< Question biblique tirée du livre de Joël

Q : Que pouvons-nous apprendre du livre de Joël ?

R : Joël aborde deux sujets peu réconfortants que nous devons approfondir : la manière dont Dieu discipline, et la façon dont nous devons réagir « lorsque les sauterelles arrivent ». Joël prophétise que l’invasion de sauterelles qui s’abat sur le pays n’est que le prélude à l’invasion d’une armée étrangère, en raison du péché d’Israël. Cela constitue à son tour le prélude au Jour du Seigneur dans les derniers jours.

De même, Dieu envoie parfois aux hommes une discipline plus légère pour les « encourager à se repentir » avant de leur infliger une discipline bien plus sévère, voire la destruction.

Q : Que savons-nous du prophète Joël ?

R : Nous ne pouvons pas en tirer grand-chose du livre. Le nom « Joël » signifie « Yahvé est Dieu ». Ce n’était pas un nom inhabituel, puisque douze autres hommes de l’Ancien Testament s’appelaient également Joël. Cependant, rien ne suggère que ce prophète soit l’un d’entre eux. Nous ne savons rien de Joël personnellement, si ce n’est que son père s’appelait Pethuel.

Q : Quelle est la structure générale du livre de Joël ?

R : Apparemment, le livre de Joël défie toute tentative de schématisation à la manière occidentale. Huit commentaires bibliques et Bibles d’étude proposent des schémas très différents. Mais s’ils divergent sur les grandes lignes, ils s’accordent généralement sur les détails. C’est peut-être ainsi qu’il faut comprendre Joël : comme une série d’avertissements percutants mais brefs, venant du cœur, plutôt que comme un long traité très structuré, à l’instar des Lamentations, par exemple. Voici mon schéma :

1 Suivre Dieu lorsque les sauterelles arrivent

-- 1:2-4 Écoutez ceci, ô anciens

-- 1:5-7 Réveillez-vous, vous qui êtes ivres

-- 1,8-10 Les prêtres doivent se lamenter comme une femme qui pleure son mari

-- 1,11-12 Soyez consternés, ô agriculteurs

-- 1:13-14 Revêtez-vous de sacs et lamentez-vous, ô prêtres

-- 1:15-18 Pourquoi tout le monde devrait se lamenter

-- 1:19-20 Notre réponse appropriée : invoquer le Seigneur au milieu du désastre

2 Sonner le cor de bélier à Sion pour le Jour du Seigneur à venir

-- 2:1-11 Sonnez du cor de bélier pour annoncer l'invasion à venir

-- 2:12-17 Déchirez vos cœurs et sonnez de la corne de bélier pour revenir vers le Seigneur

-- 2:18-27 La restauration des années dévorées par les sauterelles

-- 2:28-32 L'effusion de l'Esprit de Dieu

3 Jugement dernier et restauration

-- 3:1-16 Jugement dans la vallée de Josaphat contre les ennemis d’Israël

-- 3:17-21 Bénédiction et pardon après le jugement

Q : Dans le livre de Joël, combien y a-t-il de chapitres exactement ?

R : Dans la plupart des Bibles en anglais, il y a trois chapitres, contenant respectivement 20, 32 et 21 versets. Cependant, d’autres versions de la Bible séparent les versets 2:28-32 pour en faire un chapitre distinct. Parmi les Bibles qui adoptent cette présentation, on trouve le Tanakh juif, le texte hébreu de la Bible interlinéaire de Jay P. Green, Sr., et la Bible catholique de Jérusalem. Ainsi, ce qui est Joël 3 dans certaines Bibles est appelé Joël 4 dans d’autres. Les versets et leur ordre restent toutefois identiques dans tous les cas.

Q : Où se situait Joël dans la Bible ?

R : Il se trouve après Osée et avant Amos dans la Bible hébraïque et les Bibles chrétiennes actuelles. Cependant, dans la Septante, l’ordre était le suivant : Osée, Amos, Michée et Joël. Il semble qu’on ait cherché à classer les livres par ordre chronologique. Nous ne savons toutefois pas avec certitude quand le livre de Joël a été écrit.

Q : Dans Joël 1, pourquoi cette région est-elle frappée par des invasions de sauterelles, et quelle ampleur peut prendre une telle invasion ?

R : Les sauterelles venaient du désert du Soudan. Portées par le vent, elles étaient capables de parcourir 1 200 miles en trois jours. À raison de 400 miles par jour, en volant 14 heures par jour, cela correspondrait à environ 28 miles par heure. En général, elles migraient en ligne droite. L’historien antique Pline affirme dans son *Histoire naturelle* 11.35 qu’un essaim de sauterelles pouvait même ronger les portes. Même si cela n’est peut-être pas vrai, cela illustre bien la terreur qu’un essaim de sauterelles pouvait susciter.

Lorsqu’un essaim de criquets a envahi la Somalie en 1957, on estimait à 16 000 000 000 le nombre d’insectes, pour un poids total de 50 000 tonnes. Il existe aujourd’hui un Centre d’urgence pour les opérations de lutte contre les criquets, rattaché à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les invasions de criquets sont maîtrisées par des pulvérisations aériennes d’insecticides sur les zones de reproduction.

Q : Joël 1 s’adresse à divers groupes : les anciens, les ivrognes, les prêtres, les agriculteurs, à nouveau les prêtres, et à tous. Le seul péché mentionné dans le livre de Joël est l’ivrognerie. Pourquoi pensez-vous que Dieu s’adresse à ces groupes spécifiques ? Quels sont les groupes correspondants aujourd’hui ?

R : Contrairement à de nombreux autres prophètes, Joël ne passe pas beaucoup de temps à exhorter à cesser de pécher avant que le désastre ne survienne. Au contraire, il met l’accent sur la manière de réagir par la repentance une fois que le désastre imminent s’est abattu. Les anciens étaient endormis (ou ivres) dans leur mission d’enseigner à la nation et aux jeunes à suivre Dieu. Les prêtres ne remplissaient peut-être pas leur devoir d’enseigner au peuple à suivre Dieu, ou pire encore, ils lui enseignaient à suivre des idoles. Les agriculteurs, obnubilés par la richesse, n’apportaient pas le soutien financier qu’ils étaient censés fournir aux prêtres et aux Lévites de Dieu. Lorsqu’une société tout entière se détourne de Dieu, les volets politique, religieux et financier s’effondrent tous ensemble.

Q : Dans Joël 1, il y a un mot clé qui revient dans presque chaque section : le mot hébreu ki, qui peut se traduire par « parce que », « car » ou « assurément ». Pourquoi Joël met-il l’accent sur ce mot ?

R : Il semble que Dieu attache une grande importance à enseigner aux gens les raisons de se lamenter. Les gens doivent comprendre le lien de cause à effet entre la désobéissance à Dieu et les conséquences qui en découlent. Aujourd’hui, nous devons avertir efficacement les gens des conséquences de leur éloignement de Dieu.

Q : D’après Joël 1:1, quand le livre de Joël a-t-il été écrit ?

R : Aucun élément interne ou externe ne permet de déterminer précisément cette époque. Il s’agit d’un message intemporel, car rien dans ce livre ne dépend d’une époque particulière. Voici trois hypothèses possibles.

1. VIIIe siècle av. J.-C.

Tyr et Sidon, mentionnées ensemble dans Joël 3:4, ne se sont unies qu’au début du VIIIe siècle. Les Grecs évoqués dans Joël 3:6 ne sont pas les Grecs ultérieurs d’Athènes et de Sparte, mais les premiers Grecs ioniens, qui contrôlaient les routes commerciales de l’actuelle Turquie au début du VIIIe siècle. Il n’y a aucune référence ni aux Assyriens ni aux Babyloniens. La période de l’histoire durant laquelle ces deux puissances étaient affaiblies s’étend de la mort d’Adad-Nirari III en 782 av. J.-C. à 745 av. J.-C., date à laquelle Tiglath-Pileser III entama son règne. Juda était puissant à cette époque, et le roi Ozias était à la tête d’une alliance anti-assyrienne. Les Philistins harcelaient Israël durant cette période.

