< Question biblique tirée d’Osée
Q : Quel est le plan général du livre d’Osée ?
R : Voici un plan général d’Osée 1-3
1-3 La famille d’Osée en tant qu’allégorie
- 1 à 2:1 : L'infidélité d'Israël
--1:3-9 Dieu dispersera sans pitié ceux qui ne font pas partie de son peuple
--1:10-2:1 Dieu rassemblera, avec miséricorde, ceux qui sont son peuple
- 2:2-13 La réprimande et le jugement de Dieu
-2:14-3:5 Dieu la ramènera vers lui et fera preuve de miséricorde
--2:14-2:23 Dieu ramène les Israélites
--3 Osée rachète sa femme de l'esclavage
Pour les chapitres 4 à 14, les commentateurs divisent le livre d’Osée de deux manières différentes : une seule réprimande et plusieurs réprimandes.
Une seule réprimande : voici un exemple de plan
4:1-6:3 L’infidélité d’Israël
6:3-10:15 La réprimande et le jugement de Dieu
11-13 : La miséricorde de Dieu
- 14 Retour vers Dieu, qui est plein de miséricorde
L’un des principaux inconvénients de cette approche est qu’elle regroupe les passages sur la miséricorde de Dieu dans 5,15-6,3 et 11,8-11, et ceux sur le jugement de Dieu dans 11,12-13,16.
3 réprimandes : en voici un aperçu.
1-3 La famille d’Osée comme allégorie
1, 2-9 Les accusations et les châtiments
1, 10-21 Le Seigneur restaurera son peuple
2,2-13 : Les accusations et les châtiments
2:14-3:5 La rédemption du Seigneur et d’Osée
4-6:3 L’accusation de ne pas avoir reconnu Dieu
4:1-5:14 Les accusations et les jugements
4 - Contre le peuple
5:1-5:14 – Contre les prêtres
5,15-6,3 Revenez, et Dieu nous guérira
6:4-11:11 Accusation d’avoir rompu l’alliance avec Dieu
6,4-11,7 Les accusations et les jugements
11:8-11:11 La rédemption miséricordieuse de Dieu
11:12-14:9 Accusation d’infidélité envers le Seigneur
11, 12-13, 16 : Les accusations et les jugements
14 Repentez-vous, et Dieu vous accueillera
Q : Dans le livre d’Osée, quel est le thème principal ?
R : Plutôt que de se concentrer sur la sagesse de Dieu, comme le font les Proverbes et d’autres livres, ou sur le jugement de Dieu, comme le font Obadiah, Nahum et d’autres livres, Osée met l’accent sur les émotions intenses de Dieu. Dieu est animé d’une passion farouche : il hait le péché, mais aime encore davantage ceux qui sont perdus. Dieu s’est donné beaucoup de mal, et a demandé à Osée de faire de même, pour montrer à Israël l’état actuel de sa relation d’alliance avec Lui.
Q : Quels sont certains des aspects distinctifs du livre d’Osée ?
R : Osée est le seul livre consacré à un prophète du Nord qui s’adressait au peuple du Nord. Parmi les noms distinctifs qu’Osée utilise pour désigner Dieu, on trouve « le Très-Haut », « le Saint », et il fait référence à leur histoire en mentionnant les veaux d’or. Bien sûr, on ne s’attendrait pas à ce que les prophètes du royaume du Sud mentionnent de manière aussi proéminente les veaux d’or.
Q : Dans Osée, pourquoi certains numéros de versets diffèrent-ils d’un ?
R : À certains endroits, le texte massorétique comporte des numéros de versets supérieurs d’une unité à ceux de la Septante. Cette différence de numérotation n’affecte toutefois pas le sens du texte.
Q : D’après Osée 1,1, quand le livre d’Osée a-t-il été écrit ?
R : Il a été écrit entre 760 et 720 av. J.-C. environ. Le roi Jéroboam mentionné dans Osée est celui que nous connaissons sous le nom de Jéroboam II, dont il est question dans 2 Rois 14:23-29. Jéroboam Ier, le premier roi du royaume du Nord issu de la scission, avait fait fabriquer des veaux d’or à Béthel et à Dan pour que le peuple les adore au lieu de se rendre à Jérusalem.
Q : Dans Osée 1:1, pourquoi quatre rois de Juda sont-ils mentionnés, mais un seul roi d’Israël ?
R : Osée ne le précise pas. Cela visait peut-être à souligner la légitimité des rois de Juda par opposition à celle des rois d’Israël. En d’autres termes, Osée ne voulait pas accorder au titre de roi aux usurpateurs du trône du royaume du Nord.
Q : Dans Osée 1:1-2, pourquoi Dieu a-t-il ordonné à Osée de prendre une femme de ce genre, alors que Lévitique 21:5, 13-14 stipule que les prêtres ne doivent pas le faire ?
R : Tout d’abord, les Écritures ne disent nulle part qu’Osée était prêtre. Dieu avait un dessein particulier en demandant à Osée d’agir ainsi. La femme d’Osée devait être une allégorie vivante de l’infidélité d’Israël envers son Dieu. En d’autres termes, il s’agissait de donner à Israël une illustration concrète.
Q : Dans Osée 1, 1-2, Gomer était-elle une femme de ce genre avant d’épouser Osée, ou après ?
R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.
Ce qui n’est pas la réponse : les idées préconçues de certaines personnes les ont amenées à croire qu’il ne s’agissait que d’un rêve, ou que Gomer était en réalité vertueuse et qu’il ne s’agissait que d’une allégorie. Cependant, les Écritures n’apportent aucun soutien à ces ajouts fantaisistes.
La réponse : Dans Osée 1:2, Osée a reçu l’ordre d’épouser une femme adultère. D’une part, cela pourrait être une prophétie de ce qu’elle allait commencer à faire plus tard. D’autre part, elle aurait pu être une femme de mœurs légères avant le mariage.
Q : Dans Osée 1, 2-3, Dieu demande-t-il à Osée de commettre l’adultère ? (Un musulman l’a affirmé.)
R : Non, Dieu n’a jamais dit à Osée de commettre l’adultère, et Osée n’a pas commis d’adultère. Osée a plutôt épousé une femme qui avait été prostituée et qui est revenue à la prostitution par la suite.
Q : Dans Osée 1:2, les hommes chrétiens d’aujourd’hui devraient-ils jamais prendre une prostituée pour épouse ?
R : Non, car les croyants ne devraient épouser que des croyants. De plus, imaginez quelle influence spirituelle cette femme aurait sur son mari et ses enfants.
Cependant, une personne croyante peut épouser quelqu’un qui menait autrefois une vie immorale mais qui s’est repenti et s’est tourné vers le Christ. Ce faisant, il faut toutefois être conscient des nombreuses maladies sexuellement transmissibles dont le conjoint pourrait être atteint. Parmi les maladies à connaître, on peut citer la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis, les verrues génitales, l’herpès, le papillomavirus et le SIDA.
Q : Dans Osée 1:4, 6, 9, pourquoi les enfants d’Osée ont-ils reçu des noms aussi étranges ?
R : Alors que certains enfants africains recevaient des prénoms étranges et négatifs, tels que « Maladie », en raison de leurs superstitions religieuses, Osée n’agissait pas ainsi, ni par influence culturelle ni par préférence personnelle.
Dieu a demandé à Osée de donner ces noms étranges à ses enfants afin qu’ils servent de signe aux Israélites. On pourrait penser que Dieu a été « injuste » en forçant Osée à agir ainsi. Dieu n’est pas injuste, mais il agit de manière inéquitable dans cette vie, et il a le droit d’agir ainsi. Dieu accordait plus d’importance au peuple d’Israël qu’à la vie familiale d’Osée. Osée ne s’est pas opposé à être utilisé par Dieu de cette manière particulière, et Dieu rendra tout juste et équitable à la fin.
Q : Dans Osée 1:4, que savons-nous de la vallée de Jizréel ?
