< Question biblique tirée de Marc
Les questions qui concernent plusieurs Évangiles sont abordées dans le premier Évangile où elles apparaissent ou bien dans la section consacrée aux Évangiles.
Q : Dans l’Évangile selon Marc, quels sont certains des éléments distinctifs de cet Évangile ?
R : L’Évangile selon Marc est un évangile d’action. Marc utilise souvent le mot « aussitôt ». Il met l’accent sur le Christ serviteur. Il a guéri, nourri, chassé les démons et donné sa vie en rançon pour beaucoup. Treize miracles sont rapportés dans l’Évangile selon Marc. Le Christ est l’espoir des gens simples. Un passage clé est Marc 10, 45.
En ce qui concerne le langage, certains voient des similitudes entre les mots utilisés par Pierre et par Marc. Marc était en effet l’interprète de Pierre. Marc possède le vocabulaire le plus simple de tous les évangiles.
En ce qui concerne les similitudes, environ 90 % des versets de Marc ont un parallèle dans Matthieu.
Quant aux fausses religions, Marc 1, 9-11, ainsi que Matthieu 3, 16-17, sont de bons passages pour montrer aux pentecôtistes unitariens que le Père, le Fils et l’Esprit ne sont pas identiques ni simplement trois « modes » d’une seule personne.
Q : Dans l’Évangile selon Marc, que savons-nous de Marc en tant que personne ?
R : Marc était l’interprète de Pierre ; on pourrait donc, en un sens, qualifier l’Évangile selon Marc d’« Évangile de Pierre ». Cependant, Marc lui-même était probablement un témoin oculaire, et nous en sommes raisonnablement certains grâce à un détail que personne d’autre n’aurait relevé. Marc 14, 51 mentionne le jeune homme du jardin de Gethsémani qui s’est enfui nu. Les premiers chrétiens reconnaissaient également que Marc était l’auteur de cet Évangile.
L’Évangile selon Marc contient un plus grand nombre de mots latins que les autres évangiles, tels que « recensement », « denier », « légion » et « prétoire ». Marc est un prénom latin, tandis que Jean est un prénom hébreu. Le *Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 99, indique que des termes latins ont été utilisés à la place de leurs équivalents grecs dans Marc 5, 9 ; 6, 27 ; 12, 15, 42 ; 15, 16, 39. Dans deux expressions, en Marc 3, 6 et 14, 65, Marc utilise une construction latine et non grecque, comme si le latin avait été sa langue maternelle et qu’il avait appris le grec par la suite. La mesure romaine est utilisée en Marc 6, 48 et 13, 35. Des expressions araméennes sont traduites en grec en Marc 3, 17 ; 5, 41 ; 7, 11, 34 ; 9, 43 ; 10, 46 ; 14, 36 ; 15, 22, 34.
Q : Dans Marc, pourquoi n’y a-t-il pas de généalogie comme dans Matthieu et Luc ?
R : Les objectifs de Marc en écrivant semblent quelque peu différents de ceux de Matthieu et de Luc.
Matthieu s’adresse davantage aux Juifs, qui accordaient une grande importance à la généalogie ; il met l’accent sur le Christ en tant que roi, et la généalogie revêt une importance particulière pour les rois.
Marc met l’accent sur le fait que le Christ était un serviteur, et il met l’accent sur ses actions et son ministère.
Luc met l’accent sur l’humanité de Jésus et s’adresse sans aucun doute davantage à un public grec. C’est Luc qui rapporte le plus grand nombre de paraboles.
Jean met l’accent sur Jésus en tant que Dieu et se concentre sur les sept signes accomplis par Jésus.
Q : Marc, par son utilisation du terme « aussitôt », donne l’impression que le ministère de Jésus n’a duré que quelques mois, depuis la cueillette des épis pendant la moisson dans Marc 2 jusqu’à la Pâque au chapitre 11. Jésus, interrompu, p. 42
R : J’ai lu l’ensemble de la littérature chrétienne pré-nicéenne, à l’exception de deux ouvrages, ainsi qu’une grande partie de la littérature gnostique et ébionite qui nous est parvenue, et je n’ai trouvé aucun auteur pré-nicéen, qu’il soit chrétien ou gnostique, qui ait estimé que Marc indiquait que le ministère de Jésus n’avait duré que quelques mois. Les chercheurs devraient veiller à ne pas projeter leurs propres théories novatrices dans les écrits anciens. Je suis certain que chacun peut trouver toutes sortes d’impressions dans la Bible s’il s’y emploie suffisamment.
Q : Dans Mc 1, 2, Marc ajoute-t-il ici quelque chose à Mal 3, 1 ?
R : Marc a paraphrasé Malachie, juste avant de faire référence à Ésaïe.
Dans le texte massorétique, Malachie 3, 1 se lit comme suit : « Voici, j’envoie mon messager, et il préparera le chemin devant moi… » (Traduction littérale de Green)
Dans la Septante, Malachie 3, 1 dit : « Voici, j’envoie mon messager, et il inspectera le chemin devant moi… » (Sir Lancelot C.L. Brenton)
Marc 1, 2 dit : « Voici, j’envoie mon messager devant votre face, qui préparera votre chemin devant vous. » (Traduction littérale de Green) Notez l’ajout de « devant votre face » et de « votre/vous » à la place de « mon/moi ».
Deux points à prendre en compte dans la réponse.
1. Marc a modifié les pronoms, ce qui n’altère en rien le sens ici.
2. Étant donné que « devant moi » est la dernière expression, l’ajout de « devant votre face » à des fins de répétition et d’emphase ne modifie pas non plus le sens.
Q : Marc 1, 2 dit-il « dans les prophètes » ou « dans le prophète Ésaïe » ?
R : Il existe ici une variante manuscrite.
« Dans les prophètes » figure dans les manuscrits suivants : Alexandrinus, syriaque, copte bohairique, arménien, éthiopien, Irénée et d’autres manuscrits. Plus important encore, le Lectionnaire byzantin dit la même chose.
« Dans le prophète Ésaïe » ou « Dans Ésaïe le prophète » figure dans la plupart des autres manuscrits, notamment le Sinaitique, le Vaticanus, le copte sahidique, le gothique, le Bezae Cantabrigiensis, etc., qui mentionnent Ésaïe. Dans le Nouveau Testament grec (Aland et al., 3e édition), cette variante se voit attribuer un indice d’incertitude « A », ce qui signifie qu’il est « pratiquement certain » qu’Ésaïe était mentionné.
Il s’agit là d’un passage intéressant où le Textus Receptus s’écarte de la famille des textes byzantins, alors que la KJV et la NKJV suivent le Textus Receptus.
Q : Dans Mc 1,2, Ésaïe a-t-il dit tout cela ?
R : Non, il s’agit d’une énumération de trois prophéties (Exode 23, 20 (LXX), Malachie 3, 1 (textes massorétiques) et Ésaïe 40, 3 (LXX)). Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 102, indique que cela reflète une pratique courante consistant à citer plusieurs passages ayant un thème commun. Chaque prophétie associe l’attente pleine d’espoir d’un précurseur à un avertissement en cas de désobéissance. C’est ce qu’on appelle une « chaîne de témoignages ».
Q : Dans Mc 1, 2, quelles sont les différences entre ces versets de l’Ancien Testament dans le texte massorétique et dans la traduction de la Septante (LXX) ?
R : Marc 1, 2 est une chaîne de témoignages (également appelée « fusion ») composée de trois versets.
Exode 23, 20 dans le texte massorétique dit : « Voici, je vais envoyer un ange devant vous pour vous protéger en chemin et vous conduire vers le lieu que j’ai préparé. » La traduction de la Septante (LXX) dit : « Et voici, j’envoie mon ange devant toi, afin qu’il te conduise dans le pays que j’ai préparé pour toi. »
Dans le texte massorétique, Malachie 3:1 dit : « Dégagez le chemin », tandis que la traduction de la Septante (LXX) dit : « Inspectez le chemin ».
Ésaïe 40:3, dans le texte massorétique, dit : « celui qui crie… une grande route dans le désert ». La traduction de la Septante (LXX) dit : « celui qui crie… les sentiers ».
La traduction hébraïque est tirée de la « Literal Translation » de Jay P. Green. La version de la Septante est tirée de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée « The Septuagint : Greek and English ».
Q : Dans Mc 1, 4, qu’est-ce que la rémission des péchés exactement ?
R : La rémission des péchés équivaut au pardon des péchés. Avant l’époque de Jésus, les Israélites effectuaient des ablutions rituelles répétées à des fins de purification. Jérusalem comptait de nombreux « mikvahs », qui étaient des bassins cérémoniels destinés au lavage. Les Juifs pratiquaient également des « baptêmes » uniques pour les convertis païens afin de les purifier de leur impureté païenne. Le baptême d’eau est un acte que nous accomplissons en signe de notre salut. C’est également le gage d’une bonne conscience envers Dieu (1 Pierre 3, 21).
Voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 404-406, pour une réponse plus détaillée.
Q : Dans Mc 1, 4.9 et Lc 3, 3, puisque le baptême était destiné au pardon / à la rémission des péchés, pourquoi Jésus a-t-il été baptisé, alors qu’il était sans péché selon Hébreux 4, 15 ; 2 Corinthiens 5, 21 ; Jean 8, 46 et 1 Pierre 1, 19 ?
R : Jean-Baptiste se posait apparemment la même question lorsqu’il a demandé à Jésus pourquoi il se faisait baptiser, en Matthieu 3, 14. Jésus a fait allusion à la réponse dans Matthieu 3, 15-16. Jésus n’a pas dit qu’il se faisait baptiser pour le pardon, mais il a dit que c’était pour « accomplir toute justice ». Nous devons suivre l’exemple du Christ, et le Christ s’est fait baptiser.
Q : Dans Marc 1, 5, puisque « toute la Judée » est sortie pour voir Jean, cela signifie-t-il « tout le monde » ?
R : Non. Il n’est pas question de chaque personne, mais cela signifie plutôt que de nombreuses personnes venues de toutes les régions de la Judée sont allées voir Jean.
Q : Dans Mc 1, 8, comment Jésus baptise-t-il du Saint-Esprit ?
R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Lorsqu’une personne se repent et croit en Christ, elle est régénérée en Christ et baptisée du Saint-Esprit.
2. Le Saint-Esprit vient alors habiter en elle.
3. Tous les chrétiens ont le Saint-Esprit. (Romains 8, 10, 11, 15)
4. Le fait de recevoir le Saint-Esprit précède le baptême d’eau, comme le montre Actes 10, 44-48.
Q : Dans Marc 1:10, puisque le Saint-Esprit est descendu du ciel sous la forme d’une colombe, cela montre-t-il que le Saint-Esprit n’est pas une personne, comme pourraient le penser les Témoins de Jéhovah ?
R : Non. Le fait de pouvoir apparaître sous la forme d’une colombe ne limite en rien l’intelligence, les émotions ou les autres caractéristiques du Saint-Esprit. De même, dans l’Ancien Testament, le fait que Dieu soit apparu sous la forme d’un buisson ardent ne diminuait en rien sa nature divine.
Q : Dans Mc 1, 12, pourquoi le Saint-Esprit a-t-il envoyé Jésus dans le désert pour qu’il y soit tenté ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Peut-être fallait-il régler cette question avant que Jésus puisse commencer son ministère. Si vous êtes chrétien, y a-t-il des tentations sur lesquelles vous devez constamment remporter la victoire avant que Dieu puisse vous utiliser de manière plus importante ?
Q : Dans Mc 1, 14, l’« Évangile du royaume de Dieu » est-il identique à l’« Évangile du Christ » ?
R : Oui, sauf qu’à ce moment-là, Jésus ne prêchait pas encore au sujet de sa mort, de sa résurrection et de son retour. Ce que Jésus prêchait ici n’était donc qu’une partie de son message ultime.
Q : Dans Mc 1, 14-15, pourquoi Marc a-t-il commencé par le ministère en Galilée, en omettant le premier ministère en Judée décrit dans Jean 1, 1-4, 54 ?
R : Jésus a commencé son ministère en Galilée. Jean 1, 43-2, 12 se déroule en Galilée. Jean 2, 13-4, 3 se déroule en Judée, et Jean 4, 4-42 en Samarie. Marc n’a pas rapporté ces passages. Bien que Marc n’en donne pas la raison, il se pourrait qu’il n’ait pas accompagné Jésus au début de son ministère et qu’il n’ait pas consigné ce que Pierre en a dit.
Soit dit en passant, la Galilée ne mesurait que 30 miles de large et 60 miles de long. À titre de comparaison, la Galilée est légèrement plus grande que l’État de Rhode Island (37 miles de large sur 48 miles de long) et que le Luxembourg (35 miles de large et 57 miles de long).
Q : Dans Mc 1, 15, comment le royaume de Dieu pouvait-il être proche ?
R : Le royaume de Dieu était proche, il est ici en nous, et il viendra.
Était proche : Jésus est le roi des rois, et là où Il se trouve, on peut dire que le royaume de Dieu est proche.
Il est ici en nous : le royaume de Dieu est aujourd’hui au sein des croyants. Cependant, il ne s’est manifesté sous aucune forme visible sur la terre. Une personne qui croit en Christ est devenue citoyenne du royaume de Dieu.
Viendra : le royaume de Dieu ne se réalisera de manière visible dans ce monde qu’au moment où le Messie reviendra et établira son royaume sur la terre.
Q : Dans Mc 1, 16-18, en quoi le fait de gagner des disciples s’apparente-t-il à la pêche ?
R : Les deux sont un art. Les deux exigent de la patience, de l’habileté, du discernement, de la persévérance et de la discrétion. La discrétion consiste à se mettre en retrait et à placer le Christ au premier plan.
Q : Dans Mc 1, 16-45, quelles sont les cinq affirmations d’autorité que Jésus a faites dans Marc 1 ?
R : Voici les cinq façons dont Jésus a affirmé son autorité dans ce passage.
Mc 1, 16-20 : Jésus revendique l’autorité d’appeler les gens à devenir ses disciples.
Mc 1, 21-22 : Jésus revendique son autorité dans son enseignement.
Mc 1, 23-28 : Jésus revendique son autorité sur les esprits impurs.
Mc 1, 29-34 : Jésus revendique son autorité sur la maladie, tant la fièvre que les maladies en général.
Mc 1, 39-45 : Jésus revendique son autorité spécifiquement sur la lèpre.
Q : Dans l’Évangile selon Marc, nous voyons que Jésus garde secrète sa messianité (Mc 1, 24 ; 1, 34 ; 5, 43 ; 8, 30 ; 9, 9), mais dans les autres Évangiles, nous le voyons généralement attirer ouvertement l’attention des gens sur lui en tant que Fils de Dieu, par ses paroles ou ses actes. Pourquoi ?
R : Au début de son ministère auprès des Juifs, Jésus s’est présenté comme quelqu’un qui accomplissait les œuvres de Dieu, puis plus tard comme le Messie, le Fils de Dieu. Cette discrétion initiale ne se retrouve pas seulement chez Marc ; on ne trouve d’ailleurs aucune mention de son identité de Messie ou de Fils de Dieu dans Matthieu 5,1-11,24. Après la mort de Jean-Baptiste, Jésus se révèle davantage à partir de Matthieu 11, 27. Dans Luc 6, 5, Jésus affirme qu’Il est le Seigneur du sabbat, mais Il ne va pas plus loin jusqu’à ce que le Père accomplisse le miracle de la Transfiguration dans Luc 9. Bien sûr, lorsque Jésus a demandé à Simon-Pierre qui, selon les gens, Il était, Il est devenu plus direct.
Q : Dans Marc 1, 24, pourquoi les démons ont-ils reconnu Jésus publiquement ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Peut-être voulaient-ils révéler trop tôt le secret de Jésus, à savoir qu’il était le Messie, mais cette raison n’est pas très plausible. Il est plus probable qu’ils espéraient que, s’ils reconnaissaient Jésus, celui-ci laisserait les démons tranquilles afin qu’ils puissent rester à l’intérieur de ces personnes. C’était peut-être le raisonnement des démons, ou bien, à l’inverse, les démons n’agissent pas nécessairement toujours de manière rationnelle.
Q : Dans Mc 1, 24-26, y avait-il un seul démon ou plusieurs à l’intérieur de cet homme ?
R : Les deux cas sont possibles. Quatre points sont à prendre en compte pour répondre à cette question.
1. Lorsque Marc 1, 24 utilise le « nous », cela peut faire référence à plusieurs démons, à un seul démon et à l’homme, à plusieurs personnalités chez l’homme ou à un seul démon.
2. Dans Marc 1, 25-26, Jésus ne s’est adressé au démon qu’en tant qu’entité unique.
3. Le démon aurait pu n’être qu’un seul, mais s’être fait passer pour plusieurs.
4. Rien n’indique qu’un démon doive nécessairement être un individu, à l’instar d’un animal. Rien dans les Écritures n’interdit que certains démons puissent ressembler à des plantes ou à des cellules qui se divisent, bien que les Écritures ne se prononcent pas sur cette hypothèse.
Q : Dans Mc 1, 34 ; 3, 11-12 ; Lc 4, 34-35 et Lc 4, 41, pourquoi Jésus n’a-t-il pas permis aux démons de parler ?
R : Tous ces épisodes se sont produits au début du ministère de Jésus. Marc 1, 34 indique que c’était parce que les démons savaient qui était Jésus. Un homme guéri au début du ministère de Jésus avait reçu l’ordre de n’en parler à personne (Marc 1, 44-45). Lorsque Pierre a confessé que Jésus était le Christ, Jésus a alors ordonné aux disciples de ne le dire à personne (Matthieu 16, 20 ; Marc 8, 30). Ainsi, la raison était probablement que Jésus ne souhaitait pas encore que l’on annonce qu’Il était le Messie. Il voulait que les gens observent Sa vie, Son enseignement et Ses miracles, et qu’ils aient le temps de se forger leur propre opinion.
Voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 406-408, pour en savoir plus sur les raisons pour lesquelles Jésus souhaitait que cela reste secret à ce moment-là.
Q : Dans Mc 1, 37, puisque « tous » cherchaient Jésus, est-ce que chaque personne sans exception cherchait Jésus ?
R : Presque toutes les personnes des environs immédiats cherchaient Jésus pour une raison ou une autre. Malheureusement, cela ne signifie pas que tout le monde cherchait le salut auprès de Jésus. Beaucoup cherchaient peut-être simplement Jésus pour le frisson de voir un miracle.
Q : Dans Mc 1, 38, pourquoi Jésus ne restait-il pas très longtemps au même endroit ?
R : Apparemment, Jésus ne comptait pas sur la répétition pour attirer les gens vers lui. Une fois que les gens avaient suffisamment d’informations pour se forger une opinion à son sujet, Jésus passait à d’autres qui ne l’avaient pas encore vu.
Q : Dans Mc 1, 40-41, quel genre de doute le lépreux avait-il ?
R : Le lépreux ne doutait pas que Jésus possédât la puissance de Dieu pour le guérir, mais il doutait que Jésus veuille le guérir. De nos jours, certains sceptiques doutent de la puissance de Dieu. D’autres, en revanche, doutent de l’amour de Dieu ou de sa volonté de prendre soin de nous.
Jésus a montré qu’Il se souciait personnellement de cet homme. Selon la loi, une personne qui touchait un lépreux devenait impure. Jésus ne s’est pas contenté de prononcer la guérison du lépreux, Il l’a touché.
Q : Dans Mc 1, 40-44, le lépreux était-il bon ou non ?
R : Le lépreux a changé. Il n’était ni tout à fait bon ni tout à fait mauvais avant ou après le miracle, mais il a changé après celui-ci. Avant le miracle, le lépreux est venu humblement demander à Jésus avec foi, croyant en la puissance du Christ. Cependant, le lépreux semblait douter que Jésus veuille ou non le guérir. D’un autre côté, le lépreux a offert à Jésus une issue de courtoisie, au cas où Jésus ne voudrait pas le guérir pour l’instant. Après ce grand miracle, le lépreux a eu envie de le raconter à tout le monde. Normalement, on pourrait penser que c’est une bonne chose. Mais Jésus a demandé au lépreux d’obéir d’une manière très simple : ne pas parler de ce miracle à tout le monde – du moins pas encore. Le lépreux n’a même pas pu obéir à cette seule et simple demande.
Q : Dans Mc 1, 44-45, pourquoi cet homme a-t-il désobéi à Jésus et a-t-il raconté à tout le monde sa guérison ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais aujourd’hui, nous voyons des personnes qui veulent profiter des bénédictions et des bienfaits du christianisme, mais qui n’ont aucune notion d’obéissance ni de responsabilité. En dehors du christianisme, ce phénomène est peut-être encore plus répandu. Certains voient dans l’attrait du New Age et d’autres mouvements spirituels la promesse d’une spiritualité sans aucune obligation.
Il ne s’agissait pas ici de psychologie inversée ; Jésus ne voulait pas que cet homme en parle aux autres avant l’heure.
Q : Dans Mc 2, 4, comment ont-ils pu découvrir le toit et faire descendre l’homme ?
R : À l’époque, les maisons ordinaires étaient généralement construites en chaume, avec de la boue séchée et un peu de bois. Il leur a suffi d’enlever le chaume et de creuser à travers la boue séchée.
Cela a peut-être été embarrassant tant pour le paralytique que pour ses amis, mais ils n’y pensaient probablement pas, leur seul souci étant de voir leur ami guéri. Seriez-vous prêt à passer par le toit pour un ami ?
Q : Dans Mc 2, 7, pourquoi les scribes ont-ils conclu que Jésus blasphémait en disant que les péchés de cet homme étaient pardonnés ?
R : Les Juifs étaient conscients du fait que, pour qu’il y ait pardon et réconciliation, le coupable doit demander pardon à celui qu’il a lésé, et que celui qui a été lésé doit le lui accorder. Lorsque Jésus accordait le pardon, il se substituait à Dieu. Le simple fait de « pécher » ne constituerait pas une offense envers Jésus lui-même – à moins que Jésus ne fût Dieu.
Dans Marc 2, 8-9, s’il est tout aussi facile de dire une chose que l’autre, il est tout aussi impossible pour un simple humain de faire l’une comme l’autre.
Q : Dans Mc 2, 10, aurait-ce été un blasphème de la part de Jésus de dire que ses péchés étaient pardonnés, si Jésus n’était pas Dieu ?
R : Dans ce contexte, oui. Cependant, Jésus a proclamé par la suite le pardon de Dieu pour ceux qui se repentent et se tournent vers le Christ, et nous pouvons proclamer au nom de Dieu ce qu’Il a proclamé. Ainsi, il est acceptable que les protestants comme les prêtres proclament que les péchés d’une personne sont pardonnés, puisqu’ils ne prétendent pas détenir eux-mêmes ce pouvoir, mais proclament ce que Dieu a dit. Ce serait certainement une parole difficile à accepter pour certains des auditeurs de Jésus. Parfois, Dieu nous donne toutefois des paroles difficiles, afin que nous les assimilions et parvenions à une compréhension nouvelle et plus profonde de qui Il est.
Q : Dans Mc 2, 15, Jésus avait-Il sa propre maison ?
R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. La mère de Jésus vivait quelque part, et le « port d’attache » de Jésus se trouvait à Capharnaüm ; il est donc possible que Jésus y eût une maison.
2. Le mot « sa » fait ici plus probablement référence à Lévi qu’à Jésus ; il s’agit donc de la maison de Lévi, et non de celle de Jésus.
3. Bien sûr, dans un autre sens, Jésus, en tant que Dieu, est propriétaire de toutes les maisons du monde. Cependant, ce n’est pas le sens de « sa » maison ici.
Q : Dans Mc 2,17, pourquoi Jésus a-t-il dit qu’il n’appelait pas les justes ?
R : Jésus n’excluait personne, comme le montre Romains 3, 3-10, 23-24, puisque personne n’était juste. Ce que Jésus voulait dire ici, c’est qu’il ne sauvait pas ceux qui se croyaient si justes qu’ils n’avaient pas besoin d’un sauveur.
Q : Dans Mc 2, 18-20, pourquoi les disciples de Jésus jeûnaient-ils pas ?
R : De nombreux Juifs jeûnaient par coutume et par tradition, et non par dévotion envers Dieu ; les disciples n’avaient donc pas besoin de jeûner pour cette raison. Les chrétiens jeûnent encore aujourd’hui pour se concentrer dans leurs prières, et comme un autre moyen d’exprimer leur tristesse ou le sérieux de leur demande adressée à Dieu.
Sur une note plus légère, vous pouvez considérer tout chrétien qui a besoin de perdre quelques livres et y voir une personne qui dispose d’un merveilleux potentiel pour exprimer ses prières par le jeûne.
Plus sérieusement, les chrétiens jeûnent également pour se rapprocher de Dieu. Jésus n’était pas opposé au jeûne, mais comme les disciples étaient déjà auprès de lui, ils n’avaient pas besoin de jeûner dans ce but à ce moment-là.
Q : Dans Mc 2, 21-22 et Mt 9, 16-17, quelle est la signification des deux paraboles du vêtement et des outres à vin ?
R : Les pharisiens affirmaient qu’il fallait suivre la tradition du jeûne à cette époque, tandis que Jésus affirmait que l’Évangile était quelque chose de fondamentalement nouveau.
Extérieurement, il arrive parfois que l’on ne puisse pas greffer des éléments nouveaux sur des éléments anciens, car ces derniers ne peuvent pas les supporter.
Intérieurement, il arrive que les anciennes formes ne puissent contenir de nouveaux contenus sans se briser.
En ce qui concerne plus particulièrement l’Évangile, vous ne pouvez pas simplement le greffer sur ce que vous connaissez déjà de l’Ancien Testament ; il ne s’agit pas d’une simple reformulation de ce qui figure dans l’Ancien Testament, mais d’un « mystère » qui n’avait été qu’évoqué jusqu’à la venue du Christ.
Soit dit en passant, il existe une certaine incertitude quant à savoir si le terme « ancien » dans ces deux paraboles désignait l’Ancien Testament, ou l’Ancien Testament complété par les traditions des pharisiens. Quelles que soient les traditions juives ou religieuses d’une personne, la Bonne Nouvelle n’est pas quelque chose que l’on peut simplement ajouter à n’importe quelle tradition préexistante. Enfin, gardez votre cœur ouvert à Dieu ; Il pourrait vouloir vous révéler de nouvelles choses auxquelles vous ne vous attendez pas.
Q : Dans Mc 2, 22, comment les organisations en viennent-elles à ressembler à de vieilles outres et à perdre leur capacité à s’adapter à de nouvelles réalités ?
R : Lorsqu’elles confondent les buts avec les objectifs. Même si les objectifs pouvaient à l’origine être adaptés au but, ils peuvent devenir obsolètes, ou des objectifs plus importants peuvent apparaître. Elles continuent alors à suivre les objectifs initiaux par souci de tradition ou pour respecter la procédure. Même avec des objectifs nouveaux et valables, de bons objectifs intégrés à un bon processus ne peuvent pas couvrir tous les cas de figure. Lorsque les organisations et les personnes perdent leur souplesse d’adaptation et leur capacité à faire des compromis sur des points sans importance, elles risquent alors de perdre leur utilité.
Q : Dans Mc 2, 23-24, en quoi le fait de cueillir du blé serait-il considéré comme répréhensible ?
R : L’Ancien Testament ne dit pas qu’il y avait quoi que ce soit de répréhensible à cela. Cependant, les pharisiens considéraient toute cueillette de grain, aussi minime soit-elle, comme une moisson. Comme la moisson du grain était un travail, ils l’interdisaient le jour du sabbat.
Q : Dans Mc 2, 26, cela se passait-il à l’époque d’Abiathar ou de son père Ahimélec ?
R : L’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 909, affirme qu’il s’agit d’une « erreur factuelle », mais il se trompe sur ce point. Abiathar et Ahimélec étaient tous deux en vie à cette époque, bien que le père d’Abiathar, Ahimélec, ait été tué peu de temps après. Selon l’Encyclopédie des difficultés bibliques (p. 362), l’expression grecque utilisée ici, epi Abiathar archiereos, signifie simplement « à l’époque d’Abiathar, le grand prêtre ». Non seulement Abiathar était alors en vie, mais il était également présent lorsque ces événements se sont produits. Cette expression revient à dire « à l’époque de David, le souverain d’Israël », même si David n’est devenu souverain d’Israël que plus tard.
En résumé, cela s’est passé à l’époque d’Abiathar, qui devint plus tard grand prêtre. Comme le conclut l’ouvrage *When Critics Ask* (p. 370) : « C’était à l’époque d’Abiathar, mais pas pendant son mandat. »
Q : Dans Mc 2, 27, puisque le sabbat a été fait pour l’homme (anthropos en grec), cela signifie-t-il que toute l’humanité doit observer le sabbat ?
R : Non, pour trois raisons.
1) Même si l’humanité tout entière avait reçu l’ordre de l’observer, après la résurrection de Jésus, le Nouveau Testament indique, dans Colossiens 2, 16-17, que les sabbats (ainsi que les nouvelles lunes et les lois alimentaires) n’ont plus besoin d’être observés. L’Ancienne Alliance est désormais caduque, selon Hébreux 8, 13.
2) Même à l’époque de l’Ancien Testament, Dieu n’a ordonné à personne d’autre qu’aux Juifs d’observer le sabbat. Les sabbats, les fêtes et les nouvelles lunes constituaient une ordonnance perpétuelle pour Israël, selon 2 Chroniques 2, 3.
3) Dans Marc 2, 27, le mot anthropos est simplement un terme générique désignant un homme (ou un mâle). Mais il ne faut pas accorder trop d’importance au fait qu’anthropos désigne tous les hommes, car les femmes étaient elles aussi censées observer le sabbat. Cependant, le sabbat n’a jamais été imposé à quiconque d’autre qu’aux Juifs, car il s’agissait d’un signe réservé à Dieu et à Israël, selon Exode 31, 12-13. Au ciel et aujourd’hui, le repos sabbatique dont il est question dans Hébreux 3-4 (qui s’étend désormais à chaque jour, aujourd’hui et à l’avenir) est offert à tous les croyants mentionnés dans l’épître aux Hébreux.
D’une manière générale, nous et les adventistes du septième jour pouvons convenir (ou du moins devrions convenir) que :
a) Si nous avions été juifs à l’époque de l’Ancien Testament, nous aurions dû observer le sabbat.
b) Mais même si nous avions été juifs à l’époque du Nouveau Testament, après la résurrection du Christ, nous aurions dû obéir à Paul (ainsi qu’aux autres auteurs du Nouveau Testament et à Jésus).
c) Lorsque le Nouveau Testament modifie, abroge ou ajoute quelque chose à l’Ancien Testament, c’est le Nouveau Testament qui prime.
d) Nous devrions nous préoccuper davantage de ce que Dieu a enseigné et ordonné dans la Bible que des choses dont Dieu n’a pas parlé.
Q : Dans Mc 3,6, en quoi les pharisiens et les hérodiens (alias les sadducéens) se montrent-ils hypocrites ici ?
R : On peut être « respectueux de la loi » tout en étant mauvais (certains avocats pénalistes le savent bien). Les Juifs avaient des lois interdisant de tuer des animaux le jour du sabbat, mais comme il n’existait aucune loi écrite interdisant de comploter le jour du sabbat pour tuer leur Messie, ils pensaient apparemment que cela ne posait pas de problème. Nous sommes au début du ministère de Jésus, et même s’ils refusaient d’accepter Jésus comme leur Messie, ils complotaient pour tuer un homme qui, de leur point de vue, n’avait enfreint aucune loi méritant la mort.
Les pharisiens avaient le cœur endurci, en ce sens qu’ils avaient choisi de ne pas vouloir écouter. Aujourd’hui encore, il arrive souvent que les gens ne veuillent pas écouter. Parfois, ce n’est pas par choix, mais parfois, ça l’est.
Comme le roi Hérode avait fait exécuter Jean-Baptiste, ils espéraient peut-être pouvoir persuader Hérode de faire de même avec Jésus.
Q : Dans Mc 3, 11-12, pourquoi Jésus n’acceptait-il pas un témoignage véridique à son sujet, alors qu’il provenait de démons ? Existe-t-il aujourd’hui des témoignages que Dieu n’accepte pas ?
R : La réponse comporte plusieurs aspects.
Les démons détournent le message : lorsque les gens entendaient les démons louer Jésus, cela donnait l’impression qu’ils étaient de son côté. Après le départ de Jésus, les gens pouvaient encore être disposés à écouter ces démons, car après tout, ils louaient Jésus. Paul a chassé un démon d’une jeune fille dans Actes 16, 16-19 pour une raison similaire. Aujourd’hui, les chefs de sectes rendent souvent hommage à Jésus par leurs paroles, mais enseignent ensuite des choses qui montrent qu’ils ne croient pas à ce que Jésus a enseigné et ordonné.
Dieu connaît le cœur : Jésus n’a jamais accepté le témoignage des démons. Quant aux hommes, 1 Samuel 16, 7 dit que les hommes regardent à l’apparence extérieure, mais que Dieu regarde au cœur. Dieu se soucie moins des paroles que nous prononçons que de l’état de notre cœur lorsque nous les prononçons. Aujourd’hui, certains peuvent louer Dieu par hypocrisie, mais sans sincérité.
Q : Dans Marc 3, 14 et 19, puisque Jésus a désigné douze disciples, comment se fait-il que l’un d’entre eux, Judas Iscariote, ait par la suite trahi Jésus ?
R : Actes 2, 23 dit que Jésus a été livré à la mort selon le dessein déterminé et la prescience de Dieu. C’est Judas qui a choisi de trahir Jésus, mais Judas a été placé dans une situation où il a pu exercer ce choix.
Beaucoup de gens ont peut-être eu le sentiment d’avoir été trahis par Jésus dans Jean 13, 21. Ils pouvaient interpréter ses miracles et ses déclarations comme signifiant qu’il avait le pouvoir de chasser les Romains, mais qu’il avait choisi de ne pas le faire. Si vous pensez que Dieu est là pour servir vos desseins, tôt ou tard vous vous sentirez probablement trahi par Dieu vous aussi, jusqu’à ce que vous réalisiez que nous sommes ici pour servir ses desseins, et non l’inverse.
Q : Dans Marc 3, 14-19, pourquoi Jésus a-t-il voulu avoir douze disciples ?
R : Nous ne le savons pas avec certitude, mais nous pouvons distinguer au moins trois raisons.
Pour qu’ils puissent apprendre en étant à ses côtés.
Pour que Jésus puisse les envoyer prêcher
Pour qu’ils aient le pouvoir de guérir les malades et de chasser les démons.
