< Question biblique sur Nahum

Q : Quel est le plan général du livre de Nahum ?

R : Voici un aperçu.

1 Le juge de Ninive

2 Le jugement de Ninive : Dieu peut anéantir l’orgueil

3 La justice poétique de Ninive

Q : Dans Nah 1,1, qui est Nahum ?

R : Nous ne savons rien de Nahum, si ce n’est qu’il était originaire d’Elkos.

Q : D’après Nah 1,1, quand le livre de Nahum a-t-il été écrit ?

R : Nahum 3:8 mentionne que Thèbes (également appelée No) était déjà détruite. Comme Thèbes a été détruite en 663 av. J.-C. et reconstruite en 654 av. J.-C., le livre de Nahum a très probablement été écrit entre ces deux dates. À titre de référence, Ninive fut détruite en août 612/611 av. J.-C. Cette date est calculée à partir de la Chronique babylonienne, qui indique que Ninive tomba au cours de la 14e année du règne de Nabopolassar.

Autre élément plaidant en faveur d’une date comprise entre 663 et 654 av. J.-C. : les descriptions de Ninive dans Nahum 1,13,15 ; 2, 1 et 3 ne correspondent pas au déclin ultérieur de Ninive sous le règne des fils d’Assurbanipal, Assur-etil-ilani (626-623 av. J.-C.) et Sin-shar-ishkun (623-612 av. J.-C.). De plus, on pourrait s’attendre à ce que Nahum mentionne les conquérants de Ninive : les Mèdes et les Babyloniens, mais ce n’est pas le cas. Les Mèdes ne devinrent une nation indépendante qu’en 645 av. J.-C., et l’Empire néo-babylonien ne vit le jour qu’en 626 av. J.-C.

Q : Dans Nah 1,1, où se trouvait Elkosh, le village de Nahum ?

R : Le livre de Nahum lui-même ne donne aucun indice sur le lieu de résidence de Nahum, si ce n’est qu’il était originaire d’Elkosch. Nahum :

a) vivait-il parmi les Israélites emmenés en captivité,

b) vivait-il parmi les Israélites restés en Israël, ou

c) vivait-il dans le royaume méridional de Juda ?

Bien qu’il n’y ait pas de consensus, cette question a fait l’objet de nombreuses études. Il existe plusieurs hypothèses quant à l’emplacement d’Elkosh.

À 45 km au nord-est de Ninive : le village chrétien actuel d’Alqush (Al-Qush/Al Qosh/Elkosh), en Irak, abrite le site de la tombe de Nahum, qui se présente sous la forme d’un simple coffret en plâtre. Alqush se trouve sur la rive est du Tigre, au nord de Ninive et au nord-ouest de Khorsabad. Pourquoi un Israélite aurait-il vécu près de Ninive ? La réponse est que Nahum a vécu après la déportation des Israélites par les Assyriens en 722 av. J.-C., car Nahum mentionne un événement passé, à savoir la destruction de Thèbes en Haute-Égypte (663 av. J.-C.). Des auteurs juifs du XVIe siècle ont également affirmé qu’Elkosh se trouvait à cet endroit.

De plus, les archives assyriennes mentionnent Al-Qush. Le site (aujourd’hui disparu) http://alqush.com/_wsn/page5.html indique : « En effet, la première mention d’Alqush remonte à l’époque de Sinhareeb [Sennachérib], en 750 av. J.-C. [sic], comme en témoigne la fresque murale découverte à l’intérieur du palais de Sinharib, à Tel Qwenjeq (la colline de Qwenjeq), à Mossoul. Derrière cette fresque, la phrase « Ce rocher a été apporté de la montagne d’Alqush » est gravée ; de plus, plusieurs sites au sein même d’Alqush portent encore des noms purement assyriens, par exemple le quartier de Sainna (qui signifie « le quartier de la Lune ») et Bee Siinnat, une plaine située au sud d’Alqush. À environ trois kilomètres à l’ouest d’Alqush se trouvent les ruines bien connues de Shayro Meliktha, répertoriées sur la carte des ruines irakiennes comme un temple assyrien orné d’une sculpture représentant Sennachérib bandant une flèche avec son arc.

Les habitations en pierre d’Alqush s’étendent le long des versants de la montagne jusqu’à l’extrémité de son plateau. Elles présentent des décorations similaires à celles de toutes les autres colonies assyriennes du plateau de Ninive,… » Voir http://alqush.com pour une histoire détaillée d’Al-Qush.

Nord de la Galilée, près de Rama : Eusèbe de Césarée (qui s’épanouit vers 325 apr. J.-C.) pensait qu’elle se trouvait près de Rama. Au début de son commentaire sur Nahum (rédigé en 392 apr. J.-C.), Jérôme écrit : « Elkosh était situé en Galilée, puisqu’il existe encore aujourd’hui, dans le nord de la Galilée, un village appelé Elcesi (ou Elcesei/Hilkesei/Helkesaei/Elkoseh), un tout petit village en effet, dont les ruines ne recèlent pratiquement aucune trace de bâtiments antiques, mais qui est bien connu des Juifs et qui m’a également été indiqué par mon guide. » Il faisait peut-être référence à l’actuel el-Kauzah. Cependant, lorsque les pharisiens, dans Jean 7, 52, dirent : « Renseignez-vous, et vous verrez qu’il ne sort aucun prophète de Galilée », ils devaient ignorer toute tradition selon laquelle Nahum serait originaire de Galilée.

