérer la « justice » – qu’elle vienne de l’homme, de Dieu ou de la nature – comme un droit inaliénable, dans ce monde déchu, tant la Bible que les preuves empiriques montrent que ce n’est pas le cas. Dieu rendra une justice parfaite, tant pour les jeunes bébés qui sont massacrés que pour les oppresseurs malfaisants qui prospèrent tout au long de leur longue vie. Cependant, la justice pour tous ne se fera pas avant le jour du jugement.

D’un autre côté, l’état des choses dans ce monde déchu ne doit pas servir d’excuse pour ne pas nous montrer justes et équitables envers chacun.

Q : Dans Am 4,9, de quels ravageurs s’agit-il ?

R : Le premier terme fait partie de la famille des maladies végétales appelées « brûlures », des champignons qui tuent les plantes. Le second terme est « sauterelle ». Lorsqu’une plante est atteinte par l’un de ces fléaux et que celui-ci s’est propagé, elle ne survivra pas sans produits chimiques modernes. La plante est encore en vie pour l’instant, mais sa mort, bien que lente, est inévitable.

Q : Dans Amos 4:13, le fait que Dieu crée le vent prouve-t-il que le Saint-Esprit est un être créé ?

R : Pas du tout. Amos 4, 13 mentionne que Dieu forme les montagnes et crée le vent. Souvent, lorsque la Bible évoque des éléments naturels, tels que les montagnes et le vent, elle désigne simplement les montagnes et le vent. S’il n’y a pas de sens allégorique pour les « montagnes », il est exagéré d’essayer de forcer le « vent », qui se trouve juste à côté, à faire référence au Saint-Esprit et de créer ainsi une nouvelle doctrine théologique. Bien que le Saint-Esprit ait été comparé au vent à titre de métaphore, cela ne signifie PAS que chaque fois que le vent souffle, chaque personne et chaque animal se trouvant sur son passage ressentent le Saint-Esprit.

D’un point de vue historique, Ambroise de Milan est le premier à avoir répondu à cette question dans *Sur le Saint-Esprit*, livre 2, chapitre 48, p. 120.

Q : Dans Am 5, 1-3, pourquoi Amos, sous l’inspiration de Dieu, se lamenterait-il ici ?

R : Il était courant de prononcer ou de chanter une complainte poétique lors d’un enterrement. Un mètre 3+2 était courant dans les chants funèbres, et c’est ce qui est écrit ici, comme le souligne le New International Bible Commentary, p. 905. Le jugement n’avait pas encore eu lieu, c’était donc comme si une personne entendait sa propre nécrologie. Outre le fait qu’Amos annonce ce qui allait se passer, le chapitre 5 nous révèle ce que Dieu ressent face à ces événements. Dieu ne prend aucun plaisir à la mort des méchants, mais désire plutôt qu’ils se détournent de leur méchanceté et qu’ils vivent (Ézéchiel 18:23).

Q : Dans Am 5, 1-27, qu’y a-t-il d’intéressant dans la structure de ce chapitre ?

R : La poésie hébraïque n’était pas organisée par rimes, comme la poésie française, mais plutôt par contenu. Elle était souvent structurée en chiasme, la seconde moitié du poème étant le reflet en miroir de la première, reformulant l’ensemble dans l’ordre inverse. Amos 5, 1-17 constitue un chiasme, et Amos 5, 18-27 en est un autre.

5, 1-3 : Le jugement dévastateur de Dieu sur le pays et les villes

- 5,4-6 Cherchez Dieu, et non les autels des idoles, et vous vivrez

- - 5:7 L’injustice commise envers les justes

- - - 5:8-9 Dieu est souverain sur les cieux et les forteresses

- - 5,10-13 L’injustice envers les hommes intègres et les pauvres

- 5:14-15 Recherchez le bien, et non le mal, et vous vivrez

5:16-17 Le jugement dévastateur de Dieu sur les rues et les champs

Le deuxième chiasme est :

5:18-20 Le Jour du Seigneur sera dur pour les méchants

- 5:21-22 Dieu déteste le culte hypocrite d’un peuple injuste

- - 5:23-24 Dieu veut la justice et la droiture, et non le culte qu’Il déteste

- 5:25-26 Même lors de l’Exode, vous avez adoré d’autres dieux de manière hypocrite

5:27 Ce jour-là, vous serez emmenés en captivité au-delà de Damas

Amos 5, 10-13 est en réalité un chiasme au sein d’un chiasme.

Q : De même qu’Amos 5, 1-3 déplore le jugement des méchants, que Jérémie a pleuré sur le peuple dans Jérémie 4, 19 ; 9, 1-2, et que Jésus a pleuré sur Jérusalem dans Matthieu 23, 37, quand devrions-nous pleurer publiquement sur un peuple, sur son jugement et sur sa méchanceté ?

R : Voyons d’abord pourquoi ces personnes, et nous-mêmes, devrions nous lamenter. Nous verrons ensuite quand et comment le faire.

Pourquoi se lamenter : en général, il y a quatre raisons de se lamenter sur une personne ou un peuple pécheur.

a) À cause du mal qu’ils commettent : s’ils se disent croyants en particulier, nous devrions déplorer la manière dont leur péché déshonore Dieu.

b) À cause du jugement imminent : en raison du jugement qui s’abattra sur eux, dans cette vie et dans l’éternité.

c) À cause de ce qui aurait pu être : comme le dit Jonas 2:8 : « Ceux qui s’attachent à des idoles sans valeur abandonnent son amour dévoué. » (BSB)

d) Sur le plan personnel, se lamenter sur notre propre péché fait partie de la repentance.

Quand se lamenter : Dans ces exemples, il est plus efficace de se lamenter tant qu’il y a encore de l’espoir, avant qu’ils ne soient tués. Lorsque David s’est lamenté sur son fils mourant dans 2 Samuel 12, 16-23, il a cessé dès que son fils est mort.

Comment se lamenter : bien que les coutumes puissent varier d’une culture à l’autre, ces lamentations étaient toutes publiques, à la vue de tous, afin que d’autres puissent en tirer une leçon. Nous pouvons nous lamenter verbalement, aussi bien lors d’un discours public qu’en tête-à-tête avec des personnes. Nous pouvons nous lamenter par écrit, sur Internet, sur des blogs et les réseaux sociaux, ainsi que dans des livres et des articles. Des chrétiens se sont « lamentés » sur des panneaux d’affichage que les gens voient lorsqu’ils passent en voiture. Il existe de nombreuses façons d’exprimer publiquement notre lamentation face au fait qu’un pays se détourne de Dieu.