Q : Dans Mc 3, 14-19, pourquoi pensez-vous que Jésus n’a choisi ni experts en Écritures ni personnes qui prêchaient déjà ?
R : Parmi les douze disciples, quatre étaient des pêcheurs, un était un collecteur d’impôts et un autre un zélote. Nous ne savons rien des six autres. Mais aux yeux du monde, ils semblaient tous être des hommes ordinaires. Ce n’est pas qui vous êtes lorsque vous venez à Christ qui importe ; c’est plutôt ce que Christ fait de vous qui importe.
Q : Dans Mc 3,17, en quoi le mot « boanerges » signifie-t-il « fils du tonnerre » ?
R : On leur a donné ce surnom en raison de leur tempérament colérique. Le mot « boanerges » est une translittération grecque de l’araméen « benai regesh », qui signifie « fils de la colère ». Cependant, le passage de « regesh » à « nerges » n’est pas très proche.
Q : Dans Mc 3, 27, qu’est-ce que sont, ou qui sont, les « possessions de Satan » dont il est question ici ?
R : Il y a des personnes prisonnières de l’esclavage de Satan. Personne n’aime que l’on touche à ce qu’il considère comme lui appartenant, et Satan n’aime pas cela non plus. Mais nous devons prendre ce que Satan considère comme sien et l’amener à Dieu.
Q : Dans Mc 3, 31-35, pourquoi Jésus a-t-il mentionné ici sa mère, ses frères et ses sœurs ?
R : Jésus aimait et chérissait sans aucun doute sa famille, mais celle-ci ne primait pas sur la suite de Dieu et sur son ministère. Sa famille a parcouru environ 30 miles depuis Nazareth jusqu’à Capharnaüm pour ramener Jésus, mais celui-ci n’avait pas l’intention de les accompagner. Nous devons, nous aussi, adopter la bonne attitude. Nous devons obéir à nos parents dans le Seigneur, mais il arrive parfois que nous devions désobéir à un ordre direct de nos parents ou aller à l’encontre de leurs souhaits implicites, si ce qu’ils veulent n’est pas la volonté de Dieu.
Q : Dans Mc 3, 31-35, Jésus a-t-il péché en n’honorant pas sa mère à ce moment-là ?
R : Non, car ils ne demandaient pas à Jésus d’interrompre sa prédication pour venir les voir à ce moment-là, et Jésus savait que Dieu le Père voulait qu’il prêche à ce moment-là. La famille de Jésus pensait qu’il avait perdu la raison (Marc 3, 20-21). Hypothétiquement parlant, si sa mère avait demandé à Jésus de cesser définitivement de prêcher, Jésus aurait dû désobéir à cet ordre (hypothétique) pour obéir à l’ordre de Dieu.
Q : Dans Mc 3, 31-35, pourquoi Joseph n’était-il pas présent ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Cependant, la tradition de l’Église indique que Joseph était beaucoup plus âgé que Marie et qu’il était peut-être déjà décédé à cette époque.
Q : Dans Marc 4, 10-20, pourquoi Jésus n’a-t-il expliqué la signification de ces paraboles qu’aux douze disciples ?
R : Les Écritures n’expliquent pas pourquoi les foules n’ont pas entendu toutes les explications, mais Jésus tenait tout particulièrement à ce que ses disciples ne se méprennent pas. Bien sûr, toute personne de la foule qui le souhaitait pouvait devenir disciple de Jésus et recevoir également l’enseignement de Jésus et des Douze.
C’est un peu ainsi que les choses se passent aujourd’hui également. Chacun peut entendre parler de l’Évangile, mais s’il souhaite vraiment le comprendre pleinement, il doit étudier la Parole de Dieu et apprendre aux côtés d’autres chrétiens.
Mais même pour les croyants, cela peut demander un effort : il faut fouiller dans les Écritures pour découvrir le sens que Dieu y met. Apparemment, Dieu souhaite parfois que nous fassions l’effort d’apprendre Sa vérité ; peut-être la retiendrons-nous mieux ainsi. Proverbes 25, 2 dit : « C’est la gloire de Dieu de cacher une chose, et la gloire des rois de la découvrir. »
Voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 417-419, pour une réponse différente mais complémentaire.
Q : Dans Mc 4, 11-12, pourquoi Jésus aurait-il délibérément obscurci l’Évangile en parlant en paraboles afin que les gens ne comprennent pas, ne se convertissent pas et ne soient pas pardonnés ? N’est-il pas venu pour que tous les hommes soient sauvés ? (Ahmad Deedat a soulevé cette question.)
R : Jésus faisait référence à Ésaïe 6, 9-10. Jésus parlait en paraboles par miséricorde ! Voici quatre points pour répondre à cette question.
1) Dieu veut que tous soient sauvés (2 Pierre 3, 9 ; Ézéchiel 17, 23).
2) Mais certains ont choisi de rejeter la parole de Dieu, ce qui entraîne des conséquences dans cette vie. Ces personnes s’endurcissent à l’écoute et endurcissent leur cœur (Exode 8, 15, 32 ; 9, 17, 34 ; Proverbes 28, 14 ; Romains 1, 18-20 ; Hébreux 3, 12-15 ; Zacharie 7, 12).
3) Pour ceux qui rejettent Dieu, il vaut mieux qu’ils ne connaissent pas la vérité plutôt que de la connaître et de lui tourner le dos, selon 2 Pierre 2, 20-22.
4) Une parabole est appropriée car ceux qui souhaitent suivre Dieu peuvent être guidés pour en comprendre le sens, tandis que ceux qui ne souhaitent pas suivre Dieu ne la comprendront pas.
Si quelqu’un a déjà rejeté la vérité qu’il connaît au sujet de Dieu, Dieu n’est pas tenu de lui révéler davantage de vérité.
Q : Dans Matthieu 13, 1-23 ; Marc 4, 14-20 et Luc 8, 5-15, dans la parabole du semeur, en quoi les gens ressemblent-ils aux quatre types de sol ?
R : Voici quelques exemples.
1. Certains ne s’intéressent tout simplement pas à l’Évangile dès le départ. Satan s’est employé à faire en sorte que l’Évangile ne puisse pas pénétrer dans le sol dur dès le départ. Certaines personnes sont farouchement opposées au christianisme. D’autres ne le sont pas, mais, comme je l’ai entendu dire, « viendront à l’étude biblique s’ils n’ont rien de mieux à faire ».
2. Certains veulent accepter l’Évangile au départ, mais ils s’en détournent face aux difficultés ou à la persécution.
3. Certaines personnes grandissent dans l’Évangile, mais elles sont étouffées par les soucis de cette vie ou par les tentations de leur société. Le matérialisme, l’exposition à l’immoralité et à la violence, ainsi que l’alcoolisme comptent parmi les plus grandes « épines » à surveiller dans la société occidentale. Si le diable ne parvient pas à vous arrêter par les épreuves, il vous étouffera par des distractions.
4. Certains réagissent et persévèrent. Parmi eux, chacun produit des fruits différents. À cette époque, un rendement de 10 pour 1 était considéré comme très bon, selon The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 118.
Q : Dans Mc 4, 14-20, dans la parabole, le semeur n’était-il pas trop négligent avec la semence ?
R : Négligent, non ; généreux avec la semence, oui. Il n’y a pas de « cinquième type » de sol qui aurait pu être fructueux, si ce n’est que le semeur a oublié d’y semer. La vérité est qu’aucun sol ne pourrait invoquer l’excuse suivante : « J’aurais pu être un sol fructueux, mais je peux reprocher au semeur de ne pas avoir semé sur moi. » On pourrait reprocher au semeur d’être « trop généreux avec la graine », en donnant une chance à chaque sol même si c’était une cause perdue d’avance. Cependant, personne ne peut légitimement reprocher au semeur d’être trop avare avec la graine.
Q : Dans Mc 4, 21-25 ; Mt 5, 14-16 ; Lc 8, 16-17, comment sommes-nous censés « briller » aujourd’hui ?
R : Une fois que nous sommes venus à Christ, nous restons sur terre en tant que témoins de l’amour de Dieu qui rayonne à travers nous, afin que les gens puissent voir le Christ à travers nos paroles, nos actes et notre vie. Nous sommes une lettre du Christ adressée au monde, comme le dit 2 Corinthiens 3, 3. En fait, nous sommes peut-être la seule lettre que certaines personnes liront. 2 Corinthiens 3, 7-18 compare la gloire qui resplendit en nous aujourd’hui à une gloire plus resplendissante encore que celle qui resplendissait à travers Moïse, au point qu’il devait se couvrir le visage d’un voile. Cette lumière doit donc rayonner de nous, comme le dit 2 Corinthiens 4, 6. Nous devons briller comme des étoiles dans le ciel noir du monde, comme le dit Philippiens 2, 15-16.
Q : Dans Marc 4, 21-25, quelles sont les choses, comme la corbeille, qui volent, cachent ou éteignent la lumière ?
R : Il existe deux sortes de « paniers ».
La plupart du temps, le « panier » qui cache la lumière est ce que les croyants eux-mêmes choisissent de placer sur leur lumière. Ils ne veulent pas dire aux gens qu’ils sont chrétiens, ou ils ne veulent pas parler de leur vie et de ce que Jésus y a accompli. Un petit pas tout simple pour surmonter cela consiste à en parler à un autre chrétien, et les gens peuvent l’entendre par hasard.
Parfois cependant, c’est la société qui nous impose un « panier », et nous nous y conformons passivement. Lorsque le mal est glorifié, et que les bonnes choses et les gens de bien sont rabaissés, devons-nous simplement garder le silence ? Ou bien, au moment opportun et de manière appropriée, devons-nous prendre la parole, défendre les opprimés, aider ceux qui ont besoin de soutien ?
Q : Dans Mc 4, 22, quels types de choses seront révélés plus tard ?
R : Chaque acte, bon ou mauvais, sera révélé au jour du jugement. Nous devrons rendre compte de chaque parole vaine que nous prononçons, selon Matthieu 12, 36-37. Dieu est le juge du caractère, et quelqu’un a dit un jour que le caractère, c’est ce que vous êtes lorsque vous pensez que personne ne vous regarde.
Q : Dans Mc 4, 22, Lc 6, 38 et d’autres versets, que signifie le fait que la mesure que vous utilisez ou donnez sera celle que vous recevrez ?
R : Tous ces versets disent en substance : « Utilisez-le ou perdez-le », mais il y a trois applications.
Marc 4, 24 souligne que plus vous utilisez la sagesse et les dons de Dieu, plus il vous en sera donné. Si vous n’utilisez pas le peu que vous avez, même cela vous sera retiré.
Luc 6, 38 va dans le même sens, mais met l’accent sur ce que vous donnez aux autres, qu’il s’agisse de bonnes choses, ou de pardon et de miséricorde, comme le mentionne Luc 6, 37.
Matthieu 18, 35 ; 6, 12 enseignent que Dieu nous pardonnera dans la mesure où nous pardonnons aux autres. La mesure de la miséricorde et du pardon que nous accordons aux autres détermine ce que nous recevrons en retour.
En résumé : certains aspects du jugement de Dieu à la fin des temps, ainsi que de la bénédiction au cours de cette vie, sont absolus et constants pour tous. D’autres aspects dépendent de la connaissance qu’a chacun (Romains 4:15 ; 5:13 ; 2 Pierre 2:21-22, etc.). Certains aspects de ce que chacun reçoit dépendent de ce qu’il donne aux autres.
Q : Dans Mc 4, 26, quel est le sens de cette parabole ?
R : C’est la seule parabole que l’on trouve exclusivement dans l’Évangile selon Marc. Ni la personne qui sème la graine, ni la terre qui la reçoit ne perçoivent ce qui se passe pendant que la graine pousse. Elles ne voient que le résultat et le bénéfice.
Un jour, un petit garçon a planté une graine de pois dans un pot rempli de terre. Il l’a arrosée et l’a exposée au soleil, mais le pois n’a jamais poussé. Il ne comprenait pas pourquoi. Chaque jour, il retirait la graine pour voir où elle en était. Parfois, nous nous concentrons trop sur les résultats que nous pouvons voir immédiatement, au risque de passer à côté de choses plus importantes.
Q : Dans Mc 4, 31, pourquoi dit-on que la graine de moutarde est la plus petite de toutes les graines, alors qu’il existe des graines plus petites ?
R : Les graines de moutarde sont extrêmement petites ; il en faut environ 725 à 760 pour peser un gramme. Cependant, ce ne sont pas les plus petites graines végétales qui existent au monde. C’étaient les plus petites graines que l’on semait dans les champs, et c’étaient les plus petites graines que les gens de l’époque connaissaient.
Q : Dans Mc 4, 32, pourquoi le plant de moutarde est-il présenté comme la plus grande de toutes les herbes, alors qu’il existe des herbes plus grandes ?
R : Jésus ne cherchait pas ici à donner une leçon de botanique. Il s’adressait à son auditoire et s’exprimait en utilisant des termes qu’ils pouvaient comprendre. Le plant de moutarde était la plus grande de toutes les plantes qu’ils considéraient comme des herbes.
Q : Dans Mc 4,33, les oiseaux sont-ils bons ou mauvais ici ?
R : Alors que les oiseaux étaient présentés comme mauvais dans Marc 4, 4, ils sont ici neutres. Ils représentent les personnes qui profitent des branches de l’arbre, sans avoir fourni le moindre effort pour le faire pousser.
Q : Dans Mc 4,34, pourquoi Jésus enseignait-il tout par des paraboles ?
R : En recourant à cette forme particulière d’enseignement, Jésus pouvait instruire ceux qui voulaient apprendre, tout en le cachant à ceux qui ne voulaient pas le suivre.
Q : Dans Mc 4, 38, comment Jésus a-t-il pu dormir dans la barque pendant une tempête ?
R : Jésus était peut-être fatigué après toutes ses prêches. De plus, peut-être le Père souhaitait-il tout particulièrement que Jésus soit plongé dans un sommeil profond à ce moment-là, afin de montrer aux disciples qu’ils devaient prier.
Q : Dans Mc 4, 39, comment le vent a-t-il pu cesser si soudainement ?
R : Le vent résulte de différences de pression entre deux zones. Bien que le vent puisse s’arrêter brusquement de manière naturelle, ce passage indique que la cessation du vent était un miracle. Le terme traduit en français par « tais-toi » (pephimoso en grec) se traduit plus précisément par « sois muselé », comme dans Marc 1, 25. Il s’agit d’un terme technique désignant le fait de dépouiller un démon de son pouvoir, selon The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 122, et The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 656.
Q : Dans Mc 4,39, les rafales étaient très dangereuses, et les pêcheurs savaient qu’ils couraient un réel danger s’il n’y avait pas eu la personne avec laquelle ils étaient assis. Face aux tempêtes que nous rencontrons dans la vie, comment pouvons-nous être sûrs d’être « dans la barque » avec Jésus ?
R : Il y a deux aspects à cela.
Rejoignez-Le : tout d’abord, assurez-vous que vous suivez réellement Jésus là où Il vous conduit, et que vous ne vous contentez pas de Lui demander de vous aider à aller là où vous souhaitez aller vous-mêmes. Lorsque Dieu ferme une porte, vous pouvez vous efforcer de la rouvrir, et parfois y parvenir. Mais le résultat final ne sera pas un succès, mais plutôt un échec.
Laissez-Le entrer dans votre barque : deuxièmement, ne vous contentez pas d’inviter Jésus dans votre vie, mais invitez-Le dans chaque aspect de votre vie. Y a-t-il des domaines de votre vie que vous n’avez pas confiés à Dieu, mais pour lesquels vous Lui avez plutôt dit : « Ce n’est pas grave, je m’en occuperai moi-même » ? Il y a des situations dans la vie où Dieu souhaite que vous étudiez vous-même différentes alternatives et que vous appreniez à prendre de bonnes décisions. Mais tout comme vos enfants prennent parfois de mauvaises décisions (minimes, espérons-le) et tirent les leçons de leurs erreurs, votre Père céleste peut vous laisser prendre de mauvaises décisions et en tirer des leçons. Mais donnez à Dieu l’occasion de vous parler et laissez-Le volontiers passer outre vos décisions.
Q : Dans Mc 5,1, où se trouve le pays des Gadaréniens ?
R : Il s’agit de la région située près de la ville de Gérasa, qui se trouvait à environ 35 miles au sud-est de la mer de Galilée, sur le territoire de l’actuelle Jordanie. À un mile au sud du village actuel de Khersa se trouve une colline escarpée située à 40 yards du rivage. À deux miles de là se trouvent des tombes troglodytes qui, apparemment, servaient également d’habitations.
Q : Dans Mc 4,39, Jésus a traité de manière très différente les disciples qui l’interrogeaient ici, ainsi que les démons et les personnes qui s’opposaient à lui. Comment devrions-nous réagir face à des personnes qui nous interrogent ou s’opposent à nous de différentes manières ?
R : Voici six étapes à prendre en compte.
Étape 1 : Avant de nous occuper de qui que ce soit d’autre, nous devons d’abord nous occuper de nous-mêmes et de toute fierté que nous pourrions avoir. Certaines personnes pensent que toute critique de leurs actions ou de leurs décisions est une attaque à leur encontre. Elles ne comprennent pas, en temps de guerre, le concept d’« opposition loyale ». D’autres pensent qu’elles doivent toujours prendre la bonne décision et, si ce n’est pas le cas, elles craignent que quelqu’un ne découvre qu’elles ont commis une erreur. Assurez-vous d’être à l’aise avec l’idée que les autres puissent voir que vous commettez des erreurs avant même d’essayer de gérer les autres. Enfin, écoutez attentivement. Il arrive parfois que la personne qui s’adresse à vous ait tort, et vous ne devez PAS suivre ses conseils, mais au cœur de sa suggestion erronée se cache peut-être un fond de vérité que vous devriez tout de même prendre en considération. Soyez capable de le repérer.
Étape 2 : Prenez conscience que toutes les personnes à qui vous vous adressez n’ont pas nécessairement suivi l’étape 1 elles-mêmes. Essayez de déterminer si elles risquent de percevoir toute critique comme une attaque personnelle à leur encontre. Lorsque vous vous exprimez, valorisez-les, mettez l’accent sur l’action ou la décision qu’elles ont mal gérée, et sur ce qu’il convient de faire à présent.
Étape 3 : Lorsque des personnes vous donnent des conseils que vous savez ne pas devoir suivre, expliquez-leur poliment pourquoi vous n’allez pas les suivre, du moins dans la mesure où elles vous laissent la parole. Ne laissez pas ce que vous savez être bon être présenté comme mauvais, comme le dit Romains 14:16.
Étape 4 : Lorsque des personnes vous donnent un conseil que vous devriez suivre, acceptez-le sans hésiter, remerciez-les de vous avoir éclairé ou aidé, puis suivez-le. Il n’est pas nécessaire de discuter sur ce que vous savez être juste, simplement pour sauver la face. Si la personne qui fait cette bonne suggestion est un enfant ou occupe une position inférieure à la vôtre, cela n’a aucune importance. S’il s’agit d’un bon conseil, suivez-le quand même.
Étape 5 : Lorsque vous ne jugez pas le conseil particulièrement bon ni particulièrement mauvais, soyez prêt à faire des compromis. Si la personne y tient vraiment, demandez-vous quel préjudice ou quel dommage cela causerait si vous vous rangiez simplement à son avis sur une question qui, pour vous, n’a pas d’importance. Cela s’avère particulièrement utile dans le mariage.
Étape 6 : Lorsque la personne occupe une position hiérarchique supérieure à la vôtre, comme un supérieur hiérarchique, un responsable gouvernemental ou votre mari, et que son ordre ou son conseil n’est pas judicieux, la situation peut s’avérer difficile. Essayez d’abord de lui expliquer les avantages de l’autre solution. Mais si elle refuse toujours de vous écouter, c’est peut-être parce que vous vous trompez, ou bien parce que vous auriez raison si vous ne passiez pas à côté d’un élément d’information dont elle dispose. D’un autre côté, il se peut qu’elle prenne ici une décision imprudente. Après l’avoir mise en garde, comme c’est (généralement) votre devoir, vous devez parfois vous plier à sa décision.
Q : Dans Mc 5, 3-4, comment cet homme possédé par un démon pouvait-il être si fort au point de briser ses chaînes et ses fers ?
R : On sait que même des personnes qui ne sont pas possédées par un démon sont capables d’accomplir de grands exploits de force dans des situations stressantes, où il s’agit d’une question de vie ou de mort. J’ai entendu parler d’une alerte concernant une explosion imminente dans une usine chimique (qui, heureusement, ne s’est pas produite), et un opérateur a sauté par-dessus une clôture grillagée de huit pieds de haut. Lorsqu’il est retourné à l’usine, il a regardé cette clôture avec émerveillement, car il avait du mal à croire ce qu’il venait de faire.
J’ai également entendu parler d’une femme qui, alors qu’une voiture garée était sur le point d’écraser son enfant, a soulevé un coin de la voiture.
Q : Dans Mc 5,6, pourquoi un homme possédé par un démon courait-il vers Jésus pour l’adorer ?
R : Bien que les Écritures ne le précisent pas, voici une hypothèse. Si le démon pensait que Jésus venait le chercher et qu’il ne pouvait y échapper, peut-être a-t-il voulu courir vers Jésus en premier pour le supplier de l’épargner. Le démon savait que Jésus arrivait et, en désespoir de cause, il s’est prosterné devant Jésus en lui demandant de cesser de le tourmenter, même si c’était lui, le démon, qui tourmentait l’homme.
À titre d’aparté, alors que l’histoire précédente démontrait la puissance de Jésus sur la nature utilisée par les démons, celle-ci illustre directement la puissance de Jésus sur les démons.
Q : Dans Mc 5, 9 et Lc 8, 30, pourquoi le démon s’appelait-il « Légion » ?
R : Une légion romaine comptait environ 5 000 à 6 000 soldats. En d’autres termes, cet homme n’avait pas un seul problème avec un démon, mais 5 000 ou 6 000 problèmes avec des démons. Peu importe le nombre de problèmes que nous avons, le Seigneur peut tous les résoudre.
On peut se demander si chaque démon existant aujourd’hui a eu une existence indépendante depuis le Jardin d’Éden ou non. Peut-être que les démons pouvaient se multiplier (un peu comme des germes), soit à l’extérieur, soit dans le terrain fertile d’une personne. Il ne s’agit toutefois que d’une simple spéculation.
Q : Dans Mc 5, 10-14 et Lc 8, 32, pourquoi Jésus semble-t-il avoir « conclu un accord » avec les démons ?
R : Bien que Jésus eût la liberté de le faire, les Écritures ne disent pas réellement qu’Il ait fait autre chose que de leur en donner la permission. Jésus n’a pas nécessairement rendu service aux démons ; les porcs se sont noyés.
Q : Dans Mc 5, 10-14, les chrétiens devraient-ils aujourd’hui conclure des accords avec les démons ?
R : Rien n’indique que nous devrions le faire. Nous ne disposons pas des connaissances dont Jésus disposait. Étant donné que les démons perçoivent une autre dimension que la nôtre, qu’ils sont peut-être plus intelligents et qu’il n’y a aucune garantie qu’ils soient honnêtes ou dignes de confiance, il ne semble pas y avoir de nécessité impérieuse de parler à un démon, si ce n’est pour lui ordonner d’être lié ou de partir.
Q : Dans Mc 5, 12 et Lc 8, 30-33, pourquoi les démons voulaient-ils entrer dans les porcs ?
R : Les Écritures ne nous donnent qu’un très bref aperçu de la façon de penser d’un démon. Apparemment, ils ont estimé qu’il valait mieux entrer dans les porcs plutôt que d’aller dans l’abîme à ce moment-là.
Les Écritures ne précisent pas si les démons ont délibérément provoqué la noyade des porcs, s’ils l’ont provoquée accidentellement, ni même s’ils savaient que les porcs allaient se noyer. Enfin, les Écritures ne précisent pas si les démons et Satan sont parfaitement sains d’esprit ou s’ils sont parfois fous.
Q : Dans Mc 5, 13, que doit-on retenir de cet événement concernant la possession démoniaque ?
R : L’un des objectifs des démons lorsqu’ils possèdent quelqu’un est de détruire leurs hôtes, qu’il s’agisse de porcs ou d’êtres humains. Les personnes qui ont affirmé communiquer avec des démons ont souvent eu une espérance de vie plus courte. Si quelqu’un s’amuse avec l’occultisme, ou s’y adonne plus sérieusement, vous devez lui demander pourquoi. Met-il régulièrement du poison dans son sang ? S’il ne souhaite pas faire cela, alors pourquoi voudrait-il converser avec des démons, qui le tueraient tout comme ils ont tué un porc ?
Q : Dans Mc 5, 13, pourquoi Jésus aurait-il détruit 2 000 porcs pour guérir un seul homme ? (Ahmad Deedat a soulevé cette question.)
R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.
a) Je suppose que Deedat conviendrait que nous valons plus que de nombreux cochons. Les humains, que ce soit en Arabie saoudite, en Inde ou en Occident, tuent sans cesse de nombreux animaux pour se nourrir. Ces cochons, élevés par les non-juifs vivant sur la rive est de la mer de Galilée, étaient destinés à l’alimentation ; en effet, contrairement aux moutons ou aux vaches laitières, l’élevage des cochons n’a pas d’autre finalité.
b) Ce sont les démons, et non Jésus, qui ont tué les porcs. Lorsque la légion de démons a quitté l’homme, elle est entrée dans les porcs, ce qui a entraîné la noyade de ces derniers.
c) Je trouve surprenant que Deedat feigne de la compassion pour ces porcs, alors que le Coran relate l’histoire d’un prophète de Dieu, plus sage que Moïse, qui s’est simplement approché d’un petit garçon et lui a brisé la nuque, le tuant. (Non, le garçon n’a pas été ressuscité ni rien de ce genre par la suite ; il est simplement resté mort.) Cela figure dans la sourate 18, versets 63 à 82. Dans les hadiths, Boukhari, vol. 1, livre 3, n° 124, p. 92, développe l’histoire d’al-Khidr. Abou Daoud, vol. 3, n° 4688-4690, p. 1319
justifie cela en affirmant que le garçon qu’al-Khidr a tué était né infidèle. Ainsi, le simple fait d’être un petit garçon qui ne croyait pas en Dieu suffit-il, aux yeux d’un musulman, pour se faire briser le cou ?
Q : Dans Mc 5, 17 et Lc 8, 37, pourquoi la foule a-t-elle demandé à Jésus de partir ?
R : Ces personnes voyaient clairement la bonté et la puissance de Jésus, et pourtant elles lui ont tout de même demandé de les quitter. Elles élevaient des porcs, pour lesquels il n’y aurait aucun débouché parmi le peuple de Dieu qui suivait la loi de Dieu.
Une idée fausse consiste à croire que les gens doivent changer eux-mêmes avant de venir à Christ. Ce n’est pas le cas, car ils en sont incapables par eux-mêmes. C’est Jésus qui les changera. Cependant, que se passe-t-il s’ils ne veulent pas être changés ? Dans ce cas, ils ne voudront pas venir vers le vrai Jésus.
Aujourd’hui, une réaction courante chez les personnes profondément méchantes qui constatent la bonté et l’amour pur de Dieu consiste à essayer de les faire disparaître. Cela vaut tout particulièrement pour ceux qui, spirituellement, « vendent des porcs » de nos jours. Mais ces personnes-là étaient différentes ; elles ne semblaient rien avoir contre Jésus personnellement (contrairement aux scribes et aux pharisiens). Au contraire, Jésus, aussi fascinant et puissant fût-il, représentait un invité trop coûteux pour leur mode de vie actuel.
Q : Dans Mc 5, 18-20, pourquoi Jésus n’a-t-il pas permis à cet homme de l’accompagner ?
R : Jésus voyait sans aucun doute que le fait que cet homme, désormais libéré, reste parmi ceux qui le connaissaient constituerait un ministère plus important que celui d’un païen, désormais normal, se rendant auprès de Juifs qui ne le connaissaient pas et qui avaient déjà été témoins des miracles de Jésus.
Aujourd’hui, nous avons naturellement tendance à vouloir exercer des ministères plus « spectaculaires », mais Dieu a peut-être un dessein plus grand pour nous en nous envoyant ailleurs ou en nous gardant là où nous sommes. Plutôt que de vous demander pourquoi Dieu ne vous place pas dans un ministère ailleurs, vous devriez vous demander comment vous pouvez être plus efficace là où vous êtes.
Q : Dans Mc 5, 27-34, lorsque la femme atteinte d’une perte de sang a touché Jésus, pourquoi Jésus a-t-il demandé publiquement qui l’avait touché ?
R : Il y a deux réponses possibles.
1. Puisque Jésus a revêtu certaines qualités humaines qui le limitaient, comme le fait de ne pas être omniscient, lorsqu’il est venu sur terre, il ne savait véritablement pas qui avait été miraculeusement guérie en le touchant.
2. Que Jésus ait su ou non de qui il s’agissait, il souhaitait qu’elle se présente. Il restait en effet une affaire à régler : Jésus voulait lui parler et lui dire que c’était sa foi qui l’avait guérie, afin qu’elle parte en paix et soit libérée de ses souffrances.
Q : Dans Mc 5, 30-33, puisque Jésus pouvait savoir ce qu’il y avait dans le cœur d’une personne, pourquoi vous l’a-t-il interrogée ?
R : Jésus lui a posé la question pour son bien, et non pour le sien. Il voulait lui venir en aide, mais il souhaitait qu’elle en fasse la demande en premier.
Q : Dans Mc 5, 35 et Lc 8, 49, pourquoi a-t-on dit de ne pas importuner Jésus une fois que la fille de Jaïre était morte ?
R : Même si Jésus pouvait guérir les malades, ils pensaient probablement que même lui ne pouvait pas ressusciter les morts.
Q : Dans Mc 5, 39 et Lc 8, 52-53, pourquoi Jésus a-t-il dit que la fille de Jaïre n’était pas morte, mais qu’elle dormait ?
R : Il y a deux réponses possibles.
Coma : Peut-être que la fille n’était en réalité pas morte, mais simplement dans un coma proche de la mort. Les Écritures ne disent pas réellement qu’elle était morte. Au contraire, Luc 8, 49 indique que les autres disaient qu’elle était morte, Luc 8, 53 précise qu’ils « savaient » qu’elle était morte, et Luc 8, 55 mentionne que son esprit « revint ». Cependant, la réponse suivante est plus probable.
Mort : Elle était bel et bien morte. Cependant, la mort est considérée comme un état physique définitif, et Jésus a utilisé la métaphore selon laquelle elle ne faisait que dormir, car Il savait qu’Il allait la ressusciter.
Q : Dans Marc 5,41 et Luc 8,54, pourquoi Jésus a-t-il dit : « Jeune fille, lève-toi » ?
R : Si Jésus s’était contenté de dire « lève-toi », peut-être que tous les morts se seraient levés. Il n’aurait pas été convenable que Jésus dise « lève-toi », que tous les morts se lèvent, puis qu’il ajoute aussitôt : « à bien y réfléchir… »
Q : Dans Mc 5, 42 et Lc 8, 56, pourquoi Jésus a-t-il demandé aux parents de la jeune fille de ne parler à personne de ce miracle ?
R : La question ici est peut-être celle du moment choisi ; Jésus ne voulait peut-être pas que ce miracle soit raconté pendant qu’il se trouvait en ville. Les gens finiraient certainement par l’apprendre, mais Jésus ne voulait pas que davantage de personnes essaient de le suivre « juste pour le spectacle ».
Q : Dans Mc 5, 41 et 7, 34, pourquoi Marc explique-t-il les expressions araméennes à ses lecteurs ?
R : L’Évangile selon Marc a été rédigé en grec, et bien que de nombreuses personnes en Palestine parlassent les deux langues, Marc s’attendait à ce que bon nombre de ses lecteurs grecs ne comprennent pas les termes araméens. À l’inverse, Papias affirme que l’Évangile selon Matthieu a d’abord été rédigé en hébreu. Toutefois, veuillez vous reporter à The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 11-12, pour en savoir plus sur l’ambiguïté de cette affirmation.
L’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 911, apporte ici un commentaire utile. Asimov affirme que le style de Marc semble plus proche de l’araméen que celui de Matthieu lui-même. « En effet, une partie de l’imperfection du grec de cet évangile semble tenir au fait qu’il contient de nombreuses formes d’expression araméennes, traduites littéralement, comme si Marc écrivait en grec, mais pensait en araméen. »
Q : Dans Mc 5,41, Jésus parlait-il l’araméen ou le grec ?
R : Jésus parlait certainement l’araméen, comme en témoignent ses expressions araméennes. Cependant, de nombreux habitants de Galilée et de la Décapole parlaient les deux langues, mais étaient plus à l’aise en grec. Comme Jésus était originaire de cette région, il est probable qu’il s’adressait aux gens dans les deux langues.
Voici quelques expressions araméennes spécifiques qui ont été consignées
A1. « Fils du tonnerre » Marc 3, 17
A2. « Petite fille, je te le dis, lève-toi ! » Marc 5, 41
A3. « s’ouvre / s’ouvre complètement » (ephphatha) Marc 7, 34
A4. « Tête vide » Matthieu 5, 22
A5. « Abba, Père » Marc 14, 36
A6. « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Matthieu 27, 46 ; Marc 15, 34
A7. « s’il guérirait le jour du sabbat afin qu’ils puissent trouver un motif d’accusation contre lui » (Luc 6, 7) est une construction grecque à la grammaire particulière (un infinitif complémentaire dépendant) qui pourrait suggérer une nuance araméenne, selon l’ouvrage *A Wandering Aramean*, p. 12-13.
Jésus parlait hébreu dans la vision de Paul rapportée en Actes 26, 13-15.
Voici quatre éléments indiquant que Jésus utilisait également le grec.
G1. Matthieu 16, 15-18 (Petros, Petra)
G2. Les prénoms Philippe et André étaient grecs. Le prénom Bartimée est un hybride araméo-grec, selon le *Dictionary of Jesus and the Gospels*, p. 316.
G3. Lorsque Jésus quitta la Palestine pour se rendre au nord, à Tyr, et s’entretint avec la femme syro-phénicienne dans Marc 7, 24-29, il est extrêmement probable qu’elle ne parlait que le grec.
G4. Enfin, il serait difficile de croire que, alors qu’au moins trois Évangiles ont été rédigés à l’origine en grec et que Paul et d’autres ont écrit des lettres en grec, Jésus n’ait pas connu cette langue que même les pêcheurs de Galilée maîtrisaient.
L’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 911, aborde également les expressions araméennes de Jésus.
Q : Dans Mc 6, 1, quel était le « pays » de Jésus ?
