< Question biblique tirée de l’épître aux Colossiens
Q : Dans l’épître aux Colossiens, quel est le message principal du livre ?
R : À une Église pieuse infiltrée par des personnes prônant une théologie « trop sophistiquée » qui amenait les fidèles à se concentrer sur les anges, la philosophie, etc. plutôt que sur Dieu, le message de Paul était très simple et se résumait à un seul point principal, bien qu’il comporte de nombreuses ramifications riches : le Christ est tout ce dont vous avez besoin ; si vous vivez en Christ, vous devez être morts aux autres choses. D’autres pratiques religieuses peuvent être agréables ou intéressantes, mais si elles prennent le pas sur votre dévotion envers Dieu, elles deviennent alors néfastes pour vous.
Il est en réalité assez difficile de trouver « le » verset qui résume le mieux l’épître aux Colossiens, car il existe tant de bons choix. Parmi ceux-ci, on peut citer Colossiens 1, 17-18 ; 2, 3 ; 2, 6 ; 2, 8-10 ; 3, 1-3 ; 3, 11 ; 3, 17. Personnellement, mes deux préférés sont Colossiens 2, 8-10 et 3, 1-3.
Q : Quelle est la structure générale de l’épître aux Colossiens ?
R : Voici un plan assez détaillé.
Depuis que vous avez reçu le Christ, persévérez dans l’Évangile du Christ
I. Introduction
…A. Salutations Col 1, 1-2
……1. De la part de Paul et de Timothée Col 1, 1
……2. Salutations aux saints et fidèles de Colosses Col 1, 2
…B. Remerciements à Dieu pour eux Col 1, 3-8
……1. Leur foi et leur amour, qui découlent de l’espérance Col 1, 3-6a
……2. L’Évangile porte du fruit en eux. Col 1, 6b-8
…C. Prière adressée à Dieu en leur faveur Col 1, 9-14
……1. Qu’ils soient comblés de connaissance et qu’ils mènent une vie qui plaise à Dieu et porte du fruit par sa puissance Col 1, 9-11
……2. Afin qu’ils rendent eux aussi grâce à Dieu Col 1, 12-14. (Transition : Col 1, 13b-14)
II. Comprendre la suprématie du Christ Col 1, 15-23
…A. En quoi le Christ est tout ce dont vous avez besoin Col 1, 15-18
……1. Image de Dieu et Seigneur de toute la création Col 1, 15-17
……2. Tête de l’Église et le premier-né (Col 1, 18)
…B. Pourquoi le Christ est tout ce dont vous avez besoin Col 1, 19-23
……1. La plénitude de Dieu habite en Christ Col 1, 19
……2. Le Christ vous a réconciliés Col 1, 20-22
…C. Mais seulement si vous persévérez Col1:23 (Transition : Paul, serviteur de cet Évangile Col 1:23b)
……1. Persévérez dans votre foi et votre espérance en l’Évangile Col 1, 23a
……2. Cet Évangile que vous avez déjà entendu et qui a été proclamé par Paul. Col 1, 23b
Persévérez en Christ, afin de ne pas être emportés
III. Les luttes et le travail de Paul pour eux Col 1, 24-2, 7
…A. Ce que Paul fait pour eux Col1:24 -29
……1. Se réjouir des souffrances de Paul Col 1, 24
……2. Le serviteur qui proclame le mystère Col 1, 25-29
…B. Pourquoi Paul était en proie à des difficultés (Col 2, 1-5)
……1. Ce pour quoi Paul lutte (Col 2, 1-3)
……2. Ce contre quoi Paul lutte (Col 2, 4-5)
…C. Continuez à être enracinés et édifiés en Christ Col 2, 6-7
……1. Continuez à vivre en Christ Col 2, 6
……2. Enracinés et édifiés dans la foi qui leur a été enseignée et dans la reconnaissance Col 2, 7
IV. Rester fermes en Christ face aux anciennes erreurs Col 2, 8-3, 4
…A. Ne pas se fier aux moyens humains, mais au Christ
……1. Non pas la philosophie humaine, mais la plénitude du Christ (Col 2, 8-10)
……2. Pas la circoncision humaine, mais le baptême par le Christ (Col 2, 11-12)
…B. Ne pas s’attacher aux péchés ni aux rituels, mais au Christ
……1. Ne pas être morts dans les péchés, mais vivants en Christ, par le triomphe de la croix Col2:13 -15
……2. Non pas l’ombre d’anciens rituels, mais la réalité du Christ Col 2, 16-17
…C. Pas de plaisir dans les anges ou les règles, mais le Christ
……1. Pas de fausse humilité ni d’adoration des anges (Col 2, 18-19)
……2. Nous sommes morts avec le Christ ; donc pas de règles ascétiques Col 2, 20-23
Puisque nous sommes morts et ressuscités avec le Christ, vivons en Christ
V. La vie nouvelle en Christ (Col 3, 1-4, 6)
…A. La vie intérieure : morts à nous-mêmes, vivants en Christ (Col 3, 1-3, 17)
……1. Mettez à mort les choses terrestres (Col 3, 1-9)
……2. Notre vie est revêtue du Christ (Col 3, 10-17)
…B. Les relations familiales et professionnelles Col 3, 18-4, 7
……1. Le mariage et la famille Col 3, 18-21
……2. Esclaves et maîtres Col 3, 22-4, 1
…C. La communication Col 4, 2-6
……1. La persévérance dans la prière Col 4, 2-4
……2. Parler avec sagesse aux autres Col 4, 5-6
VI. Salutations finales Col 4, 7-18
…A. Salutations de Paul et de ses compagnons Col 4, 7-15
……1. Tychique et Onésime sont en route Col 4, 7-9
……2. Paul et six autres vous adressent leurs salutations Col 4, 10-15
…B. Les instructions et la bénédiction de Paul Col 4, 16-18
……1. Échangez des lettres avec les Laodicéens Col 4, 16
……2. Archippe, accomplissez votre devoir Col 4, 17
…C. Les dernières paroles de Paul Col 4, 18
……1. Écrit de la main même de Paul, qui est enchaîné. Col 4, 18a
……2. Que la grâce soit avec eux. Col 4, 18b
Q : Dans l’épître aux Colossiens, quel est le rapport avec l’épître aux Éphésiens ?
R : Il existe deux similitudes et une différence majeure.
Sur le plan chronologique, « … il ne s’est certainement pas écoulé beaucoup de temps entre ces deux épîtres », selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 11, p. 166.
En termes de contenu, environ un quart du texte de l’épître aux Colossiens présente des similitudes avec celui de l’épître aux Éphésiens.
Pourtant, Paul ne reproche rien aux Éphésiens, mais, dans l’épître aux Colossiens, il s’oppose à un légalisme syncrétique judaïsant/ébionite, à l’ascétisme et au culte des anges. Certains y voient des arguments contre le proto-gnosticisme. Les auteurs de l’Église primitive ont fait remonter certaines des origines du gnosticisme ultérieur à Simon de Samarie, dans Actes 8, 9-25. Le proto-gnosticisme diffère du véritable gnosticisme en ce qu’il ne rejetait pas l’Ancien Testament comme provenant d’un dieu différent.
Q : Dans l’épître aux Colossiens, Paul s’oppose-t-il au proto-gnosticisme ?
R : Non, mais comprenons d’abord la question.
Les religions gnostiques constituaient une famille de plus de 30 syncrétismes païens gréco-chrétiens opposés à l’Ancien Testament. Les différentes sectes gnostiques s’accordaient sur les points suivants : elles croyaient que le Dieu de l’Ancien Testament était malveillant ou stupide, que le monde matériel avait été créé mauvais, ténébreux et inférieur au monde spirituel ésotérique, elles disposaient de panthéons élaborés composés d’êtres divins grecs et nouvellement inventés, et elles seules détenaient la connaissance secrète indispensable pour rejoindre les êtres divins et échapper au monde matériel. Certains étaient ascétiques, d’autres libertins. Le proto-gnosticisme se distinguait du véritable gnosticisme en ce qu’il ne rejetait pas l’Ancien Testament comme provenant d’un dieu différent. Les auteurs de l’Église primitive ont fait remonter certaines des origines du proto-gnosticisme à Simon de Samarie, dans Actes 8, 9-25.
Certains suggèrent qu’il pourrait exister des arguments contre le proto-gnosticisme, car l’épître aux Colossiens s’oppose : 1) au culte des anges ; 2) à la réduction de la prééminence du Christ ; 3) à l’idée que le Christ ne soit pas le seul médiateur ; 4) aux rituels particuliers ; 5) à l’ascétisme ; et 6) à la connaissance secrète. De plus, Marcion, le père du gnosticisme, était un Phrygien originaire du Pont, au nord de Colosses. Voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 11, p. 166 ; The NIV Study Bible, p. 1811 ; Believer’s Bible Commentary, p. 1986-1987.
Je ne partage toutefois pas cet avis, car ces six éléments contre lesquels met en garde l’épître aux Colossiens étaient également présents dans les sectes juives et/ou chez les judaïsants/ébionites. Deuxièmement, et ce point est tout aussi important, bien que Marcion ait rejeté de nombreux livres du Nouveau Testament, il a accepté l’épître de Paul aux Colossiens ; Marcion n’y voyait donc apparemment aucun enseignement explicitement anti-gnostique.
Q : Que savons-nous de la ville de Colosses ?
R : Colosses était une ville importante située à 100 miles à l’est d’Éphèse, sur le fleuve Lycus. Elle ne se trouve qu’à environ 12 miles de Hiérapolis et de Laodicée. Ces trois villes disposaient de gisements minéraux et de riches pâturages, mais étaient sujettes aux tremblements de terre. Alors que l’influence grecque s’étendait vers l’est après les conquêtes d’Alexandre de Macédoine, la région resta un avant-poste ethnique des Phrygiens et des Lydiens, bien que des Grecs y vivent également. Au IIe siècle av. J.-C., l’empereur séleucide Antiochus III a contraint de nombreux Juifs à s’installer à Colosses.
Q : Dans Col 1, 3, puisqu’il y a un Dieu et Père de Jésus, comment Jésus peut-il alors être Dieu ?
R : Il s’agit en réalité de deux questions présentées comme une seule. Premièrement, comment Jésus peut-il être Dieu ? Et deuxièmement, comment Jésus peut-il être soumis au Père ? Abordons ici uniquement la première partie ; la réponse à la seconde partie se trouve dans la question suivante.
Dans la Bible, le terme « Dieu/dieu » peut désigner une fausse idole ou le seul vrai Dieu. Mais lorsqu’il désigne le seul vrai Dieu, il peut revêtir quatre significations. Il peut se référer uniquement à Dieu le Père, uniquement à Jésus, Dieu le Fils, et, dans les Actes, uniquement au Saint-Esprit. La quatrième signification est qu’il peut désigner les trois personnes de la Trinité. Ainsi, par exemple, dans Jean 1:1, lorsque la Parole (Jésus) était « avec Dieu », le mot « Dieu » désigne ici Dieu le Père ; mais plus loin dans le même verset, lorsqu’il est dit que la Parole « était Dieu », il s’agit du Dieu unique de la Trinité.
Hébreux 1:9 montre également les multiples sens du mot « Dieu » lorsqu’il est dit : « C’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a oint. » La doctrine de la Trinité enseigne l’existence de trois personnes distinctes, Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit, et d’un seul Dieu au sein de la Trinité.
Ainsi, dans Colossiens 1:3, nous comprenons que le mot « Dieu » désigne ici uniquement Dieu le Père.
Q : Dans Col 1, 3, en quoi le Père est-il désormais le Dieu de Jésus ?
R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.
Sur terre, lorsque Jésus s’est incarné en tant qu’homme, il s’est volontairement « dépouillé » d’une grande partie de sa gloire avant de venir sur terre, comme nous le disent Philippiens 2, 7 et Jean 17, 5. Pendant son séjour sur terre, Jésus s’est soumis au Père en tant que son Dieu. Cependant, dans Jean 17, 5, lorsque Jésus a prié le Père de lui rendre la gloire qu’il avait avant la création du monde, le Père a vraisemblablement exaucé cette prière ; la manière dont Jésus s’est abaissé pendant son séjour sur terre n’est donc pas pertinente dans le cadre de cette question.
1 Corinthiens 15, 23-28 montre qu’à la fin des temps, après le Millénium, le Fils « sera soumis » au Père, qui a mis toutes choses sous ses pieds. Ainsi, même aujourd’hui, le Fils occupe un rôle subordonné au Père.
Mais cela signifie-t-il que le Fils est « inférieur » au Père ? – Non. Le Père, le Fils et l’Esprit sont égaux en nature, en gloire et en honneur. Mais ils ont manifestement des rôles différents : par exemple, c’est le Fils qui a prié le Père au jardin de Gethsémani, et non l’inverse. Ce n’est pas le Saint-Esprit, mais le Fils qui, sur la croix, a dit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27, 46 et Marc 15, 34). Ce n’est pas le Père qui a pu dire : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 34).
Mais tout comme leurs rôles diffèrent, leur rang diffère également. C’est le Père qui a envoyé le Fils, et non l’inverse. Ce sont le Père et le Fils qui ont envoyé l’Esprit, et non l’inverse.
Il n’existe rien sur terre qui ressemble exactement à la Trinité. Mais ce à quoi nous pouvons trouver une certaine similitude, c’est la relation entre un père et son fils. Un fils est « l’égal » de son père : par nature, aux yeux de la loi. Si un père était supérieur à son fils, et son père supérieur à lui, et ainsi de suite, alors son arrière-arrière-arrière-grand-père aurait dû être un surhomme ! Non, nous sommes tous égaux par nature. Cependant, dans la relation père-fils, il existe une différence de rôle, et il existe une différence de rang.
À titre d’anecdote historique, Tertullien (qui a écrit entre 200 et 240 apr. J.-C.) était un théologien chrétien de l’Antiquité qui percevait clairement cette distinction. Un autre théologien chrétien de l’Antiquité, qui niait toute différence de rang, était Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.). Tous deux croyaient en la Trinité, et leurs points de vue sont conformes au Credo des Apôtres et au Credo de Nicée. Mais au sein de la croyance commune en la Trinité, il existe cette différence secondaire.
Q : Dans Col 1, 3, comment Paul pouvait-il prier sans cesse pour des personnes qu’il n’avait jamais rencontrées ?
R : Chaque jour, en se souvenant d’eux, Paul priait pour eux. Comme le dit de manière imagée le Commentaire biblique de Tony Evans, p. 1252 : « Vous n’avez pas besoin d’une relation avec Dieu à la manière d’un micro-ondes ; vous avez besoin d’une relation avec lui à la manière d’une mijoteuse. Laissez mijoter votre vie en sa présence, et influencez la vie des autres grâce à l’influence que le Seigneur exerce sur vous. »
Q : Le critique biblique Bart Ehrman écrit : « Colossiens 1, 3-8 ne forme qu’une seule phrase en grec ; c’est une phrase gigantesque, et tout à fait différente du genre de phrases que Paul écrivait habituellement. » (Jesus, Interrupted, p. 126).
R : L’épître aux Colossiens ne diffère pas beaucoup des autres livres de Paul. D’un point de vue historique, personne n’a douté que Paul fût l’auteur de l’épître aux Colossiens jusqu’à Meyerhoff en 1838, selon The Expositor’s Greek Testament, vol. 3, p. 488. Je ne comprends pas pourquoi Ehrman ne fournit aucun élément de comparaison. J’en ai fourni une ci-dessous. Comme certaines personnes pensent que l’épître aux Hébreux pourrait avoir été écrite par Paul, je l’ai également incluse. Il est admis que l’Évangile selon Luc et les Actes sont de la même main ; ils sont donc inclus à titre de comparaison.