R : Jizréel désigne à la fois une vallée très fertile et une ville située au bord de cette vallée. Le mot Jizréel signifie « dispersé ou semé par Dieu ». Mais il peut faire référence à une bénédiction semée par Dieu, ou à une malédiction semée par Dieu.
Naboth était un homme juste, et sa vigne se trouvait à Jizréel, comme le rapporte 1 Rois 21. La reine Jézabel, forte et méchante, et le roi Achab, faible et méchant, firent faussement accuser Naboth afin de s’emparer de cette vigne de premier choix. Plus tard, Jéhu tua Joram, fils d’Achab, à Jizréel.
Aujourd’hui, il existe des périodes d’épreuves, ou des « vallées de Jizréel », tant pour les individus (croyants et non-croyants) que pour une Église. De nouveaux domaines de ministère, de vocation et de bénédictions peuvent s’ouvrir, ou non, selon l’issue de l’épreuve.
Q : Dans Osée 1:4, pourquoi le sang de Jizréel retomberait-il sur la maison de Jéhu, puisque Jéhu suivait Dieu ?
R : Dieu s’est servi d’un prophète pour dire à Jéhu de devenir roi d’Israël, ce qu’il fit dans 2 Rois 9. Cependant, Dieu ne lui a pas demandé de tuer Achazia (2 Chroniques 22:7-9), ni les proches d’Achazia mentionnés dans 2 Rois 10:12-14 ; Dieu n’a pas non plus demandé à Jéhu d’agir de manière fourbe en feignant de servir Baal (2 Rois 10:18-19) pour ensuite tous les tuer.
Malheureusement, Jéhu faisait preuve de sélectivité dans son opposition à l’idolâtrie. Il ne s’est pas détourné des veaux d’or de Béthel et de Dan, comme le rapporte 2 Rois 10, 28-31. De plus, une représentation et une inscription figurant sur l’obélisque noir assyrien (841 av. J.-C.) montrent Jéhu s’inclinant devant Salmanazar III. Si Jéhu manquait de cohérence dans sa foi en Dieu, il était en revanche cohérent lorsqu’il agissait dans son propre intérêt.
Il est intéressant de noter que Dieu devait savoir tout cela avant de choisir Jéhu, mais que ce dernier était apparemment tout de même préférable à Jézabel et à Achab.
Q : Dans Osée 1, 8-9, quelle est la signification du nom du troisième enfant ?
R : Les trois noms des enfants signifient « Dieu dispersera », « pas de miséricorde » et « ce n’est pas mon peuple ». Le choix du troisième nom s’explique peut-être en partie par le fait qu’Osée n’était pas sûr que cet enfant fût réellement le sien.
Q : Dans Osée 2, 1-7, pourquoi Osée suppliait-il sa femme à cet endroit ?
R : La réponse est sous-entendue dans Osée 3, 1-3 ; Osée suppliait sa femme de ne pas le quitter et de ne pas retourner à la prostitution.
Nous ne connaissons pas toutes les raisons pour lesquelles elle souhaitait revenir à ce mode de vie pécheresse. Peut-être était-ce par plaisir. Peut-être était-ce parce qu’elle trouvait qu’Osée n’était pas assez passionnant au quotidien. Peut-être pensait-elle qu’un prophète ne gagnait pas beaucoup d’argent, et qu’elle ne pouvait donc pas s’offrir les produits de luxe qu’elle désirait. Peut-être s’agissait-il d’une combinaison de tout cela. Mais en fin de compte, elle n’était pas satisfaite de sa situation. Il y a toujours d’autres endroits où l’herbe semble plus verte. Comme l’a dit Erma Bombeck : « L’herbe est toujours plus verte au-dessus de la fosse septique. »
Q : Dans Osée 2, 2, 5-13, Gomer méritait-elle ce sort ?
R : Techniquement, Gomer ne méritait pas cela. Au contraire, elle le méritait pleinement — le divorce et le mépris d’Osée. Elle a jeté aux orties son honneur d’épouse et l’a troqué contre la honte. Beaucoup de gens ont rejeté Dieu et ne sont pas seulement indignes, mais méritent plutôt la couronne de Dieu. Mais tout comme Osée a accepté Gomer lorsqu’elle est revenue, Dieu accepte les rebelles qui se repentent et viennent à Lui.
Q : Dans Osée 2, 3 et suivants jusqu’au verset 5, quel est le lien entre la soif, les récoltes et les amants ?
R : Baal était censé être le dieu du tonnerre et de la pluie, et donc des récoltes abondantes, ainsi que de la fertilité des animaux et des hommes. Dieu leur avait donné toutes ces choses, mais ils se tournaient vers Baal. Dieu était furieux qu’ils aient donné à Baal l’argent et l’or que leur avait accordés la prospérité qu’Il leur avait donnée. Dieu allait donc leur retirer ces biens.
Q : Dans Osée 2, 13, que sont les « jours des Baals » ?
R : Il ne s’agissait pas d’une fête particulière. « Baalim » est le pluriel de « Baal » et désigne les jours de célébrations festives durant lesquels les Israélites adoraient les Baals idolâtres des religions cananéennes, phéniciennes et ougaritiques.
Q : Dans Osée 2:15, quelle est la signification d’une « porte d’espérance » dans la vallée d’Acor ?
R : Achor était la vallée située entre Jéricho et Aï, où Acan fut lapidé à mort (Josué 7:26). Ce lieu de jugement pour le péché allait devenir une porte d’espérance.
Q : Dans Osée 2:16, pourquoi devraient-ils appeler Dieu « Ishi » plutôt que « Baali » ?
R : Le mot « Ishi » signifie « mon mari » et « Baali » signifie « mon maître/Seigneur ». « Baal », qui signifie « maître/Seigneur », était un titre couramment attribué aux idoles cananéennes.
Q : Dans Osée 2:17, pourquoi Dieu voulait-il qu’ils n’aient même plus le souvenir du nom des idoles ?
R : Probablement pour que la connaissance et les détails du culte des idoles ne soient pas conservés en mémoire, et ne constituent ainsi pas une tentation pour les générations futures.
À titre d’aparté, Gédéon n’a pas été rebaptisé d’après une idole. Au contraire, son nouveau surnom, Jerubaal, signifie que Baal se mesurerait à lui, ce qui n’était pas un hommage à Baal.
Q : Dans Osée 2:17, les chrétiens d’aujourd’hui devraient-ils donner à des choses le nom d’idoles ?
R : Non. Bien que 1 Corinthiens 8:4 montre qu’une idole n’est en réalité rien (sinon un mensonge), nous ne devrions pas donner à des choses le nom d’idoles, et ce pour deux raisons.
En ce qui concerne les idoles que les gens adorent encore : cela pourrait tendre à légitimer cette pratique religieuse pernicieuse.
Pour toutes les idoles : nous ne voulons pas donner l’impression de prendre l’idolâtrie à la légère.
Aujourd’hui, si vous deviez inventer un nouveau nom pour un produit, voudriez-vous le nommer d’après une idole païenne ? – J’espère que non.
Q : Dans Osée 2:23, pourquoi Dieu leur a-t-il fait grâce alors qu’auparavant il ne l’avait pas fait ?
R : Si l’on comprenait la haine de Dieu pour le péché et que l’on voyait à quel point les Israélites impies étaient éloignés de Dieu, on pourrait raisonnablement (mais à tort) supposer que Dieu ne leur donnerait jamais une autre chance. Cependant, l’amour de Dieu pour eux était si grand que ce ne fut pas le cas. Aussi mauvais qu’ils fussent, Dieu leur pardonnerait quand même et les accueillerait de nouveau s’ils se repentaient et revenaient vers Lui.
Q : Quand l’Évangile d’Osée 3:4 s’accomplirait-il ?
R : Il y a deux accomplissements.
1. Pendant l’exil, il n’y avait pas de temple, donc pas de sacrifice. Les Israélites n’avaient ni roi, ni prince, ni éphod sacerdotal. Depuis l’exil, le reste du peuple juif n’a plus été en proie à l’idolâtrie, comme c’était le cas avant l’exil.