La NIV Study Bible, p. 1339, indique que cette période constitue une hypothèse plausible.

2. Fin de la période pré-exilique (597-587 av. J.-C.)

2a. 10 000 hommes de Juda furent déportés en 597 av. J.-C. (2 Rois 24, 10-16). De plus, les Juifs étaient réduits en esclavage depuis des années (voir l’analyse de Joël 3, 6).

2b. La miséricorde future envers Juda est mentionnée en Joël 2, 12-20.

2c. Le Temple était encore debout (Joël 1, 13).

2d. La destruction soudaine et future de Jérusalem.

3. Période post-exilique (après 587 av. J.-C.)

3a. Joël appelle le royaume de Judée « Israël » dans Joël 2, 27 et 3, 16 ; cela pourrait donc se situer après l’exil du royaume du Nord en 722 av. J.-C.

3b. Beaucoup d’autres ont été réduits en esclavage en 587 av. J.-C.

3c. Certains voient dans Joël 2:12-20 une promesse de miséricorde de Dieu à l’égard de ces personnes, et non de leurs descendants.

Q : Dans Joël 1, 2, pourquoi pensez-vous que Joël a commencé par s’adresser aux anciens ? Étaient-ils les seuls à être touchés par le fléau des sauterelles ?

R : Bien souvent, ce sont les dirigeants politiques et les autorités religieuses qui conduisent le peuple à la désobéissance. Lorsque les dirigeants sont désobéissants, non seulement leurs partisans en souffrent, mais d’autres en subissent également les conséquences.

Cependant, les dirigeants officiels ne sont pas les seuls types de leaders. Tout aussi important, les parents guident (ou égarent) individuellement leurs enfants, et la génération plus âgée guide collectivement la jeune génération. Lorsque l’ensemble de la génération plus âgée échoue à diriger tant par la parole que par l’exemple, c’est alors la jeune génération qui en souffre.

Q : Dans Joël 1, on peut s’étonner de ce que, alors que certains ont péché et se sont détournés de Dieu, tous semblent en subir les conséquences. Que pensez-vous de cette « injustice » apparente dans une perspective éternelle ?

R : Si l’on ne considère que ce monde-ci, non seulement il est corrompu par le mal, mais il est également injuste. Cependant, Dieu a prévu le jour du jugement pour que tout soit rendu juste. Tout ce qui nous arrive au cours des quelques décennies que nous passons sur cette terre est bien insignifiant comparé à la vie éternelle qui nous attend après la mort.

Q : Dans Joël 1, 5, comment devons-nous rendre grâce à Dieu pour l’arrivée des sauterelles, puisque 1 Thessaloniciens 5, 18 nous dit de rendre grâce en toutes choses ?

R : Romains 8:28 dit que toutes choses (et pas seulement les bonnes choses) concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Hébreux 12:5-8 dit que Dieu discipline les croyants pour leur bien, même si cela est désagréable sur le moment.

Q : Dans Joël 1, 1-20, si tout ce que le livre de Joël enseignait concernait la manière dont Dieu discipline et la façon dont nous devons réagir dans les moments difficiles, ce serait un livre précieux à lire aujourd’hui. Cependant, Joël est également un livre très prophétique sur la fin des temps. Quels versets du chapitre 1 en donnent de petites indications ?

R : Joël 1, 12 suggère qu’il s’agit de bien plus qu’un phénomène local lorsqu’il dit : « La joie des hommes s’est desséchée. » Joël 1, 15 mentionne le Jour de l’Éternel.

Q : Dans Joël 1, 2b-3, les chrétiens ne s’accordent pas sur la question de savoir si le terme « anciens » désigne ici les dirigeants, les personnes âgées, ou les deux. Comment les dirigeants et les personnes âgées pourraient-ils être tous deux en faute ? Pensez-vous que Joël 1, 2b-3 apporte une réponse à cette question ?

R : Il est certain que cette réprimande pourrait s’appliquer aux uns comme aux autres. Cependant, Joël 1, 2b-3 mentionne qu’ils n’ont pas entendu cela de la bouche de leurs ancêtres, et qu’ils ont pour mission et responsabilité de le transmettre à leurs enfants. Cela indique que, qu’il s’agisse de dirigeants politiques ou religieux, cela fait également référence aux personnes âgées, qui auraient dû enseigner ces choses à la jeune génération.

Q : Joël 1, 4 mentionne quatre types de sauterelles. Bien que nous ne soyons pas certains des différences entre ces différents mots hébreux, l’essentiel est que ce châtiment se déroule en quatre vagues. Quelles sont les deux choses que nous pouvons en tirer concernant la discipline de Dieu ?

R : Le jugement de Dieu peut être à la fois précis et sévère. Lorsque les gens ne se repentent pas, le jugement de Dieu peut se manifester en plusieurs vagues. Une personne peut se repentir après n’importe quelle vague, mais il peut lui être plus difficile de revenir à la situation dans laquelle elle se trouvait avant les vagues successives.

Q : Dans Joël 1:4, pourquoi Dieu enverrait-il ces terribles invasions de sauterelles, s’il aimait les Israélites ?

R : On pourrait commencer à soupçonner que la prospérité du peuple de Dieu n’était pas la priorité absolue de Dieu ! Dieu voulait peut-être que son peuple élu soit prospère sur le plan matériel, mais il accordait bien plus d’importance à son obéissance et à sa prospérité spirituelle. Pour nous, un bon parent peut aimer ses enfants trop fort pour rester passif alors qu’ils s’engagent sur la voie de la destruction.

Q : Dans Joël 1:5, on dit aux ivrognes de se réveiller et de pleurer, car (ki) leur vin doux leur a été retiré de la bouche. Pourquoi Dieu commencerait-il par un message aussi élémentaire et centré sur les choses terrestres ? Quel est le rapport avec Joël 1:6-7 ?

R : Dieu s’adresse aux gens là où ils en sont. Les ivrognes ne se soucient guère d’autre chose que de savoir où ils vont pouvoir se procurer davantage à boire. Plutôt que de leur parler d’emblée de questions spirituelles à long terme, Dieu met en avant la conséquence immédiate et à court terme : ils ne pourront plus boire ce dont ils ont tant envie. En réalité, quiconque fonde son espoir de plaisir et d’épanouissement sur l’alcool est dans une situation déplorable.

Q : Dans Joël 1, 11, quelles sont les deux raisons distinctes pour lesquelles les agriculteurs doivent se lamenter ?

R : À court terme, ce serait une mauvaise année. Joël 1:11 dit « parce que » (ki) les récoltes de raisin, de blé et d’orge seraient détruites.

À long terme, même si les sauterelles partaient et ne revenaient jamais, leurs arbres et leurs vignes seraient détruits. Les oliviers peuvent vivre jusqu’à 1 000 ans. Détruisez un vieil olivier, et il faudra attendre des siècles avant qu’un nouvel arbre ne vienne le remplacer. Ce n’était pas seulement leur production immédiate qui était détruite, mais leurs moyens de production eux-mêmes, ce qui allait les affecter pendant de nombreuses années à venir. Joël 1:12 et suivants disent même : « En vérité (ki), la joie de l’humanité s’est éteinte » (BSB).