Q : Dans Am 5,4.6, pourquoi Dieu ordonne-t-il au peuple de le rechercher ?

R : Même dans tous ces versets annonçant le jugement, Dieu offre au peuple la possibilité de le chercher et de vivre. Mais Deutéronome 4,29 et Jérémie 29,13 disent que nous devons le chercher de tout notre cœur. Nous devons chercher le Seigneur selon ses conditions, et non selon les nôtres.

Chercher Dieu est soit une question très facile, soit une question très difficile, selon que l’on dispose ou non d’un ancrage théologique correct.

De nombreux calvinistes purs et durs ont du mal avec ce verset. D’autres calvinistes résolvent ce problème en affirmant que Dieu a ordonné des choses pour lesquelles Il n’a jamais donné à certains les moyens d’obéir, qu’Il n’avait pas l’intention qu’ils obéissent, ni même, dans Sa volonté secrète, qu’Il ne souhaitait qu’ils obéissent.

La plupart des chrétiens considèrent qu’il est évident que lorsque Dieu ordonne quelque chose aux hommes, c’est qu’Il leur a donné au moins certains moyens d’y obéir. Dieu ordonne certaines choses aux hommes, leur donne les moyens de les accomplir, mais leur accorde également la liberté d’obéir ou de désobéir.

Q : Dans Am 5,5b, quel est le sens de ces deux avertissements ?

R : Il s’agit là de jeux de mots prophétiques. Alors que les jeux de mots sont souvent humoristiques, ceux-ci ne le sont pas ; ils constituent plutôt un moyen de se souvenir. À l’origine, Guilgal était un lieu commémoratif de l’entrée de Josué dans le pays, mais ici, Guilgal deviendra le souvenir de l’exil hors du pays. Béthel était un lieu cher à Abraham, à Jacob et à d’autres, et signifiait « maison de Dieu ». Mais Amos a appelé Béthel « Beth-Aven », ce qui signifie « maison du néant » ou « maison du mal ».

Cet avertissement est assez inhabituel, car normalement, on invite les gens à se repentir et à se rendre dans un lieu de culte. Or, ces lieux étaient autrefois des lieux de culte purs dédiés au vrai Dieu, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ainsi, au lieu de « repentez-vous et venez », le message ici est « repentez-vous et restez à l’écart » de ces lieux autrefois pieux, qui ne le sont plus.

Aujourd’hui, lorsqu’un lieu, qu’il s’agisse d’un séminaire ou d’une confession religieuse, s’est complètement détourné de Dieu, nous ne devrions pas chercher à « venir » pour le réformer de l’intérieur. Il peut y avoir un moment pour cela, tant qu’ils sont encore en lutte, mais vient un moment où il est trop tard pour cela. Nous devrions plutôt « rester à l’écart » et nous joindre aux croyants pieux plutôt qu’à ceux qui se sont déjà engagés à se détourner de Dieu.

Q : Dans Am 5,8, quelle est la signification particulière des Pléiades et de la constellation d’Orion ?

R : Ce verset met l’accent sur la souveraineté de Dieu sur tous les cieux et sur la terre. Mais plus précisément, en astronomie (et non en astrologie), en Palestine, l’apparition des Pléiades annonçait l’arrivée du printemps, tandis que celle d’Orion annonçait l’arrivée de l’hiver. Ces constellations apparaissaient et disparaissaient chaque année avec une régularité d’horloge. De la même manière, la souveraineté de Dieu et l’exécution de son jugement se produisaient elles aussi. Les Pléiades et Orion sont également mentionnées dans Job 9,9 et 38,31.

Q : Dans Am 5,10-13, quel est le chiasme présent ici ?

R : Il s’agit d’un chiasme s’inscrivant dans le chiasme plus large d’Amos 5:1-17.

5:10 Les justes sont intimidés

- 5:11a Les pauvres sont maltraités

- - 5:11b-12a Jugement sur le péché contre l’alliance

- 5,12b Les pauvres sont maltraités

5,13 Les justes sont intimidés

Q : Dans Am 5,18, les gens ne sont-ils pas censés désirer le jour du Seigneur, ou bien le désirer comme le montre 2 Pierre 3,12.14 ?

R : Les enfants de Dieu devraient l’attendre avec impatience, tandis que ceux qui refusent de suivre Dieu ne devraient pas l’attendre, pas plus que les Égyptiens n’auraient dû attendre avec impatience la nuit de la Pâque mentionnée dans Exode 12:29. Amos s’adressait ici à ceux qui étaient religieux mais qui n’étaient pas en règle avec Dieu. Ils prétendaient attendre avec impatience le jour du Seigneur, mais en réalité ils auraient dû le redouter, puisqu’ils ne suivaient Dieu que pour la forme.

Q : Dans Am 5,18, comment certaines personnes aujourd’hui peuvent-elles abuser de la grâce de Dieu pour espérer qu’Il les protège malgré leur infidélité et leur conduite impie ?

R : Comme elles tiennent un beau discours, elles pourraient penser qu’elles méritent les bénédictions de Dieu. Mais même si nous sommes pleinement obéissants, tant dans nos paroles que dans nos actes, nous ne méritons toujours pas les bénédictions de Dieu.

Q : Quelle est la signification d’Amos 5, 19 ?

R : Au moment même où ils pensent être hors de danger, un désastre fatal s’abattra sur eux.

Q : Dans Am 5,21, pourquoi Dieu a-t-il méprisé leurs fêtes religieuses ?

R : Tout d’abord, ils essayaient apparemment d’honorer Dieu par Ses cérémonies, tout en continuant à pratiquer en même temps les rites religieux idolâtres. Bien que Dieu ait institué les fêtes et les rituels dans l’Ancien Testament, Il méprisait le fait qu’ils observent ces fêtes de manière hypocrite. Ils mettaient l’accent sur l’observance des fêtes et négligeaient d’autres aspects de la Loi de Dieu, tels que l’aide aux pauvres et une vie pure. Pour eux, le seul but des fêtes religieuses de l’Ancien Testament était de leur procurer un sentiment de satisfaction religieuse, et Dieu ne voulait pas qu’ils aient ce faux sentiment.