2. Depuis la destruction du temple en 70 apr. J.-C., les Juifs n’ont pas non plus eu de sacrifice. Ils n’ont pas non plus eu de roi, ni de prince, ni d’éphod sacerdotal. De manière générale, ils ne pratiquent pas non plus l’idolâtrie païenne.
Q : Dans Osée 3:5, comment reviendront-ils vers David, leur roi ?
R : Bien sûr, tout le monde savait que David était mort deux générations auparavant. Osée met en parallèle leur obéissance passée à David et leur obéissance future à la descendance promise de David, que nous savons aujourd’hui être le Christ.
Q : Dans Osée 3:5, n’est-il pas étrange qu’un Nordiste mentionne le roi David ?
R : Il n’y a rien d’étrange à ce que ce prophète pieux tienne de tels propos. Il est vrai que les habitants du Nord, en général, étaient en révolte contre le Sud, mais ce prophète du Nord était obéissant à Dieu et comprenait la promesse que Dieu avait faite au roi David à l’époque du royaume uni.
Q : Dans Osée 4:1-3, pourquoi n’y avait-il aucune connaissance de Dieu dans le pays ?
R : Il y a deux points à retenir ici.
1. Il n’y avait pas de reconnaissance générale de Dieu parmi le peuple de Dieu.
2. La connaissance du vrai Dieu était très limitée, car ni les parents ni les Lévites n’enseignaient au peuple qui était le vrai Dieu. En effet, à l’époque de Jéroboam, de nombreux prêtres et Lévites avaient quitté le royaume du Nord pour s’installer en Juda.
Q : Dans Osée 4:2, que signifie « le sang touche le sang » ?
R : La NIV traduit cela par « le sang versé suit le sang versé ». L’idée ici est qu’il y avait tant de meurtres que le sang tombait sur le sang séché des victimes assassinées auparavant.
Q : Dans Osée 4:6, 14, pourquoi les gens périssent-ils par manque de connaissance, alors que Dieu juge les hommes en fonction de ce qu’ils savent, comme le montrent Romains 4:15, Romains 5:12 et 2 Pierre 2:21 ?
R : Ces versets de Romains et de 2 Pierre montrent que Dieu ne tient pas une personne pour responsable de ce qui a été fait par ignorance innocente. Les gens ne peuvent pas savoir s’ils n’ont pas eu l’occasion d’apprendre.
Cependant, toute ignorance n’est pas nécessairement innocente. Parfois, les gens ne s’instruisent pas au sujet de Dieu parce qu’ils refusent d’apprendre à partir de ce qui était à leur disposition. Il existe une ignorance choisie, et il existe une ignorance par apathie.
Q : Dans Osée 4:7, comment ont-ils pu échanger leur gloire contre quelque chose de honteux ?
R : Romains 1:21-32 montre comment les pécheurs « échangent » Dieu, sa vérité et sa justice contre des idoles, leurs mensonges et leur dépravation.
Q : Dans Osée 4:8, que signifie le fait que certains « se nourrissent du péché du peuple » ?
R : Les gens peuvent se nourrir des péchés d’autrui d’au moins trois façons.
Le profit : aujourd’hui, des sommes d’argent colossales sont générées par les industries du tabac, de l’alcool et de la pornographie. Pour que personne n’en doute : notre corps est un temple et fumer est un péché ; ce n’est pas la volonté de Dieu que quiconque porte atteinte à son propre corps, comme le montre 1 Corinthiens 3:16-17.
Légitimation : lorsque d’autres pèchent, certaines personnes peuvent tenter de justifier leurs propres péchés, tant à leurs propres yeux qu’aux yeux des autres. Elles ont alors le sentiment que leurs péchés sont moins graves, car au moins, ils ne sont pas aussi graves que ceux des autres.
Plaisir par procuration : Certains prennent plaisir à colporter des ragots et à entendre parler des exploits d’autrui ; en effet, bon nombre des romans d’amour que l’on peut acheter regorgent de ce genre de péchés.
Q : Dans Osée 4:14, pourquoi Dieu ne punira-t-il pas les femmes immorales dont il est question ici ?
R : Dieu ne punirait pas les femmes immorales plus sévèrement que les hommes avec lesquels elles ont commis l’immoralité. Cependant, les uns comme les autres seront ruinés (et pas seulement punis) selon la dernière partie de ce verset.
Q : Dans Osée 4:16, qu’est-ce qui rend certaines personnes obstinées, et plus obstinées que d’autres ?
R : Il peut y avoir trois raisons, qui se recoupent, pour lesquelles elles s’accrochent fermement à une mauvaise chose.
a) Elles se sentiraient très mal à l’idée de changer leurs convictions ; elles se rendraient peut-être compte que tout ce qu’elles ont fait jusqu’à présent était une erreur.
b) Elles croient fermement à un mensonge, et tant qu’elles ne se rendent pas compte qu’il s’agit d’un mensonge, elles ne peuvent pas envisager que la nouvelle idée puisse être vraie.
c) Elles ont décidé, indépendamment des faits, de croire autre chose. Parfois, il s’agit simplement d’une décision personnelle, mais parfois, ils savent que leur famille pourrait les quitter, ou qu’ils risqueraient d’être persécutés, voire tués, s’ils changeaient d’avis. Par conséquent (de manière illogique), la nouvelle idée doit forcément être fausse. Les pharisiens ne pouvaient pas croire en Jésus car ils craignaient de perdre leur prestige. Quiconque croyait en Jésus risquait d’être exclu de la synagogue. Ainsi, même à l’époque de Jésus, croire en lui représentait un combat difficile pour beaucoup.
Q : Dans Osée 4:18, en quoi l’immoralité des Israélites s’apparente-t-elle à une boisson aigre ?
R : Une boisson a généralement un goût agréable, elle est rafraîchissante et bonne pour la santé. Une boisson aigre ou avariée est désagréable, elle ne fait qu’augmenter l’envie d’une bonne boisson et est mauvaise pour la santé, provoquant des maux d’estomac qui persistent longtemps après l’avoir bue.
Q : Dans Osée 5:6, pourquoi certains chercheront-ils Dieu sans Le trouver ?
R : Jérémie 29, 13 promet que ceux qui cherchent Dieu le trouveront, mais seulement s’ils le cherchent de tout leur cœur. Jésus a enseigné, en Matthieu 7:8, que tous ceux qui cherchent sincèrement à servir Dieu le trouveront. Cependant, ces personnes cherchaient Dieu pour obtenir sa protection, mais elles ne cherchaient pas sincèrement à le servir. Elles pratiquent un ritualisme hypocrite, mais n’ont aucune loyauté authentique envers l’alliance. Les versets adjacents, Osée 5:4-5, 7, énumèrent leurs problèmes.
Osée 5:4 – Leurs actes, qui sont encore dans leur cœur (c’est-à-dire qu’ils ne se sont pas repentis), ne leur permettent pas de revenir vers Dieu. Aujourd’hui, certaines personnes ne viennent pas à Dieu, car elles savent qu’elles doivent cesser de faire certaines choses.
Osée 5:5 – Ils font preuve d’arrogance dans leur recherche de Dieu. Outre cette arrogance flagrante, beaucoup d’autres ne viendront vers Dieu qu’à leurs conditions, et non selon celles de Dieu.
Osée 5:7 – Ils sont infidèles à Dieu. Bien qu’ils célèbrent les fêtes religieuses de la Bible, le peuple de Dieu avait des mariages contraires à la loi de Dieu et des enfants qui ne connaissaient pas Dieu.
Q : Dans Osée 5:13 et Osée 10:6, qui est le roi Jareb ?
R : Le mot hébreu « melek Yareb » pourrait être un nom propre, ou bien signifier « grand roi », selon la vocalisation du texte massorétique. Il se pourrait que « Jareb » ait été le surnom donné par les Israélites à l’un des rois assyriens. « Yareb » est apparenté au mot hébreu signifiant « lutter » ou « combattre ». Il pourrait donc s’agir d’un « roi combattant » ou d’un « roi guerrier ».
