< Question biblique tirée du livre de Michée
Q : Dans le livre de Michée, quel est le message principal ?
R : À l’instar de nombreux autres livres prophétiques mineurs, le livre de Michée s’adresse principalement aux rebelles, dans l’espoir qu’ils changent et se repentent. Il aborde deux questions : où en sommes-nous aujourd’hui, et où pouvons-nous aller à partir de là ?
Q : Dans le livre de Michée, quelles sont les similitudes avec le livre d’Ésaïe ?
R : Michée et Isaïe ont vécu à la même époque, et il est fort probable qu’ils se soient connus et qu’ils se soient écoutés mutuellement. Bien qu’il n’y ait pas de citations exactes, on observe un certain nombre de similitudes dans les expressions et la pensée.
|
Michée |
Isaïe |
|
Michée 1:8 pieds nus et nu |
Ésaïe 20:2-4 ; 47:3 nu |
|
Michée 3:4 Dieu n'entend pas leurs cris |
Ésaïe 1:15, Dieu n’écoutera pas les nombreuses prières de ceux dont les mains sont souillées de sang |
|
Michée 4:1 les derniers jours |
Ésaïe 2:2-4 ; 24-27 |
|
Michée 4:1-2, beaucoup viendront au mont Sion |
Ésaïe 51:11 Les rachetés reviendront à Sion en chantant |
|
Michée 4:3 : « Ils forgeront leurs épées en socs et leurs lances en serpes… et ils ne s’entraîneront plus à la guerre » |
Ésaïe 2:4 Ils transformeront leurs épées en socs et leurs lances en serpes… et ils ne s’entraîneront plus à la guerre |
|
Michée 4:5 Ils marcheront au nom de l’Éternel pour toujours |
Ésaïe 59:21 ; 26:4 ; 40:8 ; 60:21 ; 65:18 Ayez confiance, vivez, réjouissez-vous pour toujours |
|
Michée 5:2 : « Ses origines remontent à l’Antiquité, aux jours de l’éternité » |
Ésaïe 9:6 Le Messie appelé « Père éternel » ou « Père de l’éternité » |
|
Michée 5:1 : « Frappe le juge d’Israël d’un coup de verge sur la joue » |
Ésaïe 53:3-7 : le serviteur souffrant a été blessé |
|
Michée 4:12 : « Ils ne connaissent pas les pensées de l’Éternel et ne comprennent pas ses desseins » |
Ésaïe 40:13 : « Ils ne comprennent pas les desseins du Seigneur. » Ésaïe 55:8-12 : « Les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées. » |
|
Michée 4:10 : la fille de Sion est en travail |
Ésaïe 54:1-3 : la femme stérile mettra au monde un enfant |
|
Michée 5:5 : des bergers se lèveront contre l’Assyrie |
Ésaïe 10:24 ; 36-37 : jugement [actuel] contre les Assyriens |
|
Michée 4:10 : futur exil à Babylone |
Ésaïe 39 : futur exil à Babylone |
|
Michée 5:13 Dieu détruira les idoles |
Ésaïe 2:18-20 : Le peuple se débarrassera de ses idoles |
|
Michée 6:1-2 s'adressant aux montagnes |
Ésaïe 41:1 ; 49:1 : s’adressant aux îles |
|
Michée 7:1 : Michée s’écrie : « Malheur à moi ! » à cause des péchés du peuple |
Ésaïe 6:5 Ésaïe s’écrie : « Malheur à moi ! » à cause de ses propres péchés et de ceux du peuple |
|
Michée 7:20 nos pères, y compris Abraham |
Ésaïe 51:2, Abraham, ton père |
Le livre de Michée compte 105 versets, ce qui représente un parallèle tous les 7 versets. À titre de comparaison, le livre de l’Apocalypse présente un parallèle avec le reste de la Bible tous les 5 versets.
En revanche, voici une liste plus courte de parallèles avec Jérémie.
|
Michée |
Jérémie |
|
Michée 1:1 Morasheth se trouvait à 25 miles au sud-ouest de Jérusalem |
Jérémie 1:1 Anatoth se trouvait à 3 miles au nord-est de Jérusalem |
|
Michée 3:4 Dieu n'entend pas leurs cris |
Jérémie 11:11 |
|
Michée 3:11 Des prophètes qui travaillent pour l'argent |
Jérémie 6:13 ; 8:10 Tous sont avides de gain ; du prophète au prêtre, tous se livrent à la tromperie |
|
Michée 3:7 Le peuple aura honte |
Jérémie 3:25 Allongeons-nous dans notre honte |
|
Michée 4:10 : futur exil à Babylone |
Jérémie 20:4, etc. |
|
Michée 7:1 Michée s’écrie : « Malheur à moi ! » à cause des péchés du peuple |
Jérémie 4:19 ; 9:1-2 Jérémie est appelé le prophète qui pleure |
|
Michée 7:5 la femme couchée à tes côtés |
Jérémie 9:4 : ne te fie pas à ta famille proche |
|
Michée 6:1-2 s’adressant aux montagnes |
Jérémie 9:10 : pleurs et lamentations pour les montagnes et les pâturages |
|
Jérémie 26:18 mentionne Michée sous le nom de Micaïa. |
Q : Dans Michée 1, quand ce livre a-t-il été écrit ?
R : Puisque Michée mentionne la ville de Samarie, et que cette ville existait vers 880 av. J.-C., le livre de Michée a dû être écrit après cette date. Samarie ayant été détruite en 722 av. J.-C., au moins une partie du livre de Michée a été écrite avant cette date. Michée a vécu à peu près à la même époque qu’Ésaïe. Michée 3:12 a été cité un siècle plus tard, à l’époque de Jérémie, dans Jérémie 26:18. Michée indique que son livre a été écrit à l’époque de trois rois, ce qui le situerait entre 750/740 et 687/686 av. J.-C.
Q : Dans Mi 1,1, ce Michée pourrait-il être le même que Michée, qui a prophétisé à Achab dans 1 R 22,8 ?
R : Non. Bien que « Michée » soit une forme abrégée de « Michée », ce dernier a prophétisé vers 854 av. J.-C., tandis que le Michée dont il est question ici a vécu plus d’un siècle plus tard.
Q : Dans Michée 1:1, où se trouvait Morasheth ?
R : La ville natale de Michée se trouvait à environ 40 kilomètres, soit 25 miles, au sud-ouest de Jérusalem. Nous ne savons pas exactement où se situait ce petit village, mais sa direction le placerait près de la ville philistine de Gath.
Q : Pourquoi Michée 1:1 mentionne-t-il la ville de Samarie, alors que les Samaritains ne sont apparus qu’un siècle plus tard, après l’exil ?
R : Bien que les Samaritains n’aient existé qu’après l’exil, la ville de Samarie les a précédés. La ville de Samarie était la capitale du royaume du Nord d’Israël depuis l’époque d’Omri, qui l’a construite vers 880 av. J.-C. (1 Rois 16:24).
Q : Dans Michée 1:2, en quoi Dieu est-il témoin contre certaines personnes ?
R : Dieu voit tout et sait tout. En tant que juge de l’humanité, Dieu est témoin des paroles et des actes mauvais des hommes. Cependant, ce verset souligne que Dieu est témoin contre eux. Car ceux qui commettent le mal préféreraient que Dieu ignore ce qu’ils font. Bien que la Septante puisse être traduite par « témoin parmi » ou « témoin contre », le contexte indique que Dieu est témoin contre le péché.
Une question se pose : contre qui Dieu est-il témoin ? Les versets suivants ne parlent que de Juda et de Samarie. Si Dieu n’accuse pas toutes les nations, alors il accuse Juda et Samarie, et toutes les nations doivent écouter et prêter attention.
Q : Dans Michée 1:4, quand les montagnes fondront-elles et se fendront-elles ?
R : Cela, ainsi que ce qui est décrit dans Michée 4, se produira dans les derniers jours. Zacharie 14 décrit plus en détail comment le mont des Oliviers sera fendu en deux.
Q : Dans Michée 1:5, pourquoi Michée appelle-t-il leur péché « la transgression de Jacob » ?
R : Comme nous le voyons dans Michée 1:10-15, Michée est très précis dans ses termes et ses expressions. Michée utilise le nom « Jacob » pour leur rappeler leur ascendance et qui ils sont. Souvent, lorsqu’on réprimande quelqu’un pour son péché, il est bon de lui rappeler qui il est et d’où il vient. La réprimande peut être bruyante et sévère ; mais elle peut aussi être calme et réfléchie.
Q : Dans Michée 1, 6, en quoi Samarie devait-elle devenir comme un tas de décombres dans un champ et comme les plantations d’un vignoble ?
R : Ces métaphores sont des rappels visibles des déchets et des matériaux inutiles qui ont été préalablement éliminés. Pour les chrétiens, 2 Timothée 2, 20-21 et 2 Pierre 1, 8 nous rappellent que nous devons veiller à ce que notre désobéissance ne nous rende pas inutiles.
Q : Dans Michée 1:7, Dieu honore-t-il jamais les offrandes qui lui sont faites avec de l’argent acquis par des moyens malhonnêtes ?
R : Dieu est libre de faire ce qu’Il veut de l’argent acquis par des moyens malhonnêtes. Cependant, nous ne devrions jamais offrir à Dieu nos gains mal acquis ; d’ailleurs, nous ne devrions pas avoir de gains mal acquis en premier lieu. Dieu veut que nous Lui donnions le fruit de notre travail honnête et honorable. Même David, dans 2 Samuel 24, 24, n’a pas voulu offrir à l’Éternel un sacrifice qui ne lui aurait rien coûté. David a tenu à payer Arauna pour ce qu’il allait sacrifier. Dans Marc 12:41-44, Jésus a loué la générosité de la veuve qui a donné au prix d’un sacrifice. L’argent obtenu par des moyens immoraux ou illégaux, ou en exploitant autrui, ne peut en aucun cas plaire à Dieu.