Selon certaines hypothèses, Capharnaüm pourrait signifier « village de Nahum » (kepar/kephar Nahum). Ce point de vue repose uniquement sur une similitude linguistique, car je ne connais aucun auteur chrétien ou juif des premiers temps qui ait établi un lien entre Capharnaüm et le prophète Nahum.

À titre d’exemple de similitude de nom sans lien réel, il existait une idole édomite nommée Qaush, et certains rois édomites portaient le nom de cette idole ; d’un point de vue linguistique, cela pourrait situer Elkosh dans le sud d’Israël ou en Jordanie. Il existait également une idole assyrienne nommée Kosh, ce qui, d’un point de vue linguistique, pourrait situer Elkosh en Assyrie. Les preuves linguistiques peuvent donc étayer de nombreuses théories.

Il n’existe par ailleurs aucun autre cas où une ville aurait été rebaptisée du nom d’un prophète parce qu’elle était son lieu de naissance ; si cette théorie était vraie, Nahum serait donc un cas unique.

Sud de Juda, à 58 kilomètres au sud-ouest de Jérusalem, sur le territoire de la tribu de Siméon. Elle pourrait également se situer dans le sud de la Judée, près de Beth-Gabre ou de l’actuelle Beit-Jibrin, entre Jérusalem et Gaza.

Près de Begabar : le *De Vitis Prophetarum* du Pseudo-Épiphane (vers 315-403 apr. J.-C.) indique que Nahum venait d’« Elkesei, au-delà du Jourdain, vers Begabor, et qu’il était de la tribu de Siméon ». Nestlé a démontré que les mots « au-delà du Jourdain » constituent probablement une glose, et que Begabor doit en réalité se lire Betogabra, l’actuelle Beit Jibrin, dans le sud de la Palestine. http://bible-history.com/isbe/E/ELKOSHITE/ « Le pseudo-Épiphane le situe près de Begabar en Syrie, l’actuel Beit Jibrin », selon l’Anchor Bible Dictionary, vol. 2, p. 476. Ainsi, cette interprétation est fondamentalement équivalente à la précédente.

Quoi qu’il en soit, notez que tout cet intérêt pour Elkosh est dû au prophète Nahum, et qu’il y a là une leçon à tirer. Dans votre cheminement chrétien, votre honneur tient-il simplement à vos origines, ou, comme Nahum, rendez-vous honneur à votre lieu d’origine où que vous soyez ?

Q : Dans Nah 1,2, pourquoi la première chose qui sort de la bouche de Nahum est-elle une déclaration selon laquelle Dieu est jaloux ?

R : Il s’agit d’un attribut très important de Dieu qu’ils négligeaient. Sophonie 1,18 et 3,8, écrits à peu près à la même époque, mentionnent également que Dieu est jaloux.

Q : Dans Nahum 1:2, comment un Dieu d’amour peut-il se mettre en colère ?

R : Bien que cela puisse sembler contradictoire avec la vision « amour = Dieu » que beaucoup de gens ont à tort, cela n’est pas en contradiction avec le Dieu de la Bible. Romains 11, 22 nous invite à considérer à la fois la bonté et la sévérité de Dieu.

Q : Dans Nahum 1:2, comment Dieu peut-il être jaloux, vengeur et plein de colère, alors qu’Ésaïe 27:4 (KJV) dit qu’il n’y a pas de fureur en Dieu ?

R : Parfois, un bon parent est doux, et parfois, un bon parent se met en colère, surtout si quelqu’un s’en prend à ses enfants. Mais cela ne signifie pas pour autant que ce parent soit contradictoire. Dieu possède à la fois un grand amour et une grande fureur. Romains 11:22a dit : « Considère donc à la fois la bonté et la sévérité de Dieu. » Dieu a une grande colère envers le péché, mais aussi un grand amour envers ses enfants.

Souvent, lorsqu’on lit la Bible, il faut tenir compte non seulement du verset en question, mais aussi des versets qui le précèdent et le suivent dans le chapitre. Dans ce cas précis, Ésaïe 27:1 dit que l’Éternel « prendra son épée tranchante, grande et puissante », et Ésaïe 27:8 dit qu’Il l’a emportée « par un vent violent ».

Je serais quelque peu surpris si vous pensiez que seuls ces deux versets montrent ce que l’on pourrait appeler « l’équilibre » entre Dieu qui est amour et Dieu qui est colère. En réalité, ces deux concepts sont très courants tout au long des Écritures, de nombreux livres de la Bible présentant ces deux facettes.