Livre | Nombre de mots des 3 phrases les plus longues | Moyenne des trois phrases les plus longues | Nombre total de mots grecs dans le livre | Références. Ces données sont tirées de l’ouvrage d’Aland et al., 4e édition. |
2 Thessaloniciens | 158, 57, 54 | 90 | 823 | 2 Thess 1, 3-10 ; 2, 8-10 ; 2, 1-3a |
Colossiens | 157, 123, 102 | 127 | 1 582 | Col 1, 11b-20 ;1:24 -29 ; 1, 3-8 |
Romains | 139, 123, 113 | 125 | 7 111 | Romains9:19 -26 ; 4:16-21 ; 2:2-8 |
Hébreux | 135, 72, 65 | 91 | 4 953 | Hébreux 8, 8-12 ; 1, 1-4 ; 2, 2-5 |
Éphésiens | 124, 124, 104 | 117 | 2 422 | Éphésiens 2:1-7 ;4:11 -16 ; 3:1-7 |
2 Corinthiens | 118, 102, 94 | 105 | 4 477 | 2 Co 6, 2b-10 ;9:10 -14 ; 8, 1-6 |
2 Timothée | 105, 61, 52 | 73 | 1 238 | 2 Tim 1, 8-12 ; 1, 3-5 ;2:23 -26 |
1 Thessaloniciens | 104, 81, 70 | 85 | 1 481 | 1 Th 3, 9-13 ; 1, 2-5 ;4:15 -17 |
1 Corinthiens | 95, 84, 82 | 87 | 6 830 | 1 Co1:20 -25 ; 9, 4-9a ; 14, 6-9 |
Philémon | 94, 47, 41 | 61 | 335 | Phm 8-14 ; 4-6 ; 1-3 |
Galates | 94, 77, 75 | 82 | 2 230 | Gal 2, 6-10 ;2:14 -16 ; 1, 1-5 |
Philippiens | 88, 82, 79 | 83 | 1 629 | Ph 1, 3-7 ; 1, 27-30 ; 3, 8-11 |
1 Timothée | 71, 57, 56 | 61 | 1 591 | 1 Timothée 6:13-16 ; 3:2-6 ; 1:8-11 |
Tite | 65, 64, 57 | 62 | 659 | Tt 1, 1-4 ; 2, 1-14 ; 3, 4-7 |
Lc 1-7 | 165, 95, 77 | 112 | 5 960 | Lc 3, 23-28 ; 1, 67-75 ;3:15 -17 |
Actes 1-6 | 108, 89, 87 | 95 | 3 582 | Actes 4, 5-10 ; 3, 12-15 ; 1, 1-5 |
Actes 7 à 11 | 72, 65, 64 | 67 | 3 971 | Actes 7:38-40 ;10:36 -38 ;7:44 -46 |
Ehrman reconnaît que les livres en italique sont très probablement l’œuvre de Paul. La « phrase-monstre » de 102 mots en Colossiens 1:3-8 est non seulement plus courte que d’autres versets de l’épître aux Colossiens, mais également plus courte que de nombreux autres versets figurant dans des livres dont Ehrman reconnaît qu’ils ont été écrits par Paul. La phrase la plus longue de chaque livre et le choix des livres qu’il attribue à Paul semblent aléatoires.
Que peut-on donc conclure sur la paternité d’un texte à partir de la longueur de ces phrases ? Si l’on ne considère qu’un ou deux livres, on peut pratiquement affirmer tout ce que l’on veut. Mais si l’on examine l’ensemble des livres, ces chiffres ne vous renseignent en rien sur la paternité des textes.
L’objection d’Ehrman ne vient pas d’un simple profane ; deux musulmans différents m’ont dit qu’Ehrman était le plus grand spécialiste du Nouveau Testament aujourd’hui. Je ne comprends tout simplement pas comment une personne présentée comme un spécialiste du Nouveau Testament pourrait avancer cet argument en se basant sur la longueur de la phrase la plus longue, à moins qu’il n’ait pas examiné les données avec l’objectivité d’un spécialiste.
Q : Dans Col 1,7 et Phm 2,23, qui est Épaphras ?
R : Il s’agit d’une forme abrégée d’Épaphrodite. Cependant, Épaphrodite était un nom courant ; il pourrait donc s’agir de la même personne que celle mentionnée dans Philippiens 2, 25-30 et 4, 18, ou d’une personne différente.
Épaphras a fidèlement prêché aux Colossiens le message de l’Évangile qu’il avait appris de Paul. Paul le félicite, ainsi que les fidèles Colossiens. Mais certaines parties ultérieures de la lettre suggèrent que peut-être certains Colossiens se demandaient si Épaphras leur avait vraiment donné « toute l’histoire » ou s’il y avait d’autres éléments fondamentaux qu’ils devaient apprendre, comme les faux docteurs auraient pu le leur dire.
Enfin, comment Paul a-t-il pu avoir connaissance de certains problèmes au sein d’une Église qu’il n’avait jamais visitée ? Peut-être qu’Épaphras est allé voir Paul et lui en a parlé.
Q : Dans Col 1, 9-20, où faut-il placer les coupures de phrase ?
R : Les premiers manuscrits grecs ne comportaient pas de ponctuation, ce qui rend la tâche plus difficile. Mais selon le Nouveau Testament grec d’Aland et al. (quatrième édition révisée) et la 28e édition Nestle-Aland (UBS), Colossiens 1, 9-11a constitue une phrase, et 11b-20 en constitue une seconde. En revanche, selon la troisième édition, Colossiens 1, 9-17 forme une seule phrase, et 1, 18-20 en constitue une seconde. La cinquième édition révisée considère que 1, 9-20 forme une seule phrase. Un lecteur attentif fait remarquer que Colossiens 1, 9-20 devrait probablement être considéré comme une seule phrase en raison de deux éléments :
a) Il n’y a pas de verbe fini indépendant dans 11b-20, et
b) les schémas du Nouveau Testament de Leedy, dans le logiciel BibleWorks, présentent également Colossiens 1, 9-20 comme une seule phrase.
Pour compliquer encore les choses, certains théologiens estiment que Paul aurait pu puiser une partie de ce texte dans un hymne préexistant déjà connu des premiers chrétiens, ce que mentionne en passant Dick Lucas dans son ouvrage *The Message of Colossians and Philemon Revised Edition*, p. 28.
Q : Dans Col 1,10, comment pouvons-nous mener une vie digne du Seigneur, puisque nous sommes sauvés par la grâce ?
R : Être sauvé ne marque pas la fin de notre relation avec Dieu ; ce n’est que le commencement. En tant que croyants, nous ne sommes pas seulement encouragés, mais nous recevons l’ordre de mener une vie sainte (1 Pierre 1, 15-16). Ce commandement ne nous est pas donné afin d’être sauvés et d’entrer dans une relation avec Dieu, mais il nous est donné, ainsi que la puissance nécessaire pour y parvenir, parce que nous sommes nés de nouveau et que nous sommes déjà dans une relation avec Dieu.
Q : D’après Col 1, 11, à quoi ressemble un chrétien qui n’est pas fortifié de toute la puissance en Christ ?
R : Cette personne peut croire, prier et accomplir des actes pieux, mais il lui manque la puissance, la patience, la longanimité et la joie. Peut-être essaie-t-elle de mener la vie chrétienne par ses propres forces, plutôt que par la puissance du Christ. Il faut être capable de « lâcher prise et laisser Dieu agir ».
Q : Dans Col 1, 12, comment sommes-nous rendus dignes d’avoir part à l’héritage céleste ?
R : En tant que croyants, nous comprenons tous que nous n’avons pas, par nous-mêmes, la dignité nécessaire pour aller au ciel. Un seul péché, à n’importe quel moment de notre vie, nous en empêcherait, sans la grâce de Dieu. Mais ce que nous ne réalisons peut-être pas, c’est que non seulement nous sommes indignes d’aller au ciel par nos propres moyens, mais que nous sommes également incapables d’y aller par nos propres moyens.
Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1993, l’exprime bien : « En effet, si des personnes non sauvées pouvaient d’une manière ou d’une autre être emmenées au ciel, elles n’y trouveraient aucun plaisir, mais seraient au contraire plongées dans la plus profonde misère. Pour apprécier le ciel, il faut en être digne. Même en tant que croyants en Jésus-Christ, nous ne sommes pas, en nous-mêmes, dignes du ciel… Lorsque Dieu sauve quelqu’un, Il confère instantanément à cette personne la dignité d’aller au ciel. Cette dignité, c’est le Christ. Rien ne peut l’améliorer. » Ainsi, même la personne qui a accepté le Christ et qui a été tuée peu de temps après sera tout de même digne d’aller au ciel.
Q : Dans Col 1, 15-18 et Hé 1, 6, si Jésus n’est pas créé et n’est pas une créature, comment peut-il alors être « le premier-né de toute la création » ? (Les Témoins de Jéhovah soulèvent cette question.)
R : Le mot grec utilisé ici, prototokos, signifie « le premier parmi tous ». Nous sommes les frères et sœurs du Christ, mais le Christ est le premier-né par excellence.
À l’époque biblique, le terme « premier-né » ne désignait pas seulement le premier-né, mais aussi l’héritage et le droit d’aînesse du premier-né. L’ouvrage « Réponses aux Témoins de Jéhovah, verset par verset », p. 97-98, souligne qu’à titre d’exemple montrant que « premier-né » ne signifie pas le premier enfant né, le Psaume 89:27 indique que David sera désigné comme son premier-né, bien que David fût le dernier-né d’Isaï.
Comme l’indique l’ouvrage *When Critics Ask* (p. 485), le Christ n’est pas le premier-né de la création, mais le premier-né sur la création. Le Christ n’est pas le premier à être né sur terre (les personnages de l’Ancien Testament l’ont précédé), mais il est le premier-né de la résurrection et l’héritier de toutes choses.
Cette question a également trouvé une réponse chez Athanase d’Alexandrie, vers l’an 330 après J.-C. Il a expliqué que, puisque le Christ est à la fois le Fils unique et le premier-né, ces termes renvoient à des aspects différents de sa personne. Après avoir établi une distinction entre « créé » et « né », Athanase d’Alexandrie montre que le terme « Fils unique » désigne le fait que Jésus procède du Père, tandis que le terme « premier-né » renvoie à la fois à sa prééminence sur l’humanité et à sa prééminence parmi tous ceux qui sont nés de nouveau. Pour le texte intégral de l’argumentation détaillée d’Athanase, voir Quatre discours contre les Ariens, Discours II, chapitre 21, sections 57 à 60.
Cependant, avant Athanase, Hippolyte de Rome (222-235/6 apr. J.-C.) avait déjà répondu à cette question dans son commentaire sur Luc 2, 7. Il dit : « Et si vous le voulez bien, nous disons que le Verbe était le premier-né de Dieu, qui est descendu du ciel vers la bienheureuse Marie, et qui est devenu un premier-né parmi les hommes dans son sein, afin que le premier-né de Dieu puisse se manifester en union avec un premier-né parmi les hommes. »
Q : Dans Col 1, 15 et 18, quelles sources indiquent que le mot grec prototokos a une signification autre que celle de « premier-né » au sens biologique ou de « premier créé » ?
R : J’ai interrogé un professeur du Séminaire de Dallas, et les lexiques grecs modernes indiquant que « prototokos » (Concordance de Strong, n° 4416) peut signifier « premier en rang » ou autre chose qu’un « premier-né » au sens biologique ou « premier créé » sont ceux de Bauer-Arndt-Gingrich-Danker et de Liddell-Scott-Jones.
Dans l’Ancien Testament, en Jérémie 31, 9, Dieu dit : « Éphraïm est mon premier-né. » Or, dans Genèse 48, 17-19, Manassé est né avant Éphraïm, mais c’est Éphraïm qui a reçu la bénédiction du premier-né de la part de Jacob. Le Psaume 89, 27 dit que David sera désigné comme son premier-né, bien que David fût le benjamin de Jessé.
À certains endroits, les premiers chrétiens n’utilisaient pas le terme « prototokos » dans le sens strict de « premier-né biologique ». L’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chapitre 13, p. 145, fait référence à Manassé et Éphraïm, et la Première Épître de Clément (96-98 apr. J.-C.), chapitre 4, tome 1, p. 6, évoque le premier-né des brebis d’Abel.
Ce mot grec précis ne signifie PAS, dans l’Épître de Polycarpe aux Philippiens (100-155 apr. J.-C.), chapitre 7, p. 35, le premier-né au sens biologique ni le premier créé. « Car quiconque ne confesse pas que Jésus-Christ est venu dans la chair est l’antéchrist ; et quiconque ne confesse pas le témoignage de la croix est du diable ; et quiconque détourne les paroles du Seigneur au service de ses propres convoitises, et dit qu’il n’y a ni résurrection ni jugement, celui-là est le premier-né de Satan. »
De plus, Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) écrit : « Et Polycarpe lui-même répondit à Marcion, qui l’avait rencontré à une occasion et lui avait dit : “Me connais-tu ?” “Je te connais, toi, le premier-né de Satan.” Telle était l’horreur que les apôtres et leurs disciples éprouvaient à l’idée d’entretenir ne serait-ce qu’une communication verbale avec quiconque corrompait la vérité. » Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chap. 3.4, p. 416
Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) déclare : « Il est dit : “Nul n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel”. L’expression “est monté” renvoie à un temps passé. Il n’est pas dit que nul ne montera, mais “nul n’est monté”. Cela montre donc clairement qu’avant le Christ, personne n’était monté. C’est ce que dit l’Apôtre : « le premier-né » ; et encore : « les prémices de ceux qui se sont endormis ». Plus loin encore, il dit : « les prémices, c’est le Christ ; puis ceux qui appartiennent au Christ ». Dialogue sur la vraie foi, cinquième partie, 855b, p. 157
Athanase d’Alexandrie (326-373 apr. J.-C.) « comme Paul, en un autre passage, l’appelle « le premier-né de toute la création » (Col1:15 ). Mais en l’appelant Premier-né, il montre qu’Il n’est pas une créature, mais la Progéniture du Père. Car il serait incompatible avec sa divinité qu’Il soit appelé une créature. Car toutes choses ont été créées par le Père par l’intermédiaire du Fils, mais le Fils seul a été engendré éternellement par le Père, d’où Dieu le Verbe est « le premier-né de toute la création », immuable issu de l’immuable. Cependant, le corps qu’Il a revêtu pour nous est une créature. » Déclaration de foi, chap. 3, p. 85
Jean Chrysostome (mort en 407 apr. J.-C.) consacre une longue discussion à la manière dont le Christ est le premier-né. Après avoir établi une distinction entre le fait que le Christ soit appelé « premier-né » mais non « premier créé », il explique qu’une des significations de l’expression « premier-né d’entre les morts » (Col 1, 18 ; Rom 8, 29) fait référence à la première résurrection. « Il en va de même pour le terme “premier-né”, au sens de fondement. Mais cela ne signifie pas que les créatures soient de même substance que Lui ; cela signifie plutôt que toutes choses existent par Lui et sont soutenues en Lui. » Homélies sur les Colossiens, homélie 3, p. 270-271
Q : Dans Col 1, 15-20, le style théologique avancé et abouti montre-t-il [d’une manière ou d’une autre] que Paul n’était pas l’auteur de l’épître aux Colossiens ? (Bart Ehrman avance cette thèse à la p. 127)
R : Non. Ehrman affirme que certaines lettres ont été écrites par Paul et d’autres non. Bien que Colossiens 1, 15-20 soit très profond, la plupart des 18 concepts et formulations qui y figurent sont très similaires à d’autres écrits de Paul, ou du moins à d’autres versets de la Bible.
« Le Fils [Jésus] est l’image de » | Col 1, 15a | - |
« le Dieu invisible » | Col 1, 15a | 1 Tim 1, 17b ; Hébreux 11, 27 |
« le premier-né de toute la création ». | Col 1, 15b | Romains 8:29 ; Hébreux 1:6 |
C’est par le Christ que toutes choses ont été créées | Col 1, 16a | 1 Co 8, 6b |
Visibles, invisibles, [sans référence à Dieu] | Col 1, 16b | Hébreux 11:3 |
Trônes, puissances, principautés, autorités | Col 1, 16c | Éphésiens 1:21 |
« Il est avant toutes choses » | Col 1, 17a | Ph 2, 9 |
« Et en lui, toutes choses sont maintenues ensemble » | Col 1, 17b | - |
« Et il est la tête du corps » | Col 1, 18a | 1 Co 12, 12-13, 27 |
[Tête de] « l’Église » | Col 1, 18a | Éphésiens 5:23 |
« Il est le commencement et le premier-né d’entre les morts » | Col 1, 18b | - |
Le Christ détient la suprématie | Col 1, 18c | 1 Co 1, 27a ; 27f |
« Car il a plu à Dieu » | Col 1, 19a | 1 Co 1, 21b |
« que toute sa plénitude habite en lui [le Christ] », | Col 1, 19b | Éphésiens 1, 23 ; ~Jean 1, 16 |
Réconcilier toutes choses par le Christ | Col 1, 20a | Rm 5, 10 ; 2 Co 5, 19 ; Éph 2, 16 |
« En établissant la paix » | Col 1, 20b | Romains 5, 1 ; Éphésiens 2, 14 |
« par le sang » | Col 1, 20b | Romains 3, 25 ; 5, 9 ; Éphésiens 1, 7 ; 2, 13 |
« de sa croix » | Col 1, 20c | Hébreux 9:22 |
On retrouve ailleurs dans l’épître aux Colossiens les concepts similaires suivants.