Q : Dans Michée 1:8-9, quelle est la signification de la présence conjointe du chacal et de la chouette ? Quel est le rapport avec Michée ?
R : Ce sont tous deux des animaux qui se déplacent (et émettent des sons) la nuit. Leurs cris peuvent faire peur, mais on ne les voit pas. Peut-être que, de la même manière, Michée se lamentera sur leur sort, qu’ils le voient ou non. De même, Dieu les met en garde contre leur péché, et ils doivent écouter même s’ils ne Le voient pas, ni ne voient les conséquences de leur péché — pour l’instant.
Q : Dans Michée 1:9 ; 2:10 et Jérémie 30:12, 15, dans quels cas les blessures spirituelles des gens sont-elles incurables par Dieu ?
R : Pour certaines personnes, il semble plus facile de se repentir de certains péchés que d’autres. Bien que Dieu soit Tout-Puissant, il y a certaines choses qu’Il choisit de ne pas faire. Lorsqu’une personne ne veut pas que Dieu la guérisse de son mal et qu’elle rejette Dieu, Dieu n’est pas tenu de lui imposer de force ce qu’elle ne veut pas. Dans ce cas, la blessure est incurable, comme dans Osée 5, 13.
Q : Dans Michée 1, 10-14, pourquoi ce prophète utilise-t-il des jeux de mots dans une situation aussi grave ?
R : Ces jeux de mots ne relèvent pas de l’humour, mais constituent un procédé littéraire de la poésie hébraïque antique. Il était utile que les prophéties soient transmises d’une manière facile à retenir, car les gens se souviendraient ainsi des paroles lorsque la prophétie se réaliserait. Michée n’était pas un cas isolé : la première fois que Dieu donna une vision à Jérémie, Il la lui transmit sous la forme d’un jeu de mots.
Si ces jeux de mots, tout comme les paraboles et les dictons répétés, peuvent servir d’aide-mémoire, dire qu’il s’agit simplement d’un aide-mémoire serait un euphémisme. Chaque fois que les gens entendaient le nom de ces villes familières, ils se souvenaient de ce poème et du jugement à venir. De plus, ce n’est pas seulement la campagne en général qui serait frappée par ce jugement, mais ces villes spécifiques (ainsi que d’autres) seraient touchées.
Q : Dans Mi 1,10a et 1,15b, en quoi ces passages forment-ils un cadre, et quelle est leur signification ?
R : Michée 1:10a n’est pas un passage original de Michée. Il cite 2 Samuel 1:20, lorsque Saül et Jonathan furent tués par les Philistins. Michée 1:15b mentionne Adullam, où David se cacha de Saül dans une grotte, comme le rapporte 1 Samuel 22:1. Ces passages sont présentés dans l’ordre chronologique inverse.
Q : Dans Michée 1:13, en quoi certains péchés s’apparentent-ils à l’ordre de « atteler les chevaux de votre char » ?
R : Certains péchés, une fois commis, sont en quelque sorte accomplis. D’autres péchés créent davantage de dépendance et se développent, comme un cancer. Mais il existe encore d’autres péchés que l’on peut qualifier de « péchés d’entrée ». Tout comme le cannabis peut servir de drogue d’initiation à des substances plus dures, certains péchés font tomber des barrières ou permettent à la personne d’en commettre davantage. Par exemple, voler et tirer de l’argent de ce vol peut permettre à la personne de se saouler, de payer une prostituée, de se droguer ou de se livrer à d’autres excès. Certains péchés s’apparentent justement à l’attelage des chevaux de son char.
Lachish était une grande ville de la Shéphéla, les plaines de Juda, réputée pour son écurie de chevaux. Deutéronome 17:16-17 stipule que le roi ne doit pas accumuler un grand nombre de chevaux ni de femmes. Cependant, à partir de Salomon, les rois d’Israël et de Juda possédaient de grands troupeaux. Mais les chevaux sont plus importants dans la guerre offensive, et moins importants lorsqu’il s’agit de défendre une ville. Sennachérib était si fier de l’avoir prise qu’il en fit réaliser un relief sur son palais à Ninive. Il n’y a cependant jamais eu de représentation de Jérusalem.
Q : Dans Michée 1:16, pourquoi se rasaient-ils la tête en signe de deuil ?
R : Ils ne pleuraient pas la perte de leurs maisons ou de leurs richesses, mais celle de leurs propres enfants, qui étaient soit morts, soit emmenés en esclavage et qu’ils ne reverraient jamais.
Q : Dans Michée 1:16, puisqu’il est question d’une calvitie semblable à celle de l’aigle, y avait-il des pygargues à tête blanche en Palestine ?
R : Il n’y avait pas d’oiseaux de l’espèce que nous appelons « aigle à tête blanche » en Palestine, car ces oiseaux vivent en Amérique du Nord. Michée 1:16 dit : « Rendez-vous chauves comme un aigle », et le mot hébreu pour « aigle » peut également signifier « vautour ».
Les vautours noirs, également appelés « ospreys », avaient la tête et le cou chauves, comme beaucoup d’autres oiseaux qui se nourrissent de cadavres d’animaux.
Les aigles de Gier, également appelés vautours d’Égypte, ont eux aussi la tête chauve, avec des plumes jaunes sur le cou.
Les vautours fauves, également appelés simplement « aigles », ont un cou chauve ou très finement recouvert d’un duvet blanc.
Deux véritables aigles présents en Palestine, l’aigle impérial et l’aigle royal, n’ont ni la tête ni le cou chauves.
Cette calvitie empêche les plumes de s’agglutiner à cause de la coagulation du sang lorsque l’oiseau plonge tête la première dans les entrailles de l’animal mort.
Q : Dans Michée 2:1, en quoi le fait de comploter le mal dans leur lit est-il significatif ?
R : Non seulement les gens commettaient le mal lorsqu’ils étaient tentés par une situation, et non seulement ils commettaient le mal de manière préméditée, mais ils restaient même éveillés dans leur lit la nuit à comploter pour commettre le mal. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles le Psaume 4:4 exhorte les gens à « sur ton lit, examine ton cœur et reste calme » (Bible standard de Bérée).
Q : Dans Michée 2:1-2, comment les gens peuvent-ils aujourd’hui ourdir des méfaits financiers ?
R : Michée 2:2, 4, 9 parle spécifiquement de s’emparer de champs, de dépouiller des hommes et des femmes de leurs maisons, et de donner des champs à des traîtres. Aujourd’hui, cela peut également inclure le fait de s’approprier les investissements, les économies et la retraite des gens, soit par des moyens illégaux, soit par des moyens légaux mais sans scrupules.
Voici un exemple simplifié. Imaginez une société d’investissement sans scrupules qui gère 8 fonds, et dont chacun place la totalité de son capital dans des placements aussi risqués que Las Vegas. Les chances d’obtenir un rendement de 48 % étaient de 50 %, et celles de tout perdre étaient de 50 %. En moyenne, la moitié des fonds ont tout perdu et ont discrètement disparu. La moitié des fonds réalisait un rendement de 40 % (ils conservaient les 8 % restants pour leurs frais de gestion et leurs primes). Répétez maintenant ce scénario pendant deux années supplémentaires. En moyenne, un fonds afficherait un rendement annuel de 40 % pendant trois années consécutives, ce qui ressemble à un historique de performances extrêmement impressionnant. On n’entend jamais parler des autres fonds, qui suivent une stratégie presque identique, et qui disparaissent.
Un exemple plus réaliste est celui d’un service de lettres d’information sur les investissements que j’ai suivi pendant quelques mois. Lorsqu’ils annonçaient qu’une action allait monter, c’était généralement le cas – environ un tiers du temps. Environ un tiers du temps, elle baissait. Et environ un tiers du temps, elle restait stable. Ainsi, en réalité, suivre leurs conseils revenait à jouer aux dés. Cependant, ils pouvaient mettre en avant les valeurs gagnantes qu’ils avaient correctement prédites, tout en passant sous silence les deux autres tiers.
Q : Dans Michée 2:2b, comment une personne peut-elle priver quelqu’un de son héritage ?
R : À l’époque de l’Ancien Testament, la terre se transmettait au sein du clan. Même si la terre était vendue, elle était censée revenir à son propriétaire d’origine lors de l’Année du Jubilé, qui avait lieu tous les cinquante ans (Lévitique 25:10-13). Cependant, à cette époque, Israël et Juda agissaient comme les nations qui les entouraient et ne respectaient pas cette règle. Ils désobéissaient à la loi et conservaient pour toujours des terres qu’ils n’étaient pas censés garder. De nos jours, certaines personnes peuvent s’approprier des biens sans scrupules par le biais du système judiciaire, en intentant des procès coûteux ou en faisant appel à de faux témoins.
Q : Dans Michée 2:3, qu’y a-t-il de mal à « marcher avec tant d’orgueil » ou à « marcher la tête haute » ?
R : Être orgueilleux peut indiquer que l’on compte davantage sur soi-même que sur Dieu. Cela peut nous donner l’impression d’être supérieurs aux autres. Quelqu’un a dit un jour qu’en anglais, la lettre centrale des mots « sin » (péché) et « pride » (orgueil) est le « I » (je). Lorsqu’une personne accorde plus d’importance à elle-même ou à son propre ego qu’à son amour pour Dieu et pour les autres, elle désobéit aux deux plus grands commandements donnés par Jésus.
Q : Dans Michée 2:3, qu’en est-il de ceux qui affirment que le Seigneur ne se met pas en colère et n’éprouve pas de colère ?
R : Elles passent à côté d’un aspect essentiel du caractère de Dieu. N’ont-elles jamais lu l’Apocalypse ? N’ont-elles jamais lu les livres de l’Ancien Testament, à l’exception du Cantique des Cantiques, du Livre de Ruth et du Livre d’Esther ? Tous les livres de l’Ancien Testament, à l’exception de ces trois-là, évoquent la colère et la fureur de Dieu. D’ailleurs, tous les livres du Nouveau Testament évoquent la colère et la fureur de Dieu, à l’exception des suivants : Philippiens, 1 et 2 Timothée, Tite, Philémon, 1 Pierre, 1, 2 et 3 Jean. Voici une liste partielle de références.