Q : Dans Osée 6:1, qu’est-ce qui distingue une repentance superficielle et temporaire d’une repentance sincère et durable ?
R : Même le criminel le plus endurci en prison se repent – il se repent d’avoir été pris, bien sûr. Si toute forme de repentance peut s’accompagner de regrets face aux conséquences passées et de craintes quant à l’avenir, la repentance superficielle s’arrête là.
La véritable repentance est un sentiment sincère du type « Si seulement je pouvais remonter le temps et ne pas avoir fait cela ». C’est réparer ses torts dans la mesure du possible ; par exemple, si vous avez volé quelque chose puis que vous vous êtes repenti, vous le rendez, peut-être avec un petit supplément. C’est un vœu, que vous vous faites à vous-même, de ne plus jamais recommencer. Cela implique non seulement de vouloir réparer ses actes, mais aussi de vouloir changer afin de ne plus être ce genre de personne. Enfin, c’est se pardonner à soi-même, laisser ce péché derrière soi pour toujours et aller de l’avant.
À l’époque des Églises de Nicée et d’Éphèse, il y avait un homme autrefois immoral qui était devenu chrétien. Il aperçut une prostituée à laquelle il avait autrefois eu recours et l’ignora. Elle le suivit, l’appela par son nom et lui dit : « Je suis toujours la même ». Il répondit : « Oui, mais moi, je ne suis plus le même. »
Souvenez-vous de la grâce du Seigneur.
Q : Dans Osée 6:1, comment exhortez-vous les autres à revenir vers Dieu ?
R : Bien que seul Dieu puisse les attirer à Lui, et que ce soit à eux, et non à vous, de décider de suivre Dieu, vous pouvez leur donner des conseils pour les encourager à revenir vers Dieu. Une façon (mais ce n’est pas la seule) de structurer ce que vous pouvez dire consiste à aborder le passé, le présent et l’avenir.
Passé : Aidez-les à se souvenir de la façon dont les choses se passaient avant qu’ils ne s’engagent sur cette voie du péché. L’absence de culpabilité, de dépression et de stress. Souvenez-vous de ce que vous pensiez de vous-même.
Présent : À un moment donné, vous pouvez leur demander comment les choses se passent pour eux. Que pensent-ils que Dieu voit lorsqu’Il observe leurs actes ? Puisque Dieu, les anges, les démons et peut-être même les personnes au ciel peuvent voir (aux yeux de tous) ce que vous faites, êtes-vous sûrs de vouloir continuer à agir ainsi ?
Futur : En fin de compte, comment allez-vous vous présenter devant Dieu et expliquer vos actes, ainsi que les raisons qui vous ont poussé à les commettre ? Aurez-vous honte devant Jésus ?
Q : Dans Osée 6, 2, quelle est la signification des « deux et trois jours » ?
R : Il existe deux interprétations, et les deux pourraient être vraies.
Une colère de courte durée et un renouveau très prochain : ils pensaient que la colère de Dieu ne durerait qu’un court moment.
Allusion à la crucifixion et à la résurrection de Jésus : il s’agissait peut-être aussi de leur faire prendre conscience d’un événement que les générations futures vivraient.
Q : Dans Osée 6:3, pourquoi est-il important de reconnaître le Seigneur ?
R : Voyons d’abord pourquoi cela pouvait être important pour eux, puis pourquoi certains croyants hésitent à reconnaître le Seigneur, et enfin d’autres raisons pour lesquelles c’est important.
Pour les Israélites rebelles, il était important de rompre leur allégeance au culte de Baal. Les archéologues effectuant des fouilles datant de la période du royaume divisé n’ont pas trouvé beaucoup d’objets témoignant du culte du vrai Dieu ; ils ont en revanche découvert de nombreux éléments indiquant un culte païen. En effet, la situation était à un moment donné si grave qu’Élie pensait être le seul à adorer encore Dieu (1 Rois 19, 14). Il se trompait cependant ; Dieu lui fit savoir qu’il y avait 7 000 personnes qui n’avaient pas fléchi le genou devant Baal (1 Rois 19, 18). Toutefois, 7 000, ce n’est pas grand-chose comparé à une population israélienne comprise entre un million et un million et demi d’habitants.
Une deuxième raison tient au fait que les Israélites ont peut-être pensé qu’ils étaient tellement rebelles que Dieu ne les accepterait plus. Le reconnaître impliquait l’espoir qu’Il serait là pour eux, comme le suggère Osée 6, 3b.
Certains croyants hésitent à reconnaître Dieu parce qu’ils ne veulent pas être étiquetés comme chrétiens. Cette étiquette pourrait entraîner une persécution ouverte, telle que la perte d’une opportunité professionnelle ou la perte éventuelle d’amis. Mais être chrétien exige du courage à bien des égards. Cela exige également de l’amour, même lorsque cela fait mal. Il faut décider si l’on aime davantage l’amitié que la personne, ou si l’on aime davantage la personne, afin de lui parler du Christ.
Une deuxième raison est que certains chrétiens charnels pourraient vouloir « rester entre deux chaises ». Ils pourraient vouloir passer pour des fêtards à la morale relâchée si l’occasion de pécher se présente, tout en souhaitant continuer à faire bonne impression aux yeux des autres ; ils ne veulent donc pas s’engager. Mais ils doivent décider s’ils veulent vraiment mener une vie qui honore Dieu ou non. Il existe de nombreux faux chrétiens qui ne le font pas, et ils se bercent d’illusions en pensant qu’ils iront au ciel.
D’autres croyants ont une raison très différente. Parfois, les croyants ne veulent pas être reconnus comme chrétiens parce qu’ils savent qu’ils sont loin d’être parfaits à bien des égards, et ils ne veulent pas ternir le nom du Christ, ni être considérés comme des hypocrites. Ils préfèrent donc garder leur foi secrète « jusqu’à ce qu’ils s’améliorent ». D’une part, aucun d’entre nous ne sera jamais parfait, et d’autre part, si vous savez que ceux qui vous observent savent que vous êtes chrétien, cela peut constituer une motivation supplémentaire pour persévérer dans une vie morale.
Il est important de rendre gloire au Christ, car nous devons être le sel et la lumière du monde, comme le dit Matthieu 5, 13-16, afin que les autres voient vos bonnes œuvres et glorifient le Père qui est dans les cieux. Nous devons briller comme des étoiles dans l’univers en présentant la parole de vie aux autres, comme le dit Philippiens 2, 14-16. Enfin, 2 Timothée 2, 12 dit que si nous persévérons, nous régnerons avec le Christ, mais si nous renions le Christ, il nous reniera. Voir aussi Matthieu 5, 32-33.
Q : Dans Osée 6, 4, en quoi leur fidélité/leur bonté s’apparentait-elle à la brume du matin ou à la rosée ?
R : Cette expression poétique était tout à fait appropriée. Si la brume peut être dense le matin, elle ne dure pas longtemps sous la chaleur du soleil.
Q : Dans Osée 6, 5, comment les prophètes ont-ils « coupé en deux » les Israélites ?
R : Les paroles de Dieu prononcées par leur intermédiaire condamnaient les Israélites. Dieu voulait que les Israélites sachent pourquoi ils étaient punis avant de les punir, et les prophètes le leur ont dit.
Q : Dans Osée 6, 6, Osée était-il opposé aux sacrifices mosaïques ?
R : Non. Tous les sacrifices du monde ne servent à rien si le cœur de la personne n’est pas tourné vers le service de Dieu. L’obéissance et la révérence envers Dieu sont primordiales, et les holocaustes étaient destinés à être des signes extérieurs secondaires de la reconnaissance intérieure de Dieu.
Q : Dans Osée 7, 6, pourquoi est-il question de « leurs boulangers » ?
R : Le texte massorétique hébreu dit « leur boulanger », tandis que la Septante dit « Éphraïm ». « Leurs boulangers » est plus logique, car le feu d’un boulanger était si chaud qu’il pouvait dormir toute la nuit sans entretenir le feu, sans craindre qu’il ne s’éteigne.