Voici quelques versets qui montrent le côté aimant et tendre de Dieu : Genèse 21, 17-21 ; Exode 14, 29-31 ; Deutéronome 2, 7 ; Psaume 91, 1-4 ; Ésaïe 57, 18-19 ; Jérémie 29, 11-15 ; Lamentations 3, 31-33 ; Ézéchiel 20:44 ; Sophonie 3:17 ; Matthieu 23:37 ; Marc 10:45 ; Luc 15:22-24 ; Jean 10:11 ; Romains 11:23 ; 2 Corinthiens 1:3-9 ; Galates 4:6-7 ; Éphésiens 2:5-6 ; Philippiens 2:1 ; 1 Thessaloniciens 5:10 ; 1 Timothée 1:12-14 ; Hébreux 4:15-16 ; Jacques 2:13 ; 1 Pierre 2:23-25 ; 2 Pierre 1:3 ; 1 Jean 4:8-10 ; Apocalypse 21:4

Voici quelques versets qui montrent le côté courroucé et furieux de Dieu : Genèse 19, 1-29 ; Exode 14, 26-28 ; Deutéronome 32, 22-25 ; Psaume 76, 7 ; Ésaïe 57, 17, 20-21 ; Jérémie 6, 19 ; Lamentations 2, 17 ; Ézéchiel 8:18 ; Habacuc 3:5-15 ; Nahum 1:6 ; Matthieu 23:33 ; Marc 11:14, 21 ; Luc 10:13-15 ; Jean 8:24 ; Romains 11:21 ; 1 Corinthiens 10:8 ; Galates 1:9 ; Éphésiens 2:3b ; Philippiens 3:19 ; 1 Thessaloniciens 5:3 ; 2 Thessaloniciens 1:6, 8-9 ; Hébreux 3:17 ; Jacques 5:1-3 ; 1 Pierre 3:20 ; 2 Pierre 2:13 ; Jude 6-7 ; Apocalypse 2:22-23

Voici un troisième point qui pourrait vous sembler paradoxal : il arrive parfois que la volonté révélée de Dieu, ses actions et ses sentiments envers les hommes changent lorsque leur volonté et leurs actions changent. Genèse 20, 3-7 ; Deutéronome 28, 1-14 vs 28, 15-68 ; Ézéchiel 33, 12-20 ; Jonas 3.

« Qui est un Dieu comme toi, qui pardonne l’iniquité et passe outre à la transgression du reste de son héritage — qui ne garde pas sa colère pour toujours, car il se réjouit de l’amour fidèle ? Il aura de nouveau compassion de nous ; il effacera nos iniquités. Tu jetteras tous nos péchés dans les profondeurs de la mer. » Michée 7:18-19

Soit dit en passant, qualifier cela d’« équilibre » à deux facettes est quelque peu réducteur. Il s’agit plus précisément d’un « tabouret à trois pieds », dont le troisième pied est la sainteté de Dieu.

Q : Dans Nahum 1:3 et Romains 2:6, puisque Dieu ne laissera en aucun cas le coupable impuni, pourquoi Dieu pardonne-t-il ?

R : Quelle qu’en soit la raison, je suis heureux que Dieu pardonne. Ézéchiel 18 et 2 Pierre 3:8-9 montrent que, bien que Dieu détruise les méchants, il ne prend pas plaisir à leur mort. Au contraire, Dieu se réjouit s’ils se détournent de leur méchanceté et vivent.

Q : Dans Nahum 1:4, pourquoi Dieu réprimande-t-il la mer ?

R : Dieu peut agiter les vagues, comme Il l’a fait lorsque Moïse et les Israélites ont traversé la mer Rouge. Cela pourrait également faire référence au fait que Dieu assèche la mer. Quoi qu’il en soit, Dieu remuera ciel et terre pour accomplir Sa volonté.

Q : Dans Nahum 1, 5-6, quand cette destruction aura-t-elle lieu ?

R : Il s’agit de la destruction mentionnée dans le livre de l’Apocalypse. À l’instar du livre de Sophonie, le livre de Nahum commence par évoquer la grande destruction qui aura lieu pendant la tribulation, puis aborde ensuite la destruction qui est sur le point de survenir à l’époque de Nahum.

Q : Dans Nahum 1:8, comment Dieu poursuit-Il Ses ennemis dans les ténèbres ?

R : La destruction de Ninive s’est produite de nuit. En général, les ennemis de Dieu sont frappés tant par les ténèbres de l’esprit que par les ténèbres physiques.

Q : Dans Nah 1,14, puisque Dieu va anéantir les idoles, pourquoi y avait-il encore des idoles à l’époque de Paul, comme le mentionne 1 Co 10,19-20 ?

R : Nahum 1:14 fait référence aux Ninivites. Les idoles des temples assyriens avaient disparu, mais, telles des mauvaises herbes, de nombreuses idoles ont surgi ailleurs.

Q : Dans Nahum 1:15, comment se fait-il que les méchants ne traverseraient plus jamais Juda ?

R : Bien que les Babyloniens et les Romains aient envahi Juda par la suite, ce peuple méchant en particulier, les Assyriens, ne causerait plus jamais de troubles à Juda.

Q : Dans Nah 2, que savons-nous de la ville de Ninive ?

R : Ninive était construite sur la rive est du Tigre, à l’endroit où la rivière Khosr s’y jette. Les archéologues ont mené des fouilles approfondies dans la ville. Les remparts de Ninive étaient si imposants qu’une personne a déclaré que si Ninive avait été située entre la France et l’Allemagne pendant la Première Guerre mondiale, elle aurait résisté à toutes les attaques de l’un ou l’autre camp.

Q : Dans Nahum 2, lorsque nous voyons des gens d’une violence perverse, quelle devrait être notre attitude ?

R : Notre instinct ne devrait pas être de lutter ou d’avoir peur, mais de leur témoigner de l’amour. Jésus est mort pour les âmes perdues, et elles ont autant besoin de l’Évangile que n’importe qui d’autre. Mais cet amour devrait être mêlé de crainte, c’est-à-dire la crainte de la justice vengeresse de Dieu à leur égard s’ils ne se repentent pas.