Dieu est un Dieu jaloux. Exode 20:5 ; 34:14 ; Deutéronome 4:24 ; 5:9 ; 6:15 ; Josué 24:19 ; Nahum 1:2 ; Zacharie 8:2 ; 1 Corinthiens 10:22
Dieu punit. Genèse 3:14-19 ; 4:13 ; 15:14 ; Exode 32:34 ; Lévitique 18:25 ; 26:18, 28 ; Deutéronome 22:18 ; 1 Samuel 15:2 ; 2 Samuel 7:14 ; Job 21:19 ; 37:13 ; Psaume 59:5 ; 89:32 ; 94:10 ; Ésaïe 10:12 ; 13:11 ; 24:21 ; 26:21 ; 27:1 ; Jérémie 5:9, 29 ; 6:15 ; 9:9, 25 ; 11:22 ; 14:10 ; 21:14 ; 23:34 ; 27:8 ; Ézéchiel 5:8-10 ; Zacharie 10:3 ; (sous-entendu) Sophonie 3:15 ; Matthieu 25:46 ; Actes 7:7 ; 2 Corinthiens 10:6 ; 1 Thessaloniciens 4:6 ; 2 Thessaloniciens 1:8-9 ; Hébreux 2:2 ; 10:29 ; 12:6 ; Jude 7 ; Apocalypse 17:1 ; punir Babylone Jérémie 25:12
On ne se moque pas de Dieu. Galates 6:7
Dieu exerce la vengeance. Deutéronome 32:35, 43 ; 1 Samuel 24:12 ; 2 Rois 9:7 ; Ésaïe 1:24 ; 65:6 ; 66:6 ; Jérémie 5:9, 29 ; 9:9 ; 15:15 ; 51:6b, 36 ; Romains 12:19 ; 2 Thessaloniciens 1:6 ; Hébreux 10:30 ; Apocalypse 6:10 ; sous-entendu dans Psaume 79:12 ; 94:2 ; Lamentations 3:64
Dieu est courroucé. Exode 15:7 ; 22:24 ; 32:10-12 ; Lévitique 10:6 ; Nombres 11:33 ; 16:46 ; Deutéronome 9:7-8,22 ; 11:17 ; 29:23,28 ; 1 Samuel 28:18 ; 2 Rois 22:13, 17 ; 23:26 ; 1 Chroniques 27:24 ; 2 Chroniques 12:7, 12 (colère évitée) ; 19:2, 10 ; 24:18 ; 28:11, 13 ; 29,8,10 ; 30,8 ; 32,25-26 ; 34,21,25 ; 36,16 ; Esdras 5,12 ; 8,22 ; 10,14 ; Néhémie 13,18 ; Job 14,13 ; 21,20,30 ; 32:2 ; Psaume 2:5,12 ; 21:9 ; 59:13 ; 78:31,38,49 ; 79:6 ; 89:46 ; 90:7,11 ; 95:11 ; 102:10 ; 106:23,40 ; 110:5 ; 124:3 ; Proverbes 11:4 ; Ésaïe 9:19 ; 10:6 ; 13:13 ; 14:6 ; 60:10 ; Jérémie 7:29 ; 10:10 ; 18:20 (détourner la colère) ; 21:5 ; 32:37 ; 50:13 ; Lamentations 3:1 ; Ézéchiel 7:12, 14, 19 ; 21:31 ; 38:19 ; Osée 5:10 ; 13:11 ; Amos 1:11 ; Nahum 1:2 ; Habacuc 3:2, 8 ; Sophonie 1:15, 18 ; Zacharie 7:12 ; 8:14 ; Matthieu 3:7 ; Luc 3:7 ; 21:23 ; Jean 3:36 ; Romains 1:18 ; 2:5 ; 9:22 ; Éphésiens 2:3 (enfants de la colère) ; 5:6 ; Colossiens 3:6 ; 1 Thessaloniciens 1:10 ; Hébreux 3:11 ; 4:3 ; Apocalypse 6:16-17 ; 11:18 ; 12:12 ; 14:8, 10, 19 ; 15:1, 7 ; 16:1, 19 ; 18:3 ; 19:15
Dieu se met en colère. Exode 4:14 ; Nombres 11:10 ; 12:9 ; 22:22 ; 25:3-4 ; 32:10 ; Deutéronome 4:25 ; 6:15 ; 7:4 ; 9:18-19 ; 13:17 ; 29:20, 23-24, 27-28 ; 31:17, 29 ; 32:16, 21-22 ; Josué 7:1, 26 ; 23:16 ; Juges 2:12, 14, 20 ; 3:8 ; 10:7 ; 2 Samuel 6:7 ; 24:1 ; 1 Rois 11:9 ; 14:9,15 ; 15:30 ; 16:2,7,13,26,33 ; 21:22 ; 22:53 ; 2 Rois 13:3 ; 17:11,17-18 ; 21:6,15 ; 22, 17 ; 23, 19, 26 ; 24, 20 ; 1 Chroniques 13, 10 ; 2 Chroniques 25, 15 ; 33, 6 ; 34, 25 ; Esdras 9, 14 ; Néhémie 4, 5 ; 9, 5, 13 ; Psaume 2, 12 ; 6, 1 ; 7:6,11 ; 21:9 ; 27:9 ; 38:3 ; 56:7 ; 69:24 ; 74:1 ; 76:7 ; 78:21,49,50 ; 79:5 ; 80:4 ; 85:3-5 ; 90:7,11 ; L'Ecclésiaste 5:6 ; Ésaïe 1:4 ; 5:25 ; 9:12, 17, 21 ; 10:4-5, 25 ; 12:1 ; 13:3, 9, 13 ; 42:25 ; 48:9 (Dieu retient sa colère) ; 63:3, 6 ; 65:3 ; 66,15 ; Jérémie 3,12 ; 4,8,26 ; 12,3 ; 15,14 ; 17,4 ; 18,23 ; 21,5 ; 23,20 ; 25,37-38 ; 30,23 ; 32,37 ; 33,5 ; 36,7 ; 42:18 ; 44:3,6 ; 49:37 ; 51:45 ; 52:3 ; Lamentations 1:12 ; 2:1,3,6,21-22 ; 4:11,16 ; Ézéchiel 5:13,15 ; 7:3,8 ; 13:13 ; 20:8,21 ; 22:20 ; 25:14 ; 43:8 ; Daniel 9:16 ; Osée 8:5 ; 11:9 ; Jonas 3:9 ; Michée 2:3 ; 5:15 ; Nahum 1:6 ; Sophonie 2:2-3 ; Zacharie 10:3
Lent à la colère (mais il peut tout de même se mettre en colère). Joël 2, 13b ; Jonas 4, 2 ; Nahum 1, 3
Sa colère ne dure pas éternellement. Michée 7, 18
Dieu détruit [dans sa colère] Genèse 6:13 (le déluge) ; 19:12-13 (Sodome et Gomorrhe) ; Amos 6, 11 ; 9, 8 ; Abdias 8, 15 ; Habacuc 1, 5-11 ; Aggée 2, 22 ; Malachie 1, 3 ; 2, 16 ; Marc 12, 9 ; 1 Corinthiens 3, 17 ; 10, 8 ; Jacques 4, 12 ; 2 Pierre 2, 4-9, 12
La fureur de Dieu. Daniel 9:16
L’indignation de Dieu. Malachie 1:4
Dieu peut être provoqué à la colère. Psaume 78:58 ; 106:29 ; Jérémie 7:18-20 ; 8:19 ; 11:17 ; 25:6-7 ; 32:29-32 ; Ézéchiel 8:17 ; 16:26
Dieu peut être poussé à la jalousie. 1 Corinthiens 10:22
Dieu est l’être le plus aimant de l’univers, mais c’est aussi Lui qui possède la plus grande colère.
Q : Dans Michée 2:9, comment quelqu’un peut-il priver un enfant de la gloire de Dieu pour toujours ?
R : Dans nos choix, et même dans ce que nous devenons en grandissant, nous sommes dans une certaine mesure interdépendants de ceux qui nous entourent.
Q : Dans Michée 2:11, pourquoi est-il approprié que de faux prophètes prophétisent du vin pour ce peuple ?
R : Un prophète de ce genre prophétiserait à la fois ce que le peuple voulait entendre et ce qu’il allait obtenir. Aucun don surnaturel n’était nécessaire pour une prophétie que le peuple ne se ferait qu’un plaisir de réaliser lui-même. 2 Timothée 4:3 parle de personnes qui ont « les oreilles qui démangent » et qui n’écouteront que les prédicateurs qui disent ce qu’elles veulent entendre.
Q : Dans Michée 2:11, pourquoi les gens ont-ils tendance à croire ce qui leur est agréable ?
R : C’est un trait commun de la nature humaine déchue ; les gens ont une conception déformée de l’espoir. Nous voulons croire ce que nous espérons être vrai, et nous pouvons nous leurrer nous-mêmes. Les gens veulent qualifier de totalement incertaines les choses désagréables qui sont presque certaines, et de certaines les choses agréables qui sont très incertaines. Si vous comptiez le nombre de fois où, dans l’actualité, quelqu’un a présenté quelque chose comme un fait alors qu’il ne pouvait pas savoir que c’était un fait, vous arriveriez à un nombre très élevé.
Q : Dans Michée 2, 12-13, aucune raison n’est donnée pour ces paroles de promesse contenues dans Michée 1 à 2, 10. Pourquoi pensez-vous que Dieu fasse cette promesse ?