R : Il s’agit de la région autour de Nazareth, en Galilée.
Q : Dans Mc 6, 1-6, pourquoi beaucoup de gens dans la ville natale de Jésus ne croyaient-ils pas en lui ?
R : Certains y croyaient. Cependant, beaucoup avaient du mal à accepter qu’une personne qui avait été un enfant, ayant grandi près de chez eux, puisse être un grand homme, et encore moins le Messie.
Q : Dans Mc 6, 1-6, de quelles manières les gens prennent-ils Jésus pour acquis aujourd’hui, sans pour autant le rejeter ouvertement ?
R : Les non-croyants comme les croyants peuvent considérer Jésus comme acquis.
Les non-croyants peuvent considérer Jésus comme acquis en pensant qu’Il a toujours été là. Lorsqu’ils en ont assez de la vie qu’ils mènent, ils pensent alors qu’ils peuvent toujours se tourner vers Lui. Mais nous ne savons pas quand notre vie prendra fin, et nous ne savons en réalité pas avec certitude si nous aurons même un lendemain.
Les croyants, qui ont déjà consacré leur vie au Christ, peuvent eux aussi considérer Jésus comme acquis. Leur amour peut se refroidir, et ils peuvent penser qu’ils peuvent toujours se repentir et revenir vers Lui. Mais là encore, nous ne savons en réalité pas avec certitude si nous aurons même un lendemain. Le meilleur moment pour se réconcilier avec Dieu, c’est maintenant.
Q : Dans Mc 6, 3, comment pourriez-vous encourager les gens à ne pas considérer Jésus comme acquis ?
R : Priez pour eux et essayez de les amener à porter un regard neuf sur Jésus. Réfléchissez à ce qu’il a enduré pour nous (Hébreux 12:2-3). Demandez-vous pourquoi Jésus a voulu le faire, comme l’indique le milieu du verset 2 du chapitre 12 de l’épître aux Hébreux. Enfin, « gardez les yeux fixés sur le prix » et souvenez-vous de l’objectif : être avec Jésus au ciel pour l’éternité.
Q : Dans Mc 6, 5, le fait que Jésus n’ait pas pu accomplir de miracles prouve-t-il qu’il n’est pas Dieu, comme l’affirment les Témoins de Jéhovah dans *Raisonner à partir des Écritures*, p. 150 (1989) ?
R : Non. Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.
Sur terre, Jésus s’est volontairement dépouillé de sa gloire en prenant la forme d’un esclave, comme le dit Philippiens 2:6-7. Jésus a connu l’obéissance, la souffrance et la douleur physique pendant son séjour sur terre.
Choisir de ne pas accomplir un miracle est différent d’être physiquement incapable d’en accomplir un. Malgré le dépouillement de Jésus, Dieu le Père aurait pu choisir de faire accomplir un miracle, mais, compte tenu de leur manque de foi, il n’a pas choisi de le faire.
Q : Dans Marc 6, 5, pourquoi Jésus n’a-t-il pas pu accomplir de miracles puissants dans sa ville natale ?
R : Étant donné que les gens, dans l’ensemble, refusaient de croire en un garçon de leur ville natale, accomplir un miracle n’aurait pas renforcé leur foi. Cela aurait également pu être un acte de miséricorde de la part de Jésus. 2 Pierre 2, 21-22 dit qu’il vaut mieux pour quelqu’un ne pas connaître la voie de la vérité que de la connaître et de lui tourner le dos.
Q : Dans Mc 6, 8-9, pourquoi les disciples ne pouvaient-ils pas emporter de sac, de pain ni de cuivre [d’argent] dans leur ceinture ?
R : Tout simplement parce que notre Seigneur leur avait ordonné de ne pas le faire. On peut supposer qu’Il voulait qu’ils comptent sur Dieu et sur les autres, et non sur leurs ressources financières.
Q : Dans Marc 6, 10 et Luc 9, 4-5, pourquoi ne devaient-ils pas se rendre dans plusieurs maisons d’une même ville ?
R : Jésus ne l’a pas précisé, mais on peut imaginer plusieurs raisons pratiques pour ne pas se rendre dans plusieurs maisons.
1. Le risque était plus grand que les gens s’offusquent, qu’il y ait des malentendus ou des disputes entre les habitants pour savoir qui aurait le privilège d’héberger les invités.
2. Cela aurait été une source de distraction pour les gens, sans parler des disciples, de devoir sans cesse se soucier de l’endroit où loger.
Q : Dans Mc 6,11, si vous aviez vécu à cette époque et que vous aviez reçu une prophétie sur ce que ferait Judas Iscariote, auriez-vous dû accueillir Judas chez vous ?
R : Oui, si vous saviez que c’était ce que Jésus voulait que vous fassiez. La question la plus importante à se poser avant toute décision est : « Que voudrait Jésus que vous fassiez ? »
Q : Dans Mc 6, 14-29, pourquoi certaines personnes, comme Hérode ici, commettent-elles des actes mauvais qu’elles savent ne pas vouloir commettre ?
R : Hérode se trouvait face à un dilemme. Il prenait plaisir à maintenir Jean en vie en tant que prisonnier. Mais d’un autre côté, il ne voulait pas donner l’impression, devant ses invités, de revenir publiquement sur sa parole. Hérode avait tué de nombreuses personnes en tant que roi, et tuer une personne de plus ne lui semblait probablement pas si grave.
Il est honorable de tenir sa parole, mais certains estiment qu’il est toujours honorable de la respecter par-dessus tout. Hérode ne voulait rien faire qui puisse paraître déshonorant. Jephté a peut-être éprouvé le même sentiment lorsqu’il a commis cet acte malfaisant consistant à tuer sa fille afin de tenir sa parole.
Q : Dans Mc 6, 14-29, bien qu’Hérode n’ait pas réellement rejeté Jean-Baptiste, en quoi le fait qu’Hérode prenne Jean-Baptiste pour acquis diffère-t-il de la manière dont d’autres prennent Jésus pour acquis ?
R : Hérode entretenait une relation d’amour-haine avec Jean-Baptiste. Il détestait que Jean soit libre de le critiquer en public et de semer éventuellement le trouble. D’un autre côté, il aimait discuter avec Jean-Baptiste, et Hérode appréciait de pouvoir garder ce fauteur de troubles potentiel enfermé et sous son contrôle. Il aimait avoir Jean-Baptiste à ses côtés, ou plutôt il aimait avoir Jean-Baptiste là où il pouvait le contrôler. De nos jours, certains aiment Jésus, aiment découvrir qui il est, mais n’aiment pas que Jésus impose des exigences à leur vie et veuille les placer sous son contrôle.
Q : Dans Mc 6, 17-18, pourquoi n’était-il pas licite pour Hérode Antipas d’avoir la femme de son frère ?
R : Jean connaissait bien l’Ancien Testament. Le fait qu’Hérode ait épousé la femme de son frère alors que celui-ci était encore en vie était contraire aux passages de Lévitique 18, 16 et 20, 21.
Q : Dans Marc 6, 20, comment Hérode Antipas pouvait-il craindre et respecter Jean, alors qu’il l’a tué par la suite ?
R : Compte tenu de l’engagement de Jean à renoncer à une vie aisée pour mener une vie dans le désert, ainsi que de son audace à prêcher la vérité quel qu’en soit le prix, Hérode éprouvait un respect sincère pour Jean. Aussi grand que fût ce respect, le serment irréfléchi qu’il avait fait à sa fille adoptive et sa crainte d’être considéré comme un homme ayant rompu son serment l’emportèrent sur son respect et son désir de faire ce qui était juste, comme le montre Marc 6, 22-28.
Aussi étrange que cela puisse paraître, le désir de certaines personnes de ne pas manquer à leur parole et leur désir de paraître justes l’emportent sur leur désir d’être réellement justes.
Q : Dans Mc 6, 21, Mt 14, 6-10 et Gn 40, 20-22, étant donné qu’Hérode fit mettre à mort Jean-Baptiste le jour de son anniversaire et que Pharaon fit mettre à mort le chef des boulangers le jour de son anniversaire, ces versets impliquent-ils que nous ne devrions pas fêter les anniversaires, comme l’affirment les Témoins de Jéhovah dans *Raisonner à partir des Écritures*, p. 68-69 (1989) ?
R : Non. Ce sont Hérode et le Pharaon qui étaient mauvais, pas l’anniversaire en soi. L’événement en lui-même n’était ni bon ni mauvais. Le fait que ces deux événements se soient déroulés à l’intérieur n’implique pas non plus que nous ne devrions jamais nous trouver à l’intérieur.
Q : Dans Mc 6:30-34, pourquoi avaient-ils besoin de se reposer, et était-ce indispensable ?
R : Les disciples étaient tellement occupés qu’ils n’avaient même pas le temps de manger. Ils avaient besoin de temps non seulement pour manger, mais aussi pour se détendre et se reposer.
Cependant, leur besoin de détente passait après celui des foules qui les suivaient. Comme l’herbe était verte, cela signifie que cela s’est produit à la fin de l’hiver ou au début du printemps. Ce miracle ne se serait pas produit si les disciples s’étaient tenus à leur programme et s’étaient contentés de se reposer, comme nous l’indique le « Believer’s Bible Commentary », p. 1336.
Q : Dans Mc 6, 30-32, quelle est la place du repos dans la vie chrétienne ?
R : Parfois, Dieu souhaite que nous consacrions du temps, qui aurait pu être utilisé pour le ministère, à nous détendre et à nous rapprocher de Lui.
Cependant, cela ne justifie pas des vacances luxueuses pour les responsables chrétiens, comme nous le rappelle le « Believer’s Bible Commentary », p. 1335-1336.
Q : Dans Mc 6, 38 et Mc 8, 5, pourquoi, avant chacun des deux repas, Jésus a-t-il demandé quelle quantité de nourriture était disponible ?
R : Rétrospectivement, la quantité de nourriture dont disposait Jésus au départ ne semblait pas pertinente. Jésus aurait pu nourrir tout le monde avec une seule miette s’Il l’avait souhaité. Au contraire, Jésus voulait qu’ils voient que la nourriture n’était pas suffisante pour nourrir tout le monde, qu’il y avait plus de nourriture à la fin qu’au début, et l’utilisation des nombres significatifs 12 et 7 montre simplement que les quantités en jeu n’étaient pas le fruit du hasard.
Ces pains étaient petits ; on pouvait en manger plusieurs entiers en un seul repas, selon *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 763. Les villages voisins de Capharnaüm et de Bethsaïda ne comptaient que 2 000 à 3 000 habitants, selon *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 675. Il aurait donc été difficile pour les villages environnants de nourrir toutes ces personnes.
Q : Dans Mc 6, 38, pourquoi Jésus a-t-il donné un ordre impossible à exécuter ?
R : Lorsque Jésus a ordonné aux disciples de nourrir la foule, en grec, l’accent est mis sur le mot « vous » (au pluriel). Ce ne serait certainement pas la dernière fois que Dieu ordonnerait à quelqu’un de faire quelque chose d’impossible par la seule force humaine, mais tout est possible avec la puissance de Dieu.
Q : Dans Mc 6, 38-44, quelle leçon spirituelle les pains nous enseignent-ils ?
R : La source de ce miracle était Jésus, qui est le Pain de Vie. Les pains d’origine, avant d’être bénis par Dieu et avant d’être rompus, n’étaient pas suffisants pour répondre au besoin immédiat. Mais c’était tout ce qu’ils avaient, et Dieu les a pris malgré tout. Mais, grâce à la bénédiction de Dieu, ils ont été rompus. Et grâce à cette bénédiction et à cette fraction, non seulement ils ont comblé le besoin immédiat, mais il y a même eu des restes. Et non seulement il y a eu des restes, mais il y en avait même davantage qu’au départ. Dieu n’a pas nourri ces gens directement ; il a plutôt donné la nourriture à son peuple, les disciples, afin qu’ils les nourrissent. Il y en avait plus qu’assez pour tous, mais ils n’ont rien gaspillé, car ils ont ramassé les restes.
Q : Dans Mc 6, 48, pourquoi Jésus était-il sur le point de passer à côté d’eux ?
R : Jésus, marchant sur l’eau, avançait plus vite que les disciples qui ramaient contre le vent. Néanmoins, Jésus ne se dirigeait pas vers la barque, mais marchait de manière à les dépasser, jusqu’à ce qu’ils l’interpellent.
Aujourd’hui, Jésus et les bénédictions de Dieu viennent peut-être vers nous, mais ils vont nous dépasser, à moins que nous n’appelions Dieu pour qu’Il vienne à nous, et non pas simplement à côté de nous. Menons-nous notre vie de telle sorte que nous ne voulions pas être trop loin de Dieu, ou vivons-nous de manière à vouloir être aussi près de Lui que possible ?
Q : Dans Mc 6, 53-56, que savons-nous de la région de Gennesaret ?
R : Contrairement aux lieux reculés évoqués précédemment, Gennesaret était une terre très fertile située sur la rive ouest de la mer de Galilée, et donc assez densément peuplée, selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 676. Il y avait plusieurs sources minérales dans la région, et les malades s’y rendaient en quête de réconfort et d’espoir.
Q : Dans Mc 6, 53-56, on pourrait interpréter cela comme si Jésus n’était qu’un moyen de subvenir à nos besoins. Pourquoi Jésus a-t-il tout de même agi ainsi, et qu’a-t-il fait pour atténuer cette impression ?
R : Beaucoup ne venaient pas en premier lieu pour suivre Jésus, ni même pour s’instruire à travers son enseignement. Ils venaient pour ce que Jésus pouvait faire pour eux. Jésus voulait montrer qui il était, mais l’une des raisons pour lesquelles il se déplaçait si souvent était peut-être que, après avoir montré qui il était, il puisse laisser derrière lui ceux qui ne recherchaient que de la nourriture ou une guérison. Cependant, ceux-ci continuaient à le suivre partout où il allait.
Aujourd’hui, les responsables d’Église doivent se méfier de ceux qui viennent à l’église uniquement pour un repas ou pour ce qu’elle peut leur apporter. Leur motivation pourrait peut-être évoluer par la suite. Mais les responsables d’Église doivent trouver un juste équilibre entre manifester de l’amour et ne pas se laisser simplement exploiter.
Q : Dans Mc 7, 2-5, en quoi le fait de manger sans s’être lavé les mains serait-il considéré comme répréhensible ?
R : Les pharisiens avaient étendu le concept d’impureté et de pureté de l’Ancien Testament à de nombreux domaines. Cela n’était pas en soi un problème, mais lorsqu’ils ont assimilé leurs opinions à la parole de Dieu, c’est là qu’est survenu le conflit avec Jésus. 1 Corinthiens 4, 6 et Proverbes 30, 5-6 montrent qu’il est répréhensible d’aller au-delà de la parole de Dieu.
Il ne s’agissait alors que d’une tradition orale à l’époque de Jésus, mais vers 200 à 300 après J.-C., ces nombreuses traditions furent consignées par écrit dans la Mishna juive. Selon le New International Bible Commentary, p. 1165, non seulement Jésus, mais aussi les sadducéens rejetaient la tradition des pharisiens.
Q : Dans Mc 7, 6-8, les pharisiens ont dû être très surpris par la réponse de Jésus. Comment les pharisiens, et d’autres aujourd’hui, pratiquaient-ils l’art de l’aveuglement volontaire ?
R : Il est trop facile pour les gens aujourd’hui de se tromper eux-mêmes, et ce de multiples façons. Cela peut être involontaire ou intentionnel ; cela peut consister à voir des choses qui ne sont pas réellement là, à ne pas voir des choses qui sont bien là, et à nier ce que l’on voit réellement. Parfois, lorsque les gens trompent d’abord les autres, et non eux-mêmes, ils finissent par croire ce qu’ils savaient au départ être un mensonge.
Une étude a été menée dans laquelle on a demandé aux participants de regarder une vidéo et d’essayer de compter le nombre de fois où quelqu’un faisait rebondir un ballon de basket. La vidéo montrait une fête où des gens discutaient, et une personne au premier plan qui dribblait avec un ballon de basket. À un moment donné, une personne déguisée en gorille a traversé la fête. À la fin de la vidéo, on a demandé aux participants d’indiquer leur nombre et s’ils avaient remarqué quelque chose d’inhabituel pendant qu’ils regardaient la vidéo. Tous ont répondu par la négative. Leurs yeux étaient tellement rivés sur le ballon de basket qu’ils n’ont même pas vu la personne déguisée en gorille traverser la fête !
Parfois, l’aveuglement volontaire est plus délibéré. Lorsqu’une personne décide de ce qui est vrai en fonction de ce qu’elle souhaite voir comme vrai, elle ignore alors totalement, ou du moins minimise, les preuves du contraire. Un été, j’ai participé à un voyage missionnaire dans l’Utah pour témoigner auprès des mormons. Environ la moitié des chrétiens du groupe étaient d’anciens mormons, et l’autre moitié (dont je faisais partie) ne l’était pas. Il était fascinant de poser des questions aux anciens mormons sur l’époque où ils étaient mormons. L’une des questions était : « Comment pouviez-vous dormir la nuit, avec toutes ces nombreuses contradictions au sein du mormonisme ? » Il a répondu qu’en tant que mormon, il dormait très bien. Oui, il avait conscience de certaines de ces contradictions, et il savait qu’il ne pouvait y répondre, mais cela ne le dérangeait pas car il pensait qu’il y avait quelqu’un au sein de l’Église mormone qui en était capable. En tant que mormon, il a fini par comprendre que personne ne pouvait répondre à ces contradictions, et il a fini par quitter l’Église.
Les pharisiens souffraient de ce qu’on appelle la « dissonance cognitive ». Ils « savaient » qu’ils étaient les seuls enseignants d’Israël et qu’ils ne se trompaient pas. Mais voilà qu’apparaissait cet homme, Jésus, qui bouleversait leur vision du monde en enseignant avec autorité et en accomplissant des miracles que seul quelqu’un envoyé par Dieu pouvait accomplir. Cette grande tension ne pouvait être dissipée qu’en parvenant à démasquer Jésus comme un imposteur, en prenant conscience que leur « certitude » antérieure était erronée, ou bien en éliminant la source de cette tension et en faisant mettre Jésus à mort.
Q : Dans Mc 7,7-8, comment savoir si une règle vient de Dieu ou des hommes ?
R : Si vous ne lisez pas vous-même les Écritures de Dieu, il peut être très difficile de le savoir.
Un catholique du nom de Paul, qui était un véritable chrétien, participait à un petit groupe d’étude biblique que j’animais il y a un an. Je trouvais curieux qu’il aborde souvent des notions très élémentaires et me demande si elles provenaient de la Bible. (La plupart du temps, c’était le cas.) Plus tard, il m’a expliqué pourquoi il posait toutes ces questions. Il m’a dit qu’il avait appris ces choses en grandissant dans une école catholique, et que celle-ci ne faisait pas la distinction entre ce qu’enseignait l’Église catholique et ce que Dieu enseignait dans la Bible.
Lorsqu’un enseignant chrétien, quel que soit son courant, ne fait pas la distinction entre la parole de Dieu et ses propres enseignements qui vont au-delà de la parole de Dieu, il accorde une importance démesurée à ses enseignements, au détriment de ses disciples qui se demandent alors ce que Dieu a réellement dit. Tant 1 Corinthiens 4:6 que Proverbes 30:5-6 mettent en garde tous les chrétiens contre le fait d’ajouter quoi que ce soit à la parole de Dieu. C’est peut-être en partie pour cette raison que les enseignants font l’objet d’un jugement plus sévère, selon Jacques 3, 1-2.
Q : Dans Marc 7, 7-8, n’est-on pas censé suivre aucune règle établie par les hommes ?
R : Certainement pas ; comme le montrent Romains 13, 1 et 1 Pierre 2, 13-18, nous devons obéir aux autorités humaines. Au contraire, Marc 7, 10-14 montre que Jésus s’opposait fermement à la désobéissance aux lois de Dieu au profit du respect des lois humaines.
Q : Dans Marc 7, 11, pourquoi le « Corban » était-il répréhensible, et comment certains agissent-ils de manière similaire envers leurs parents aujourd’hui ?
R : « Corban » signifie que cela était consacré à Dieu, vraisemblablement pour être offert au Temple. Cependant, cela ne signifiait PAS nécessairement que cela serait remis au Temple. La personne pouvait tout de même l’utiliser pour elle-même, selon *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 678-679, et le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1337.
Si quelqu’un fait don d’une somme importante à Dieu tout en subvenant aux besoins de sa famille, y compris ceux de ses parents, cela est tout à fait acceptable. Mais si quelqu’un néglige de subvenir aux besoins de sa famille alors qu’il en aurait les moyens, Paul affirme dans 1 Timothée 5, 8 qu’il est pire qu’un non-croyant. Même la plupart des non-croyants subviennent aux besoins de leur propre famille.
Q : Dans Marc 7, 15, lorsque Jésus a dit que rien de ce qui entre dans l’homme ne peut le souiller, s’agissait-il d’une affirmation valable à l’époque de l’Ancien Testament, ou d’un nouvel enseignement ?
R : Il s’agit d’une répétition de Matthieu 15, 10-20.
Jésus n’a pas invalidé les prescriptions alimentaires de l’Ancien Testament, Il les a remplacées. Il y a quatre points à prendre en considération ici.
1. Bien que Jésus et ses disciples aient parfois enfreint les traditions humaines des pharisiens, ils vivaient eux-mêmes dans l’obéissance à la Loi de l’Ancien Testament.
2. Même sous l’Ancien Testament, Dieu se souciait de leur obéissance, et leur régime alimentaire n’était qu’un moyen parmi d’autres, mais pas le seul, pour eux de manifester cette obéissance.
3. Après que la résurrection de Jésus eut inauguré une nouvelle ère, les disciples n’ont pas choisi de manger toutes sortes de viandes. Un ange de Dieu est descendu et a ordonné à Pierre, qui hésitait, de manger (Actes 10, 11-16). Qui était Pierre pour contredire un ange venu du ciel ?
4. Les musulmans ne devraient pas avoir de difficulté avec cette réponse, car Mahomet aurait agi de la même manière. Il a parlé de lois abrogées (bien que l’abrogation soit un concept légèrement différent de celui de la Nouvelle Alliance établie par Jésus). De plus, il a montré que les musulmans pouvaient manger de la viande de chameau, et l’Ancien Testament considère la viande de chameau au même titre que la viande de porc (Lévitique 11, 4, 7, 26 ; Deutéronome 14, 7, 8).
Q : Dans Mc 7,18, pourquoi Jésus a-t-il été surpris par leur manque de compréhension ?
R : Ce n’étaient pas les foules, mais les propres disciples de Jésus qui ne comprenaient pas. Jésus pensait qu’ils auraient compris depuis le temps que, dans le Nouveau Royaume, ce n’était pas la nourriture extérieure qui comptait, mais ce qu’il y avait à l’intérieur d’une personne.
Q : Dans Mc 7,18, étant donné que les disciples n’avaient pas encore reçu le Saint-Esprit avant la Pentecôte, pouvait-on s’attendre à ce qu’ils comprennent quoi que ce soit de ce que Jésus disait ?
R : On se méprend parfois sur ce que fait et ne fait pas le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit convainc le monde de péché et nous éclaire sur la vérité, mais les gens peuvent tout de même percevoir une part de vérité sans l’aide du Saint-Esprit.
Q : Dans Mc 7, 18-23, comment Jésus a-t-il déclaré que tous les aliments étaient purs ?
R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.
Ce qui n’est pas la réponse : de nombreux aliments interdits dans l’Ancien Testament étaient la nourriture des animaux nécrophages (comme les porcs et les crustacés) et des carnivores. Ceux-ci auraient été porteurs de davantage de maladies et de parasites, s’ils n’étaient pas bien cuits, que les aliments qu’ils étaient autorisés à manger. Mais cela passe à côté de l’essentiel. L’essentiel était que Dieu leur avait donné des lois à respecter et qu’ils pouvaient plaire ou déplaire à Dieu en suivant ou non ses commandements.
La réponse : Jésus, étant Dieu incarné, a décrété que désormais tous les aliments étaient déclarés purs. Cela a été réitéré à Pierre dans Actes 10, 11-16. Paul s’est également exprimé à ce sujet dans Colossiens 2, 16. Un point essentiel est que Jésus n’a pas déclaré « tout » pur ; il a seulement déclaré que tous les aliments qui entrent dans notre corps sont purs. Les mauvaises choses qui peuvent sortir de notre cœur n’ont jamais été pures et ne le sont toujours pas.
Q : Dans Mc 7, 26, pourquoi la femme est-elle qualifiée de « Syro-Phénicienne » ?
R : Sur le plan administratif, la Phénicie faisait partie de la province romaine de Syrie. Marc a peut-être utilisé ce terme pour la distinguer des Libyo-Phéniciens, qui étaient originaires d’Afrique du Nord.
Q : Dans Marc 7, qu’est-ce qui est préférable : essayer de mener une vie pure et intègre, ou chercher à se rapprocher de Jésus ?
R : Nous aspirons véritablement aux deux. Mais si un croyant mène une vie pure tout en souhaitant rester loin de Jésus, il ne deviendra pas davantage à l’image du Christ. En revanche, si un croyant vit dans le péché, mais souhaite se repentir et se rapprocher de Jésus, il deviendra alors plus pur et davantage à l’image du Christ.
Q : Dans Mc 8, 10, où se trouve Dalmanutha ?
R : Elle se situerait au sud-ouest de la mer de Galilée. Pendant longtemps, les spécialistes n’ont pas pu déterminer son emplacement exact. Cependant, une grotte portant le nom de « Talmanutha » a été découverte au sud de la plaine de Gennesaret.
Q : Dans Mc 8, 11-12, pourquoi Jésus n’a-t-il pas obéi aux pharisiens, ou du moins fait leur plaisir, en leur fournissant un signe venu du ciel comme ils le demandaient ?
R : Cela s’est passé peu après que Jésus eut nourri les 4 000 personnes. Qu’aurait bien pu prouver un autre miracle aux pharisiens à ce moment-là ? Ils n’avaient pas voulu sortir pour écouter Jésus, mais ils auraient entendu parler de ce miracle. Notez que leur demande ne provenait pas de la foi, mais qu’elle était plutôt motivée par l’incrédulité. Les pharisiens semblaient partir du principe que Jésus devait répondre à toutes leurs questions. Mais Jésus n’avait aucune obligation envers eux de leur prouver quoi que ce soit. En effet, Jésus leur dit en substance : « Vous ne verrez pas de signe à la demande, vous avez déjà vu et entendu. »
Q : Dans Mc 8, 15, pourquoi certains mauvais enseignements sont-ils comparés à la levure ?
R : Il suffit d’une pincée de levain, d’un environnement propice (la pâte) et d’un peu de temps pour que tout l’environnement soit transformé. Le politiquement correct est une tentative d’empêcher que l’environnement ne soit transformé (ou ne revienne à son état initial), en qualifiant certains points de vue ou sujets de « hors limites ». Si vous voulez en savoir plus sur Dieu, vous devez suivre les pharisiens. C’était une évidence que tout le monde comprenait. Plus tard, si vous vouliez suivre Dieu, vous deviez suivre tout ce que disait le prêtre. Alors que les chrétiens bibliques ont été accusés d’avoir un « pape de papier » et de se contenter de suivre un Livre, en réalité, nous souhaitons simplement suivre Dieu et les paroles qu’Il nous a données. Aucune figure religieuse purement humaine, même bonne, et aucun credo ou concile, même bon, ne peut se substituer à Dieu et à Sa parole.
Q : Dans Mc 8, 17-21, quelle pourrait être la signification de ces chiffres ?
R : Jésus venait de les mettre en garde contre les pharisiens et les sadducéens, mais les disciples ne prêtaient pas attention à ce qu’Il disait ; ils étaient préoccupés par le manque de pain. Jésus s’est donc adapté à leur situation et à ce qui occupait leur esprit. Il leur a demandé de lui indiquer les chiffres : cinq pains pour douze « paniers de déjeuner » en Israël ; sept pains pour sept « paniers » chez les païens. Il y a deux réponses complémentaires.
De manière générale, Jésus soulignait qu’ils se retrouvaient avec plus de restes qu’ils n’en avaient au départ. Ils n’ont donc pas à craindre que Jésus soit incapable de leur fournir du pain.
Plus précisément, le chiffre sept est souvent un symbole de plénitude, ou de plénitude en Dieu, dans la Bible. Si le chiffre douze fait souvent référence aux douze tribus dans la Bible, ce n’est pas le cas ici. Il y aurait douze apôtres, et les apôtres étaient destinés à toutes les nations. Les chiffres cinq et douze étaient simplement différents des chiffres sept et sept, et les paniers de déjeuner et les paniers de provisions étaient des récipients de tailles différentes, ce qui montrait qu’il s’agissait d’événements distincts et que Jésus était celui qui apportait le salut tant aux Juifs qu’aux païens.
Q : Dans Mc 8, 22-26, quels sont les trois types d’aveuglement spirituel ?
R : L’homme était aveugle, puis est devenu partiellement aveugle physiquement, mais les disciples étaient encore partiellement aveugles spirituellement.
Non intentionnelle : Les personnes peuvent être aveugles physiquement, soit parce qu’elles sont nées ainsi, comme dans Jean 9, 1-2, soit parce qu’elles sont devenues totalement aveugles par la suite, soit parce qu’elles sont partiellement aveugles. Sur le plan spirituel, de nombreux non-croyants sont aveugles en ce sens qu’ils ignorent la lumière et la vérité du Christ.
Aveuglement volontaire : les moqueurs et les incroyants obstinés rejettent le Christ parce qu’ils refusent de voir la vérité qui leur a déjà été révélée. Les pharisiens n’étaient pas stupides ; ils étaient passés maîtres dans l’art de trouver des objections et des raisons de choisir de ne pas voir. Tout comme une personne valide ne peut pas garer sa voiture sur une place réservée aux personnes handicapées puis se bander les yeux, il existe une différence entre l’aveuglement volontaire et l’aveuglement involontaire.
Les croyants : Même les croyants, qui ont remis leur vie entre les mains de Jésus, peuvent être partiellement aveugles à la vérité. Ici, même les disciples ne voyaient pas.
Q : Dans Mc 8, 23-25, pourquoi Jésus a-t-il semblé guérir l’aveugle par étapes ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Peut-être cet homme souffrait-il de plusieurs problèmes, ou peut-être y a-t-il là une leçon plus profonde à tirer pour nous. Tout comme la cécité physique de cet homme a été guérie par étapes, la cécité spirituelle d’une personne peut parfois l’être par étapes également.
Tout comme cet homme était partiellement aveugle jusqu’à la fin, certaines personnes peuvent elles aussi être partiellement aveugles sur le plan spirituel. Elles perçoivent certaines choses correctement et en déduisent qu’elles perçoivent tout correctement, sans se rendre compte qu’elles sont encore partiellement aveugles. Par exemple, certains voyaient Jésus comme un prophète, mais pas comme le Messie. Aujourd’hui, certains voient Jésus comme Sauveur, mais pas comme Seigneur. Certains voient Dieu comme amour, mais pas comme justice et colère également.
Q : Dans Mc 8, 24, pourquoi l’aveugle guéri a-t-il d’abord vu les gens comme des arbres qui marchaient ?
R : Peut-être que les nerfs optiques de cet homme ne percevaient pas clairement la lumière. Il pouvait y avoir plusieurs causes à cette cécité, au niveau de la pupille, de l’iris, de la cornée ou du nerf optique.
Il se peut également que cet homme ait eu une vue parfaite au départ, mais que son cerveau n’ait pas été habitué à traiter ces images. En réalité, le cerveau humain perçoit une image du monde à l’envers. Nos cerveaux s’entraînent à retourner l’image. Dans un film de Moody Science, on a donné à un homme une paire de lunettes spéciales qui retournaient l’image à l’envers. Après les avoir portées suffisamment longtemps, le cerveau de cet homme s’est parfaitement adapté, et il n’a eu aucun problème pour marcher ou s’orienter – du moins jusqu’à ce qu’on lui retire les lunettes, moment où son cerveau a dû se réadapter.
Consultez le site http://www.answersingenesis.org/docs/4146.asp pour découvrir quelques exemples contemporains intéressants de personnes capables de voir physiquement mais qui, dans un premier temps, ne parviennent pas à reconnaître les choses.
Q : Dans Mc 8, 26, pourquoi Jésus a-t-il dit à l’homme de rentrer directement chez lui et non d’aller au village ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais il semble que cet homme et sa famille fussent originaires d’une autre ville ou qu’ils habitassent en dehors de la ville. Jésus s’est toutefois montré très explicite à ce sujet. Tout d’abord, Jésus a conduit l’aveugle hors de la ville, sans encore le guérir. Ensuite, Jésus l’a guéri par étapes, puis il a expressément ordonné à cet homme de ne pas retourner au village.
Le New International Bible Commentary, p. 1166, émet l’hypothèse qu’il convenait que l’homme en parle d’abord à ses proches, plutôt que ceux-ci l’apprennent par quelqu’un d’autre. Il se peut également que Jésus n’ait pas voulu que les pharisiens de la ville soient témoins de ce miracle, puisqu’il venait de leur dire, en Marc 8, 11, qu’ils ne verraient aucun signe de sa part. Ou bien, il y avait peut-être d’autres personnes dont Jésus ne souhaitait pas qu’elles assistent au miracle. Enfin, Jésus n’aurait peut-être pas voulu que certaines personnes assistent à la guérison par étapes.
Q : Dans Mc 8, 38, le sceptique Bart Ehrman fait remarquer que Jésus ne s’identifie pas explicitement comme le Fils de l’Homme (Jesus, Interrupted, p. 159).
R : Jésus n’avait pas besoin de le faire ici. Il s’était déjà présenté comme le Fils de l’Homme dans Marc 2, 5-12. Jésus a dit dans Marc 2, 8a-12 : « Pourquoi pensez-vous ces choses dans vos cœurs ? […] Qu’est-ce qui est le plus facile : de dire à un paralytique : “Tes péchés sont pardonnés”, ou de dire : “Lève-toi, prends ton lit et marche” ? Mais afin que vous sachiez que le Fils de l’Homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés… » Il dit au paralytique : « Je te le dis, lève-toi, prends ton lit et rentre chez toi. » Et aussitôt, l’homme se leva, prit son lit et sortit devant tout le monde. À la vue de cela, tous furent stupéfaits et glorifièrent Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil ! » » (BSB) Jésus a utilisé ce terme 81 fois dans les Évangiles. Pourquoi Ehrman jugerait-il significatif que Jésus ne l’ait pas précisé à nouveau à cet endroit ?