Q : Dans Nahum 2:1, pourquoi Dieu, par l’intermédiaire de Nahum, conseille-t-il aux Ninivites de faire quelque chose qui ne leur apportera aucun bien ?

R : Dieu utilise ici l’ironie. Les Assyriens forçaient les rois vaincus à adorer leurs dieux, et ils avaient une confiance absolue en leur propre force. Le vrai Dieu leur dit en substance : « Allez-y, faites de votre mieux, car je vais m’en prendre à vous. Et au fait, bonne chance à vos troupes qui défendent les remparts, quand ceux-ci seront écrasés par un immense mur d’eau. »

Q : Dans Nahum 2:3, en quoi les boucliers étaient-ils rouges ?

R : Les soldats assyriens portaient du bleu ; ainsi, l’expression « ses vaillants hommes » désigne l’attaquant de Nahum 2:1. Leurs boucliers et leurs vêtements étaient très probablement teints en rouge. Des siècles plus tard, l’historien Xénophon décrivait les soldats perses comme vêtus d’écarlate (Cyropédie 6.4.1). Les soldats babyloniens étaient généralement vêtus de rouge, et les Mèdes d’écarlate. (Plus tard, les Romains portaient également du rouge.)

Il est peu probable qu’ils aient été teintés de rouge par le sang après avoir été utilisés au combat. La Septante et la version syriaque se sont très probablement trompées en traduisant cela par « les cavaliers vont et viennent ».

Q : Dans Nah 2,3-8 ; 3,13-15, quel est le rapport entre les fleuves en crue et la destruction du palais avec Ninive ?

R : Ninive fut en partie détruite lorsque de fortes pluies provoquèrent la crue du fleuve Khosr, qui fit céder une partie des remparts de la ville.

Nahum 1, 8 ; 2, 6, 8 : Ninive serait détruite par un déluge. Diodore de Sicile (vers 20 av. J.-C.) a écrit qu’au cours de la troisième année du siège, de fortes pluies avaient provoqué la crue du fleuve Khosr et la rupture d’une partie des remparts.

Nahum 1:8 Les Assyriens seraient poursuivis dans les ténèbres. L’attaque finale contre Ninive eut lieu de nuit. De nombreux soldats assyriens s’enfuirent pendant la nuit.

Nahum 1:9,14 Ninive ne serait jamais reconstruite. De nombreuses cités antiques furent reconstruites, mais pas Ninive.

Nahum 1:10 ; 2:13 ; 3:15 Ninive serait détruite par le feu. Le temple fut incendié, et les archéologues ont mis au jour une couche de cendres de deux pouces d’épaisseur.

Nahum 1:10 ; 3:11 À la fin, les Ninivites seraient ivres. Diodore de Sicile a écrit que le roi assyrien avait distribué de la nourriture et du vin, et que cette nuit-là, alors que les hommes étaient ivres, l’attaque eut lieu.

Nahum 1:14 Les images sculptées et les idoles moulées de Ninive seraient détruites. Les archéologues R. Campbell Thompson et R.W. Hutchinson ont indiqué que la statue de la déesse Ishtar gisait décapitée.

Nahum 2:8 Les Ninivites tenteraient de s’échapper. Diodore rapporte que le roi envoya ses trois fils et ses deux filles en Paphlagonie pour qu’ils se sauvent. De même, après la chute de Ninive, l’armée assyrienne qui avait survécu s’enfuit vers l’ouest, à Harran, avant d’être finalement anéantie.

Nahum 2:9-10 Il y aurait des pillages et des saccages. La Chronique babylonienne rapporte qu’« ils emportèrent de la ville d’énormes quantités de butin, innombrables ».

Nahum 3:3 De nombreux Assyriens seraient tués. Selon Diodore, ils furent si nombreux à périr que le fleuve se teinta de rouge sur une distance considérable.

Nahum 3:12 Les forteresses périphériques seraient facilement prises. La Chronique babylonienne indique que les forteresses commencèrent à tomber en 614 av. J.-C.

Nahum 3:13 La porte de la ville serait détruite. Dans son ouvrage *Histoire de l’Assyrie*, Olmstead indique que l’attaque principale fut lancée depuis le nord-ouest contre la porte d’Hatamti.

Nahum 3:14 Les Ninivites prépareraient des briques et du mortier pour des réparations d’urgence. A.T. Olmstead indique qu’au sud de la porte, les douves sont encore remplies de fragments de pierres et de briques de boue.

Nahum 3:17 Les officiers ninivites allaient se décourager et s’enfuir. La Chronique babylonienne rapporte que l’armée assyrienne s’est enfuie devant le roi.

Q : Dans Nah 2:8-9, en quoi « les trésors » d’argent et d’or étaient-ils « sans fin » ?

R : Il s’agit d’une hyperbole pour décrire les quantités considérables dont ils disposaient. À titre d’exemple, les Assyriens recevaient chaque année 12 000 chevaux et 2 000 têtes de bétail de la part d’un seul peuple, les Nairi.

Q : Dans Nahum 2:10, comment le cœur des Assyriens va-t-il fondre ?

R : Alors qu’ils comptaient jusqu’à récemment sur leur armée, leurs défenses et leur richesse, leur sécurité s’est soudainement envolée, et bientôt leurs familles et leurs vies disparaîtraient elles aussi. Ils savaient qu’ils pouvaient s’attendre à recevoir la même mesure de miséricorde qu’ils avaient eux-mêmes accordée aux autres — oh oh !