Faites tout pour la gloire de Dieu | Col 3, 17 | 1 Co 10, 31 |
Consacrez-vous à la prière | Col 3, 2 ; 4, 2 | |
Ni Juif, ni Grec, … ni esclave, ni libre | Col 3, 11 | Gal 3, 28 |
Ni circoncis, ni incirconcis | Col 3, 11 | Gal 5, 6 |
Psaumes, hymnes et cantiques spirituels | Col 3, 16 | Éphésiens 5:19 |
Femmes, soumettez-vous à vos maris, comme au Seigneur | Col 3, 18 | Éphésiens 5:22 |
Maris, aimez vos femmes | Col 3, 19 | Éphésiens 5:25 |
Enfants, obéissez à vos parents | Col 3, 20 | Éphésiens 6:1 |
Pères, n’aigrez pas vos enfants | Col 3, 21 | Éphésiens 6:4 |
Esclaves, obéissez à vos maîtres, non pas seulement pour gagner leur faveur, mais pour obéir au Seigneur | Col 3, 22 | Éphésiens 6:5-6 |
Les maîtres doivent bien traiter leurs esclaves | Col 4, 1 | Éphésiens 6, 9 |
Proclamer le mystère du Christ | Col 4, 3 | |
Faites preuve de sagesse dans votre conduite envers les personnes extérieures. | Col 4, 5 | |
Onésime | Col 4, 9 | Philémon 10 |
Il y en a d’autres aussi.
Q : Dans Col 1,16, est-ce que quelqu’un devient un ange après sa mort ?
R : Non. Ceux qui iront au ciel ne seront pas des anges, mais nous jugerons les anges, selon 1 Corinthiens 6:3. Nous serons assis aux côtés du Christ sur son trône, comme le dit Éphésiens 2:6.
Certains pourraient regretter de ne pas être nés anges plutôt qu’êtres humains. En tant qu’anges, ils auraient la joie de servir Dieu et de vivre au ciel, sans avoir à connaître le péché, la souffrance et la mort. Cependant, contrairement aux anges, nous participons physiquement au combat sur terre par nos paroles, notre vie et nos prières, en prêchant l’Évangile. Nous pouvons avoir des enfants, et 1 Corinthiens 6, 2-3 montre qu’au ciel, les croyants seront supérieurs aux anges.
Q : Dans Colossiens 1, 16, Dieu avait-Il besoin des anges pour créer le monde ?
R : Non. Le fait qu’Il les ait utilisés ne signifie pas que Dieu en avait besoin.
Q : Dans Colossiens 1, 16, existe-t-il différents rangs parmi les anges ?
R : Oui, bien que la Bible ne détaille pas tous les rangs et toutes les responsabilités. Nous connaissons les séraphins dans Ésaïe 6, 2-3, les chérubins dans Ézéchiel 1, 5-21 ; 10, 1-22 ; et les quatre êtres vivants dans l’Apocalypse 4, 6-9. Il s’agit probablement tous de la même entité. Nous connaissons également l’archange Michel dans Jude 9, Apocalypse 12, 7 et Daniel 12, 1. Gabriel a servi de messager dans Daniel 9, 21 et Luc 1, 26.
Q : Dans Colossiens 1, 17-22, qu’y a-t-il d’intéressant dans le grec de ce passage ?
R : Le Christ est (temps présent) le premier-né de toute la création. Par sa résurrection, le Christ est devenu (temps aoriste) le premier-né de l’Église. Le mot grec utilisé ici pour « habiter », katoikēsai, signifie plus précisément « habiter de manière permanente », contrairement à l’idée selon laquelle Dieu n’aurait été en Christ que de manière passagère. Dans Colossiens 1:22, le grec utilisé ici n’est pas d’un style littéraire très soigné, probablement de manière délibérée afin d’apporter une emphase très, très forte. On pourrait traduire par « le corps de chair du Christ », en insistant de manière redondante sur le corps de chair du Christ.
Q : Dans Col 1, 20, Éph 1, 10 et 2 Co 5, 19, les démons sont-ils eux aussi réconciliés ?
R : Non. Dans Philippiens 2, 10, Dieu fait la distinction entre « dans les cieux », « sur la terre » et « sous la terre ». L’épître aux Colossiens ne mentionne pas la réconciliation de ceux qui sont « sous la terre ». Si les démons font partie du domaine désigné comme « sous la terre », ils ont déjà fait leur choix, en pleine connaissance de cause, lorsqu’ils sont tombés. L’épître aux Hébreux2:16 montre que Jésus a expié pour les humains et qu’Il n’a pas aidé les anges ni les anges déchus.
Q : Dans Col 1, 20, Éph 1, 10 et 2 Co 5, 19, puisque Dieu a réconcilié toutes choses dans les cieux et sur la terre, tous les hommes seront-ils sauvés, comme l’enseigne l’hérésie de l’universalisme ?
R : Non. Dieu a réconcilié toutes choses avec Lui-même, mais toutes les choses ne se sont pas réconciliées avec Dieu. Tous les hommes sont « sauvables », mais tous ne combinent pas ce qu’ils entendent avec la foi, comme le montre Hébreux 4:2. Romains 4:2-5, 16 et Éphésiens 2:8-9 montrent que nous sommes justifiés par la foi.
Le salut n’est pas simplement le pardon, ni même la justification. Le salut, c’est la vie, et Jean 5, 39-40 montre que le monde ne viendra pas à Christ pour avoir la vie.
L'enfer est un châtiment éternel, selon Matthieu 25, 41 et 46. Le diable et d'autres seront tourmentés pour toujours, selon Apocalypse 20, 10. L'enfer est une destruction éternelle, selon 2 Thessaloniciens 1, 9.
Q : Dans Colossiens 1, 20, qu’est-ce qui est exactement réconcilié ici ?
R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.
Ce n’est pas la réponse : il n’est pas question de « sous la terre » ni d’« Hadès », mais uniquement du ciel et de la terre. Même les choses qui se trouvent sous la terre se soumettront et seront assujetties au Christ (Philippiens 2, 10-11), et bien que cela puisse être considéré comme une réconciliation involontaire, il ne s’agit pas d’une réconciliation volontaire de la part de ceux qui se trouvent « sous la terre ». Hébreux 2:16 dit que Jésus a expié pour les humains, mais ce ne sont pas les anges qu’Il aide. Le châtiment est éternel selon Matthieu 25:41, 46, et le diable et les autres seront tourmentés pour toujours là-bas, comme le dit Apocalypse 20:10. L’enfer est une destruction éternelle selon 2 Thessaloniciens 1:9.
La réponse comporte deux parties : une partie générale et une partie spécifique.
D’une manière générale, à terme, tout ce qui se trouve dans l’univers sera volontairement réconcilié avec Dieu. Ceux qui se trouvent dans l’étang de feu ne font toutefois pas partie de cet univers. Même les choses et les êtres qui ne sont jamais tombés ni n’ont jamais failli seront désormais sous l’autorité du Christ, qui régnera sur tout. Mais l’expression « toutes choses » implique plusieurs types de choses. Voyons donc plus précisément ce qui doit être réparé.
Plus précisément, les Écritures font allusion à un certain nombre de choses.
Les personnes sauvées étaient autrefois perdues et éloignées de Dieu, et elles sont désormais réconciliées avec Lui.
La création elle-même a été soumise à l’esclavage lorsque l’homme a chuté. Pourquoi l’homme pécheur et déchu devrait-il vivre dans un monde parfait ? Mais la création elle-même, bien qu’elle soit aujourd’hui brisée, sera restaurée selon Romains 8, 19-21. La terre a été maudite par Dieu après que Adam et Ève eurent péché, comme le rapporte Genèse 3, 17.
Même les étoiles ne sont pas pures aux yeux de Dieu, selon Bildad dans Job 25, 5.
Au ciel, les choses devront être purifiées, selon Hébreux 9, 23. C’est peut-être parce que Satan avait accès au ciel, comme le montrent Job 1, 6-7 et Apocalypse 12, 10.
Nous jugerons les anges, selon 1 Corinthiens 6, 3. Cependant, il n’est pas clair si nous nous contenterons de juger de la qualité de leur travail.
Q : Dans Colossiens 1, 21-23, quel est le résumé de ce que Paul dit ici ?
R : Il y a trois parties : ce que vous étiez autrefois, ce que vous êtes maintenant, et la manière dont vous devez continuer.
Q : Dans Colossiens 1:22, dans le cadre de la rançon, le Christ a-t-il renoncé définitivement à son corps physique, comme l’ont enseigné les Témoins de Jéhovah, le révérend Moon et d’autres hérétiques ?
R : Non. Le fait de nous réconcilier par la mort du corps physique du Christ ne signifie pas que celui-ci n’ait pas retrouvé son corps lors de sa résurrection. Si vous croyez en Jésus, vous devez alors admettre que le corps physique de Jésus a été ressuscité, comme l’indiquent les versets suivants.
1. Dans Jean 2:19-22 : « Jésus répondit : “Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai.” […] Mais Jésus parlait du temple de son corps. »
2. Dans Jean 20, 25-29, lorsque Jésus a dit à Thomas de poser son doigt et ses mains sur lui, soit
2a) Jésus « jouait un tour à Thomas », autrement dit, il le trompait, ou
2b) il s’agissait bel et bien du corps physique de Jésus.
3. Dans Luc 24, 39, Jésus a dit : « Regardez mes mains et mes pieds. C’est bien moi. Touchez-moi et voyez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai. »
Les apôtres nous ont enseigné ce qu’ils ont vécu de leurs propres yeux, ce qu’ils ont vu et même touché eux-mêmes (1 Jean 1, 1-4). Si vous appartenez à une religion qui nie ce que Jésus et ses apôtres ont dit à ce sujet, vous devez décider si vous souhaitez suivre le dieu de votre religion, ou si vous souhaitez suivre le Dieu de Jésus et des apôtres. J’espère que vous ferez le bon choix.
Q : Col 1, 23 enseigne-t-il que les personnes qui ne persévèrent pas dans la foi perdront leur salut ?
R : Quatre points à prendre en compte dans la réponse.
Dieu connaît les élus : sur terre, beaucoup peuvent sembler être chrétiens, mais avant la Création, Dieu savait qui irait au Ciel, et Dieu ne sera jamais surpris. Dire que Dieu savait avec certitude qu’une personne serait au Ciel, puis que celle-ci n’y aille pas, est une contradiction dans les termes.
La fausse conversion : une personne peut tromper les autres en leur faisant croire qu’elle est chrétienne. Pire encore, les gens peuvent se tromper eux-mêmes, comme le montre Matthieu 7, 21-23.
La nécessité de nous examiner nous-mêmes : L’assurance du salut ne servirait à rien si la fausse conversion était totalement indétectable. Or, elle ne l’est pas. Paul nous exhorte à nous examiner nous-mêmes, afin de vérifier que nous sommes dans la foi, dans 2 Corinthiens 13, 5-6.
L’apostasie : Il arrive que des personnes abandonnent la foi chrétienne, pour ne plus jamais y revenir. Mais 1 Jean 2, 19 dit qu’elles sont sorties de notre milieu parce qu’elles n’ont jamais été des nôtres. Hébreux 3, 10 et suivants indiquent également que les apostats de l’Ancien Testament « n’ont pas connu » les voies de Dieu.
Au-delà de cela, les véritables chrétiens ne s’accordent pas sur le principe « une fois sauvé, toujours sauvé ». Soit
a) ceux qui ne persévèrent pas dans la foi l’ont perdue, soit
b) ceux qui ne persévèrent pas ne l’ont jamais vraiment eue.
Q : Dans Colossiens 1, 24, comment Paul pouvait-il chercher à « compléter ce qui manque aux souffrances du Christ » ?
R : Deux mots à retenir : cohérence et langage approximatif.
Cohérence : la seule façon de mal interpréter ses paroles serait d’ignorer ce qu’il a dit ailleurs. Presque personne, ni à l’époque ni aujourd’hui, ne pourrait considérer que Paul cherchait à se substituer à la croix qu’il prêchait ou qu’il se soit jamais considéré comme un second Messie. Cependant, dans Colossiens 2, certains Colossiens tentaient de combler ce qu’ils percevaient comme un manque chez le Christ par la loi, le culte des anges et les rituels. Dans Colossiens 1, Paul a comblé ce qui manquait dans leur compréhension de la suffisance des souffrances du Christ. Il l’a fait non seulement par ses paroles en Colossiens 1, 15-23, mais aussi par sa vie et son endurance dans la souffrance, qui ont à la fois validé ses paroles et démontré la suffisance de Jésus.
Langage approximatif : Paul s’exprimait avec suffisamment de précision pour tous ceux qui souhaitaient le comprendre. Paul ne pensait pas se substituer au Christ lorsqu’il essayait d’« en sauver certains » dans 1 Corinthiens 9, 22 ; il a déclaré que Timothée pouvait sauver ses auditeurs dans 1 Timothée 4, 16, et Jacques a affirmé que nous pouvions sauver les autres dans Jacques 5, 20.
Q : Dans Col 1, 28 et 1 Co 2, 2, qu’est-ce que Paul prêchait avant tout ?
R : Nous devons aspirer à grandir dans la connaissance (Colossiens 1:10), mais la connaissance ne doit pas être une fin en soi. Ce n’est PAS principalement une philosophie ou une doctrine différente de celle des enseignants hérétiques que Paul prêchait, bien qu’il l’ait fait également. Mais contrairement à eux, Paul prêchait avant tout une Personne. Lorsque nous prêchons l’Évangile, prêchons-nous principalement des faits, une philosophie ou une Personne ?
Q : Dans Col 1, 28, pourquoi Paul enseigne-t-il à tous les hommes, et non aux femmes ?
R : À l’instar des mots anglais et hébreux désignant l’« homme », le mot grec anthropos peut désigner aussi bien les hommes que les femmes. Galates 3:28 précise expressément qu’en Christ, il n’y a ni homme ni femme.
Q : Dans Col 1,29, comment pouvons-nous lutter (« lutter de toutes nos forces ») avec la puissance agissante de Dieu, comme l’a fait Paul ?
R : Nous demeurons en Lui, en passant du temps avec Lui par la prière, la méditation sur Sa personne et l’étude de la Bible. Nous trouvons le repos en Dieu, et nous aspirons à œuvrer avec zèle pour Lui. Nous ne nous laissons pas distraire par la poursuite d’autres choses. Nous n’essayons pas d’œuvrer pour Lui en nous appuyant uniquement sur nos propres forces. Même dans la puissance de Dieu, nous ne nous laissons pas accaparer au point de croire que l’activité remplace l’intimité.
Q : Dans Col 2,4, que signifie ici le mot « tromper » ?
R : En grec, il existe différents mots pour désigner différentes manières de tromper. Le mot grec spécifique utilisé ici pour « tromper » est paralogizetai. Il signifie « se tromper dans son calcul » ou « raisonner à côté de la question ». À la fin de Colossiens 2:4, Paul précise qu’il ne fait pas référence à l’absence totale de raisonnement ou d’arguments, mais plutôt à un mauvais raisonnement. Le mot grec unique traduit par « rhétorique flatteuse » signifie « rhétorique persuasive » ou, pour employer l’argot anglais moderne, « parler vite ». Il peut y avoir des péchés de l’intellect tout comme des péchés du cœur. La traduction élargie de Wuest rend cela par « vous égarer par de faux raisonnements ».
Colossiens 2:8 nous ordonne de mettre à l’épreuve l’enseignement que nous entendons ou lisons. Comme l’écrit Dick Lucas dans *The Message of Colossians & Philemon* (édition révisée) : « Nous devons examiner tout enseignement pour vérifier la véracité de son contenu plutôt que l’attrait de son emballage. » Parfois, lorsqu’une personne est trompée, la faute peut, au moins en partie, lui incomber.
Q : Dans Col 2,5 et 1 Co 5,3, comment Paul était-il en esprit avec les autres, puisqu’il n’était pas présent partout ?
R : Paul pouvait le savoir, car Dieu pouvait lui enseigner par son esprit. Les chrétiens sont unis par un lien particulier de l’Esprit, selon Éphésiens 4, 3.
Q : Dans Col 2,7, quelle est la signification des temps verbaux ?