Q : Dans Osée 7:7, en quoi consistait le péché consistant à dévorer tous leurs juges et leurs rois ?
R : Il y a deux aspects à cela.
Les rois en particulier : le royaume du Nord était marqué par les assassinats et les révoltes. Voir la question suivante pour connaître certains des rois qui ont été tués.
Vision générale de l’autorité : les nombreux assassinats de rois étaient un symptôme de leur manque général de respect envers l’autorité. Les personnes qui manquent de respect envers l’autorité extérieure manquent souvent aussi de respect envers leur conscience et l’autorité morale.
Q : Dans Osée 7:8, quelle est la signification de la métaphore du gâteau ?
R : Ils étaient « à double face ». Même si, en moyenne, cela passe encore, un gâteau brûlé d’un côté et cru de l’autre ne sert qu’à être jeté. Le peuple était mêlé aux idolâtres. Comme l’a dit H.A. Ironside, si l’on met un canari dans une cage avec des moineaux pour leur apprendre à chanter, les moineaux ne feront que gazouiller sans cesse, couvrant la voix du canari.
Q : Dans Osée 7:16, en quoi un arc défectueux est-il si grave ?
R : Les arcs étaient l’une des armes principales de l’époque. Sans arcs ni armes, les soldats ne partent pas au combat. Mais s’ils partent au combat en comptant sur des arcs en lesquels ils ont confiance, et que ceux-ci ne fonctionnent pas, c’est bien pire que de ne pas avoir d’arc du tout.
Q : Dans Osée 8, 2, comment les gens peuvent-ils affirmer qu’ils connaissent Dieu, alors qu’ils ne le connaissent pas ?
R : Ils prétendaient croire en Dieu, mais ce n’était qu’une façade. Ils ne pouvaient pas parler de loyauté envers Dieu s’ils servaient également des idoles. Dans Osée 8,5, le texte hébreu dit : « Le Seigneur a rejeté votre veau », mais la Septante dit : « Jetez votre veau ». Une autre interprétation est : « votre veau pue ». Bien sûr, s’ils rejetaient leur veau, ils devaient rejeter leur héritage religieux remontant à Jéroboam Ier (1 Rois 12, 28).
Q : Dans Osée 8,4, en quoi était-ce répréhensible d’établir des rois sans que ce soit Dieu qui les ait désignés ?
R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. La division initiale entre les royaumes du Nord et du Sud a été (à contrecœur) approuvée par Dieu dans 1 Rois 11, 11-13 ; 11, 29-39 ; 12, 22-24.
2. La succession des rois dans le royaume du Nord a été marquée par des effusions de sang.
a. Baasha est devenu roi en tuant Nadab et toute la famille de Jéroboam (1 Rois 15:27-29).
b. Zimri devint roi en tuant Éla (1 Rois 16, 9-10)
c. Zimri s’est immolé par le feu avant qu’Omri n’ait pu le tuer (1 Rois 16, 16-18).
d. Les partisans d’Omri tuèrent Tibni pour que celui-ci devienne roi (1 Rois 16, 21-22).
e. Joram et Jézabel (2 Rois 9, 22-24, 30). Dieu a toutefois approuvé cette révolte.
f. En Juda, Athalie a tué toute la famille royale à l’exception de Joas (2 Rois 11, 1-2).
g. En Israël, Shallum assassina le roi Zacharie (2 Rois 15, 10).
h. Menahem tua Shallum (2 Rois 15, 13-14).
i. Pékach assassina Pékachia (2 Rois 15, 23, 25).
Q : Dans Osée 8:7, en quoi ont-ils semé le vent et récolté la tempête ?
R : Lorsque l’on commet un péché, on en subit les conséquences. Bien sûr, ces conséquences peuvent inclure le fait de pécher encore davantage. Avec le temps, les conséquences peuvent devenir plus graves que le péché initial. De plus, lorsqu’un vent très violent souffle sur un champ de céréales mûres, il peut emporter ce qui a bien poussé à la surface, ne laissant que le reste, qui n’a désormais plus aucune valeur.
Q : Dans Osée 8:8, qu’est-ce qu’un vase de poterie qui ne procure aucun plaisir ?
R : Certains pots sont artistiques, et certaines poteries contiennent de la myrrhe ou des épices précieuses. Cependant, certains pots servaient de toilettes, un usage ignoble. Ici, cela pourrait signifier que certains pots étaient défectueux ou si mal fabriqués qu’ils ne pouvaient servir à absolument rien. Certaines personnes, en suivant leur propre voie, en sont arrivées au point où elles ne servent plus à rien.
Q : Dans Osée 8:13 et Osée 9:3, pourquoi retourneraient-ils en Égypte ?
R : Dieu ne dit pas qu’Il souhaite qu’ils retournent en Égypte. Il prédit plutôt qu’ils seront si désobéissants qu’ils quitteront le pays pour retourner en Égypte. Vous pouvez lire les détails sordides dans Jérémie 41:46 – 44:30. Bien qu’ils n’aient plus jamais été physiquement captifs en Égypte, ils « retournaient en Égypte dans leur cœur », tant pour y trouver de l’aide que pour y pratiquer le culte des idoles. Dieu peut libérer un peuple de l’esclavage, mais celui-ci peut choisir de faire demi-tour et de retomber dans l’esclavage.
Q : Dans Osée 9, 7-17, les chefs religieux mentionnés ici étaient-ils mauvais ?
R : Non. C’étaient de véritables prophètes qui étaient traités avec hostilité par le peuple. Ces chefs religieux leur enseignaient la vérité, mais le peuple les considérait comme des insensés.
Q : Dans Osée 10, 1, comment une vigne stérile peut-elle produire du fruit pour elle-même ?
R : Cela contraste fortement avec le Psaume 80, où Dieu avait planté Israël comme une vigne fructueuse. Jérémie 2:21 et Ézéchiel 10:10-11 montrent que la situation allait changer. Une vigne stérile se nourrit elle-même, mais ne fournit aucune nourriture aux pépins des raisins destinés à d’autres, ni ne permet de faire pousser une autre vigne. De même, certaines personnes organisent leur vie de manière à ne profiter qu’à elles-mêmes, sans apporter de bienfait aux autres ni rendre gloire à Dieu. Au cours des cinq dernières années, comment avez-vous cherché à donner la vie et de la nourriture aux autres ?
Q : Dans Osée 10, 3, pourquoi les Israélites diraient-ils à l’avenir qu’ils n’avaient pas de roi parce qu’ils ne vénéraient pas le Seigneur ?
R : Dans 1 Samuel 8, les Israélites ont demandé à Samuel de prier Dieu de leur donner un roi. Dieu en a été mécontent, mais il leur a accordé un roi à contrecœur. Pour eux, le fait d’avoir leur propre roi était synonyme d’indépendance. À l’époque d’Osée, les Israélites avaient un roi. Cependant, à partir du moment où les Babyloniens ont pris le contrôle de Juda, les Juifs n’ont plus jamais eu de roi jusqu’à l’époque des Maccabées. Après cette brève période, ils n’auraient plus jamais de roi, jusqu’à ce que le Christ revienne et règne sur tout. Puissions-nous ne jamais être au point de nous satisfaire au point de négliger de rechercher le Seigneur (voir Proverbes 30:8-9). Ou encore, gardez les yeux fixés sur le but et ne faites aucun compromis.
Q : Dans Osée 10:14, qui sont Shalman et la ville de Beth-Arbel ?
R : Shalman pourrait être Salmanasar V d’Assyrie (727 av. J.-C.), mais il s’agit plus probablement du roi de Moab, qui s’appelait Salamanu. Salamanu vécut à la même époque qu’Osée et fut mentionné dans la liste des tributs de Tiglath-Pileser III.