Q : Pourquoi Nahum 2, 11-13 parle-t-il de lions ?

R : Presque tous les empires ont un symbole qui les caractérise, et les Assyriens se considéraient comme des lions. Les rois assyriens aimaient chasser les lions du Moyen-Orient, qui étaient souvent représentés dans l’art assyrien.

Q : Dans Nahum 2, 11-12, la violence est-elle toujours répréhensible ? Qu’en est-il des policiers ou de la légitime défense ?

R : Non. Les policiers recourent à la violence lorsque cela s’avère nécessaire. Tous les présidents américains, depuis avant la Seconde Guerre mondiale, ont ordonné des opérations militaires. Dans la Bible, Barak, Gédéon, Josaphat et d’autres ont mené des armées au combat sans être réprimandés par Dieu. Comme le dit le dicton bien connu : « Nous dormons en sécurité la nuit parce que des hommes robustes sont prêts à recourir à la violence contre ceux qui voudraient nous faire du mal. »

Q : Dans Nahum 3:1, en quoi Ninive était-elle une « ville de sang » ?

R : Dans l’Antiquité, on pouvait comparer les Assyriens aux nazis d’une époque plus récente en raison de leurs pratiques de torture, de leur cruauté et de leurs tactiques militaires. L’Empire était fondé sur l’oppression, et ils réprimaient constamment les rébellions. À l’inverse, l’Empire perse accordait une certaine tolérance à ses sujets, et il y avait peu de rébellions au sein de cet empire (à l’exception des cités grecques et des Égyptiens).

Quant à savoir si les Assyriens étaient vraiment si cruels, laissons le roi Assurnasirpal II (883-859 av. J.-C.) parler pour sa propre « défense ».

« Je les ai massacrés ; avec leur sang, j’ai teint la montagne en rouge comme de la laine… J’ai coupé la tête de leurs guerriers et j’en ai fait une colonne face à leur ville ; j’ai brûlé leurs jeunes hommes et leurs jeunes filles dans le feu. … J’ai détruit, j’ai démoli, j’ai brûlé. J’ai fait prisonniers leurs guerriers et je les ai empalés sur des pieux devant leurs villes. … J’ai écorché les nobles, tous ceux qui s’étaient rebellés, et j’ai étalé leurs peaux sur les tas [de cadavres]… J’ai brûlé dans le feu un grand nombre de captifs. J’en ai pris beaucoup vivants ; à certains, j’ai coupé les mains jusqu’au poignet, à d’autres, j’ai coupé le nez, les oreilles et les doigts ; j’ai crevé les yeux de nombreux soldats. » (Extrait de *TimeFrame 1500-600 av. J.-C.* (Time-Life Books) et de *The Bible Knowledge Commentary : Old Testament*, p. 1494.) D’autres chefs assyriens se sont vantés de la même manière, mais il n’est probablement pas nécessaire d’aller plus loin.

Q : Dans Nahum 3:5, puisque Dieu est pur, pourquoi autorise-t-il la nudité ici ?

R : Dieu parle de manière symbolique : il dépouille la ville de Ninive et expose sa honte.

Q : Dans Nah 3,8 et Ez 30,15, où se trouvait Thèbes (en hébreu, « No ») ?

R : « No Amon » était un autre nom de Thèbes, une grande ville d’Égypte. Elle était également surnommée « La Cité » par les Égyptiens. Le mot égyptien pour « village » était niwt, que les Hébreux ont transformé en No. Le nom hébreu complet, No-Amon, signifiait « ville/village d’Amon ». Elle comptait sur l’aide de Put et de Lubim, mais aucune aide ne vint. Nahum parle de No comme d’une ville déjà détruite, et Thèbes fut détruite en 663 av. J.-C. La ville de Thèbes fut reconstruite en 654 av. J.-C.

Q : Dans Nahum 3:13, pourquoi le peuple était-il comparé à des femmes ?

R : À cette époque, les combats exigeaient une grande force physique, et les femmes étaient souvent considérées comme des guerrières plus faibles.

Q : Dans Nah 3,16, comment l’Assyrie a-t-elle multiplié le nombre de ses marchands ?

R : Elle disposait de nombreux commerçants pour acheter des marchandises grâce à tous les tributs que l’Assyrie recevait continuellement de ses sujets conquis. À titre d’exemple, les Assyriens recevaient chaque année 12 000 chevaux et 2 000 têtes de bétail d’un seul peuple, les Nairi.

Q : Dans Nahum 3:16, y avait-il quelque chose de répréhensible à ce que Ninive multiplie le nombre de ses marchands ?

R : En général, les marchands ne posent pas de problème, mais c’était le cas à Ninive. Les marchands faisaient commerce des tributs excessifs qu’ils prélevaient sur leurs sujets conquis. Voir la question précédente pour un exemple.

Q : Dans Nah 3,18, comment les bergers assyriens sommeillaient-ils ?

R : Cette expression poétique est fascinante. La région montagneuse de l’Assyrie était propice à l’élevage des moutons. Il ne fait aucun doute que de nombreux Assyriens des générations passées étaient bergers, avant que la plupart des hommes assyriens ne deviennent des guerriers. Les bergers somnolaient dans le sens où ils ne s’intéressaient plus vraiment à la garde des moutons. De plus, tout comme un berger endormi ne surveille pas ses moutons, personne ne veille sur l’Assyrie pour la protéger de sa ruine.