R : Les trois premiers verbes principaux, « enracinés », « édifiés » et « affermis », sont tous à la voix passive. En d’autres termes, ce sont des choses que Dieu accomplit en nous. « Enracinés » est au parfait, ce qui implique une action accomplie une fois pour toutes. L’expression « débordant de reconnaissance » est à la voix active et indique notre réponse à ce que Dieu a accompli. Beaucoup de gens sont principalement motivés par la cupidité, la convoitise, la peur ou le désir d’être considérés comme de meilleures personnes à leurs propres yeux et aux yeux des autres. Cependant, la motivation première des chrétiens devrait être la reconnaissance envers Dieu. Nous devrions avoir une attitude de gratitude.
De plus, le mot « enracinés » en grec a deux sens. Tout comme en français, il peut signifier que les plantes sont bien enracinées. Mais un deuxième sens est qu’un bâtiment est « enraciné » dans la mesure où il repose sur de bonnes fondations. Comment savoir si un arbre, ou un bâtiment, est bien enraciné ? On ne peut pas le dire lorsque le soleil brille. Mais lorsque la tempête ou l’ouragan survient, ce qui est bien enraciné tiendra bon ; et ce qui ne l’est pas risque d’être emporté.
Q : Dans Col 2, 8, pourquoi la philosophie qui repose sur la tradition humaine et les principes de ce monde est-elle mauvaise ?
R : Tout d’abord, qu’est-ce que la philosophie exactement ? La philosophie signifie « l’amour de la sagesse » ; elle peut être un amour salutaire ou une idole obsessionnelle. Les philosophies ne se limitent pas aux philosophies occidentales ou asiatiques au sens strict, mais englobent la manière dont les gens réfléchissent aux choses, que ce soit de manière formelle ou informelle. On pourrait peut-être mieux les appeler « visions du monde », qui ne sont autre que les modèles mentaux que les gens se font de la vie, du cosmos, des autres et/ou de l’éthique. Cependant, un modèle n’est qu’un modèle, ce n’est pas la vie elle-même. En modélisation mathématique, un bon modèle du comportement statique d’une usine chimique ou d’un autre système n’est souvent pas un bon modèle de son comportement dynamique, et inversement. Ainsi, un modèle de la vie, s’il était suffisamment bon pour être utile à certaines fins, ne garantirait pas une utilité universelle pour toutes les fins. Lorsque votre philosophie prend la place de la vie, elle peut devenir une idole, et un bien mauvais choix qui plus est. De même, même une théologie peut devenir une idole si elle prend le pas sur la Parole de Dieu. Nous pouvons et devons aider les autres à se libérer de l’esclavage mental imposé par des idoles cruelles, mais veillons à ne pas avoir nous-mêmes d’idoles dans notre propre esprit.
Cependant, de nombreux philosophes, même laïques, n’adorent pas leur philosophie. Néanmoins, toute philosophie de « ce monde » qui prétend élucider le sens de la vie sans avoir besoin de Dieu est mauvaise. Il existe des mensonges que l’on se raconte à soi-même, tout comme il existe des mensonges que l’on raconte aux autres. Il existe des péchés de l’esprit tout comme il existe des péchés de la langue. Prenons par exemple Jean-Paul Sartre, qui a déclaré : « La vie est une bulle vide sur la mer du néant. » Sartre aurait peut-être raison s’il n’y avait pas de Dieu. Mais Dieu est le sens de notre vie, et Sartre nous conduit donc dans une direction diamétralement opposée.
Un raisonnement philosophique ironique peut s’avérer très séduisant. Prenons, par exemple, le philosophe David Hume. Il a écrit : « Si nous prenons entre nos mains n’importe quel ouvrage — de théologie ou de métaphysique scolaire, par exemple —, demandons-nous : contient-il un raisonnement abstrait concernant la quantité ou le nombre ? Non. Contient-il des raisonnements expérimentaux concernant les faits et l’existence ? Non. Jetez-le donc au feu : car il ne contient rien d’autre que des sophismes et des illusions. » Peu d’autres philosophes athées ont eu la franchise et l’honnêteté de dire aux gens que leurs propres écrits étaient sans valeur et devaient être brûlés, sauf que David Hume ne s’est probablement pas rendu compte qu’il condamnait ses propres ouvrages. En effet, je raisonne ainsi : puisque les ouvrages de Hume ne relèvent ni du raisonnement mathématique ni de la science expérimentale (du moins selon mes propres définitions personnelles), je peux en conclure que Hume préconise de brûler ses propres ouvrages.
Prenons un autre exemple : Emmanuel Kant a tenté de définir le bien indépendamment de Dieu. Kant a défini le bien comme ce qui est accompli par sens du devoir. Selon cette analogie, les soldats nazis allemands qui ont torturé et assassiné des Juifs par sens du devoir, ainsi que les communistes qui ont tué même des femmes et des enfants par sens du devoir, faisaient tous le bien. Si, d’une manière ou d’une autre, j’estimais qu’il était de mon devoir d’essayer de détruire toutes les œuvres de Kant, alors, selon mon raisonnement, Kant serait d’accord pour dire que je ferais une bonne action.
Les philosophes athées laïques et moi-même pouvons sans doute nous mettre d’accord sur un point : je ferais peut-être mieux de conserver mon emploi actuel, car cela ne vaut pas vraiment la peine que je consacre ma vie à la philosophie !
Une dernière remarque. Colossiens 2:8 pourrait laisser entendre que nous ne devrions pas enseigner une philosophie creuse et trompeuse (NIV), mais ce n’est pas exactement ce qu’il dit. Il s’agit plutôt de veiller à ce que personne ne puisse nous faire prisonniers (un mot grec signifiant « être fait prisonnier au combat ») par une philosophie creuse et trompeuse. Colossiens 2:8 indique qu’il y a là un danger, et que nous avons la responsabilité d’éviter ce danger. Je n’ai pas lu les ouvrages de Hume (comme il le conseillait), ni ceux de Kant. Pourquoi chercher la vérité là où Dieu dit qu’il y a un danger ? Pourquoi rejoindre une Église dont les responsables enseignent des choses contraires à l’Évangile ?
Q : Dans Col 2, 8-9, quel est le contraste ici, et comment un chrétien pourrait-il être enlevé / fait prisonnier ?
R : Paul oppose la vacuité de la philosophie humaine à la plénitude du Christ. La philosophie humaine, vide de sens, peut s’introduire dans l’Église en se faisant passer pour chrétienne ou en se présentant comme compatible avec la foi chrétienne.
En tant que chrétiens, nous aimerions peut-être penser que nous sommes désormais à l’abri d’être induits en erreur et de nous engager dans une mauvaise direction, mais l’avertissement de Paul laisse entendre que ce n’est malheureusement pas le cas. Et si un chrétien tire une fierté de sa vie spirituelle ou de ses connaissances, cela peut être d’autant plus facile. Un chrétien pourrait être spirituellement « enlevé », en suivant d’abord une philosophie creuse comme un « supplément » après avoir suivi le Christ. Mais nous n’avons pas besoin de « sortir » de la foi pour trouver davantage de vérités dans les fausses religions et les philosophies qui nient Dieu. Cependant, pour un chrétien qui agit ainsi, cette philosophie creuse pourrait devenir aussi importante à ses yeux que de suivre le Christ. Elle pourrait alors devenir plus importante à ses yeux que de suivre le Christ. Voici un test simple à vous poser : si Dieu voulait que vous renonciez à tout ce que vous faites et à tout ce en quoi vous croyez, à l’exception de Dieu et de ce qu’Il a dit dans Sa Parole, à quel point seriez-vous réticent à le faire ?
Q : Dans Colossiens 2, 9-10, comment, en tant que croyants, avons-nous la plénitude en Christ ?
R : Le fait que le Christ soit la tête signifie qu’Il est le chef et que l’Église est un organisme vivant. Nous n’avons besoin de rien d’autre. Une grande partie de l’épître aux Colossiens ne porte pas sur ce qu’il faut commencer à faire, mais plutôt sur ce qu’il faut cesser de faire. Comme l’a dit Peter Drucker : « Nous passons beaucoup de temps à enseigner aux dirigeants ce qu’ils doivent faire. Nous ne passons pas assez de temps à leur enseigner ce qu’ils doivent cesser de faire. La moitié des dirigeants que j’ai rencontrés n’ont pas besoin d’apprendre ce qu’ils doivent faire. Ils ont besoin d’apprendre ce qu’ils doivent cesser de faire. » Citation tirée de l’ouvrage de Marshall Goldsmith, *What Got You Here Won’t Get You There*, p. 36.
Q : Col 2, 10 montre-t-il que Dieu a une image physique comme la nôtre ?
R : Non. Colossiens1:15 , 17 parle de « l’image du Dieu invisible ». Cependant, Dieu possède bel et bien une image physique réelle ; en effet, Jésus possède aujourd’hui un corps physique glorifié, comme le montrent Jean 20:25-29 ; 2:19-22 ; et Luc 24:39. Hébreux 13:8 affirme que Jésus est le même hier, aujourd’hui et pour toujours.
Q : Dans Col 2, 11-12, comment, en tant que croyants, pouvons-nous être en pleine communion avec le Christ ?
R : Nous n’avons pas seulement une communion partielle, mais une relation pleine et entière. Nous pouvons nous tourner vers Lui non seulement de temps en temps, lorsque les choses vont mal, mais à tout moment, que la situation soit bonne ou mauvaise.
Q : Dans Col 2, 11-12, puisque le baptême est une figure de la circoncision, les nourrissons devraient-ils être baptisés ?
R : Le baptême est un signe extérieur de la « circoncision opérée par le Christ », accomplie alors que nous étions morts dans nos péchés, avec une nature pécheresse. Les vrais chrétiens ont des opinions divergentes sur le baptême des nourrissons.
En faveur du baptême des nourrissons : tout comme la circoncision des nourrissons juifs de sexe masculin était un signe de leur appartenance à l’expression visible du peuple de Dieu sur terre, le baptême est similaire. Le terme « nourrissons » implique que leur consentement n’était pas requis, et « garçons » implique que cela ne visait pas un bénéfice personnel, mais l’expression collective de la foi. Depuis l’époque d’Ambroise de Milan (vers 378 apr. J.-C.) et d’Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.), l’Église a toujours pratiqué le baptême des nourrissons.
Dans son ouvrage *Now That’s a Good Question* (p. 341-342), R.C. Sproul, évoquant le cas d’une personne ayant reçu le baptême des nourrissons et se faisant baptiser à l’âge adulte, déclare : « Je dirais que la répétition de cet acte [le baptême] constituerait une insulte à peine voilée à l’intégrité de Dieu, même si je reconnais pleinement qu’aucune personne parmi un million de celles qui se soumettent à un second baptême n’a l’intention d’en faire une insulte. »
En faveur du baptême des croyants : Colossiens 2, 12 et Romains 6, 3-7 montrent que le baptême est une expression visible de notre identification à l’ensevelissement et à la résurrection du Christ. Si les nourrissons qui meurent peuvent néanmoins être sauvés par la grâce de Dieu, le baptême est un signe de notre engagement envers Dieu (1 Pierre 3, 21) et de la réception du Saint-Esprit. Tout comme les hommes juifs étaient circoncis dès leur entrée dans la nation juive (par naissance naturelle), les chrétiens devraient être baptisés dès leur entrée dans le peuple de Dieu, l’Église, par la seconde naissance. Justin le Martyr (qui a écrit vers 138-165 apr. J.-C., dans sa Première Apologie, chapitre 61) rapporte que, dans l’Église primitive, le baptême était administré à « ceux qui sont convaincus et qui croient » ; et, immédiatement après avoir évoqué les nourrissons, il précise non pas que les nourrissons sont baptisés, mais que le baptême est destiné à « celui qui choisit de naître de nouveau et qui s’est repenti de ses péchés ». Justin appelle les croyants « les enfants du choix et de la connaissance ».
Un hérétique ébionite, dans l’homélie clémentine 17, chapitre 7, déclare : « Il nous a envoyés vers les païens ignorants pour les baptiser en vue de la rémission des péchés, et il nous a ordonné de les instruire d’abord. » (auteur anonyme, Ier-IVe siècle)
À tous : si la raison ultime du baptême est d’obéir à Jésus, les véritables chrétiens ne devraient pas se séparer des autres chrétiens qui s’efforcent sincèrement d’obéir à Jésus.
Pour en savoir plus sur le baptême des nourrissons, voir l’analyse de 1 Corinthiens 1, 16 ; 7, 14 et l’ouvrage Christian Theology de Millard Erickson (Baker, 1985), p. 1 089-1 105.
Q : D’après Col 2,13 et Éph 2,1.5, les personnes qui sont mortes dans le péché peuvent-elles disposer d’un libre arbitre supérieur à celui des animaux morts ?
R : En dehors de la grâce de Dieu, personne ne cherche Dieu, selon les Psaumes 14, 1-3 ; 53, 1-3 et Romains 3, 10-12. Pourtant, nombreux sont ceux qui, par la grâce de Dieu, ont cherché Dieu, selon les Psaumes 9, 10 ;22:26 ; 24, 6 ; 27, 4, 8 ; 40, 16 ; 105, 3, 4 ; 119, 2, 30, 45, 94, 173. Non seulement Dieu agit sur les hommes après leur nouvelle naissance, mais il est également nécessaire qu’Il agisse dans leur vie avant qu’ils ne viennent à Lui pour naître de nouveau, comme le montrent Jean 6, 44 et 15, 5.
Le monde entier est « retenu par le péché », comme l’indique Galates 3:22. En plus d’être spirituellement morts, nous sommes légalement morts, condamnés à la mort éternelle. Charles Spurgeon a donné cette analogie avec les criminels condamnés dans la brochure *Free Will – a Slave* (p. 3) : « Même s’il s’écoule peut-être un mois avant qu’il ne soit conduit à l’échafaud pour subir la sentence de la loi, celle-ci le considère néanmoins comme un homme mort. »
Q : Dans Colossiens 2:13-15, en quoi, en tant que croyants, jouissons-nous de la liberté en Christ ?
R : Nous n’avons pas la liberté de pécher ; nous avons plutôt la liberté par rapport au péché. Nous sommes libres du monde, libres de la loi et libres de la chair. Nous vivons pour glorifier Dieu, ce qui implique de faire ce qui Lui plaît et de ne pas faire ce qui Lui déplaît.
Q : Dans Col 2, 14, que voulait dire exactement Paul par « l’acte d’accusation qui nous était opposé » ?
R : Le terme grec signifiant « effacer » signifie littéralement « enlever », comme pour effacer ou déchirer un écrit. Les érudits chrétiens ont deux points de vue sur ce dont il s’agit exactement.
La loi de Dieu, écrite par Moïse. Celle-ci est effacée lorsque nous sommes en Christ. Nous servons selon la nouvelle voie de l’Esprit, en obéissant à la loi du Christ, et non selon l’ancienne voie du code écrit (Romains 7:6 ; Hébreux 7:18-19 ; 8:6-8, 13). Le « Believer’s Bible Commentary », p. 2004, défend ce point de vue.
La reconnaissance de notre dette. Même pour ceux qui n’ont jamais connu la loi mosaïque, leur propre conscience témoigne qu’ils ont commis des actes mauvais et qu’ils ne méritent pas d’entrer dans un monde parfait, sans péché.
Peut-être la réponse se trouve-t-elle dans la longue réflexion de Paul sur notre situation devant Dieu sans le Christ, dans Romains 2, 1-3, 20. Cela signifierait que la réponse est les deux.
Q : Dans Colossiens 2, 16, qu’est-ce qui pousse les gens à accorder de l’importance à des détails insignifiants et à négliger l’essentiel ?
R : La Loi mosaïque ne comportait aucune interdiction concernant les boissons ; Paul parle donc ici d’ascétisme, et non pas simplement du respect de la Loi mosaïque. Beaucoup de gens trouvent un « réconfort » à pouvoir montrer aux autres qu’ils sont très religieux ou spirituels à travers leur alimentation et leur consommation de boissons. Certains ne mangent pas de porc, ni de bœuf, ni de viande rouge le vendredi, ni de viande, ni de viande et de poisson ; car cela leur donne le sentiment d’être plus spirituels.