R : Cela n’a rien à voir avec le peuple en soi. Cela concerne en partie Dieu, et en partie la relation de Dieu avec le peuple. Dieu a fait des promesses à Abraham, à David et à d’autres, et Dieu tiendra Sa promesse quoi qu’il arrive. Mais Dieu aime également les descendants d’Abraham, et Il agira ainsi en raison de Son amour pour eux. Rien n’indique toutefois qu’ils le méritent.
Q : Dans Michée 2:12 et Ésaïe 34:6, où se trouve Bozra ?
R : Elle se trouvait en Édom, d’après Amos 1:12. Bozra était la capitale de l’Édom ; c’est l’actuelle Buseirah, située à 25 à 30 miles au sud de la mer Morte.
Q : Dans Michée 3:1-2, pourquoi certains dirigeants haïssent-ils le bien et aiment-ils le mal ?
R : Le mal peut correspondre aux actes des criminels, mais il peut aussi revêtir une dimension politique, juridique et religieuse. Certains dirigeants peuvent être des « symbiotes », conscients que leur pouvoir ne provient que du fait de favoriser injustement certains au détriment d’autres.
Certaines personnes pratiquent le mal sans autre raison que leur propre intérêt ou leur sécurité. Mais cela ne revient pas nécessairement à aimer le mal. D’autres, en revanche, souhaitent avoir pour alliés des personnes « malicieusement intelligentes », dont ils savent qu’elles contourneront les règles lorsque cela leur sera profitable. D’autres encore éprouvent un plaisir personnel à faire trébucher les justes ou à les voir souffrir.
Q : Dans Michée 3, 2-4, s’agit-il de cannibalisme au sens propre ?
R : Non. Il s’agit de dévorer l’âme des gens pour l’argent. Michée utilise un langage aussi dur et imagé pour exprimer la profondeur et l’obstination du mal dont font preuve les dirigeants politiques, juridiques et religieux.
Q : Dans Michée 3, 4, Dieu refuse-t-il parfois Sa bénédiction à ceux qui la demandent ?
R : Souvent, oui. Il faut se demander pourquoi les gens demandent les bénédictions de Dieu. Lorsque les gens veulent les bénédictions d’une relation étroite avec Dieu, tout en évitant une relation étroite d’obéissance à Dieu, ils n’obtiennent pas toujours ce qu’ils veulent. Jacques 4:3 parle de personnes qui demandent à Dieu et ne reçoivent pas parce qu’elles demandent pour satisfaire leurs propres désirs.
Q : Dans Michée 3:5-7,11, pourquoi Dieu ne répond-Il parfois que par le silence à ceux qui disent vouloir L’entendre ?
R : Les faux prophètes « proclament la paix tandis qu’ils mordent de leurs dents » (Michée 3, 5) ; c’est-à-dire qu’ils mordent les autres tout en parlant de paix. Le mot hébreu pour « mâcher » ou « mordre », nasak, peut désigner la morsure des dents, la morsure d’un serpent et les intérêts sur un prêt.
Q : Dans Michée 3:9, quelle est la différence entre ne pas se soucier de la justice et mépriser la justice ?
R : Tout d’abord, un peu de contexte, puis la réponse. Le mot hébreu pour « mépriser », ta’ab, est un terme très fort qui signifie « abhorrer ». À partir de 701 av. J.-C., le pouvoir à Jérusalem était très affaibli. Le roi fut déporté un peu plus de cent ans plus tard, en 597 av. J.-C., et le Temple fut détruit en 586 av. J.-C.
Certains dirigeants se soucient de la justice pour tous, même pour ceux qui ne les soutenaient pas. D’autres ne se soucient pas vraiment de savoir si justice est rendue ou non, tant qu’ils obtiennent ce dont ils ont besoin. Peut-être préfèrent-ils ne pas penser à l’injustice. D’autres encore croient que « la fin justifie les moyens » et que n’importe quel moyen, juste ou non, est justifié pour obtenir ce qu’ils veulent. Certains veulent une chose précise, comme remporter une élection. D’autres veulent tout ce qu’ils peuvent obtenir, pour eux-mêmes et leurs fidèles partisans, et satisfaire ces besoins ne leur suffit jamais au point de se dire : « Je peux m’arrêter maintenant. »
Q : Dans Michée 3:9, quels sont quelques exemples historiques de dirigeants méprisant la justice ?
R : Le vignoble de Naboth
Les fausses décrétales
Les fausses décrétales sont une centaine de lettres établissant l’autorité des papes. Dans celles-ci, Pierre affirme qu’il a reçu l’autorité de diriger l’Église du Christ sur terre. Pierre a transmis cette autorité au pape suivant, et ainsi de suite.
La plupart des fausses décrétales sont des « décrétales pseudo-isidoriennes », du nom d’un homme se présentant comme « Isidore Mercator » qui les aurait apparemment rédigées en France et apportées à Metz, en France, entre 847 et 859 après J.-C. Elles se présentent comme des lettres de papes et de conciles datant de 78 à 731 après J.-C. On y trouve de nombreuses citations plagiées, mais dans l’ensemble, le style est celui d’une seule et même personne.
Apparemment, le motif principal derrière ces décrétales était d’accorder davantage d’indépendance aux évêques locaux en affirmant qu’ils n’étaient pas responsables devant les métropolites, les synodes ou l’État, mais uniquement devant le pape. Les fausses décrétales ont eu pour effet profond d’élever les papes à une position supérieure à celle de quiconque sur cette terre.
Les décrétales furent utilisées lors des synodes de Worms (868), de Cologne (887), de Metz (893) et de Tribur (895). L’Église orthodoxe ne les a jamais acceptées, et elles ont été rejetées comme des faux en Occident vers l’an 1100. Deux problèmes insurmontables se posent : personne n’en avait jamais entendu parler avant l’an 850, et elles comportent de nombreux anachronismes historiques, par exemple : « comment se fait-il que des papes aient cité des personnes nées après leur mort ? » Néanmoins, même en 1580, le *Corpus Juris* catholique utilisait encore ces fausses décrétales pour prouver la justesse du catholicisme. En 1628, il était encore nécessaire que le protestant David Blondel réfute ces faux.
Caractère de certains papes :
Devrions-nous rejoindre le pape Jules II (le « pape guerrier », 1503-1513) dans son armée, pour capturer, assassiner et piller les villes italiennes afin d’agrandir le « royaume de Dieu », c’est-à-dire les États pontificaux ?
À quel point certains papes étaient-ils mauvais ? Selon l’ouvrage d’Austin intitulé *Topical History of Christianity*, p. 148,
« C’est alors [après 904] que commença ce qu’on appelle la “pornocratie”, période durant laquelle Théodora et ses deux filles, Théodora la Jeune et Marozia, contrôlaient de fait Rome et l’Église elle-même. Prostituées séductrices, ces femmes avaient vendu leur corps en échange de postes, de titres et de terres, ce qui leur conférait un pouvoir étendu. Marozia eut une liaison illicite avec le pape Serge III, dont naquit un fils qui devint plus tard le pape Jean XI. Lorsque Marozia chercha à se faire couronner impératrice, son fils cadet, Alberic, kidnappa et emprisonna sa mère, fit incarcérer son demi-frère, le pape, et devint lui-même empereur. Il régna de 932 à 954, exerçant un contrôle absolu sur la papauté. Après la mort d’Alberic, son fils Octave fut élu sous le nom de pape Jean XII et s’avéra être le membre le plus odieux de cette famille dépravée.
b. Les régimes ottoniens. En 962, le pervers Jean XII couronna le roi allemand Otton Ier empereur du Saint-Empire romain germanique. Pensant avoir trouvé un allié dans la dépravation, Jean découvrit rapidement que le nouvel empereur était un homme de caractère, déterminé à redonner au pontificat décence et honneur. Lorsque Otton convoqua un synode pour discuter de la destitution de Jean, le pape menaça tous les participants d’excommunication, mais ils le destituèrent malgré tout. Trois mois plus tard, Jean convoqua un autre synode qui annula la décision prise par le synode d’Otton. C’est pourquoi Otton décida de recourir à la force pour débarrasser la papauté de son dirigeant malfaisant.
... Les quarante-deux années suivantes [après 1004] de l'histoire papale furent marquées par une rivalité intense, une médiocrité opportuniste, une impuissance spirituelle, le vice et la corruption. Elle sembla atteindre son point le plus bas avec l’élection d’un garçon dépravé de douze ans, le pape Benoît IX (1032-1045), qui, après une débauche honteuse et une administration chaotique, vendit la tiare sacrée (c’est-à-dire la charge de pape) au plus offrant. Il fut connu sous le nom de Grégoire VI (1045-1046)… »
Q : Dans Michée 3, 11-12, pourquoi certains qui ignorent Dieu continuent-ils à compter sur Lui pour les protéger ?
R : Au lieu de s’appuyer sur le Seigneur, certains essaient de refaire Dieu à leur image.
Les gens se trompent lorsqu’ils considèrent le christianisme comme une simple assurance incendie. Ils accordent souvent de l’importance à Dieu, mais pas à leur obéissance. Une chanson américaine dit « Que Dieu bénisse l’Amérique », mais un panneau d’affichage a été installé posant la question suivante : « L’Amérique bénit-elle Dieu ? »
Q : Pourquoi pensez-vous que Michée 4, 1-3 est presque identique à Ésaïe 2, 2-4 ?
R : Cela indique qu’il s’agit du même événement. Il y aura non seulement la paix, mais aussi l’absence de menace de guerre ; il n’y aura plus besoin de complexes fortifiés ni de villes fortifiées. Quelle que soit l’ampleur de la prospérité, il y en aura assez pour tous.
Q : Dans Michée 4, 9-13, qui est cette femme en détresse ?
R : Il s’agit d’une allégorie du peuple de Juda et d’Israël. Elle pleure à cause de sa perte. Elle est également comparée à une femme en travail, car après l’exil, les rapatriés ont donné une nouvelle naissance à leur nation.
Q : Dans Michée 4, 10, cette référence à Babylone montre-t-elle que, à moins qu’il ne s’agisse d’une vision prophétique de l’avenir d’inspiration divine, le livre de Michée a été écrit plus tard ?