Q : Dans Mc 8, 38, que signifie le fait que Jésus aura honte de ceux qui ont eu honte de lui dans cette vie ?
R : Les exégètes ont deux points de vue à ce sujet.
1. Les croyants élus qui ont honte de Jésus subiront des reproches lorsqu’ils arriveront au Ciel. C’est le point de vue exposé dans le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1341. Certains chrétiens croient sincèrement, mais ils se sont trop imprégnés du monde pour défendre Jésus ou pour partager l’Évangile.
2. Les soi-disant chrétiens qui ont honte de Jésus découvriront qu’ils n’iront pas du tout au ciel. Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 141-142, et la « NIV Study Bible », p. 1510, défendent ce point de vue. 2 Timothée 2:12 dit également que si nous renions Jésus-Christ, il nous reniera. Certaines personnes refusent d’accepter Jésus pour diverses raisons émotionnelles. Judas était apparemment déçu que Jésus n’ait pas l’intention d’entreprendre d’action militaire à ce moment-là. Certains prétendent que les gens sont si bons qu’ils n’ont pas besoin d’être sauvés, ou qu’il est « trop primitif » de dire que nous avons besoin d’un sacrifice pour nous. D’autres ne veulent pas que quelqu’un, depuis le Ciel, les regarde de haut pour juger leurs actes.
Bien sûr, ces deux points sont probablement vrais, car Jésus n’a pas précisé ce « degré de honte » dans ce verset. C’est une chose grave que de croire en Jésus, de le renier et de se repentir (comme l’a fait Pierre), mais c’est une chose encore plus grave de ne jamais lui avoir remis sa vie dès le départ.
Q : Dans Mc 9, 1-2, pourquoi pensez-vous que Dieu a permis que la Transfiguration ait lieu ?
R : Notez tout d’abord que, jusqu’à la mort de Jésus, personne n’était au courant de cet événement, à l’exception des disciples. Cela n’a donc été d’aucune utilité pour quiconque, du moins pas avant la mort et la résurrection de Jésus. Bien que les Écritures ne précisent pas pourquoi cela s’est produit, nous pouvons en distinguer au moins six raisons.
1) Cela renforcerait la foi des disciples. Les disciples auraient un aperçu de la gloire ultime de Jésus.
2) Cela constituerait un encouragement pour Jésus lui-même, avant qu’il ne se rende à la croix. Peut-être Élie et Moïse ont-ils également dit à Jésus certaines choses qui étaient nécessaires.
3) Pour accomplir la prophétie : Malachie 4, 5-6 dit qu’Élie viendrait avant le grand jour du Seigneur. Alors que Jean-Baptiste agissait dans l’esprit et la puissance d’Élie, Élie est venu en personne, physiquement, lors de la Transfiguration.
4) Deux témoins, Moïse et Élie, sont venus se tenir aux côtés de Jésus, au moins pendant un court instant. Élie n’est jamais mort (2 Rois 2, 11), et bien que Moïse soit mort, son corps n’a jamais été retrouvé (Deutéronome 34, 6). Il y aura deux témoins juste avant le retour de Jésus, comme le mentionne Apocalypse 11, et cela pourrait en être une préfiguration.
5) Pour ceux d’entre nous qui vivront après la résurrection, cela renforcerait la certitude que Dieu tenait tout en main et savait depuis le début ce qui allait se passer lors de la crucifixion et de la résurrection.
6) Enfin, cela a accompli la prophétie que Jésus a donnée dans Marc 9, 1
Q : Dans Matthieu 17:1, Marc 9:2 et Luc 9:28-29, sur quelle montagne la Transfiguration a-t-elle eu lieu ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais voici ce que nous savons. Tout d’abord, il s’agissait d’une haute montagne, et le mont Thabor ne culmine qu’à 1 843 pieds au-dessus du niveau de la mer (environ 5 terrains de football) ; il ne peut donc pas être considéré comme une haute montagne. Il se trouvait à dix miles au sud-ouest de la mer de Galilée et n’était pas situé près de Césarée de Philippe. De plus, à cette époque, il y avait une forteresse romaine au sommet du mont Thabor.
Le mont Hermon, qui culmine à plus de 9 000 pieds, est la plus haute montagne de la région, et l’événement aurait pu s’y produire. Cependant, il est assez éloigné, au nord des hauteurs du Golan, à la frontière entre la Syrie et le Liban. Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 400, défend ce point de vue.
Le mont Meron / Jebel Jermaq, à l’ouest de la mer de Galilée, culmine à 3 926/3 962 pieds, et c’est l’hypothèse avancée par W. Liefield.
Q : Dans Mc 9, 7 et suivants, parmi tout ce que Dieu aurait pu dire, seule cette phrase a été rapportée. Pourquoi pensez-vous qu’il était si important que les disciples le sachent ?
R : Le christianisme ne repose pas principalement sur les lois, la doctrine ou le service pastoral. Bien que ces éléments soient présents, ils ne constituent pas l’essentiel. L’essentiel n’est pas non plus notre expérience, notre communion fraternelle ou notre prière. L’essentiel, c’est d’aimer Jésus. Mais les croyants peuvent l’oublier. Paul dit dans 2 Corinthiens 11, 2-3 : « Je suis jaloux de vous d’une jalousie divine. Car je vous ai fiancés à un seul époux, afin de vous présenter à Christ comme une vierge pure. Je crains cependant que, tout comme Ève a été séduite par la ruse du serpent, vos esprits ne soient détournés de votre dévotion simple et pure envers Christ. »
Q : Dans Marc 9, 14-16, comment résister à la tentation de rester trop longtemps au sommet de la montagne, alors que Jésus veut que nous descendions ?
R : N’oubliez pas qu’il ne s’agit pas de nous, de nos connaissances et de notre expérience, mais de Dieu. Dieu veut que nous servions les autres. Lors du jugement devant le tribunal de Christ, Jésus ne nous demandera pas ce que nous avons appris ni ce que nous avons vécu, mais plutôt ce que nous avons fait et comment nous avons vécu. Une expérience au sommet d’une montagne est utile pour nous ancrer, nous faire grandir et nous ressourcer, en vue du combat spirituel pour les cœurs et les esprits des gens dans ce monde. Un entraîneur d’équipe n’a guère d’utilité d’un joueur talentueux qui refuse de participer à la compétition.
Q : Dans Mc 9, 18, 28-29, que nous apprend ce passage sur la puissance d’un chrétien dépourvu de foi ?
R : À cette époque, les disciples en savaient plus sur Dieu que n’importe quel autre mortel sur terre. Les disciples avaient des rencontres personnelles avec Jésus chaque jour. Les disciples (du moins tous sauf un) croyaient tous et mettaient en pratique ce en quoi ils croyaient. Ils avaient la foi, mais leur foi n’était pas assez forte pour chasser ce démon.
Q : Dans Mc 9, 18, 28-29, en quoi considérons-nous aujourd’hui la puissance et la sagesse de Dieu comme acquises ?
R : Les non-croyants peuvent considérer la sécurité, la paix, la santé et la prospérité comme acquises, comme des choses auxquelles ils estiment avoir droit. Même certains croyants peuvent penser qu’ils ne connaîtront pas de moments difficiles parce qu’ils sont chrétiens. Considérer les dons de Dieu comme acquis est le contraire de la gratitude.
Q : Dans Mc 9, 19, pourquoi pensez-vous que Jésus a dit : « Ô génération incrédule » plutôt que « Ô disciples incrédules » ?
R : Jésus voyait que l’incrédulité des disciples reflétait la société dans laquelle ils avaient été élevés. Dans une certaine mesure, même en tant que croyants, nos convictions et notre foi sont façonnées par notre génération, c’est-à-dire par notre culture et notre société. En tant que croyants, nous devons reconnaître cela avec humilité et franchise, et nous efforcer de transcender cette influence et de nous en libérer.
Q : Dans Mc 9, 24, pourquoi le père a-t-il prononcé un oxymore ?
R : Un oxymore est une figure de style consistant à utiliser des affirmations ou des images contradictoires pour exprimer une vérité complexe. Le père était en proie à des sentiments contradictoires. Il a dit : « Je crois », car il croyait sincèrement, mais il a également dit : « Aide-moi dans mon incrédulité », car il savait qu’il nourrissait aussi de réels doutes.
Nous devrions, nous aussi, faire preuve d’honnêteté quant à nos sentiments devant Dieu. Dieu est suffisamment grand pour gérer nos doutes, et lorsque nous mettons nos sentiments au grand jour en les lui confessant, Dieu peut plus facilement prendre en charge ce que nous lui avouons.
Q : Dans Mc 9, 24, que pensez-vous que Dieu fasse d’une foi imparfaite, comme celle du père ?
R : Dieu s’est servi de la foi du père du garçon ; une foi imparfaite, mais honnête et sincère. C’est mieux qu’une apparence de foi hypocrite et malhonnête. Soyez honnête au sujet de votre foi en Dieu, afin qu’Il puisse la faire grandir, l’affiner et en éliminer les scories qui n’ont pas leur place.
Q : Dans Mc 9, 25, la plupart du temps, Jésus se contentait d’ordonner à un esprit mauvais de sortir, mais cette fois-ci, pourquoi Jésus a-t-Il dit à la fois de sortir et de ne plus y entrer ?
R : Dans Luc 11, 24-26, Jésus a dit que lorsqu’un esprit impur sort d’une personne, il peut tenter de revenir accompagné de sept autres. Il est donc important que, lorsqu’une personne possédée par un démon est libérée de son asservissement, elle se tourne vers le Christ afin que les démons ne reviennent pas en plus grand nombre.
Q : Dans Marc 9, 33, pourquoi, à ce moment-là, juste après la grande Transfiguration, pensez-vous que les disciples se sont disputés pour savoir qui était le plus grand parmi eux ?
R : À première vue, cela semble ridicule. Juste après avoir reçu par grâce le grand privilège d’assister à cet événement extraordinaire, au lieu d’aller proclamer la grandeur de Jésus, ils se disputaient pour savoir qui d’entre eux était le plus grand. Au lieu de tout centrer sur Jésus et sur la manière dont ils pouvaient servir pour le glorifier, ils se servaient de Jésus pour se mettre eux-mêmes au centre de l’attention.
Cette image est grotesque. Il est certain que si quelqu’un avait voulu brosser un tableau idyllique et édulcoré des disciples vertueux de Jésus, il aurait sans aucun doute omis cet épisode ! Cela fait tout simplement mauvaise impression. Mais après avoir cru en Jésus, après avoir vu les miracles et assisté à la Transfiguration, voilà comment ils se comportaient encore. La patience dont Jésus fait preuve à leur égard est stupéfiante.
Q : Dans Mc 9, 33, comment devons-nous réagir face à un frère dans la foi qui cherche à mettre en avant sa propre grandeur ?
R : Ne leur en voulez pas, mais priez pour eux, en espérant ardemment qu’ils se repentent de cela. Nous ne devons pas les considérer comme des incroyants cachés, ni comme des apostats déchus et irrécupérables, tout comme Jésus n’a pas rejeté les disciples. Il faut les mettre en garde pour leur propre bien, et réduire au minimum leur influence qui pourrait inciter d’autres à faire de même.
Q : Dans Mc 9, 34, les disciples auraient-ils dû dire à Jésus pourquoi ils se disputaient, ou auraient-ils dû garder le silence, comme ils l’ont fait ?
R : Ils se sont probablement tus par embarras ou par honte. Dieu connaît nos pensées et nos paroles, que nous les confessions ou non, mais il vaut mieux Lui dire ce qu’il y a dans notre cœur, même si c’est malsain ou orgueilleux. Ainsi, Dieu peut purifier votre cœur d’autant plus rapidement si vous êtes disposé à le reconnaître.
Q : Dans Mc 9, 35, que pensez-vous de l’expression « la grandeur passe par le service » ?
R : Ce n’est pas tout à fait vrai. Tout d’abord, il faut servir la bonne personne. Ne pas servir votre ambition, ne pas servir l’Église, mais votre service premier doit être rendu à Dieu. Ensuite, il faut servir avec les bonnes motivations. Mais en tenant compte de ces réserves, cette affirmation est assez juste.
Q : Dans Mc 9, 38-40, pourquoi Jean et les autres disciples ont-ils interdit à quelqu’un de chasser les démons, et qui était cet homme ?
R : Examinons d’abord la séquence particulière des événements. Tout d’abord, les disciples étaient incapables de chasser un démon. Ensuite, ils se disputaient pour savoir qui était le plus grand. Mais bien qu’ils n’aient pas pu chasser le démon, ils ont interdit à quelqu’un d’autre, qui croyait en Christ, de chasser un démon au nom de Jésus, alors qu’eux-mêmes n’y étaient pas parvenus.
Comme cet homme ne faisait pas partie de leur groupe, les disciples ont supposé que Dieu ne pouvait pas l’utiliser. Aujourd’hui, il arrive que des croyants commettent la même erreur, en pensant que d’autres chrétiens sincères qui ne font pas partie de leur église ne sont pas utilisés par Dieu, ou ne le sont que de manière secondaire.
Q : Dans Mc 9, 38-40 et d’autres passages, dans quelle mesure le diable et son influence sont-ils « réels » ? Vous met-il des pensées dans la tête ?
R : Le diable et ses démons sont des êtres réels, dotés de pensées et de sentiments. Ils peuvent suggérer des pensées, mais ils ne peuvent pas « posséder » les croyants. Bien qu’ils puissent suggérer des pensées, nous avons le pouvoir de dire non et de passer à autre chose. Bien qu’ils soient puissants et que leur pouvoir ne doive pas être pris à la légère, notre protection sous le sang du Christ est encore plus puissante. Par exemple, j’ai entendu parler d’un sorcier qui avait maudit un chrétien, et la malédiction s’est retournée contre lui. Dans un autre exemple sans rapport avec le précédent, j’ai entendu parler d’un autre sorcier qui avait déclaré qu’un missionnaire chrétien mourrait dans les 30 jours. Le 30e jour, c’est le sorcier qui est mort.
En tant qu’enfants du Christ, nous n’avons aucune raison de négocier avec le diable, de le narguer, ni même de vouloir essayer de communiquer avec lui ou avec les démons.
Q : Dans Mc 9, 38-40, comment réagissez-vous face à quelqu’un qui accomplit la volonté de Dieu, mais qui n’est pas « autorisé » par les gens ?
R : Tout d’abord, demandez-vous s’il est même nécessaire d’être autorisé par les gens. S’il s’agit de la volonté de Dieu, alors ce n’est peut-être pas le cas. Si vous pensez que cela sème la discorde, assurez-vous d’abord que ce n’est pas vous et votre groupe qui êtes à l’origine de cette discorde. En revanche, si cela suscite des querelles ou provoque légitimement une division, vous devriez leur parler, essayer de les raisonner et prier pour qu’ils puissent, tout comme vous, être d’un même esprit.
Q : Dans Mc 9, 42, selon vous, en quoi le fait d’amener les petits enfants à pécher est-il si grave ?
R : Alors que la société de l’époque méprisait souvent les enfants, Marc 9, 42 affirme qu’il vaudrait mieux pour quelqu’un de ne jamais être né plutôt que de faire pécher un enfant. Lorsque vous regardez un petit enfant, qui peut se comporter de manière espiègle et qui ne sait pas grand-chose, rappelez-vous que Dieu se soucie autant d’eux que des adultes, et qu’ils sont tout aussi importants à ses yeux.
L’évangéliste D.L. Moody a un jour déclaré à quelqu’un que deux personnes et demie avaient été sauvées lors d’une réunion. La personne lui a demandé : « Vous voulez dire deux adultes et un enfant ? » « Non », a répondu Moody, « deux enfants et un adulte. »
Q : Dans Mc 9,48, pourquoi les vers ne mourraient-ils pas en enfer ?
R : La métaphore de Jésus ne fait pas référence à de petits animaux, mais plutôt à la décomposition et à la destruction de l’enfer. L’ouvrage *When Critics Ask*, p. 372, donne une réponse différente. Puisqu’il est dit « leur ver » et non « le ver », il s’agit d’une métaphore du corps physique de celui qui va en enfer.
Q : Dans Mc 9, 49, que signifie « salé par le feu » ?
R : Il existe trois interprétations principales quant à ceux auxquels ce verset fait référence
Les croyants, qui subissent des souffrances et une purification
Les perdus, qui vont en enfer
Tous ceux qui sont mis à l’épreuve et jugés. Ce point de vue peut englober les deux autres.
En conclusion, les versets 43 à 48 parlent de l’enfer, et le verset 50 fait référence aux croyants. Le verset 49 constitue une transition, et le terme « tout le monde » désigne à la fois les perdus mentionnés juste avant et les croyants mentionnés juste après.
Q : Dans Mc 9, 49-50, quel est le rapport entre « être salé par le feu » et « perdre sa saveur » ?
R : À cette époque, les pharisiens enseignaient qu’Israël était le sel parmi les nations afin de les purifier. Le sel était un conservateur important. L’expression « salé par le feu » signifie conserver les aliments par le feu, par exemple en faisant sécher des fruits. Si même le feu peut avoir un effet conservateur, le sel peut perdre la majeure partie de son effet conservateur s’il est lessivé par l’eau ou s’il est dilué avec d’autres substances.
Q : Dans Mc 10, 1-2 et Mt 19, 3-9, qu’enseigne Jésus au sujet du divorce ?
R : Avant de répondre à cette question, il convient tout d’abord de comprendre ce que Jésus a enseigné au sujet du mariage.
Le mariage, tel qu’il est décrit dans Marc 10, 7 et Genèse 2, 24, consiste en l’union de deux personnes qui ne font plus qu’un. Lorsqu’un jeune homme ou une jeune femme s’apprête à se marier, il ou elle doit prendre conscience que, par conséquent, il ou elle deviendra une personne différente. À tout le moins, une étude menée aux États-Unis montre que les hommes mariés vivent en moyenne un peu plus longtemps que ceux qui ne se sont jamais mariés. Plus important encore, votre conjoint peut, et le fera probablement, contribuer grandement à vous rapprocher de Dieu ou à vous en éloigner. Le mariage ne se résume pas à être amoureux ou à éprouver des sentiments, mais constitue un engagement devant Dieu et devant les autres. C’est comme si, métaphoriquement, vous n’étiez plus deux organismes, mais un seul.
Diviser cet « organisme » n’est pas naturel et n’est pas ce que Dieu souhaite. Bien qu’il soit permis de divorcer de son conjoint si celui-ci commet une immoralité sexuelle, comme le mentionne Matthieu 19:9, cela n’est pas nécessairement obligatoire. Paul enseigne qu’il n’est pas permis de divorcer d’une personne parce qu’elle a une foi différente ou qu’elle s’est convertie à une autre foi, mais si c’est elle qui initie le divorce, il est permis de s’y conformer, comme l’indique 1 Corinthiens 7:12-15.
Et si votre conjoint devenait toxicomane ? Il est difficile d’imaginer qu’une personne puisse sombrer dans cette situation tout en étant un véritable chrétien. Quoi qu’il en soit, dans cette situation difficile, s’il refuse d’arrêter, vous pouvez le dénoncer à la police. S’il est non-croyant et souhaite divorcer de vous par la suite, alors tant pis.
Que faire si votre conjoint vous menace, vous ou votre famille, de violences ? La prudence veut que vous vous sépariez pour votre sécurité ; là encore, il est difficile d’imaginer qu’une personne agissant ainsi puisse être un véritable chrétien. C’est également une situation difficile. Parfois, il peut être préférable de le dénoncer à la police.
Q : Dans Mc 10, 1-2, pourquoi pensez-vous que les pharisiens ont interrogé Jésus sur le divorce à cet endroit ?
R : Cela pourrait s’expliquer par une ou plusieurs des trois raisons suivantes, et aucune d’entre elles n’impliquait que les pharisiens allaient adopter un point de vue particulier en raison de ce que Jésus allait dire.
1) Pour voir si Jésus se rapprochait davantage de l’école de Hillel, qui autorisait le divorce, ou de celle de Shammaï, qui ne l’autorisait pas, sauf en cas d’adultère. Chez les disciples du célèbre rabbin juif Hillel, le divorce était autorisé dans la Mishna Gittin 1,1-3 ; 7,2.
2) Voir si Jésus enseignerait quelque chose de différent de ce que dit l’Ancien Testament dans Deutéronome 24, 1-4 (ce que Jésus a d’ailleurs fait).
3) Espérez que Jésus s’oppose au divorce, ce qui reviendrait à critiquer le souverain Hérode Antipas et son épouse Hérodiade, qui avaient déjà divorcé. Selon la loi juive, l’épouse ne pouvait pas demander le divorce, mais elle le pouvait en vertu de la loi romaine, comme l’a fait Hérodiade. Jésus se trouvait alors en Pérée, région gouvernée par Hérode Antipas.
Q : Dans Mc 10,5, pourquoi Dieu, par l’intermédiaire de Moïse, aurait-il permis certaines choses en raison de la dureté de leur cœur ?
R : Bien que Dieu n’ait pas besoin de s’adapter à nous et à la dureté de nos cœurs, il choisit parfois de le faire. À l’époque de l’Ancien Testament, la plupart des croyants n’avaient pas le Saint-Esprit habitant en eux. Mais à l’époque du Nouveau Testament, avec le Saint-Esprit qui habite en nous et la loi gravée dans nos cœurs, nous avons ici une norme plus élevée que celle des saints de l’Ancien Testament.
Q : Dans Mc 10,13, pourquoi les disciples réprimandaient-ils les gens qui amenaient leurs petits enfants vers Jésus ?
R : Les disciples avaient tort d’agir ainsi. Peut-être ont-ils pensé à tort que, puisque les enfants ne pouvaient pas comprendre intellectuellement l’enseignement de Jésus comme le pouvaient les adultes, ils ne devaient pas faire perdre du temps à Jésus. Jésus ne s’est pas contenté de les corriger, mais il a réprimandé ceux qui avaient eux-mêmes réprimandé les autres à tort.
Selon le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 346, George MacDonald affirmait qu’il ne croyait pas au christianisme d’un homme si l’on ne voyait jamais de garçons ou de filles jouer devant sa porte.
Q : Dans Mc 10, 13-15, pourquoi Jésus voulait-il que les enfants viennent à lui ?
R : La seule raison que Jésus a donnée est que « c’est à ceux-là qu’appartient le royaume de Dieu ». Jésus utilisait les enfants comme exemple concret pour nous montrer que nous devons tous faire preuve de l’humilité et de la réceptivité propres aux enfants pour venir à Dieu. Nous ne pouvons pas venir à Dieu dans l’orgueil, mais nous devons admettre que nous ne suffisons pas à nous-mêmes. Nous devons être prêts à reconnaître que Dieu en sait plus que nous, que nous avons besoin de Lui et que nous sommes disposés à grandir.
De plus, il ne fait aucun doute que Jésus aimait les enfants et qu’il considérait que la valeur de l’âme d’un enfant était la même que celle d’un adulte. Jésus ferait un excellent animateur à l’école du dimanche pour les enfants !
Q : Dans Mc 10, 18 et Lc 18, 19, Jésus n’était-il pas « bon », puisqu’il a remis en question l’homme qui Le qualifiait de bon ?
R : Jésus est bon dans tous les sens du terme. Jésus interroge celui qui Le qualifie de « bon », car cet homme ne reconnaissait pas encore que Jésus était le Messie et semblait employer le terme « bon » avec trop de légèreté.
De même, dans Jean 8:7, lorsque Jésus a dit aux accusateurs de la femme adultère : « Que celui d’entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre », Jésus n’a lui-même jeté aucune pierre, mais cela ne prouve pas qu’il ait péché. Jésus était sans péché, selon Hébreux 4:15.
Q : Dans Marc 10, 18 et Luc 18, 19, Jésus demande : « Pourquoi m’appelez-vous bon ? […] Nul n’est bon, sinon Dieu seul. » Puisque Jésus ne niait ni sa propre bonté ni sa divinité, que voulait-il dire ?
R : Jésus pose une question brève qui, à première vue, semble très simple : pourquoi l’appelez-vous « bon » ? Trois points simples, puis quelques remarques.
a) Jésus n’a ni affirmé ni nié ici qu’il était bon. (D’autres passages nous indiquent pourtant qu’il l’était.)
b) Jésus s’est contenté de poser une question. Il n’a ni affirmé ni nié ici qu’il était Dieu. (D’autres passages nous indiquent pourtant qu’il l’était.)
c) Jésus semblait vivement intéressé par ce que cet homme était prêt à affirmer et par ce qu’il croyait.
Passons maintenant à cette discussion, puis nous verrons ce que vous affirmez et ce que vous êtes prêt à croire.
Personne d’autre dans les Évangiles, qu’il soit croyant ou non, n’a jamais été rapporté comme ayant appelé Jésus « bon maître ». L’interlocuteur cherchait-il simplement à se montrer courtois et flatteur, ou, comme Jésus l’a demandé, affirmait-il davantage que cela ?
Qu’est-ce qu’une « bonne personne », aux yeux d’un Dieu saint ? Un collecteur d’impôts pécheur, qui a escroqué beaucoup de gens toute sa vie, mais qui implore Dieu d’avoir pitié de lui, est-il « bon » ? Non, il se repent de son mal, mais il était tout de même mauvais. D’un autre côté, sommes-nous meilleurs que ce collecteur d’impôts ? Non. Selon les critères de Dieu, qualifier de « bon » un simple homme sur terre relève d’une fausse vanité.
D’ailleurs, qu’est-ce que le bien ? Une chose est-elle bonne lorsque les gens votent en sa faveur, lorsque la société l’accepte, ou lorsqu’une personne estime en son for intérieur qu’elle est bonne, même si d’autres en pensent autrement ? Non, nous n’avons aucune norme du bien, si ce n’est Dieu et ce qu’Il déclare être bon. Personne n’est fondamentalement bon, à l’exception de Dieu.
Compte tenu de tout cela, affirmez-vous que Jésus était bon ?
Q : Dans Mc 10, 18 et Lc 18, 19, Jésus était-Il Dieu, puisque nul n’était bon, si ce n’est Dieu seul ?
R : Jésus n’a pas dit à cet homme s’Il était Dieu ou non. Il lui faisait plutôt remarquer que cet homme utilisait le mot « bon » à la légère. Dieu est la source de la bonté, la définition même de la bonté, et toutes les choses moindres que nous qualifions de bonnes ne sont que des reflets de la bonté de Dieu.
Vous savez, les chrétiens, les juifs, les musulmans, et même les idolâtres romains qui tuaient les chrétiens, essayaient tous d’être bons, du moins selon leur conception du bien. Cela peut paraître choquant pour de nombreux Occidentaux, mais toutes les religions ne partagent pas cette vision selon laquelle il faut s’efforcer de faire le bien. Dans l’hindouisme, nombreux sont ceux qui cherchent l’illumination, la véritable compréhension, en faisant l’expérience à la fois du bien et du mal. C’est pourquoi, si un homme religieux hindou détourne des fonds ou vole, certains peuvent être choqués par ce qu’ils considèrent comme de l’hypocrisie, mais il ne s’agit peut-être pas du tout d’hypocrisie. Pour lui, il se peut qu’il n’y ait aucun conflit entre le fait de chercher à atteindre l’illumination, la conscience cosmique, ou quoi que ce soit d’autre, et le fait de vouloir faire l’expérience du mal. Tous les hindous ne seraient toutefois pas d’accord ; certains mettraient davantage l’accent sur le « karma ».
Q : Dans Mc 10, 18 et Lc 18, 19, comment les gens d’autrefois interprétaient-ils ces versets ?
R : Il s’agit là d’une paire de versets « aux multiples facettes » qui se prêtent à de nombreuses applications pertinentes.
Un exemple pour nous
Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.), dans *Qui est l’homme riche qui sera sauvé ?*, chap. 4, p. 592, utilise ce passage pour montrer que nous devons être bons et donner aux pauvres plutôt que de placer notre confiance dans les richesses.
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) a déclaré que Dieu est bon et miséricordieux, et qu’il convient donc que nous soyons bons, que nous ayons pitié des autres et que nous soyons des artisans de paix. (« De la modestie », chap. 2, p. 75)
Contre le gnosticisme
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) affirme que, puisque Jésus s’est adressé au Père en l’appelant « le Bon », celui-ci est véritablement bon. (Irénée, Contre les hérésies, livre 1, chapitre 20, p. 345)
Hippolyte, disciple d’Irénée (225-235/6 apr. J.-C.), de même, dans sa *Réfutation de toutes les hérésies*, livre 5, chapitre 2, p. 50, et livre 7, chapitre 20, p. 113, s’appuie sur cet argument pour démontrer l’erreur de Marcion et du gnosticisme. Si le Père qui a créé toutes choses est bon, alors l’ensemble du gnosticisme et l’hérésie de Marcion s’effondrent.
Les Ébionites reconnaissaient Jésus comme le Fils du Père, mais ils se limitaient à dire que Jésus était Dieu, pour ainsi dire. Comme ils tenaient également à suivre les pratiques de l’Ancien Testament, vous pouvez imaginer qu’ils s’opposaient farouchement aux gnostiques qui affirmaient que le Dieu de l’Ancien Testament était mauvais ou égaré. Dans l’Homélie clémentine 3 (date incertaine), chapitre 57, p. 248-249, ils utilisaient également ce verset contre ceux qui qualifiaient le Dieu de l’Ancien Testament de mauvais. Mais dans la littérature clémentine et dans tous les écrits ébionites qui nous sont parvenus, ils n’ont jamais utilisé ce verset pour nier que Jésus était Dieu.
Contre l’idolâtrie
Origène (225-254 apr. J.-C.) affirme que si le Christ s’est soumis à Dieu le Père, à combien plus forte raison le soleil refuserait-il que quiconque s’incline devant lui et l’adore. Origène ajoute ensuite que nous devons prier le Verbe de Dieu, et plus encore son Père. (Contre Celse, livre 5, chapitre 15, p. 548)
La divinité du Christ
Novatien (250/254-256/7 apr. J.-C.) : « De plus, le Seigneur lui-même a dit : “Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Dieu seul est bon.” … « Mais dans ces mêmes Écritures, il est également affirmé que le Christ est bon. Il n’y a donc pas, s’ils en tirent la bonne conclusion, un seul Bien, mais bien deux Biens. Comment donc, selon la foi scripturaire, peut-on affirmer qu’il n’y a qu’un seul Bien ? Mais s’ils ne pensent pas que cela puisse en aucune manière porter atteinte à la vérité selon laquelle il n’y a qu’un seul Seigneur, que le Christ est également Seigneur, ni à la vérité selon laquelle il n’y a qu’un seul Maître, que Paul est également notre maître, ni à la vérité selon laquelle il n’y a qu’un seul Bien, que le Christ est également appelé « le Bien » ; selon le même raisonnement, qu’ils comprennent que le fait que Dieu soit un n’oppose aucun obstacle à la vérité selon laquelle le Christ est également déclaré être Dieu. » (À propos de la Trinité, chap. 30, p. 642-643)
Contre l’arianisme
Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.) a écrit que lorsque les Ariens invoquent Ésaïe 65, 16 ; Marc 10, 18 ; 1 Timothée 6, 15, cela ne laisserait aucune vérité, aucune bonté ni aucune puissance au Fils.
Grégoire de Nysse (382-383 apr. J.-C.) a écrit : « Il est toutefois facile de montrer que pas même le mot « un » ne sépare le Père du Fils. […] Car Il dit : « Moi et le Père, nous sommes un. » [Jean 10, 30] Si donc le bien est un, et qu’une forme particulière d’unité est envisagée entre le Père et le Fils, il s’ensuit que le Verbe, en attribuant la bonté à « l’un », a revendiqué sous le terme « un » le titre de « bien » également pour Lui-même, Lui qui est un avec le Père et qui n’est pas séparé de l’unité de la nature. » Contre Eunomius, livre 11, chap. 2, p. 232-233, dans Pères nicéens et post-nicéens, deuxième série, vol. 5.
Q : Dans Mc 10, 19, pourquoi Jésus n’a-t-il mentionné que six des Dix Commandements ?
R : Jésus ne se voulait pas exhaustif ici, mais donnait simplement des exemples. Le fait que Jésus se soit exprimé de manière concise à cet endroit ne saurait servir de prétexte pour nier ce que Jésus et ses apôtres ont enseigné ailleurs.
Q : Dans Mc 10, 21-22 et Lc 18, 20-23, pourquoi Jésus a-t-il dit à cet homme de vendre tous ses biens ?
R : Apparemment, cet homme aimait ses richesses autant qu’il aimait Dieu, et Jésus lui a dit qu’il devait remédier à cela.
Q : Marc 10, 21-22 enseigne-t-il à chacun de vendre tous ses biens également ?
R : Non, car Jésus n’a demandé à personne d’autre, à notre connaissance, de vendre ses biens. Même Paul possédait des biens personnels, comme son manteau mentionné en 2 Timothée 4, 13. Dans Actes 5, 4, lorsqu’Ananias a été sanctionné, il est expressément précisé qu’il ne l’a pas été pour avoir conservé une partie de son argent, mais plutôt pour avoir menti à Dieu en prétendant n’avoir rien gardé de cet argent. Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 151, dit essentiellement la même chose.
Cependant, ce verset reste un défi pour nous aujourd’hui. Lorsqu’il a fallu choisir entre le Christ et les richesses, cet homme, qui semblait par ailleurs bon, n’a pas voulu préférer le Christ aux richesses. Si quelqu’un se comporte ainsi aujourd’hui, c’est qu’il est maudit par l’excès d’argent. Lisez Proverbes 30, 7-9 pour plus d’informations.
Lorsque vous décidez du montant à donner à l’œuvre de Dieu, le « Believer’s Bible Commentary », p. 1347, dans son commentaire sur Marc 10, propose une liste d’éléments à prendre en considération.
1. Des milliers de personnes meurent chaque jour de faim
2. Un très grand nombre de personnes n’ont jamais entendu la Bonne Nouvelle.
3. Notre argent peut servir à répondre à ces besoins.
4. Le Christ nous enseigne que nous devons nous faire pauvres afin que d’autres puissent devenir riches (2 Corinthiens 8, 9).
5. Notre vie sur terre étant si courte, il sera trop tard lorsque Jésus reviendra.
Q : Dans Marc 10, 23-24, est-il impossible pour les personnes aisées d’aller vers Jésus ?
R : Il n’y a qu’une seule réponse, mais elle comporte deux parties.
Non. Les personnes qui possèdent des richesses peuvent toujours venir à Dieu. Abraham était très riche, tant selon les critères de l’Antiquité que selon ceux d’aujourd’hui. Cependant, les personnes riches doivent être prêtes, à tout moment, à renoncer pour Dieu à ce qui leur est le plus précieux – comme Abraham l’a fait avec son fils Isaac.