Q : Dans Nahum 3:19, pourquoi Dieu évoque-t-il la cruauté des Assyriens, alors que la plupart des conquérants étaient cruels ?

R : Les Assyriens étaient particulièrement cruels. Il existe des sculptures assyriennes conservées représentant des esclaves enchaînés dont les yeux sont picorés par des oiseaux. Ils avaient une conception bien différente de ce qu’était le bon art. Les Assyriens écrivaient avec fierté qu’ils mutilaient, écorchaient et brûlaient vifs leurs adversaires. Salmanazar III a érigé une pyramide de têtes. Dans l’ensemble, le règne d’Assurbanipal (669-626 av. J.-C.) fut l’un des plus cruels. Entre autres choses, Assurbanipal fit passer une chaîne de chien à travers la mâchoire d’un roi capturé et le fit vivre dans un chenil. Les peuples assujettis payaient un tribut exorbitant pour avoir le privilège de rester en vie. Pour une raison étrange, les Assyriens connurent de nombreuses révoltes. On pourrait supposer qu’en fin de compte, Dieu les trouvait eux aussi révoltants.

Q : Dans Nahum 3:19, quelle est la différence entre être méchant et être cruel ?

R : La différence réside dans la gravité de ce qui a été infligé à quelqu’un. On peut les considérer comme différents degrés d’une même chose.

Q : Dans Nahum 3:19, quels sont les différents types de méchanceté ou de cruauté ?

R : Il en existe au moins quatre.

Non intentionnelle : soit la personne ne savait pas, soit elle a négligemment omis de s’en informer. Une mère est sortie avec sa petite fille pour aller chercher le courrier dans sa boîte aux lettres, située dans son jardin, au bord d’une rue très fréquentée. Sa fille lui a demandé si elle pouvait traverser la rue à ce moment-là. Les yeux rivés sur le courrier, sans lever la tête et sans réfléchir, la mère a répondu : « Bien sûr. » La fillette s’est avancée et a été renversée et tuée. Le courrier n’était pas si important pour la mère ; elle n’y pensait tout simplement pas.

Moyen inévitable pour parvenir à une fin : la personne ne voulait pas se montrer cruelle, mais c’était inévitable (et cela en valait la peine à ses yeux) pour atteindre son objectif. J’ai lu que de nombreuses prostituées au Japon se rendent dans des temples shintoïstes avec de grandes peluches. Elles veulent laisser un cadeau au bébé qu’elles ont avorté, en se disant que dans l’au-delà, le bébé pourrait peut-être, d’une manière ou d’une autre, prendre plaisir à jouer avec cette peluche. C’est peut-être leur façon d’essayer d’atténuer leur sentiment de culpabilité. Lorsque ce que vous considérez comme une bonne fin implique des moyens qui déshonorent Dieu, alors vous ne devriez pas poursuivre cette fin, ou du moins pas de cette manière.

Insensibilité : ils étaient conscients du mal que cela causerait à autrui, mais ils se moquaient bien de ces personnes. De nombreux maris et épouses ont été séparés définitivement par les propriétaires d’esclaves du Sud. Ces derniers n’essayaient pas d’être méchants ; ils n’essayaient pas non plus d’être gentils. Ils s’en moquaient tout simplement.

Plaisir malveillant : ils tiraient du plaisir du mal causé à autrui. Il existait une tribu qui décapitait les hommes qu’elle vainquait, violait ou épousait leurs épouses, mais forçait la femme à porter autour du cou la tête de son mari assassiné. Cette tribu était connue sous le nom de « Britanniques en Australie ». Voir https://trove.nla.gov.au/newspaper/article/274364805, https://files02.sl.nsw.gov.au/fotoweb/pdf/6760/67609290.pdf et https://researchers-admin.westernsydney.edu.au/ws/portalfiles/portal/94779651/uws_2495.pdf.

Q : Dans Nahum 3:19, dans ce monde froid et cruel, que pouvons-nous faire pour être des sources de bonté et de grâce ?

R : Tout d’abord, ne contribuez pas au problème, que ce soit directement ou financièrement. Deuxièmement, exprimez-vous et dites clairement que c’est mal. Troisièmement, aidez les victimes après qu’elles ont été touchées. Quatrièmement, défendez les opprimés et contribuez à empêcher que des personnes ne soient victimes d’abus, ou ne le soient davantage.

Q : Dans Nahum 3:19, que devons-nous faire lorsque nous voyons quelqu’un tenir des propos méchants ou commettre des actes cruels envers autrui ?

R : Tout d’abord, priez Dieu pour cette situation et demandez-lui ce qu’Il attend de vous.

S’il s’agit de méchanceté verbale, vous pouvez prendre la défense de la personne. Parfois, l’humour peut être un bon moyen, et parfois, une réprimande ferme peut être un bon moyen.

Si vous pouvez mettre fin à une agression physique, faites-le. J’ai lu l’histoire d’un joueur de football professionnel qui est tombé sur un homme en train de violer une femme inconsciente à l’extérieur. Il a arrêté l’homme, immédiatement et avec force.

Dans certaines situations, vous ne pouvez pas intervenir, mais vous pouvez toujours essayer de persuader l’agresseur, ou prévenir la police ou quelqu’un d’autre.