Q : Dans Am 5,23, le fait que Dieu n’apprécie pas les instruments montre-t-il que nous ne devrions pas en utiliser à l’église ?

R : Non, cela montre plutôt que les instruments à cordes faisaient partie du culte de l’Ancien Testament. Dieu n’apprécie pas le culte hypocrite. Amos 5, 22-23 ne justifie pas l’absence d’instruments à l’époque de l’Ancien Testament, pas plus qu’il ne pourrait justifier l’absence de sacrifices à cette époque. Il est intéressant de noter que les verbes en Amos 5, 21-22 sont au pluriel, tandis que ceux en Amos 5, 23 sont au singulier. Dieu demande donc à chaque individu de cesser de faire cela s’il ne s’est pas repenti.

Q : Am 5,25 dit-il que les sacrifices des Israélites dans le désert pendant 40 ans n’étaient pas destinés à Dieu, puisque Ex 24,4 et d’autres textes indiquent qu’ils l’étaient ?

R : Il est certain que Moïse et de nombreux Israélites ont bel et bien offert des sacrifices en bonne et due forme au vrai Dieu. Cependant, beaucoup d’autres Israélites, pendant l’Exode, n’avaient pas l’intention de servir le vrai Dieu. De plus, presque tous les Israélites ont offert des sacrifices idolâtres au veau d’or au mont Sinaï.

Q : Dans Am 5,25-27, dans quelles circonstances le fait de se fier à une religion, même à la religion chrétienne, peut-il constituer une fausse confiance ?

R : Il est évident que ceux qui se fient à une religion liée à un démon ou à un faux dieu courent à leur perte. Mais même se fier à Dieu et à la vérité de sa Parole constitue un faux espoir si l’on n’a pas fait de Jésus le Sauveur et le Seigneur de sa vie.

Dieu n’a ni besoin ni envie d’un culte qui lui soit rendu, mêlé d’hypocrisie et de rébellion.

Q : Dans Am 5, 26, qui sont Moloch et Chiun ?

R : Il existe une certaine incertitude quant à ces noms, car le texte massorétique et la Septante divergent. Quoi qu’il en soit, il s’agissait d’idoles que les Israélites adoraient dans le désert. Des fouilles archéologiques en Palestine ont mis en évidence un culte idolâtre florissant, qui s’est pratiquement étendu sur la majeure partie de l’histoire des Israélites jusqu’à l’exil. Certains libéraux ont [à juste titre] souligné que cette religion polythéiste était très différente de celle qui nous est transmise dans la Bible. Loin de discréditer la Bible, ces preuves ne font que confirmer davantage son authenticité. La Bible elle-même fait état d’une idolâtrie quasi constante chez certains Israélites dans le pays. Elle aurait omis tout cela si elle avait cherché à présenter une version « aseptisée » et édulcorée au lieu du tableau fidèle de l’histoire réelle.

Ces mots peuvent signifier « sanctuaire » et « piédestal ». Selon une autre interprétation, il s’agirait de synonymes de l’idole Saturne. Certains pensent que ces noms sont liés à des dieux vénérés par les Assyriens et les Araméens. Quoi qu’il en soit, diverses idoles étaient vénérées par les peuples situés au nord-est d’eux. Le fait est que si vous vénérez ces idoles comme des dieux, vous irez en exil là où ces idoles sont vénérées.

Q : Dans Am 6,1, en quoi était-ce une erreur de se fier à la montagne de Samarie ?

R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.

Ce n’est pas la réponse : Jérusalem à la place. Certains en Judée diraient qu’ils auraient dû se fier au mont Sion (où se trouve Jérusalem), où se trouvait le Temple de Dieu, plutôt qu’à la fausse religion de Samarie. Cependant, Jérémie 7 prouve que ce n’est pas la bonne réponse.

La réponse : nous ne devrions pas mettre notre confiance dans des pratiques religieuses, pas même celles que nous accomplissons parce que Dieu nous l’a ordonné. Bien sûr, les gens ne devraient pas se fier à des actes idolâtres, mais ils ne devraient pas non plus se fier à leur obéissance religieuse ; ils devraient plutôt mettre leur confiance en Dieu. Dans Sophonie 1:12, les gens pensaient que Dieu ne ferait rien ; mais ici, Amos dit que Dieu s’en prend spécifiquement à ceux qui Le rejettent tout en portant encore Son nom.

Q : Dans Am 6,1-7, en quoi certaines personnes sont-elles aujourd’hui dans une fausse sérénité, comme c’était le cas à l’époque ?

R : Les gens sont dans une fausse sécurité lorsqu’ils ne voient aucune urgence à changer, n’ont aucun désir de changer et ne voient aucune raison de changer. Ils ne sont pas proches de Dieu et n’ont aucun désir de se rapprocher de Lui, car ils n’en voient pas la nécessité. Nous devrions toujours vouloir nous rapprocher de Dieu.

En Juda, on pensait que Samarie repousserait d’abord pendant un certain temps tout malheur qui se présenterait à eux.

Q : Dans Am 6,5, comment certains tentent-ils aujourd’hui d’imiter les grands chefs religieux ?

R : Les chants et les psaumes de David étaient destinés à Dieu. Ils sont magnifiques tant sur le plan littéraire que religieux. Ces personnes, qui ne se souciaient apparemment guère de Dieu, essayaient néanmoins d’imiter ce que faisait David.

Aujourd’hui, les gens peuvent admirer l’architecture et l’art chrétiens, ainsi que les écrits des chrétiens, sans pour autant vouloir servir et adorer le Christ. Ils peuvent éprouver des sentiments positifs envers le christianisme, mais il ne faut pas les confondre avec de véritables chrétiens s’ils n’ont pas remis leur vie entre les mains de Dieu.

Q : Dans Am 6,8, pourquoi Dieu haïrait-il particulièrement l’orgueil en vous ?

R : Une seule attitude pécheresse, l’orgueil, peut vous priver de nombreuses choses positives, telles que la gratitude, le contentement et la capacité à se laisser corriger. Elle peut s’aggraver jusqu’à inclure l’envie, le manque de pardon et le sentiment d’être blessé lorsque les autres ne reconnaissent pas votre supériorité présumée.