Oui : si vos biens ou votre richesse vous possèdent, et si vous aimez l’argent plus que Dieu, vous devez choisir entre l’un et l’autre, et votre destin éternel dépend de ce choix.
Il est également curieux que cela suive immédiatement le passage concernant les petits enfants. Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1347, fait remarquer que « les chrétiens qui amassent des trésors sur terre paient généralement le prix de leur désobéissance dans la vie de leurs enfants ».
Q : Dans Mc 10,29, est-il garanti que tous ceux qui ont tout quitté pour suivre Jésus bénéficieront de ces bénédictions, ou bien n’en tirent-ils aucun profit s’ils agissent ainsi mais ne possèdent pas l’amour, comme le dit 1 Co 13,2 ?
R : Jésus fait ici une promesse, mais des conditions sont sous-entendues. Il vous suffit de suivre Jésus et de continuer à le suivre. Vous devez aimer Dieu et les autres pour suivre Jésus, et vous ne pouvez pas aimer Dieu si vous n’aimez pas les autres.
Il est curieux de constater que ce n’est qu’ici, dans les évangiles synoptiques, que Jésus s’adresse à ses disciples en les appelant « enfants ». Cela survient juste après que Jésus les eut réprimandés pour avoir empêché les enfants de venir à lui.
Q : Peut-on considérer Marc 10, 29-30 et Luc 18, 29-31 comme une promesse de prospérité financière dans cette vie ?
R : Non. Cette promesse s’adressait tout autant aux premiers chrétiens qu’à nous. Nous ne pouvons pas espérer davantage de garanties de prospérité financière que Paul, les autres apôtres et les premiers chrétiens, qui étaient pour la plupart des esclaves et des pauvres. L’ouvrage *When Cultists Ask*, p. 135-136, ajoute que ce verset ne parle pas de richesses, mais de famille et de foyer.
Q : Dans Mc 10, 30, comment obtenons-nous toutes ces choses dans cette vie ?
R : Chacun d’entre nous, individuellement, ne possède pas 100 maisons et 100 champs à titre de biens personnels. Nous n’avons pas, chacun, 100 frères et sœurs biologiques ni 100 mères biologiques parmi nos proches. Au contraire, en tant que frères et sœurs au sein d’un même corps – l’Église –, nous disposons collectivement de toutes ces choses pour les partager les uns avec les autres, comme le montre Marc 3, 33-35.
Q : Dans Mc 10, 30, qu’y a-t-il de particulier concernant l’une de ces récompenses ?
R : Elles peuvent être regroupées en cinq catégories : les maisons, la famille, les terres, la persécution et la vie éternelle. La plupart des gens ne souhaitent pas recevoir l’une d’entre elles : la persécution. Mais nous devons prendre conscience que la persécution est également une récompense. Les premiers chrétiens l’ont compris, comme le montre Actes 5, 41.
Q : Dans Mc 10, 34, Jésus devait-il ressusciter le troisième jour ou au bout de trois jours ?
R : Les manuscrits de Marc divergent.
« Après trois jours » : le Sinaitique, le Vaticanus, l’Ephraemi Rescriptus, le Bezae Cantabrigiensis, le copte sahidique, le copte bohairique
Le troisième jour : Alexandrinus, le Lectionnaire byzantin, le manuscrit gothique, les manuscrits arméniens, éthiopiens, géorgiens et ceux d’Origène.
Q : Dans Mc 10, 35-37, est-ce Jacques et Jean qui sont venus trouver Jésus pour lui demander de s’asseoir à sa droite et à sa gauche, ou bien leur mère, comme le mentionne Mt 20, 20 ?
R : C’est la question posée par l’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 858. La réponse se trouve dans Matthieu 20, 20 lui-même, où il est dit que leur mère est venue « avec ses fils ». Ils étaient ensemble lorsque la demande a été adressée à Jésus.
Josèphe, dans *Antiquités judaïques*, livre 6, 11.9, montre que la place à gauche était la deuxième plus importante après celle à droite, selon *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 152.
Q : Dans Marc 10, 36 et 51, pourquoi les gens veulent-ils que Jésus fasse certaines choses pour eux, mais pas d’autres ?
R : Même aujourd’hui, certains croyants souhaitent faire de Jésus le Seigneur d’une partie de leur vie, tout en conservant le contrôle sur d’autres aspects. C’est un manque de foi, car ils ne croient pas que si vous faites de Jésus le Seigneur de toute votre vie, celle-ci s’en trouvera améliorée. On ne peut pas n’avoir qu’un peu de Jésus comme Seigneur.
Q : Dans Mc 10, 38, de quelle coupe et de quel baptême Jésus parlait-il ?
R : La coupe et le baptême ne faisaient pas référence à la Cène et au baptême d’eau (Jésus avait déjà été baptisé par Jean). Jésus faisait plutôt allusion à ce que ces éléments représentaient. Le sang de Jésus était sur le point d’être versé sur la croix, ce que symbolise la coupe, et Jésus était sur le point d’être enseveli puis de ressusciter, ce que symbolise le baptême.
Q : Dans Mc 10, 38-40, puisque Jésus leur a d’abord indiqué le prix à payer pour exaucer leur demande, puis [prétendument] a rejeté leur demande, pourquoi devaient-ils tout de même payer ce prix ?
R : Jésus n’a pas rejeté leur demande, mais a déclaré qu’il ne lui appartenait pas de l’accorder ou de la refuser. Il leur a ensuite expliqué ce qu’ils feraient, tout en laissant au Père le soin d’accorder ce privilège.
Ce verset est un excellent exemple pour illustrer un point concernant la Trinité. Bien que le Père et le Fils ne fassent qu’un de manière inséparable, ce verset prouve qu’il existe une distinction entre eux, contrairement à ce qu’enseigne le modalisme, tel que le pentecôtisme unitarien et l’Église locale l’ont prôné.
Q : Dans Mc 10,45, la mort de Jésus sur la croix était-elle une rançon pour chaque personne, ou pour certaines personnes mais pas pour d’autres ?
R : Voici ce que dit la Bible au sujet des aspects universels et limités.
Aspects universels :
Il est ordonné à tous d’obéir à l’Évangile (Actes 17, 30 ; 2 Thessaloniciens 1, 8)
Quiconque croit en lui (Jean 3, 16)
Il s’est manifesté à tous (Tite 2, 11)
Dieu désire que tous soient sauvés (1 Timothée 2:4)
Rançon pour tous les hommes (1 Timothée 2, 6)
Offert [honnêtement et sincèrement] à tous (Actes 2, 38-40 ; Hébreux 4, 2)
Sacrifice expiatoire pour le monde entier (1 Jean 2:2)
Jésus attirera tous les hommes à Lui (Jean 12, 32)
Aspects définitifs :
Nul ne peut venir à Jésus si le Père ne l’attire pas (Jean 6, 65)
Dieu peut choisir d’accorder sa miséricorde à certains, comme Jacob, qu’Il n’accorde pas à d’autres, comme Ésaü, bien qu’Il reste juste envers tous (Romains 9, 14-18).
L’Évangile n’a aucune valeur pour ceux qui ne l’associent pas à la foi (Hébreux 4, 2).
Les pharisiens ont rejeté le dessein de Dieu à leur égard (Luc 7, 30).
Certains ont renié le Seigneur qui les a rachetés (2 Pierre 2, 1). Le mot utilisé pour « Seigneur » est « despotes » ; c’est le même terme que dans Jude 4, où il désigne Jésus.
Dieu a prévu non seulement que des personnes accepteraient, mais Il a prévu chacune des personnes qui accepteraient. Dieu a choisi (prédestiné) ceux qui accepteraient.
Si l’on y réfléchit bien, tous les chrétiens, qu’ils soient non-calvinistes ou calvinistes, devraient s’accorder sur le fait que la rançon comporte à la fois des aspects universels et définitifs. Mais cela ne masque pas une différence fondamentale entre les calvinistes, les arminiens et les autres non-calvinistes.
La différence fondamentale entre le calvinisme et le non-calvinisme (y compris l’arminianisme wesleyen, le soi-disant « calvinisme en quatre points » et toutes les positions intermédiaires) réside dans la question de savoir si le Dieu tout-puissant, souverain, aimant et juste a choisi que ceux qui iront en enfer soient soit :
Non-calviniste : des causes perdues, Dieu ayant librement donné à chacun ce qui était nécessaire pour aller au ciel, mais le salut de Jésus n’ayant pas réussi à sauver certains. Ils ont été perdus à cause de leur propre faute, liée à leur libre arbitre.
Calvinistes : une damnation voulue, car le salut de Jésus a été efficace pour 100 % de ceux à qui il était destiné, et Dieu a librement choisi de ne pas offrir de voie de salut aux autres. Il n’y a jamais eu la moindre chose que les réprouvés auraient pu faire, ou auraient voulu faire, pour changer la volonté secrète de Dieu, qui souhaitait qu’ils n’aient aucune possibilité de s’échapper.
Non-calviniste : Si le salut est potentiellement accessible à tous mais inefficace pour certains, c’est qu’il serait inefficace parce que certains pourraient le rejeter, ou bien parce qu’il faudrait également le combiner avec la foi. Les non-calvinistes affirment que c’est exactement ce que disent Luc 7, 30 et Hébreux 4, 2. Les calvinistes rétorqueraient que cela ferait dépendre le salut en partie de l’homme et ferait de la foi presque une œuvre nécessaire au salut. Les non-calvinistes rétorqueraient que le calvinisme confond le don gratuit du salut, qui vient de Dieu, et l’acceptation de ce don gratuit, qui relève de la responsabilité de l’homme. La foi n’est pas une œuvre, comme le montre Éphésiens 2, 8-9, et certains calvinistes ne devraient pas suivre l’exemple des catholiques en essayant d’assimiler les œuvres méritoires à la « vertu vide » de la foi et en reconnaissant notre impuissance face à Dieu.
Calviniste : Si le salut n’est qu’une possibilité pour certains, et s’il est effectif pour tous ceux pour qui il est possible, alors il n’y a jamais eu aucune chance pour certains. Le problème des « causes perdues » est ainsi résolu, mais au prix d’un amour perdu et d’une justice inexplicable. Dans 2 Thessaloniciens 1, 8, Dieu tiendrait les gens pour responsables de ne pas avoir obéi à un Évangile qu’Il ne leur a jamais donné à respecter. Une personne en enfer pourrait dire : « Je suis venu ici parce que je croyais que Dieu ne m’aimait pas assez, que Jésus n’était pas mort pour mes péchés, que Dieu avait finalement voulu que je reste un pécheur mauvais, et je suis ici parce que j’ai cru à la vérité. » Une personne réprouvée pourrait tout aussi bien essayer de trouver le salut à travers la dernière secte à la mode, car la possibilité de trouver le salut et l’amour de Dieu par le biais de cette secte est aussi grande pour elle que de le trouver par le christianisme.
Q : Dans Mc 10, 51, pourquoi Jésus a-t-il demandé à l’aveugle ce qu’il voulait qu’Il fasse pour lui ?
R : Jésus souhaite que nous lui demandions, même s’il sait ce que nous voulons. Bien sûr, ce que nous voulons et ce qui est le mieux pour nous ne coïncident pas toujours. L’aveugle a dû demander expressément à recouvrer la vue, et Jésus a exaucé cette demande après qu’il l’eut formulée. Parfois, Dieu attend que nous lui demandions expressément pour exaucer nos demandes.
Soit dit en passant, l’expression « Fils de David » était également considérée comme messianique dans les Psaumes de Salomon, antérieurs au christianisme.
Q : Dans Mc 10, 51, lorsqu’un Juif aveugle a pu voir ce que les pharisiens, qui voyaient pourtant, ne pouvaient pas voir, quels autres exemples existe-t-il où un excès d’informations peut empêcher quelqu’un de voir ce qui est évident ?
R : Il est intéressant de s’interroger sur les raisons pour lesquelles des Juifs qui voyaient parfaitement pouvaient rester aveugles au fait que Jésus était le Messie après avoir vu tous ces miracles, alors qu’un Juif aveugle pouvait discerner que Jésus était le Messie. Il existe d’autres cas où un excès d’informations peut rendre quelqu’un aveugle à ce qui est évident. Même s’il était aveugle, Bartimée pouvait néanmoins percevoir davantage de choses importantes que les pharisiens.
Q : Dans Mc 10, 52, pourquoi est-ce la foi de cet homme, et non celle de Jésus, qui l’a guéri ?
R : Dans ce dernier miracle rapporté par Marc, il est intéressant de noter que Jésus a spécifiquement déclaré que c’était la foi de cet homme qui l’avait guéri. Bien que Dieu ne soit pas limité à agir par le biais de notre foi, il choisit souvent d’agir ainsi, comme le montrent Éphésiens 2,8 et Romains 4,3.16.
Q : Dans Mc 10,52, pourquoi Jésus a-t-il dit qu’il était « guéri » plutôt que de se contenter de dire qu’il pouvait voir ?
R : Non seulement ses yeux et les autres parties de son corps fonctionnaient normalement, mais cet homme, autrefois aveugle, était désormais spirituellement guéri en Christ.
Q : Dans Mc 11, 8-10, pourquoi ont-ils déposé leurs manteaux et leurs branches de palmier devant l’âne ?
R : Cette coutume était un signe de grand respect et d’admiration. Cela s’apparentait peut-être à la chevalerie européenne d’autrefois, où un homme étendait son manteau sur une flaque de boue afin qu’une dame de la cour puisse marcher dessus et traverser la flaque.
Q : Dans Mc 11, 8-10, comment réagissez-vous face à des personnes qui souhaitent louer et servir Dieu alors que vous savez qu’elles ont des idées préconçues très erronées à son sujet ?
R : En apparence, ces personnes semblent sauvées, mais ce n’est peut-être pas le cas. Elles se trouvent peut-être encore à un stade où elles n’ont pas encore reçu la vie nouvelle en Christ. Certaines pourraient rejeter Jésus dès qu’elles se rendront compte qu’Il ne correspond pas à l’image qu’elles se sont faite de Lui. Vous devriez corriger avec douceur leurs idées erronées et prier pour elles. Nous ne voulons pas que des personnes viennent à Christ sous de faux prétextes.
Q : Dans Mc 11,13, comme ce n’était pas encore la saison des figues, Jésus, dans les Évangiles, ignorait-il la saison, comme l’affirme Ahmad Deedat ?
R : Non, Deedat passe complètement à côté de l’essentiel ici. Le figuier représentait Israël, et il s’agissait d’une prophétie selon laquelle la nation que le figuier représentait serait stérile et se flétrirait spirituellement.
Q : Dans Mc 11, 13, 23 et 30, puisque quelqu’un qui a la foi peut déplacer des montagnes, pourquoi Jésus n’aurait-il pas pu faire porter des fruits à un figuier ?
R : Jésus aurait pu le faire, mais il a choisi de ne pas le faire. Ce n’étaient pas les figues ni les figuiers qui préoccupaient Jésus ; Jésus enseignait ici à ses disciples. Le figuier symbolisait la nation d’Israël, et Jésus a maudit le figuier pour montrer ce qui leur arriverait s’ils ne portaient pas, à l’instar du figuier, le fruit de la foi lorsque Jésus viendrait vers eux.
Q : Dans Mc 11,14, comment se fait-il que certaines personnes semblent pouvoir être très utiles et fructueuses, mais s’avèrent finalement inutiles ?
R : Le figuier occupait de l’espace où d’autres figuiers auraient pu pousser. Les ouvriers agricoles prenaient soin de ce figuier et l’entretenaient. Ils l’arrosaient, et peut-être le fertilisaient-ils, dans l’espoir que le figuier leur rende la pareille et leur fournisse des figues. Certaines personnes ne veulent que prendre, sans jamais rien donner en retour.
Peut-être que certaines ne peuvent rien donner en retour sur le plan spirituel, car elles n’ont pas de vie spirituelle en elles. Elles prétendaient être fructueuses, mais ne l’étaient pas en réalité. Il y avait la promesse de fruits, sans qu’elle ne se concrétise.
Sur le plan matériel, cependant, il y a des personnes qui auraient besoin de votre aide mais qui sont incapables de vous rendre la pareille ou de vous dédommager pour votre travail. Mais nous devons les aimer et les aider malgré tout.
Q : Dans Mc 11, 15-18 et Lc 19, 45-46, pourquoi les autorités juives n’ont-elles pas simplement arrêté Jésus, cet étranger muni d’un fouet, sur-le-champ ?
R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Les foules venaient tout juste de louer Jésus comme le Messie lors de l’entrée triomphale, décrite dans Matthieu 21, 1-11, ainsi que dans Matthieu 21, 15-16 ; Marc 11, 1-10 et Luc 19, 28-40.
2. Jésus guérissait miraculeusement les gens, et il est difficile de procéder à une arrestation au milieu d’une foule de personnes qu’il est en train de guérir.
3. Auparavant, la foule avait entendu dire que Jésus avait ressuscité Lazare d’entre les morts, selon Jean 12, 9-11 et 17-19.
4. Plus important encore, en raison des raisons précédentes, Marc 11, 18 indique que, tandis que les prêtres et les docteurs de la loi cherchaient un moyen de tuer Jésus, ils le craignaient car toute la foule était émerveillée par lui. Les prêtres ne voulaient pas d’émeute, ni des représailles romaines qu’elle aurait entraînées. Luc 19, 47-48 rapporte un fait similaire, et dans Jean 12, 19, les pharisiens se lamentaient en pensant que le monde entier suivait Jésus.
Q : Dans Mc 11, 16, pourquoi Jésus n’autorisait-il personne à transporter des récipients (pots ou contenants) dans le temple ?
R : Jésus ne s’opposait pas aux sacrifices légitimes, mais il s’opposait à ceux qui transportaient des récipients remplis d’argent.
Q : Dans Marc 11, 17, en quoi les personnes présentes dans le temple agissaient-elles comme des voleurs ?
R : D’au moins trois façons :
Pratique de prix abusifs : ils vendaient des articles dans le temple à des prix exorbitants.
Institutionnalisation : les prêtres n’acceptaient pas les animaux présentant des défauts, tels qu’une blessure pouvant résulter du voyage ; les gens étaient donc contraints d’acheter les animaux à des prix exorbitants.
Détournement des offrandes destinées à Dieu : les vendeurs et les fidèles se concentraient sur les transactions financières plutôt que sur l’adoration de Dieu.
Q : Dans Mc 11,23, pourquoi Jésus a-t-il évoqué une foi capable de déplacer des montagnes ?
R : Jésus enseignait qu’il suffisait d’un peu de foi sincère en la puissance de Dieu, mise en œuvre dans la prière, pour déplacer des montagnes. La foi est comme une graine ; elle peut grandir. De plus, Jésus a dit cela près de Jérusalem, et dans les derniers jours, le mont des Oliviers, situé à un demi-mile à l’est de Jérusalem, sera fendu en deux, selon Zacharie 14, 4.
Q : Dans Mc 11, 23, Jésus a-t-il promis de nous accorder absolument tout ce que nous demandons avec foi ?
R : Dieu nous accorde tout ce que nous demandons, sous réserve des conditions suivantes :
Une chose : Dieu ne peut pas accorder une « chose » qui n’en est pas une, telle qu’une contradiction logique, comme de l’eau qui ne mouille pas, un objet mobile qui ne peut être déplacé, etc.
Avec foi : Dieu ne nous accordera pas ce que nous demandons dans le doute, comme l’indique Jacques 1, 6-7, ni ce que nous demandons non pas par foi, mais pour assouvir nos passions, selon Jacques 4. Nous devons demander selon la volonté de Dieu, comme le précise 1 Jean 5, 14. « Avec foi » implique de demeurer en Dieu et que Dieu demeure en nous, comme le dit Jean 15, 7.
Si nous pardonnons : Marc 11, 25 ajoute cette condition. Les bons dons : Avant Marc 11, 23, Jésus a enseigné que Dieu est un bon père, qui nous donne de bonnes choses, et non de mauvaises, selon Matthieu 7, 9-11 et Luc 11, 11-13. Ainsi, il arrive parfois qu’un croyant obéissant qui prie avec foi reçoive de Dieu un « non » ou un « attendez », comme dans le Livre de Job ; Philippiens 2, 25 ; 2 Timothée 4, 20 ; et 2 Corinthiens 12, 8-9.
Q : Dans Marc 11, 25-26, si un véritable chrétien ne pardonne pas, ira-t-il ou ira-t-elle en enfer ?
R : D’une certaine manière, cette question ne se pose pas, car un véritable chrétien pardonnera. Aucun vrai chrétien ne refuserait jamais de pardonner à quelqu’un, car cela montrerait qu’il n’a jamais choisi de recevoir le pardon de Dieu, et qu’il n’est donc pas un vrai chrétien. Il va sans dire qu’il est très important de pardonner à tout le monde.
Q : Dans Mc 11, 29-33, pourquoi Jésus n’a-t-il pas répondu directement à la question concernant l’autorité dont Il disposait ?
R : Ils cherchaient probablement à Le piéger. Si Jésus avait dit qu’Il tenait Son autorité de Dieu pour entrer à Jérusalem à dos d’âne, chasser les changeurs et maudire le figuier, ils L’auraient alors accusé de blasphème. S’Il avait répondu qu’elle venait des hommes, cela n’aurait pas été celle des autorités romaines ni celle du Temple. Mais Jésus n’avait aucune obligation de répondre à quelque question que ce soit. Bien qu’en général Jésus répondît aux questions de la plupart des gens, il ne répondait pas directement à celles de ceux qui ne cherchaient pas sa réponse, mais qui cherchaient seulement à le piéger. Jésus aurait simplement pu dire : « Je n’ai pas besoin de votre autorité, car je possède celle du Père, comme le prouvent les nombreuses guérisons que j’accomplis. » En réalité, ils auraient déjà pu s’en rendre compte par eux-mêmes.
Q : Dans Mc 11, 29-33, dans quelles circonstances ne faut-il pas répondre à la question de quelqu’un, même lorsque l’on connaît la réponse ?
R : En bref, lorsqu’ils ne veulent pas connaître la vérité. S’ils ne pouvaient pas accepter ce qu’ils savaient déjà au sujet de Jean, alors ils n’ont pas besoin d’entendre la vérité sur Jésus, car ils la refuseraient de toute façon.
S’ils posent la question uniquement pour nous piéger, nous devons faire attention à ce que nous disons. S’ils n’essaient pas de nous piéger, mais posent la question pour une autre raison plutôt que par manque de curiosité, nous ne sommes pas tenus de répondre. Si quelqu’un vous pose une question sur Dieu ou la Bible, et que vous soupçonnez qu’il s’agit d’une « fausse piste » destinée à vous détourner de la vérité, vous pouvez lui poser cette question : Si je répondais à cette question de manière à vous satisfaire, cela vous rapprocherait-il de l’acceptation de Jésus comme votre Seigneur et Sauveur personnel ? Si la réponse est « non », alors félicitations, vous venez de démasquer un faux-fuyant. Dans ce cas, vous pouvez alors demander : « Qu’est-ce qui vous rapprocherait de l’acceptation de Jésus comme votre Seigneur et Sauveur ? »
Q : Dans Mc 12, 1-9, quelle est la signification de cette parabole ?
R : Dieu a donné la terre, la Terre promise, aux Juifs. Cependant, ceux-ci n’ont pas offert à Dieu l’obéissance, l’adoration sans réserve, les dîmes et les sacrifices qu’Il leur avait ordonnés. Il leur a envoyé des prophètes, qu’ils ont maltraités et tués. Finalement, Dieu a envoyé Son Fils, Jésus, qu’ils allaient tuer. On retrouve ici une certaine similitude avec l’allégorie de la vigne du Seigneur dans Ésaïe 5, 1-7.
La raison pour laquelle les vignerons ont déclaré qu’ils deviendraient propriétaires tenait à la loi juive. Si le propriétaire et ses héritiers étaient tués, les possesseurs de la terre seraient alors les premiers à y prétendre, conformément à la Mishna Baba Batra 3.3 et b Baba Batra 54a.
Q : Dans Mc 12, 6, pourquoi les métayers devraient-ils respecter le fils du propriétaire ?
R : Ils respecteraient tout de même le fils si
1. ils avaient le moindre respect pour l’autorité légitime, ou
2. s’ils étaient respectueux de la loi, ou
3. s’ils avaient l’intelligence de comprendre que faire du mal au fils entraînerait à coup sûr des représailles, ou
4. s’ils éprouvaient une crainte salutaire envers les soldats du maître.
Ils ne tueraient le fils que si leur cupidité pour le vignoble les avait totalement aveuglés au point de les priver de toute raison. C’est étonnant, mais vrai, que des gens puissent être animés d’une telle cupidité que leurs décisions donnent l’impression qu’ils désirent l’argent et le plaisir immédiats encore plus que d’être en vie le lendemain.
Aujourd’hui, il est curieux de constater comment certaines personnes, qui pourraient par ailleurs prendre la meilleure décision, en prennent une insensée à cause de leur cupidité. La plupart du temps, elles ne se rendent même pas compte à quel point la cupidité a faussé leur capacité de décision – jusqu’à bien plus tard.
Q : Dans Mc 12, 10 et Lc 20, 17, qu’est-ce qu’une pierre angulaire ?
R : Une pierre angulaire est la première pierre sur laquelle repose la fondation.
Q : Dans Mc 12, 10-11 et Lc 20, 17-18, pourquoi le peuple ou les bâtisseurs ont-ils rejeté la pierre angulaire ?
R : Ils n’avaient aucun respect pour la fonction ni l’importance de la pierre angulaire. En fin de compte, soit une personne souhaite faire partie du même édifice que celui que le Christ construit, soit elle ne le souhaite pas. Il n’y a pas de juste milieu ; on ne peut pas faire partie de l’édifice à moitié.
Q : Dans Mc 12, 13-17 et Lc 20, 21-25, Jésus n’a-t-il pas répondu directement à la question concernant le paiement des impôts ?
R : En réalité, Jésus y a répondu. Ils ont tenté de le piéger en lui demandant s’il fallait payer l’impôt à César ou non. Si Jésus avait répondu « non », il aurait pu être arrêté par les Romains pour avoir incité le peuple à ne pas payer d’impôts. S’il avait répondu « oui », les foules, qui en voulaient à la domination romaine, n’auraient peut-être pas été aussi bienveillantes à son égard.
Cet impôt était obligatoire depuis l’an 6 après J.-C. Comme l’impôt romain alimentait le trésor romain, les zélotes refusaient de le payer, car cela revenait à reconnaître le droit des Romains à régner sur la Palestine. Les pharisiens s’opposaient à son paiement, mais ils s’y conformaient néanmoins. Les sadducéens n’avaient aucune objection à le payer. Ainsi, ceux qui posaient la question voulaient simplement voir quel groupe Jésus allait s’aliéner.
Jésus répondit à la question en disant qu’il fallait rendre à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. Jésus ne précisa pas quelles choses appartenaient à César (Tibère à l’époque), et ils ne le lui demandèrent pas.
Q : Dans Mc 12, 19, Lc 20, 27 et Ac 23, 8, que savons-nous, en bref, des sadducéens, également appelés hérodiens ?
R : Josèphe indique que les sadducéens, les pharisiens et les esséniens constituaient les trois courants religieux de Judée. Les sadducéens auraient vu le jour sous Jean Hyrcan Ier (135-104 av. J.-C.) et se seraient éteints lors de la destruction du Temple en 70 apr. J.-C. On les appelait « hérodiens » à l’époque de Jésus, car ils soutenaient la dynastie des Hérodes en tant que rois de Judée.
Les sadducéens niaient l’existence des esprits, des anges et de la résurrection du corps, selon Actes 23, 8. Ils rejetaient l’ensemble de la Mishna, du Talmud et des autres traditions des pharisiens. Selon Josèphe, ils ne voyaient aucune nécessité d’observer quoi que ce soit qui ne fût pas écrit dans la Torah, et, d’après les auteurs de l’Église primitive, ils rejetaient tout l’Ancien Testament à l’exception de la Loi (Torah). Concernant la Loi elle-même, les pharisiens ont consigné par écrit des exemples illustrant leurs divergences sur des questions mineures.
Q : Dans Mc 12, 19 et Lc 20, 27, quels sont tous les éléments bibliques et extra-bibliques dont nous disposons concernant les sadducéens ?
R : Voici pratiquement tout ce que nous savons sur les sadducéens.
1. Les livres 1 et 2 des Maccabées présentent un récit détaillé des luttes externes et internes qui ont eu lieu à l’époque de la fondation des partis des pharisiens et des sadducéens.
2. Josèphe évoque les sadducéens dans cinq passages. Les citations sont tirées de Josèphe : Œuvres complètes.
La Guerre des Juifs 2.8.2,14 (2a) (p. 476) : « Car il existe trois sectes philosophiques parmi les Juifs. Les adeptes de la première sont les pharisiens ; ceux de la deuxième, les sadducéens ; et la troisième secte, qui prétend à une discipline plus stricte, est appelée les Esséniens. » [Esséniens est l’orthographe utilisée dans l’ouvrage] (14f) [« Essens » est l’orthographe utilisée dans l’ouvrage] « Mais les sadducéens constituent le deuxième ordre ; ils nient totalement le destin et supposent que Dieu ne se soucie pas de ce que nous faisons ou ne faisons pas de mal ; ils affirment que le fait d’accomplir le bien ou le mal relève du libre choix des hommes, et que l’un ou l’autre appartient à chacun, afin qu’ils puissent agir à leur guise. Ils rejettent également la croyance en l’immortalité de l’âme, ainsi que les châtiments et les récompenses dans l’Hadès. De plus, les pharisiens sont bienveillants les uns envers les autres et prônent la concorde et le souci du bien commun. Mais le comportement des sadducéens les uns envers les autres est, à certains égards, sauvage ; et leurs relations avec ceux qui appartiennent à leur propre parti sont aussi barbares que s’ils leur étaient étrangers… » (Plus loin, dans *Antiquités judaïques* 18.1.6, Josèphe mentionne une quatrième secte, qui ressemble aux pharisiens sauf qu’elle lutte pour la liberté. Il fait référence aux zélotes.)
Antiquités judaïques 13.5.9 Contrairement aux sadducéens, les pharisiens avaient tendance à ne pas être sévères dans leurs châtiments.
Antiquités judaïques 13.10.6 Il s’agit historiquement de la première mention des sadducéens, sous le règne de Jean Hyrcan Ier, à la fois roi et grand prêtre (135-104 av. J.-C.)
Antiquités judaïques 18.1.4 « Mais la doctrine des sadducéens est la suivante : les âmes meurent avec les corps ; ils ne se soucient pas non plus d’observer quoi que ce soit d’autre que ce que la loi [la Torah ?] leur impose ; car ils considèrent comme un acte de vertu de contester les enseignants de philosophie qu’ils fréquentent ; mais cette doctrine n’est acceptée que par quelques-uns, bien qu’il s’agisse de ceux qui jouissent encore de la plus grande dignité ; or, ils ne sont pratiquement capables de rien par eux-mêmes ; car lorsqu’ils deviennent magistrats — ce qu’ils sont parfois contraints d’être à contrecœur et par la force —, ils se rallient aux conceptions des pharisiens, car la foule ne les supporterait pas autrement. » (Flavius Josèphe a rédigé les Antiquités judaïques entre 93 et 94 apr. J.-C.)
Les Antiquités judaïques 20.227 [9.1] ne mentionnent qu’un seul sadducéen ayant occupé la charge de grand prêtre. Il s’appelait Hanan ben Hanan et n’a exercé ses fonctions que pendant trois mois.
3. La Mishna oppose les enseignements des sadducéens à ceux des pharisiens dans au moins neuf passages. (Les premières Mishna ont été rédigées vers 200 apr. J.-C.) Cependant, celles-ci sont rédigées du point de vue des pharisiens, et nous ne disposons d’aucun écrit rédigé par les sadducéens eux-mêmes. Ainsi, ces différences relèvent de ce qui importait aux pharisiens, à savoir des détails mineurs concernant la loi, et ne reflètent pas nécessairement ce qui revêtait le plus d’importance aux yeux des sadducéens.
Baba Batra 115b – Lorsqu’un homme mourait sans fils vivant, les pharisiens affirmaient que seule une petite-fille, et non une fille, pouvait hériter, tandis que les sadducéens affirmaient que tant les filles que les petites-filles pouvaient hériter s’il n’y avait pas de fils.
Baba Kamma 84a – Lorsqu’il s’agissait d’appliquer la loi du « œil pour œil », les pharisiens acceptaient souvent une compensation financière à la place, tandis que les sadducéens s’y opposaient.
Meguilla Ta’anit 1 – Alors que les pharisiens souhaitaient que les offrandes soient financées par le Trésor public, leurs adversaires souhaitaient que ces frais soient couverts par des offrandes volontaires.
Mégillah Ta’anit 4 – Comme dans Baba Kamma 84a.
Makkot 1:5-8 – Les pharisiens voulaient que tous les faux témoins soient mis à mort, tandis que les sadducéens ne condamnaient à mort un faux témoin que si son témoignage avait déjà entraîné l’exécution de la personne faussement accusée.
Tosefta Parah, chapitre 3, et Parah – Les sadducéens n’observaient pas toutes les ablutions pratiquées par les pharisiens, mais ils étaient plus stricts en ce qui concerne la pureté de la vache rousse.
Tosefta Sanhédrin 6:6 - Les pharisiens voulaient que tous les faux témoins soient mis à mort, tandis que les sadducéens ne condamnaient à mort un faux témoin que si son témoignage avait déjà entraîné l’exécution de la personne faussement accusée.
Yadaim 4:7 - Les sadducéens enseignaient qu’un propriétaire devait être tenu responsable des dommages causés par un esclave, tout comme il l’est pour ceux causés par son animal. Les pharisiens enseignaient qu’un esclave devait être tout aussi responsable, afin qu’un esclave mécontent ne cause pas d’ennuis à son maître.
Ye rushalmi Yevamot 1:6 – Le mariage léviratique ne concernait qu’une fiancée, et non une femme déjà mariée.
4. Une tradition rabbinique (Abot Rabbi Natan 5) rapporte que Zadok, un disciple d’Antigone de Soko, fut à l’origine des sadducéens.
5. Le Nouveau Testament mentionne les sadducéens en passant.
Matthieu 3:7 et suivants – Jean-Baptiste a vu à la fois des sadducéens et des pharisiens.
Mais pas Matthieu 15, 1 – Certains pharisiens et scribes vinrent trouver Jésus. Comme ces personnes s’inquiétaient du fait que les disciples de Jésus ne se lavaient pas les mains, il n’y avait probablement pas de sadducéens parmi eux.