Q : Dans Joël 1:13, pourquoi les mauvaises récoltes des agriculteurs auraient-elles une incidence sur les offrandes ?

R : S’il n’y a pas de récoltes, il n’y a pas de source pour les offrandes de céréales. S’il n’y a pas de moutons ni de bétail faute de nourriture pour les nourrir, il n’y aura pas non plus d’offrandes provenant de ces animaux. Les prêtres et les Lévites étaient subvenus à la fois par le fait qu’ils étaient autorisés à manger des offrandes, et par un soutien financier supplémentaire de la part du peuple. Si ces deux sources disparaissent, que sont censés faire les prêtres ?

Q : Dans Joël 1:13, de quelles deux manières les « trésors de la maison de Dieu » peuvent-ils être gaspillés ?

R : Les gens peuvent omettre de les dépenser à bon escient. Lorsque les gens meurent de faim, que ce soit physiquement ou spirituellement, alors qu’il existe des édifices d’une extrême beauté, la richesse est thésaurisée au lieu d’être dépensée. Par exemple, les raids vikings visaient tout particulièrement les monastères, car ils y trouvaient beaucoup d’or. Si davantage d’or avait été dépensé sans compter pour les pauvres et pour l’enseignement de l’Évangile, les monastères auraient peut-être été moins pris pour cible. De nombreux moines vivaient sur des îles au large de la côte ouest de l’Irlande, se cachant des Vikings. Mais même si Dublin, en Irlande, était une base opérationnelle clé pour les Vikings, ceux-ci laissaient généralement ces moines irlandais tranquilles, car il n’y avait pas d’or à gagner en les pillant.

Deuxièmement, l’argent de Dieu peut sembler insuffisant parce qu’il est mal dépensé pour de mauvaises causes ou trop dépensé pour des choses d’importance secondaire. Par exemple, si la stratégie consiste à attirer les gens vers l’Église grâce à un édifice somptueux plutôt qu’en prêchant l’Évangile, est-ce ainsi que les gens sont touchés par l’Esprit et viennent à Dieu ? Non ! Sans y réfléchir, il est facile de dépenser de l’argent pour des causes locales qui ont une grande visibilité et nous font nous sentir bien, plutôt que d’envoyer de l’argent vers des endroits plus éloignés qui en ont davantage besoin.

Q : Dans Joël 1:8, pourquoi une vierge pleurerait-elle son mari ?

R : Sion se lamenterait comme une jeune mariée ou une fiancée pleurerait la mort de son nouveau mari ou de son fiancé.

Q : Dans Joël 1:14, alors que Dieu inflige châtiment et discipline, quel rôle avons-nous, en tant que chrétiens, pour enseigner aux gens pourquoi ces choses sont arrivées, et comment ils devraient répondre à Dieu ? Comment pouvons-nous le faire sans paraître moralisateurs ?

R : Ézéchiel 33:1-20 et Jérémie 6:17 donnent l’exemple d’un sentinelle. Si un désastre survient et que la sentinelle ne parvient pas à avertir la ville, c’est elle qui est en tort. Mais si la sentinelle avertit et que personne ne l’écoute, c’est alors le peuple qui est en tort pour avoir ignoré la sentinelle, qui faisait son devoir.

Nous ne devons pas comparer les autres à nous-mêmes, mais plutôt montrer qu’ils ne répondent pas aux exigences de Dieu. Nous ne devons pas prétendre que ceux qui ont souffert étaient plus coupables que ceux qui s’en sont sortis, mais que tous subiront un sort pire encore s’ils ne se repentent pas et ne se tournent pas vers Dieu.

À titre d’exemple, nous pouvons souligner que l’ouragan Katrina, qui a inondé la Nouvelle-Orléans, s’est abattu quelques jours avant la date prévue pour le festival homosexuel annuel appelé « Southern Decadence ». Cela ne signifie pas que les homosexuels venus à la Nouvelle-Orléans étaient pires que les autres pécheurs qui n’y sont pas venus. Mais tous les pécheurs, homosexuels et hétérosexuels, devront finalement faire face à un jugement encore plus sévère s’ils ne se repentent pas et ne se tournent pas vers Dieu.

Q : Dans Joël 1:15, à quoi ressemblera le Jour du Seigneur ?

R : Un « Jour du Seigneur » est une période assez courte, mais plus longue qu’une journée de 24 heures. Il y a eu un Jour du Seigneur lors de la première venue du Christ (Actes 2:20), et il y en aura un autre lors de la seconde venue du Christ. Les exégètes ne s’accordent pas sur le début et la fin exacts du Jour du Seigneur dans le livre de l’Apocalypse, mais l’Apocalypse évoque cette période.

Q : Dans Joël 1, 19, pourquoi Joël invoque-t-il Dieu ?

R : On pourrait croire à tort que Joël demande à Dieu de l’aider, de se radoucir ou de ne pas envoyer le châtiment, mais ce n’est pas du tout le cas. Joël ne remet pas ici en cause le châtiment de Dieu ; il se contente simplement de crier vers Dieu au milieu de cette grande détresse.

Q : Dans Joël 2:1,15, qu’a-t-on ordonné au peuple de faire qui diffère des ordres du chapitre 1 : se réveiller, pleurer, gémir, être consterné, revêtir le sac et se lamenter ? L’ordre des versets de Joël 2:1,15 après les ordres de Joël 1 a-t-il une signification particulière ?

R : Il a été ordonné au peuple de « sonner du cor de bélier à Sion » (le cor de bélier, ou shofar, était la trompette d’Israël), en d’autres termes, de « donner l’alerte ». Dans Joël 2, 1-10, ils devaient le faire pour annoncer le désastre à venir. Dans Joël 2, 15-17, il leur était demandé de le faire pour une raison différente : se rassembler en assemblée sacrée afin de se repentir et de demander à Dieu de les épargner.

Nous devrions sonner de la trompette aujourd’hui pour les mêmes raisons qu’ils devaient sonner du cor de bélier à l’époque. Nous devrions faire connaître le jugement de Dieu, tant aux croyants qu’aux non-croyants. Nous devrions également appeler les gens à se repentir, tant individuellement que collectivement, afin que Dieu nous accorde sa miséricorde.

Q : En appliquant Joël 2, 1 et 15 à notre époque, que représenterait Sion / la montagne sainte ?

R : Sion représente la demeure du peuple de Dieu, qui se trouve aujourd’hui dans les Églises.

Cela ne signifie pas simplement « annoncer la nouvelle là où vous vivez », sinon le texte aurait dit « dans le pays » ou quelque chose de similaire. L’accent est mis sur le fait de l’annoncer au peuple de Dieu au sein de l’Église.

Cela ne désigne pas simplement n’importe quelle haute montagne d’où tous pourraient entendre, car l’accent est mis sur le fait de sonner l’alarme sur la « montagne sainte » de Dieu. De plus, en Palestine, le mont Carmel était plus haut que le mont Sion, mais c’était Sion qui était la montagne sainte où l’alarme devait retentir.

Aujourd’hui, il existe peut-être des moyens de diffuser le message qui peuvent avoir un impact plus large, mais au prix d’un compromis sur l’intégrité du message (ou sur la nôtre). Ce n’est pas une excuse pour renoncer à diffuser le message, ni pour recourir à des moyens compromettants, mais nous devons diffuser le message par tous les moyens saints ou justes.

Q : Joël 2:1b-2 dit : « Que tous ceux qui habitent le pays tremblent, car (ki) le Jour de l’Éternel arrive. » Pourquoi les croyants pieux devraient-ils trembler ?