Beth-Arbel (Maison d’Arbel) pourrait être la ville d’Arbela en Jordanie, située à 18 miles (29 kilomètres) au sud-est de la mer de Galilée selon Eusèbe. Il pourrait également s’agir de l’actuelle Arbel, à 2 miles (3,2 kilomètres) à l’ouest de la mer de Galilée (1 Maccabées 9:2)
Q : Dans Osée 11:1, comment Dieu a-t-il fait sortir son fils d’Égypte ?
R : Jacob, qui fut rebaptisé Israël, descendit en Égypte et y mourut. Bien que ses ossements aient été ramenés d’Égypte (Genèse 48:29-30 ; 49:29-50:14), ce n’est pas là l’essentiel. En 430 ans, Israël passa du statut d’homme ayant douze fils à celui de grande nation comptant plus d’un million d’habitants. Comme ailleurs, Osée met en parallèle la vie de l’homme Israël et celle de la nation d’Israël. Autre exemple de ce parallèle : la femme et les enfants d’Osée devaient symboliser la relation d’Israël avec Dieu. C’était également une préfiguration de Jésus, à qui cette prophétie s’applique dans Matthieu 2:15.
Q : Dans Osée 11, 1-2, en quoi Dieu est-il comparable à un parent dont les enfants ne veulent rien savoir de lui ?
R : Dieu a fait sortir les Israélites d’Égypte par de puissants miracles. Pourtant, ceux-ci ont oublié ce que Dieu avait fait et se sont tournés vers d’autres dieux. Si vous avez un enfant qui se détourne de vous, Dieu connaît votre douleur. Dieu a vécu une situation similaire, et il comprend ce chagrin.
2. Dans Osée 11, 4, comment Dieu nous donne-t-il des cordes douces ?
R : L’image est celle d’un propriétaire de bœuf qui éloigne le joug de la bouche de sa bœuf afin qu’elle puisse manger plus facilement. Les cordes peuvent éloigner les problèmes et garder les bonnes choses près de nous.
Q : Dans Osée 11:8, quelle est la signification d’Adma et de Zeboïm ?
R : Après cette grande destruction qui a suivi la conquête d’Éphraïm (le royaume du Nord), Dieu enchaîne avec cela. Adma et Zeboïm étaient deux villages insignifiants détruits en même temps que Sodome et Gomorrhe. Plutôt que de les considérer comme insignifiants et détruits à jamais, Dieu affirme qu’Il les aime et qu’Il préservera ceux qui reviennent vers Lui.
Q : Dans Osée 12:1, que signifie la métaphore du vent d’est ?
R : Le sirocco était un vent désertique sec et chaud venant de l’est. Poursuivre ce vent est vain. Mais non seulement il était incapable d’apporter la pluie, mais il emportait aussi les graines des récoltes et rendait d’autres choses inutiles. Dieu punira Jacob selon ses voies, c’est-à-dire les voies de Jacob, comme le dit Osée 12, 2. Puisque les Israélites ont rendu leur religion vaine, des choses vaines reviendront les hanter.
Q : Dans Osée 12:3, comment Israël a-t-il saisi le talon de son frère ?
R : L’homme Jacob, rebaptisé Israël, l’a fait dans Genèse 25:26. La nation israélite descend de Jacob. Ici, comme ailleurs dans Osée, Dieu met en parallèle la vie de l’individu et celle de la nation.
Q : Dans Osée 12, 7, le mot hébreu signifie-t-il « marchand » ou « Cananéen » ?
R : Le mot hébreu utilisé ici est Kena'an. Il signifie littéralement « Cananéen », mais il était également employé comme terme péjoratif pour désigner un marchand malhonnête. La Septante l’a traduit par « Chanaan » (Canaan).
Cependant, le contexte d’Osée 12 parle clairement de marchands, et non de Cananéens. Cela illustre bien certaines des difficultés de la traduction. Le mot littéral a une signification claire, mais il est couramment utilisé avec un sens secondaire, et ici, le contexte renvoie manifestement à ce sens secondaire.
Q : Dans Osée 12:11, en quoi le sacrifice de taureaux à Gilgal est-il répréhensible ?
R : Il s’agissait d’une pratique religieuse solennelle qui constituait une désobéissance totale à Dieu. Les sacrifices ne devaient être accomplis qu’à Jérusalem, et non dans une ville du royaume du Nord. Il existe des pratiques religieuses qui déplaisent à Dieu. En d’autres termes, il vaut mieux ne rien faire que de se livrer à ces pratiques. De même, il existe une spiritualité toxique, pour laquelle il vaut mieux ne pas avoir de spiritualité du tout plutôt que d’avoir une spiritualité tournée vers des choses qui ne viennent pas de Dieu.
Q : Dans Osée 12:12, que signifie le fait qu’Israël ait « servi pour une femme » ?
R : Le patriarche Jacob, rebaptisé Israël, a servi Laman pendant sept ans pour chacune de ses épouses, Léa et Rachel. Dans Osée, comme dans d’autres passages de la Bible, l’histoire du peuple et l’histoire individuelle sont souvent mises en parallèle.
Q : Dans Osée 13, 1-2, quels sont quelques exemples illustrant comment une nation, un peuple ou une organisation autrefois puissants tombent et disparaissent ?
R : Ninive fut l’une des premières cités du Moyen-Orient. Mais après la chute de l’Empire assyrien, Ninive et l’Assyrie périrent toutes deux, pour ne plus jamais renaître. Babylone prit le relais au pouvoir, mais elle ne fut plus jamais indépendante après la conquête perse. Plus tard, la famille italienne des Colonna a donné naissance à des papes et en a désigné certains. Cependant, en 1298, le pape Boniface VIII fit exterminer par son armée toute la ville italienne de Palestrina, où vivait la famille Colonna, alors qu’il avait assuré à la ville qu’il l’épargnerait si elle se rendait. Si l’on considère l’Empire mongol, on constate que plus les empires sont grands, plus leur chute est brutale.
Q : Dans Osée 13:2, que signifie « embrasser les veaux » ?
R : Bien que les veaux aient été utilisés dans le culte de Baal, ce n’est pas là l’essentiel. Osée a écrit à l’époque de Jéroboam, et c’est Jéroboam qui a introduit pour la première fois le culte des veaux d’or à Béthel et à Dan. Cela revêt une importance particulière, car si le peuple pratiquait déjà l’idolâtrie avant Jéroboam, c’est lui qui a institutionnalisé ce culte ; Jéroboam a agi ainsi pour que les habitants du royaume du Nord ne se rendent plus à Jérusalem. Vous pouvez lire ce passage dans 1 Rois 12, 25-33.
Q : Dans Osée 13, 11, comment Dieu leur a-t-il donné un roi dans sa colère, et pourquoi ? Quelle leçon pouvons-nous en tirer ?
R : Dans 1 Samuel 8, 6-20 ; 12, 20-21, le peuple a demandé un roi, et Dieu, par l’intermédiaire de Samuel, leur a dit qu’ils ne voudraient en réalité pas d’un roi, qui prendrait le meilleur de leurs champs et ferait de certains de leurs fils et de leurs filles des serviteurs. Mais ils ont insisté pour être comme les autres nations qui les entouraient, et Dieu leur a donc donné un roi à contrecœur. Il arrive parfois que nous demandions quelque chose, que Dieu dise non et ferme la porte. Mais nous pouvons tout de même insister et essayer de forcer l’ouverture d’une porte que Dieu a fermée ; et Dieu pourrait bien se retourner, observer notre attitude et nous donner ce que nous demandons, à notre grand regret par la suite.
Q : Dans Osée 13, 14, s’agit-il d’une indication claire de la croyance en l’au-delà ?
R : Oui. Selon l’hébraïsant Walter Kaiser, dans *Hard Sayings of the Bible* (p. 325) : « La première partie de ce verset ne comporte aucun signe d’interrogation ; je la comprends donc comme l’une des plus belles promesses évangéliques de l’Ancien Testament. » Le même mot hébreu est traduit par « où » dans Osée 13, 10. À la page 326, il écrit : « Dieu peut les racheter et les rachètera de la puissance de la tombe. Il peut les délivrer même après que la mort a fait des ravages. » Paul cite également Osée 13, 14 dans 1 Corinthiens 15, 55.