R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Babylone n’est devenue la puissance mondiale dominante que près d’un siècle après la destruction de Samarie.
2. Bien qu’il s’agisse d’une prophétie d’inspiration divine, elle fait également référence à des événements historiques passés. Juste après que les Assyriens eurent été repoussés aux portes de Jérusalem, le roi Merodach-Baladan de Babylone envoya des ambassadeurs en Juda pour conclure une alliance. Le roi Ézéchias leur montra tout ce qui est rapporté dans 2 Rois 20, 12-15 et 2 Chroniques 32, 31. Dieu se servit d’Ésaïe pour annoncer à Ézéchias que le peuple serait exilé à Babylone (2 Rois 20, 16-18).
En résumé, la visite des Babyloniens, combinée à la prophétie publique d’Ésaïe à cette époque de l’exil de Juda, ne rendrait pas Michée anachronique.
Q : En quoi Michée 4, 11-13 constitue-t-il une justice poétique pour les nations rassemblées contre Jérusalem ?
R : Elles se sont rassemblées pour dévorer et s’emparer du butin de guerre. Mais Dieu en avait décidé autrement. Elles finissent par se rassembler pour être dévorées et devenir elles-mêmes le butin de guerre.
Q : Dans Michée 5,2, pourquoi Michée mentionne-t-il « Éphrata » à cet endroit ?
R : Il existait deux Bethléem, l’une au nord et l’autre en Juda ; Bethléem-Éphrata était la Bethléem située en Juda. Comme l’explique Walter Kaiser dans *Hard Sayings of the Bible*, p. 335-336 : « Éphrata est l’ancien nom de Bethléem. Il vient du mot signifiant “être fécond”, et ce nom convient parfaitement au lieu de naissance de celui qui apporterait le salut sur terre. » Bethléem est appelée Éphrath dans Genèse 35:19 et 48:7.
De plus, l’une des épouses de Caleb s’appelait Éphrath. Hur était leur fils, Salma était le fils de Hur, et Salma est présenté comme le père de Bethléem dans 1 Chroniques 2, 19, 50-51.
Q : Dans Michée 5:2, qu’y a-t-il de surprenant concernant Bethléem ?
R : Bien que Bethléem ne fût située qu’à 5 ou 6 miles au sud-sud-ouest de Jérusalem, elle en était très éloignée en termes d’importance. Elle était si petite et insignifiante qu’elle n’était même pas mentionnée parmi les villes de Josué 15 et de Néhémie 11. Comme David était né à Bethléem, on l’appelait la Cité de David. Sans cela, elle serait à peine connue, car peu d’événements notables s’y étaient produits.
Q : Dans Michée 5:2b, en quoi les origines du chef d’Israël remontent-elles « depuis les temps anciens » ?
R : L’hébreu signifie ici littéralement « les jours d’un temps incommensurable ». Jésus existait depuis les temps anciens (Jean 1:1 ; 17:5 ; Hébreux 7:3). Avant même la toute première seconde du temps, Jésus était déjà engendré par Dieu le Père.
Q : Puisque Michée 5:2 mentionne des « milliers » dans le texte massorétique et la Septante, pourquoi Matthieu 2:6 parle-t-il de « gouverneurs/dirigeants » ?
R : Indépendamment de ce que dit Michée 5,2, c’est ce que les prêtres et les docteurs auraient dit à Hérode. Examinons quatre points qui pourraient expliquer pourquoi ils ont tenu ces propos.
1) Michée 5,2 dit : « Toi, Bethléem Éphrata, la plus petite parmi les milliers de Juda, c’est de toi que sortira celui qui sera le chef en Israël… » (Traduction littérale de Green). L’idée est que, bien que Bethléem fût petite par sa taille, elle allait devenir grande par son importance.
2) Le mot hébreu pour « milliers » (au pluriel) dans Michée 5:2 est ‘alapim. L’équivalent grec est chiliasin. Le mot hébreu pour gouverneurs/dirigeants (au pluriel) est ‘allupe. L’équivalent grec est hegemosin. Alors que les mots grecs sont totalement différents, les mots hébreux sont très similaires, si l’on fait abstraction des voyelles. L’Ancien Testament a été rédigé à l’origine sans voyelles ; celles-ci n’ont été ajoutées qu’aux alentours de l’an 700 après J.-C. Cela indique qu’ils ne lisaient pas la Septante grecque, mais soit l’hébreu, soit l’araméen, soit peut-être une autre traduction grecque.
3) Ces paroles ont été prononcées par les prêtres et les docteurs de la loi. Ils ont pu commettre une erreur, ou bien ils ont peut-être cité à Hérode une traduction grecque autre que la Septante. Il est toutefois plus probable qu’ils aient traduit oralement de l’hébreu vers l’araméen ou le grec au fur et à mesure.
4) En réalité, les prêtres et les docteurs de la loi ne se sont pas trompés dans la transmission du sens : la petite Bethléem n’est PAS la moins importante pour le souverain qui en est originaire.
Q : Dans Michée 5:3, qui prophétise qu’Israël serait abandonné jusqu’à la venue du Messie, pourquoi pensez-vous que Dieu ait agi ainsi ?
R : Bien que les Écritures ne le précisent pas, cela pourrait s’apparenter à un dramaturge qui donne le rythme de l’histoire, en créant un moment de calme avant la scène décisive.
Q : Dans Michée 5:4-5a, pensez-vous qu’il s’agisse d’une promesse dont nous pouvons bénéficier aujourd’hui, ou est-ce réservé à notre arrivée au ciel ?
R : Le texte mentionne la « terre » ; cette promesse s’accomplit donc sur terre. Bien qu’elle trouve son accomplissement ultime au cours du Millénium et dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre, c’est une promesse dont nous pouvons, dans une certaine mesure, nous prévaloir dès maintenant. Aujourd’hui, Dieu nous comble de sa force. Michée 5:5a dit que cela sera notre paix, et cet Un, c’est Jésus. Aujourd’hui, nous devons demeurer en Dieu et glorifier son nom jusqu’aux extrémités de la terre.
Q : Dans Michée 5:5, pourquoi est-il question de « sept bergers, voire huit chefs de peuple » ?
R : Les dirigeants du Moyen-Orient étaient souvent appelés « bergers ». Cette figure de style consistant à associer des nombres se retrouve également dans Amos 1:3, 6, 9, 11, 13 ; 2:1, 4, 6 et dans Proverbes 30:15, 18, 21, 29. Cela signifie que le nombre exact n’a pas d’importance ; c’est l’ordre de grandeur qui compte. Ainsi, contrairement au vide de dirigeants pieux, voire de dirigeants tout court, à l’époque de Michée, il y aurait suffisamment de dirigeants pour guider le peuple.
Q : Dans Michée 5:7, en quoi le peuple de Dieu est-il semblable à la rosée de l’Éternel ?
R : La rosée ne se remarque pas, mais elle arrose partout. En Palestine, pendant la saison sèche, la rosée était le principal moyen d’hydrater les cultures. La rosée ne cible pas sélectivement quelques endroits ; elle se répand partout. En tant que témoins devant le monde, nous ne sommes peut-être pas très visibles, mais les chrétiens doivent aller partout. Nous sommes comme une lettre du Christ (2 Corinthiens 3:3), et la seule lettre du Christ que certaines personnes voient.
Q : Dans Michée 5,12, pourquoi les gens pratiquent-ils la sorcellerie et les sortilèges, et quel est le lien entre Michée 5,12 et les versets 5,11 et 5,13 ?
R : Certains le font parce qu’ils pensent que cela pourrait marcher, tandis que d’autres, sans en être sûrs, le font par mesure de précaution, estimant que cela ne peut pas faire de mal. Certains veulent manipuler la nature, les forces spirituelles, etc., pour qu’elles se plient à leur volonté. Une autre raison tient au sentiment de contrôle qu’ils éprouvent sur les forces surnaturelles. Certaines personnes demandent à d’autres de les aider à obtenir certaines choses, comme un partenaire amoureux, ou à maudire d’autres personnes. Parfois, ceux qui font des sacrifices aux idoles ou pratiquent l’occultisme ne veulent rien d’autre que d’être laissés tranquilles par les démons. Ils ont peur des forces malveillantes.
Mais il y a pire encore : ce sont ceux qui s’y adonnent uniquement pour gagner de l’argent, en encourageant d’autres personnes à faire de même.
Q : Dans Michée 5:12, pourquoi pensez-vous que Dieu s’oppose si fermement à la sorcellerie et aux devins ?
R : Cela revient essentiellement à reconnaître que l’on croit au surnaturel, à admettre que l’on a besoin d’aide, et à se tourner vers une autre entité plutôt que vers Dieu. Imaginez les semaines précédant le bal de fin d’année du lycée, et un garçon qui invite une fille à l’accompagner. Comment pensez-vous qu’il se sentirait si elle lui répondait : « J’ai vraiment envie d’aller au bal, mais je n’ai personne avec qui y aller, et je préférerais y aller avec n’importe qui d’autre plutôt qu’avec toi. » C’est un peu ce que les gens disent à Dieu lorsqu’ils rejettent Son aide et Sa protection pour se tourner vers les démons maléfiques à la place.
Q : Dans Michée 6, 1-2, pourquoi Michée s’adressait-il aux collines et aux montagnes ?
R : Il s’agit d’un usage poétique d’une figure de style appelée « personnification ». Dieu appelait les collines et les montagnes à témoigner de sa fidélité envers les Israélites et de l’infidélité de ceux-ci à son égard. À titre d’information, Ésaïe, qui vivait à la même époque, utilisait des figures de style similaires.
Q : Dans Michée 6,3, en quoi certains sont-ils lassés de la religion et lassés de Dieu ? Quelle est la différence ?