Parfois, vous pouvez agir après coup pour empêcher que cela ne se reproduise, par exemple en rendant l’affaire publique sur Internet ou en acceptant de témoigner devant un tribunal.

Dans tous les cas, vous pouvez réconforter la victime ou lui apporter une aide matérielle.

Q : Concernant le livre de Nahum, puisque nous ne savons pas qui était Nahum, ni avec certitude quand ce livre a été écrit, pourquoi devrait-il figurer dans notre Bible ?

R : Entre autres raisons, parce que Jésus a validé l’ensemble de l’Ancien Testament. Il a accepté sans réserve l’Ancien Testament des Juifs de Palestine, comme le montrent Matthieu 5:17 ; 7:12 ; 11:13 ; 22:40 ; Luc 16:16, 29, 31 ; 18:31 ; 24:27.

L’Église primitive a reconnu Nahum comme Écriture. Voir la question suivante pour savoir quels auteurs.

Q : Dans le livre de Nahum, quels sont certains des manuscrits les plus anciens qui existent encore aujourd’hui ?

R : Les manuscrits de la mer Morte : (vers 1 av. J.-C.) On trouve un exemplaire du livre de Nahum parmi les manuscrits de la mer Morte, désigné sous le nom de 4Q82 (= 4QXIIg). Il existe également un commentaire sur Nahum, appelé 4Q169 (= 4QpNah), datant de la fin du Ier siècle av. J.-C.

Le manuscrit 4Q82 des manuscrits de la mer Morte contient Nahum 1,7-9 ; 2,9-11 ; 3,1-3,17.

Le commentaire 4Q169 (= 4QpNah) contient les passages 1,3 ; 1,4 ; 1,5-6 ; 2,11-3,12.

Nahal Hever est une grotte située près d’En-Gedi qui renferme un fragment des Douze Prophètes en grec (8 Hev XIIgr). On estime qu’il a été rédigé entre 50 av. J.-C. et 50 apr. J.-C. Il a été caché pendant la révolte de Bar Kokhba contre Rome. Il s’agit d’une révision de la Septante, réalisée en Judée, et qui est presque identique au texte massorétique. Il contient Nahum 1, 13-14 ; 2, 5-10, 13 ; 3, 3, 16-17.

Le rouleau de Wadi Murabba’at (MurXII) date d’environ 132 apr. J.-C. Il contient Nahum 1, 1-14 ; 2, 1-14 ; 3, 1-19. Wadi Murabba’at contient également certains écrits de Bar Kokhba lui-même datant de 132 apr. J.-C.

Dans l’ensemble, le rouleau de Wadi Murabba’at contient l’intégralité du livre de Nahum, tandis que les rouleaux de la mer Morte et celui de Nahal Hever conservent les 33 versets suivants sur les 47 que compte le livre de Nahum (70,2 %) : 1:2, 3, 4, 5-6, 7-9, 13-14 ; 2:5-10, 11-13 ; 3:1-12, 16-17. Voir *The Meaning of the Dead Sea Scrolls* pour plus de détails.

Les manuscrits de la Bible chrétienne, datant d’environ 350 apr. J.-C., contiennent l’Ancien Testament, y compris le livre de Nahum. Parmi ceux-ci figurent le Vaticanus (325-350 apr. J.-C.) et l’Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.), dans lesquels les livres des douze petits prophètes étaient placés avant celui d’Ésaïe. Le livre de Nahum est complet tant dans le Vaticanus que dans l’Alexandrinus.

Le Sinaiticus (340-350 apr. J.-C.) contient également l’intégralité du livre de Nahum. Il commence sur la même page où se termine Jonas. Il se termine sur la même page où commence Habacuc.

Q : Quels auteurs anciens ont fait référence à Nahum ?

R : Parmi les auteurs pré-nicéens qui ont fait référence ou allusion à des versets de Nahum, on trouve :

Méliton de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.) (implicitement) mentionne l’« Ancien Testament » et en énumère les livres. Il ne cite pas les douze prophètes mineurs individuellement, mais les appelle « Les Douze ». Fragment 4 du Livre des Extraits, vol. 8, p. 759

Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) : « Jérémie et Ambacum [Habacuc] prophétisaient encore à l’époque de Sédécias. Au cours de la cinquième année de son règne, Ézéchiel prophétisa à Babylone ; après lui, Nahum, puis Daniel. Après lui encore, Aggée et Zacharie prophétisèrent à l’époque de Darius le Premier pendant deux ans ; puis vint l’ange parmi les douze. » Stromates, livre 1, chap. 21, p. 328

Tertullien (207/208 apr. J.-C.) « Car c’est Lui qui parlait autrefois par la bouche des prophètes — le Verbe, le Fils du Créateur. « Je suis présent, tant que l’heure est là, sur les montagnes, comme celui qui apporte la bonne nouvelle de la paix, comme celui qui annonce la bonne nouvelle du bien. » Ainsi s’exprime l’un des douze (prophètes mineurs), Nahum : « Car voici, sur la montagne, les pieds agiles de Celui qui apporte la bonne nouvelle de la paix. » Les Cinq Livres contre Marcion, livre 4, chap. 13, p. 364

Origène (225-254 apr. J.-C.) : « Il est écrit chez le prophète : “Dans le jugement, il ne punit pas deux fois pour la même chose” » (Nahum 1, 9). Commentaire sur Ézéchiel, Homélie 1, chap. 2.4, p. 28

Cypien de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) cite Nahum 1, 5-7 sous le nom de « Nahum » dans son Traité 12, livre III, chap. 20, p. 541.