Matthieu 16, 1-6 – Les pharisiens et les sadducéens ont tous deux demandé à Jésus un signe venu du ciel.
Matthieu 16, 11-12 – Jésus dit de se méfier de l’enseignement des sadducéens et des pharisiens. De toute évidence, ils enseignaient des choses différentes car il s’agissait de groupes distincts, mais Jésus n’a pas donné de détails sur les croyances de l’un ou l’autre groupe dans ce verset.
Matthieu 22, 23-34 ; Marc 12, 18-27 ; Luc 20, 27-39 : les sadducéens interrogent Jésus au sujet de la résurrection. Selon le Dictionnaire biblique Wycliffe, p. 1501, la Mishna dans Yerushalmi Yevamot 1:6 montre que, puisque le mariage léviratique ne s’applique qu’aux fiancés aux yeux des sadducéens, la femme n’aurait été mariée qu’au septième mari.
Actes 4, 1-2 – Les pharisiens, les prêtres et les sadducéens s’étaient unis pour s’opposer aux apôtres.
Actes 5, 17-18 – Ce passage indique que le grand prêtre de l’époque était un sadducéen. (Josèphe précise également que le grand prêtre Ananias le Jeune était un sadducéen.)
Actes 23, 6-8 – Les sadducéens ne croyaient ni à la résurrection, ni aux anges, ni aux esprits.
6. Écrits de l’Église primitive
Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) : « Car je choisis de suivre non pas les hommes ni leurs doctrines, mais Dieu et les doctrines [transmises] par Lui. Car si vous avez rencontré certains qui se disent chrétiens, mais qui ne reconnaissent pas cette [vérité] et osent blasphémer contre le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob ; qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection des morts et que leurs âmes, lorsqu’ils meurent, sont emmenées au ciel ; ne croyez pas qu’ils soient chrétiens, tout comme personne, s’il y réfléchissait bien, n’admettrait que les sadducéens, ou des sectes similaires telles que les Génistes, les Méristes, Galiléens, Hellénistes, Pharisiens ou Baptistes, sont des Juifs (ne m’écoutez pas avec impatience lorsque je vous dis ce que je pense), mais sont [seulement] appelés Juifs et enfants d’Abraham, adorant Dieu des lèvres, comme Dieu Lui-même l’a déclaré, alors que leur cœur était loin de Lui. Mais moi-même et d’autres, qui sommes des chrétiens sensés sur tous les points, sommes convaincus qu’il y aura une résurrection des morts et un millénaire à Jérusalem, qui sera alors construite, embellie et agrandie, [comme] l’ont déclaré les prophètes Ézéchiel, Isaïe et d’autres. » Dialogue avec Tryphon, un Juif, chap. 80, p. 239
Le Diatessaron de Tatien (vers 172 apr. J.-C.), section 34, p. 96, mentionne la résurrection de tous lorsque Jésus réprimande les sadducéens.
Hégésippe (170-180 apr. J.-C.) mentionne onze groupes de faux chrétiens parmi le peuple : ceux de Simon, de Cléobius, de Dorithée, de Gorthée, de Masbothée, de Ménandre, de Marcion, de Carpocrate, des Valentiniens, des Basilidiens et des Saturniliens. (vol. 8, p. 764). Il mentionne les sectes juives des Esséniens, des Galiléens, des Hémérobaptistes, des Masbothaei, des Samaritains, des Sadducéens et des Pharisiens dans *Concernant son voyage à Rome* et *Les sectes juives*, vol. 8, p. 765.
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) : « Car notre Seigneur et Maître, dans la réponse qu’Il a donnée aux sadducéens, qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection, qui déshonorent Dieu et qui discréditent la loi », Irénée, *Contre les hérésies*, livre 4, chap. 5.2, p. 466-467
Tertullien (198-220 apr. J.-C.), dans *Sur la résurrection de la chair*, chapitre 2, compare les hérétiques chrétiens qui nient la résurrection physique aux sadducéens contre lesquels Jésus a dû lutter.
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) : « Les sadducéens, qui affirmaient qu’il n’y avait pas de résurrection, avaient, lors d’une discussion sur ce sujet, soumis au Seigneur un cas de droit concernant une certaine femme qui, conformément à la prescription légale, avait été mariée à sept frères décédés les uns après les autres. » Cinq livres contre Marcion, livre 4, chapitre 38, p. 413. Tertullien a également écrit ailleurs au sujet des sadducéens.
Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.), dans *La Réfutation de toutes les hérésies*, livre 9, chapitre 22, p. 136-137, consacre un chapitre entier aux sadducéens. Comme le dit Josèphe, ceux-ci affirment que Dieu ne s’intéresse pas aux affaires terrestres. Ils nient la résurrection de la chair et affirment que l’âme cesse d’exister après la mort. Il fournit également d’autres détails que l’on retrouve chez Josèphe. Outre Josèphe, Hippolyte précise également qu’ils sont particulièrement nombreux en Samarie. « Ils ne s’intéressent toutefois pas aux prophètes, ni d’ailleurs à aucun autre sage, mais uniquement à la loi de Moïse, à l’égard de laquelle ils ne formulent toutefois aucune interprétation. »
Origène (225-254 apr. J.-C.) : « Les Juifs avaient des opinions divergentes, dont certaines étaient fausses, comme celles des sadducéens concernant la résurrection des morts — selon lesquels ceux-ci ne ressuscitent pas — et concernant les anges — selon lesquels ceux-ci n’existent pas, mais que ce qui a été écrit à leur sujet ne devait être interprété que de manière figurée, sans correspondre à la réalité » ; Commentaire sur Matthieu, chapitre 20, p. 427. Origène indique également que les Samaritains et les sadducéens n’acceptaient que les livres de Moïse, dans son ouvrage *Contre Celse*, livre 1. Origène a par ailleurs écrit sur les sadducéens dans d’autres textes.
Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) : « Observez donc que ce sont là précisément les choses que le Seigneur souhaitait enseigner aux sadducéens, qui ne croyaient pas à la résurrection de la chair. Car telle était l’opinion des sadducéens. C’est pourquoi, ayant inventé la parabole de la femme et des sept frères, ils cherchaient à semer le doute sur la résurrection de la chair », Discours sur la résurrection, chap. 12, p. 367. Méthode a également écrit à d’autres endroits au sujet des sadducéens.
Arnobius (297-303 apr. J.-C.) « Et que personne ici ne vienne nous opposer les fables juives et celles de la secte des sadducéens, comme si nous, aussi, attribuions des formes à la Divinité ; car c’est ce que leurs écrits sont censés enseigner, et ce qu’ils affirment avec une sorte de certitude et d’autorité. » Arnobius, Contre les païens, livre 3, chap. 12, p. 467
Après Nicée
Athanase (326-373 apr. J.-C.) « Et que représente la Loi pour les sadducéens s’ils ne reçoivent pas les prophètes ? » Aux évêques d’Égypte, chap. 4, p. 224
Épiphane de Salamine (390 apr. J.-C.), dans *Hérésies* 1,14, affirme que le terme « sadducéens » provient du mot hébreu *sadiq*, qui signifie « juste ». Cependant, le Wycliffe Bible Dictionary, p. 1 500, indique qu’il est difficile d’expliquer comment la voyelle serait passée de « i » (carot) dans « sadiq » à « u » (carot) dans « seduqim ».
Jérôme aurait également déclaré que les sadducéens n’observaient que la Torah, selon *The New International Dictionary of the Bible*, p. 884-885.
Œuvres apocryphes et hérétiques
Les Reconnaissances ébionites de Clément (vers 211-250 apr. J.-C.), livre 2, chapitre 54, p. 91 (sous-entendu), s’opposent aux sadducéens car ceux-ci niaient la résurrection des morts.
Pseudo-Hippolyte : « C’est pourquoi ils [les Juifs] n’ont plus ni roi, ni grand prêtre, ni prophète, ni même de scribes, de pharisiens ou de sadducéens parmi eux. Il ne dit toutefois pas qu’ils doivent être exterminés » ; sur le Psaume 59, p. 202
Voir la question suivante pour plus de détails à ce sujet.
Q : Dans Mc 12,19 et Lc 20,27, les sadducéens rejetaient-ils totalement tout l’Ancien Testament à l’exception de la Torah, acceptaient-ils le reste de l’Ancien Testament mais en lui accordant une autorité moindre, ou acceptaient-ils tout comme le faisaient les pharisiens ?
R : Voici les éléments qui le prouvent. Les auteurs de l’Église primitive, Hippolyte, Tertullien, Origène et Jérôme, affirmaient que les sadducéens ne croyaient qu’en la Torah. Cependant, le *New International Dictionary of the Bible*, p. 884-885, indique qu’ils se trompaient, car
1) Josèphe n’en fait pas mention
2) dans le Talmud, les sadducéens utilisent des arguments tirés d’autres livres de l’Ancien Testament,
3) ils n’auraient probablement pas été admis au Sanhédrin s’ils n’avaient pas considéré les autres livres comme canoniques.
Cependant, trois arguments s’opposent à ce point de vue :
1r) Josèphe a écrit à propos des sadducéens : « … ils ne tiennent pas compte non plus de l’observance de quoi que ce soit d’autre que ce que la loi prescrit… » dans *Antiquités judaïques* 18.1.4. (vers 93-94 apr. J.-C.)
2r) De plus, même si les sadducéens ne rejetaient pas totalement le reste de l’Ancien Testament, ils auraient pu se contenter de considérer les autres livres de l’Ancien Testament comme ayant une autorité moindre. Cela s’apparente au point de vue de certains chrétiens selon lequel les apocryphes sont des écrits divins qui ont leur place dans les Écritures, mais qui ont une autorité moindre que le reste de l’Ancien Testament. Peut-être les sadducéens ont-ils laissé ouverte la question de l’autorité exacte des livres autres que la Torah.
3r) Selon Josèphe, Ananias (le Jeune) était un sadducéen nommé grand prêtre par les Romains. Exclure le grand prêtre aurait porté atteinte à l’autorité du Sanhédrin. De plus, Josèphe écrit dans *Antiquités judaïques* 18.1.4 que, lorsque les sadducéens devenaient magistrats, ils se conformaient à ce que disaient les pharisiens, car sinon, les foules ne les auraient pas supportés. C’est analogue à ce qui se passe aujourd’hui, lorsque de nombreux pasteurs « chrétiens » libéraux, qui nient eux-mêmes que Jésus soit mort pour expier nos péchés, célèbrent néanmoins la Cène chaque mois, en répétant les paroles « Ceci est mon sang versé pour le pardon des péchés », bien qu’ils aient déclaré ne pas y croire personnellement, car sinon les membres de l’Église ne les accepteraient pas comme pasteurs.
D’où les auteurs de l’Église primitive tiraient-ils leurs informations ? Les sadducéens s’étant éteints vers l’an 70 après J.-C., ils ne les ont pas obtenues des sadducéens eux-mêmes. Peut-être ont-ils puisé ces informations dans de nombreux écrits anciens dont nous ne disposons plus aujourd’hui. Par exemple, Papias, disciple de l’apôtre Jean et premier prémillénariste extra-biblique, a rédigé plusieurs ouvrages qui ont été perdus.
Par conséquent, bien qu’il n’y ait rien qui prouve que les auteurs de l’Église primitive aient eu tort, il existe des arguments des deux côtés quant à savoir si les sadducéens rejetaient purement et simplement le reste de l’Ancien Testament, ou s’ils considéraient simplement ces livres comme ayant une autorité moindre.
Q : Dans Mc 12, 24, pourquoi Jésus a-t-il dit aux sadducéens qu’ils ne connaissaient ni les Écritures ni la puissance de Dieu ?
R : Jésus avait raison tant dans un sens général que dans un sens spécifique qu’il pouvait leur démontrer.
Au sens général : les sadducéens ne croyaient ni à la vie après la mort ni à la résurrection. Selon les auteurs de l’Église primitive, les sadducéens n’acceptaient pas l’Ancien Testament comme Écriture, à l’exception des cinq premiers livres de la Loi. Voir la question précédente pour plus d’informations.
Au sens spécifique : comme Jésus l’a montré, même ce qu’ils acceptaient comme Écriture (la Torah), ils n’y croyaient pas vraiment, à savoir que Dieu était toujours le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.
Q : Dans Mc 12, 34, que signifie « ne pas être loin du royaume de Dieu » ?
R : Cela ne signifie pas qu’on puisse être sauvé « en partie », et cela ne garantissait pas que cet homme serait sauvé. Jésus voulait dire que cet homme était sur le point de croire en lui.
Q : Dans Mc 12, 29-31, en quoi ces commandements résument-ils toute la loi ?
R : Elles mettent l’accent sur deux aspects : manifester un amour et un honneur suprêmes à Dieu, et aimer les autres comme soi-même. Contrairement à Jésus, certains ont oublié le premier aspect. Un païen a déclaré au célèbre rabbin juif Hillel qu’il se convertirait au judaïsme, mais seulement si Hillel lui enseignait toute la loi pendant qu’il se tiendrait sur un seul pied. Hillel lui a répondu : « Ne faites pas à votre prochain ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse ; voilà toute la loi, le reste n’est que commentaire ; allez et apprenez », dans Ben Shabbath 31a.
Q : Dans Mc 12, 30, lorsque Jésus a fait référence à Dt 6, 4 au sujet de l’amour de Dieu, pourquoi a-t-il ajouté un quatrième aspect, celui de « l’esprit » ?
R : Deux réponses complémentaires.
1. Alors que le terme hébreu « âme » désignait l’ensemble de la vie d’une personne, y compris l’esprit, Jésus, qui s’exprimait ici en araméen et/ou en grec, a mentionné explicitement l’esprit afin de rendre toute la signification du terme « âme ».
2. De plus, avec la venue de Jésus, les croyants avaient une compréhension bien plus complète de Dieu que celle qu’ils avaient dans l’Ancien Testament, comme le montrent Matthieu 13, 10-16 ; Marc 4, 11 ; et Luc 8, 10. Pour en savoir plus sur le mystère révélé du Christ, voir Éphésiens 3, 4-6, 9 ; 6, 19 ; Colossiens 1, 26-27 ; 2, 2 ; 4, 3 ; Romains 16, 25-26 ; 1 Pierre 1, 10-12. Voir également l’analyse de Deutéronome 6, 4.
Q : Dans Mc 12, 30, devons-nous essayer de faire abstraction de la raison pour être spirituels, comme le laissent entendre certains enseignants du mouvement « Parole-Foi » ?
R : Pas du tout. La foi va au-delà de la raison, mais ne s’y oppose pas. Marc 12:30 dit que nous devons également aimer Dieu de toute notre intelligence. La question qui se pose ici est la suivante : si la Parole de Dieu dit une chose et que notre raison nous amène à en conclure une autre, devons-nous croire d’abord la Parole de Dieu ou notre propre raison ? La raison logique n’est pas notre maître, et elle ne doit pas non plus être rejetée comme sans valeur, mais c’est un don qu’il faut utiliser comme un outil pour servir Dieu dans l’amour. De plus, Dieu ne se contente pas d’utiliser notre raison naturelle, mais Il peut la transformer par le renouvellement de notre intelligence, comme le dit 1 Corinthiens 2, 12. Cependant, cette transformation n’est pas nécessairement automatique. Romains 12, 2 nous commande d’être « transformés par le renouvellement de votre intelligence ». Nous avons donc une responsabilité vis-à-vis de quelque chose que nous ne pouvons pas accomplir nous-mêmes. Nous parvenons à accomplir ce dont nous sommes incapables en demandant à Dieu d’agir à travers nous ; en d’autres termes, vous devez prier Dieu pour qu’Il opère cette transformation. Allez-vous Le remercier pour l’œuvre de sanctification qu’Il a déjà accomplie, et Lui demander de vous rendre plus réceptif afin qu’Il transforme votre esprit, votre cœur, votre âme et votre force ?
Q : Dans Mc 12, 34, en quoi est-il inhabituel qu’ils ne posent plus aucune question à Jésus ?
R : Marc 11, 28 commence par les prêtres, les scribes et les anciens qui demandent par quelle autorité Jésus accomplissait ces choses. Au début, Jésus a directement refusé de répondre à leur question. Puis, par ses réponses à d’autres questions, et en posant finalement Lui-même une question à laquelle ils ne pouvaient répondre, Il a indirectement montré qu’Il détenait cette autorité. Après quoi, ils n’ont plus demandé à Jésus « par quelle autorité… » ni posé aucune autre question.
Q : Dans Mc 12,42, qu’est-ce que cela nous apprend sur le public de Marc ?
R : Le lepton était une pièce de monnaie grecque, bien connue des Grecs. Deux de ces pièces représentaient1/64ed’un denier, soit un salaire journalier. Le fait que Marc estime nécessaire d’expliquer de quoi il s’agit, et qu’il le fasse en utilisant une pièce romaine, le quadrans, indique que Marc s’adressait à l’origine à un public romain.
Q : Dans Mc 12, 42-44, puisque les scribes dévoraient les biens des veuves, pourquoi Jésus n’a-t-il pas empêché la veuve de mettre ses deux centimes ?
R : La veuve a été félicitée pour sa générosité et sa foi dans le don. Les scribes du temple ont été réprimandés non seulement pour ne pas avoir donné aux pauvres, mais aussi pour avoir pris de force aux pauvres. Les docteurs de la loi n’avaient pas le droit d’être rémunérés pour leurs services, mais ils pouvaient accepter des dons, selon Aboth 1,13 et Bekhoroth 4,6.
Q : Dans Mc 13, 1-2, qu’est-ce qui était si impressionnant dans le temple ?
R : À la fois sa taille et sa longévité : il avait été reconstruit après avoir été détruit, puis reconsacré après avoir été profané.
Le Temple était une merveille architecturale ; il couvrait environ un sixième de la superficie totale de Jérusalem. Il était construit de grandes pierres blanches incrustées d’or. Sa construction a duré de nombreuses années ; il n’a été entièrement achevé qu’en 64 apr. J.-C. Bien qu’il s’agisse d’un édifice imposant, il n’était pas aussi grand que d’autres merveilles antiques telles que les Jardins suspendus de Babylone ou les pyramides d’Égypte.
Antiochus Épiphane sacrifia un cochon sur l’autel, selon 1 Maccabées 1, 41-64 et le livre 12, chapitre 5, paragraphe 4 des Antiquités judaïques de Josèphe. Voir également le livre 5, chapitres 184 à 226 de La Guerre des Juifs de Josèphe et le livre 15, chapitres 380 à 425 (xi) des Antiquités judaïques pour plus d’informations.
Des zélotes juifs ont profané le temple en 67-68 apr. J.-C.
En 70 apr. J.-C., le général romain Titus a ordonné à ses troupes de préserver le temple, mais celles-ci l’ont tout de même incendié.
Q : Dans Mc 13, 1-2, comment peut-on savoir quand une organisation ou une institution d’apparence imposante est inutile aux yeux de Dieu ?
R : Si elle a été créée à des fins malveillantes, c’est une chose, mais il se peut qu’elle ait été initialement fondée à des fins pieuses, avant que ces objectifs ne soient détournés. Se concentrer sur l’apparence impressionnante d’une chose, c’est se focaliser sur le mauvais aspect. Observez ses fruits actuels : les gens viennent-ils au Christ et grandissent-ils en Christ grâce à cette œuvre ? Si ce n’est pas le cas, alors quelle que soit sa gloire passée, elle n’est plus impressionnante aux yeux de Dieu.
Q : Dans Mc 13, 34-37, pourquoi Jésus insistait-il tant pour qu’ils veillent ?
R : Alors que certaines personnes ont manqué la première venue, le contexte ici est un discours adressé uniquement aux disciples au sujet de la seconde venue. Ils ne devaient pas commencer à veiller à un moment précis, car Jésus venait de dire que personne ne connaîtrait l’heure. Ils devaient plutôt veiller en permanence. Veiller signifie ici mener une vie sainte et rester proche de Dieu. Cela signifie également rester fidèles face à la persécution. Les chrétiens étaient qualifiés d’hérétiques et fouettés de 39 coups par les Juifs, selon la Mishna Makkoth 3.10-14 (The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 168).
Q : Dans Mc 14, 4-8, pourquoi Jésus a-t-il préféré que le parfum coûteux soit versé sur lui plutôt que d’être donné aux pauvres ?
R : Jésus a enseigné dans Marc 12, 29-31 qu’aimer le Seigneur votre Dieu est le plus grand commandement, et qu’aimer votre prochain comme vous-même est le deuxième plus grand commandement, et non l’inverse. Les chrétiens pouvaient aider les pauvres à tout moment, mais ils ne pouvaient servir Jésus de cette manière que tant qu’il était sur terre.
Q : Dans Mc 14, 4-8, certains pensaient que ce sacrifice, équivalent à un an de salaire, n’était qu’un gaspillage d’argent. Que diriez-vous aujourd’hui à ceux qui considèrent comme un gaspillage le fait de consacrer des années de leur vie et leur argent au Seigneur ?
R : Le nard était un parfum coûteux issu d’une plante rare d’Inde. Il était généralement conservé dans un flacon entièrement fermé. Le goulot a été brisé et tout le contenu a été utilisé.
Lorsque Judas a vu cet énorme « gaspillage » (à ses yeux), cela a peut-être été le déclencheur qui l’a poussé à aller trouver les prêtres pour trahir Jésus. Bien qu’il n’y ait aucune justification à l’égard de Judas, nous pouvons au moins comprendre son point de vue. Cela ressemblerait en effet à un énorme gaspillage si tout le monde ne tournait qu’autour de l’argent. Espérons toutefois que vous ayez un meilleur jugement que Judas.
Q : Dans Mc 14, 4-8, comment le fait de faire de bonnes actions peut-il parfois nous empêcher de faire ce qu’il y a de mieux ?
R : Nous accomplissons beaucoup de bonnes actions, mais nous ne sommes pas sur terre uniquement pour faire le bien. Nous restons sur terre aujourd’hui pour servir et glorifier Dieu ici-bas. Nous ne faisons pas n’importe quelle bonne action, mais les meilleures actions que nous puissions accomplir pour le Seigneur.
Q : Dans Mc 14, 21, pourquoi aurait-il mieux valu pour Judas qu’il ne soit jamais né ?
R : Il aurait mieux valu pour Judas de n’avoir jamais existé plutôt que de commettre ce qu’il a commis et d’en subir le châtiment juste. L’ouvrage *When Cultists Ask*, p. 139-140, indique que certains adeptes de sectes utilisent ce verset pour tenter d’affirmer que l’enfer est assimilé à l’état prénatal, et que l’enfer équivaut donc à la non-existence. Cependant, puisque Jésus a déclaré que le châtiment de Judas était pire que de ne jamais être né, l’enfer n’est pas l’anéantissement.
Q : Dans Mc 14, 21, nous ne connaissons pas la raison principale pour laquelle Judas a décidé de trahir Jésus. Lorsqu’une personne tourne le dos à une autre, quelle est la différence entre le faire par cupidité, par jalousie ou par déception ?
R : Certaines personnes trahissent par cupidité ; pour l’avantage de penser qu’elles peuvent obtenir tout ce qu’elles peuvent. Elles n’avaient rien contre la personne qu’elles haïssent en la trahissant. La victime n’est pour elles qu’un objet à exploiter.
Mais dans d’autres cas, cela peut être personnel. En raison de leur déception face à ce qu’ils considèrent comme une situation désespérée, ils peuvent vouloir trahir cette personne, ou du moins en tirer un certain bénéfice pour se dédommager du temps perdu à lui faire confiance.
Comme nous ne connaissons pas les motivations de Judas, il se pourrait qu’elles correspondent aux deux cas cités ci-dessus. Judas était le seul membre des douze qui ne fût pas originaire de Galilée. Il n’a jamais fait partie du cercle restreint formé par Pierre, Jacques et Jean.
Q : Dans Mc 14, 24, qu’y a-t-il d’intéressant concernant le mot « alliance » utilisé ici ?
R : La langue grecque dispose de deux mots différents pour désigner une alliance.
Le mot grec syntheke désigne un accord négocié entre deux parties.
Le mot grec « diatheke » désigne une proposition émanant d’une seule partie, que la seconde partie ne peut qu’accepter ou rejeter. C’est ce second mot qui est utilisé ici.
Q : Marc 14, 24 montre-t-il que le Christ est mort pour tous les hommes ?
R : Oui. Même Jean Calvin affirme que « beaucoup » signifie « toute l’humanité ». Voici ce qu’il écrit dans ses Commentaires, vol. 3, p. 138-139 : « Marc 14, 24. C’est mon sang. J’ai déjà souligné, lorsqu’il est dit que le sang est versé (comme dans Matthieu) pour la rémission des péchés, comment ces paroles nous renvoient au sacrifice de la mort du Christ, et que négliger cette pensée rend impossible toute célébration digne de ce nom de la Cène. Les âmes fidèles ne peuvent en aucun cas être satisfaites si elles ne peuvent croire que Dieu est bienveillant à leur égard. Le mot « beaucoup » ne désigne pas seulement une partie du monde, mais l’humanité tout entière : il oppose « beaucoup » à « un seul », comme pour dire qu’il ne serait pas le Rédempteur d’un seul homme, mais qu’il affronterait la mort pour délivrer « beaucoup » de leur culpabilité maudite. » (Italiques dans la traduction originale anglaise.) Notez que Calvin dit : « “beaucoup” ne désigne pas seulement une partie du monde, mais l’humanité tout entière : »
Q : Dans Mc 14, 27, en quoi les disciples seraient-ils scandalisés par Jésus parce qu’il ne s’est pas défendu ?
R : Leur foi serait anéantie lorsque Jésus, avec toute sa puissance, se soumettrait volontairement à la capture, aux mauvais traitements et à la mort. On attendrait d’un Messie puissant qu’il se défende et qu’il vainque les Romains, et non qu’il se rende à eux.
Q : Mc 14, 27-31 : si un croyant a gravement péché et déshonoré Jésus, en particulier devant les autres, comment peut-il revenir vers Lui ?
R : Un croyant qui a sombré dans le péché peut se repentir et revenir vers Dieu. Dieu lui pardonnera. En tant que chrétiens, nous devons également lui pardonner, mais il doit comprendre qu’il faudra peut-être du temps pour rétablir la confiance. Le croyant repentant doit se confesser à Dieu, mais il doit également se confesser à ceux qui avaient connaissance de son péché auparavant. Il doit présenter ses excuses, réparer le tort causé si nécessaire, et promettre de ne plus recommencer. Selon la gravité du péché, il peut demander à des amis chrétiens de « l’accompagner » et de veiller à ce qu’il ne retombe pas dans ce péché.
Q : Dans Mc 14, 42-52, cela dépeint-il un Jésus qui était à leur merci, contrairement aux autres Évangiles qui le présentent comme maître de la situation, comme l’affirment certains libéraux ?
R : Eh bien, il est vrai qu’il est dit que, tandis que Jésus priait, il était en proie à une telle angoisse qu’il suait des gouttes de sang. Oh, attendez, cela ne figure qu’en Luc 22, 44, pas en Marc. Il est plutôt « réducteur » de la part des critiques libéraux de tenir de tels propos à propos de Marc, car Matthieu 26, 36-46 et Luc 22, 40-46 évoquent également Jésus dans le jardin de Gethsémani. Jean relate souvent des éléments qui ne figurent pas dans les trois premiers évangiles ; il semble que Jean ait délibérément omis de nombreux éléments déjà mentionnés dans les trois autres évangiles.
Depuis les premiers temps, les chrétiens ont reconnu que Matthieu mettait l’accent sur Jésus en tant que Roi promis, qui accomplissait les prophéties de l’Ancien Testament. Marc mettait l’accent sur Jésus en tant que serviteur souffrant et sur ses actions. Luc mettait l’accent sur Jésus en tant qu’homme, et c’est lui qui a le plus écrit sur l’enfance de Jésus. Jean mettait l’accent sur Jésus en tant que Dieu, et son évangile a probablement été rédigé en partant du principe que le lecteur avait déjà lu les autres évangiles.
D’un autre côté, Marc montre que Jésus est également maître de la situation. Dans le jardin de Gethsémani, Jésus savait ce qui allait arriver et Il avait la possibilité de s’enfuir du jardin. Mais Jésus a délibérément choisi d’accepter la volonté du Père, non pas sans être certain des conséquences, mais en en ayant pleinement conscience.
Q : Dans Mc 14, 51-52, qui était cet « homme sans voile », qui s’est enfui sans ses vêtements ?
R : Bien que les Écritures ne le précisent pas, la tradition attribue ce rôle à Jean Marc, l’auteur de l’Évangile selon Marc. L’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible* (p. 905) va également dans ce sens, ajoutant l’hypothèse selon laquelle « l’évangéliste n’a pas pu s’empêcher de mentionner sa présence à un moment clé de l’histoire de Jésus ».
Q : Dans Mc 14, 53-55, en quoi le Sanhédrin a-t-il enfreint la loi juive ?
R : Il a enfreint son propre système juridique au moins cinq fois.
1) Ils n’étaient pas censés tenir d’audiences la nuit
2) Il incombait au juge de se tenir aux côtés de l’accusé.
3) Ils ne disposaient pas de deux témoins corroborant les accusations portées contre Jésus.
4) Selon la loi juive, on ne pouvait être condamné sur la base de son propre témoignage.
5) Ils étaient censés attendre 24 heures avant de déclarer quelqu’un coupable.
(Extrait d’un sermon de Tim Hawks à la Hill Country Bible Church de Cedar Park, au Texas, le 24 octobre 1997)
Q : Dans Mc 14, 62, Jésus a-t-il réellement déclaré ici qu’il était le Messie ?
R : Oui. Imaginez ce qu’ont ressenti ces prêtres obstinés lorsque Jésus a cité Daniel 7, 13-14 à son sujet, parlant de sa venue sur les nuées du ciel. Leur réaction, consistant à l’insulter et à réclamer sa mort (Marc 14, 63-65), a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase dans le rejet de Jésus par les autorités religieuses juives. Voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 450-451, pour une réponse plus détaillée.
Q : Dans Mc 14, 62, puisque Jésus serait assis à la droite de Dieu le Père, comment pourrait-Il venir, ce qui implique un mouvement ?
R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.
Tout d’abord, « être assis à la droite » ne désigne pas seulement un emplacement physique, mais une position d’honneur.
À différents moments, Jésus peut être assis, debout ou en mouvement.
Bien sûr, on peut à la fois être assis et venir si l’on chevauche un cheval blanc, comme ce sera le cas pour Jésus dans Apocalypse 19, 11.
Q : Dans Marc 14, 62, Jésus a dit au grand prêtre qu’il verrait le Fils de l’homme venir avec les nuées du ciel. Mais si le grand prêtre mourait avant le retour de Jésus, cela invaliderait la réponse de Jésus. C’est pourquoi, dans Luc, Jésus dit : « C’est moi, et désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu » (Luc 22, 69). *Jésus, interrompu*, p. 51
R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.
Ce qui n’est pas la réponse : pour une raison quelconque, Ehrman n’a pas souhaité évoquer Matthieu 26, 64, où il est question de « vous » (au pluriel), et non pas uniquement du grand prêtre. Il s’agit toutefois d’un point sans importance, car tous les membres du Sanhédrin sont morts avant le retour de Jésus.
La réponse : Ehrman soulève deux objections en une. La première objection est que le grand prêtre (et en réalité tous les membres du Sanhédrin) sont morts avant le retour de Jésus. La réponse à cela est que tous les membres du Sanhédrin, y compris le grand prêtre, verront Jésus venir. Apocalypse 1, 7 promet que tout œil verra Jésus lors de son retour, et même spécifiquement ceux qui l’ont transpercé. Ceux qui sont morts en rejetant Jésus n’échapperont pas à une nouvelle rencontre avec Lui.
La deuxième objection est que Luc, écrit après Marc, semble passer de « vous (au singulier) verrez » à une simple affirmation selon laquelle Jésus reviendrait. Le point central de son argument est affaibli par une variante textuelle. Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) cite Marc 14, 62 avec « vous » (pluriel) dans les Stromates, livre 6, chapitre 52, dans les Pères anténicéens, vol. 2, p. 574. Nous savons que c’est Marc, et non un autre Évangile, que Clément cite, car il nous indique explicitement qu’il s’agit de Marc.
Q : Dans Mc 14, 65, pourquoi certaines personnes ont-elles demandé à Jésus de prophétiser qui l’avait frappé à cet endroit ?
R : Les soldats romains pratiquaient un jeu cruel avec les prisonniers, appelé « les trois poings ». Trois soldats plaçaient chacun un poing sous le menton du prisonnier. L’un d’entre eux frappait le prisonnier et l’assommait. Lorsque le prisonnier reprenait conscience, on lui demandait quel soldat l’avait frappé. Si le prisonnier se trompait, le soldat qui l’avait frappé gagnait (et la personne perdait son pari). Si le prisonnier devinait juste, le soldat qui l’avait frappé perdait son pari. Il semble que, dans tous les cas, le prisonnier soit également le perdant.
Q : Dans Mc 14, 66-68, quel genre d’amour peut résister à « l’épreuve de la peur » ?
R : Pierre était courageux et il n’a jamais cessé d’aimer Jésus, mais son amour, dans ce contexte, n’a pas résisté à l’épreuve de la peur. Cependant, à la fin de sa vie, Pierre a été crucifié, la tête en bas, et son amour a bel et bien résisté à l’épreuve de la peur.
Tant que Pierre ne prenait pas la parole, son accent galiléen ne le trahissait pas. À moins qu’il n’ait été le premier à parler, la servante devait s’être trouvée à un moment donné suffisamment près de Jésus et de Pierre pour pouvoir reconnaître ce dernier. Pierre pensait pouvoir rester assez près de Jésus sans être repéré. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’ils pouvaient découvrir qui il était, il a dû décider quoi faire. Il nous arrive parfois d’accomplir un acte courageux pour le Christ, en nous disant que nous n’en subirons probablement pas les conséquences. Mais lorsque nous sommes démasqués, que faisons-nous alors ?
Pierre, dans ce moment de tension, a privilégié sa sécurité par-dessus tout, allant jusqu’à renier le Christ. Ce qu’il aurait dû faire, c’est partir rapidement et, quant à savoir s’ils l’attraperaient ou non, laisser le soin à Dieu d’en décider.
Q : Dans Mc 15, 1-20, tant le Sanhédrin que les Romains rejettent Jésus en tant que Messie, mais pour des raisons très différentes. Quelles sont les différentes raisons pour lesquelles les gens d’aujourd’hui rejettent Jésus en tant que leur Messie ?