Il existe trois formes légèrement différentes d’orgueil :

1) Se croire meilleur, plus important ou plus précieux que quelqu’un d’autre.

2) L’orgueil lié à ce que l’on a accompli soi-même, en s’attribuant le mérite de ce que Dieu et les autres ont fait.

3) L’orgueil lié à ce que l’on a accompli. Notre importance ne tient pas à ce que nous avons réalisé, mais au fait que Dieu nous a créés. Dieu ne nous aime pas pour ce que nous avons fait, mais pour ce qu’Il a fait.

L'orgueil recèle une part de stupidité, car on n'a en soi aucune raison d'être fier.

Q : Dans Am 6,10, pourquoi le peuple n’oserait-il pas prononcer le nom de Dieu à cet endroit ?

R : Ceux qui, par le passé, blasphémaient si facilement le nom de Dieu ont désormais peur de le prononcer, à cause de la colère qui s’est abattue sur eux.

Q : Dans Am 6,12 et Ez 5,6, comment certains transforment-ils la justice en poison et le fruit de la justice en absinthe ?

R : On s’attend à ce qu’un juge rende justice dans une affaire. Lorsqu’une personne subit ce qu’elle considère comme une injustice, elle peut devenir amère et renoncer à l’idée qu’il puisse jamais y avoir de justice. Certaines choses n’ont aucun sens, comme des chevaux courant sur des rochers, ou des bœufs y labourant la terre. De même, certaines décisions judiciaires n’auront aucun sens.

Q : Dans Amos 7, quand, le cas échéant, devrions-nous intercéder auprès de Dieu en faveur des méchants ?

R : Tout le monde pèche encore ; ainsi, dans un certain sens, nous prions toujours pour les pécheurs chaque fois que nous prions pour quelqu’un. Mais ce contexte est différent : il s’agissait ici de méchants impénitents. Amos, tout comme nous, devrait néanmoins prier pour ces méchants impénitents, afin qu’ils se repentent et se tournent vers Dieu. Sans la grâce de Dieu, nous serions nous aussi exactement dans la même situation qu’eux.

Q : Dans Amos 7,7-9, à quoi sert exactement un fil à plomb ?

R : Elle montre simplement, tant à celui qui l’a placée qu’à tous les autres, si quelque chose est droit et d’aplomb, ou bien de travers. Un mur en partie construit qui est de travers peut être démoli et reconstruit. Un vieux mur peut être examiné pour voir s’il est encore en bon état, ou s’il doit être abattu. Un fil à plomb mesurera Jérusalem, pour voir si elle doit être rasée, dans 2 Rois 21:13.

   Un fil à plomb ne fait rien en soi, mais il montre ce qui est de travers et doit être détruit. Le jugement de Dieu ne serait pas arbitraire, mais conforme au fil à plomb de Sa loi.

Q : Dans Amos 7, Amos a été dénoncé comme traître pour avoir dit des choses que les gens ne voulaient pas entendre. Comment une personne pourrait-elle aujourd’hui être faussement accusée de déloyauté ?

R : Beaucoup de gens se méprennent fondamentalement sur le concept de loyauté.

La loyauté envers un pays par opposition à celle envers un dirigeant politique : si vous estimez que le dirigeant politique actuel n’est pas le meilleur pour votre pays et qu’un autre devrait être élu, certains pourraient vous accuser de déloyauté envers le pays. Ils ne font pas la distinction entre le fait de suivre un dirigeant quoi qu’il arrive et la loyauté envers un pays. De ce fait, paradoxalement, vous pourriez être plus loyal envers le pays que votre accusateur. Il existe un concept qui a été perdu de vue aujourd’hui par certains, appelé « l’opposition loyale ». Du côté positif, dans plusieurs églises, j’ai entendu le pasteur dire que les fidèles devaient confronter ses propos à ceux de la Bible. S’ils trouvaient un passage où il disait quelque chose qui allait à l’encontre de ce que dit la Bible, le pasteur leur conseillait de ne pas l’écouter, mais de suivre la Bible.

La loyauté face à l’organisation : un patron peut s’attendre à ce que vous lui soyez toujours loyal, même lorsqu’il vous demande de faire des choses qui vont à l’encontre des intérêts de l’entreprise ou de l’organisation.

Absence de critique constructive : enfin, certains pensent que la loyauté consiste à toujours être positif, et qu’il est déloyal de ne pas être un « béni-oui-oui ». Le problème, c’est que lorsqu’un changement d’orientation s’impose, personne ne dira au dirigeant qu’il doit changer. Une fois qu’il aura été contraint de partir, il se demandera peut-être ce qui s’est passé et pourquoi personne ne lui a rien dit. Cependant, il ne se rend pas compte qu’il a favorisé une culture où personne ne pouvait s’exprimer et dire que quelque chose n’était pas la meilleure solution, sans craindre de représailles.

Q : Dans Am 7, 10-17, comment Amos a-t-il répondu à cette accusation selon laquelle il n’était pas qualifié pour être prophète ?

R : Amos servait de fil à plomb pour un individu : le prêtre Amatsia. Amos donne en fait deux réponses complémentaires. Amos reconnaît qu’il n’est qualifié selon aucun critère humain, ni selon aucune norme humaine. Il n’est donc pas un prophète de métier, ni ne gagne sa vie en tant que prophète, comme le laisse entendre Amatsia. Mais Amos affirme que, malgré cela, Dieu l’a appelé directement.

Q : Dans Am 7, 10-17, que devez-vous faire lorsque quelqu’un vous ordonne d’agir d’une certaine manière ?

R : Tout dépend. Obéissez si ce qu’on vous ordonne n’est pas contraire à ce que Dieu commande, et si la personne se trouve dans une position où vous devez lui obéir (comme un policier, un juge, votre patron ou votre professeur). Romains 12, 18 dit que, dans la mesure du possible, nous devons vivre en paix avec tout le monde. Si la personne n’a pas d’autorité sur vous, obéissez-lui tout de même si vous savez que ce qu’elle vous demande correspond à ce que vous devriez faire. Mais s’il ne s’agit pas de quelque chose auquel vous devriez obéir, votre réaction peut dépendre des circonstances. Parfois, vous pouvez simplement leur dire que vous ne le ferez pas, et leur expliquer pourquoi, comme l’a fait Pierre dans Actes 4:19-20. Parfois, la meilleure chose à faire est d’agir en secret, comme l’a fait Joseph d’Arimathée dans Jean 19:38. Parfois, la meilleure chose à faire est de fuir, comme Jésus l’a ordonné aux croyants dans Matthieu 24:16-18.