Après Nicée

Athanase d’Alexandrie (367 apr. J.-C.) (implicite, car il mentionne les douze prophètes) : « Il y a donc, dans l’Ancien Testament, vingt-deux livres au nombre ; […] puis les Prophètes, les douze étant comptés comme un seul livre… ». Lettre pascale d’Athanase n° 39, chap. 4, p. 552.

Basile de Cappadoce (357-378/379 apr. J.-C.) fait allusion à Nahum 1, 9. Lettre 188, chap. 3, p. 225

Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) cite Nahum 2, 1 comme passage des Écritures dans sa « Conférence 17 », chap. 12, p. 127

Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.)

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.)

Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.) cite Nahum 3, 10 comme étant de « Nahum, le septième des douze prophètes » ; Commentaire sur Zacharie 11, p. 257

Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres de l’Ancien Testament. Il aborde plus particulièrement la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, le Pentateuque, Job, Jésus fils de Nave [Josué], les Juges, Ruth, Samuel, les Rois (2 livres), les douze prophètes, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Esther, Esdras, Néhémie. Lettre 53, chapitres 7-8, p. 99-101.

Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.) mentionne Obadiah, Nahum et Habacuc dans *La Cité de Dieu*, livre 17, chap. 31, p. 377

Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.), semi-pélagien

Parmi les livres hérétiques et apocryphes

L’hérétique pélagien Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.) a rédigé un commentaire complet sur Nahum.

Q : Dans le livre de Nahum, quelles sont certaines des différences de traduction entre l’hébreu et la Septante grecque ?

R : En ce qui concerne le chapitre 1, la première version est celle du texte massorétique, la seconde celle de la Septante, sauf indication contraire.

Nah 1, 2 : « Jéhovah est vengeur et Jéhovah est plein de colère » contre « le Seigneur venge avec colère »

Nah 1, 2 : « garde [sa colère] » contre « extermine »

Nah 1:3 « n’acquitte pas le coupable » contre « ne tiendra personne pour innocent »

Nah 1:4 « réprimande la mer » vs « menace la mer »

Nahum 1:4 « se dessèche » vs « épuise tout »

Nah 1, 5 : « les collines sont ébranlées » vs « les collines fondent »

Nah 1, 7 : « mettre sa confiance en lui » vs « le vénérer »

Nah 1, 8 « Ses ennemis » vs « se dressent contre [lui] et ses ennemis »

Nah 1,10 « Car, comme les épines s’entrelacent, et comme leurs ivrognes sont ivres, ils seront dévorés comme de la paille entièrement séchée » vs. « Car [l’ennemi] sera mis à nu jusqu’aux fondations, et sera dévoré comme un if tordu, et comme du chaume entièrement sec. »

Nah 1, 11 « conseillant la vanité » vs « conseillant des choses mauvaises qui lui sont hostiles ».

Nah 1, 12 « Bien qu’ils soient en sécurité et si nombreux, ils seront néanmoins exterminés et disparaîtront. » vs. « qui règne sur de nombreuses eaux, ainsi seront-ils chassés, et on n’entendra plus parler de toi. »

Nah 1, 14 « Je détruirai les images taillées et les images fondues de la maison de vos dieux ; je préparerai votre tombe, car vous êtes méprisés. » vs. « Je détruirai complètement les images taillées de la maison de ton dieu, et les images fondues ; je préparerai ta tombe, car ils sont vites anéantis. »

Nah 1, 15 « Car l’indigne ne continuera pas à passer parmi vous ; il est complètement retranché. » vs. « Car ils ne passeront plus par toi vers leur ruine. C’en est fini de lui, il a été écarté ; celui qui a été délivré de l’affliction est monté, haletant, en leur présence. »

Nah 2:3 « Les cyprès sont secoués / font trembler » (textes massorétiques, traduction littérale de Green) ou « Les lances de cyprès ont été brandies » (textes massorétiques, BSB) vs. « Les cavaliers se précipitent çà et là » (Septante) vs. « Les cochers sont stupéfaits » (Vulgate)

Nah 2,10 « tous les visages pâlissent » (BSB) vs. « s’assombrissent » (Septante, Targum, Vulgate)

Nah 3:8 Le 4QpNah a ajouté le suffixe féminin -h au mot « rempart ». L’ouvrage *Les Manuscrits de la Mer Morte et les traductions modernes de l’Ancien Testament*, p. 136, indique que cet ajout a peut-être été fait pour rendre la phrase plus fluide.

Nah 3:8 « [la ville de] No [Thèbes] » contre « Alexandrie, la ville peuplée » (Targum, Vulgate)

Nah 3:9 « étaient tes alliés » vs « étaient ses alliés » (Septante)

Bibliographie relative à cette question : la traduction hébraïque est tirée de *Literal Translation* de Jay P. Green et la version de la Septante provient de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée *The Septuagint : Greek and English*. L’*Expositor’s Bible Commentary*, la BSB, ainsi que les notes de bas de page des Bibles NASB, NIV, NKJV et NRSV ont également été consultés.

Sauf indication contraire, les citations bibliques sont tirées de *The Holy Bible, Berean Standard Bible* (BSB), qui a été placée dans le domaine public : https://berean.bible