R : Les croyants obéissants n’ont pas à trembler pour eux-mêmes, car Dieu prendra soin d’eux. Cela ne signifie pas qu’ils ne souffriront jamais ni ne mourront jamais, mais qu’ils ne mourront que lorsque Dieu, qui sait ce qui est le mieux, le permettra. Cependant, les croyants peuvent trembler pour plusieurs autres raisons.

À l’intention des amis non chrétiens : si les croyants ne doivent pas craindre l’enfer pour eux-mêmes, ils peuvent craindre l’enfer pour leurs amis non croyants.

Dans un lieu de désobéissance : Apocalypse 18:4 ordonne aux croyants de sortir de Babylone, un système maléfique dont la ville est bâtie sur sept collines, et ce pour deux raisons : a) afin qu’ils ne participent pas aux péchés de Babylone, et b) sinon, les croyants, se trouvant au mauvais endroit, subiront les fléaux destinés aux non-croyants. Bien que les spécialistes d’aujourd’hui ne s’accordent pas sur l’identité ou la localisation de cette future Babylone (Babylone elle-même, Rome ou autre chose), nous pouvons tous convenir que tout ce qui semble aussi malfaisant que cette Babylone n’est pas un endroit où les croyants devraient se trouver.

Q : Dans Joël 2:1, 15, pourquoi exactement leur a-t-on ordonné de « sonner du cor de bélier » à l’époque ? Pourquoi devons-nous « sonner de la trompette » aujourd’hui ?

R : Le guetteur de la ville avait pour mission de sonner de la trompette si un ennemi approchait, afin que les soldats puissent revêtir leur armure et prendre leurs armes, que tout le monde puisse se réfugier à l’intérieur de la ville et que les portes de la ville puissent être fermées. Au sens figuré, on leur demande ici de sonner de la corne de bélier parce qu’un ennemi approche et que leur seul espoir est de se tourner vers Dieu. De même, aujourd’hui, nous devons « sonner de la trompette » pour avertir les gens qu’un malheur va s’abattre sur eux et qu’ils doivent se tourner vers Dieu et se repentir de leurs péchés.

Q : Dans Joël 2:3-11, de quelle armée s’agit-il ?

R : Il s’agit d’une armée aux intentions malveillantes qui encercle Jérusalem. Cela pourrait avoir un premier accomplissement avant le millénium (Apocalypse 16:12-16 ; 19:19), et un second accomplissement après le millénium (Apocalypse 20:7-10).

Q : Dans Joël 2:6, il arrive que les gens soient agacés lorsque les choses ne se passent pas aussi bien qu’ils l’espèrent, qu’ils soient irrités lorsque les événements ne vont pas dans leur sens, et qu’ils soient furieux lorsque tout semble s’opposer délibérément à eux. Or, Joël 2:6 ne fait mention d’aucune de ces réactions. En quoi Joël 2:6 va-t-il au-delà de tout cela ?

R : Les gens pâliraient de choc en voyant ce qui allait se passer. Ils seraient en proie à l’angoisse, car leurs abondantes réserves de nourriture disparaîtraient en seulement une heure ou deux.

Lorsqu’une personne est sous le choc, le flux sanguin vers le visage diminue, et le visage des personnes au teint clair devient plus pâle.

Q : Dans Joël 2:6, quelles sont aujourd’hui les choses qui plongent les gens dans l’angoisse, ou font pâlir leur visage, par opposition au simple fait d’être agacés, irrités ou en colère ?

R : La guerre et le terrorisme sont aujourd’hui sources d’angoisse, mais les fluctuations brutales de la Bourse peuvent également donner aux gens l’impression que « c’est la fin du monde ». Dans les années 1930, alors que la Bourse s’effondrait, certains ont bêtement commis l’acte de se suicider.

Q : Dans Joël 2:1-11, quand ce Jour du Seigneur aura-t-il lieu ?

R : Il s’agit de l’événement décrit dans l’Apocalypse, lorsque le Seigneur viendra pour rendre son jugement. Cela semble correspondre à l’événement décrit dans le Psaume 50, 3 et dans l’épître de Jude.

Q : Joël 2, 1-11 parle-t-il de sauterelles ordinaires, d’une armée envahissante ou de la fin des temps ?

R : Alors que Joël 1:4 évoquait une invasion locale de sauterelles, Joël 2:2 élargit cette image à autre chose. Il décrit « une armée grande et puissante… telle qu’il n’y en a jamais eu depuis les temps anciens, et qu’il n’y en aura jamais dans les siècles à venir ».

Q : Joël 2, 1-11 pourrait-il avoir un rapport avec Apocalypse 9, 1-11 ?

R : Les deux passages font référence à un événement singulier impliquant des créatures ressemblant à des sauterelles. Cependant, ils diffèrent car les sauterelles de Joël 2:1-11 ne laissent rien de vert. Les « sauterelles » d’Apocalypse 9:1-11 désignent des créatures – peut-être des démons, des robots, des avions, des drones ou d’autres engins volants – qui ne nuisent à aucune plante mais piquent douloureusement les gens sans les tuer.

Q : Le passage de Joël 2:10 pourrait-il être lié à Matthieu 27:45 ?

R : Non. Il y aura des ténèbres à la fin des temps, et les ténèbres qui ont régné lors de la crucifixion en étaient une préfiguration. Cependant, dans Matthieu 27:45, le Seigneur n’élevait pas la voix en présence de son armée (Joël 2:11). En général, lorsqu’on cherche à déterminer si deux passages font référence à la même chose, si une partie ressemble à l’autre et qu’une autre partie est très différente, alors ces passages font référence à des choses différentes.

Q : Joël 2:10 pourrait-il se rapporter à Apocalypse 8:12 ? À Apocalypse 16:10 ?

R : Non. Apocalypse 8:12 parle du moment où un tiers des lumières célestes est frappé, et Apocalypse 16:10 évoque le moment où le royaume de la bête est plongé dans les ténèbres. En revanche, Joël 2:10 fait référence à un assombrissement dû à des créatures ressemblant à des sauterelles, et non à un assombrissement des cieux.

Q : Dans Joël 2:12, 15, où devons-nous sonner de la trompette et appeler les gens à se tourner vers Dieu aujourd’hui ?

R : La réponse évidente est que nous devons la faire retentir là où ceux qui ont besoin de l’entendre peuvent l’entendre. Beaucoup de gens ne l’entendront jamais si nous ne faisons retentir la trompette que dans nos églises et lors de nos études bibliques. La radio (chrétienne et non chrétienne), la télévision, les sites web chrétiens, les articles et commentaires de blogues, ainsi que les réseaux sociaux sont autant de moyens de diffuser largement le message. Mais beaucoup de gens ont également besoin d’un message plus personnel. Parlez à vos amis et à vos collègues lorsque la situation le permet, afin qu’ils puissent entendre ce message.

Q : Dans Joël 2, 12-15, une fois que Dieu a annoncé un fléau, y a-t-il un moyen d’y échapper ?

R : Oui. Non seulement dans ce passage, mais aussi dans Jonas 3, 9-10, Amos 7, 1-6 et Jérémie 18, 5-10, il est montré que, bien que Dieu ne change pas, sa volonté révélée envers les hommes change lorsque ceux-ci se repentent.

Q : Dans Joël 2, 17, quelle est la signification du fait de pleurer entre le portique et l’autel ?

R : C’est là que les prêtres exerçaient leur ministère en sacrifiant les animaux que le peuple apportait. De plus, lorsque le peuple apportait les sacrifices, les prêtres étaient autorisés à prélever une partie du sacrifice pour leurs familles. Les prêtres se rendaient entre le portique et l’autel ; cela fait donc référence aux pleurs des prêtres.

Q : Dans Joël 2:17-18, quelles sont les deux raisons supplémentaires données pour sonner du cor de bélier à Sion ?