Le site d’un bon apologiste chrétien a été supprimé à son insu. Lorsqu’il a demandé au webmaster pourquoi il avait été supprimé, il a appris que quelqu’un avait appelé ce dernier pour lui dire qu’il n’en voulait plus et qu’il fallait donc s’en débarrasser. Le webmaster, sans vérifier l’identité de son interlocuteur, a donc supprimé le site. Une fois que l’apologiste s’en est rendu compte, le site a été remis en ligne.

Dans le cadre de mon ministère, j’ai un jour reçu un e-mail m’accusant de tenir des propos erronés sur l’islam et m’enjoignant de fermer mon site web, le tout accompagné d’une menace voilée de poursuites judiciaires si je ne le faisais pas. J’ai répondu en m’excusant pour les éventuelles erreurs que j’aurais pu commettre et en indiquant que je les corrigerais sans délai. Je leur ai demandé de m’indiquer les passages où j’avais effectivement tenu des propos erronés, afin que je puisse les corriger. Je n’ai plus jamais eu de nouvelles d’eux.

Q : Dans Amos 7, comment les gens d’aujourd’hui pourraient-ils tenter de contrôler ou de réprimer un ministère d’origine divine, comme l’a fait à l’époque le méchant prêtre Amatsia ?

R : Quelqu’un pourrait s’opposer à un ministère, à une initiative ou à toute autre œuvre pour au moins trois raisons : le désir de contrôle, l’envie ou des intentions contraires.

Contrôle : une personne en position d’autorité pourrait s’opposer à un ministère ou à une Église pour la simple raison qu’elle n’en a pas le contrôle. Elle estime que toutes les orientations doivent venir d’elle et qu’elle doit en avoir le contrôle. Elle pourrait considérer que cela ferait mauvaise impression : en effet, à quoi sert d’être un dirigeant ou un responsable si l’on ne peut pas exercer son contrôle sur cette situation ?

Jalousie : dans d’autres circonstances, cette personne pourrait soutenir le ministère, mais elle est fidèle à une autre organisation et considère que le succès d’un ministère vient empiéter sur celui de ce qu’elle souhaite. Il ne s’agit pas de faire ce qu’il y a de mieux, mais de s’assurer que c’est elle et son organisation qui font ce qu’il y a de mieux. Parfois, dans un contexte professionnel, la haute direction peut involontairement favoriser cette attitude en mettant l’accent sur les résultats individuels au détriment du travail d’équipe et du soutien aux autres groupes. Certains pourraient estimer que cela ferait mauvaise impression, car si un autre groupe accomplissait tout ce qu’ils font eux-mêmes, les gens pourraient revenir vers eux et leur demander ce qu’ils font.

Objectifs contradictoires : fondamentalement, le ministère pourrait chercher à persuader les gens de suivre une certaine direction, d’adopter une croyance ou d’agir d’une certaine manière, et quelqu’un pourrait y être fondamentalement opposé. Quelqu’un pourrait penser que cela ferait mauvaise impression, car ici, votre patron, votre responsable ou votre roi veut que vous soyez loyal et que vous suiviez une certaine direction, et vous tolérez que quelqu’un d’autre agisse à contre-courant de cela.

Dans le cas d’Amatsia, ces trois raisons étaient peut-être toutes présentes, avec un accent particulier sur la troisième. Aujourd’hui, lorsqu’une personne s’oppose à une bonne initiative que vous ou votre groupe mettez en œuvre, il peut être utile d’essayer de comprendre pourquoi. C’est peut-être parce que vous avez tout simplement une mauvaise idée sans vous en rendre compte. Cela peut être vrai ou non, même si vos détracteurs ne manqueront pas de vous le dire s’ils en ont l’occasion. Mais considérez également que l’opposition pourrait être motivée par l’une de ces trois raisons ; au lieu de réagir instinctivement à l’opposition, il vaut mieux y répondre de manière intelligente. Vous pourriez peut-être les apaiser, vous associer à eux, ou bien trouver des alliés qui ont plus d’influence qu’eux.

Q : Dans Am 8,1-2, quelle est la signification des fruits d’été mûrs ?

R : Cela montre que, à l’instar des fruits d’été, les Israélites étaient mûrs pour être jugés. Cela représente le cycle complet de la croissance, jusqu’à ses résultats. En hébreu, le mot désignant les fruits mûrs / fruits d’été (qayis) ressemble à l’expression « le temps est mûr » (qes). Il pourrait également s’agir de fruits trop mûrs, en train de pourrir.

En général, les gens oublient que Dieu a un sens aigu du moment opportun.

Plus précisément, le délai permettant d’échapper au jugement touchait à sa fin.

Nos péchés ont une « durée de vie » que Dieu tolère temporairement pendant un certain temps, mais celle-ci était sur le point d’expirer.

Q : Dans Am 8,5, en quoi y avait-il un péché, puisqu’ils obéissaient à la Loi ?

R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.

L'obéissance partielle : Dieu attend davantage que le simple respect de certains rituels, tout en enfreignant d'autres lois en trompant et en opprimant autrui, comme le montre également Jacques 2, 10-11.

L’obéissance intérieure : Dieu ne se contente pas d’actions extérieures, mais il attend un cœur obéissant.

Ils observaient en apparence les fêtes de la nouvelle lune, alors qu’au fond de leur cœur, ils ne voyaient pas l’heure où celles-ci prendraient fin. Bien qu’ils fussent religieux, ils utilisaient des balances truquées, opprimaient les pauvres et les achetaient. Même aujourd’hui, il ne faut pas s’étonner que certaines personnes méchantes, éloignées de Dieu, soient encore religieuses.

Q : Dans Am 8,9, quand le soleil se couchera-t-il à midi ?

R : Il existe deux points de vue, et la réponse pourrait être considérée comme un double accomplissement.

Immédiate : selon les Chroniques assyriennes, il y eut une éclipse le 15 juin 763 av. J.-C. lors d’une révolte dans la ville assyrienne d’Assur. (Assur se trouve à 500 à 600 miles de Jérusalem.) Cela pourrait faire référence à deux éclipses : en 784 av. J.-C. et en 763 av. J.-C. Amos 8:9 doit être compris comme un événement immédiat et non en termes de fin des temps.