Q : Dans Osée 14:1-2, une nation, un peuple ou une organisation autrefois puissante, sur le point de s’effondrer, peut-elle un jour revenir et renaître, et si oui, comment ?
R : Oui, sur le plan politique, cela s’est produit lorsque le peuple s’est tourné à nouveau vers Dieu dans le livre des Juges. Un exemple encore plus frappant est celui du royaume de Juda, qui fut anéanti par les Babyloniens ; après 70 ans, ses habitants revinrent, et l’idolâtrie ne constituait plus un problème pour le reste du peuple qui était revenu. Plus tard dans l’histoire, l’Empire byzantin fut à plusieurs reprises au bord de la désintégration en raison de conflits internes, mais il renaquit.
Q : Dans Osée 14, 3, que signifie l’expression « Assur ne nous sauvera pas, nous ne monterons pas à cheval » ?
R : Comme Osée le fait ailleurs, il y a ici deux idées, et leur combinaison est voulue.
D’une manière générale, les Assyriens constituaient une puissance montante depuis environ un siècle avant cette époque. Ils disposaient de nombreux chevaux, mais même la puissance militaire de l’Assyrie ne sauverait pas Israël. En réalité, l’Assyrie serait l’ennemi qui viendrait détruire complètement le royaume du Nord d’Israël.
Plus précisément, lorsque les Assyriens arrivèrent à Jérusalem, ils firent cette proposition dans 2 Rois 18, 23 : « Allons, concluez un marché avec mon maître, le roi d’Assyrie : je vous donnerai deux mille chevaux – si vous pouvez leur trouver des cavaliers ! Comment pourriez-vous repousser un seul officier parmi les plus humbles des fonctionnaires de mon maître… » (NIV).
Q : Dans Osée 14:9, en résumé, quelles sont « les voies du Seigneur » que les sages comprennent ?
R : Parmi les points à retenir, on peut citer le fait que les voies de Dieu sont justes. Dieu est sévère, mais aussi très miséricordieux. Dieu veille sur chacun, d’une manière ou d’une autre.
Q : Concernant le livre d’Osée, quels sont certains des manuscrits les plus anciens qui existent encore aujourd’hui ?
R : Les manuscrits de la mer Morte (vers 1 av. J.-C.) : on trouve trois copies d’Osée parmi les manuscrits de la mer Morte, référencées 4Q78, 4Q79 et 4Q82. On trouve également deux commentaires sur Osée, appelés 4Q166 (= 4QpHosa) et 4Q167 (= 4QpHosb). (ibid., p. 485)
4Q78 (= 4QXIIc) contient Osée 2, 13-15 ; 3, 2-4 ; 4, 1-19 ; 5, 1 ; 7, 12-13 ; 13, 3-10, 15 ; 14, 1-6
4Q79 (= 4QXIId) contient Osée 1, 6-9 ; 2, 1-5
4Q82 (=4QXIIg) contient Osée 2, 1-5, 14-19, 22-25 ; 3, 1-5 ; 4, 1, 10-11, 13-14 ; 6, 3-4, 8-11 ; 7,1, 13-16 ; 8,1 ; 9,1-4, 9-17 ; 10,1-14 ; 11,2-11 ; 12,1-15 ; 13,1, 6-8 ?, 11-13 ; 14,9-10
Le 4Q166 a conservé un commentaire sur Osée 2, 8-9, 10-14
Le 4Q167 a conservé un commentaire sur Osée 5, 13-15 ; 6, 4, 7, 9-10 ; 8, 6-7, 13-14.
Dans l’ensemble, les manuscrits de la mer Morte ont conservé les versets suivants d’Osée : 1,6-9 ; 2,1-5,13-19,22-25 ; 3,1-5 ; 4,1-19 ; 5,1 ; 6,3-4 ; 8-11 ; 7, 1 ; 13-16 ; 12-13 ; 8, 1 ; 9, 1-4 ; 9-17 ; 10, 1-14 ; 11, 2-11 ; 12, 1-15 ; 13, 1 ; 3-10-13 ; 15 ; 14, 1-6 ; 9-10.
Nahal Hever est une grotte située près d’Engedi, qui renferme un fragment des prophètes mineurs en grec (8 Hev XIIgr). Ce texte a été rédigé entre 50 av. J.-C. et 50 apr. J.-C. Il a été dissimulé pendant la révolte de Bar Kokhba contre Rome. Il s’agit d’une révision de la Septante, réalisée en Judée, et presque identique au texte massorétique.
Les manuscrits bibliques chrétiens, datant d’environ 350 apr. J.-C., contiennent l’Ancien Testament, y compris Osée. Parmi ceux-ci figurent le Vaticanus (325-250 apr. J.-C.) et l’Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.), dans lesquels les livres des douze petits prophètes étaient placés avant Ésaïe. Osée est complet tant dans le Vaticanus que dans l’Alexandrinus.
Osée, Amos et Michée ne figuraient pas dans le Sinaiticus (340-350 apr. J.-C.).
Q : Quels auteurs anciens ont fait référence à Osée ?
R : Les auteurs pré-nicéens qui ont cité ou fait allusion à des versets d’Osée sont :
L’auteur juif Philon d’Alexandrie (15/20 av. J.-C. – 50 apr. J.-C.) fait référence à Osée 14, 9, en mentionnant qu’un des prophètes l’a dit.
Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) mentionne Osée comme l’un des douze prophètes dans son *Dialogue avec Tryphon*, chap. 19, p. 204. Il cite également Osée 10, 6 dans le *Dialogue avec Tryphon*, chap. 103, p. 251.
Méliton de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.) (implicitement) mentionne l’« Ancien Testament » et en énumère les livres. Il ne cite pas individuellement les douze petits prophètes, mais les appelle « Les Douze ». Fragment 4 du Livre des Extraits, vol. 8, p. 759
Théophile d'Antioche (168-181/188 apr. J.-C.)
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.)
Clément d'Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.)
Tertullien (198-220 apr. J.-C.)
Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.)
Origène (225-254 apr. J.-C.)
Novatien (250/254-256/7 apr. J.-C.)
Cypiane de Carthage (248-258 apr. J.-C.) cite « Osée » dans son Traité 12, livre III, chapitre 47.
Lactance (vers 303-vers 325 apr. J.-C.)
Après Nicée (325 apr. J.-C.) :
Athanase d’Alexandrie (367 apr. J.-C.) (Impliqué car il mentionne les douze prophètes) « Il y a donc, dans l’Ancien Testament, vingt-deux livres au total ; […] puis les Prophètes, les douze étant comptés comme un seul livre… ». Lettre pascale d’Athanase n° 39, chap. 4, p. 552.
Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres de l’Ancien Testament. Il aborde plus précisément la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, le Pentateuque, Job, Jésus fils de Nave [Josué], les Juges, Ruth, Samuel et les Rois (2 livres), les douze prophètes, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Esther, Esdras, Néhémie, Lettre 53, chapitres 7-8, pages 99-101.
Après Nicée, il y a également d’autres auteurs.
Q : Dans Osée, que dit un commentaire des manuscrits de la mer Morte ?
R : Voici une interprétation d’Osée 5,13 tirée du commentaire 4Q167. La traduction est tirée de *The Dead Sea Scrolls Study Edition*, volume 2, p. 333.
« [Os 5, 13 mais il ne peut guérir] vos plaies. [espace vide] L’interpré]tation…] […] lion furieux. Car je serai comme un li[on [pour É]phraï]m [et comme un lionceau pour la maison de] [Juda. Son interprétation con]cerne le dernier prêtre qui tendra la main pour frapper Éphraïm […] sa ma[in.] [espace vide] [J’irai et je reviendrai à] [ma place jusqu’à ce] qu’ils reconnaissent leur crime et cherchent ma face ; dans [leur] détresse [ils se lèveront de bon matin pour me chercher. Son interprétation :] Dieu [dérera] sa face [du pays…] […] … et ils n’ont pas écouté […] ».