R : À l’époque de Jésus, beaucoup pensaient que ses affirmations étaient fausses, car Jésus ne répondait pas à leurs attentes d’un Messie politique. Aujourd’hui, si Dieu veillait sur nous, certains pensent qu’il n’y aurait ni faim, ni souffrance, ni mort. Dieu ne correspond pas à leurs attentes.
Pour les Romains, les revendications de Jésus ont été interprétées à tort comme un acte de trahison envers ce à quoi ils avaient déjà prêté allégeance. Jésus ne cadrait tout simplement pas avec ce qu’ils avaient choisi de suivre, et ils n’avaient ni le désir, ni le courage de changer.
Certains rejettent Jésus pour des raisons intellectuelles, mais ils sont peu nombreux, et encore moins nombreux que ceux qui prétendent rejeter Jésus pour des raisons intellectuelles. Le plus souvent, les gens le rejettent pour des raisons émotionnelles, ou bien par obstination, lorsqu’ils prennent conscience de ce qu’ils devraient abandonner ou changer pour suivre Jésus, et qu’ils ne veulent pas le faire. Parfois, lorsque des personnes avancent des objections intellectuelles à l’idée de devenir chrétiennes, il s’agit réellement d’une raison légitime à leurs yeux. D’autres fois, ce n’est qu’un écran de fumée destiné à leur éviter de se sentir coupables de ne pas prendre en considération les revendications du Christ.
Jésus a refusé de s’engager dans un débat où la justice ne peut être rendue.
Q : Dans Mc 15, 8-11, en quoi le fait que le peuple ait choisi Barabbas plutôt que Jésus est-il ironique ?
R : Pilate pensait sans doute qu’il allait de soi qu’ils choisiraient Jésus plutôt qu’un brigand notoire. Devant les Romains, les Juifs accusaient Jésus d’avoir mené une rébellion, tandis que de nombreux Juifs étaient déçus par Jésus parce qu’il n’avait PAS mené de rébellion. Alors que les Juifs et les Romains affirmaient que Jésus devait mourir pour trahison, c’était Barabbas qui avait réellement commis un acte de trahison. Lorsque le peuple a rejeté son roi légitime, Jésus, au profit d’un rebelle violent, il s’est lui-même rebellé violemment quarante ans plus tard, en l’an 70 après J.-C., et les Romains ont détruit Jérusalem.
Le document Papyrus Florentinus 61.59ff rapporte que le gouverneur romain d’Égypte, G. Septimus Vegetus, a déclaré à un prisonnier accusé nommé Phibion : « Tu méritais d’être flagellé, mais je te livrerai au peuple » (cité dans Taylor, p. 580).
Le nom complet de Barabbas était Jésus bar-Abbas, c’est-à-dire Jésus, fils d’Abbas, et Abbas est à la fois un prénom et le nom donné au père. Tous deux s’appelaient Jésus. Barabbas, en tant que rebelle, voulait lui aussi libérer son peuple, mais par des moyens humains et violents. Le pseudo-fils d’un père fut libéré, et le véritable Fils du Père fut crucifié.
Q : Dans Mc 15, 14, pourquoi Marc semblait-il si désireux de rejeter la faute sur les Juifs, comme l’a affirmé un libéral ?
R : Tout d’abord, les archéologues ont découvert la cour où, selon eux, se trouvait la foule, et celle-ci ne pouvait pas accueillir plus de 400 personnes environ. Ainsi, la foule dont il est question ici ne comprenait pas tous les habitants et visiteurs de Jérusalem, mais plutôt un très petit sous-ensemble sélectionné par les prêtres.
Judas, les chefs juifs, le peuple juif, les Romains, et même Jésus qui n’a pas fui, ont tous joué un rôle dans ce qui était la volonté prédéterminée de Dieu (Actes 2, 23). Voici une liste des rôles respectifs de chacun. Comme vous pouvez le constater, Marc n’est pas plus sévère envers le peuple juif que les autres évangélistes.
Judas : Matthieu 26, 14-16, 49-50 ; Marc 14, 17-21, 42, 44-45 ; Luc 22, 3-6, 47-48 ; Jean 13, 18, 21, 27 ; 18, 2
Les chefs juifs : Matthieu 26, 57-58 ; 27, 20 ; Marc 14, 43, 46, 53-65 ; 15, 1, 3, 10-11, 31 ; Luc 22, 2, 52 ; 22, 66-23, 2 ; Jean 18, 3, 12-14, 19-24, 30
Le peuple juif : Matthieu 27, 20-23, 25 ; Marc 15, 11-15 ; Luc 23, 18, 21, 23
Les Romains : Matthieu 27, 11-31 ; Marc 15, 15-20 ; 15, 24 ; Luc 23, 24 ; Jean 18, 33-19, 3 ; 19, 16
Jésus ne s’enfuit pas : Matthieu 26, 39-46, 53-54 ; Marc 14, 35-42 ; Luc 22, 39-46 ; Jean 18, 4-11
Q : Dans Mc 15, 17, quelle était la signification du fait d’habiller Jésus de pourpre ?
R : Le tissu pourpre était coûteux, car il était teint à partir de coquilles de murex. Dans l’Empire romain, seuls l’empereur et sa famille étaient censés porter du pourpre, bien que l’empereur pût, à titre de faveur, offrir ses vieux vêtements à d’autres. La robe pourpre visait à se moquer du fait que Jésus prétendait être un roi.
Q : Dans Mc 15, 31, Jésus a été raillé parce qu’il prétendait sauver les autres alors qu’il ne se sauvait pas lui-même. En quoi devez-vous parfois renoncer à vous sauver vous-même pour sauver les autres ?
R : Bien qu’il ne soit pas nécessaire de prendre des risques inutiles, il nous arrive parfois de devoir agir en prenant des risques pour la sécurité d’autrui et pour faire connaître le message de l’Évangile aux autres. La sécurité est une bonne chose, mais si nous la privilégions au détriment de la volonté de Dieu, alors même la sécurité peut devenir une idole.
Q : Dans Mc 15, 31-32, dans quelle mesure est-ce une tactique efficace pour Satan de faire railler quelqu’un parce qu’il obéit à Dieu ?
R : Cela dépend de la personne, mais cela peut s’avérer efficace. Si une personne accorde plus d’importance aux louanges des hommes qu’à celles de Dieu, cela peut la paralyser. Elle peut même se trouver des justifications en se disant : « Si je conserve ma popularité, les gens m’écouteront davantage, et par conséquent, mon témoignage aura plus d’impact. » Mais si une personne accorde plus d’importance à Dieu qu’à la popularité, et à l’obéissance à Dieu qu’à l’obtention de résultats pour Dieu, alors elle glorifiera Dieu davantage que si elle essayait d’accomplir une œuvre pour Dieu par ses propres forces.
Q : Dans Mc 15, 32, il est dit que Jésus fut mis sur une « croix » pour être crucifié : « Que le Christ, roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions. » Et ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.
Le mot « croix » utilisé ici en grec est stauros, que James Strong a défini comme suit :
(4716) dérivé de la racine 2476 ; un pieu ou un poteau (placé à la verticale), c’est-à-dire (plus précisément) un poteau ou une croix (en tant qu’instrument de peine capitale) ; au sens figuré, l’exposition à la mort, c’est-à-dire le renoncement à soi-même ; par implication, l’expiation du Christ : — croix. [1]
Pourtant, dans 1 Pierre 2:24, il nous est dit que Jésus a été crucifié sur le « bois » :
Lui qui, dans son propre corps, a porté nos péchés sur le bois, afin que, morts au péché, nous vivions pour la justice ; et c’est par ses meurtrissures que vous avez été guéris.
Le mot désignant « l’arbre » en grec est xulon, et est défini par Strong comme suit :
(3586) dérivé d’une autre forme de la racine 3582 ; bois (utilisé comme combustible ou matériau) ; par extension, un bâton, une massue, un arbre ou tout autre objet ou substance en bois : — bâton, poteaux, arbre, bois.[2]
L’erreur est ici évidente. Le mot grec stauros signifie sans équivoque une « croix ». Ce mot n’a pas de double sens. En revanche, le mot xulon peut être traduit indifféremment par « bois », « bâton », « arbre », etc., mais dans le cas de 1 Pierre 2:24, il est traduit par « arbre ». Il convient désormais de se demander pourquoi le mot xulon a été utilisé en premier lieu alors qu’il existe un mot plus précis pour le désigner, à savoir stauros, si le verset vise réellement à désigner la « croix » ?
Il est donc évident que le mot xulon est bel et bien utilisé pour désigner un « arbre » dans 1 Pierre 2, 24, ce qui entraîne une contradiction avec Marc 15, 32.
Références
[1] James Strong, The New Strong's Exhaustive Concordance of the Bible (Thomas Nelson, 1996)
[2] James Strong, op. cit. (Cette question a été posée par un musulman)
R : Jésus a été fixé sur une croix en bois, provenant d’un arbre. Les Romains, les Carthaginois et les Perses utilisaient des poteaux en bois munis de traverses, et non des arbres vivants. Utiliser deux mots comme synonymes pour désigner la même chose (tels que « staurus » et « xulon ») ne pose aucun problème, pas plus que l’utilisation de deux mots pour désigner Dieu dans le Coran.
Pierre dit que Jésus a été suspendu à un arbre (Actes 5, 30 ; 10, 39), mais il dit également que Jésus a été cloué à la croix (Actes 2, 23).
Paul dit que Jésus a été suspendu à un arbre (Galates 3, 13 ; Actes 13, 29), mais il mentionne également la croix du Christ dans Galates 5, 11 ; 6, 12, 14 ; 1 Corinthiens 1, 17, 18.
Les termes « arbre » et « croix » sont utilisés comme synonymes ; un même auteur emploie les deux termes. Jésus a été cloué à un arbre ; mais il n’est pas précisé qu’il s’agissait d’un arbre vivant.
Bien sûr, l’enseignement islamique orthodoxe affirme également que « l’apparence de Jésus » a elle aussi été crucifiée. Or, il y a là un point essentiel concernant cette crucifixion. Soit :
a) C’est bien Jésus qui a été crucifié, ou
b) «La grande supercherie» : Allah a non seulement trompé les Juifs et les Romains en leur faisant croire que Jésus avait été crucifié alors qu’il ne l’avait pas été, mais il a également trompé la mère de Jésus elle-même, ses disciples et tous les premiers chrétiens, qui prêchaient le Christ crucifié. Nous disposons d’écrits d’Ignace et de Polycarpe, disciples de l’apôtre Jean, ainsi que d’autres personnes qui croyaient que Jésus avait été crucifié et était ressuscité d’entre les morts. Même en tant que musulman, vous ne pouvez pas reprocher aux chrétiens de croire que Jésus a été crucifié, si vous pensez qu’Allah a trompé ses propres fidèles. « Allah est le plus grand des trompeurs » (Sourate 3:54). Si cet Allah a trompé les chrétiens, et que cela ne vous pose aucun problème, alors cet Allah pourrait-il tromper les musulmans également ?
Q : Dans Mc 15,42, Ehrman dit : « Marc nous explique ce qu’il entend par cette expression : il s’agit du Jour de la Préparation “pour le sabbat” (et non du Jour de la Préparation pour la Pâque). » (italiques dans l’original) *Jesus, Interrupted*, p. 27
R : Il existe deux réponses plausibles, mais différentes.
Le sabbat et la Pâque ont peut-être coïncidé cette année-là : Ehrman ne semble pas tenir compte du fait que la Pâque et le sabbat coïncident certaines années. Il existe une certaine incertitude quant aux dates exactes à cette époque, mais beaucoup pensent que la Pâque et un sabbat tombant un samedi auraient coïncidé en l’an 30 ou 33 après J.-C.
Les grands sabbats : chaque samedi était un sabbat, mais tous les sabbats n’étaient pas des samedis, comme le prouve Lévitique 23:39. Par exemple, le premier et le huitième jour du septième mois devaient être des « jours de repos sabbatique ». Il y avait chaque année des « jours sans travail », mais la plupart du temps, ce n’étaient pas des samedis. La Pâque était le premier jour de la Fête des pains sans levain, et tant le premier que le septième jour de cette fête étaient des « jours sans travail », selon Exode 12:16.
Jean 19, 31 permettrait de déterminer laquelle des deux réponses est la bonne, si ce n’est qu’il pourrait être utilisé pour étayer les deux réponses. Il est dit : « … car ce sabbat était un jour de grande solennité ». Mais puisqu’il s’agissait d’un jour de grande solennité, il n’était pas nécessaire que ce soit un samedi.
Q : Dans Mc 15, 44, pourquoi Pilate s’est-il étonné que Jésus fût déjà mort ?
R : Soit Pilate avait simplement perdu la notion du temps, soit de nombreux condamnés à la crucifixion survivaient plus longtemps. Jésus avait été flagellé et battu avant d’être crucifié. Soit dit en passant, la flagellation romaine différait des 39 coups de fouet de la flagellation juive. La flagellation romaine s’effectuait à l’aide de fouets courts munis de pointes métalliques, fixés à un solide manche en bois. Elle pouvait estropier, voire tuer une personne. Jésus a été flagellé par les Romains.
Q : Dans Marc 16, quels sont les parallèles avec d’autres passages des Évangiles et des Actes ?
R : Voici les parallèles entre Marc 16 et d’autres livres de la Bible
Jésus s’est levé de bonne heure. Mc 16, 2.9 ; Mt 28, 1 ; Lc 24, 1 ; Jn 20, 1
Jésus est ressuscité le premier jour de la semaine. Mc 16, 2, 9 ; Mt 28, 1 ; Lc 24, 1 ; Jn 20, 1
Sept démons ont été chassés de Marie-Madeleine. Mc 16, 9 ; Lc 8, 2
Marie-Madeleine et les femmes se rendirent au tombeau. Mt 28, 1-8 ; Mc 16, 9-10 ; Jn 20, 1 ; Lc 24, 1-10
D’autres n’y crurent pas au début. Mt 28, 17 ; Mc 16, 11 ; Lc 24, 11
Il est apparu à deux disciples. Mc 16, 12 ; Lc 24, 13-35
Ils ne croyaient toujours pas. Mc 16, 13 ; Lc 24, 36
Il réprimanda les onze pour leur incrédulité. Mc 16, 14 ; Lc 24, 38-41
Ordre de prêcher à tous. Mt 28, 19-20 ; Mc 16, 15 ; Lc 24, 47-48
Celui qui croit et se fait baptiser est sauvé ; celui qui ne croit pas est condamné. Mc 16, 16 ; Ac 2, 38-39
Les signes. Mc 16, 17.20 ; tout au long des Actes
Chasser les démons. Mc 16, 17 et dans les Actes
Parler en langues. Mc 16, 17 ; ~Ac 2, 2-13
Être mordu par des serpents sans subir de mal. Mc 16, 17 ; Lc 10, 19 ; ~Ac 28, 3-6
Boire du poison sans en subir de mal. Mc 16, 18 – aucun autre passage
Jésus est monté au ciel à Béthanie, sur le versant du mont des Oliviers. Mc 16, 19 ; Lc 24, 51 ; Actes 1, 9-11
Jésus s’est assis à la droite de Dieu. Mc 16, 19 ; Ac 7, 56
Ils prêchèrent partout. Mc 16, 20 ; Actes 1, 8
En conclusion, le fait de boire du poison sans en subir de mal est le seul et unique enseignement de la fin de l’Évangile selon Marc qui ne soit pas enseigné ailleurs dans la Bible.
Q : Dans Mc 16, 1, pourquoi les femmes ont-elles apporté des aromates pour oindre le corps de Jésus ?
R : Jésus a été déposé à la hâte dans le tombeau avant le début du sabbat, au coucher du soleil. Les femmes ont apporté des aromates pour préserver le corps par l’embaumement.
Q : Dans Mc 16,8, puisque les femmes n’ont rien dit à personne, l’ont-elles dit aux disciples ?
R : Bien qu’elles n’en aient parlé à personne sur le chemin du retour depuis le tombeau, elles finirent par le dire à tout le monde, et les disciples furent les premiers à qui elles s’adressèrent. Si le fait de n’en avoir parlé à personne pouvait signifier qu’elles n’en avaient pas parlé même aux disciples avant un certain temps, il est plus probable que cela signifie qu’elles ne l’ont dit qu’aux disciples et à personne en dehors de leur petit groupe. Voir *When Critics Ask*, p. 377, pour une réponse complémentaire.
Q : Dans Mc 16, 12, sous quelle forme Jésus est-il apparu ?
R : Cela signifie simplement que les deux hommes n’ont pas reconnu Jésus alors qu’ils marchaient avec lui. Jésus aurait pu porter des vêtements différents, et il avait certainement une apparence différente de celle qu’il avait lorsqu’il était mort. Jésus est ressuscité physiquement d’entre les morts, dans un corps physique glorifié. On ne peut légitimement pas utiliser ce verset pour affirmer que Jésus avait des corps différents, car le fait qu’ils ne l’aient pas reconnu ne prouve pas l’existence d’un corps physique différent.
Q : Dans Mc 16, 16, Jésus dit : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ». Dans Rm 6, 3, Paul dit : « Nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ». Dans 1 P 3, 21, Pierre dit : « Ce baptême, qui correspond à cette image, nous sauve maintenant (non pas par la purification des souillures de la chair, mais par la réponse d’une bonne conscience envers Dieu), par la résurrection de Jésus-Christ ». Ces versets signifient-ils que le baptême est aussi nécessaire que la foi pour le salut ? Et cela signifie-t-il qu’il ne s’agit pas d’une « ordonnance volontaire », comme le disent les évangéliques, mais d’une procédure obligatoire ?
R : L’obéissance à Jésus n’est pas facultative mais obligatoire, et Jésus nous a ordonné de nous faire baptiser. Ainsi, tous les croyants devraient se faire baptiser d’eau. Cependant, ce n’est pas le baptême d’eau qui nous sauve, et ce n’est même pas notre obéissance (aussi imparfaite soit-elle) qui nous sauve. C’est Jésus qui nous sauve. La puissance réside donc dans le sang de Jésus, et non dans l’eau. Le fait de croire pour être sauvé est mentionné 150 fois dans le Nouveau Testament sans qu’il soit question de baptême. Mais nous devrions tous nous faire baptiser.
Mais qu’en est-il du voleur sur la croix ? Les Romains ne l’auraient certainement pas laissé descendre pour se faire baptiser, puis le remettraient sur une croix. Pourtant, Jésus lui a dit : « Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis. » De même, Eusèbe rapporte l’histoire d’un soldat romain nommé Basilide qui s’est converti au Christ, puis a été emprisonné et exécuté. Irait-il en enfer parce qu’il croyait en Christ, mais que les Romains ne l’avaient pas laissé se faire baptiser et avaient ainsi empêché Dieu de le sauver ? – Bien sûr que non. Dieu est donc suffisamment capable et puissant pour sauver les gens indépendamment du baptême d’eau. Le baptême d’eau n’est pas indispensable pour que Dieu sauve quelqu’un. Cependant, nous devons obéir à Dieu et nous faire baptiser.
Q : Dans Mc 16,16, qu’en est-il des personnes qui croient mais qui ne sont jamais baptisées ?
R : Bien que Marc 16, 16 ne le précise pas, Jean 3, 36 et de nombreux autres versets affirment que quiconque croit est sauvé. Le larron à la droite de Jésus a cru et est allé au Paradis sans avoir été baptisé ; et avant ce larron sur la croix, les disciples de Jésus baptisaient (Jn 3, 26 ; 4, 2) et Jean-Baptiste baptisait pour la rémission des péchés (Mc 1, 4 ; Lc 1, 77 ; Lc 3, 3b). Ce verset ne le dit pas explicitement, mais il existe quatre cas de figure.
Ceux qui croient et sont baptisés : sauvés
Ceux qui croient et ne sont pas encore baptisés : sauvés. Ce verset ne le précise pas, mais Actes 10, 45-47 montre des personnes qui ont cru et ont été sauvées, comme en témoigne le fait qu’elles parlaient véritablement en langues, avant d’être baptisées d’eau.
Ne croient pas et sont baptisés : ne sont pas sauvés
Ne croient pas et ne sont pas baptisés : ne sont pas sauvés, sauf si Dieu accorde une grâce particulière aux nourrissons qui meurent, aux personnes souffrant d’un handicap mental grave, etc.
Peut-être la raison pour laquelle le deuxième cas n’est pas mentionné est-elle que la volonté de Dieu est que tous les croyants lui obéissent et se fassent baptiser d’eau.
De plus, le contexte de ce verset concerne apparemment les personnes capables de croire. Les nourrissons, les personnes souffrant d’un handicap mental grave et peut-être d’autres personnes qui n’ont jamais rejeté le Christ mais n’ont jamais cru ne font pas l’objet de ce verset.
Voici un exemple. Si ma fille, dans la cuisine, me demande de la monnaie pour un dollar, et que je lui dis : « Donne-moi un dollar et une bouteille d’eau, et je te donnerai la monnaie. » Si ma fille me donne les deux, je lui donne la monnaie. Si ma fille ne me donne pas un dollar, alors pas de monnaie. Mais que se passe-t-il si ma fille me donne un dollar mais pas de bouteille d’eau ? Dans ce cas, cela dépend. Si elle dit : « J’ai cherché, mais je n’ai pas trouvé de bouteille d’eau », alors je lui donnerai quand même la monnaie. Mais si elle tient des propos irrespectueux et refuse de me donner une bouteille d’eau qu’elle pourrait se procurer, alors pas de monnaie.
Un membre de l’Église du Christ a donné l’exemple suivant : « Si vous mangez et digérez votre nourriture, vous vivrez ; si vous ne mangez pas, vous mourrez. » La digestion de la nourriture est sous-entendue. Cependant, appliquer à Marc 16:16 cet exemple d’une action corporelle involontaire à un commandement de Dieu auquel nous devons obéir volontairement contredit la Parole de Dieu, qui promet le salut à tous ceux qui croient véritablement dans les passages suivants : Jean 3:16, 18, 36 ; Jean 5:24 ; 6:47 ; 11:25-26 ; Actes 10:43-48 ; Romains 9:33 ; Joël 2:32a + Actes 2:21 + Romains 10:9-10 ; 10:13 ; 1 Jean 5:1, 10-13
Résumé : Si vous croyez, faites-vous baptiser. Cependant, le baptême ne sert absolument à rien si vous ne croyez pas.
Q : Dans Mc 16,16, Jésus dit : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné ». L’homme n’a donc pas le choix. Il doit croire, sinon il sera condamné et puni. Où est donc la liberté de religion ou la liberté de croyance de l’homme ? Comment Jésus peut-il forcer les gens à croire sous peine d’être condamnés ?
R : Personne n’est contraint de croire. Mais Dieu n’a pas donné une liberté sans conséquences, mais une liberté avec des conséquences. Si une personne ne veut pas croire, après sa mort, Dieu la placera dans un autre univers, où elle aura la liberté d’exister éternellement loin de Dieu. Cet endroit s’appelle l’étang de feu.
Mais je conviens que cela ne ressemblerait guère à un libre choix s’il était indéniablement certain pour tous qu’il fallait soit obéir à Dieu, soit aller au Lac de Feu. C’est là que la foi entre en jeu. Dieu nous a donné des preuves que Sa Parole est vraie, mais Il ne nous a pas donné de certitude absolue. Si quelqu’un ne veut pas croire en Dieu, il dispose d’une marge de manœuvre suffisante pour trouver des raisons de douter de Dieu et de ne pas croire. Il est intéressant de noter que nous pouvons d’abord refuser de croire en Dieu, puis nous repentir, croire en Lui et être sauvés. Les anges et les démons, en revanche, ne disposent pas du libre arbitre exactement de la même manière que nous. Ils ne peuvent pas le nier. Et lorsqu’un démon tombe, aucun repentir ne lui est accordé. Le Christ est venu racheter uniquement les hommes, et non les anges ou les démons, comme le dit Hébreux 2:16.
Q : Marc 16, 17-18 dit : « Et voici les signes qui accompagneront ceux qui croient : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; et s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera aucun mal ; ils imposeront les mains aux malades, et ceux-ci seront guéris. » Et Paul a dressé une liste de ces mêmes capacités en tant que dons du Saint-Esprit (1 Corinthiens 12:10 ; 12:8). Cela signifie-t-il qu’il s’agit là des signes d’une foi authentique ? Tous les croyants devraient-ils posséder ces dons de nos jours ? Pourquoi ne voyons-nous plus ces signes chez les chrétiens ?
R : Le Saint-Esprit a donné à chaque chrétien un don spirituel, et chaque chrétien possède un don différent, même si bon nombre d’entre eux ne semblent pas spectaculaires. Tout comme les différents membres de notre corps ont des fonctions différentes, nous avons des fonctions différentes au sein de l’Église (1 Corinthiens 12, 14-27). Tout le monde n’est pas censé parler en langues (1 Corinthiens 12, 30), tout comme tout le monde n’est pas apôtre ou prophète (1 Corinthiens 12, 29).
Q : Dans Marc 16, 18, cette mention de « prendre des serpents » justifie-t-elle la pratique de certaines personnes des Appalaches qui pensent que certains sont censés manipuler des serpents pendant le culte ?
R : Non. Même sans ce verset, la Bible montre que Dieu accorde aux chrétiens la protection dont ils ont besoin, et qu’Il accomplira des miracles – qui ne se limitent pas à l’immunité contre les morsures de serpent – lorsque cela sera nécessaire. Cependant, même avec ce verset, la Bible nous enseigne que nous ne devons pas mettre Dieu à l’épreuve en nous mettant dans une situation qui ne vise qu’à faire étalage de nos capacités.
Exode 17, 2-7 ; Nombres 14, 22 ; Deutéronome 6, 16 ; Psaume 78, 17-18, 40-41, 56-57 ; 95, 8-9. Achaz est l’exception qui confirme la règle. Bien qu’Achaz fût familier avec le concept de mettre Dieu à l’épreuve et qu’il n’ait pas eu l’intention de le faire dans Ésaïe 7:12, répondre à la question posée par l’un de ses prophètes ne revient pas à mettre Dieu à l’épreuve.
Q : Marc 16, 9-20 a-t-il été écrit par Marc ?
R : Les véritables chrétiens ne s’accordent pas sur la question de savoir si Marc 16, 9-20 figurait à l’origine dans le texte.
Preuves externes qui penchent en faveur de l’affirmative
vers 150 apr. J.-C. Justin le Martyr | La Première Apologie de Justin Martyr, chapitre 45, p. 178, cite une partie de Marc 16, 20 (pas 1, 3 ni 11 mots) en ajoutant « depuis Jérusalem » avant la citation, en grec. |
vers 172 apr. J.-C. Le Diatessaron de Tatien, sections 53,6a, 8 ; 53,35b, 37, 39a, 61b ; 55, 3, 5b, 8-10 ; 12a, 13b, 16 | Marc 16, 9 (citation intégrale) ; 16, 10b ; 16:11 (citation intégrale), 12a, 13b, 14f (20/21 mots cités), 15f (11/14 mots cités), 16-18 (citation intégrale), 19a (10/19 mots cités), 19f (9/19 mots cités), 20 (citation intégrale) |
182-188 apr. J.-C. Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chap. 10.5, p. 426. (Irénée était un disciple de Polycarpe, lui-même disciple de Jean) | « De plus, vers la fin de son Évangile, Marc dit : “Ainsi, après que le Seigneur Jésus leur eut parlé, il fut élevé au ciel et siège à la droite de Dieu ;” » (citation intégrale de Marc 16, 19) |
200 apr. J.-C. Tertullien, Traité sur l’âme, chapitre 25 | « non pas d’un seul, comme dans le cas du démon de Socrate lui-même, mais de sept esprits, comme dans le cas de Marie-Madeleine » (Cependant, cet enseignement spécifique, selon lequel sept démons ont été chassés de Marie-Madeleine, figure également dans Luc 8, 2.) |
198-220 apr. J.-C. Tertullien, *De la résurrection de la chair*, chap. 51, p. 584, ainsi que *Contre Praxéas*, chap. 2, p. 598 ; chap. 30, p. 627 | Le fait que Jésus soit assis à la droite du Père provient de Marc 16, 19, mais figure également dans d’autres versets (Mt 26, 64 ; Mc 14, 62 ; Lc 22, 69 ; Ac 2, 34 ; Col 3, 1 ; He 1, 3, 13 ; 8, 1) ; il ne s’agit donc pas d’une référence unique. Tertullien ne cite pas souvent les Écritures, mais y fait très souvent allusion. Ainsi, Tertullien ne peut servir de preuve que Marc 16, 19 figurait dans l’Évangile selon Marc, mais il ne constitue pas non plus une preuve contre cette hypothèse. |
198-220 apr. J.-C. Tertullien, *Scorpiace*, chap. 15, p. 648 | « Il est écrit : “Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et c’est lui seul que tu serviras.” Mais même à présent, il est juste qu’il l’entende, vu que, bien plus tard, il a répandu ces poisons, qui ne doivent pourtant pas nuire facilement aux plus faibles, si quelqu’un, dans la foi, boit, avant d’être blessé, ou même immédiatement après, cette gorgée qui est la nôtre. » (allusion quelque peu allégorique au fait de boire du poison sans en subir de mal) |
IIIe/IVe siècle. Traduction syriaque curetonienne | |
Aphrahat (337 apr. J.-C.) « Select Demonstrations », Démonstration 1, chap. 17, p. 351 | Cite l'intégralité de Marc 16, 16, puis l'intégralité de Marc 16, 17-18 |
Constitutions apostoliques, livre 6, section 3, chapitre 15 (parties les plus récentes datant d’environ 380 apr. J.-C.) | « Car le Seigneur dit : […] “Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné.” » (citation de Marc 16, 16) |
Constitutions apostoliques (375-380 apr. J.-C.), livre 7, section 1, chapitre 1 (cf. livre 5 et livre 8) | Cite mot pour mot Marc 16, 17-18, attribué à Jésus-Christ |
Victor d’Antioche, vers 425-450 apr. J.-C. | |
Nestorius (444 apr. J.-C.) | |
Cyrille d’Alexandrie (444 apr. J.-C.) accepte comme Écriture la citation de Nestorius | |
vers 450 apr. J.-C. Manuscrit d’Alexandrie | |
Hésychius de Jérusalem (après 450 apr. J.-C.) | |
Quelques textes coptes bohairiques des IIIe et IVe siècles | |
Copte sahidique des IIIe et IVe siècles | |
Ve siècle Évangiles de Freer | |
400-500 apr. J.-C. Manuscrit de l’Ephraemi Rescriptus | |
Synopsis Scripturae Sacrae (360-370 apr. J.-C. ou Ve ou VIe siècle) | propose une paraphrase de Marc 16, 9-20 |
400-600 apr. J.-C. Manuscrit du Codex Bezae | |
vers 700 apr. J.-C. et vaste famille de textes byzantins | |
Textes bibliques ultérieurs (au moins 38 textes au total) | syrien philoxénien, syrien harcléen, syrien palestinien, éthiopien, certains géorgiens (à partir du Ve siècle), slavon, italique, Vulgate, copte du Fayoum |
À titre d’information, les Évangiles apocryphes de Nicodème I et II mentionnent le parler en langues, les serpents et les poisons, mais ces textes ont probablement été rédigés plus tard. Notez qu’une source indique que la Première Apologie de Justin le Martyr, chapitre 45 (p. 178), fait référence à Marc 16, mais cela est inexact ; la Première Apologie de Justin ne fait pas référence à Marc 16.
Preuves internes en faveur de l’affirmation : aucune.
Preuves externes indiquant que non
vers 360 apr. J.-C. Questions d’Eusèbe à Marianus Ier
325-350 apr. J.-C. Manuscrit du Vatican : espace vide à cet endroit. Le manuscrit du Vatican ne comporte des espaces vides qu’entre quelques livres, tels que Malachie et Matthieu.
340-350 apr. J.-C. Le Sinaiticus comporte également un espace vide à cet endroit, mais il présente un espace vide entre presque tous les livres.
Notez que dans le Sinaiticus et le Vaticanus, l’Évangile selon Marc se termine par le mot « car » (gar en grec). Aucun autre ouvrage de la littérature grecque ne s’est jamais terminé par le mot « car ». En revanche, il existe de nombreux exemples de phrases et de paragraphes grecs se terminant par ce mot.
193-217/220 apr. J.-C. Clément d’Alexandrie
225-254 apr. J.-C. Origène
406/407 apr. J.-C. Jérôme, Épître 120 (à Hedibia)
Au moins 6 autres manuscrits anciens
syriaque du Sinaï
900-1000 apr. J.-C. Un manuscrit arménien indique qu’il a été ajouté par Aristion, que Papias mentionne
Certains manuscrits géorgiens (datant du Ve siècle)
Preuves internes qui indiquent que non
Changement brusque de pronoms entre le verset 8 et le verset 9. Le sujet du verset 8 est les femmes, tandis que le pronom du verset 9, « anastas », est masculin. Cependant, d’autres passages présentent également des changements brusques de pronoms, tels que « il » = Joseph d’Arimathée en Mc 15, 46 ; « il » = Jésus en Mc 15, 47 et « elles » = Marie, Marie et Salomé en Marc 16, 1.
Vocabulaire : un tiers des mots grecs importants ne sont pas utilisés ou sont utilisés différemment dans le reste de l’Évangile selon Marc. On dénombre 166 mots au total, dont 101 mots distincts. Si l’on ne tient pas compte des noms propres, de « le », etc., il y a 75 mots distincts importants. Quinze d’entre eux (dont « apistia » (sans foi) et « sklerokardia » (refus obstiné de croire)) sont utilisés ailleurs dans l’Évangile selon Marc. Onze autres sont utilisés dans un sens différent.
Faits bruts : il semble manquer des détails vivants que l’on retrouve dans le reste de l’Évangile selon Marc.
Similitudes entre les Évangiles : Matthieu et Luc suivent le récit de Marc jusqu’à la fin du verset 8.
Preuves externes indiquant un flou : plus de 8 manuscrits anciens ne comportent pas du tout Marc 16. Parmi eux figure le p45 (Marc 12:29 et les versets suivants ont été perdus)
2386 – la page entière manque
1420 – la page entière manque
16 – endommagé et il manque tout le passage à partir de Marc 16, 6
304 – contient le texte ainsi qu’un commentaire
Une fin plus courte de l'Évangile selon Marc
Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe siècle
Éthiopien [Eth] datant d'environ 500 apr. J.-C.