R : Les deux raisons sont : a) pour épargner le peuple de Dieu, et b) pour la gloire de Dieu. En d’autres termes, afin que l’héritage de Dieu ne devienne pas « un opprobre, un objet de mépris parmi les nations ».

Cela fait écho à notre rôle de sel et de lumière dans le monde : nous ne devons pas cacher notre lumière sous le boisseau, mais la laisser briller. Briller, c’est notamment montrer la vérité et la justice, et les opposer à l’erreur et à la méchanceté.

Q : Quelles sont les deux raisons données dans Joël 2, 18-19 pour expliquer pourquoi le peuple de Dieu voudrait faire ces choses ? Selon vous, quel est le lien avec le fait que nous soyons le sel du monde ?

R : Le verset 18 donne les deux raisons, et le verset 19 les explique.

Dieu est jaloux de son pays ; Dieu ne veut pas que son peuple soit un objet d’opprobre.

Dieu épargne son peuple, et il enverra du blé, du vin nouveau et de l’huile pour le rassasier.

Q : Dans Joël 2, 20, la grande armée du nord et « la puanteur insupportable » ont-elles un rapport avec Ézéchiel 39, 11-20 ; Apocalypse 16, 12-16 ; et/ou Apocalypse 19, 17-19 ?

R : Cela n’a pas de rapport avec Apocalypse 16:12-19, car ces événements se déroulent avant le Millénium. Il s’agit plutôt de la bataille de Gog et Magog après le Millénium, qui est également décrite dans Ézéchiel 39:11-20 et Apocalypse 20:8-10.

Q : Dans Joël 2:25, comment la rigueur de la restauration de Dieu se compare-t-elle à celle de sa discipline et de son jugement ?

R : Joël 1:4 montre l’exhaustivité de la discipline et du jugement de Dieu à travers les quatre sortes de sauterelles. Joël 2:25 montre une exhaustivité équivalente dans la restauration de ce que chacune des quatre sortes de sauterelles a dévoré.

Q : Dans Joël 2:25-27, qu’y a-t-il d’étonnant dans la promesse que Dieu a faite au peuple de Sion ? Cela fait-il référence a) au Millénium, b) au ciel, et/ou c) à notre vie actuelle sur terre ?

R : En mentionnant « vos fils et vos filles », ce passage laisse entendre qu’il s’agit de la terre, et non du ciel. Joël 2:28 fournit un indice partiel. Il commence par « Et après cela » et fait référence à quelque chose qui s’est accompli dans Actes 2:17-21. Il doit donc s’agir d’un événement sur terre antérieur au Millénium. Cela s’est produit comme un signe de l’action du Saint-Esprit d’une manière nouvelle.

Outre la discipline, par le biais des sauterelles ou d’autres moyens, Dieu peut également restaurer, même dans des domaines où nous pensons qu’Il ne le pourrait pas. Dieu peut apporter la prospérité pour compenser les années de disette, et/ou accorder une vie plus longue. Bien sûr, la vie éternelle au ciel est plus importante qu’une vie plus longue sur terre.

Q : Dans Joël 2, 28-32, cette prophétie s’est-elle accomplie le jour de la Pentecôte, dans Actes 2, 16 ?

R : Oui, mais cette prophétie a également un double accomplissement. Cela se produit au Jour du Seigneur. Le Jour du Seigneur est survenu lorsque Jésus est venu sur terre, et Actes 2:17-21 cite spécifiquement Joël 2:28-32. Le Jour du Seigneur désigne également un moment futur, lorsque Jésus reviendra.

De nombreuses prophéties, dont celle-ci, ont un double accomplissement. Elles se sont accomplies lors de la première venue de Jésus, et elles s’accompliront à nouveau lors de la seconde venue du Christ.

Q : Dans Joël 2, 30-32, la fausse religion appelée « bahaïsme », telle que décrite dans *Bahá’u’lláh et la Nouvelle Ère* (p. 277-278), enseigne que Joël 2, 30-32 et Matthieu 24, 29-30 font référence à Moïse, au Christ et à Mahomet, en ce sens que leurs enseignements étaient à l’origine comme un soleil, mais qu’ils ont tous été assombris par la corruption par la suite. Que répondriez-vous à cela ?

R : Ce n’est que le fruit de l’imagination que de prétendre qu’un soleil et une lune assombris font référence à la corruption spirituelle. Non seulement le Christ reviendra littéralement sur les nuages, comme le montre Actes 1, 9-11, mais Dieu Tout-Puissant peut assombrir le soleil et la lune, et Il le fera. Vous ne pouvez pas vous permettre de qualifier de « figuratif » tout ce que vous ne voulez pas voir comme vrai.

Q : Quel est le rapport entre Joël 2:32 et Romains 10:13 ?

R : Romains 10:13 cite Joël 2:32 et montre que tous ceux qui invoquent le nom du Seigneur, même les païens, seront sauvés. Joël 2:31 fait référence à la fois à l’obscurcissement du soleil lors de la crucifixion de Jésus et à l’obscurcissement qui se produira à la fin des temps. Joël 2:32 se rapporte à ces deux événements.

Q : Dans Joël 2:32, cela ressemble à une belle promesse rassurante jusqu’à ce que l’on lise les mots à la fin : « parmi le reste appelé par l’Éternel ». Pourquoi est-il si difficile pour une personne de faire partie de ce « reste » (littéralement, « survivants ») ici ?

R : Seuls environ 50 000 Juifs sont revenus de l’exil. À l’époque du Christ, seule une minorité de Juifs a accepté le Christ. Après l’Enlèvement, des gens continueront de venir au Christ, mais ils mourront pour leur foi. Apocalypse 6:9 parle de ceux qui sont violemment tués pour leur foi au cours de la grande tribulation.

Q : Dans Joël 2:32, en quoi sommes-nous appelés non seulement à être chrétiens, mais aussi à faire partie du reste, à être de véritables « survivants » ?

R : Sur le plan spirituel, que nous subissions ou non la persécution ou le martyre, nous avons la responsabilité de persévérer jusqu’à la fin.

Q : Dans Joël 3:1-12, quand le jugement dans la vallée de Josaphat aura-t-il lieu ?

R : Cela se produira avant le Millénium, à la fin de la Grande Tribulation de sept ans. Pour connaître la chronologie des événements, voir l’étude sur le livre de l’Apocalypse. Le « Bible Knowledge Commentary : Old Testament », p. 1319-1322, propose un tableau très complet harmonisant les passages bibliques relatifs à la fin des temps.

Q : Dans Joël 3:1-12, quels versets bibliques sont postmillénaristes, et lesquels sont prémillénaristes ?

R : Les véritables chrétiens amillénaristes croient que le millénium se déroule en ce moment même au Ciel, et que les descriptions avant et après le millénium font référence aux mêmes événements. Ils estiment qu’une lacune majeure de la vision prémillénariste consiste à distinguer ce qui précède le millénium de ce qui le suit.

Une réponse simple est que tous les événements remis en question par les amillénaristes sont prémillénaristes, à l’exception des événements postmillénaristes suivants :

Tout ce qui figure dans Apocalypse 20

Le jugement des anges mauvais : 1 Corinthiens 6:3

La résurrection des méchants : Daniel 12:2 ; Jean 5:29

Comme Apocalypse 20, 7-10 fait référence à Gog et Magog, certains estiment que les autres mentions de Gog et Magog dans Ézéchiel 38-39 sont postmillénaristes. D’autres pensent qu’elles sont prémillénaristes.

Q : Dans Joël 3:4, quelle est la différence entre le péché de la Philistie et celui de Tyr et de Sidon ?