La fin des temps : Amos 8:9 dit que cela arrivera « en ce jour-là ». Ce jour-là, c’est le Jour du Seigneur, qui s’est produit lors de la première venue du Seigneur. Le soleil s’est couché en plein milieu de la journée lorsque Jésus a été crucifié sur la croix. Le Jour du Seigneur correspondra également au retour de Jésus, moment où le soleil se couchera à nouveau.

Q : Dans Am 8,10, quand pleureront-ils comme pour un fils unique ?

R : Cela se produira lorsque les Juifs se tourneront en masse vers le Christ à la fin des temps. Zacharie 12:10 aborde également ce sujet.

Q : Dans Am 8,11, en quoi y aura-t-il une famine de la parole de Dieu ?

R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Les gens peuvent refuser de suivre Dieu, et Dieu leur permet de se repentir plus tard et de Le suivre.

2. Cependant, lorsqu’un individu refuse d’écouter la vérité que Dieu lui a donnée pendant suffisamment longtemps, il arrive un moment où il n’entendra presque plus rien de la parole de Dieu. Certains qualifient ce processus d’« endurcissement judiciaire », et cet endurcissement est le fruit d’une action conjointe de l’individu et de Dieu. Si les gens ne veulent pas suivre Dieu, le Seigneur n’est pas tenu de leur donner Sa parole. En fait, il vaudrait peut-être mieux pour eux, au jour du jugement, qu’ils en sachent le moins possible, s’ils étaient de toute façon déterminés à rejeter Dieu.

3. Bien sûr, il arrive un moment ultime, celui de la mort, où il n’y a plus de seconde chance.

4. Pour un peuple, il arrive également un moment où la parole de Dieu se fait rare parmi lui. Il arrive aussi un moment où le groupe se disperse et où son identité en tant que peuple se perd.

Q : Am 8, 11-12 fait-il référence à Israël ou à toutes les nations ?

R : Ces versets concernent directement les Israélites et leurs descendants métissés, les Samaritains. Cependant, le principe général s’applique également aux autres nations.

Q : Dans Am 8,12, pourquoi cherchent-ils la parole de l’Éternel sans la trouver, alors que Mt 7,7-8 dit que quiconque demande reçoit, et que celui qui cherche trouve ?

R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.

Ce qui n’est pas la réponse : Jésus a prononcé ces paroles plusieurs siècles après Amos, et la situation à l’époque du Nouveau Testament était différente de celle d’avant. De plus, il y a eu une période de silence de 400 ans, durant laquelle aucune Écriture n’a été donnée, juste avant la venue de Jésus. Enfin, la connaissance que Jésus nous a transmise n’était pas accessible, même aux personnes pieuses qui vivaient avant lui. Mais bien que ces trois affirmations soient toutes vraies, elles passent à côté de la vérité intemporelle et de l’avertissement qui constituent le point central d’Amos 8, 12-14.

La réponse : il y a deux niveaux de réponse.

Plus précisément, Amos 8, 12-14 faisait référence à ceux (principalement des Samaritains) qui, dans le pays [d’Israël], suivaient à la fois les idoles du royaume du Nord et Dieu. Tant qu’ils essayaient de suivre les deux, ils ne trouvaient pas la parole de Dieu.

D’une manière générale, Amos 8, 12-14 est un avertissement destiné à tous les hommes. Matthieu 7, 7-8 ne signifie pas qu’il faille demander à n’importe qui ; cela signifie qu’il faut s’adresser au seul vrai Dieu. Si vous voulez mélanger la vérité de Dieu avec le mensonge des idoles et des autres religions, vous connaîtrez une famine de vérité, et non l’épanouissement de la vérité. Il faut rechercher Dieu de tout son cœur, et non pas d’une partie de son cœur rechercher Dieu et d’une autre partie rechercher les idoles.

Q : Dans Am 9, 1-4, quelle est la signification de ces versets ?

R : Vous pouvez fuir, mais vous ne pouvez pas échapper à la colère de Dieu. Dieu ne se contente pas de permettre cette destruction ; Il la supervise ! Si quelqu’un se réfugie dans un temple ou chez lui pour se cacher, les agents de la colère seront aux montants des portes pour les enfoncer. Si quelqu’un s’enfuit ailleurs, la colère de Dieu le rattrapera quand même. Même si quelqu’un fait partie du peuple élu de Dieu, cela ne le sauvera pas.

Le mont Carmel est probablement mentionné parce qu’il abrite des milliers de grottes calcaires, principalement sur le versant ouest, où un fugitif pourrait se cacher. Le sommet est densément boisé, et on pourrait également tenter de s’y cacher.

Q : Dans Am 9,3, Dieu est-il à l’origine du mal physique ?

R : Le mot hébreu (ainsi que le mot anglais) désignant le « mal » recouvre deux types de réalités.

Le mal moral est la méchanceté, et bien que Dieu le permette, il n’en est pas directement la cause.

Le mal physique désigne le préjudice ou la mort, et il arrive parfois que Dieu en soit directement la cause.

Les musulmans ne devraient pas s’étonner que le terme « mal » puisse signifier un préjudice, et pas seulement le mal moral. Ce terme est utilisé de cette manière dans leurs propres écrits, dans le Sahih al-Boukhari, volume 3, livre 29, chapitre 7, n° 56, p. 35.

Q : Dans Am 9,7, en quoi les Juifs ressemblaient-ils aux Éthiopiens ?

R : Tout comme deux maisons peuvent être identiques, à l’exception de leur couleur, nous sommes tous identiques aux yeux de Dieu, car notre « couleur » n’a aucune importance pour Lui.

Q : Am 9,7 montre-t-il que le peuple juif était noir ?

R : Non, à moins que la couleur de peau ne soit le seul critère utilisé par Dieu pour distinguer les gens. Les peuples du Moyen-Orient étaient caucasiens. Les Égyptiens étaient principalement caucasiens, avec un peu de sang noir. Cependant, dans l’Égypte antique, les Égyptiens aux cheveux roux étaient considérés comme laids et se rasaient la tête. Comment auraient-ils pu avoir les cheveux roux s’ils étaient tous noirs… ?