R : Certains pensent qu’ils sont lassés de Dieu, mais ils ne se rendent pas compte qu’ils sont lassés de la religion. Ils sont lassés de faire toujours les mêmes choses, qui n’ont aucun sens à leurs yeux, et dont ils ne voient aucun résultat. Mais Dieu dit que même lorsque nous lui demandons des choses, avec du doute plutôt qu’avec la foi, nous n’obtiendrons rien (Jacques 1, 6-7). Certains sont en réalité lassés de Dieu, car ils considèrent que l’obéissance à Dieu les empêche de profiter des plaisirs qu’ils désirent vraiment. Ils ne voient pas que bon nombre des commandements de Dieu ne visent pas seulement Sa gloire, mais aussi notre protection et notre bien.
Q : Dans Michée 6, 4-5, quel est le remède lorsque nous nous sentons lassés de servir Dieu ?
R : Approchez-vous de Dieu dans la prière.
Souvenez-vous de ce que Dieu a fait pour les autres par le passé ; lisez Sa Parole.
Souvenez-vous de ce que Dieu a fait pour vous.
Prévoyez comment recommencer à mieux servir Dieu à partir de maintenant.
Q : Que dit Michée 6, 6-8 au sujet des sacrifices dans l’Ancien Testament ?
R : Il n’y a pas ici d’ordre de mettre fin aux sacrifices. Cinq points à prendre en compte dans la réponse.
1. C’est Michée qui s’exprime dans ce passage poétique, et non Dieu.
2. Michée ne dit jamais non plus qu’il cessera ses sacrifices. Il continuera à se prosterner devant Dieu et à offrir des holocaustes.
3. Michée lui-même se demande si le Seigneur serait satisfait d’offrandes somptueuses, que Dieu n’a pas demandées, telles que des milliers de béliers, dix mille rivières d’huile ou le sacrifice humain de son premier-né. La réponse implicite est, bien sûr, non.
4. Certains pourraient ne pas saisir que Michée parle ici de priorités. Les offrandes volontaires les plus somptueuses que l’on puisse imaginer ne sont pas aussi précieuses aux yeux de Dieu que d’agir avec justice, d’aimer la miséricorde et de marcher humblement avec Lui.
5. Le contexte historique immédiat est probablement l’immense sacrifice offert par Ézéchias dans 2 Chroniques 30:24, qui comprenait 1 000 taureaux et 7 000 moutons. Michée tempérait quelque peu cet élan. Aussi impressionnant que puisse paraître ce sacrifice, Dieu serait davantage impressionné par un peuple marchant dans l’obéissance avec Lui que par cette démonstration extérieure.
Q : Dans Michée 6,6-8, pourquoi le fait de « marcher » est-il plus important que les sacrifices ?
R : Un sacrifice sans obéissance est inutile et pénible pour Dieu, comme le dit Ésaïe 1:14. Si vous plaisez à Dieu en lui obéissant, vous aurez envie d’offrir les sacrifices qu’Il désire. Dieu se soucie autant de votre cœur que de vos actions. Jésus a montré dans Matthieu 5:23-24 que si votre frère a quelque chose contre vous, vous devez reporter votre sacrifice jusqu’à ce que vous ayez d’abord réglé le problème avec lui.
Q : Dans Michée 6, 6-8, comment le peuple devait-il obtenir le salut ?
R : Bien que le salut soit accordé par Dieu, Michée 6, 6-8 ne parle pas du salut. Au contraire, s’adressant à quelqu’un qui est déjà croyant, Michée demande :
1) Ce qu’il doit apporter à Dieu
2) Ce qui plairait à Dieu
3) Ce que Dieu a montré être bon, et ce que l’Éternel exige.
Il est intéressant de noter que les deux premières questions trouvent leur réponse dans les questions suivantes.
1) Pour savoir ce que vous devez apporter à Dieu, vous devez vous demander ce qui lui ferait plaisir.
2) Au lieu d’imaginer ce qui pourrait plaire à Dieu, demandez-vous ce que Dieu a montré être bon et ce qu’il exige.
3) Dieu a montré que nous devons agir avec justice, aimer la miséricorde et marcher humblement avec Dieu.
Q : Dans Michée 6,8, en quoi le complément d’objet de cette phrase est-il significatif ?
R : Le mot hébreu utilisé ici, adam, signifie « homme ». Il est donc clair que cela ne s’adresse pas uniquement à Israël, mais à tous les peuples.
Q : Dans Michée 6:6-8, pourquoi certaines personnes se font-elles de fausses idées sur la manière de plaire à Dieu ?
R : Lorsqu’une idée vous semble logique au premier abord, vous êtes plus enclin à y croire, même si elle n’est pas correcte.
Ils ont été mal enseignés par d’autres : soit ils n’ont entendu que des choses erronées, soit ils ont entendu à la fois des choses justes et des choses erronées, et ont choisi de croire les choses erronées.
Plus facile à définir : dire que Dieu veut simplement que vous obéissiez à des lois semble en quelque sorte logique. Après tout, Dieu a donné beaucoup de lois. De plus, Dieu est un juge, et ces lois sont SMART : spécifiques, mesurables, réalisables, réalistes (ou pertinentes) et limitées dans le temps. C’est plus simple et plus clair que d’entretenir une relation avec Dieu.
Presque impossible d’échouer : dire qu’il suffit d’éprouver des sentiments d’amour envers Dieu semble plus attrayant. Il n’y a ni lutte ni responsabilité, et cela semble agréable. Quand quelqu’un observe des personnes religieuses qui ne se soucient que d’obéir aux règles, il peut parfois réagir de manière extrême et penser que les commandements de Dieu ne sont rien de plus que des suggestions.
Se sentir mieux en accomplissant quelque chose : dans Matthieu 7, 21-23, beaucoup tenteront de dire au Christ ce qu’ils ont accompli, mais le Christ leur répondra qu’il ne les a jamais connus et les qualifiera d’« ouvriers d’iniquité ». Certains peuvent se concentrer uniquement sur l’évangélisation, ou sur l’évangélisation et la formation de disciples, et s’ils travaillent assez dur, alors leur manque d’obéissance à Dieu n’a pas d’importance. On disait de Robin des Bois qu’il avait pour mode opératoire de prendre aux riches pour donner aux pauvres. En d’autres termes, si vous donnez un peu d’argent aux pauvres, cela vous excuse de voler les riches. Au Moyen Âge et par la suite, la pénitence est devenue un moyen par lequel, si vous versiez une somme à l’Église ou renonciez à quelque chose, votre péché était pardonné.
Une crèche était confrontée à un problème : les parents venaient chercher leurs enfants en retard. Le personnel ne pouvait pas rentrer chez lui à l’heure prévue. Il a donc commencé à facturer les parents en cas de retard. Le problème s’est aggravé au lieu de s’améliorer, car les parents ne se sentaient plus du tout coupables de venir chercher leurs enfants en retard, puisque le fait de payer compensait tout.
Enfin, l’une des raisons est qu’ils ne cherchent pas en fin de compte à plaire à Dieu, mais ont un autre objectif principal.
Q : Dans Michée 6, 10-12, comment les gens trompent-ils les autres en les lésant ?
R : À l’époque, les marchands pesaient les céréales, les métaux ou d’autres marchandises à l’aide de poids, en utilisant des barres dont le poids était connu. Cependant, s’ils rendaient délibérément certaines barres plus légères ou plus lourdes, ils trompaient alors les autres. Ce serait un peu comme une pompe à essence qui, chaque fois qu’elle indique que vous avez fait le plein d’un gallon, ne vous en donne en réalité que 0,95. Ce serait comme vendre une maison ou une voiture en sachant qu’il y a un problème, mais sans le signaler à l’acheteur.
Q : Dans Michée 6:11, qu’est-ce qu’un « poids faux » ?
R : Il s’agit d’un poids qu’un commerçant présente de manière trompeuse comme ayant un certain poids, ou bien comme équivalent à un autre poids, comme le montre Deutéronome 25:13. Par exemple, un commerçant malhonnête, lorsqu’il pèse un article pour le vendre, utilise un poids étiqueté « un kilogramme » qui pèse en réalité 0,95 kilogramme. Lorsqu’il pèse un article pour l’acheter, il utilise un poids étiqueté « 1 kilogramme » qui pèse en réalité 1,05 kilogramme.
Q : Dans Michée 6:13-15, comment Dieu va-t-il priver ces gens de leur prospérité et de leur bonheur ?
R : Ils « mangeront sans être rassasiés ». Curieusement, Dieu continuera à leur donner de la nourriture et des richesses. Cependant, ils ne sauront ni conserver ni utiliser à bon escient leur nourriture ni leurs richesses. S’ils pensent que la clé du bonheur ultime réside dans l’abondance de nourriture et de richesses, Dieu le leur démontrera en leur accordant ces choses, sans pour autant qu’ils en soient satisfaits.
Il existe une similitude entre celui qui accumule des biens et celui qui va jusqu’à recourir à la malhonnêteté pour amasser des richesses. Ils n’utilisent pas de poids falsifiés, ne volent pas et ne s’approprient pas de trésors mal acquis parce qu’ils meurent de faim. Ils sont probablement déjà aisés, mais veulent accumuler encore davantage.
Q : Dans Michée 7, pourquoi Dieu ne fait-il pas preuve de miséricorde, puis en fait-il preuve ?
R : Trois points à prendre en compte concernant la miséricorde de Dieu.
1. La miséricorde est imméritée. Plus précisément, la miséricorde consiste à ne pas subir les malheurs que l’on mérite.
2. Dieu n’a aucune obligation d’accorder sa miséricorde à qui que ce soit. Cependant, Dieu est très miséricordieux, et Il se réjouit de faire preuve de miséricorde.
3. Dieu n’est pas tenu d’accorder la même mesure de miséricorde à tout le monde. Comme le montre Romains 9, Dieu a été juste tant envers Ésaü qu’envers Jacob, mais Il a accordé à Jacob une miséricorde particulière qu’Il n’a pas accordée à Ésaü.