R : Sidon n’était ni un ennemi ni un ami d’Israël, mais Tyr avait été un allié proche à l’époque de David et de Salomon. En effet, la méchante reine Jézabel était originaire de Sidon (1 Rois 16:31). Lorsque les Babyloniens détruisirent Jérusalem, Tyr et Sidon tirèrent profit du commerce des trésors et des esclaves israélites.

Dieu punit les deux villes de la même manière que l’avait prophétisé Joël. Les habitants de Tyr furent tués ou réduits en esclavage par Alexandre le Grand en 332 av. J.-C. Il tua 8 000 personnes lors de la prise de la ville, puis 2 000 autres par la suite, et en réduisit 30 000 en esclavage. Les habitants de Sidon furent quant à eux réduits en esclavage par le roi séleucide Antiochus III en 203 av. J.-C.

Q : Dans Joël 3,6, la mention des Juifs parmi les terres grecques indique-t-elle une date postérieure à l’exil ?

R : Non. Arvid S. Kapelrud mentionne qu’il existait un commerce d’esclaves actif aux VIe et VIIe siècles av. J.-C. (Joel Studies, p. 154-158). Les Grecs mycéniens sont arrivés en Grèce un peu avant l’époque de Moïse.

Gleason Archer, spécialiste de l’Ancien Testament, mentionne dans *Encyclopedia of Bible Difficulties* (p. 296) que des pièces de monnaie grecques datant de la fin du VIe siècle, issues des émissions de Pisistrate, ont été découvertes en Palestine, ce qui les situerait avant l’exil. Après avoir énuméré de nombreuses références à des mercenaires grecs dans des documents néo-babyloniens, il conclut : « À la lumière de telles données, il serait tout simplement naïf de supposer qu’un Joël de la fin du IXe siècle n’aurait pu rien savoir des Grecs, ou d’imaginer qu’aucun marchand d’esclaves ne se soit jamais rendu dans les ports grecs avec des captifs issus de raids esclavagistes au Proche-Orient. »

Cette formulation, selon laquelle les habitants de Tyr, de Sidon et de la Philistie vendaient des Juifs aux Grecs « pour les envoyer loin de leur patrie », indique en réalité une date antérieure à Alexandre le Grand. Comme le souligne When Critics Ask, p. 301, à l’époque d’Alexandre, les Grecs contrôlaient déjà le Moyen-Orient ; les esclaves n’auraient donc pas été envoyés très loin. Tous les habitants de Tyr avaient été réduits en esclavage par Alexandre ; ils n’étaient donc pas en mesure de vendre eux-mêmes des esclaves aux Grecs.

Voir la discussion sur Joël 1:1 pour la date.

Q : Dans Joël 3:4-8, pourquoi les Phéniciens vendaient-ils des Juifs comme esclaves ?

R : C’étaient des marchands, et ils achetaient et revendaient apparemment n’importe qui comme esclave. Joël fait remarquer cela, car les Phéniciens de Tyr et les Israélites avaient toujours été alliés et s’étaient entraidés auparavant. Si vous traitez vos amis comme si vous ne les connaissiez pas lorsqu’ils traversent des moments difficiles, alors quel genre d’ami êtes-vous ?

Q : Dans Joël 3:8, que savons-nous des Sabéens ?

R : Ce peuple vivait dans le sud-ouest de la péninsule arabique, dans ce qui est aujourd’hui le Yémen. C’est là que se trouvait l’ancien royaume de Saba.

L’Encyclopédie Britannica, volume 1 (1956), p. 678-682, présente l’alphabet sabéen (himyarite) composé de 28 lettres. On constate qu’il comporte environ 4 lettres similaires à l’alphabet brahmi de l’Inde, et 5 lettres similaires à l’alphabet araméen. Il présente 18 lettres similaires à l’éthiopien le plus ancien et 24 lettres similaires au libyen. Il comporte 21 lettres similaires au thamudénique et 12 lettres similaires au safahite d’Égypte.

Q : Dans Joël 3:10, pourquoi certaines nations se rassembleront-elles pour combattre Israël ?

R : Cela se produit à deux reprises : avant le Millénium (l’Armageddon) et après le Millénium (Gog et Magog). Comme ces batailles ont lieu avant et après, certains chrétiens, appelés amillénaristes, croient que le millénium de 1 000 ans est symbolique et se déroule actuellement au Ciel, et que les deux « batailles » ne sont que deux descriptions d’une même grande bataille.

Q : Joël 3:10 semble presque contredire Michée 4:3. L’ordre donné dans Joël 3:10 est-il quelque chose que Dieu souhaite que les croyants obéissants accomplissent, ou cet ordre a-t-il un autre but ?

R : Il ne s’agit pas d’un ordre adressé aux croyants ; il s’agissait plutôt d’une proclamation destinée aux nations, mentionnée en Joël 3:9. Le but de cette proclamation était d’inciter les nations à se rendre dans la vallée de Josaphat pour y être jugées par Dieu, comme indiqué en Joël 3:12-13.

Q : Dans Joël 3, 12, Dieu est-il assis pour juger, ou se tient-il debout pour juger, comme le dit Ésaïe 3, 13 ?

R : Puisque Dieu n’est pas limité à un corps humain physique, il s’agit dans les deux cas de métaphores. Toutefois, si vous souhaitez établir une distinction, l’ouvrage *When Critics Ask* (p. 301) souligne que Dieu « s’assoit » pour écouter chacun impartialement et « se tient debout » pour rendre son jugement.

Q : Quel est le rapport entre Joël 3:13, Ésaïe 63:2-4 et Apocalypse 14:14-20 ?

R : Tous ces passages font référence au même événement, à ceci près que Apocalypse 14, 14-20 en donne le plus de détails. Dans Apocalypse 14, 14-16, le Fils de l’Homme [Jésus] moissonne les croyants sur la terre. Puis, aux versets 18 à 20, les grappes de raisin sont récoltées pour être jetées dans le pressoir de la colère de Dieu. Dans Ésaïe 63, 2-4, la robe de Jésus est tachée de sang pour avoir foulé le pressoir de la colère.

La colère de Dieu envers l’humanité ne vient pas de nulle part, ni d’une nébuleuse stellaire. Elle provient plutôt de la terre, ou plus précisément, des vies remplies de péché que mènent les hommes sur terre, symbolisées par les raisins. Le jus est le produit final de ces vies pécheresses, qui reviendra sur la terre sous forme de colère.

Q : Quand l’événement décrit dans Joël 3, 15 se produit-il ?

R : Un obscurcissement du soleil s’est produit lors de la crucifixion du Christ, et le soleil et la lune s’assombriront tous deux pendant la tribulation. Cependant, Joël 3:15 fait référence à la bataille de la vallée de Josaphat, juste avant le Millénium.

Q : Dans Joël 3:16, comment l’Éternel peut-il à la fois « rugir depuis Sion » et servir de « refuge à son peuple » ?

R : Sur terre, un policier ou un marine peut aussi être un père attentionné. À combien plus forte raison Dieu, qui est Tout-Puissant, peut-Il être à la fois attentionné et protecteur !

Q : Dans Joël 3:19, quelles pourraient être certaines des raisons pour lesquelles Dieu inflige un châtiment aux nations dans cette vie ?

R : Lorsqu’une nation en attaque une autre, Dieu peut punir la première. Cependant, Joël 3:19 fait spécifiquement référence au jugement infligé aux autres nations qui ont attaqué Israël. Édom deviendrait « un désert dévasté » ; il n’existerait plus, ni en tant que pays ni en tant que peuple.

Q : Dans Joël 3:19, quand l’Égypte sera-t-elle dévastée ?

R : Les événements décrits dans Joël 3 se produiront à la fin des temps.