Dieu a utilisé l’exemple d’un peuple d’apparence physique très différente pour faire comprendre que, sous la peau, nous sommes tous les mêmes aux yeux de Dieu. Galates 3:28 montre également que nous sommes tous fils de Dieu, quelle que soit notre race ou notre sexe. Dans l’Église primitive, des personnes venues d’Éthiopie, de Russie ou encore de France adoraient toutes Dieu d’un même cœur, selon Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.), dans son ouvrage *Contre les hérésies*, livre 1, chap. 10.2, p. 331

Q : Dans Amos 9:7, où se trouvaient Caphtor et Kir ?

R : Caphtor était la patrie ancestrale des Philistins avant leur arrivée dans le sud-est de la Palestine. Kir était la patrie ancestrale des Araméens avant leur arrivée dans l’actuelle Syrie. Nous ne savons pas avec certitude où se trouvaient ces lieux. Cependant, les Philistins étaient un peuple de la mer Égée, et on pense qu’ils provenaient probablement de l’île de Crète.

Q : Dans Am 9,11-15, pourquoi ce message d’espoir vient-il juste après une prophétie aussi courroucée ?

R : De nombreux autres prophètes terminent également par une note d’espoir concernant l’avenir, au moins pour un reste. À la lecture de la première moitié du chapitre 9, on pourrait se demander si Dieu en avait fini avec les Israélites, jusqu’à ce qu’ils soient détruits à jamais. Mais Amos 9, 11-15 montre qu’il n’en est rien ; Dieu a toujours un plan merveilleux pour leurs descendants dans les générations futures, à l’époque du millénaire et au-delà.

Q : Dans Am 9,12, quand les Juifs ont-ils pris possession du reste d’Édom ?

R : Cela ne fait pas seulement référence au territoire, mais aussi au peuple. Vers 130/125 av. J.-C., le roi Jean Hyrcanus a contraint les Édomites à s’assimiler aux Juifs. Hérode le Grand était un Édomite. Mais il ne s’agit pas seulement d’Édom ; le peuple de Dieu inclurait les païens en général. Jacques, le frère du Seigneur, a soulevé ce point, en citant Amos 9, 11-12, lors du concile de Jérusalem dans Actes 15, 1-20.

Q : Dans le livre d’Amos, quels sont certains des manuscrits les plus anciens qui existent encore aujourd’hui ?

A : Manuscrits de la mer Morte : (vers 1 av. J.-C.) On trouve trois copies du livre d’Amos parmi les manuscrits de la mer Morte, référencées 4Q78 (=4QXIIc), 4Q82 (=4QXIIg) et 5Q4 (=5QAmos).

Le 4Q78 contient Amos 2, 11-16 ; 3, 1-15 ; 4, 1-2 ; 6, 13-14 ; 7, 1-4, 7-9, 12-16

Le 4Q82 contient Amos 1, 3-15 ; 2,1 ; 7-9 ; 15-16 ; 3,1-2 ; 4,4-9 ; 5,1-2 ; 9-18 ; 6,1-4 ; 6-14 ; 7,1 ; 7-12 ; 14-17 ; 8,1-5 ; 11-14 ; 9,1 ; 6 ; 14-15

Le manuscrit 5Q4 contient Amos 1, 3-5.

Cependant, l’ouvrage *The Dead Sea Scrolls Translated*, p. 479, indique que le manuscrit 4Q82 (4QXIIg) des petits prophètes contient des fragments d’Osée et de Nahum, mais ne mentionne pas Amos. De même, l’ouvrage *The Meaning of the Dead Sea Scrolls* ne mentionne pour Amos que les passages 5:26-27 ; 8:11 ; et 9:11.

Nahal Hever est une grotte située près d’Engedi qui renferme un fragment des prophètes mineurs en grec (8 Hev XIIgr). Ce fragment a été rédigé entre 50 av. J.-C. et 50 apr. J.-C. Il a été caché pendant la révolte de Bar Kokhba contre Rome. Il s’agit d’une révision de la Septante, réalisée en Judée, et presque identique au texte massorétique.

Le rouleau des Petits Prophètes de Wadi Murabba'at (Mur XII) date d’environ 132 apr. J.-C. Il contient Amos 1, 5-15 ; 2, 1 ; 6, 1 ? ; 7, 3-17 ; 8, 3-7, 11-14 ; 9, 1-15.

Au total, les versets d’Amos conservés dans les manuscrits de la mer Morte, à Nahal Hever et à Wadi Murabba’at sont les suivants : Amos 1, 3-15 ; 2:1, 7-9, 11-16 ; 3:1-15 ; 4:1-2, 4-9 ; 5:1-2, 9-18 ; 6:1-4, 6-14 ; 7:1-4, 7-17 ; 8:1-5, 11-14 ; 9:1, 6, 14-15.

Les manuscrits de la Bible chrétienne, datant d’environ 350 apr. J.-C., contiennent l’Ancien Testament, y compris le livre d’Amos. Parmi ceux-ci figurent le Vaticanus (325-350 apr. J.-C.) et l’Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.), dans lesquels les livres des douze petits prophètes étaient placés avant celui d’Ésaïe. Le livre d’Amos est complet tant dans le Vaticanus que dans l’Alexandrinus.

Osée, Amos et Michée n’ont jamais figuré dans le Sinaiticus (340-350 apr. J.-C.).

Q : Quels auteurs anciens ont fait référence à Amos ?

R : Les auteurs pré-nicéens qui ont cité ou fait allusion à des versets d’Amos sont :

Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) dans son *Dialogue avec Tryphon le Juif*, chap. 22, p. 205, cite Amos 5,18-6,7 en attribuant ces passages à Amos.

Méliton de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.) (implicitement) mentionne l’« Ancien Testament » et en énumère les livres. Il ne cite pas individuellement les douze petits prophètes, mais les appelle « Les Douze ». Fragment 4 du Livre des Extraits, vol. 8, p. 759

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) fait également référence à Amos 1, 2 ; 5, 25, 26 ; 8, 9, 10 ; 9, 11-12.

Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.)

Tertullien (198-220 apr. J.-C.)

Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.)

Origène (240 apr. J.-C.) « Car pourquoi désirez-vous le Jour du Seigneur ? C’est l’obscurité et non la lumière, dit le prophète Amos. » (cf. Amos 5, 18) Homélies sur Jérémie, Homélie 12, chap. 10.1, p. 123 (grec)

Novatien (250/254-256/7 apr. J.-C.)