Que penseriez-vous si je vous disais que, personnellement, je ne mange pas de chou-fleur, uniquement pour montrer aux autres à quel point je suis spirituel ? Mais si le fait de ne pas manger de chou-fleur, qui n’est pas mentionné dans la Bible, est ridicule pour démontrer sa spiritualité, alors pourquoi le fait de ne pas manger de viande ou de poisson ferait-il passer quelqu’un pour plus spirituel, alors que cela ne figure ni dans les Vedas hindous, ni dans les Upanishads, ni dans le Coran, ni dans la Bible, ni dans aucun autre livre considéré par quiconque comme une Écriture ? Si vous souhaitez mieux suivre Dieu et Lui plaire davantage, consacrez votre temps et votre énergie à faire ce que Dieu a dit qu’Il attendait de nous, et cessez de faire ce qu’Il nous interdit. Ne commencez pas à inventer vos propres règles, sans crier gare, en prétendant que vous suivez Dieu de manière plus spirituelle.
Q : Dans Col 2,16, en quoi certaines personnes accordent-elles aujourd’hui une importance excessive à la nourriture et à la boisson ?
R : Les mormons ne sont pas censés consommer de stimulants, tels que le café, le thé ou les boissons gazeuses contenant de la caféine. Les catholiques romains s’abstiennent souvent de manger de la viande (à l’exception du poisson) le vendredi. Ils renoncent souvent à quelque chose pendant le Carême et célèbrent le Mardi Gras, avec ses excès, juste avant le début du Carême. De nombreux baptistes considèrent qu’il est mal de boire de l’alcool. Bien sûr, rien de tout cela ne figure explicitement dans la Bible. L’Ancien Testament indique que le peuple de Dieu de l’époque ne devait pas manger de porc, de crevettes, de crustacés, de chameau ni de sang. Les musulmans ne mangent ni porc ni sang. De nombreux hindous ne mangent pas de bœuf. La religion jaïniste enseigne qu’il est plus spirituel de s’abstenir de manger quoi que ce soit, autant que possible. C’est pourquoi certains jaïns soi-disant « pieux » s’affament jusqu’à en mourir.
Q : Dans Col 2, 18, que signifie cette mention de ne pas adorer les anges ?
R : Depuis des siècles, de nombreuses personnes ont ancré en elles la conviction qu’elles doivent adorer quelqu’un ou quelque chose. À Colosses, certains adoraient les anges. Les anges étant reconnus comme des créatures de Dieu, ils essayaient probablement d’adorer les anges en même temps que Dieu. Bien qu’ils eussent sans doute leurs raisons (il ne s’agissait pas de dévotion ou d’adoration, mais seulement de vénération, etc.), Paul a simplement déclaré que tout cela était erroné.
Dans certains textes apocryphes juifs, on accordait autant d’importance à la rencontre avec les anges au ciel qu’à celle avec Dieu. Des textes apocryphes juifs, tels que les Jubilés 2, 2 ; 1 Hénoch 43, 1-2 ; 80, 6 ; 2 Hénoch 4, 1-2, affirment que chaque élément était présidé par son propre ange. Dans la littérature gnostique, une grande partie des textes traite des éons mineurs / demi-dieux et de la manière dont ils interagissent entre eux et avec l’être suprême, qui s’opposait à la création du monde physique. Dans le bouddhisme mahāyāna, l’accent est fortement mis sur les bodhisattvas, qui renoncent à atteindre le nirvana ou en retardent l’accès afin d’aider ceux qui les prient. Dans certaines branches de l’islam chiite, l’accent est mis sur les « saints » musulmans et sur le mérite que l’on tire en se rendant sur leurs tombes. Au Moyen-Orient également, il existe la religion yézidie qui prétend suivre un être qui était maléfique et en rébellion contre Dieu, mais qui s’est repenti et suit désormais Dieu — ou du moins, c’est ce qu’il leur a dit et ce qu’ils croient. Ils suivent donc cet être, le « Paon », plutôt que Dieu seul. Dans le catholicisme romain et l’orthodoxie orientale, on n’adore pas les anges, mais on prie Marie et d’autres « saints » en tant qu’intermédiaires pour obtenir leur grâce issue de leurs « réserves de mérites », alors qu’on devrait au contraire ne prier que Dieu.
Le mot grec signifiant « disqualifier », katabrabeueto, peut signifier « condamner » ou « statuer contre », selon le New International Bible Commentary, p. 1457. Il peut faire référence à un juge disqualifiant quelqu’un dans un contexte sportif. Ainsi, cette expression peut également être traduite par « ne laissez personne être votre arbitre », selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 11, p. 205.
On peut en conclure que, chez l’humanité déchue partout dans le monde, il existe un fort désir d’adorer des êtres intermédiaires.
Q : Dans Col 2, 18-23, quels sont quelques exemples d’orgueil se faisant passer pour de l’humilité ?
R : Certains orthodoxes orientaux et catholiques romains prient Marie et les saints défunts, car ils se sentent trop humbles pour prier Jésus ou le Père.
Q : Dans Col 2, 20 ; 3, 3, en quoi les chrétiens sont-ils morts en Christ ?
R : Nous devons être morts en ce qui concerne le fait de vivre pour nous-mêmes. Tout comme le Christ est littéralement mort dans ce monde, le baptême représente notre mort à une vie centrée sur nous-mêmes, avec nos propres voies, notre propre sagesse, nos ambitions et nos désirs.
Q : Dans Col 2,21, pourquoi certaines personnes religieuses ont-elles tant tendance à ajouter des éléments à la Parole de Dieu ?
R : Proverbes 30, 6 nous met en garde contre le fait d’ajouter quoi que ce soit à la parole de Dieu, de peur que vous ne soyez considérés comme des menteurs. 1 Corinthiens 4, 6 nous exhorte à ne pas aller au-delà de ce qui est écrit. Néanmoins, de nombreuses personnes religieuses s’empressent malgré tout d’interpréter au-delà de ce qui est écrit. L’idée d’ajouter « ne touchez pas » à ce que Dieu a ordonné remonte à la tentation d’Ève par le serpent, dans Genèse 3, 3.
L’une des façons dont les catholiques romains et les orthodoxes orientaux ajoutent à la parole de Dieu est ce que les théologiens catholiques romains surnomment le « tabouret à trois pieds » : les Écritures, les papes et les conciles. Ils accordent à ces éléments la même valeur qu’aux Écritures. Les orthodoxes orientaux ont affirmé que les paroles d’un saint pieux sont tout aussi vraies que les Écritures. Pour ces deux groupes, se contenter des Écritures ne suffit pas, à leurs yeux. Certains protestants peuvent eux aussi tomber dans ce piège avec leurs propres traditions. Une deuxième manière consiste en ce qu’on appelle le « développement de la doctrine ». L’idée ici est que les Écritures nous ont donné la doctrine dont nous avions besoin sous une forme rudimentaire. C’était la noble tâche des théologiens, à travers les âges, d’affiner, de clarifier et de développer la doctrine que nous devons connaître. Ils ont transformé leur tâche, passant de l’explication des Écritures à la construction de leur propre superstructure au-dessus de celles-ci. À l’opposé de cela se trouve la vision que j’appelle le « biblicisme ». Toute doctrine qui n’est pas enseignée dans les Écritures pourrait être fausse ou pourrait être juste. Mais même si elle est juste, si elle n’était pas suffisamment importante pour que Dieu l’enseigne dans les Écritures, alors elle n’a pas vraiment beaucoup d’importance. Si votre doctrine ne correspond pas à ce que disent les Écritures, alors n’hésitez pas à vous débarrasser de la « balle ».
Un lecteur catholique romain m’a un jour (poliment) interpellé à ce sujet. Il m’a demandé de quelles preuves nous disposions pour affirmer qu’après la rédaction du Nouveau Testament, les premiers chrétiens considéraient les Écritures comme faisant autorité dans leur vie (et non pas simplement comme un bon texte à lire) ? Il m’a fallu un certain temps pour rassembler toutes les preuves, et j’ai divisé la question en deux parties : l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. Après des recherches, j’ai trouvé 41 auteurs ecclésiastiques pré-nicéens qui parlaient des Écritures comme de notre autorité. 38 auteurs pré-nicéens parlaient de l’Ancien Testament comme de la Parole de Dieu, 28 enseignaient que le Nouveau Testament est la Parole de Dieu, et 35 enseignaient que les paroles de Paul font autorité. En effet, l’expression « Ancien Testament » est utilisée par 18 auteurs pré-nicéens, ce qui implique l’existence d’un Nouveau Testament. L’expression « Nouveau Testament » est quant à elle utilisée par 16 auteurs pré-nicéens. Ils nourrissaient pour les Écritures autant d’amour, d’obéissance, d’attention et de soin que les évangéliques d’aujourd’hui. Vous pouvez consulter les détails de l’ensemble de ces recherches sur (et au format .docx) sous les rubriques Sc1, Sc2, Sc3, Otc26, Ntc19.
Q : Dans Col 3,1, pourquoi notre cœur/notre affection est-il/elle ici l’élément clé ?
R : Tout d’abord, pour un croyant, le « si » présent dans certaines traductions serait mieux rendu par « puisque ». L’affection correspond à ce que nous désirons, ou à ce que nous souhaitons éviter. Nous devons chasser de notre esprit les mauvaises affections et les mauvaises habitudes. De même, 2 Corinthiens 4:18 nous invite à fixer notre regard sur les choses d’en haut, car notre affection suivra. Comme le dit Proverbes 23:7 : « Car tel qu’il pense dans son cœur, tel il est » (NKJV). S’il n’y a pas de changement dans notre affection, il n’y aura pas de changement dans notre comportement.
Comme l’enseigne Paul, nous devons nous rappeler que nous sommes morts, que notre vie est cachée avec le Christ et que nous avons été ressuscités avec lui.
Q : Colossiens 3:5 semble indiquer que c’est notre responsabilité. Puisque nous sommes fragiles et pécheurs, comment pouvons-nous accomplir ce qui nous est commandé ?
R : Être faible et pécheur n’est qu’une excuse pour quelqu’un qui est rempli du Saint-Esprit.
Q : Dans Col 3,8, plus précisément, si vous êtes enclin à l’un de ces péchés, comment devez-vous exactement « faire mourir » ce qui pourrait vous sembler naturel ?
R : L’expression « mettre de côté » signifie « ôter », comme on ôte des vêtements ; une analogie pourrait donc s’avérer utile ici. Il est tout à fait « naturel » que nos vêtements deviennent de plus en plus sales et malodorants lorsque nous les portons pendant des mois sans les changer ni les laver. Comment lutter contre ce qui est « naturel » ? Vous pouvez changer de vêtements, les laver et vous laver vous-même. Nous pouvons venir à Christ chaque jour, par la prière, l’étude de la Bible et la méditation. En demeurant en Christ, nous pouvons trouver la force spirituelle de changer de vêtements et de permettre au Saint-Esprit de nous sanctifier. Nous pouvons être disposés, voire avoir hâte, à ce que le Saint-Esprit sanctifie davantage notre cœur afin de mieux aimer ce qui plaît à Dieu et de haïr ce que Dieu hait.
Le mot utilisé ici pour désigner la « cupidité », pleonexia, signifie « vouloir toujours plus », et implique la conviction que tout et tout le monde n’existe que pour votre propre bénéfice.
Deux aides utiles consistent à tenir un journal de vos progrès, à titre de rappel. Vous pourriez également envisager d’avoir un « partenaire de responsabilité » chrétien qui, d’une part, a de l’affection pour vous tel que vous êtes, et d’autre part, se soucie suffisamment de vous pour ne pas vous laisser stagner là où vous en êtes, alors que vous devriez aller au-delà pour ressembler davantage au Christ.
Est-ce vous qui maîtrisez votre bouche, votre estomac et vos habitudes, ou sont-ce eux qui vous maîtrisent ?
Q : Dans Col 3,12, comment « changeons-nous de garde-robe » et ajoutons-nous ces choses ?
R : Pour réussir, il faut vouloir réussir dans la vie chrétienne. Rien ne remplace la pratique constante ; à mesure que vous ferez ce que Dieu attend de vous, cela deviendra plus facile. Prenez conscience que certains aspects de votre vie « disparaîtront » en quelque sorte, et que vous souhaitez justement qu’ils disparaissent.
Q : Dans Colossiens 3:13, pourquoi est-il important pour nous de pardonner à autrui ?
R : La rancune n’a pas sa place dans le cœur d’un chrétien. Comme le dit Tony Evans, refuser de pardonner, c’est brûler un pont que vous devez traverser. Vous devez le traverser, et c’est bien plus difficile de le traverser à la nage alors que vous auriez pu simplement marcher sur le pont que vous venez de brûler.
Pardonner, c’est lâcher prise par rapport à ce qu’ils ont fait. C’est renoncer aux obligations qu’ils ont envers vous, ou que vous pensez qu’ils ont envers vous, à cause de ce qu’ils ont fait.
Q : D’après Colossiens 3:15, comment pouvons-nous continuer à cultiver la paix dans notre cœur dans des situations agitées et stressantes ?
R : Tout d’abord, soyons clairs. Colossiens 3, 15 ne dit pas qu’il n’y aura pas de situations agitées ou stressantes, et Colossiens 3, 15 ne dit pas non plus que nous ne devons avoir la paix que lorsque les choses ne sont ni agitées ni stressantes. Nous sommes censés avoir cette paix en permanence, même dans des situations agitées et stressantes. Comme l’enseigne la brochure « Mon cœur, la demeure du Christ », nous devons laisser le Christ être le maître de chaque pièce de notre maison, c’est-à-dire de notre cœur. Remettez-lui tout, et le résultat relève de Sa responsabilité.
Q : Col 3, 16 indique-t-il que nous ne devons pas utiliser d’instruments de musique ?
R : En réalité, il indique le contraire. Les membres de l’Église du Christ soulignent que les mots de ce verset font référence au chant, et que le chant ne nécessite pas d’accompagnement musical.
Les membres de l’Église du Christ ont souvent le sentiment que si un exemple de quelque chose ne se trouve pas dans le Nouveau Testament, alors cela ne doit pas être pratiqué. Cependant, s’il n’y a pas d’exemple de personnes se lavant les mains avant de manger, et que Jésus ne s’est pas lavé les mains avant de manger dans Luc 11, 38-41, cela signifie-t-il pour autant qu’il est interdit aux chrétiens d’aujourd’hui de se laver les mains avant de manger ? – Bien sûr que non.
Mais revenons au sujet principal : Colossiens3:16 mentionne l’utilisation des Psaumes. Les instructions contenues dans de nombreux Psaumes prévoient l’utilisation d’instruments de musique. Parmi ceux-ci figurent notamment les Psaumes 4, 5, 6, 54, 55, 61, 67 et 76. D’autres pourraient également s’y ajouter, mais nous ne sommes pas certains des termes musicaux utilisés. Colossiens 3:16 recommande d’utiliser les Psaumes lorsque vous chantez. Essayez d’utiliser ce Psaume : « … Je chanterai et je ferai de la musique de tout mon être. Réveillez-vous, ô harpe et lyre ! Je réveillerai l’aube. » (Psaume 108:1-2 BSB) Je suppose toutefois que les membres de l’Église du Christ ne devraient pas écouter ce qu’ils chantent. ;-)
Les psaumes mentionnant la harpe sont les suivants : Psaume 33:2 ; 43:4 ; 49:4 ; 57:8 ; 71:22 ; 81:2 ; 92:3 ; 98:5 ; 108:2 ; 147:7 ; 149:3 ; 150:3.
Voici d’autres preuves indiquant que les instruments de musique sont autorisés.
Habacuc 3 était un chant destiné à être chanté et accompagné d’un instrument à cordes, selon Habacuc 3:19.
Les prophètes de Dieu dans l’Ancien Testament prophétisaient en s’accompagnant de lyres, de tambourins, de flûtes et de harpes (1 Samuel 10:5).
Miriam, la prophétesse, a loué Dieu avec un tambourin (Exode 15:20).
David jouait de la lyre et adorait Dieu, comme le rapportent 1 Samuel 18:10 ainsi que les Psaumes 4 à 6.
Sous le règne de David, nombreux étaient ceux qui jouaient de la trompette, des cymbales et d’autres instruments, comme le rapporte 1 Chroniques 16, 5, 6 et 42.
Dans le temple de Salomon, certains utilisaient des harpes pour rendre grâce et louer le Seigneur, comme le rapporte 2 Chroniques 5, 12-13.
Dans le temple de Néhémie, ils l’ont consacré avec des cymbales, des harpes et des lyres, comme le rapporte Néhémie 12, 27.
Dans Apocalypse 5, 8 ; 14, 2 ; 15, 2, les adorateurs de Dieu jouaient de la harpe.