Comme vous pouvez le constater, ce rouleau comporte de nombreuses lacunes.
Q : Dans Osée, quelles sont certaines des différences de traduction entre l’hébreu et la Septante grecque ?
R : Le texte hébreu existant d’Osée comporte plus d’erreurs de transmission que tout autre livre de l’Ancien Testament. La Septante est particulièrement utile pour les corriger. En nous concentrant sur le chapitre 11 d’Osée, voici le texte massorétique hébreu suivi de la Septante, sauf indication contraire.
Os 2,1 « frères » vs « frère »
Osée 2:1 « sœurs » vs « sœur » (Septante, Vulgate)
Os 2,6 « ta voie » vs « sa voie » (Septante, syriaque)
Os 3,2 « une [mesure] d’orge » vs « une [mesure] de vin »
Os 4,7 « Je changerai leur gloire » (textes massorétiques, Septante, Vulgate) vs. « a changé ma gloire » (syriaque, Targum) vs. « ma gloire » (une ancienne tradition des scribes)
Os 4,19 « sacrifices » contre « autels » (Septante, syriaque)
Os 6, 5 : « ton jugement » vs « mon jugement » (Septante, syriaque)
Os 6,7-9 « Mais, comme Adam, ils ont rompu l’alliance ; là, ils se sont comportés comme des traîtres à mon égard. Galaad est une ville d’hommes qui commettent l’iniquité, glissante de traces de sang. Et comme des bandes de brigands guettent un homme, la compagnie des prêtres assassine sur le chemin de Sichem ; car ils ont commis la méchanceté. » vs. « Mais ils sont comme un homme qui transgresse une alliance : là, la ville de Galaad m’a méprisé, commettant la vanité, troublant les eaux. Et ta force est celle d’un brigand : les prêtres ont caché le chemin, ils ont assassiné le peuple de Sichem ; car ils ont commis l’iniquité dans la maison d’Israël.
Osée 6:9 « forment une troupe » vs. « se sont regroupés » (syriaque)
Os 7, 6 « a approché » vs. « a allumé » (Septante, syriaque)
Os 7,6 « Leur boulanger dort toute la nuit » (texte massorétique dans la traduction de Green et la Bible d’étude de Genève, Vulgate) vs. « Leurs boulangers dorment toute la nuit » vs. « leur colère dort toute la nuit » (syriaque, Targum) vs. « Éphraïm dort toute la nuit » (Septante)
Os 7,14 « ils se rassemblent » (la plupart des manuscrits hébreux, Targum) vs. « ils se tailladent » (20 textes massorétiques et la Septante) (les adorateurs de Baal avaient pour coutume de se taillader en l’honneur de Baal) vs. « ils ont réfléchi à eux-mêmes » (Vulgate)
Os 7,14 « ils se rebellent contre Moi » (textes massorétiques, syriaque, Targum) vs. [absent] (Septante) vs. « Ils se sont détournés de Moi » (Vulgate)
Os 9, 1 « à l’exultation » vs. « exulter »
Os 9,12 « quand je me détourne d’eux » (textes massorétiques) vs. « bien que ma chair soit issue d’eux » (Septante) vs. « quand je m’écarte d’eux » (Vulgate, Targum)
Os 10,5 « veaux » vs. « veau » (Septante, syriaque)
Osée 10:9 « Guibea » vs « la colline »
Osée 10:9 « iniquité » (de nombreux textes massorétiques, Septante, Vulgate) contre « rébellion » (autres textes massorétiques)
Os 10, 9-10 « ne les a pas rattrapés à Guibea. Quand je le voudrai, je les ligoterai » vs. « pour les châtier, ils ne les rattraperont pas sur la colline »
Osée 10:10 « quand ils se lient eux-mêmes à cause de leurs perversités » contre « quand ils sont châtiés [disciplinés] pour leurs deux péchés » (Septante, syriaque, Vulgate)
Os 11, 1 « Quand Israël était enfant, je l’ai aimé, et j’ai appelé mon fils hors d’Égypte » vs « car Israël est un enfant, et je l’ai aimé, et j’ai appelé ses enfants hors d’Égypte. »
Osée 11:2 « Comme ils les ont appelés » (Vulgate, texte massorétique selon la New Geneva Study Bible), contre « Comme je les ai appelés » (texte massorétique, Vulgate), contre « Tout comme je les ai appelés » (Septante), contre « J’ai envoyé des prophètes à un millier d’entre eux » (paraphrase du Targum)
Osée 11:2 « ils ont appelé Israël » (hébreu et Septante) vs. « j’ai appelé Israël » (certaines versions de la Septante)
Osée 11:2 « ils se sont détournés d’eux » vs. « ils se sont détournés de moi »
Os 11, 3 : « J’ai aussi appris à Éphraïm à marcher ; il les a portés dans ses bras » (textes massorétiques) vs. « Pourtant, j’ai lié les pieds d’Éphraïm ; je l’ai pris dans mes bras » (certaines versions massorétiques, la Septante, le syriaque, la Vulgate)
Osée 11:4 « Je les ai attirés avec des cordes humaines, avec des liens d’amour. Et j’ai été pour eux comme celui qui enlève le joug de leurs mâchoires ; et je lui donne à manger avec douceur. » vs. « Quand les hommes étaient anéantis, je les ai attirés avec les liens de mon amour : et je serai pour eux comme un homme qui frappe un autre sur la joue : et j’aurai du respect pour lui, je le convaincrai. »
Osée 11:5 « Il ne retournera pas au pays d’Égypte » vs. « Éphraïm habitait en Égypte »
Osée 11:6 « Et l’épée tourbillonnera dans ses villes, mettra fin à ses barrières et les consumera, à cause de leurs propres desseins » vs. « Et dans ses villes, il ne l’emporta pas par l’épée, et il cessa de faire la guerre de ses mains ; et ils mangeront le fruit de leurs propres desseins : »
Osée 11:7 « Et mon peuple s’obstine à s’éloigner de moi, et il invoque le Très-Haut… » contre « Et son peuple s’attachera avec affection à sa demeure ; mais Dieu sera en colère contre ses trésors… »
Osée 11:8 « vous abandonner… délivrer » contre « agir envers vous… protéger »
Osée 11:9 « revenir » vs « abandonner »
Osée 11:10 « Ils » vs « Je »
Osée 11:10 « rugit comme un lion. Quand il rugit, les fils tremblent depuis l’occident. » vs. « rugit, et les enfants des eaux seront stupéfaits. »
Osée 11:11 « les faire vivre dans leurs maisons » vs « les ramener dans leurs maisons »
Osée 11:12 « la maison d’Israël par la tromperie » vs « la maison d’Israël et de Juda par l’impiété »
Osée 11:12 « Juda règne encore avec Dieu, et il est fidèle envers les saints. » vs. « Maintenant, Dieu les connaît, et ils seront appelés le peuple saint de Dieu. »
Osée 13:10 « Où est ton roi ? » (textes massorétiques) vs. « Où est ton roi ? » (Septante selon Brenton) vs. « Je serai ton roi » (Septante, syriaque, Targum, Vulgate)
Os 13,14 « Ô mort, où sont tes fléaux ? Ô Shéol, où est ta ruine ? » vs « Où est ton châtiment, ô mort ? Ô Hadès, où est ton aiguillon ? »
Osée 13:16 « Samarie sera dévastée/défigurée » vs « Samarie sera complètement détruite »
Osée 14:2 / Osée 14:3 « veaux / taureaux [sacrifices] de nos lèvres » vs « fruit de nos lèvres »
Bibliographie relative à cette question : la traduction hébraïque est tirée de la « Literal Translation » de Jay P. Green et la version de la Septante provient de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée « The Septuagint : Greek and English ». Le « Expositor's Bible Commentary » ainsi que les notes de bas de page des Bibles NASB, NIV, NKJV et NRSV ont également été utilisés.
Sauf indication contraire, les citations bibliques sont tirées de *The Holy Bible, Berean Standard Bible* (BSB), qui a été placée dans le domaine public : https://berean.bible