Cyrille de Carthage (248-258 apr. J.-C.)

Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) cite Amos 5, 8 comme provenant du prophète. Dialogue sur la vraie foi, 5e partie, chap. 18b, p. 172.

Méthode d'Olympe et de Patara (270-311/312 apr. J.-C.)

Lactance (vers 303-vers 325 apr. J.-C.)

Après Nicée (325 apr. J.-C.) :

Athanase d’Alexandrie (367 apr. J.-C.) (Impliqué car il mentionne les douze prophètes) « Il y a donc, dans l’Ancien Testament, vingt-deux livres au nombre ; … puis les Prophètes, les douze étant comptés comme un seul livre… ». Athanase, Lettre pascale 39, chap. 4, p. 552.

Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres de l’Ancien Testament. Il aborde plus particulièrement la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, le Pentateuque, Job, Jésus fils de Nave [Josué], les Juges, Ruth, Samuel et les Rois (2 livres), les douze prophètes, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Esther, Esdras, Néhémie. Lettre 53, chapitres 7-8, p. 99-101.

Après Nicée, il y a également d’autres auteurs.

Q : Dans le livre d’Amos, quelles sont certaines des différences de traduction entre l’hébreu et la Septante grecque ?

R : La Septante compte environ 3 219 mots en grec. En ce qui concerne le chapitre 5 (489 mots grecs), la première version est celle du texte massorétique, la seconde celle de la Septante grecque, sauf indication contraire.

Am 3,9 « Ashdod » (textes massorétiques) vs « Assyrie » (Septante)

Am 5,1 « parole » vs « parole du Seigneur »

Am 5,1 « complainte/chant funèbre que j’élève contre vous » vs « que j’élève contre vous, une complainte/un chant funèbre »

Am 5,1-2 « Ô maison d’Israël ! La vierge d’Israël est tombée, et elle ne se relèvera plus ; elle gît abandonnée sur sa terre ; personne ne la relève. » vs. « La maison d’Israël est tombée ; elle ne se relèvera plus. La vierge d’Israël est tombée sur sa terre ; personne ne la relèvera. »

Am 5,4.6 « et vivre » vs « et vous vivrez »

Am 5,5 « Gilgal » vs « Galgala »

Am 5,5 « Beersheba » vs « puits du serment » (le nom de la ville de Beersheba signifie « puits du serment »)

Am 5,6 « Il ne s’embrasera pas comme un feu [sur] la maison de Joseph pour la consumer, et personne ne l’éteindra pour Béthel. » vs. « de peur que la maison de Joseph ne s’embrasent comme un feu, qu’il ne le dévore, et qu’il n’y ait personne pour l’éteindre pour la maison d’Israël. »

Am 5,7 « Il a abandonné ceux qui transforment la justice et la droiture en absinthe sur la terre » vs « [C’est lui] qui rend le jugement dans les hauteurs [au-dessus], et qui a établi la justice sur la terre »

Am 5,8 « Celui qui a fait les Pléiades et Orion » (constellations dans le ciel) vs. « Celui qui a fait toutes choses, et qui les change »

Am 5,9 « qui fait jaillir la destruction contre les puissants » contre « qui inflige la ruine à la force »

Am 5,9 « la destruction s’abat sur la forteresse » contre « et fait venir la détresse sur la forteresse ».

Am 5,10 « méprisent celui qui parle avec droiture » vs « ont pris en horreur la parole sainte ».

Am 5,11 « votre oppression des pauvres » vs « ils ont frappé les pauvres de leurs poings »

Am 5,15 « Haïssez le mal et aimez le bien » vs « Nous avons haï le mal et aimé le bien »

Am 5,17 « dans tous les vignobles » vs « sur tous les chemins »

Am 5,18 « ceux qui désirent » contre « vous qui désirez »

Am 5,18 « ceci » contre « ce jour du Seigneur »

Am 5,18 « Le Jour du Seigneur est ténèbres » vs « alors que ce sont les ténèbres »

Am 5,20 « la lumière qui y règne » vs « la lumière »

Am 5,21 « mépriser vos jours de fête » vs « rejeter vos fêtes »

Am 5,21 « Je ne prends pas plaisir à vos assemblées solennelles » vs « Je ne sens pas l’odeur de [vos] offrandes de nourriture lors de vos assemblées générales ».

Am 5,22 « Je ne prendrai pas plaisir » vs « Je ne les accepterai pas »

Am 5,23 « instruments à cordes » vs « instruments »

Am 5, 24 « eaux… ruisseau qui coule sans cesse » vs « eau… torrent infranchissable »

Am 5,25 « sacrifices et offrandes alimentaires » vs « victimes et offrandes »

Am 5,25 « Quarante ans dans le désert, ô maison d’Israël ? » vs « Ô maison d’Israël, quarante ans dans le désert ? »

Am 5,26 « Oui, vous avez porté la tente de votre roi et Kiyyun/Kaiwan, vos images, l’étoile de vos dieux… » vs « Oui, vous avez emporté le tabernacle de Moloch, et l’étoile de votre dieu Raephan/Rephan, leurs images… »

Am 5,27 « C’est pourquoi » vs. « Et »

Am 8,1 « dit » (textes massorétiques, Septante) vs. « m’a dit » (syriaque, Théodore de Mopsueste, Commentaire sur Amos, chap. 8, p. 164)

Am 8,8 « gonfler comme la lumière » (textes massorétiques) vs « gonfler comme le fleuve [le Nil] » (certains manuscrits hébreux, la Septante, le Targum, le syriaque, la Vulgate)

Am 9,12a « Édom » contre « l’humanité / les hommes »

Am 9,12b « qui portent mon nom » (textes massorétiques) vs « ceux qui portent mon nom et qui cherchent le Seigneur » (Septante)

Bibliographie relative à cette question : la traduction hébraïque est tirée de Literal Translation de Jay P. Green et la version de la Septante provient de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée The Septuagint : Greek and English. Le commentaire biblique The Expositor's Bible Commentary ainsi que les notes de bas de page des Bibles NASB, NIV, NKJV et NRSV ont également été utilisés.

Sauf indication contraire, les citations bibliques sont tirées de *The Holy Bible, Berean Standard Bible* (BSB), qui a été placée dans le domaine public : https://berean.bible