Résumé : Ce que David et d’autres prophètes faisaient pour plaire à Dieu à l’époque de l’Ancien Testament, ce que les quatre êtres vivants et le peuple de Dieu feront lors du culte céleste, ne déplaît pas à Dieu aujourd’hui. Dieu Lui-même donne à Son peuple des harpes pour Le louer (Apocalypse 15, 2). Si vous êtes un véritable croyant, habituez-vous-y.
Cependant, veuillez également consulter la question suivante pour découvrir deux réponses que pourraient donner les membres de l’Église du Christ.
Q : Dans Colossiens 3:16, compte tenu des preuves de l’utilisation d’instruments évoquées dans la question précédente, comment une personne de l’Église du Christ réagirait-elle ?
R : Il existe deux réponses possibles.
Uniquement pendant le culte : Beaucoup (probablement la quasi-totalité) des membres de l’Église du Christ ne sont pas opposés aux instruments de musique en toutes circonstances, ni à leur utilisation pour louer Dieu. Ils s’opposent uniquement à leur utilisation dans l’édifice de l’église et/ou pendant le culte. J’ai entendu parler d’un pasteur de l’Église du Christ qui, après avoir débattu avec un autre chrétien sur l’utilisation d’instruments mécaniques pour la musique, a été vu plus tard en train d’écouter avec plaisir une station de radio chrétienne dans sa voiture. Il ne faisait pas preuve d’hypocrisie, car il semblait n’être opposé aux instruments de musique que dans le cadre du culte.
Cependant, aucun passage biblique ne fait la distinction entre un culte et un service religieux. En réalité, aucun passage biblique n’indique que, dans quelque forme de culte que ce soit, le chant est autorisé mais pas les instruments de musique.
L’époque du Nouveau Testament : Certains pourraient affirmer que les instruments de musique n’étaient autorisés que dans l’Ancien Testament, car le Nouveau Testament ne donne aucun exemple d’adoration accompagnée d’instruments de musique sur terre.
Cependant, le Nouveau Testament ne dit pas que cette pratique a été abolie, et elle ne l’est d’ailleurs pas, si l’on en croit le fait que les gens continueront à utiliser des harpes au Ciel à l’avenir.
Tout le monde s’accorde sur trois points.
1. Louer Dieu et chanter sans instruments de musique est acceptable.
2. Bien que sept anges aient tenu des trompettes dans l’Apocalypse, ces sept trompettes n’étaient pas destinées à faire de la musique.
3. Si, lors d’un culte, l’attention d’une personne se porte sur autre chose que Dieu, par exemple sur la musique instrumentale ou le chant, alors elle doit recentrer son attention sur Dieu.
Q : Dans Col 3,16, que pensez-vous de l’Église du Christ ; dans quelle mesure est-elle conforme à la Bible ?
R : Les Églises du Christ sont très hétérogènes. J’ai moi-même servi au sein d’associations étudiantes chrétiennes interconfessionnelles sur les campus aux côtés de merveilleux frères et sœurs de l’Église du Christ. Malheureusement, elles s’écartent de l’enseignement biblique sur certains points, notamment les instruments de musique, le baptême d’eau, etc. Cependant, ces membres de l’Église du Christ et ceux qui n’en font pas partie pouvaient s’accorder sur le fait que Celui qui nous a unis était plus grand que ce qui nous divisait. Toutefois, aucune de ces différences ne constitue ici le problème principal. Le véritable enjeu concerne ici un deuxième groupe de personnes, qui se désignent également sous le nom d’Église du Christ.
Le premier groupe affirme (dans l’ensemble) qu’il ne faut pas utiliser d’instruments de musique mécaniques à l’église. Le second groupe affirme également que les instruments de musique mécaniques à l’église sont un signe de l’Antéchrist et conduisent les gens en enfer. Le premier groupe croit que Dieu accomplit une œuvre de régénération lors du baptême d’eau. Le second groupe croit également que toute personne qui ne partage pas son interprétation va en enfer.
Le premier groupe a une vision très « arminienne » et ne croit pas à l’assurance du salut. Quant au second groupe, je l’ai personnellement entendu faire l’éloge de Pélage, et ses membres nient que les êtres humains naissent dans le péché. La prédestination semble être pour eux un mot tabou.
Les membres du premier groupe sont des frères et sœurs chrétiens qui commettent certaines erreurs. Ceux du second groupe semblent sur le point de substituer leurs interprétations doctrinales au sang salvateur du Christ.
Outre ces deux grandes catégories de l’Église du Christ, il existe un troisième groupe, appelé l’Église du Christ de Boston (= Église du Christ Internationale). Ces personnes pensent que tout le reste de l’Église du Christ (ainsi que toutes les autres confessions) a tort et constitue de faux groupes qui ne glorifient pas Dieu. Contrairement aux deux premiers groupes, l’Église du Christ de Boston a également des pratiques sectaires, telles que l’obligation pour les croyants de confesser chacun de leurs péchés aux anciens, qui les enregistrent dans une base de données et pourraient éventuellement s’en servir pour faire pression sur un membre si celui-ci tentait de quitter l’Église.
Q : Dans Col 3, 17, comment faisons-nous tout, même les choses profanes, au nom du Seigneur Jésus ?
R : Tout ce que nous faisons, nous devons le faire comme si nous le faisions pour Dieu. Cela peut se traduire de quatre manières : dépendre du Seigneur, reconnaître l’autorité de Jésus, travailler aussi dur que si c’était pour le Seigneur, et travailler comme Dieu le voudrait de vous en tant que témoin. Lorsque vous êtes au travail et que personne ne vous regarde, travaillez-vous tout de même avec diligence, pour le bien de l’entreprise ?
Un chrétien avait accroché au-dessus de l’évier de sa cuisine, là où il faisait la vaisselle, une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « Un culte divin y est célébré trois fois par jour. » (The Believer’s Bible Commentary, p. 1950)
Q : Dans Col 3, 18, dans un mariage juste et pieux, comment les épouses sont-elles censées se soumettre à leurs maris d’une manière qui diffère de celle dont les maris ne doivent pas se soumettre à leurs épouses, puisque Éph 5, 21 dit que chacun doit se soumettre à l’autre ?
R : Il faut comprendre que les maris et les femmes sont égaux devant Dieu. Mais tout comme le Père et le Fils peuvent être égaux, et pourtant le Fils s’est soumis au Père, le mari et la femme sont égaux, et pourtant la femme se soumet à son mari, comme l’indiquent *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 683, et *The Message of Colossians & Philemon Revised Edition* de Dick Lucas, p. 136.
Si vous n’êtes pas d’accord, discutez-en. Mais si vous ne parvenez toujours pas à vous mettre d’accord, c’est alors au mari de prendre la décision.
Et si l’épouse n’obéit pas ? La Bible ne dit jamais que le mari doit forcer son épouse ou la contraindre à obéir. Le mari doit s’en remettre au Seigneur. Si vous préférez agir de votre propre chef plutôt que de prier, cela pose un problème dans n’importe quelle situation.
Les épouses se soumettent à leurs maris comme Sara s’est soumise à Abraham, selon 1 Pierre 3:5. Soumettez-vous uniquement dans le Seigneur. Les maris ne sont pas des dictateurs, et les épouses ne sont pas des biens. En effet, les Proverbes 31:10-31 montrent que les femmes jouent un rôle majeur dans l’acquisition de biens immobiliers et dans leurs propres décisions financières.
À l’inverse, dans l’islam, les épouses et les servantes sont considérées comme des biens.
Lorsqu’on vous remet une femme, une servante ou du bétail, vous devez lui saisir le front et prier Allah. Ibn-i-Majah, vol. 3, n° 1918, p. 157
Concernant les femmes en général, voici ce qu’a déclaré Mahomet : « Un esclave est le gardien des biens de son maître, et une épouse est la gardienne de la maison et des enfants de son mari. » Abu Dawud, vol. 2, n° 2922, p. 827. Notez qu’ici, la maison et les enfants appartiennent au mari.
Yahya m’a rapporté, d’après Malik, d’après Zayd ibn Aslam, que le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, a dit : « Lorsque vous épousez une femme ou achetez une esclave, saisissez-la par la mèche et demandez la baraka [bénédiction]. Lorsque vous achetez un chameau, saisissez le sommet de sa bosse et cherchez refuge auprès d’Allah contre Shaytan. » Muwatta’ de Malik 28.22.52
Q : Dans Col 3, 18-22, qu’ont en commun tous ces versets ?
R : Il s’agit de paires réciproques. Paul ne parle pas de l’épouse sans le mari, de l’enfant sans le parent, ni de l’esclave sans le maître. Lorsque vous pensez que les autres ont des responsabilités envers vous, mais que vous n’en avez aucune envers eux, votre façon de voir est bien éloignée de ce que Paul a à l’esprit ici.
Q : Dans Col 3, 18-22, quelles sont les manières appropriées et inappropriées de se soumettre à quelqu’un d’autre ?
R : Même si quelqu’un n’a pas d’autorité sur vous, s’il vous donne un ordre ou exprime un souhait, et que cela n’est ni illégal, ni immoral, ni contraire à Dieu, alors pourquoi ne pas faire ce qu’il vous demande ? Bien sûr, s’il vous ordonne ou souhaite que vous fassiez quelque chose qui va à l’encontre de ce qui plaît à Dieu, alors, en tant qu’enfant obéissant de Dieu, vous ne pouvez pas le faire. Dieu utilise souvent les personnes qui ont autorité sur nous pour nous guider, et nous devrions souvent suivre leurs directives, mais pas toujours.
Prenons un exemple pour voir en quoi la réponse à cette question n’est parfois pas si simple. Imaginons, par exemple, qu’un mari ou un parent vous ordonne de ne jamais vous rendre aux offices religieux ni de les écouter. Puisque Dieu nous a ordonné, dans Hébreux 10:25, de ne pas négliger de nous réunir, vous devez tout de même obéir à Hébreux 10:25. Devriez-vous annoncer avec douceur, mais ouvertement, que vous devez désobéir à cet ordre et continuer à vous réunir avec d’autres croyants, ou le faire en secret ? Peut-être que si votre vie est en jeu, alors en secret. Et s’ils vous interdisaient d’aller dans une église en particulier, mais que vous pouviez aller dans une autre église ? Dans ce cas, vous devez examiner plusieurs éléments. Tout d’abord, si l’autre église où ils souhaitent que vous alliez ne prend pas au sérieux le respect de la Parole de Dieu, alors vous devez désobéir à cette consigne. Vous devez également demander la raison pour laquelle ils vous interdisent de fréquenter une église en particulier. Il pourrait s’agir d’une bonne raison, par exemple si cette église se rend coupable d’une grave désobéissance envers Dieu. Mais si c’est parce qu’ils sont en désaccord avec une doctrine secondaire ou insignifiante, ou à cause d’un affront mesquin et non pardonné, alors cette demande ne vient pas de Dieu. Cependant, lorsque vous désobéissez à l’ordre que quelqu’un vous donne parce que vous devez obéir à Dieu, vous risquez souvent d’en subir les conséquences ou de faire face à des conflits. Mais réjouissez-vous, car Dieu voit la persécution que vous subissez pour Lui.
Prenons un deuxième exemple : imaginons qu’un supérieur hiérarchique au travail ridiculise ou traite avec mépris un de vos amis, que celui-ci soit présent ou non. Vous ne devriez pas rire de ses plaisanteries humiliantes, mais devez-vous simplement vous taire, ou prendre la défense de votre ami, même au risque de mettre en colère ou, à tout le moins, d’agacer votre supérieur ? Comment devriez-vous vous y prendre ?
Q : Dans Colossiens 3:18-22, à l’opposé de ce verset, quelles sont certaines mauvaises façons dont on pourrait tenter d’usurper l’autorité d’autrui ?
R : Dénigrer son autorité dans son dos, ou bien en sa présence. Il est parfois bon de remettre les choses en question, mais il ne faut pas le faire sans cesse, surtout devant les autres. Vous devriez les conseiller dans leur prise de décision, mais si la décision leur appartient et qu’ils l’ont prise, alors ne la remettez pas continuellement en question et ne la sapez pas.
Q : D’après Col 3,20 et Mt 10,37, les enfants doivent-ils obéir à leurs parents ?
R : Les enfants doivent honorer leurs parents (Exode20:12 ; Deutéronome5:16 ) et leur obéir (Colossiens3:20 ; Exode 21:17 ; Lévitique 20:9), dans le Seigneur (Éphésiens 6:1), mais ils ne doivent pas aimer leurs parents ni quiconque plus qu’ils n’aiment Dieu (Matthieu10:37 ). À titre d’analogie, vous devez respecter les lois de votre État, sauf lorsqu’elles sont en contradiction avec les lois de votre pays. De même, vous devez obéir à vos parents, sauf lorsque leurs paroles sont en contradiction avec ce que Dieu a dit.
Pour un exemple parfait, on pourrait se tourner vers Jésus et sa mère. Lorsque les parents de Jésus sont retournés au Temple et y ont retrouvé Jésus, celui-ci leur a calmement expliqué son geste dans Luc 2, 41-50. Jésus s’est soumis à la demande de Marie de changer l’eau en vin, même si son heure n’était pas encore venue (Jean 2, 1-11). Pourtant, lorsque la mère et les frères de Jésus sont venus le chercher, il a refusé de les suivre (Marc 3, 31-35).
Q : D’après Colossiens 3, 20, comment devons-nous éduquer nos jeunes enfants ?
R : Notre exemple peut être au moins aussi important que nos paroles. Les parents doivent être unis dans leur manière d’élever leurs enfants. C’est difficile pour un enfant lorsqu’un parent dit que quelque chose est mal, et que l’autre parent contredit le premier.
Nous ne devons pas punir les enfants sous le coup de la colère, injustement ou sans leur expliquer la raison. Il est tout à fait acceptable de dire à un enfant : « Je vais te punir pour cela, mais pas tout de suite. Je vais d’abord me calmer. » Ne faites jamais rien qui puisse blesser un enfant de manière irréversible, comme lui tirer les oreilles, le frapper à la tête ou le secouer violemment.
N’exaspérez pas vos enfants et ne les découragez pas.
Q : Dans Col 3, 20, quels sont les rôles des parents vis-à-vis de leurs enfants adultes ?
R : Les consignes données aux jeunes enfants se transforment davantage en conseils et en recommandations pour les enfants adultes. Les parents doivent prendre conscience que, dans un ou plusieurs domaines, l’enfant en saura plus qu’eux, et ils doivent s’en réjouir. Mais les adultes peuvent eux aussi commettre des erreurs stupides. Espérons qu’avec les paroles pleines de sagesse et la confiance que vous avez su instaurer au fil des années, ils continueront à vous écouter.
Q : D’après Col 3, 20, comment les enfants adultes doivent-ils honorer leurs parents ?
R : Pensez en termes de passé, de présent et d’avenir.
Passé : À un moment donné, vous découvrirez que vous en savez désormais plus qu’eux dans certains domaines, ou plus qu’ils n’en ont jamais su. Vous êtes peut-être désormais mieux à même de les protéger et de vous protéger vous-même qu’ils ne le sont eux-mêmes. Néanmoins, vous devriez leur témoigner de la gratitude pour avoir consacré leur vie à vous, pour avoir pris soin de vous et vous avoir protégé, pour avoir subvenu à vos besoins et pour avoir partagé avec vous la sagesse dont ils disposaient. Vous vous êtes sans doute rendu compte qu’ils n’étaient pas des parents parfaits, et vous ne le serez pas non plus. Mais honorez-les pour avoir fait de leur mieux.
Présent : Tant en privé qu’en public, vous devriez exprimer votre gratitude pour le rôle qu’ils ont joué et leur témoigner du respect. Ce que de nombreux parents attendent le plus de leurs enfants adultes, c’est qu’ils leur consacrent un peu de leur temps. Vous avez peut-être un emploi du temps chargé, mais vous devriez tout de même faire de vos visites ou de vos conversations avec vos parents une priorité.
Avenir : À un moment donné, vos parents auront probablement besoin de plus d’aide, de conseils et peut-être de soutien financier qu’ils n’en auront à leur disposition. Tout comme ils ont pris soin de vous lorsque vous étiez jeune, vous pouvez leur rendre la pareille lorsqu’ils seront âgés. N’oubliez pas non plus que vos propres enfants vous observent et apprennent de l’exemple que vous leur donnez en prenant soin de vos parents.
Q : Dans Col 3, 22, pourquoi les esclaves devaient-ils obéir à leurs maîtres ?