Q : Dans Joël 3, 20-21, quand Dieu purifiera-t-il le sang de Juda ?

R : Cela se produira à la fin des temps, lorsque Juda reviendra vers Dieu. Il s’agit probablement du même événement que celui décrit dans Zacharie 12, 10-13, 1.

Q : Dans Joël 3, 21, comment transmettre un message urgent mais négatif dans une société qui prône la pensée positive ?

R : Trois choses peuvent se produire : soit ils n’écouteront pas parce qu’ils ne trouvent pas cela important ; soit ils n’écouteront pas parce qu’ils pensent que vous exagérez et, là encore, que ce n’est pas aussi important que vous le dites ; soit ils n’entendent pas parce que vous êtes découragé et que vous ne leur en parlez pas dès le départ. Mais nous devons tout de même transmettre ce message, et même si la plupart des gens n’écouteront pas, certains le feront quand même. Ce n’est pas votre faute s’ils choisissent de ne pas écouter, mais c’est votre faute si vous avez l’occasion de leur parler et que vous ne le faites pas.

Dans une société occidentale qui valorise la « positivité » et ne veut pas entendre d’avertissements, de corrections ou de réprimandes, vous pouvez essayer de présenter les choses sous un angle positif, mais cela a ses limites. Il est difficile de rester fidèle à l’Évangile et d’expliquer à ces personnes qu’elles sont perdues, pécheresses, éloignées de Dieu, et qu’elles iront en enfer puis dans l’étang de feu à moins qu’elles ne se repentent et ne demandent à Dieu de transformer leur vie ratée. Tout comme nous devrions « dire non à la drogue », et tout comme vous devez dire à un proche qui se drogue qu’il a besoin d’aide et qu’il doit changer de vie, les gens ont besoin d’entendre qu’ils ont besoin de Dieu et qu’ils ont besoin de Lui pour changer de vie.

Comment leur faire passer ce message ? Tout d’abord, priez, non pas tant pour vous-même ou pour la transmission de votre message, mais pour eux et pour qu’ils reçoivent ce message. Cherchez toujours un moment propice, de préférence sans interruptions, où ils pourraient être réceptifs. Commencez peut-être par un terrain d’entente, quelque chose sur lequel vous et eux êtes d’accord. Étienne a essayé cette approche (bien qu’en vain) dans Actes 7, 1-50, et Paul l’a fait dans Actes 17, 22-27, Actes 23, 6 et Actes 24, 10-15. Soyez disposé à partager votre témoignage, comme Paul l’a fait dans Actes 22, 3-21. Partagez le message de l’Évangile, mais n’oubliez pas d’insister également sur l’urgence de ce message.

Même si vous faites tout cela, ce ne sera pas forcément facile pour autant. Pensez-vous pouvoir témoigner aussi bien que Jésus, Paul et les autres apôtres ? Probablement pas. Mais aux oreilles de certaines personnes, même les paroles de Jésus, de Paul et des autres n’étaient pas suffisantes. Mais comprenez bien qu’il nous est commandé d’accomplir une tâche qui, dès le départ, sera vouée à l’échec pour beaucoup, afin que certains de ceux qui entendent soient sauvés.

Q : Concernant Joël, quels sont certains des manuscrits les plus anciens qui existent encore aujourd’hui ?

R : Les manuscrits de la mer Morte : (vers 1 av. J.-C.) Il existe un exemplaire de Joël parmi les manuscrits de la mer Morte, appelé 4Q78 (= 4QXIIc), contenant Joël 1,10-20 ; 2,1,8-23 ; 4,6-21 ainsi que d’autres prophètes mineurs.

Nahal Hever est une grotte située près d’Engedi qui renferme un fragment des prophètes mineurs en grec (8 Hev XIIgr), contenant Joël 1, 12-14 ; 2, 2-13 ; 3, 4-9, 11-14, 17, 19-20 (correspondant au chapitre 4 dans certaines Bibles). Il a été rédigé entre 50 av. J.-C. et 50 apr. J.-C. Il a été caché pendant la révolte de Bar Kokhba contre Rome. Il s’agit d’une révision de la Septante, réalisée en Judée, et presque identique au texte massorétique.

Le rouleau des Petits Prophètes de Wadi Murabba’at (Mur XII) date d’environ 132 apr. J.-C. Il contient Joël 2,20,26-27 ; 3,1-5 ; 4,1-16 ainsi que d’autres petits prophètes. Le texte s’inscrit dans la tradition du texte massorétique.

Dans l’ensemble, les manuscrits de la mer Morte, ceux de Nahal Hever et ceux de Wadi Murabba’at ont conservé les versets suivants des trois chapitres de Joël : 1, 10-20 ; 1, 12-14 ; 2, 1, 8-23 ; 2, 2-13 ; 2:20, 26-27 ; 2:28-32 (= 3:1-5) ; 3:1-16 ; 3:4-9, 11-14, 17, 19-20 ; 3:6-21 (= chapitre 4 dans le texte massorétique). Voir *The Meaning of the Dead Sea Scrolls* pour plus de détails.

Les manuscrits de la Bible chrétienne, datant d’environ 350 apr. J.-C., contiennent l’Ancien Testament, y compris le livre de Joël. Parmi ceux-ci figurent le Vaticanus (325-350 apr. J.-C.) et l’Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.), dans lesquels les livres des douze petits prophètes étaient placés avant celui d’Ésaïe. Le livre de Joël est complet tant dans le Vaticanus que dans l’Alexandrinus.

Le Sinaiticus (340-350 apr. J.-C.) contient l’intégralité du livre de Joël, 1,1-4,21.

Q : Quels auteurs anciens ont fait référence à Joël ?

R : Parmi les auteurs pré-nicéens qui ont cité ou fait allusion à des versets de Joël, on trouve :

Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) cite Joël 2, 28 et suivants dans son *Dialogue avec Tryphon le Juif*, chap. 88, p. 243.

Méliton de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.) (implicitement) mentionne l’« Ancien Testament » et en énumère les livres. Il ne cite pas individuellement les douze petits prophètes, mais les appelle « Les Douze ». Fragment 4 du Livre des Extraits, vol. 8, p. 759

Théophile d’Antioche (168-181/188 apr. J.-C.) cite Joël 2, 16 comme provenant de Joël. Théophile à Autolycos, livre 3, chap. 12, p. 115

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite Joël 2, 28 comme étant « du prophète » dans le contexte d’Actes 2, 22-27. Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chap. 12.2, p. 430

Clément d’Alexandrie cite Joël 2, 28 comme étant du prophète Joël. Les Stromates (193-202 apr. J.-C.), livre 5, chap. 13, p. 465

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) cite Joël 2, 15 comme provenant de Joël. *Sur le jeûne*, chap. 16, p. 113.

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) « Il poursuit ensuite en proclamant, contre ce monde et cette dispensation (tout comme l’avaient fait Joël, Daniel et tous les prophètes d’une seule voix), qu’« il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles ; les nations seront dans l’angoisse et la perplexité ; la mer et les vagues rugiront ; les cœurs des hommes défailliront de peur et dans l’attente de ce qui va arriver sur la terre. » Sur la résurrection de la chair, chap. 22, p. 560-561

Origène (225-254 apr. J.-C.) cite Joël 2, 28 comme provenant du prophète Joël dans *De Principiis*, livre 2, chap. 7, p. 285. Il cite également Joël 2, 28 dans son *Commentaire sur Matthieu*, chap. 18, p. 426

Novatien (250/254-256/7 apr. J.-C.) cite Joël 2, 28 comme provenant du prophète Joël. Traité sur la Trinité, chap. 29, p. 640

Traité contre Novatien (vers 248-258 apr. J.-C.)