Catalogue des manuscrits de Marc
P45 Papyrus 45 (225) ~ endommagé
B Vaticanus (325-350) ~ omission
Sinaiticus (340-350) ~ omission
A Alexandrinus (vers 450) ~ inclusion
C Éphraïm (450) ~ inclusion
D Bezae (500 ?) ~ inclusion
L Regius (750) ~ double inclusion
M Campianus (850) ~ inclusion
N Purpureus Petropolitanus (550) ~ endommagé
U Nanianus (900) ~ inclusion
W Washington (400) ~ inclus dans le Logion de Freer
Sangellensis (900) ~ inclusion
Koridethi (800 ?) ~ inclus
Petropolitanus (850) ~ endommagé/inclusion (il manque 16,18-20)
Rossanensis (550) ~ endommagé/inclus (il manque 16,14-20)
Beratinus (550) ~ endommagé
Laurensis (850) ~ double inclusion (exemplaire comportant une fin abrégée sous-entendue)
Les minuscules f1 (1, 118, 131, 209, 1582) ~ inclusion avec note ou sigle
Les minuscules f13 (13, 346, 543, 826, 828, 69, 124, 788, 983, 1689) ~ inclusion
28 (années 1100 ?) ~ inclusion
33 (1000) ~ inclusion
157 (1100) ~ inclusion
565 (série des 800) ~ inclusion
579 (1200) double inclusion
700 (1100 ?) ~ inclusion
892 (vers 950 ?) ~ inclusion
1071 (années 1100) ~ inclusion
1342 (ans 1000) ~ inclusion
1424 (VIIIe siècle) ~ inclusion
Extrait de « Marc 16, 9-20, une étude des preuves externes », par Jim Snapp II (2003)
Enseignement propre à Marc 16, 9-20
Toutes les doctrines ou tous les concepts présents dans la fin longue de Marc se retrouvent ailleurs dans la Bible, à l’exception de quatre éléments :
1. Jésus avait auparavant chassé sept démons de Marie-Madeleine.
2. Les signes qui accompagneront ceux qui croient :
[lorsqu’ils y seront contraints], ils pourront prendre des serpents à mains nues sans danger. (Luc 10, 19 dit qu’ils pourraient piétiner des serpents et des scorpions, ce qui est similaire à Marc 16). Un autre exemple est donné dans Actes 28, 3-6, où Paul est mordu par une vipère sans qu’il en subisse le moindre mal.
3. [lorsqu’ils y sont contraints], ils peuvent boire du poison mortel sans danger.
4. Il s’agit de la réprimande la plus sévère que Jésus ait adressée à ses disciples.
Contenu manquant : Marc 14, 28 et 16, 7 ne mentionnent pas d’apparition de Jésus en Galilée.
Conclusion : si Marc 16, 9-20 a été ajouté par erreur à certains manuscrits, cela s’est produit pour la première fois avant l’an 150 après J.-C. S’il a été supprimé par erreur, cela s’est produit avant l’an 217 après J.-C.
Q : Marc 16, 9-20 doit-il être considéré comme faisant partie des Écritures au même titre que le reste de l’Évangile selon Marc ?
R : Bien sûr que oui, si Marc en est l’auteur. Cependant, certains chrétiens affirment qu’en raison de son inclusion précoce et de son acceptation généralisée, ce passage fait toujours partie des Écritures, même s’il avait été rédigé par un secrétaire ou une autre personne plutôt que par Marc. Bruce Metzger semblait partager ce point de vue.
Q : Dans Marc, quels éléments permettent d’affirmer que c’est Marc qui a rédigé ce livre ?
R : L’Église primitive a universellement reconnu ce texte comme provenant de Marc. Papias, un disciple de l’apôtre Jean, a déclaré qu’il était l’œuvre de Marc, qui suivait Pierre. L’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 905, mentionne également les propos de Papias.
Q : Dans l’Évangile selon Marc, puisque Marc n’était pas un apôtre, pourquoi l’Évangile selon Marc devrait-il figurer dans la Bible ?
R : Marc était généralement reconnu comme l’interprète de Pierre. Voici les preuves.
Papias (95-110 apr. J.-C.) : « Parmi celles-ci, il [Papias] affirme qu’il y aura un millénaire après la résurrection des morts, durant lequel le règne personnel du Christ s’établira sur cette terre. Il transmet en outre, dans son propre ouvrage, d’autres récits fournis par Aristion, mentionné précédemment, concernant les paroles du Seigneur, ainsi que les traditions du presbytre Jean. Pour plus d’informations sur ces points, nous nous contenterons de renvoyer nos lecteurs aux ouvrages eux-mêmes ; mais à présent, aux extraits déjà cités, nous ajouterons, car il s’agit d’un point de première importance, une tradition concernant Marc, l’auteur de l’Évangile, que [Papias] a rapportée en ces termes : « Et le prêtre a dit ceci : Marc, devenu l’interprète de Pierre, a consigné avec exactitude tout ce dont il se souvenait. Ce n’est toutefois pas dans un ordre exact qu’il a rapporté les paroles ou les actes du Christ. Histoire ecclésiastique d’Eusèbe 3, 39 (t. 1, p. 154)
Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) : « …Marc, à qui l’Évangile est attribué, lui qui était le compagnon de Pierre… » Fragment de Clément d’Alexandrie dans l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe, livre 2, chapitre 15.
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) : « La même autorité des Églises apostoliques apportera également la preuve des autres Évangiles, que nous possédons également par leur intermédiaire et selon leur usage — je veux parler des Évangiles de Jean et de Matthieu —, tandis que celui que Marc a publié peut être considéré comme étant celui de Pierre, dont Marc était l’interprète. Car même la version de l’Évangile de Luc est généralement attribuée à Paul. Et il peut bien sembler que les œuvres publiées par les disciples appartiennent à leurs maîtres. » Tertullien, Contre Marcion, livre 4, chapitre 5, p. 350.
Q : Quand l’Évangile selon Marc a-t-il été rédigé ?
R : Le prologue anti-marcionite de Marc indique également : « Après la mort de Pierre lui-même, il [Marc] a rédigé ce même Évangile… » (extrait de *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 99). Irénée, dans *Contre les hérésies*, livre 3, chap. 1.1, p. 414 (182-188 apr. J.-C.), affirme que Marc a écrit après « le départ » de Pierre et de Paul, ce qui se situerait juste après les années 64-65 apr. J.-C. environ. Cependant, *The Expositor’s Bible Commentary*, volume 8, p. 608, indique qu’Irénée a également écrit que l’Évangile selon Matthieu avait été rédigé alors que Pierre et Paul étaient encore en vie, et nous sommes presque certains que cette affirmation est erronée.
Toutefois, selon l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe, 6, 14, 5-7, Clément d’Alexandrie affirmait qu’elle avait été rédigée alors que Pierre se trouvait à Rome, vers 45-64 apr. J.-C. Origène pensait également que Pierre était encore en vie lorsque l’Évangile selon Marc a été rédigé.
Harnack estimait qu’il avait été rédigé avant l’an 62 après J.-C.
Le *Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 98, indique que la datation de l’Évangile selon Marc pose problème, et que les deux meilleures hypothèses sont soit 67-69 apr. J.-C., soit 64-68 apr. J.-C.
Dans le *New International Bible Commentary*, p. 1157, Stephen S. Short indique que l’Évangile selon Marc a été rédigé vers 65 apr. J.-C. À la page 1183, Laurence E. Porter précise qu’il est clair que l’Évangile selon Marc a été rédigé avant celui selon Luc, et que ce dernier pourrait avoir été rédigé au cours de la première moitié des années 60.
L’Expositor’s Bible Commentary, volume 8, p. 608, indique que la meilleure estimation se situe entre 65 et 70 apr. J.-C., entre le grand incendie de Rome et la destruction du Temple. José O’Callaghan a découvert dans la grotte n° 7 de Qumrân un papyrus qui pourrait constituer des fragments de l’Évangile selon Marc, datés d’environ 50 apr. J.-C. Cependant, l’Expositor’s Bible Commentary, volume 8, p. 608, précise que cette hypothèse « a été largement rejetée par les spécialistes du Nouveau Testament (cf. EBC 1 : 420-421, n. 1). Les preuves présentées par O’Callaghan sont bien trop fragmentaires pour être fiables. »
La *New Geneva Study Bible*, p. 1558, indique que l’Évangile selon Marc a nécessairement dû être rédigé avant l’an 70 après J.-C. Elle ajoute toutefois que si l’Évangile selon Luc et les Actes ont été achevés vers l’an 62 après J.-C., alors l’Évangile selon Marc serait encore antérieur à l’an 62 après J.-C.
La NIV Study Bible, p. 1 490, indique que l’Évangile de Marc pourrait dater des années 50 ou 60, ou peu avant la destruction de Jérusalem en 70 apr. J.-C.
Le *New International Dictionary of the Bible*, p. 622, indique qu’elle a été rédigée entre 65 et 70 apr. J.-C., bien que certains conservateurs s’en tiennent à une date dans les années 50.
Le Wycliffe Bible Dictionary, p. 1078, indique que, bien que la majorité des exégètes situent l’Évangile selon Marc entre 65 et 70 apr. J.-C., la date la plus probable se situe entre 67 et 70 apr. J.-C.
Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1318, indique que, bien que certains avancent une date remontant dès les années 50, une période comprise entre 57 et 60 apr. J.-C. semble tout à fait plausible.
Le *Dictionnaire de Jésus et des Évangiles*, p. 528, indique qu’il a été rédigé à la fin des années 60, disons entre 68 et 70 apr. J.-C.
L’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 903, indique que l’Évangile selon Marc a peut-être été rédigé peu après l’an 64 apr. J.-C. Il se peut qu’il n’ait été rédigé qu’après l’an 66 apr. J.-C., mais il ne saurait avoir été rédigé bien après l’an 70 apr. J.-C., l’auteur fondant son argumentation sur le fait que Matthieu et Luc ont utilisé des éléments tirés de Marc.
Q : Dans l’Évangile selon Marc, comment sait-on que le texte dont nous disposons aujourd’hui est une transmission fidèle de ce qui a été écrit à l’origine ?
R : Il existe au moins trois bonnes raisons.
1. Dieu a promis de préserver sa Parole dans Ésaïe 55, 10-11 ; Ésaïe 59, 21 ; Ésaïe 40, 6-8 ; 1 Pierre 1, 24-25 ; et Matthieu 24, 35.
2. Les témoignages de l’Église primitive. De nombreux auteurs ont fait référence à Marc.
La 1re Épître de Clément, chapitre 15, page 9, cite Mc 7, 6, bien qu’il s’agisse également d’une citation de Mt 15, 8 et d’Ésaïe 29, 13.
Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chap. 5, p. 139 : Marc 2, 17b, qui correspond également à Matthieu 9, 13b et Luc 5, 32. (Citation partielle)
Papias (95-110 apr. J.-C.) mentionne nommément les livres de Marc, de Matthieu, la Première Épître de Jean et l’Épître de Pierre. Fragment 6 tiré de l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe, livre 3, chapitre 39. C’est Eusèbe qui écrit, et comme il remet en question la deuxième épître de Pierre, l’« Épître de Pierre » ferait donc référence à la première épître de Pierre.
Polycarpe (vers 150 apr. J.-C.) cite la moitié d’un verset : Marc 14, 38b. Lettre de Polycarpe aux Philippiens, chap. 7, p. 34-35
Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) cite deux versets de Marc : 2, 17 et 12, 25. Dans les deux cas, il les attribue au Sauveur.
L’hérétique Tatien (vers 172 apr. J.-C.) a rédigé une harmonie des quatre Évangiles intitulée le Diatessaron. Il y fait référence à 437,5 versets de Marc, soit 64,6 % de l’Évangile dans son intégralité.
Méliton de Sardes (170-180 apr. J.-C.) mentionne Luc et Marc comme étant « l’Évangile ». Il mentionne 1 Corinthiens comme étant de l’apôtre. Citation tirée de l’épître aux Hébreux. Discours sur la Passion du Seigneur, chap. 9, p. 760-761
L’hérétique gnostique Ptolémée (avant 188 apr. J.-C.) fait référence à Marc 15, 34 selon Irénée
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite en entier ou en partie 18 versets de Marc. Dans son ouvrage *Contre les hérésies*, livre 3, chapitre 10.5, p. 425, il mentionne Marc, l’interprète et disciple de Pierre, dans son récit évangélique, et cite Marc 1, 2a. Dans les douze premiers chapitres de l’Évangile selon Marc, Irénée cite ou paraphrase les passages suivants : Marc 1, 1, 2, 24 ; 3, 27 ; 4, 28 ; 5, 31 ; 9, 23 ; 10, 38 ; 13, 32 ; 14, 21b ; 16, 19.
Irénée fait allusion à Marc 6, 41, 44 ; 9, 2 ; 10, 17 ; 13, 33.
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) écrit : « Vers la fin de son Évangile, Marc dit », puis cite Marc 16, 19 dans son intégralité. Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chap. 10.5, p. 426
Irénée mentionne que Jésus confère le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, ce qui fait référence à Luc 10, 19, mais pourrait également faire référence à Marc 16, 17-18.
Le Canon muratorien (vers 170 apr. J.-C.) mentionne Marc aux côtés des trois autres Évangiles.
Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) paraphrase Marc 10, 17-31 en disant : « Ces choses sont écrites dans l’Évangile selon Marc », dans *Qui est l’homme riche qui sera sauvé ?*, chap. 5, p. 592
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) insiste sur la paternité de Matthieu, Marc, Luc, Jean, l’Apocalypse et de nombreuses épîtres de Paul dans *Cinq livres contre Marcion*, livre 4, chap. 5, p. 350.
Hippolyte (225-235/6 apr. J.-C.) écrit : « Ni l’apôtre Paul, ni Marc, celui au doigt estropié, n’ont proclamé de tels (principes). Car aucune de ces (doctrines) n’a été consignée dans l’Évangile selon Marc. » *Réfutation de toutes les hérésies*, livre 7, chapitre 18, p. 112. Hippolyte cite également la moitié de Marc 10, 38 dans *Réfutation de toutes les hérésies*, livre 5, chapitre 3, p. 53
Hippolyte fait référence à Matthieu 19, 17 ; Marc 10, 18 et Luc 18, 19 en précisant que ces paroles proviennent « du Sauveur » dans *Réfutation de toutes les hérésies*, livre 5, chapitre 2, p. 50.
Commodien (vers 240 apr. J.-C.) fait allusion à la fois à Marc 12, 42 et à Luc 21, 2. « Instructions de Commodien », chapitre 72, p. 217
Origène (225-253/254 apr. J.-C.) cite abondamment Marc. Parmi ses citations figure Marc 1, 1-2. Il a également rédigé un commentaire complet sur l’Évangile selon Marc.
Origène mentionne Matthieu, Marc, Luc et Jean. Origène, *Contre Celse*, livre 5, chap. 56, p. 568. Il cite également Matthieu 18, 1 dans son *Commentaire sur Matthieu*, livre 13, chap. 14, p. 482.
Traité sur le rebaptême (vers 250-258 apr. J.-C.), chapitre 17, p. 677 : « De même, selon Marc, Il a dit, dans le même but, aux fils de Zébédée ». Il y est également fait référence à Marc 16, 8.
Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) : « De même, selon Marc : “Tous les péchés et toutes les blasphèmes seront pardonnés aux fils des hommes ; mais quiconque blasphémera contre le Saint-Esprit ne sera pas pardonné, mais il sera coupable d’un péché éternel.” » (Marc 3, 28-29) Traités de Cyprien, Traité 3, chap. 28, p. 542
Firmilien de Césarée, dans une lettre adressée à Cyprien (256 apr. J.-C.), cite Marc 13, 6 comme provenant du « Seigneur lui-même ». (Lettre 74, chap. 9, p. 392)
Dionysius d’Alexandrie (246-265 apr. J.-C.) : « C’était “à la fin du sabbat”, comme l’a dit Matthieu ; c’était “tôt, alors qu’il faisait encore sombre”, comme l’écrit Jean ; c’était “très tôt le matin”, comme le dit Luc ; et c’était “très tôt le matin, au lever du soleil”, comme nous le rapporte Marc. Ainsi, personne ne nous a clairement indiqué l’heure exacte à laquelle Il est ressuscité. » Lettre 5 à l’évêque Basilide, p. 94
Théonas d’Alexandrie (vers 300 apr. J.-C.) fait allusion à Marc 11, 25 : « Et de même que vous désirez qu’Il vous pardonne vos offenses, pardonnez-leur aussi les leurs » ; Lettre à Lucien, le chambellan en chef, chap. 9 (vol. 6), p. 160
Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) : « Serez-vous d’accord si je démontre, à partir des Évangiles, qu’ils ne sont pas des inventions ? » … « Ce sont les disciples du Christ qui les ont rédigés : Jean et Matthieu ; Marc et Luc. » Dialogue sur la vraie foi, première partie, « b 5 », p. 41
Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) mentionne Matthieu, Marc et Luc dans son Commentaire sur l’Apocalypse de saint Jean, à partir du chapitre IV, versets 7 à 10, p. 348
Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) (citation partielle) cite Marc 11, 9b, qui correspond également au Psaume 118, 26a ; Matthieu 21, 9b ; Luc 19, 38a ; et Jean 12, 13b. « Au lieu de nos vêtements, étendons nos cœurs devant Lui. Par des psaumes et des hymnes, élevons vers Lui nos cris d’action de grâce ; et sans cesse, proclamons : « Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur » ; » Discours sur les Psaumes, chap. 1, p. 394
Athanase d’Alexandrie (vers 318 apr. J.-C.) cite une partie de Marc 12, 29 en disant : « Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ dit », dans Contre les païens, chap. 6, p. 7. Il cite également Marc 5, 7, qui correspond à Luc 4, 34, dans L’Incarnation du Verbe, chap. 32.5, p. 53. Athanase cite Marc 13, 35, qui correspond à Matthieu 24, 42, dans *L’Incarnation du Verbe*, chap. 56.5, p. 66. Si Athanase ne fait référence à aucun autre verset de Marc avant 325 apr. J.-C., il cite en revanche de nombreux autres versets de Marc après 325 apr. J.-C.
Lactance (vers 303 – vers 325 apr. J.-C.) fait allusion à Matthieu 14, Marc 6, Luc 9 et Jean 6 lorsqu’il relate l’épisode des cinq pains et des deux poissons. *Institutions divines*, livre 4, chapitre 15, p. 115
Lactance (vers 303 – vers 325 apr. J.-C.) fait allusion à Matthieu 8, Marc 4 et Luc 8 lorsqu’il évoque les « Écritures sacrées » qui enseignent que Jésus « a contraint les vents à lui obéir, les mers à le servir, les maladies à se retirer, les morts à se soumettre ». Les Institutions divines, livre 4, chapitre 15, p. 116
Reportez-vous à la question suivante pour savoir quels versets et quelles parties de versets ont été cités et lesquels ne l’ont pas été.
Après Nicée
L’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe (318 apr. J.-C.), livre 3, chapitre 24, p. 152, traite des quatre Évangiles : Matthieu, Marc, Luc et Jean. Pères nicéens et post-nicéens, deuxième série, vol. 1, p. 152
Juvencus (329 apr. J.-C.) a écrit un poème épique combinant les quatre Évangiles.
Hégémonios (vers 350 apr. J.-C.), dans son ouvrage consacré à Archélaüs (262-278 apr. J.-C.), cite Marc 2, 9 comme provenant de Jésus dans l’un de ses discours, dans *Dispute avec Manès*, chapitre 42, p. 217
Athanase d’Alexandrie (367 apr. J.-C.) énumère les livres du Nouveau Testament dans sa « Lettre festale » n° 39, p. 552
Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.) fait référence avec autorité à Jean, Luc, Matthieu et Marc. Dans *Sur la Trinité*, livre 10, chapitre 43, p. 193
Le *Synopsis Scripturae Sacrae* (350-370 apr. J.-C. ou Ve siècle) mentionne Marc comme faisant partie du Nouveau Testament. Il cite l’intégralité de Marc 1, 1-2.
Basile de Cappadoce (357-378/379 apr. J.-C.) fait référence à Marc 13, 32 comme étant une parole de Jésus dans sa Lettre n° 8, chapitre 7, p. 119
Ambrosiaster (après 384 apr. J.-C.)
Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) fait référence à Marc 1, 1 et 4 en tant qu’Évangile dans sa « Leçon 3.6 », p. 15
Le Canon de Cheltenham (= Catalogue de Mommsen) (vers 360-370/390 apr. J.-C.) fait référence à chacun des quatre Évangiles.
Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.)
Amphilochius (-397 apr. J.-C.) cite Marc dans *Iambi ad Seleucum*
Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.)
Asterius d’Émèse (vers 400 apr. J.-C.)
Catalogue syrien de Sainte-Catherine (vers 400 apr. J.-C.)
Sévérien (actif entre 400 et 408 apr. J.-C.)
Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.) fait référence à l’Évangile selon Marc. Le *Panarion*, section 3, chapitre 44, p. 345
Jérôme (347-420 apr. J.-C.) mentionne chacun des quatre Évangiles par son nom dans la lettre 53.9, p. 101.
Jean Chrysostome (martyrisé en 406 apr. J.-C.) mentionne Marc dans l’Homélie 4, p. 20 (vol. 10)
Chromace (décédé en 407 apr. J.-C.)
Orose/Hosius de Braga (414-418 apr. J.-C.) fait allusion à Matthieu 26, 47-50 ; Marc 14, 43-46 ; Luc 22, 47-48 ; Jean 18, 3-9. Défense contre les pélagiens, chap. 8, p. 124
Jean Cassien (semi-pélagien) (419-430 apr. J.-C.) : Marc 9, 23 serait tiré de l’Évangile, selon la « Conférence de l’abbé Paphnutius », chap. 16, p. 327
Augustin d’Hippone (354-430 apr. J.-C.)
Marc d’Eremita (après 430 apr. J.-C.) fait référence à Marc
Polychronius d’Apamée (actif entre 428 et 431) fait référence à Marc 13, 2
Théodoret de Cyr (évêque et historien) (423-458 apr. J.-C.)
Hésychius de Jérusalem (-450 apr. J.-C.) fait référence aux quatre évangiles
Speculum (Ve siècle)
Proclus (412-485 apr. J.-C.) fait référence à Marc 14, 5
Témoignages concernant les hérétiques et les ouvrages apocryphes
Constitutions apostoliques (375-380 apr. J.-C.)
L’hérétique arien Eunomius de Cyzique (vers 360 – vers 394 apr. J.-C.) fait allusion à Marc 10, 18 (« Dieu seul est bon ») Lettre apologétique, chap. 21, p. 61
Le « Bazar d’Héracléide » de Nestorius (451/452 apr. J.-C.)
3. Les plus anciens manuscrits de Marc dont nous disposons révèlent de légères variations entre les manuscrits et une variation importante, mais aucune erreur théologiquement significative. La fin de l’Évangile selon Marc constitue la variation manuscrite la plus notable de tout le Nouveau Testament.
p. 45 Chester Beatty I (les quatre Évangiles et les Actes) (100-150 apr. J.-C.) (que l’on pensait auparavant dater de la fin du IIe ou du début du IIIe siècle apr. J.-C.) (Mc 4, 36-5, 2 ; 5, 16-26 ; 5, 38-6, 3 ; 2 lettres de 6, 15 ; 6, 16-25, 36-50 ; 7, 3-15 ; 7, 25-8, 1 ; 8, 10-26 ; 8, 34-9, 8 ; 4 lettres de 9, 9 ; 9, 18-31 ; 11:27-12:1 ; 12:5-8, 13-19, 24-28 [147 versets]) L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* présente, à la page 146, une photographie montrant une partie du p45. Aux pages 150-151, il est précisé que cette copie constituait une paraphrase libre, dans laquelle l’auteur s’efforce de faire ressortir la pensée de chaque phrase. Dans *Une introduction générale à la Bible*, p. 389, il est indiqué que le rouleau original comporterait environ 220 feuillets, dont 30 nous sont parvenus. Six de ces feuillets proviennent de l’Évangile selon Marc.
IIIe siècle – 1968 – *Le texte du Nouveau Testament*
IIIe siècle – 1975 – Aland et al., troisième édition
IIIe siècle – 1998 – Aland et al., quatrième édition révisée
Fin du IIe ou début du IIIe siècle – 1999 – Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament.
p. 84 Mc 2, 2-5, 8-9 ; 6, 30-31, 33-34 ; 36-37, 39-41 ainsi que Jn 5, 5 ; 17, 3, 7-8 (VIe siècle)
p. 88 Mc 2, 1-26 (IVe siècle)
Le Vaticanus [B] (325-350 apr. J.-C.), le Sinaiticus [Si] (340-350 apr. J.-C.) et l’Alexandrinus [A] (vers 450 apr. J.-C.) contiennent l’intégralité de l’Évangile selon Marc.
Le Codex de Washington (IVe/Ve siècle) a conservé l’intégralité de l’Évangile selon Marc, à l’exception de Marc 15, 13-38.
Dans la grotte 7 de Qumrân, José O’Callaghan a découvert un papyrus, daté de l’an 50 après J.-C., qui pourrait constituer des fragments de l’Évangile selon Marc. Cependant, l’Expositor’s Bible Commentary, volume 8, p. 608, indique que ce document « a été largement rejeté par les spécialistes du Nouveau Testament (cf. EBC 1, 420-421, n. 1). Les preuves présentées par O’Callaghan sont bien trop fragmentaires pour être fiables. »
Carsten Thiede affirme que Marc 6, 52-53 est conservé dans la grotte 7 de Qumrân sous la forme du rouleau 7Q5. Cette affirmation est toutefois controversée, la majorité des spécialistes conservateurs de la Bible ne l’acceptant pas. Bien que même ses détracteurs admettent que le 7Q5 pourrait effectivement correspondre à Marc 6, 52-53, le fragment est si difficile à déchiffrer que la plupart des spécialistes estiment qu’il est impossible de se prononcer dans un sens ou dans l’autre.
Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe siècle
Copte sahidique [Sah] IIIe/IVe siècle
Arménien [Arm] à partir du Ve siècle
Géorgien [Geo] à partir du Ve siècle
Éthiopien [Eth] à partir de 500 apr. J.-C. environ
Syrien harcléen [Syr H]
Consultez la page www.BibleQuery.org/MarkManuscripts.html pour en savoir plus sur les premiers manuscrits de Marc.
Q : Dans l'Évangile selon Marc, quels versets et fragments de versets ont été cités par les auteurs pré-nicéens (avant 325 apr. J.-C.) ?
R : Avant l’an 325 après J.-C., les auteurs ecclésiastiques citaient environ 77,3 % des versets de l’Évangile selon Marc, soit 524,38 versets. En d’autres termes, tous les 678 versets de l’Évangile selon Marc sont cités, à l’exception de 153,62 versets. Les versets et fractions de versets non cités sont les suivants : Marc 1,4a (8 mots sur 15) ; 1,20 et suivants (12 mots sur 19) ; 1,22 et suivants (12 mots sur 18) ; 1,27 et suivants (21 mots sur 24) ; 1,29a (6 mots sur 17) ; 1,30-32 ; 1,34 ; 1,39a (11 mots sur 15) ; 1,40 ; 2,2 et suivants (5 mots sur 16) ; 2,13 ; 2,15 ; 2,16m (5 mots sur 12, et non 7) ; 2,17a (8 mots sur 23) ; 2,18a (9 mots sur 31) ; 2,23 et suivants (10 mots sur 20) ; 3,1a (9 mots sur 14) ; 3,6m (pas 5, mais 5 mots sur 5) ; 3,13 ; 3,17-18 ; 3,19 et suivants (4 mots sur 7) ; 3:22-23 ; 3:26a (9 mots sur 15) ; 3:27a (6 mots sur 26) ; 3:32-35 mots) ; 4:1m (7 mots, et non 6, sur 9, et non 11) ; 4:2 ; 4:3a (2 mots sur 5) ; 4,4a (2/3 de la citation) ; 4,5a (2/3 de la citation) ; 4,12m (1 mot, et non 5 ou 11) ; 5,15a (8/26 mots) ; 5,16a (11/18 mots) ; 4,21 ; 4,24a (3/15 mots) ; 4:30a (2 mots sur 14) ; 4:34 ; 5:5f (13 mots sur 19) ; 5:8 ; 5:10f (1 mot sur 11) ; 5:12 ; 5:13m (pas 3, 10, ni 17 mots) ; 5,17m (2 mots, et non 4 ou 3) ; 5,18-19 ; 5,21 et suivants (5 mots sur 21) ; 5,22 ; 5,24a (4 mots sur 12) ; 5,31a (13 mots sur 16) ; 5,32 ; 5,33 et suivants (3 mots sur 20) ; 5:34a (5 mots sur 20) ; 5:35-36 ; 5:40m (pas 13, 7, pas 6 mots) ; 5:41m (pas 8, 7, pas 3 mots) ; 6:1a (3 mots sur 15) ; 6:3m (pas 5, 6, pas 16, 4 mots) ; 6,4a (5 mots sur 25) ; 6,7 ; 6,8a (3 mots sur 21) ; 6,10 ; 6,11a (3 mots sur 23) ; 6,14a (5 mots sur 28) ; 6,15a (9 mots sur 15) ; 6:17f (2 mots sur 24) ; 6:32 ; 6:34m (6 mots, et non 11 sur 5) ; 6:37-38 ; 6:41m (8 mots, et non 12 sur 10) ; 6:43f (4 mots sur 10) ; 6:44 ; 6:46-50 ; 6:51a (11 mots sur 18) ; 6:53 ; 7:6a (14 mots sur 29) ; 7:10a (2 mots sur 19) ; 7:17f (10 mots sur 15) ; 7:25f (6 mots sur 19) ; 7:26m (8 mots, et non 4 sur 9) ; 7, 27a (17 mots sur 21) ; 7, 28a (5 mots sur 18) ; 7, 29a (8 mots sur 15) ; 7, 34m (pas 9, mais 3, et non 1 mot) ; 8, 1 ; 8, 5a (3 mots sur 10) ; 8, 7-10 ; 8:11a (8 mots sur 17) ; 8:31a (5 mots sur 30) ; 8:32m (pas 4, 5, pas 4 mots) ; 9:2a (7 mots sur 28) ; 9:5m (7, pas 6, 15 mots) ; 9:7a (8 mots sur 20) ; 9:9 ; 9,14a (5 mots sur 15) ; 9,15a (3 mots sur 12) ; 9,16-17 ; 9,18f (11 mots sur 26) ; 9,19 ; 9,22a (17 mots sur 22) ; 9,27f (2 mots sur 11) ; 9:29a (3 mots sur 14) ; 9:31 et suivants (17 mots sur 26) ; 9:32 ; 9:34 et suivants (9 mots sur 12) ; 9:35a (8 mots sur 19) ; 9:38 ; 9:40-43 ; 9:45-46 ; 10, 3a (2 mots sur 8) ; 10, 5 et suivants (9 mots sur 14) ; 10, 14a (4 mots sur 22) ; 10, 29 et suivants (6 mots sur 29) ; 10, 33a (10 mots sur 25) ; 10, 45m (5 mots, et non 5 ; 1 mot, et non 7) ; 10, 46a (4 mots sur 26) ; 10, 52 ; 11, 7 et suivants (4 mots sur 18) ; 11, 8a (9 mots sur 16) ; 11, 17-18 ; 11, 23 et suivants (15 mots sur 31) ; 12, 1a (6 mots sur 24) ; 12,12 et suivants (4 mots sur 20) ; 12,13 et suivants (4 mots sur 14) ; 12,14a (5 mots sur 39) ; 12,18m (pas 3, 7 pas 4 mots) ; 12,23m (pas 3, 2 pas 4, 7 mots) ; 12:25a (5 mots sur 16) ; 12:26a (6 mots sur 33) ; 12:35a (12 mots sur 16) ; 12:36a (8 mots sur 27) ; 13:1 et suivants (13 mots sur 19) ; 13:4 et suivants (9 mots sur 14) ; 13:9a (12 mots sur 23) ; 13:10f (2 mots sur 5) ; 13:11as (1 citation sur 6) ; 13:12 ; 13:13f (7 mots sur 16) ; 13:18 ; 13:27m (et non 15 mots, ni 2 ni 3) ; 14:5 et suivants (3 mots sur 16) ; 14:8a (9 mots sur 16) ; 14:10 ; 14:11m (ni 5, ni 1, ni 3, ni 6 mots) ; 14:12 et suivants (27 mots sur 36) ; 14:13a (9 mots sur 22) ; 14:14a (1 mot sur 24) ; 14:17 ; 14:18a (8 mots sur 21) ; 14:25-26 ; 14:27m (5 mots, et non 5 sur 7) ; 14:28-29 ; 14:30a (13 mots sur 21) ; 14:32-34 ; 14:39f (5 mots sur 9) ; 14:44a (8 mots sur 18) ; 14:45-50 ; 14:53f (16 mots sur 20) ; 14:54-57 ; 14:61f (16 mots sur 23) ; 14,63 (7 mots sur 12) ; 14,65m (5 mots, et non 12 ; 3 mots, et non 3) ; 14,66-67 ; 14,68f (9 mots sur 20) ; 14,69f (5 mots sur 15) ; 14,70a (13 mots sur 21) ; 14,72a (8 mots sur 18) ; 15,1a (12 mots sur 23) ; 15,2 et suivants (7 mots sur 18) ; 15,4m (pas 6, 4 mots sur 4) ; 15,6-7 ; 15,9a (6 mots sur 13) ; 15,10-12 ; 15,14 et suivants (6 mots sur 15) ; 15,15a (6 mots sur 20) ; 15,18a (4 mots sur 8) ; 15,19 ; 15,20a (14 mots sur 20) ; 15:21m (9 mots, et non 5 5) ; 15:22 ; 15:24-27 ; 15:29a (4/21 mots) ; 15:33 ; 15:34m (et non 11 2, et non 13 mots) ; 15:36f (8/19 mots) ; 15:37-39 ; 15:40a (7 mots sur 24) ; 15:41a (11 mots sur 19) ; 15:43a (16 mots sur 27) ; 15:45m (pas 2, 3, pas 5 mots) ; 15:46f (18 mots sur 26) ; 15, 47 et suivants (3 mots sur 12) ; 16, 1a (16 mots sur 20) ; 16, 5a (3 mots sur 16) ; 16, 6a (4 mots sur 22) ; 16, 10a (3 mots sur 10) ; 16, 12m (pas 6, 1, pas 5, 2 mots) ; 16, 13a (5 mots sur 8) ; 16, 14a (1 mot sur 21) ; 16, 15a (13 mots sur 24)
Tous les versets ou fractions de versets ne figurant pas dans cette liste ont été cités. Consultez le site www.bibleQuery.org/Bible/BibleCanon/EarlyChristianNTQuotes.xls pour plus d’informations.