R : Le Nouveau Testament ne recommandait pas l’esclavage, mais il ne le condamnait pas non plus. Même lorsque le contexte était défavorable, comme lorsqu’un chrétien avait un maître injuste et subissait des souffrances injustes (1 Pierre 2, 18-19), les chrétiens devaient tout de même persévérer dans ces mauvaises conditions. En général, cela s’avérait plus bénéfique pour les chrétiens dans cette vie, et cela témoignait aux autres de la présence du Christ en eux.
Q : D’après Col 3, 22, comment devons-nous traiter nos subordonnés au travail ?
R : Traitez vos subordonnés avec dignité et respect. Rémunérez-les sans délai pour leur travail et tenez les promesses que vous leur avez faites. La règle d’or, « faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent », vous mènera loin. Quelles sont les qualités que vous avez observées chez vos anciens supérieurs ? Avez-vous été traité équitablement par vos anciens supérieurs, ou auriez-vous dû l’être ? Traitez vos subordonnés de la même manière. Assumez vos erreurs. Ne soyez pas surpris que vos subordonnés commettent des erreurs, à moins que votre entreprise n’embauche que des personnes parfaites. Vous pouvez signaler ces erreurs et discuter de la manière d’apprendre à éviter de commettre des erreurs similaires à l’avenir. Mais vous ne devez pas donner l’impression que vous ne leur pardonnerez jamais cette erreur, si vous souhaitez qu’ils continuent à travailler pour vous. Ne donnez pas l’impression que vous ne souhaitez connaître que les points négatifs pour les utiliser contre eux lors d’un entretien d’évaluation, mais que vous oublierez tous les points positifs.
Ne vous moquez jamais de vos subordonnés, qu’ils soient présents ou non.
Enfin, en ce qui concerne vos subordonnés avec lesquels vous travaillez quotidiennement, gardez à l’esprit qu’ils ont peut-être quelque chose d’important à vous apprendre. Vous avez peut-être des angles morts, des aspects de votre comportement que vous devez changer et améliorer, dont vous n’avez pas conscience. Demandez-leur leur avis sur la manière dont vous pourriez vous améliorer dans votre travail.
Q : Dans Colossiens 3:22, comment devons-nous honorer et respecter nos supérieurs au travail ?
R : Montrez-leur que vous les respectez, ou du moins leur fonction. Mais ne vous contentez pas de chercher à plaire à tout prix. Il est tout à fait acceptable de faire des compliments et d’encourager, mais ne dites pas de choses qui ne sont pas vraies ou qui manquent de sincérité. Lorsque vous n’êtes pas d’accord avec leur approche, vous avez la responsabilité de leur suggérer ce que vous considérez comme la meilleure ligne de conduite, au moins une fois. Mais s’ils ne souhaitent pas suivre cette suggestion, il est inutile de les harceler à ce sujet. Ils ont déjà pris leur décision et doivent en assumer les conséquences. Vous pouvez tout à fait envoyer des e-mails et consigner les faits par écrit, afin de justifier vos actions par la suite. Le patron a le droit de vous dire quoi faire, mais il n’a pas le droit de faire de vous un bouc émissaire. Comme l’indiquait (avec humour) une affiche accrochée au-dessus du box d’un responsable : « Je ne dis pas que c’est de votre faute. Je dis que je vous en tiens pour responsable. » D’un autre côté, nous devons assumer nos responsabilités et reconnaître les erreurs que nous avons commises ou les mauvaises décisions que nous avons prises.
Les patrons sont des êtres humains ; eux aussi peuvent se décourager et ont besoin d’encouragements. Ils peuvent également changer d’avis en raison de l’évolution de conditions extérieures imprévisibles. Les supérieurs peuvent également changer d’avis alors que rien n’a changé, si ce n’est qu’ils ont peut-être appris quelque chose. Comme le disait toujours un architecte logiciel : « Je me réserve le droit de devenir plus avisé. » Il est tout à fait acceptable d’évoquer cela une fois pour s’assurer de la nouvelle orientation, qui contredit l’ancienne, mais il ne faut pas insister sans cesse là-dessus. Nous ne sommes pas parfaits non plus.
Q : D’après Colossiens 4:1, comment traiter de manière juste une personne qui est sous vos ordres, que ce soit au travail, à l’église, dans l’armée ou dans une fonction politique ?
R : Il y a au moins trois aspects à prendre en compte pour traiter « correctement et équitablement » une personne qui est sous vos ordres.
Tenir votre parole : si une personne a accepté de travailler pour vous selon certaines conditions et une rémunération donnée, après avoir renoncé à d’autres opportunités d’emploi potentielles, allez-vous respecter ce qui a été convenu ? Ou bien, maintenant qu’elle n’est plus en mesure de trouver un autre emploi, allez-vous modifier les conditions et/ou la rémunération à votre avantage ? Si vous êtes un candidat à un poste et que vous avez accepté, verbalement ou par écrit, de travailler pour un certain salaire, si une meilleure offre se présente, allez-vous manquer à votre parole, revenir sur votre engagement et menacer de ne pas respecter votre parole à moins qu’on ne vous offre davantage, ou allez-vous vous montrer fidèle à votre parole ?
La règle d’or : Matthieu 7:12 dit de faire aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent. Si vous étiez à la place de votre employé et que vous aviez un bon patron, comment ce patron, bon et juste, vous traiterait-il ? Soyez ce bon patron !
Pas de favoritisme : Êtes-vous plus ou moins indulgent envers certains de vos subordonnés qui commettent une erreur qu’envers d’autres ? Accordez-vous plus de valeur au travail acharné et aux contributions de certains employés que d’autres, simplement en raison de leur identité ? Vous attribuerez probablement des tâches différentes à différents employés en fonction de leurs compétences et de leur expérience, mais confiez-vous systématiquement à certains employés les missions « de choix » qui leur garantissent presque à coup sûr de progresser et de se mettre en valeur, tandis que d’autres se voient confier des missions pour lesquelles, quelle que soit la qualité de leur travail, leurs contributions seront oubliées ? Êtes-vous, peut-être inconsciemment, en train de mettre certains collaborateurs en situation d’échec ? Dieu nous ordonne, dans Jacques 2:1, de ne pas faire acception de personnes. Le contexte dans l’épître de Jacques concerne quelqu’un qui entre dans l’Église, mais l’application est universelle. Lévitique 19:15 dit de ne pas faire acception de personnes, ni envers les riches ni envers les pauvres, et bien que nous ne soyons plus soumis aux règles de la loi mosaïque, ce précepte reste valable.
Souhaitez-vous que vos subordonnés soient motivés à travailler dur ? Alors, cessez de négliger ces trois points.
Q : Dans Colossiens 4, 2-18, quel est le lien entre le chapitre 4 et Colossiens 3, 18-25 ?
R : Colossiens 3:1-17 nous explique comment mener une vie chrétienne authentique, agréable et mûre, individuellement avec le Christ. Colossiens 3:18-4:1 nous explique comment remettre nos relations entre les mains de Dieu. Mais Colossiens 4:2-18 ne se résume pas à de brèves salutations et à une conclusion ; Paul nous donne plutôt des exemples de la manière dont les relations ont « dynamisé » son ministère grâce à ses « partenariats dans l’Évangile » avec d’autres croyants.
Q : Dans Colossiens 4:2, que signifie « veiller » dans la prière ?
R : Éphésiens 6, 11-17 nous invite à revêtir l’armure complète de Dieu, puis Éphésiens 6, 18 nous invite à prier. Avez-vous déjà entendu parler de ce soldat efficace, bien équipé, qui ne se présentait au combat que lorsqu’il en avait envie ? – Moi non plus.
Être vigilant dans la prière, c’est veiller à ne pas se lasser de prier et à ne pas sombrer dans la « somnolence spirituelle ». Nous devons faire preuve de discipline pour persévérer dans la prière en faveur du royaume de Dieu, des besoins des autres et des nôtres. Dans la parabole du juge inique en Luc 18, 1-8, Jésus donne un exemple de la persévérance dont nous devons faire preuve. Si la persévérance peut porter ses fruits devant un juge inique, à combien plus forte raison portera-t-elle ses fruits auprès de notre bon Père ? Mais à la fin de la parabole, Jésus ne remet pas en question la volonté du Père, mais plutôt notre foi à persévérer. Lorsque Dieu vous voit prier, voit-il en vous une « constance » ? Épaphras ne cessait de prier pour eux (Colossiens 4, 12) ; pourquoi ne pourraient-ils pas, eux aussi, s’associer à cet effort ? Colossiens 4, 2-3 indique que Paul ne se reposerait pas tant qu’il n’aurait pas saisi toutes les occasions, par la parole, par l’action ou par la prière, de partager l’Évangile, et il en va de même pour eux.
Q : Dans Col 4, 3, Paul était si spirituel, si sage et si travailleur ; pourquoi quelqu’un comme lui aurait-il jugé nécessaire de demander aux Colossiens de prier pour lui ?
R : Paul demande ici spécifiquement que des portes s’ouvrent à l’Évangile. Il voyait clairement que sa propre vie spirituelle fidèle, son dévouement, sa sagesse, sa foi et son travail acharné n’allaient pas ouvrir les opportunités pour l’Évangile qu’il recherchait ; seul Dieu pouvait le faire. Dieu le ferait par le biais de nos prières. Cela ne venait pas d’un sentiment d’insuffisance de la part de Paul, mais plutôt de sa prise de conscience de l’importance de la prière aux yeux de Dieu, sans laquelle son œuvre serait inefficace. Chose curieuse, en revanche, on ne voit pas Paul demander aux gens de prier pour qu’il sorte de prison, si ce n’est par une brève allusion indirecte : « Souvenez-vous de mes chaînes » (Colossiens 4:18). C’est presque comme si Paul pensait : « Le fait que je sois jeté en prison n’a pas grande importance pour l’efficacité de mon ministère, mais le fait que vous ne priiez pas pour moi en a. » Si la prière, tant la sienne que celle des autres, était si cruciale pour l’œuvre de Paul, quelle importance accordez-vous à la prière pour votre ministère ?
Q : Dans Col 4,5, de quelles manières, que ce soit délibérément ou par inadvertance, pouvons-nous manquer de sagesse dans notre comportement en présence de non-chrétiens ?
R : Nous pouvons cacher notre identité de chrétien, nous pouvons compromettre notre témoignage, et nous pouvons nous mettre les autres à dos sans raison.
Se cacher : En ce qui concerne le fait de cacher que nous sommes chrétiens, un jour, alors que j’étais étudiant à l’université et que j’occupais un emploi d’été, j’étais assis à la cafétéria avec quelqu’un que je ne connaissais pas, et nous avons engagé la conversation. J’ai évoqué mes rêves à long terme et mon désir de devenir missionnaire. Il m’a immédiatement répondu : « Ah ah ! Je pensais que vous étiez mormon. » Je l’ai rapidement corrigé, mais je n’avais pas parlé de Jésus ni de ce qu’Il représentait pour moi.
J’ai lu l’histoire d’un homme qui, un jour, est arrivé au travail et a annoncé qu’il était devenu chrétien. Un collègue chrétien l’a félicité, et le nouveau chrétien a regardé l’autre d’un air étrange. Il lui a dit : « Savez-vous que c’est à cause de vous que j’ai repoussé ma conversion pendant plusieurs années ? » Le collègue chrétien, décontenancé, lui a demandé pourquoi. Le nouveau chrétien a répondu : « Vous aviez toujours l’air satisfait et vous meniez une vie bien rangée. » Je ne savais pas que vous étiez chrétien, et je pensais que si vous pouviez mener une vie bien rangée sans être chrétien, alors je n’avais pas besoin de le devenir.
Compromettre notre témoignage peut consister à désobéir ouvertement à Dieu ou à retarder notre obéissance à Dieu, pour préserver notre emploi, nos amis ou notre famille.
En parlant à la légère du christianisme, de notre engagement ou de notre pratique religieuse.
Passez-vous tout votre temps à tenir des propos futiles et à faire des blagues, au point que vos amis pensent que vous n’avez pas une once de sérieux en vous ? Il y a des moments où nous devons nous montrer sérieux avec eux, lorsque nous partageons l’Évangile.
S’attirer l’hostilité des autres : l’Évangile est inévitablement choquant pour certains, et nous ne devons pas nous en inquiéter. Mais nous devons éviter d’offenser ou d’agacer inutilement nos voisins non chrétiens.
Q : Dans Col 4,6, comment notre discours doit-il être empreint de grâce, assaisonné de sel et capable de répondre à chacun ?
R : Notre discours doit être courtois, et non offensant, hostile ou amer. Mais nous devons également chercher des moyens de partager la grâce de Dieu. Le sel conserve, donne du goût et donne soif. Nous ne devons tenir que des propos sains, exempts de grossièretés, de calomnies, de commérages et de querelles. Nous devons parler à partir de notre propre vie pour leur montrer la joie d’être sauvés. Enfin, nous devons parler de manière à leur donner soif d’en savoir davantage sur le Christ, notre Eau vive. Vos paroles ont-elles de la valeur ? Ce que vous vous apprêtez à dire mérite-t-il d’être dit, et est-il nécessaire de le dire ?
Nous devons trouver le juste équilibre entre le partage audacieux de l’Évangile et le tact et la discrétion. Ce juste équilibre dépend de la situation et de votre auditoire. Parfois, notamment en milieu professionnel, il existe des limites à ce que vous pouvez faire en matière d’évangélisation directe, surtout lorsque vous êtes en service. Mais vous pouvez tenir un discours pieux et répondre aux questions concernant l’espérance qui est en vous, au fur et à mesure qu’elles se présentent. Ou, comme le dit Dick Lucas dans *The Message of Colossians & Philemon* (édition révisée), p. 152 : « Saisissez les occasions de partager plutôt que de les créer. »
Q : Dans Col 4,7, l’épître aux Colossiens a-t-elle été écrite en même temps que l’épître aux Éphésiens, 2 Timothée et Tite ?
R : Éphésiens6:21 , et Colossiens 4:7 indiquent tous deux que Tychique leur fera part de ces informations en personne. Dans 2 Timothée 4:12, Paul précise qu’il a envoyé Tychique à Éphèse. Dans Tite 3, 12, Paul dit qu’il enverra Artémas ou Tychique à Tite. Tychique était le messager de ces lettres, et il n’avait probablement aucune idée que l’on parlerait de lui pendant plus de 2 000 ans à cause des morceaux de parchemin qu’il transportait.
Cependant, dans Tite 3, 12, Paul était libre, tandis que les autres références datent de la période où il était en prison ; il y a donc eu au moins deux voyages. Puisqu’il y a eu au moins deux voyages, il pourrait y en avoir eu trois, voire davantage. Quoi qu’il en soit, cela n’affecte en rien la doctrine chrétienne ni l’autorité scripturaire (appelée canonicité) de ces lettres.
Q : Dans Col 4, 9, pourquoi Paul ne s’est-il pas mis en avant ici en disant à ses lecteurs qu’Onésime s’était enfui et qu’il l’avait persuadé de revenir ?
R : Paul s’est contenté de mentionner son nom et de préciser qu’Onésime était fidèle. Les Colossiens savaient déjà qui était Onésime, l’un des leurs. Paul n’avait pas besoin de leur dire qui était Onésime, de se mettre en avant, ni de préciser qu’Onésime s’était enfui. Paul ne voyait pas l’intérêt d’évoquer quoi que ce soit de négatif à propos d’Onésime, tout comme nous ne devrions pas évoquer les aspects négatifs des autres à moins d’avoir une bonne raison de le faire. Comme l’indique The Expositor’s Greek Testament, vol. 3, p. 545 : « Une telle omission ici est caractéristique de la délicatesse de Paul. » Et d’ailleurs, lorsqu’une personne se donne beaucoup de mal pour se mettre en avant, il est généralement évident pour tout le monde, ou du moins pour tout le monde sauf pour elle-même, que c’est ce qu’elle est en train de faire.
Q : Dans Col 4,10, pourquoi Paul demande-t-il aux Colossiens d’accueillir Marc, alors qu’il ne leur a demandé d’accueillir personne d’autre ?
R : Il allait de soi qu’ils devaient accueillir tous ceux qui servaient le Seigneur, mais une interrogation pouvait subsister dans leur esprit concernant Marc. Beaucoup savaient sans doute très bien que Marc avait abandonné sa place et, auparavant, le ministère de Paul. Au lieu d’entrer dans les détails concernant Marc pour ceux qui ne connaissaient pas encore son échec, Paul s’exprime de manière indirecte, afin que ceux qui sont au courant comprennent que Marc est revenu, qu’il s’est réconcilié avec Paul, et que leur relation et leur partenariat dans l’Évangile ont été rétablis.