Cyrille de Carthage (248-258 apr. J.-C.) cite Joël 2, 12-13 comme provenant du prophète Joël. Lettres de Cyrille, lettre 51, chap. 22, p. 333

Méthode d’Olympe et de Patara (270-311/312 apr. J.-C.) cite Joël 2, 21-23 en attribuant ces paroles au prophète Joël. « Le Banquet des dix vierges », Discours 10, p. 350

Après Nicée

Aphrahat le Syrien (337-345 apr. J.-C.), *Démonstrations choisies*

Athanase d’Alexandrie (367 apr. J.-C.) (Implicite, car il mentionne les douze prophètes) « Il y a donc, dans l’Ancien Testament, vingt-deux livres au nombre ; […] puis les Prophètes, les douze étant comptés comme un seul livre… » Athanase, Lettre pascale 39, chap. 4, p. 552.

Éphrem le Syrien (350-378 apr. J.-C.)

Basile de Cappadoce (357-378 apr. J.-C.)

Cyrille d’Alexandrie (444 apr. J.-C.)

Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) mentionne les livres des Prophètes, tant ceux des Douze que les autres. Michée 3, 8 comme dans Michée, Joël 2, 28 comme dans Joël, Aggée 2, 4 comme dans Aggée, Zacharie 1, 6 comme dans Zacharie. Conférences catéchétiques, conférence 16.29, p. 122

Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.)

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.)

Pacien de Barcelone (342-379/392 apr. J.-C.) fait référence à « Joël le prophète » dans la Lettre 3, chap. 16.2, p. 58

Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.)

Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.) cite Joël 2, 15-17 comme provenant de Joël. Commentaire sur Zacharie 12, p. 305

Le Livre syriaque des degrés (= Liber Graduum) (350-400 apr. J.-C.) fait allusion à Joël 2, 28 (et Actes 2, 17). Préface des éditeurs syriaques, p. 4

Rufin (374-406 apr. J.-C.)

Jean Chrysostome (-407 apr. J.-C.) mentionne Joël 2, 16 comme étant de Joël dans le vol. 9, « Sur les statues », homélie 3.9, p. 358

Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres de l’Ancien Testament. Il aborde plus particulièrement la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, le Pentateuque, Job, Jésus fils de Nave [Josué], les Juges, Ruth, Samuel et les Rois (2 livres), les douze prophètes, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Esther, Esdras, Néhémie. Lettre 53, chapitres 7-8, p. 99-101.

Le pélagien Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.) a rédigé un commentaire complet sur le Livre de Joël.

Augustin d’Hippone (388 – 28 août 430 apr. J.-C.) mentionne Amos, Michée, Osée et Joël dans *La Cité de Dieu*, livre 18, chap. 27, p. 375

Jean Cassien (père du semi-pélagianisme) (419-430 apr. J.-C.)

Théodoret de Cyr (423-458 apr. J.-C.)

Q : Dans Joël, quelles sont certaines des différences de traduction entre l’hébreu et la Septante grecque ?

R : Selon *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 7, p. 235 : « Les versions de la LXX [Septante], de la Peshitta et de la Vulgate latine ne s’écartent que très légèrement du texte massorétique [texte massorétique] et les unes des autres. Un fragment de Joël récemment découvert à Wadi Murabba’at… s’inscrit dans la tradition du texte massorétique. » La Septante comporte toutefois des ajouts mineurs aux versets 1:5, 8, 18 ; 2:12 et 3:1. Elle divise également le livre en trois chapitres, tandis que le texte massorétique le divise en quatre. Voici les différences entre le texte massorétique (mentionné en premier) et la Septante dans le livre de Joël, en se concentrant principalement sur Joël 1:1-2:18.

Joël 1:1 « Pethuel » contre « Bethuel » (Septante)

Joël 1:2 « fils » contre « enfants »

Joël 1:5 « tous ceux qui boivent du vin » contre « vous tous (pluriel) qui buvez du vin jusqu’à l’ivresse »

Joël 1, 5 « sur le moût de raisin ; car il est retranché de votre bouche » vs « car la joie et l’allégresse sont retranchées de votre bouche »

Joël 1:6 « lionne » contre « lionceau »

Joël 1:7 « figuier » vs « figuiers »

Joël 1:7 « a brisé mes figuiers » vs « a fendu mes figuiers »

Joël 1:7 « a dépouillé ma vigne » vs « a fouillé ma vigne »

Joël 1:8 « se lamenter comme une vierge » vs « se lamenter plus qu’une vierge »

Joël 1:9 « ont été retranchés » vs « sont enlevés »

Joël 1:9 « Les prêtres […] se lamentent » vs « Lamentez-vous, prêtres »

Joël 1:10 « détruit » vs « a été flétri » (Septante) vs « désorienté » (latin et 1:11)

Joël 1:10 « l’olivier se flétrit » vs « l’huile se fait rare »

Joël 1:11 « Honte à vous, agriculteurs, hurlez, vignerons » vs « les agriculteurs sont consumés »

Joël 1:11 « des champs » vs « hors des champs »

Joël 1:12 « le figuier » vs « les figuiers »

Joël 1:12 « car la joie s’est tarie chez les fils des hommes » vs « car les fils des hommes ont aboli la joie »

Joël 1:13 « passer la nuit en sac » vs « dormir en sac »

Joël 1:15 « Hélas » vs « Hélas, hélas, hélas »

Joël 1:15 « la destruction venant du Tout-Puissant » vs « malheur sur malheur »

Joël 1:16 « La nourriture n’est-elle pas coupée ? » vs « Votre nourriture a été détruite »

Joël 1:17 « La semence se dessèche sous ses mottes ; les silos sont dévastés ; les greniers sont démolis » vs « Les génisses ont sursauté devant leurs mangeoires, les trésors sont anéantis, les pressoirs sont démolis »

Joël 1:18 « Comme gémissent les bêtes ! Les troupeaux sont affligés » contre « Que nous réservons-nous ? Les troupeaux ont pleuré »

Joël 1:18 « subissent le châtiment » vs. « sont dévastés » (Septante, Vulgate)

Joël 2:2 « une épaisse obscurité » vs « une brume »

Joël 2:2 « les peuples » vs « les peuples seront répandus sur les montagnes comme l’aurore »

Joël 2:3 « le paradis d’Éden » vs « le paradis des délices »

Joël 2:4 « courent » vs « poursuivent »

Joël 2:6 « tous les visages rougissent » vs « chaque visage sera comme la noirceur d’un chaudron » (Septante, Targums, Vulgate)

Joël 2:8 [absent] vs. la Septante dit : « et nul ne se tiendra à l’écart de son frère : ils avanceront chargés de leurs armes »

Joël 2:11 « terrifiant / effrayant » vs « glorieux »

Joël 2:11 « le supporter » vs « y résister »

Joël 2:16 « rassemblez les enfants, rassemblez les nourrissons » contre « rassemblez les nourrissons »

Joël 2:17 « pour devenir un proverbe parmi les nations » contre « afin que les païens règnent sur eux »

Joël 2:18 « sera jaloux… et aura pitié de son peuple » vs « était jaloux… épargna son peuple »

Bibliographie relative à cette question : la traduction hébraïque est tirée de la « Literal Translation » de Jay P. Green et la version de la Septante provient de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée « The Septuagint : Greek and English ». Le « Expositor’s Bible Commentary » ainsi que les notes de bas de page des Bibles NASB, NIV, NKJV et NRSV ont également été utilisés.

Sauf indication contraire, les citations bibliques sont tirées de *The Holy Bible, Berean Standard Bible* (BSB), qui a été placée dans le domaine public : https://berean.bible