Q : Dans Michée 7:1, en quoi est-ce mauvais de manger des fruits d’été ?
R : Ce n’est pas encore le moment de la récolte. Les fruits peuvent être petits, amers et verts. Même ainsi, en manger un peu maintenant signifie qu’il y en aura beaucoup moins au moment de la récolte. Les gens pourraient néanmoins le faire, hypothéquant ainsi leur avenir, s’ils étaient désespérément à la recherche de nourriture dans l’immédiat.
Q : Dans Michée 7:1, comment les gens mangent-ils les fruits d’été aujourd’hui ?
R : Les gens hypothèquent leur avenir de diverses manières.
De manière radicale, elles nuisent à leur corps en développant des dépendances à la drogue, à l’alcool et au tabac.
De manière plus subtile, ils peuvent hypothéquer leur santé future en souffrant d’un manque chronique de sommeil, d’un manque d’exercice et d’une mauvaise alimentation. Parfois, les gens peuvent hypothéquer leur santé future en faisant trop d’exercice ou en pratiquant des activités dangereusement extrêmes.
Sur le plan financier, on peut contracter un « prêt hypothécaire inversé » : la banque verse de l’argent chaque mois pendant un certain nombre d’années, et à l’issue de cette période, elle devient propriétaire de la maison dans son intégralité. Il arrive cependant qu’une personne ne récupère que 50 % de ce qu’elle a investi, ce qui en ferait un investissement désastreux, à moins qu’elle ne soit désespérée.
Sur le plan relationnel, elle peut trahir ou détruire une amitié de longue date pour un gain immédiat.
Sur le plan spirituel, il peut se laisser entraîner par l’occultisme ou d’autres pratiques susceptibles de permettre aux démons d’exercer une « emprise » sur lui pour le reste de sa vie.
Sur le plan du caractère, elles peuvent se laisser entraîner par la pornographie, une vie de fête ou d’autres pratiques qui peuvent également permettre aux démons d’exercer une « emprise » sur elles pour le reste de leur vie. C’est pourquoi il est si important d’élever vos enfants dans la foi en Dieu.
Q : Dans Michée 7:3, que signifie « faire le mal de ses deux mains » ?
R : Ils ne se contentaient pas de commettre quelques méfaits pour obtenir des gains matériels. Ils voulaient obtenir davantage en commettant encore plus de méfaits.
Q : Dans Michée 7:3, la dernière phrase signifie littéralement « tisser tout cela ensemble ». Comment certains oppresseurs au pouvoir tissent-ils leur filet aujourd’hui ?
R : Les opprimés sont frappés de toutes parts : par des lois injustes, par un système judiciaire trop coûteux pour eux, et par des personnes qui appliquent ces lois injustes. Des gens leur font violence, les dépouillent ou les oppriment illégalement, et ils n’ont aucun recours.
Q : Dans Michée 7:4, en quoi certaines personnes ressemblent-elles à des ronces ou à des épines ?
R : Certaines ressemblent à de jolies roses, mais on se pique aux épines quand on s’en approche. D’autres sont laides et ont aussi des épines. Les animaux se blessent la bouche s’ils viennent brouter dessus.
Q : Dans Michée 7:5, de quelle femme s’agit-il ?
R : Il s’agit de l’épouse de celui qui écoute. Le langage utilisé ici est inhabituel, suggérant une distance ou une séparation. Cela implique non seulement un manque de communication, mais indique également qu’il existe des raisons légitimes de lui cacher des informations et de ne pas lui faire confiance. C’est un triste constat sur un mariage, lorsque cette situation est réelle. Les mariages seraient ainsi en ces temps de désobéissance.
Q : Dans Michée 7:5-6, pourquoi y a-t-il souvent des conflits au sein d’une famille ?
R : Les membres d’une famille s’attendent souvent à une loyauté inébranlable et inconditionnelle. Cela peut être un choc pour eux de voir certains accorder plus d’importance à un héritage ou à l’argent qu’aux personnes avec lesquelles ils ont grandi. Les dépendances peuvent également être une source de conflits.
Q : Dans Michée 7:7-8, comment certains croyants attendent-ils Dieu dans les ténèbres, en espérant la lumière de leur salut et de leur justification ?
R : Ils peuvent être mis sous pression par d’autres. Ou bien ils peuvent traverser des épreuves liées à leur santé ou à leurs finances. Ou encore, ils peuvent être en proie au découragement, ce qui les amène à se demander si leur travail et leur ministère ont vraiment de l’importance, lorsqu’un faux prophète profère des mensonges.
Q : Dans Michée 7,14, pourquoi le bâton du berger est-il important, et en quoi Dieu possède-t-il métaphoriquement un bâton ?
R : Un bâton est courbé afin que le berger puisse sortir un mouton d’une situation difficile. Il peut également servir de gourdin contre les prédateurs.
Q : Dans Michée 7:16, qu’est-ce que le sentiment de honte, et pourquoi les gens en ont-ils parfois, et parfois pas ?
R : Les gens éprouvent de la honte lorsqu’ils sont gênés par ce qu’ils ont dit, fait, voire par ce qu’ils sont. Dans la culture chinoise, la honte signifie « avoir le visage rouge ». Mais certaines personnes ont une conscience tellement engourdie qu’elles n’ont plus aucun sens de la honte.
Q : Dans le livre de Michée, quels sont certains des manuscrits les plus anciens qui existent encore aujourd’hui ?
R : Les manuscrits de la mer Morte (300-200 av. J.-C.). On trouve deux copies du livre de Michée parmi les manuscrits de la mer Morte, appelées 4Q81 (= 4QXIIf) et 4Q82 (= 4QXIIg). Il existe également un commentaire sur Michée, appelé 1Q14 (= 1QpMic).
4Q81 contient Michée 5,1-2
4Q82 contient Michée 1,7, 12-15 ; 2,3-4 ; 3,12 ; 4,1-2 ; 5,6-7 ; 7,2-3, 20
Nahal Hever est une grotte située près d’Engedi, qui renferme un fragment des douze petits prophètes en grec (8 Hev XIIgr). On estime qu’il a été rédigé entre 50 av. J.-C. et 50 apr. J.-C. Il a été caché pendant la révolte de Bar Kokhba contre Rome. Il s’agit d’une révision de la Septante, réalisée en Judée, et presque identique au texte massorétique. Il contient Michée 1,1-8 ; 2,7-8 ; 3,5-6 ; 4,3-10 ; 5,1-6 [LXX 2-7].
Le rouleau de l’oued Murabb’at (MurXII) date d’environ 132 apr. J.-C. Il contient Michée 1, 1-16 ; 2, 1-13 ; 3, 1-12 ; 4, 1-14 ; 6, 1-7, 11-16 ; 7, 1-20.
Dans l’ensemble, les versets suivants du livre de Michée sont conservés dans les manuscrits de la mer Morte, à Nahal Hever et à Wadi Murabb’at : 1,2-5,6,7,8,9,12-15 ; 2,2-3,6,10-11 ; 3:12 ; 4:1-2,13 ; 5:1-2, 6-7,14-16 ; 7:2-3,11,20.
Les manuscrits chrétiens de la Bible, datant d’environ 350 apr. J.-C., contiennent l’Ancien Testament, y compris le livre de Michée. Le livre de Michée est complet tant dans le Vaticanus (325-350 apr. J.-C.) que dans l’Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.), où les livres des douze petits prophètes étaient placés avant celui d’Ésaïe.
Osée, Amos et Michée ne figuraient pas dans le Sinaiticus (340-350 apr. J.-C.).
Le Nouveau Testament cite Michée à deux reprises : Matthieu 2, 6 ; 10, 35-36.
Q : Quels auteurs anciens ont fait référence à Michée ?
R : Les auteurs pré-nicéens qui ont mentionné ou fait allusion à des versets de Michée sont :
Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) mentionne Michée parmi les douze [prophètes mineurs]. « Dialogue avec Tryphon le Juif », chap. 108, p. 253
Méliton/Mélète de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.)
Méliton de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.) (implicitement) mentionne l’« Ancien Testament » et en énumère les livres. Il ne cite pas individuellement les douze prophètes mineurs, mais les appelle « Les Douze ». Fragment 4 du Livre des Extraits, vol. 8, p. 759
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) a cité Michée
Irénée, Contre les hérésies, livre 3, chap. 20.4, p. 451, a cité par erreur Michée 7, 9 en l’attribuant à Amos.