Q : Dans Col 4, 11, quel est le point regrettable que Paul soulève ici ?
R : Paul avait pour principe de se rendre d’abord à la synagogue juive pour prêcher aux Juifs, puis aux païens. Mais malgré l’attention particulière qu’il portait aux Juifs, ceux-ci étaient les seuls Juifs à figurer parmi ses collaborateurs. Parfois, lorsque nous pensons avoir « tout compris » à un ministère – ou du moins le croyons-nous –, ce que nous pensions être important ne porte que peu de fruits, tandis que ce à quoi nous n’avons pas accordé autant d’attention porte davantage de fruits.
Q : Dans Col 4,16, la lettre de Laodicée est-elle un livre perdu de la Bible ?
R : Non, pour deux raisons.
1) Premièrement, elle ne ferait pas nécessairement partie de la Bible, car même s’il existait réellement un livre perdu, Dieu n’est pas « obligé » de préserver des livres qu’Il ne souhaite pas préserver. À titre d’aparté, il existait une lettre falsifiée adressée aux Laodicéens, mais elle a été rédigée au IVe siècle et reconnue comme un faux dès cette époque.
2) Deuxièmement, y a-t-il eu un livre perdu, ou s’agit-il de la lettre que nous connaissons sous le nom d’Épître aux Éphésiens ?
2a) Il pourrait s’agir d’une lettre qui n’a pas été conservée, comme l’enseignent *The New International Bible Commentary*, p. 1 459, et *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 11, p. 226.
2b) Paul ne dit pas dans l’épître aux Colossiens qu’il a écrit une lettre aux Laodicéens, mais qu’une de ses lettres, qui circulait, venait d’arriver de Laodicée. Éphèse se trouvait à environ 100 miles (160 km) de la ville de Colosses, et Laodicée était située entre les deux, à 10-12 miles (16-19 km) à l’ouest et légèrement au sud de Colosses. Cette lettre était donc une lettre circulaire, que nous connaissons sous le nom d’Épître aux Éphésiens.
Q : Dans Col 4,17, comment, en tant que responsable ou superviseur chrétien, dites-vous à l’un de vos subordonnés qu’il doit accorder davantage d’attention à son travail ?
R : Archippe, mentionné dans Philémon 1-2, était probablement le fils de Philémon et d’Apphia. Il est possible que cela fasse référence au fait qu’ils aient tous les trois accueilli à nouveau l’esclave fugitif Onésime. D’un autre côté, cela pouvait également faire référence à d’autres responsabilités ministérielles, en plus de l’accueil d’Onésime.
Pour dire à quelqu’un qu’il doit mieux s’acquitter de ses tâches, que ce soit dans le cadre d’un ministère ou au travail, il existe au moins cinq étapes.
1) La première consiste à réfléchir à la meilleure approche pour atteindre la personne, compte tenu de la gravité du problème.
2) La deuxième consiste à lui affirmer que vous la respectez, que vous appréciez son travail et les bonnes choses qu’elle a accomplies.
3) La troisième consiste à attirer son attention sur ce qui doit réellement changer. Cela peut inclure les conséquences pour l’organisation si elle ne change pas ou si elle recommence, ainsi que les conséquences pour elle-même.
4) La quatrième étape consiste à préserver la relation, en lui montrant que vous continuez à vous soucier d’elle et à la respecter, et que vous espérez que ce problème, une fois corrigé, ne sera plus qu’un souvenir du passé.
5) Enfin, vous pourriez vouloir consigner la date, ce que vous avez dit, ce qu’il a dit, ce qui a été convenu, les mesures à prendre et le délai dans lequel celles-ci doivent être mises en œuvre.
Q : Dans le livre de Colossiens, pourquoi ce passage devrait-il figurer dans la Bible ?
R : Il y a au moins trois raisons.
1. C’est Paul qui l’a écrit, et il était apôtre. Pierre a attesté que les paroles de Paul faisaient partie des Écritures dans 2 Pierre 3, 15-16.
2. Paul lui-même a déclaré qu’il était apôtre dans Romains 1, 1 ; 1 Corinthiens 1, 1 ; 9, 1 ; 2 Corinthiens 1, 1 ; 11, 5 ; Galates 1, 1 ; Éphésiens 1, 1 ; Colossiens 1, 1 ; 1 Timothée 1, 1 ; 2, 7 ; 2 Timothée 1, 1 ; Tite 1, 1.
3. Les témoignages de l’Église primitive. Reportez-vous à la question suivante pour connaître les auteurs qui ont fait référence à des versets de l’épître aux Colossiens.
Q : Concernant l’épître aux Colossiens, comment savons-nous que le texte dont nous disposons aujourd’hui est une version fidèle de ce qui a été écrit à l’origine ?
R : Il existe au moins trois bonnes raisons.
1. Dieu a promis de préserver sa Parole dans Ésaïe 55, 10-11 ; Ésaïe 59, 21 ; Ésaïe 40, 6-8 ; 1 Pierre 1, 24-25 ; Matthieu 24, 35.
2. Les témoignages de l’Église primitive. Les auteurs de l’Église primitive, jusqu’au premier concile de Nicée (325 apr. J.-C.), ont cité l’épître aux Colossiens environ 105 fois, sans compter les allusions. Ils ont cité 69,4 % de l’épître aux Colossiens, en comptant les versets fractionnaires comme des fractions. Cela représente 65,97 versets sur un total de 95.
Voici les 17 auteurs pré-nicéens dont on sait qu’ils ont fait référence à des versets de l’épître aux Colossiens.
Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) fait allusion à Colossiens 1, 18 : 1er Clément, chap. 24, vol. 1, p. 11 ; vol. 9, p. 236
L’Épître de Barnabé, chap. 12, p. 145, fait allusion à Colossiens 1, 16.
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite Colossiens 3, 5 comme provenant de l’apôtre dans la lettre aux Colossiens. Irénée, Contre les hérésies, livre 5, chap. 12.3, p. 538
Le Canon muratorien (vers 190-217 apr. J.-C.) mentionne la Lettre de Paul aux Colossiens, ainsi que les douze autres lettres de Paul.
Clément d’Alexandrie déclare : « Et en un autre passage, il [l’apôtre] dit : “Afin de faire connaître tout le mystère de Dieu en Christ, en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.” » (Colossiens 2, 2b-3) Stromates (193-202 apr. J.-C.), livre 5, chap. 12, p. 463
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) paraphrase Colossiens 1, 21 en parlant de « l’apôtre… son Épître aux Colossiens » dans *Sur la résurrection de la chair*, chap. 23, p. 561
Hippolyte (222-235/236 apr. J.-C.) cite Colossiens 1, 19 (quelques mots dans un ordre différent) dans *La Réfutation de toutes les hérésies*, livre 8, chapitre 6
Origène (225-253/254 apr. J.-C.) cite Colossiens 1, 15 comme étant de Paul. *De Principiis*, livre 1, chapitre 5, p. 247
Novatien (250-257 apr. J.-C.) cite Colossiens 1, 16 comme étant de « l’apôtre » dans son *Traité sur la Trinité*, chapitre 13, p. 622
Novatien (250-257 apr. J.-C.) cite Colossiens 1, 15 comme étant de « ce même apôtre » ; Traité sur la Trinité, chapitre 21, p. 632
Cyrille fut évêque de Carthage de 248 jusqu’à son martyre en 258 apr. J.-C. Il cite « l’épître aux Colossiens » dans les Traités de Cyrille, traité 12, livre III, chapitre 11.
Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) mentionne Colossiens 1, 21-22 comme étant de Paul. *Dialogue sur la vraie foi*, cinquième partie, p. 151
Théonas d’Alexandrie (vers 300 apr. J.-C.) cite librement la moitié de Colossiens 4, 6. « Lettre à Lucien, le chambellan en chef », chapitre 8, p. 161
Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) fait allusion à Colossiens 1, 15 comme étant de Paul. *Le Banquet des dix vierges*, discours 3, chap. 3, p. 317. Paul est mentionné à la toute fin du chapitre 2 et au tout début du chapitre 4.
Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) fait référence à Colossiens 3, 4 selon le Nouveau Testament grec, 4e édition révisée, d’Aland et al. Cependant, je n’ai pas pu confirmer cela dans les écrits de Méthode dont je dispose.
Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) cite Colossiens 4, 10-11 sous le titre « Lettre de Paul aux Colossiens »
Victorin, évêque de Pettau (Poetovio, en Slovénie actuelle) (martyrisé en 304 apr. J.-C.), mentionne l’Ancien et le Nouveau Testament dans son Commentaire sur l’Apocalypse de saint Jean, p. 345. Il énumère les épîtres de Paul comme suit : Romains, Corinthiens, Galates, Éphésiens, Thessaloniciens, Philippiens, Colossiens, Timothée, et cite 1 Timothée 3, 15 au chapitre 16, p. 345. Il poursuit en citant 1 Corinthiens 15, 53 à la page 346.
Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) fait allusion à Colossiens 1, 15 : « Car comment pourrait-il être considéré comme “le premier-né de toute la création” ? » *Le Banquet des dix vierges*, livre 3, chapitre 3, p. 317
Athanase d’Alexandrie (318 apr. J.-C.) cite Colossiens 1, 15-18 dans *Contre les païens*, chapitre 41, p. 26
Alexandre d’Alexandrie (313-326 apr. J.-C.) cite 1 Corinthiens 2, 9 comme provenant de l’apôtre Paul et Colossiens 1, 16-17 comme provenant de Paul dans ses « Épîtres sur l’hérésie arienne », épître 1, chapitre 5, p. 293
Après Nicée
Eusèbe de Césarée (318-339/340 apr. J.-C.)
Hégémonios (IVe siècle) cite Colossiens1:23 , et 2:6-9, et fait allusion à Colossiens 1:24 dans sa « Dispute avec Manès », chap. 35, p. 209
Athanase d’Alexandrie (367 apr. J.-C.) énumère les livres du Nouveau Testament dans sa « Lettre festale » n° 39, p. 552
Victorin de Rome (après 363 apr. J.-C.) fait référence à Colossiens 1, 14
Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.) cite Colossiens 2, 2-3 comme étant de Paul. Dans *Sur la Trinité*, livre 9, chapitre 62, p. 177
Le *Synopsis Scripturae Sacrae* (350-370 apr. J.-C. ou Ve siècle) mentionne la Lettre de Paul aux Colossiens comme faisant partie du Nouveau Testament. Il cite Colossiens 1, 1-2a.
Éphraïm/Éphrem le Syrien, auteur d’hymnes (350-378 apr. J.-C.)
Basile de Cappadoce (357-378/379 apr. J.-C.) cite Colossiens 2, 19 sous le titre « Colossiens ». Dans *Sur l’Esprit*, chap. 5.9, p. 6
Le synode de Laodicée (en Phrygie) (343-381 apr. J.-C.), canon 60, p. 159, énumère les livres de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament. Le canon 59, p. 158, stipule que seuls les livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament peuvent être lus à l’église.
Ambrosiaster (après 384 apr. J.-C.) fait référence à Colossiens 1, 2-3, 7, 12, 14, 20, 22 ; 2, 7, 8, 13, 18, 23 ; 3, 4, 6, 13, 16, 17, 21 ; 3, 3, 8, 12
Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) cite l’épître aux Colossiens à la page 19
Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.)
Le schismatique donatiste Tyconius (après 390 apr. J.-C.) fait référence à Colossiens 3, 6
Pacien de Barcelone (342-379/392 apr. J.-C.)
Jean Chrysostome, en 396 apr. J.-C., rédigea douze sermons sur l’épître aux Colossiens, dont nous disposons encore aujourd’hui. Il affirmait qu’elle était de Paul.
Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.) cite Colossiens 1, 16 comme étant de Paul dans son ouvrage Contre Eunomius, livre 1, chapitre 22, pages 63-64. Il fait également référence à Colossiens 1, 14.
Didyme (398 apr. J.-C.) fait référence à Colossiens 1, 12
Le schismatique Lucifer de Cagliari, en Sardaigne (361-vers 399 apr. J.-C.)
Gaudentius (après 406 apr. J.-C.)
Chromace (407 apr. J.-C.)
Séverien (après 408 apr. J.-C.)
Jérôme (373-420 apr. J.-C.)
Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.) affirme que Paul (Dans « Du pardon des péchés et du baptême », livre 1, chap. 43, p. 31 [vol. 5]) a rédigé les épîtres aux Romains, 1 Corinthiens et 2 Corinthiens (chap. 44, p. 32), aux Galates (chap. 45, p. 32), Éphésiens (chap. 46, p. 33), Colossiens (chap. 47, p. 33), 1 Timothée et 2 Timothée (chap. 48, p. 33), Tite (chap. 49, p. 33), l’Épître aux Hébreux (dont l’attribution est contestée par certains) (chap. 50, p. 34)
Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.), semi-pélagien, cite Colossiens 1, 16 comme étant de Paul dans *Sept livres*, livre 6.21, p. 601
Nilus (vers 430 apr. J.-C.) fait référence à Colossiens 3, 13
Paulino de Nola (431 apr. J.-C.) fait référence à Colossiens 1, 12
Le *Speculum* (Ve siècle) fait référence à Colossiens 1, 12
Cyrille d’Alexandrie (444 apr. J.-C.)
Quodvultdeus (vers 453 apr. J.-C.)
Varimadum (445/480 apr. J.-C.) fait référence à l’épître aux Colossiens 1:12
Théodoret de Cyr (évêque et historien) (423-458 apr. J.-C.)
Parmi les livres hérétiques et apocryphes
L'hérétique Priscillien (-385 apr. J.-C.) fait référence à l'épître aux Colossiens 2:13
L'hérétique Marcion, selon Tertullien
L'hérétique Pélage (416-418 apr. J.-C.) fait référence à Colossiens 3, 4
Théodore de Mopsueste (428 apr. J.-C.), hérétique pélagien
3. Les plus anciens manuscrits de l’Épître aux Colossiens dont nous disposons présentent de légères variations, mais aucune erreur d’importance théologique.
Le p46 Chester Beatty II (100-150 apr. J.-C.) contient 79 versets de l’Épître aux Colossiens. Plus précisément, il contient Colossiens 1:1-2, 5-13, 16-24 ;1:27-2:19 ;2:23-3:11 ;3:13 -24 ; 4:3-12, 16-18 ainsi que d’autres passages des épîtres de Paul et de l’Épître aux Hébreux. L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* présente une photographie d’une partie du p46 à la page 192. Il indique également aux pages 197-198 que la qualité du texte et les marques stichométriques montrent que ce manuscrit a été rédigé par un scribe professionnel.
Première moitié du IIIe siècle – 1936 – Frederic G. Kenyon, d’après *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*.
IIe siècle, 200 apr. J.-C. – 1935 – Ulrich Wilcken, d’après *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*.
200 apr. J.-C. – 1968 – *The Text of the New Testament*.
81-96 apr. J.-C. – 1988 – Young Kyu Kim, d’après *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*.
Vers 200 apr. J.-C. – 1975 – Aland et al., troisième édition.
Vers 200 apr. J.-C. - 1998 - Aland et al., quatrième édition révisée.
Du début au milieu du IIe siècle – 1999 – Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament. Ce texte s’appuie en partie sur le fait que l’écriture est très similaire à celle du papyrus d’Oxyrhynque 8 (fin du Ier siècle ou début du IIe siècle) et du papyrus d’Oxyrhynque 2337 (fin du Ier siècle).
p. 61 Romains 16, 23, 25-27 ; 1 Corinthiens 1, 1-2, 2-6 ; 5, 1-3, 5-6, 9-13 ; Philippiens 3, 5-9, 12-16 ; Colossiens 1, 3-7, 9-13 ; 1 Thessaloniciens 1, 2-3 ; Tite 3, 1-5, 8-11, 14-15 ; Philémon 4-7. vers 700 apr. J.-C.
vers 700 apr. J.-C. – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.
Vers 700 apr. J.-C. – 1975 – Aland et al., troisième édition.
Vers 700 apr. J.-C. - 1998 - Aland et al., quatrième édition révisée.
Vaticanus [B] 325-350 apr. J.-C.
Sinaiticus [Si] 340-350 apr. J.-C.
Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe siècle
Copte sahidique [Sah] IIIe/IVe siècle
Gothique, 493-555 apr. J.-C.
Consultez la page pour en savoir plus sur les premiers manuscrits de l'épître aux Colossiens.