Le Canon muratorien (190-217 apr. J.-C.), p. 603 (extrait), mentionne « les Écritures de l’Ancien Testament »
Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) : « Tels sont ceux dont parle le prophète Michée : “Écoutez la parole du Seigneur, vous, peuples qui vivez dans l’angoisse.” » Stromates, livre 4, chap. 26, p. 440
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) : « Par conséquent, puisque les fils d’Israël affirment que nous nous trompons en accueillant le Christ, qui est déjà venu, opposons-leur une objection tirée des Écritures mêmes, à savoir que le Christ dont il était question dans la prophétie est venu ; bien que, d’après les dates de la prophétie de Daniel, nous ayons prouvé que le Christ, dont il était question dans l’annonce, est déjà venu. Or, il lui convenait de naître à Bethléem de Juda. Car ainsi est-il écrit chez le prophète : « Et toi, Bethléem, tu n’es pas la plus petite parmi les chefs-lieux de Juda ; car de toi sortira un Chef qui paîtra mon peuple d’Israël. » [Michée 5, 2] Réponse aux Juifs, chap. 12, p. 169
Tertullien (207/208 apr. J.-C.) « Concernant le pardon des péchés, Michée dit également », et cite Michée 7, 18-19. Cinq livres contre Marcion, livre 4, chap. 10, p. 358
Hippolyte (222-235/236 apr. J.-C.) : « par lequel la Parole de Dieu, qui ne connaît pas la souffrance, a enduré la souffrance, comme en témoignent également les prophètes. Car ainsi parle le bienheureux Michée : » et cite Michée 2, 7-8. Contre l’hérésie de Noète, chapitres 13-14, p. 228
Hippolyte (222-235/236 apr. J.-C.) : « Car ainsi parle le bienheureux Michée : “La maison de Jacob a provoqué la colère de l’Esprit du Seigneur. Telles sont leurs voies. Ses paroles ne leur conviennent-elles pas, et marchent-ils dans la droiture ? Et ils se sont dressés avec hostilité contre Son visage de paix, et ils ont dépouillé Sa gloire.” » Contre l’hérésie de Noète, chap. 15, p. 229
Origène (240 apr. J.-C.) cite Michée 2, 9 en disant : « C’est ce qu’exprime l’Écriture divine ». Homélies sur Jérémie, homélie 28, chap. 5, p. 264 (traduit par Jérôme)
Origène (240-254 apr. J.-C.) (grec) « Après avoir brièvement abordé le sujet de l’inspiration divine des Saintes Écritures, il est nécessaire de passer à l’examen de la manière dont elles doivent être lues et comprises, … » puis il fait référence à Zacharie 9, 10 ; Ésaïe 7, 15 ; Ésaïe 11, 6-7 ; Jérémie 15, 14 ; Exode 20, 5. Il cite 1 Samuel 15, 11 ; Ésaïe 45, 7 ; Amos 3, 6 ; Michée 1, 12, ainsi qu’une partie de 1 Samuel 16, 14 ; 18, 10. Origen dit ensuite : « et d’innombrables autres passages comme ceux-ci — ils n’ont pas osé douter qu’il s’agisse là des Écritures de Dieu » ; Origène, Contre Celse, livre 6, chap. 47, p. 595
Origène (225-254 apr. J.-C.) : « Le prophète Michée le prouvera lorsqu’il dira », et il cite Michée 6, 8. *De Principiis* [en grec], livre 3, chap. 1.6, p. 305
Traité contre Novatien (vers 248-258 apr. J.-C.), chap. 12, p. 661, cite Michée 7, 8-10 comme provenant du Saint-Esprit.
Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) cite Michée 6, 6-9 ; 7, 14-18 comme provenant de « Michée » dans le Traité 12, troisième chapitre, p. 541.
Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) fait référence à Michée comme à une Écriture.
Méthode d’Olympe et de Patara (270-311/312 apr. J.-C.) cite Michée 4, 4 en l’attribuant à Michée. *Le Banquet des dix vierges*, discours 10, p. 350
Athanase (vers 318 apr. J.-C.) cite la moitié de Michée 4, 3 (qui est identique à Ésaïe 2, 4). Sur l’Incarnation du Verbe, chap. 52
Lactance (vers 303-vers 325 apr. J.-C.) : « Car Michée a annoncé qu’Il donnerait une nouvelle loi, en ces termes : “La loi sortira de Sion, et la parole du Seigneur de Jérusalem. Et Il jugera parmi de nombreux peuples, et réprimandera les nations puissantes.” » Les Institutions divines, livre 4, chap. 17, p. 118
Après Nicée (325 apr. J.-C.) :
Athanase d’Alexandrie (367 apr. J.-C.) (Implicite, car il mentionne les douze prophètes) « Il y a donc, dans l’Ancien Testament, vingt-deux livres au nombre ; […] puis les Prophètes, les douze étant comptés comme un seul livre… » Lettre pascale d’Athanase n° 39, chap. 4, p. 552.
Synopsis Scripturae Sacrae (350-370 apr. J.-C.)
Éphraïm le Syrien (350-378 apr. J.-C.)
Basile de Cappadoce (357-378/379 apr. J.-C.) cite la moitié de Michée 2, 7. Sur l’Esprit, chap. 50, p. 31
Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) mentionne les livres des prophètes, tant ceux des Douze que ceux des autres. Michée 3, 8 comme dans Michée, Joël 2, 28 comme dans Joël, Aggée 2, 4 comme dans Aggée, Zacharie 1, 6 comme dans Zacharie. Conférences catéchétiques, conférence 16.29, p. 122
Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.)
Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.)
Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.) cite Michée 7, 1-3 comme étant du prophète Michée. Commentaire sur Zacharie 12, p. 294
Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.)
Rufin (373-406 apr. J.-C.)
Jean Chrysostome (-407 apr. J.-C.) fait référence à Michée 6, 1 comme étant de Michée. Commentaire sur les Romains, Homélie 5, p. 366
Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres de l’Ancien Testament. Il aborde plus particulièrement la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, le Pentateuque, Job, Jésus fils de Nave [Josué], les Juges, Ruth, Samuel, les Rois (2 livres), les douze prophètes, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Esther, Esdras, Néhémie. Lettre 53, chapitres 7-8, p. 99-101.
Concile de Carthage (393-419 apr. J.-C.) (sous-entendu)
Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.) cite Michée 6, 6-8 dans *La Cité de Dieu*, livre 10, chap. 5, p. 183. Il mentionne Michée dans *La Cité de Dieu*, livre 17, chap. 30, p. 376.
Parmi les hérétiques et les livres apocryphes
Tatien (mort en 172 apr. J.-C.) cite Michée.
Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.) a rédigé un commentaire complet sur Michée, dont nous disposons encore aujourd’hui.
Après Nicée, d’autres auteurs se sont également exprimés.
Q : Dans Michée, quelles sont certaines des différences de traduction entre l’hébreu et la Septante grecque ?
R : Voici quelques-unes des différences de traduction tirées de Michée 1, 1-10 ; le premier texte est en hébreu et le second provient de la traduction grecque de la Septante, sauf indication contraire.
Mi 1, 1 « de Moresheth » (textes massorétiques) contre « fils de Moresheth » (Septante)
Mi 1, 2 « Que les peuples entendent » (textes massorétiques) vs « écoutez [ces] paroles, vous, les peuples » (Septante)
Mi 1, 2 « témoigne contre vous » (textes massorétiques) vs « parmi vous, en témoignage » (Septante)
Michée 1:4 « les montagnes fondront » (textes massorétiques) contre « les montagnes seront ébranlées » (Septante)
Mi 1,4 « les vallées se fendront » (textes massorétiques) contre « les vallées fondront » (Septante)
Mi 1,6 « ruines des champs » (textes massorétiques) contre « grenier des fruits des champs » (Septante)
Michée 1:7 « les images taillées seront brisées en morceaux » (textes massorétiques) contre « ils mettront en pièces toutes les images taillées » (Septante)
Mi 1,7 « tous ses dons [ou sa prostitution] seront brûlés par le feu » (textes massorétiques) contre « tout ce qu’elle a loué, ils le brûleront par le feu » (Septante)
Mi 1,7 : « Ils reviendront à la récompense d’une prostituée. » (textes massorétiques) contre « Elle a amassé [des richesses] grâce aux gains de la fornication » (Septante)
Mi 1, 8 « Je gémirai et hurlerai ; j’irai déchaussée et nue ; je pousserai des gémissements comme ceux des chacals » (textes massorétiques) vs. « Elle se lamentera et gémira, elle ira pieds nus, et, nue, elle poussera des lamentations semblables à celles des serpents » (Septante)
Mi 1, 8 : « filles d’autruches » (textes massorétiques) contre « filles de sirènes » (Septante)
Mi 1, 9 « Ses blessures sont incurables » (textes massorétiques) contre « Son fléau est devenu grave » (Septante, syriaque, Vulgate)
Mi 1,10 « Ne l’annoncez pas à Gath ; ne pleurez pas amèrement dans la maison de Léaphrah, ne vous roulez pas dans la poussière. » (textes massorétiques) contre « Vous (pluriel) qui êtes à Gath, ne vous enorgueillissez pas, et vous, les Énakim, ne reconstruisez pas [à partir des ruines] de la maison pour vous moquer : saupoudrez de la poussière [à la place de] vos rires. » (Septante)
Mi 2, 6 « Ils ne rendront pas insulte pour insulte » (textes massorétiques) vs. « Il n’ôtera pas les reproches » (Septante) vs. « Il n’acceptera pas la honte » (Vulgate)
Mi 3, 2 « les hacher comme dans une marmite » (textes massorétiques) vs. « les hacher comme de la viande dans une marmite » (Septante)
Mi 4,10 « et je » (textes massorétiques) vs « et [vous] » (Septante, syriaque, Targum)
Mi 5,5 « Les Assyriens […] fouleront nos palais » (textes massorétiques) contre « Les Assyriens […] fouleront notre sol » (Septante)
Mi 6,13 « ont rendu malades » (textes massorétiques) contre « ont commencé » (Septante, Théodotion, syriaque, Vulgate). (Techniquement, il ne s’agit pas d’une variante manuscrite, car les consonnes sont identiques et, à l’origine, les voyelles n’étaient pas écrites.)
Mi 6,14 « La famine sera au milieu de vous » (textes massorétiques) vs. « Vous saisirez » (Targum, Vulgate) vs. « les ténèbres seront sur vous » (Septante)
Mi 6,16a « les statuts/lois d’Omri sont observés » (textes massorétiques) contre « vous avez observé les statuts/lois d’Omri » (Septante, syriaque, Vulgate, Targum)
Mi 6, 16b « l’opprobre/le mépris de/qui revient à mon peuple » (textes massorétiques, Targum, Vulgate) contre « l’opprobre/le mépris de/qui revient aux nations » (Septante)
Mi 7,19 « rejette tous leurs péchés » (textes massorétiques) contre « rejette tous nos péchés » (Septante, syriaque, Vulgate, Targum)
Bibliographie relative à cette question : la traduction hébraïque est tirée de *Literal Translation* de Jay P. Green et la version de la Septante provient de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée *The Septuagint : Greek and English*. Le *Commentaire biblique de l’Expositor* ainsi que les notes de bas de page des Bibles NASB, NIV, NKJV et NRSV ont également été utilisés.
Sauf indication contraire, les citations bibliques sont tirées de *The Holy Bible, Berean Standard Bible* (BSB), qui a été placée dans le domaine public : https://berean.bible